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 CK007 - Chantier!

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: CK007 - Chantier!   Jeu 26 Mai - 20:46

Une journée qui annonce un périple, en espérant que le mauvais temps n'est pas un mauvais présage pour la mission que nous devrons mener. Une pluie d'été, sans orage, dans un univers gris, redonnant à la terre l'eau dont elle a besoin. Une odeur de poussière mouillée dans l'air se mêle aux bruits des gouttes qui tombent sur le sol et les édifices après la porte du village. Enveloppé dans un manteau, dont j'ai relevé le col pour me protéger de cette fraîche et inattendue humidité, je ne dois pas être beau à voir, sous mon chapeau d'osier. Un chapeau conique, très pratique durant les pluie, car la base du cône va au delà des mes épaules, l'eau glissant glissant dessus, sans pouvoir me toucher, pour retomber dans une cascade cylindrique au sol. Le destin m'avait donné une équipe... j'étais donc maintenant responsable de trois personnes, dont une que je n'avais pas vu depuis la mission de la fleur de Toge. Ceto... c'est sans doute lors de cette mission que s'est joué mon accession au grade de chuunin. Elle était présente à mes côté, mais n'a pas eu le droit aux même honneurs, et depuis, je ne l'ai plus vu. Là où elle venait me voir, là où d'habitude je pouvais m'attendre à la trouver, elle n'y était plus. Dans le domaine, il est dit qu'elle a rejoint ceux avec les idées les moins conservatrices. La Bunke et la Sokke, toujours revenir à ça, mais peut-être qu'effectivement, s'ils ne sont capable que de se bouger pour leur propre position, alors ils n'ont rien compris.

Des pas dans mon dos. Je les reconnais, c'est elle, mais son pas s'était affermi. Pendant que moi je voyageais entre le temple et le dojo d'Higaï-senpaï, elle s'était entraînée. Le désir de me dépasser, de prouver que je n'étais pas là pour le fruit de mes compétences, mes bien à cause de ma naissance. Et dire que c'est exactement ce qu'ils nous reprochent. En me retournant, je remarque qu'elle a grandi, et mûri. Elle est plus sure d'elle, elle a changé. Quelque chose, dans son regard, sous sa capuche.

[Jin'] – Salut.

[Ceto] – Salut Shinjin.

[Jin'] – Shinjin?

[Ceto] – Le respect envers ses supérieurs oblige.

[Jin'] – je souris, gêné Merci.

[Ceto] – Ce n'était pas un compliment. Une remarque, tout au plus.

[Jin'] – Pour moi, c'en était un. Comment vas-tu? Je ne te vois plus.

[Ceto] – Je m'entraîne, mais ne suis toujours pas chuunin. Et lorsque ma position de Sokke s'estompe enfin, c'est le village qui me rappelle pour veiller sur toi.

[Jin'] – Le destin aime jouer ce genre de tours.

[Ceto] – Tu insinues que mon destin, c'est de protéger la lignée principale, Jin'?

Jin'... on en revient aux vieilles habitudes. Mais cela veut également dire qu'elle a perdu une once de contrôle, il vaudrait mieux pour moi que je n'aborde pas trop le sujet de nos origines respectives, à l'avenir.

[Jin'] – Nullement, je pense plutôt qu'il se rit de nous, lignée principale ou non.

Il y a un petit moment de silence, durant lequel nous nous concertons sans doute sur les changements qui nous affecte tous deux. On murît, on grandit, chacun de notre côté alors qu'il y quelques mois à peine, tout laissait croire que c'est ensemble que nous continuerions notre avancée dans le monde shinobi. Changer, tout en restant les mêmes. Mais je suis rassuré qu'elle soit présente. Ses talents en taï-jutsu et sa finesse d'esprit seront d'une grande aide pour la mission. De plus, le fait que ce soit une femme jouera certainement, étant donné que c'est une femme qui a disparu, et pas une des moindre si on en croit le descriptif.

[Ceto] – Les gens parlent, au domaine, et on a mentionné ton nom dans la lignée principale. Si tu es désigné comme héritier, que feras-tu?

[Jin'] – Je ne suis pas désigné comme héritier. L'orgueil et l'ambition ne font pas bon ménage.

[Ceto] – Mais tu n'as donc aucune opinion personnelle pour toujours me sortir les dogmes du clan!

Elle hausse le ton. Mais les deux autres sont enfin là, depuis quelques minute déjà. Sait-elle que mon Byakugan s'est réveillé? Qu'ont-ils bien pu entendre de la conversation? A-t-elle vécu ses derniers mois en nourrissant de la rancœur à mon encontre pour ma promotion? Sont-ils au courant des débats qui agite le clan? Non, je ne crois pas, et elle non plus, elle ne peut pas savoir : il n'y a qu'Higaï qui le sait, et il ne parle pas.

[Jin'] – Kabashi, Akito, voici Ceto. C'est également une Hyuuga. Je ne pense pas qu'il soit utile que je mentionne sa lignée. Les montagnes où nous nous rendons sont à deux jours de marche, mais nous essayerons de le rallier le plus vite possible. Les Senjago étant des membres privilégiés de Konoha, il est important que nous menions cette mission proprement.

Les premiers ordre de Shinjin Hyuuga, en tant que chuunin, viennent d'être donnés. Espérons que les autres soient aussi simples à donner. Je prend la tête du groupe, Ceto juste derrière, et commence à courir en direction du nord. S'il avait fait beau, peut-être que nous aurions pu voir les montagnes – vers lesquelles nous nous dirigeons – émerger au loin, la tête dans les nuages.

Spoiler:
 
Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Ven 27 Mai - 20:45

.°,o:O¦ Trouver sa voie ¦O:o,°.
"Chantier"


J'avais toujours aimé la pluie. Même si la plupart des gens ne supportent pas être pris de court par une pluie soudaine qui arrive jusqu'à mouiller leurs chausettes, je ne pouvais m'empêcher de marcher aussi lentement que possible dès qu'elle se montrait, comme pour profiter jusqu'au dernier instant, jusqu'à la dernière goutte. Ce matin là il pleuvait, je ne sais pas vraiment si cela c'était une bonne augure, si c'était un caprice du destin ou simplement un malencontreux hasard. Je m'en fichais, il pleuvait, j'étais content. Il n'y avait que du bon à être content, cela me faisait oublier le mélange de peur et d’excitation que provoquait ma première mission de rang C. Nom de code CK007, Chantier. Une histoire de disparition mystérieuse d'une chef de chantier et de tensions politiques. De coutume je me foutais de ce genre d'histoire. J'étais de ceux qui pensaient que si dissension entre deux partis il devait y avoir, il suffirait de mettre le représentant de chacun dans une arène pour se mettre sur la tronche. Certes ceci n'avait rien de bien malin, mais je voyais le monde ainsi. Après tout, j'avais 12 ans.

Le point de rendez-vous avait été fixé à la porte de Konoha, lieu de rendez-vous de tous les voyageurs en partance pour d'autre lieux. En chemin pour la porte j'ai croisé celui qui m'avait été présenté comme l'un des membres de notre équipe de fortune. Uzukame Kabashi. Je ne savais pas grand chose sur lui. J'avais à peine échangé quelques mots, les banalités d'usages : "Enchanté", "J'espère que nous entendrons bien", "Faisons de cette mission une réussite". Nous allions sans nul doute passer les prochains jours ensemble, nul besoin de se presser. D'autant que je voulais profiter de la pluie au maximum. Je faisais d'ailleurs un peu tâche dans le paysage sans couvre-chef ou capuche pour couvrir ma tête.

Rapidement Kabashi et moi avons atteint l'entrée du village presque déserte où nous attendaient déjà les deux derniers membres de l'équipe. Hyuuga Shinjin, que j'avais déjà eu l'occasion de rencontrer, ainsi qu'une certaine Ceto issue du même clan. Si je connaissais déjà le premier et avais foi en ses capacités, jamais je n'avais vu la seconde. Était-ils frère et sœur ou simplement des cousins éloignés? Je n'avais jamais vraiment eu d’intérêt pour ces histoires de clan. Voir des gens d'une même famille qui n'arrivent pas à cohabiter ensemble, ça me dépassait. N'arrivaient-ils pas à profiter simplement du fait d'avoir une famille? Peut-être étais-je trop jeune pour comprendre ces histoires. Peut-être ne l'étaient-ils plus assez pour adopter mon point de vue...

[Jin'] - Les montagnes où nous nous rendons sont à deux jours de marche, mais nous essayerons de le rallier le plus vite possible. Les Senjago étant des membres privilégiés de Konoha, il est important que nous menions cette mission proprement.

Nous y voilà, la mission allait commencer. Les effets de la pluie s’estompaient...

[Akito] - Enchanté, j'espère que nous accomplirons cette mission sans soucis... Il n'y a pas de raison, non? Je veux dire...

J'étais intimidé. Encore une fois j'étais le cadet du groupe, peut-être allais-je être le boulet. Je ne l'espérais pas. Je ne le voulais pas... Non, je n'allais pas être le boulet. C'était ce que j'avais décidé. Sans attendre de réponse, je me tournais vers la porte comme pour prendre la tête de la marche.

[Akito] - Allons-y!

D'un pas assuré j'ai avancé d'une vingtaine de pas sans attendre les autres membres de l'équipe jusqu'à ce que je me rende compte d'un détail.

[Akito] - Euh... C'est par où?

MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Mar 21 Juin - 1:00

Depuis son retour à Konoha, Kabashi était resté auprès de Chuiko, une Kunoichi de talent qui devrait lui apprendre un maximum de choses sur le genjutsu et le ninjutsu. Quelques jours plus tôt, la jeune femme lui avait donné un ordre de mission, il s'agissait d'une mission de rang C et le chef d'équipe était Jin Hyuuga, son seul véritable ami à Konoha était devenu chuunin, alors que lui avait déserté et trahi le village, l'écart entre eux était mince, mais il était bien présent, et Kabashi avait du mal à accepter son échec.

[Chuiko]"Je te laisse sous la surveillance de ton chef d'équipe, j'espère que je peux compter sur toi pour ne pas faire de connerie, comme déserter par exemple."

[Kabashi]"Je suis têtu, mais je ne commettrais pas deux fois la même erreur."

[Chuiko]"J'espère bien, parce que cette fois c'est la mort qui t'attendra."

[Kabashi]"Je sais, sensei"

[Chuiko]"Bonne chance quand même, et reviens sain et sauf"

Pour cette mission, il ferait équipe avec un certain Hokufu Akito, et Ceto Hyuuga, sans doute quelqu'un de proche de Jin. Il n'avait pas été en mission depuis un petit bout de temps, et les missions de rang C étaient nouvelles pour lui, il quitterait de nouveau le village, mais cette fois il reviendrait fier de ce qu'il a accompli et il serait approuvé par les siens. Un peu de reconnaissance ne lui ferait pas de mal en cette période de trouble, et retrouver son camarade Jin ne lui déplaisait pas, bien au contraire.

En chemin vers le point de rendez-vous, Kabashi fut abordé par Hokufu Akito, il s'agissait d'un gamin par rapport à lui, il le salua avec respect, mais ne prit pas la peine d'engager la conversation, il finirait bien par le connaître en mission.
Il rejoignirent les deux Hyuuga, Jin commença les présentations.

[Jin'] "Kabashi, Akito, voici Ceto. C'est également une Hyuuga. Je ne pense pas qu'il soit utile que je mentionne sa lignée. Les montagnes où nous nous rendons sont à deux jours de marche, mais nous essayerons de le rallier le plus vite possible. Les Senjago étant des membres privilégiés de Konoha, il est important que nous menions cette mission proprement."

[Kabashi]"Ravie de faire votre connaissance mademoiselle. Félicitations pour ta promotion Jin, je n'avais pas encore eu l'occasion de te le dire"

[Akito] " Enchanté, j'espère que nous accomplirons cette mission sans soucis... Il n'y a pas de raison, non ? Je veux dire..."

[Akito] " Allons-y !"

[Akito] " Euh... C'est par où ?"


Kabashi prit une grande inspiration et passa la grande porte pour sortir du village, il éprouvait une sorte de tension qui lui parcourait tout le corps

[Kabashi]"Je n'aurais jamais pensé que je pourrais franchir à nouveau cette porte en tant qu'homme libre. La chance est avec moi il faut croire."

Sa désertion avait clairement marquée son esprit, il savait que Zul n'était pas mort, et qu'il se baladait encore quelque part à la recherche d'une nouvelle proie, Kabashi avait failli suivre le même chemin que lui, mais un Oi-Nin l'avait ramené de force à Konoha et maintenant il avait prit conscience de ses actes et de son manque de clairvoyance à l'époque. Il lui restait toujours le goût amer d'avoir tué un innocent dans le seul but d'assouvir ses désirs les plus noirs. Il était maintenant à la recherche de gens pouvant le soutenir dans sa quête de rédemption, pour retrouver son honneur et porter fièrement le nom de Mirate. Cependant, son désir de vengeance ne disparaitrait pas, et il désirait toujours retrouver son père pour l'abattre mais cette fois il le ferait avec loyauté et non pas par pure vengeance.







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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Lun 27 Juin - 20:17

Ce n'est pas une marche que nous avions fait pour rallier le premier campement, au pied du mon Eeni, mais bien une course, et ma conscience me titillait un peu. Faire courir comme ça trois genin, qui ne semblent pas être si bien entraînés qu'ils le voudraient... quoique maintenant, c'est moi qui prend la grosse tête à cause de mon grade. Ceto suit, toujours dans cet esprit de compétition entre Sokke et Bunke – pour l'instant, c'est facile à gérer. Kabashi et Akito suivent également, bien que je ne sache pas s'ils tiennent au mental ou non. Quoiqu'il en soit, malgré la conscience qui se dresse contre le rationalisme, c'est le rationalisme qui doit l'emporter : un shinobi n'est pas un enfant de cœur. Dans le cas d'un disparition, il faut gagner le maximum de temps possible, et chaque minute compte. Oui, chaque minute... cette mission est toutefois assez aléatoire. La réussite, au sens propre du terme, voudrait qu'on retrouve Michoko vivante, mais si on la retrouve morte, la réussite sera plus tâchée. Il est aussi logique de penser que morte, nos chances de la trouver sont très diminuées. Mais pour l'instant, c'est de la spéculation, on y verra quand on y sera.

Sans savoir si les autres l'ont remarqué, le temps se refroidit, et le climat comment à tendre vers la climat montagnard : humide, froid, venteux, ce qui refroidit ma conscience, sans vouloir jouer avec les mots. En effet, le fait que nous courrions nous fait chauffer, et les intempéries ont moins d'influence sur nous. Le mont s'est fait voir de loin, derrière des premières collines, prémices de la chaîne de montagne, toujours aussi imposante au fil du temps. Le mont Eeni est visible, et je le déduis grâce à une boussole que j'ai pris soin d'emmener, pour éviter de me perdre sur le chemin. Pour le mont Senjagosan, je pense qu'il est caché derrière les autres monts, aussi invisible qu'inaccessible. J'ai envie d'y aller, ne serait-ce que pour voir, de mes propres yeux, le temple du Feu. Au fur et à mesure de notre avancée, le décor, victime du climat. Le végétation disparaît, ainsi que le vert de la forêt de Konoha, pour laisser place à la lande désertique et son herbe pauvre. Le mont Eeni, quant à lui, offre un bien curieux spectacle : tout un pan de ses versants est dénudé, jaunit, tandis que l'autre se couvre d'une épaisse fourrure d'épineux. Pour l'instant, le dessus n'est pas visible, le mont à la tête dans les nuages. De là où nous sommes, un sommet bien moins prestigieux, qui se tasse le plus près du sol possible, nous pouvons voir, à travers la brume, le village, et le campement, un peu plus loin, à la lisière de la forêt. Encore une fois, je vais devoir prendre la décision de savoir où dormir : le village, le campement, ou la belle étoile. La pervesité de l'entraînement d'Higai-sempaï me dicte de les faire dormir dans la nuit glaciale. Mais sur le plan rationnel, nous dormirons dans le campement, les shinobis malades sont inutiles.

Nous suivons le dénivelé, puis rejoignons la route du pèlerinage, qui passe avant dans le village. Sous ce climat, j'enfile ma bure. Lourde, chaude, ample, avec un col montant. Je n'aime pas les capes, elles gênent les mouvements, la bure a l'avantage d'avoir des manches. Les mouvements en sont beaucoup moins gênés. Le village s'appelle Yakusei, et est le plus banal du monde. Cependant, je vais tout de même demander à Akito et Ceto d'y rester, pour me faire un rapport dessus : commerce (je pense que si le temps se gâte, nous aurons besoin de vêtement plus adaptés), commérage, réputations, étude de la population. Des choses qui peuvent toujours servir.

[Jin'] – Ceto, Akito, restez-ici pendant que Kabashi et moi allons au camps, et faîtes moi un rapport sur le village : commerce, orientation, population, rumeurs, humeur, ce que savent les gens à propos des montagnes, etc.

Je fais signe à Kabashi, sans les laisser le temps de dire quoi que ce soit. Pour le moment, je ne suis pas sure que mes ordres plaisent, mais je ne leur laisserai pas le temps de les contester, aussi Kabashi et moi partons en direction du campement. De là haut, j'avais dénombré sept tentes. Une fois sur place, je vois qu'ils exploitent un petit ruisseau. Tout est soigneusement enregistré. Je cherche un responsable, pour savoir de quoi il en retourne, et tombe sur un homme de l'équipe d'explorateurs, qui nous explique brièvement a situation.

Nous sommes le campement chargé de la communication, vue qu'en haut, c'est un peu limité. On gère le réapprovisionnement, aussi, avec 15 hommes, on se débrouille pour en envoyer régulièrement en haut.

[Jin'] – Où se trouve le second de Michiko... Kojiro, c'est bien ça?

Oui, c'est ça. Il se trouve au second campement.

[Jin'] – Bien. Quand part votre prochain ravitaillement?

Dans quelques jours.

[Jin'] – Il va falloir avancer le prochain départ à demain. Vous comprenez le besoin et l'urgence de la situation.

Après une pause de mon interlocuteur, il reprend. Le dilemme entre le fierté et le sens de la réalité (recevoir des ordres d'un gosse de quinze ans, mais qui tombent sous le sens).

Ce serait fait, oui...

[Jin'] – Une dernière chose, peut-on loger ici cette nuit?

Aucun problème, je vais vous montrer une tente où vous pourrez dormir.

Il nous guide donc vers une des nombreuses tentes, et nous mets une tente dans laquelle sont dressé une dizaine de lits de camps. Cinq sont occupés. Si une autre tente comme celle là est également remplie, cela fait effectivement quinze personnes. Les autres tentes servent donc à entreposer les fournitures et les réserves. Je dépose mon paquetage sur un des lits, en me demandant si nous serons suffisamment protégés cette nuit... espérons que Ceto et Akito auront trouvé un commerce pour acheter de quoi ne pas mourir de froid. Je me retourne vers Kabashi.

[Jin'] – Que penses-tu de la situation?

[selon les manifestations de chacun, ce rp peut être amené à être modifié ^^]


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Lun 27 Juin - 22:23

Jin les fit courir toute la journée, afin d'arriver au plus vite au village, Kabashi tenait le rythme sans difficulté, il avait toujours été rapide et endurant, même si mentalement tout n'était pas au point le physique exécutait la tâche presque machinalement, il faisait des kilomètres de courses à pied chaque jour, mais il semblait si frêle sous l'épais manteau blanc qu'il avait prit pour l'occasion. Le froid serait l'un de leurs principaux ennemis, alors autant l'éliminer radicalement, il doutait que les deux autres genins aient pensé à faire les mêmes préparatifs, mais il ne les connaissait pas suffisamment pour en être sur.

Il comprenait bien l'enjeu de la mission, chaque secondes perdues pouvaient conduire à l'échec, c'était la dure loi des disparitions. Ils atteignirent rapidement la région montagneuse, la température diminua rapidement, mais Kabashi si accommodait très, lui qui ne supportait pas les températures trop élevées. Il se sentait prêt à réussir cette mission, même s'il se sentait encore un peu faible, son mois passé avec Chuiko lui avait fait retrouver la voie des justes, et les enseignements qu'il avait pu en tirer étaient grands.

Les quatre shinobis se séparèrent au village, Jin et Kabashi partirent ensemble au campement, où ils demandèrent d'être hébergés.

[Jin']"Que penses-tu de la situation ?"

Kabashi réfléchit quelques instants, et essaya de donner une réponse utile pour son chef de mission.

[Kabashi]"On ne sait quasiment rien, la seule piste possible est celle du second, il est le seul à avoir une raison de vouloir faire disparaître Michiko. Plus le temps passera et moins nous aurons de chance de la retrouver vivante, si elle n'est pas déjà morte."

Kabashi regardait la montagne avec attention, il y avait des crevasses, des failles, des forêts, des cavernes et toutes sortes de précipices dans lesquels on pourrait facilement se perdre et se tuer, de plus une épaisse couche de neige éternelle recouvrait le sommet, montrant que la température devait rarement dépasser les zéro degrés à cette hauteur. Il pouvait aussi y avoir des loups ou des ours, autant d'animaux susceptibles de surprendre les hommes qui oseraient s'aventurer là-bas. Les ninjas avaient l'habitude des terrains hostiles, mais la montagne était vraiment un lieu remplit de dangers, retrouver quelqu'un dans un tel dédale ne serait pas chose aisée pour les quatre shinobis, quelque soit leur niveau. Il avait peu d'espoir qu'on puisse retrouver quelqu'un de vivant dans un tel endroit, mais c'était la mission et son propre honneur qui était en jeu, il ne comptait pas échouer cette fois.

[Kabashi]"Tu as prévu un guide ? Je pense que ce ne sera pas de trop si on doit monter là-haut. Sinon, je pense qu'on pourrait commencer par un interrogatoire en règle de tout les ouvriers. Mais je pense qu'on aura que peu de réponses."

Kabashi n'avait pas confiance en l'honnêteté des hommes sous les ordres de Kojiro, ils étaient peut-être contraints de mentir, il pensait que seul le second pourrait donner la clé de la solution, mais il faudrait arriver à le faire parler.
Il se méfiait des hommes du campement, il suffirait que l'un d'entre eux ait participer de prêt ou de loin à l'enlèvement possible de Michiko, pour que la mission soit compromise, de fausses informations seraient catastrophiques dans leur recherche. La chef du chantier devait être une femme robuste pour occuper un tel poste, il n'envisageait donc pas qu'elle ait pu juste tomber dans un trou ou une crevasse.

[Kabashi]"Et une dernière chose, nous devrions nous méfier des hommes du campement, n'importe lequel d'entre eux pourrait avoir participer à la disparition de Michiko."

Kabashi entra dans la tente dans laquelle il devrait passer la nuit et y déposa son sac à dos, qui contenait son grappin, ses pilules, ses deux tonfas que Chuiko lui avait offert quelques jours plus tôt, il lui avait promis de s'entraîner dès qu'il en aurait le temps, le livre qu'il lisait sans cesse, depuis deux jours, le nouveau tome de Maître Yokato, il avait aussi une tenue de rechange et un sac de couchage rembourré, pour supporter les nuits froides.






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Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Mer 29 Juin - 15:43

- Trouver sa voie -
Chantier


Shinjin était un shinobi est s'était spécialisé dans le Taijutsu. C'est un détail qui d'ordinaire n'a d'importance que lors d'éventuels combats; mais quand c'est le chef d'équipe qui donne le rythme de marche, cela change tout. Ce que je pensais être une simple marche se transforma rapidement en une course au rythme soutenus. Comme l'avait si bien dit Shinjin : dans une affaire de disparition, chaque seconde compte; mais à mesure que nous gagnions des secondes, j'avais l'impression de perdre un peu plus mon souffle. J'étais encore jeune, même pas une année d'entrainement à l'académie, j'avais donc logiquement moins d'endurance que tous mes coéquipiers. Ce manque d'expérience dans le monde shinobi se traduisait par un ralentissement non volontaire du groupe. Je voulais pouvoir les suivre, mais mon cœur me suppliait de ralentir la cadence de course.

Le paysage changeait autour de nous au fur et à mesure des pas. La forêt de Konoha avait laissé place à une autre, de conifères cette fois, puis eux-même disparurent au profit d'une simple plaine où seuls quelques herbes malades avaient élus domicile. Ce paysage était le témoin de la baisse de température progressive depuis le départ de Konoha. Nous n'étions pas si loin du village, mais un micro-climat semblait désormais nous enrober. En levant le regard, nous pouvions voir le lieu de convoitise de la disparue Michiko : le mont Eeni. Les conditions semblaient rude sur la montagne : si l'un des versants était recouverts de pins et autres sapins en plutôt bon état, l'autre côté du mont était dénudé, comme si un sabre avait tranché tout ce qui dépassait. C'était au pied de ce versant que reposé le village de Yakusei, un village des plus banals. Il était enfin temps de faire une pause. Chacun eut le même réflexe une fois arrêté à l'entrée du village : sortir des habits plus chauds. J'avais pour ma part prit une simple cape en laine. Une fois mon capuchon rabattu sur mes oreilles et enrobé dans l'épaisse fourrure de ma cape, j'étais enfin à l'abri du froid et du vent qui nous assaillaient depuis quelques minutes déjà.

Shinjin décida que c'était le moment opportun pour commencer les premières investigations, et sépara ainsi le groupe en deux. Ceto et moi avions pour tâche de faire un cours rapport sur le village pendant que le Chuunin et Kabashi partaient glaner quelques informations au premier camp de recherche. C'est ainsi que je me suis retrouvé seul avec la silencieuse Hyuuga. Son regard semblait déterminé à faire du bon travail, mais moi je ne voulais avant tout trouver un endroit où nous pourrions poser nos sacs et nous reposer. Finalement sa détermination l'emporta sur ma flemmardise.

[Ceto] - Commerce, population, rumeurs, humeur... La nuit est presque tombée, il n'y aura pas grand monde à interroger dans les rues. Aussi banal ce village soit-il, il doit bien y avoir des endroits où les hommes partent se saouler. On pourra les interroger... La jeune femme me jeta regard et se réchauffer.

[Akito] - ... Merci...

En vagabondant à travers les rues, nous avons rapidement trouvé un des rares lieux où l'animation semblait régner dans le village. La population d'ici n'était pas guère différente de celle de partout ailleurs. Les hommes allaient ici aussi noyer leurs journée de travail dans quelques bouteilles d'alcool. Ceto menait la marche d'un pas décidé, mais moi je restais inévitablement en retrait. Je n'avais jamais mis les pieds hors du village et jamais mis les pieds dans un bar, c'était une première. L'ambiance était au rendez-vous : une femmes vêtue d'un court kimono accompagnait au shamisen le brouhaha de la salle. Les jeux de cartes côtoyaient les bouteilles de Sake, quelques femmes étaient présentes - certainement des serveuses - mais la grande majorité de la clientèle était masculine. Une clientèle dont la vision semblait déjà bien altérée par l'alcool. Nous n'aurions pas beaucoup d'efforts à fournir pour obtenir des renseignements.

Alors que nous nous dirigions vers le bar - Ceto voulait certainement discuter avec le barman - nous avons été intercepté par un homme pompette d'une quarantaine d'année. Son regard salace se posait successivement sur les seins puis les hanches de la Hyuuga.

[Homme] - Salut ma belle, t'es pas d'ici toi. Besoin d'un renseignement?

[Ceto] - Volontier, discutons-en autour d'une cruche, vous, mon ami et moi.

Elle me désigna d'un geste élégant de la main. Nous nous sommes ainsi installé dans un coin de l'établissement, à l'abri du brouhaha des autres clients. Notre future source de renseignement aurait voulu boire un pichet de bon vin, ce fut finalement une cruche d'eau qu'il obtint. Après quelques familiarités d'usages - démontrant au passage l'extraordinaire capacité théâtrale de Ceto - la jeune Hyuuga en est venue au sujet qui nous intéressait réellement : Michiko et son expédition.

[Ceto] - Et dites-moi, je suppose que vous autres du villages ne voyez pas toutes ces fouilles d'un très bon œil, n'est-ce pas?

[Homme] - Boarf, vous savez ce qu'je dis de toute c't'affaire là m'dame? Moi j'en dis que les villageois bah ils aimaient bien la Michiko. Enfin moi, j'aime surtout ses courbes!

L'homme s'esclaffa d'un rire salace et dérangeant avant de reprendre un semblant de calme.

[Ceto] - Donc tout le monde aime cette Mochiko, juste?

Un serveur s'approcha pour corriger Ceto. Il semblait avoir écouté la conversation depuis le début. Rien d'étonnant à cela : le moins saoul des hommes aurait reconnus sans problèmes deux shinobis de Konoha, d'autant qu'un gamin aux cheveux blancs et une Hyuuga n'étaient pas monnaie courante dans les environs.

[Serveur] - Michiko... C'est Michiko son nom. Et puis nous ne l'aimons pas tant que cela, elle nous est sympathique voilà tout.

[Ceto] - Et qui est "nous"?

[Serveur] - Et bien tout le monde dans le village apprécie Michiko. Elle est venue se présenter en personne pour savoir si ses fouilles ne gênaient personne, elle a insisté sur le respect de nos traditions et a su rendre son expédition la plus discrète possible. Regardez, il n'y a pas un seul scientifique de son équipe ici!

[Akito] - Tout le monde au village l'aimait, mais en dehors du village il doit bien avoir des gens qui vivent nan?

Le serveur semblait étonné de ma prise de parole soudaine. Il est vrai que je m'étais fais le plus petit possible depuis l'entrée dans le bars, mais une fois la tension descendue, il fallait bien que je me mette a travail.

[Akito] - Bah quoi? C'est vrai, vous allez pas me dire qu'il existe pas des marginaux dans le coin? On en a même à Konoha, des mecs qui vivent en marge de la société. Pourquoi pas ici...

[Homme] - Et! Il a pas tord le mioche. C'est vrai que le vieux rabougris de la forêt aimait pas beaucoup la Michiko!

[Serveur] - Le vieux rabougris? Teiki je-ne-sais-pas-quoi? Ce type est certainement fou avec ses histoire de temple et de légende à la mord-moi-le-nœud.

Ceto ne manqua pas de noter cette information. Il existait bien un homme qui voyait d'un mauvais oeil l'expédition, le tout était de le trouver.

[Ceto] - Et bien voyez-vous messieurs, j'adore les légendes. J'adorerais qu'on me raconte celle-ci. Où pourrais-je trouver ce Teiki?

[Homme] - Oh mais moi j'vais t'la raconter la légende ma belle.

[Ceto] - Je me dois d'insister... Où je peux trouver Teiki?

Le ton avait changé, l'expression de même, et l'homme, aussi saoul fut-il, ne manqua pas de le remarquer. Voyant que ses chances d'amourettes avec Ceto étaient nulles, il a sobrement quitté la table en soupirant. Le serveur nous donna - après insistance - un lieu approximatif où nous pourrions trouver le vieil homme. Il semblait vivre sur la montagne, en recul de la société. Ces gens là sont toujours flippant, avec leurs histoires de démons et de prophéties... Je laisserait le soin à Ceto de s'occuper de l'interrogatoire une nouvelle fois! C'est suite à cette série de questions que nous avons été priés de quitter le bar pour éviter d'importuner les clients. Ce mec se foutait bien que le vent et le climat de cette région foireuse m'importune. Il était donc temps de se diriger vers le campement où séjournaient déjà Kabashi et Shinjin.

Au fur et à mesure des pas, j'avais l'impression que mes pieds gelaient un peu plus. Il ne faisait pas réellement froid, mais le vent accentuait cette impression si bien qu'on se serait cru en haut de la montagne. Heureusement, la route n'était pas bien longue et nous avons rapidement pu nous réchauffer en attendant qu'on nous guide vers nos coéquipier. La nuit était tombée depuis bien longtemps, mais je savais que le travail nous attendait aussi bien ce soir que demain matin à l'aube. Ce soir pour expliquer nos découverte et emmètre des hypothèse, demain pour rejoindre le campement de Kojiro et éventuellement le vieux fou de la montagne. Dès notre arrivée dans la tante où se reposaient Shinjin et Kabashi, nous avons déposés nos paquetages puis le Chuunin nous demanda le résultat de notre investigation.

[Ceto] - Les gens du villages ont l'air plutôt bons vivant. Le village, sans être riche, vit dans de plutôt bonnes conditions, et aucun villageois n'a d'animosité envers Michiko ou l'expédition. Il semblerait bien qu'il y ai un marginal qui prophétisait tout le mal du monde contre Michiko, mais je ne sais pas s'il est vraiment dangereux. Il habiterait visiblement dans la forêt sur l'autre versant de la montagne.

[Jin'] - C'est tout?

[Akito] - Non! Sachez aussi qu'ici on se les cailles la nuit!

[Ceto] - ... C'était tout...


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Lun 4 Juil - 0:32

[Ceto] - Les gens du villages ont l'air plutôt bons vivant. Le village, sans être riche, vit dans de plutôt bonnes conditions, et aucun villageois n'a d'animosité envers Michiko ou l'expédition. Il semblerait bien qu'il y ai un marginal qui prophétisait tout le mal du monde contre Michiko, mais je ne sais pas s'il est vraiment dangereux. Il habiterait visiblement dans la forêt sur l'autre versant de la montagne.

Donc, pour le moment, autant dire que nous n'avons que deux réels suspects : le marginal en question, et son second, mentionné dans l'ordre de mission. Séparé une équipe n'est pas très conseillé, surtout sur ce terrain. Mais d'un autre côté, ce même terrain est aussi un argument pour la séparer, car on met longtemps à se déplacer, on peut compter une journée de marche à chaque fois. Cette mission est décidément sous le signe du temps, et on en manque. Il va falloir que je donne mes ordres, et je suppose qu'à fortiori, ils attendent tous de moi une remarque, quelle qu'elle soit.

[Jin'] – Très bien. Demain, vous irez avec l'équipe de ravitaillement au second camps, et entrerez en contact avec Kojiro, vous lui transmettrez nos directives. Quant à moi, je me chargerai d'essayer de trouver le marginal, et d'obtenir ce que je peux, puis je vous rejoindrez au camps. Il serait bon que vous puissiez me dire pourquoi Kojiro s'intéresse d'aussi prêt au mont Senjagosan, et de même, pourquoi Michiko s'intéressait-elle au mont Eeni. J'aimerai aussi que vous puissiez me préciser un peu plus ses rapports avec Michiko.

Sur ce, je leur fait signe qu'ils peuvent maintenant vaquer à leurs occupations, ou tout simplement à leur sommeil, car je sais que pour certain la journée a été dure, seulement je ne les ménagerai pas plus. Les missions ne sont plus de petites missions D, et il faut les accoutumer à des univers plus rudes. Je me dirige vers la petite source, pour me faire mes ablutions, le plus rapidement possible, en vue de la fraîcheur, et de la température qui descend en dessous de zéro en cette soirée montagnarde. Je quitte le léger kimono de la veille, pour mettre mon habit conventionnel de chuunin. Plus chaud, plus fonctionnel. C'est la deuxième fois, la première étant à l'essayage. Mon saï est rattaché à la cuisse, le kunaï et es fils ninjas trouvent leur place dans le gilet, qui, mine de rien, tient chaud, puis de nouveau la bure, mais cette fois, je mets la capuche. Avec l'ombre de la nuit, on ne discerne de mon visage plus que la buée que j'expire.

Il y un feu, au milieu du camps, avec deux retardataires autour, j'y viens, et après demande, ils ne voient aucune objection à ce que je prenne place à leurs côtés. On commence à échanger des banalités, sur le temps, l'objet de leur travaux, quelques mots sur la géologie, dont j'ai pu entendre parler. Après les avoir mis en confiance, je commence à leur parler de leur ambiance de travail, ainsi que de leurs rapports avec les villageois, histoire d'observer le point de vue des deux partis. Ils concordent, et je suis même étonné d'apprendre que l'un d'eux est parfaitement au courant des désaccords, qui restent « strictement professionnels » entre Michiko et son second. Finalement, je continue sur des banalités, sur ce qu'ils trouvent d'intéressant au mont Eeni, etc. Mais ils ne sont pas en mesure de me répondre clairement, et me disent d'en demander plus à Kojiro. Ce sera fait, mais pas par moi. Ils s'en vont enfin, et je reste seul devant le feu, qui commence à décroître, à me creuser la tête sur cette affaire, tout en sachant pertinemment qu'il faut avoir toutes les cartes en main avant de raisonner sur quoi que ce soit.

Jusqu'à maintenant, que sait-on? Michiko a disparu. Deux possibilités : soit elle s'est perdue d'elle même, ce que nous serons peut-être en mesure d'établir au second campement; soit on l'a fait disparaître. Dans ce dernier cas, Kojiro a un mobile tout fait, mais qui paraît très léger à mes yeux. Reste un mobile que je vais essayer de creuser. En retirant Kojiro de l'équation, le premier qui me vient à l'esprit, c'est que Michiko a été enlevée car on ne veut pas qu'elle fouille le mont Eeni à sa guise. Dans ce dernier cas, la personne qui pourra me renseigner sur les raisons pour lesquelles on ne veut pas voir trop de monde au mon Eeni est l'ermite. C'est donc plus un témoin qu'un suspect.

[Ceto] – On arrive pas à dormir? Je ne t'ai pas effrayé?

[Jin'] – Si... je ne t'ai pas entendu arriver.

[Ceto] – À quoi tu pensais?

[Jin'] – À la mission.

[Ceto] – Comment c'est?

[Jin'] – Quoi donc?

[Ceto] – De diriger une mission.

[Jin'] – Responsabilisant.

[Ceto] – Le Grand Shinjin Hyuuga prend ses responsabilités. C'est nouveau? Depuis ton voyage à Tori, tu sembles avoir changé... je savais que j'aurais du y aller. Que s'est-il passé?

[Jin'] – Ce n'est ni le lieu, ni le moment, Ceto.

Sans un mot, elle resserre son manteau qui l'entoure parfaitement, sans pour autant taire ses formes. Elle aussi, elle devient une femme. Plus je vois les autres évoluer, plus je me sens prisonnier de ce corps d'enfant, qui ne grandira peut-être plus. Il va me falloir y pallier, à force d'entraînement, encore et encore... Profitant d'être seul, ainsi que de la lumière du feu, je sors un petit billet, et écris les instructions que je ne voulais pas leur dire, de peur d'être entendu par un quelconque membre du personnel de Kojiro. Je mets une buche de plus sur le feu, pour qu'il ne s'éteigne pas trop vite, et rentre dans la tente. Avec cette lumière incandescente qui revit, je n'ai aucun mal à trouver Akito, et le réveille. Le secouer ne marchant pas, j'opte pour deux légères et rapides baffes, la main sur la bouche pour étouffer les cris. Il se réveil, d'abord en panique, puis me reconnaît, et sa panique laisse place à la surprise. Je lui montre le billet, roulé et attaché, et lui glisse dans ses affaire. Ma bouche s'approche de son oreille.

[Jin'] – Ouvrez ça demain, quand vous êtes sûres de pas être entendu.

Il peut maintenant se rendormir, et je m'étends sur ma couchette, une couverture fournie par le camps, la mienne, plus ma bure sous mois, pour m'isoler. Au bout de quelques minutes, la chaleur de mon corps a envahit les couvertures, et la froid ne pique plus que le visage. En repensant à mes actions précédentes, certains pourront me trouver paranoïaque, moi, je préfère dire que je laisse le moins de choses possibles au hasard.

Spoiler:
 


Alors que le soleil n'a pas encore commencé à se lever, je me lève et m'habille en silence puis sors de la tente. Il n'y a que le cuistot qui s'agite, en grillant quelque chose sur les braises. Après m'être rapproché et sorti mes rations, j'entame la discussion, à basse voix pour ne pas réveiller les autres. Je luis demande quelques précisions au sujet de l'ermite, et il m'indique effectivement le mont, le versant sur lequel il y a de la forêt. En échange d'un petit conseil de cuisine, je peux lui demander de réveiller mes coéquipiers quand l'équipe de ravitaillement sera prête à partir, et de leur transmettre mon départ. Nous nous rejoindrons au deuxième camps. Par sécurité, et toujours sur du papier qui va droit dans les poches de mon gilet de chuunin, je note les coordonnées du premier camps avant de m'aventurer où que ce soit. La forêt se dressant directement aux abords du campement, je rentre directement dedans. Ce n'est seulement au bout d'une heure que je décide de chercher des traces de vies : sentiers, chemins, pistes, traces... n'importe quoi qui puisse m'indiquer une direction à prendre, bien que je conçoive que quelqu'un qui vit là à plein temps aura sans doute appris à s'y déplacer sans laisser de traces. Cependant, j'ai un avantage qui va me permettre de couvrir beaucoup de terrain en peu de temps : le Byakugan.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Lun 4 Juil - 2:03

Il est six heures, le soleil vint à peine de montrer ses premiers rayons, Kabashi sort de la tente torse nu, le vent glacial vient lui rafraichir les articulations et lui fait ressentir une certaine douleur au niveau de sa cicatrice, la blessure est encore récente. Il pénétra de nouveau dans la tente, ses deux coéquipiers dorment encore, Jin n'est pas là, il doit être déjà partit. Le genin avait l'habitude de commencer tôt l'entraînement, le convoi ne devrait pas partir avant un moment, il enfila un maillot de corps noir, il s'apprêtait à faire un peu d'exercice avant de réveiller les autres, le camp était silencieux, quelques hommes étaient levé et préparait le convoi de ravitaillement, et Kabashi reconnu l'odeur d'un bon repas, le cuisinier devait lui aussi être à l’œuvre.

Il longea la rivière en courant tranquillement, chacune de ses enjambées était contrôlé, il économisait son souffle, le grand air lui faisait du bien, il repensait à l'entraînement qu'il avait eu auprès de Chuiko, de longues heures qui s'étaient montrées payantes. A son retour, le convoi était quasiment prêt, ils ne tarderaient pas à partir, il se concentra sur la mission, Jin avait choisit de partir seul à la rencontre de l'ermite, sans savoir qui il était vraiment, mais il n'y avait pas d'inquiétude à avoir, après tout il n'était pas passé chuunin pour rien.

La hyuuga était déjà réveillée, elle attendait prêt du feu, ils se saluèrent brièvement.

[Ceto]"Tu as vu Jin avant qu'il ne parte ?"


[Kabashi]"Non, il s'est levé avant moi. Je devrais aller réveiller Akito."

Ses yeux sans pupilles dégageaient une absence d'expression presque inquiétante, chez Jin cela ne posait pas de problème, mais Ceto était vraiment effrayante avec ce regard.

Quand il entra dans la tente le jeune aspirant venait de se réveiller, le cuistot était là.

[Cuistot]"Je vois que vous êtes tous déjà levé. Tu n'as pas froid dans cette tenue ?"

[Kabashi]"Question de tempérament. Salut Akito, on ne va pas tarder, dépêches toi un peu."


Le convoi était arrangé et les trois shinobis prêt pour le départ, il y avait en tout cinq chariots, qui comportaient différents outils et une quantité importante de nourriture, Kabashi avait revêtu sa tenue de combat, elle était composé d'un pantalon comportant plusieurs poches pour entreposer ses Kunai et Shuriken, une ceinture à laquelle il avait accroché son grappin, une chemise blanche avec deux attaches au dos pour avoir ses tonfas à portée de main, et une veste rouge et blanche en tissu épais pour le froid. Dans son sac seuls résidaient quelques rations et son bouquin favori. Le convoi entama alors sa lente progression pour le campement suivant, Kabashi pensait que s'était beaucoup trop lent, mais les ordres de Jin étaient clairs. Le mont Eeni était majestueux, le ciel était dégagé et on pouvait admirer son sommet, il semblait inaccessible pourtant des hommes l'avait déjà atteint, pour l'explorer ou tout simplement pour l'aventure.

Alors qu'ils marchaient, Akito réclama leur attention.

[Akito]"J'ai quelque chose à vous montrer, nous devrions prendre un peu d'avance, pour rester à l'abri des oreilles indiscrètes."


Les trois shinobis s'avancèrent alors d'une bonne distance de la colonne de chariots, l'aspirant sortit alors un papier de sa poche, il le lui tendit, des ordres de Jin, il passa alors le mot à Ceto.

[Kabashi]"Je comprends pourquoi nous sommes trois maintenant, reste à voir qui est le plus apte à fouiller chez Kojiro. Peut-être Ceto ? Ton byakugan sera utile."


[Akito]"Ceto semble toute désignée. Après tout, son Byakugan lui permettra de fouiller rapidement sans rien avoir à déranger. Kabashi et moi n'avons qu'à nous occuper de Kojiro suffisamment longtemps pour qu'elle puisse faire son travail en toute tranquillité. Ça devrait marcher, non ?"

[Ceto]"Très bien, procédons."

[Kabashi]"Nous comptons sur ta discrétion, rejoignons le convoi."

Akito détruisit instantanément la note, ne laissant aucune trace.

Les pions étaient maintenant en place, Jin se dirigeait chez l'ermite, et ils avaient un plan pour fouiller tranquillement les appartements de Kojiro, cependant Kabashi trouvait que la mission comportait pas mal de risques, si Jin se faisait piéger, ou si leur tentative échouait ? Tant de facteurs qui pourraient les mettre à mal et leur faire perdre un temps précieux. Son grand-père lui parlait souvent de l'importance d'avoir une équipe bien préparée, mais la précipitation due à l'urgence ne leur permettait pas une tel préparation, il espérait que cela ne viendrait pas les gêner dans leur mission.

Malgré la lenteur du convoi ils finirent par atteindre le second camp, ils devaient maintenant s'entretenir avec Kojiro, et surtout collecter un maximum d'informations, comme d'habitude.

[Kabashi]"Excusez-moi, où est la tente du second, Mr Kojiro ?"

"Au fond du camp, près de la source."

Les trois shinobis se dirigèrent vers l'endroit désigné, Kabashi marqua un temps d'arrêt.

[Kabashi]"Ceto, ne te montres pas, tu agiras en temps voulu."


Kabashi et Akito se dirigèrent donc vers la tente de Mr Kojiro, le but principal était de l'occuper, mais ils pourraient aussi recueillir des informations au sujet de la disparition de Michiko. Akito manquait d'assurance, c'est donc Kabashi qui prit l'initiative de la conversation. Il avait déjà pensé aux questions qu'il poserait, il ne voulait pas trop mettre l'accent sur les rapports entre Michiko et le autres membres de l'expédition. Il pensait l'éloigner de sa tente en lui demandant de visiter le camp, cela pourrait faire gagner de précieuses minutes à Ceto.

[Kabashi]"Bonjour Mr Kojiro, je suis Kabashi Uzukame, genin de Konoha, nous enquêtons sur la disparition de Michiko. Voudriez-vous nous faire une petite visite des lieux ? J'aurai aussi quelques questions à vous poser."


[Kojiro] "Bonjour, je suis content que quelqu'un se charge de cette affaire. Vous m'excuserez, mais vous aller devoir vous trouver un autre guide pour visiter les lieux. Depuis la disparition de Michiko, j'ai le double de la charge de travail et j'ai de la paperasserie à remplir. J'ai quelques minutes à vous accorder, mais pas plus."

[Kabashi]"D'accord, dans ce cas j'aimerai avoir davantage d'informations sur la disparition de Michiko, vous pourriez me donner des détails sur sa disparition ?"

[Kojiro] "Enfaite, j'en sais autant que vous sur cette disparition. La veille de la disparition, elle était venue me voir dans ma tente pour signer un formulaire et le lendemain, elle n'était plus là"


[Kabashi]"Vous ne savez donc pas si elle avait prévu de se rendre quelque part. Vous pensez qu'un des hommes du camp aurait pu avoir une quelconque raison de lui en vouloir ?"

[Kojiro] "Je ne sais pas. Et pour mes hommes, ils l'aimaient tous. Michiko est quelqu'un qui affectionne rapidement. Enfin, je crois bien"

[Kabashi]"Avez-vous entendu parler de l'ermite dans la forêt ?"

[Kojiro] "Comme tout le monde ici"

[Kabashi]"Est-ce qu'il aurait pu en vouloir à Michiko ou à votre équipe ?"

[Kojiro] "C'est qu'un p'tit enfoiré qui fait que japper. Il mord pas, mais il est chiant"

[Kabashi]"Donc il n'aurait rien tenté contre vous, sans aide ?"


[Kojiro] "De l'aide, c'est qu'un vieux pauvre con que tout le monde déteste, personne l'aiderai"

[Kabashi]"Même pas les Senjago ?"


[Kojiro] "Aucune idée"


[Kabashi]"Le formulaire dont vous m'avez parlé tout à l'heure, de quoi traitait-il ?"


[Kojiro] "Ça, c'est pas vos affaires"

[Kabashi]"J'avais cru comprendre qu'il y avait un différent entre vous et Michiko, au sujet de l'exploitation du mont Senjago. Vous pourriez m'en dire plus ?"

[Kojiro] " Non"

[Kojiro] " Nos idées divergeaient, c'est tout"


[Kabashi]"Il y avait d'autres opposants en dehors du vieil ermite ?"

[Kojiro] "Aucune idée"


[Kabashi]"Revenons plus précisément à Michiko. Que pensiez d'elle en tant que chef ?"

[Kojiro] "Écoutez, j'ai plus de temps à perdre, je dois y aller"

[Kabashi]"Du temps à perdre ? La disparition de Michiko est-elle moins importante que votre expédition ?"

[Kojiro] "Si, j'ai répondu à vos questions. Là, vous entriez dans quelque chose qui ne vous permettrais pas de la retrouver, donc vous me faite perdre mon temps. Au revoir."




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Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Mar 11 Oct - 20:10

- Trouver sa voie -
Chantier

La décision fut prise : J'irais avec Kabashi parler avec Kojiro et Ceto irait fouiller la chambre. Quoi de plus logique, elle était certainement la plus apte à fouiller une tente rapidement. De part son expérience, et de part ses dons héréditaires. La Hyuuga s'est donc éloignée de notre groupe peut avant que nous rentrions dans le village. Si Kojiro la voyait à l'entrée, il se poserait bien plus facilement des question. Le chef de chantier par intérim était installé non loin de sa tente, en train de superviser les fouilles.

Notre première approche, bien que plutôt maligne, n'apporta rien; Kojiro avait trop de travail pour nous faire visiter le camp. Tellement de travail même, que sa voix traduisait son empressement à finir la conversation que Kabashi et lui menaient. J'étais un peu en retrait, comme toujours. D'abord parce que je ai toujours été un peu timide ou intimidé par les adultes, ensuite parce que Kabashi semblait très bien se débrouiller seul. Si bien même, que je pouvais à loisir scruter le campement pour vérifier que personne ne s'approche trop de la tente pendant que Ceto la fouillait.

Kojiro n'était pas particulièrement bavard non plus. Il répondait aux questions, mais sans jamais en dire plus. Au final, mis-à-part l'information concernant le formulaire de Michiko et l'attitude du vieil ermite face au fouille, nous n'avons pas appris grand chose. Nous ne savions pas quel formulaire - si tant est qu'il est vraiment important - Michiko avait signé, et dès que nous attaquions les divergences entre la cheffe de chantier et son second, ce dernier éludait la question ou l'ignorait simplement. S'il n'avait rien dit de compromettant, il était certainement la personne la plus suspecte concernant l'affaire. Peu de temps après avoir quitté notre interlocuteur, Ceto vint nous rejoindre. Elle avait visiblement pu sortir de la tente sans trop de problème.

Elle nous raconta en détail ses maigres trouvailles : les affaires personnelles de Kojiro ne trahissaient aucune faute, la grande majorité de la tente était relativement peu intéressante, et une table lui servait de capharnaüm pour étaler ses rapports sur les environs : qualité du sol, rapport sur le mont Eiji, le Senjagosan, etc. L'unique information capitale qu'elle avait trouvée, était le dit rapport que Kojiro avait refusé de nous transmettre quelques minutes plutôt. D'après la Hyuuga, il traduisait une date limite pour les fouilles, jusqu'au vendredi de la semaine précisément. Il nous restait donc quatre jours pour trouver Michiko, sans quoi tous repartiraient à Konoha sans même se soucier de son sort.

Akito - Au final, on en sait pas beaucoup plus sur l'endroit où pourrait être Michiko... Des idées?

Ceto - Je ne pense pas qu'on ait beaucoup plus de temps à passer ici. Nous savons déjà ce que nous avons à savoir sur le contremaître.

Akito - D'autant que nous n'avons eu aucun écho d'un autre différent que celui entre Kojiro et Michiko.

Un léger silence s'installa entre mes pairs et moi-même, le temps pour chacun de réfléchir à la suite. Ce fut Kabashi qui brisa l'instant de réflexion.

Kabashi - Dans ce cas, il nous reste bien un endroit à fouiller avant l'arrêt des fouilles. Le temple du feu.

Ceto - Très bien allez-y.

L'idée pour le moins intéressante de Kabashi fut tout de suite interrompue par la réponse étonnante de la Hyuuga. Que voulait-elle dire pas "allez-y"?

Ceto - Il faut que quelqu'un reste ici. Que ce soit pour surveiller et fouiner un peu dans le camp, ou pour prévenir Shinjin de notre plan d'action s'il venait à revenir au camp. Alors je reste. Vous êtes bien assez de deux pour aller au temple.

Kabashi - Très bien. Bonne chance.

Je n'ai jamais aimé ce genre de situation. Le groupe se restreignait encore un peu plus. C'était, et je le savais bien, certainement la meilleure chose à faire, mais partir pour le temple du feu en laissant Ceto derrière et sans nouvelle de Jin', c'était un peu trop pour moi. Après tout, j'étais encore un gamin aussi fragile qu'un voile un jour de tempête. J'aurais volontiers pris un peu plus de temps au camp, pour me reposer et avoir des nouvelles de chacun, mais la réalité était là. J'étais à présent un ninja. Je n'avais donc officiellement plus le temps de me plaindre, de glander, de ruminer et dormir convenablement. Je devais murir d'urgence, quel dommage.

Tout juste le temps de ramasser nos affaires posées à la va-vite à l'entrée du camp, puis nous étions en route sur le chemin balisé qui montait au temple. Depuis là où nous étions, nous pouvions voir au loin une structure qui se révéla être notre future destination. Le chemin n'était pas particulièrement difficile à suivre, il était parfaitement bien tracé, impossible de se perdre, mais il était bien dur à emprunter. Le sol était jonché de caillou, ce genre de caillou qui s'infiltre irrémédiablement dans vos sandales, la pente était raide, l'air semblait vide de tout oxygène et l'air se refroidissait rapidement. La marche nous prendrait une journée et demi, une journée où nous allions trébucher à cause des cailloux et une demi-journée où nous allions prendre froid à cause de la neige qui s'est subitement mise à tombée . Une journée et demi de galère pour faire simple.

Ce fut rude, désagréable, silencieux - ni Kabashi ni moi même étions de grand causeur, et ça semble toujours vrai aujourd'hui d'ailleurs - mais au terme d'un effort honorable, nous avons atteint le temple du feu. Il était majestueux. La légende disait qu'un dieu posé sur la montagne avait ordonné la construction de ce temple. On ne peut qu'y croire quand on a une telle beauté devant les yeux. On aurait dit qu'il sortait directement des entrailles de la montagne. Après coup, j'aurais du l'admirer un peu plus longtemps, mais il faisait tellement froid que ma priorité allait à autre chose. Aussi j'ai rapidement accosté un moine à l'entrée du temple, laissant Kabashi légère en arrière. Il n'étais pas aussi vêtu que nous, et pourtant il ne semblait souffrir aucunement de la température.

Akito - Excusez nous de faire irruption ainsi dans le temple, mais une disparition a eu lieu dans les camps de fouille. Êtes vous et courrant de quoi que ce soit?

Moine - Les dieux du feu ont envoyer quelqu'un nous en parler. Il la cherchait

Les dieux... Soit, en bon athée j'aurais du me lancer dans un débat mystico-religieux, mais la mission et le froid m'ont encore une fois rappelé l'urgence de la situation. Aussi je me suis contenté d'oublier ce détail sur les dieux, et revenir au sujet qui nous interessait.

Akito - Et cette personne est toujours ici?

Moine - Non non, il avait beaucoup à faire.

Akito - Dans ce cas sauriez vous où je peux trouver cette personne?

Moine - Si si, il est retourner a un campement, en bas de la montagne.

C'est le moment. Ma rage bouillonnait, elle bouillonnait suffisamment pour me faire presque oublier le froid. presque deux jours à marcher dans cette merde de montagne glacée tout ça pour quoi? Devoir redescendre illico presto parce qu'il n'y avait rien à tirer de ces mecs en jupette. A ce moment là, Michiko pouvait bien mourir, c'était le dernier de mes soucis.

Akito - Très bien... Dans ce cas il semblerait qu'il n'y ai pas d'autre raison de vous déranger. Bonne euh... prière?

Moine - Bonne recherche à vous.

La recherche allait s'arrêter là. Nous redescendions au camp, et le temps de l'atteindre Michiko aurait certainement déjà été trouvée. Kabashi m'a rejoins, j'ai juste le temps de lui expliquer que notre escapade n'avait servie à rien, puis nous repartons tout aussi silencieusement qu'à l’allée, mais réchauffé après ce petit coup de sang. Nous allions retrouver Ceto et Shinjin pour savoir ce qu'il en était de leur côté.


Dernière édition par Hokufû Akito le Ven 14 Oct - 21:04, édité 2 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Jeu 13 Oct - 22:51

La tâche avait été plus facile de ce à quoi je m'attendais. En fait, je devais carrément d'avoir trouvé cette petit bicoque à la chance. Comme quoi, la chance dans le monde shinobi est plus importante que ce que l'on croit. La masure en question était dans une clairière, chichement construite. Un peu de fumée sortait de la cheminée c'est d'ailleurs de cette façon que j'avais pu la repérer sans mon Byakugan), ce qui voulait donc dire qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur. C'est mon Byakugan qui me permet de voir que je ne me trompais pas. Je me trompe rarement. La seule arme était une hache, mais je doute qu'il s'en serve pour autre chose que pour couper du bois. Il me remarque, puis fait les cents pas, pendant que quelque chose est en train de mijoter à feu doux.
Je décide de jouer la partie en tout bien, tout honneur : j'avance et toque carrément à la porte. Il ouvre. Ses vêtements indiquent un petit porte monnaie, et il sent l'alcool, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il est saoul. C'est moi qui est toqué, c'est donc à moi de commencer la conversation.

[Jin'] - Bonjour, excusez moi de vous déranger. Je suis Shinjin Hyuuga... on m'a dit que je pouvais vous trouver ici

[Ermite] - Foutez le camp.

Pas très poli. Cet homme ne respecte pas les lois élémentaire de l'hospitalité. On peut toujours essayé de le prendre par les sentiments. Peut-être un retour aux valeurs trop longtemps oubliées?

[Jin'] - Fut un temps ou les anciens étaient mieux éduqués que nous.

[Ermite] - Fut un temps où les gens venait pas me casser les couilles.

C'est établi : cet homme est grossier. Et je n'obtiendrai rien de lui par la courtoisie ou la politesse. On va donc essayer le commercer, loi universelle qui devait peut-être arrivé à quelque chose de concluant. Offrir mes services en échange... de l'hospitalité. Car en général, quand on héberge quelqu'un, on parle avec lui, et c'est ce que je veux obtenir : sa parole. Je veux qu'il parle à n'en plus pouvoir, qu'il me gonfle à bloc de ses histoire. Un afflux d'informations que je pourrais classer et quantifier. Des données, le maximum possible.

[Jin'] - Qu'est ce que je peux faire pour avoir un bol de riz? Vous avez bien une chose que vous pouvez déléguer.

[Ermite] - Vous pouvez foutre le camp contre un bol de riz

Je recule de quelques pas, et envoie une lame d'énergie (rang genin) pour fendre un arbre en périphérie en deux. C'est une aide au commerce : le markéting. Et dire que j'ai trouvé le temps de survoler tout ça, j'aurais du un peu plus plonger dans le sujet, et peut-être que je n'en serais pas là.

[Jin'] - Vous êtes sure que vous n'avez pas de bois à couper?

[Ermite] - Le travail, c'est la santé dit-il en te montrant sa hache, si je perds la santé, il ne me restera plus rien.

Dur le bonhomme. Les mauvais côté de la solitude. Tous ceux auxquels mon éducation m'immunise. Il porte sa main à sa barbe et se frotte l'air pensif

[Jin'] - Je sais cuisiner, aussi.

[Ermite] - Me prenez pas pour un con, vous êtes pas venu me voir pour me montrer vos tour de passe-passe ou pour me rendre service.

[Jin'] - C'est vrai. Mais déjà que je suis là, alors autant que je serve à quelque chose.

[Ermite] - Vous voulez quoi. Je veux que vous foutiez le camp le plus rapidement.

[Jin'] - Je m'efforce de retrouver Michiko, et au fil de la conversation, on vous a citer. Alors je viens voir si vous pourriez représenter un suspect.

Autant essayer de la jouer franc jeu. Je peux difficilement empirer la conversation.

[Ermite] - Pourquoi est-ce que je représenterais un suspect?

[Jin'] - Je pensais que vous me diriez plutôt pourquoi vous n'en représenteriez pas un.

[Ermite] - J'ai rien a voir avec histoire. Je veux juste vivre en paix.

[Jin'] - Donnant - donnant. Si vous consentez à répondre à mes questions, je peux vous trouver un bon saké.

C'est la clientèle ciblée ça? Ou encore du markéting? Je ne sais plu. Les deux, peut-être. Quoi qu'il en soit, c'est la chose que j'aurais du mentionner en premier, étant donné son nez peu accueillant.

[Ermite] - T'es un p'tit malin. On va dire, une bouteille par question.

Un « p'tit malin »... cet homme n'est pas très intelligent non plus, et ça se voit. Il ne respire par la joie de vie, et je ne préfère même pas estimer une quelconque aura de peur de tourner de l'œil. Le marché est cher. Très cher, même. Mais c'est soit de l'argent, soit du temps. Et il ne m'en manque qu'un seul... quoique, je peux tenter autre chose, c'est vrai que j'ai appris ça.

[Jin'] - Ou alors questions illimités, et je vous apprends à faire de l'alcool.

[Ermite] - Une bouteille par question.

Cet homme est idiot... et ne répond pas au proverbe « Vole un poisson pour nourrir un mendiant une fois, ou apprend lui à voler pour qu'il mange à sa faim ». Mais je manque terriblement de temps.

[Jin'] - Affaire conclue. On m'a dit que vous connaissiez des légendes de la région. Je voudrais les entendre.

[Ermite] - C'est pas une question.

Je n'aime pas cet homme. Idiot, désagréable... Mais est-ce un raison pour le brusquer? Non, ce serait me rabaisser à son niveau, un déséquilibre, que je ne souhaite pas provoquer. Car le rééquilibrage logique serait tout simplement de le supprimer : le violence appelle la violence. Retentons le commerce.

[Jin'] - Je n'ai aucune garantie que vous répondrez franchement à mes questions, alors vous pouvez bien faire un geste.

[Ermite] - Et moi aucune garantie que vous m'apporterez le Saké.

En fait, il est peut-être plus malin que ce que l'on croit, et commerçant... dans une autre vie.

[Jin'] - Que pensez-vous de la disparition de Michiko?

[Ermite] - Que si elle avait pas disparu, j'aurais la paix en ce moment.

[Jin'] - Pourtant, on dit que vous étiez contre son travail... ça n'a pas du vous laisser sans joie qu'elle ait disparue.

[Ermite] - J'étais contre, c'est vrai. Elle n'avait pas le droit de déranger les esprits comme elle le faisait. D'un côté, vous m'emmerdez parce qu'elle à disparu, de l'autre elle ne dérangera plus les esprits. O ne peut pas dire que cela me laisse sans joie.

[Jin'] - Elle dérangeait les esprits...

[Ermite] - Seul les esprits de l'eau peuvent séjourner ici, pas ceux du feu. Le feu est usurpateur. Avec ses recherches, elle dérangeait la tranquillité de l'eau.

[Jin] - Oui... je connais Kappa, ou Sanzu. Elle dérangeait la tranquillité de l'eau, qu'est-ce que vous entendez par là?

[Ermite] - Qu'avec ses recherches, elle essayait de déterrer le passé. Le passé n'est plus, aujourd'hui, l'eau réside sur le mont Eiji, le feu n'a plus sa place ici.

[Jin'] - ça ne vas pas trop m'aider à la retrouver. Mais si j'y arrive, je ne vois pas comment cela m'aidera à la faire partir une fois pour toute.

[Ermite] - Elle partira.

[Jin'] - Ce sont à ses commanditaires de décider.
[Ermite] - Vous dites ce que vous voulez, mais vous ne savez pas.

[Jin'] - Qu'est-ce que je ne sais pas?

[Ermite] - Qu'elle partira, vous ne le savez pas.

[Jin'] - Comment le savez-vous?

[Ermite] - Les esprits de l'eau me l'ont dit !

[Jin'] - mmhh... et que pensent les esprits de l'eau de son contremaître. Koruko? Mojito?

[Ermite] - Aucune idée.

[Jin'] - Pourtant, c'est lui qui est maintenant en charge du chantier, et le plus à même de nuire à la spiritualité des lieux.

[Ermite] - Il partira lui aussi.

[Jin'] - Très bien. Sinon, où puis-je acheter du saké dans la région? Ne répondez pas, Yakusei, le village. Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment de village dans la région. D'un autre côté, ça reste une aubaine pour eu, le chantier, et pour leur économie. Je me demande s'ils continueront d'acceuillir - et même de vendre - des choses à quelqu'un qui a fait disparaître cette économie. Vous me suivez?

[Ermite] - Pas du tout. Sachez que cette économie, je n'en ai rien a foutre. Si vous voulez faire pression, aller voir ailleurs.

[Jin] - J'étais en train de vous expliquez que je pouvais très bien faire en sorte que les gens d'ici ne vous vendent plus une once d'alcool.

[Ermite] - C'est du chantage ?

[Jin'] - Non. Disons que ça peut-être une énième close dans notre contrat.

[Ermite] - Donc, c'est du chantage. Nous en avons fini avec les questions. Je vais être clair, je vous ai mentie sur presque toutes vos questions. Apportez moi mon alcool, et vous aurez la vérité.

Gagné. J'ai presque réussi à récupérer ma solde... cela fait cinq bouteilles. Quatre, si on lui retire sa question, il n'y a pas de raison pour que ça ne marche que dans un sens. Et le coup du mensonge bidon indique que je l'ai déstabilisé, je lui ai fait peur, avec mes histoires. Et son alcool, il le veut absolument. Pour le moment, ce n'est pas ce qui importe. Communiquer mes informations, c'est ça l'important. Avant de partir, je passe les alentours au peigne fin, scrupuleusement, Byakugan tout ouvert. Ce serait idiot qu'il retienne Michiko a deux pas et que je la manque. Mais ce n'est pas le cas, il est inoffensif. Je retourne le plus rapidement possible au village, à la recherche d'un guide pour le Mont Senjago. Cela va prendre beaucoup de temps, mais je veux des informations. Pas de guide... et pourtant, j'ai bien fait valoir le fait que Konoha payait bien.
Tant pis, pleurer sur son sort ne servira pas la mission, au contraire dans une course contre la montre. Je vais rejoindre le reste de mon équipe, récupérer les fruits de leur journée, et leur donner les miens. Toujours en espérant que l'on avance.


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Jeu 3 Nov - 2:51

Ou peut-être pas ? Je reste sur ma fin, avec cet ermite. Tout d’abord, car il me paraît un peu trop sobre pour sentir autant l’alcool. Et puis il y a un truc… quelque chose qui me fait tiquer, ce genre de chose qui s’apparente à l’instinct. Et l’instant, en général, je lui fais confiance. Pour reprendre un dogme bien connu : « quand il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas de doute ». C’est en effet une phrase qui colle assez bien à la profession. Retour en arrière. Je perds du temps, mais autant en être certain. Et tant qu’à y retourner, autant prendre l’alcool. Un peu plus, si jamais ce monsieur est un peu trop intrépide dans son commerce. Y retourner peut déjà être considéré comme un premier pas vers la retraite, alors quitte à être en position de faiblesse, autant ne pas faire dans la demi-mesure. Le bar n’est pas très fréquenté en milieu de journée, et les gens savent qui je suis, et pourquoi je suis là. Autant dire que je demande à combien l’aubergiste vend son saké, les gens se tournent, se stoppent dans leur conversation pour essayer de comprendre ce qui pourrait me motiver. Je ne pense pas qu’il soit utile que je mentionne l’ermite, mon conscience ma tarauderait.

[Aubergiste] – Je fais une promotion. Cinq bouteilles pour quarante Ryos. Mais… C’est le vieux fou qui vous fait faire ses courses ? je croyais que vous étiez là pour Michiko.

[Jin’] – J’en prends dix. Et appelons ça de l’extraction d’informations.

Je ose les billets sur la table, il les encaisse pendant que je range mes bouteilles, de façon à ce qu’elles ne fassent pas de bruit quand je bouge (j’aime surprendre). Puis je refais pour la deuxième fois maintenant le trajet jusqu’à la cabane. Au moins, là, je n’ai plus à la chercher, ni à utiliser mon dojutsu, donc un gain de temps. J’arrive tout de suite devant sa porte. Je toque, l’homme sort et me voit avec les cinq bouteilles. Je ne vais pas faire dans la demi-mesure.

[Jin’] – Chose promise, chose due.

[Ermite] – Chose promise, chose due... Pose moi des questions, je ne te mentirais pas... Je suis un homme de parole

[Jin'] – Qu'est-ce que vous savez sur la disparition de Michiko?

[Ermite] – [/color=red]Que personne ne lui a volontairement fait du mal. Si elle est disparue, c'est de sa faute.[/color]

[Jin'] – De sa Faute, et pourquoi?

[Ermite] – Parce que personne ne lui a fait du mal, personne ne l’a enlevé.

[Jin'] – Elle s'est perdue?

[Ermite] – En quelques sortes.

[Jin'] – Si personne ne l'a enlevé, et qu'elle ne s'est pas perdue, c'est soit qu'elle est restés coincée quelque part, soit qu'elle est morte.

[Ermite] – Ça je ne sais pas. Pour la mort je veux dire. Elle n'est pas coincée, enfin, son bras ou sa jambe n'est pas coincée.

[Jin'] – Vous ne sauriez pas où je peux la trouver?

[Ermite] – La dernière fois que je l'ai vu, elle trainait dans les falaises tôt le matin. Elle cherchait quelque chose, personne ne la retrouver.

[Jin'] – Elle a trouvé ce qu'elle cherchait?

[Ermite] – Je ne sais pas, je l'ai seulement croisé de vue. Et j'ai poursuivi ma route

[Jin'] – D'accord. Vous vouliez peut-être savoir quelque chose ?

La franchise peut marcher dans les deux sens. Je suis quelqu’un d’équilibré après tout. Et puis de cette façon, je luis montre que quand on est gentil avec les gens, ils le nous le rendent bien. Cependant, le fait qu’il est croisé Michiko de vue veut dire qu’il sort de temps en temps de son trou. Une routine ? D’autant que l’endroit indiqué ne se situe pas sur sa route de l’alcool. Chercher du bois ? Du bois, il y en a partout. De l’eau, de la nourriture… pourquoi pas, mais ce n’est pas le genre de nourriture que j’avais vu cuire. Désolé monsieur, mais vous restez un suspect. Quoiqu’il n’est pas obligé de me dire tout ça, d’autant que ça ne lui aurait pas servi. A moins que c’est précisément ce à quoi il s’attend que je pense ? Ce serait vicieux. Mais ça confirme bien le fait que dans une affaire, il vaut mieux connaître la personnalité de chacun. Pour plus de facilité, j’aurais sans doute toujours une bouteille de saké sur moi dans les prochains temps.

[Ermite] – Non, mais je veux quelque chose. Qu’on me fiche la paix.

Cela m’aurait étonné. Mais justement, s’il veut la paix… non, je ne pense pas.

[Jin’] – Le mieux serait que vous veniez nous aider, mais je ne vous en demanderai pas plus.

[Ermite] – Vous commencez à me cerner.

Enfin une ouverture dans cette carapace d’impolitesse, de solitude et de je m’en foutisme. Et ce, au moment de se quitter. Quelle étrange nature humaine. Si j’avais jouer comme cela avec Etsuko, j’aurais loupé bien des choses…

[Jin'] – Adieu. Puise votre retraite vous être salutaire.

[Ermite] – Puisse votre mort être sans douleur, Shinobi.

Shinobi, je ne lui ai jamais dit que je l’étais. Mais la déduction est assez aisée : ninjutsu, plus la tâche à laquelle je suis incombée, c’est vite vu. Mais le fait qu’il le souligne… pour me montrer qu’il est intelligent, ou pour me montrer autre chose ? Qu’il sait les reconnaître, peut-être. Bon, ma prochaine tâche sera d’aller fouiller l’endroit indiqué. Aller chercher le reste de mon équipe prendrait trop de temps. Et j’ai la byakugan. Oui, le calcul est assez rapide. Je n’ai aucun mal à rejoindre les falaises, même si pour cela, je mets une bonne demi-journée, voire plus. Les falaises se montrent, le chakra afflue dans mes yeux, et je commence à sonder la zone. La zone est grande, aussi elle se découpe, et je visite, non pas morceau par morceau, mais en balayant un peu aléatoirement. Non… les premières recherches sont infructueuses. Puis une forme, peut-être. Mais ce qui m’inquiète, c’est que ces vaisseaux de chakra n’irradient plus. Michiko, peut-être. Non, surement. Son corps n’est malheureusement pas accessible, même avec le Waza, mieux vaut ne pas s’y risquer. En partant du principe que c’est bien, puisque la dépouille n’a pas l’air si putréfiée que ça, alors la mission touche à sa fin. Je regarde le ciel étoilé. Une fin bien morbide. Bien que Michiko soit morte, nous avons tout de même réussi la mission, accompli les objectifs. L’objectif. La retrouver vivant aurait été mieux.

C’est à ça que je pense en arrivant au deuxième camp. Ils ont l’air étonné de me voir. Peut-être que l’équipe ne leur a pas dit qu’il y avait un quatrième membre. Ceto est là, mais ni Kabashi, ni Akito. Ceto gère le briefing : ils sont partis au temple du feu. Sous mon ordre, elle me guide jusqu’à Kojiro, qui en train d’étudier des rapports sous sa tente.

[Jin’] – Ceto, va chercher Akito et Kabashi, et rejoins nous au niveau des falaise. Kojiro, vous laissez un homme ici pour les guider, vous en prenez d’autres – il nous faudra des cordes - et vous venez avec moi vous occuper de sa dépouille.

Tout est dit, ils acquiescent le choc tous de manières différentes : Kojiro sort aboyer ses ordres, et s’assied. C’est quand il revient sous la tente que Ceto sort de lethargie pour faire ce que je lui ai demandé. Je les guide, mais les empêche de faire quoi que ce soit. Ils m’écoutent, certains s’offusquent, mais je ne lâcherai pas. Ce n’est pas parce que la cible est morte que la mission est finie. Je (et sans doute le village) voudra savoir pourquoi. Et pour ce faire, je n’ai pas beaucoup de médecin sous ma main. C’est Akito qui verra en premier le corps, qui l’examinera. Puis nous le sortirons, et Akito l’examinera encore. Enfin, nous honorerons sa dépouille comme il se doit. Je commande d’ailleurs l’ordre de constituer un brasier. Mais Kojiro ne semble pas de cet avis. Michiko mériterait d’être enterré dans ce qu’elle a étudié corps et âmes. Soit, nous l’enterrerons.

Akito se fait attendre, mais il arrive, enfin. On le fait descendre dans le trou. C’est peut-être dur pour lui. Je ne sais pas si c’est le premier cadavre qu’il voit. En mission, il en verra sans doute encore bien d’autres. Notre voix revêt plusieurs aspects. Après, qui peut juger lesquels sont bons et lesquels sont mauvais. Son diagnostique : elle est tombée, puis à succomber à ses blessures. Je réunis l’équipe au complet, et leur demande d’assister à l’enterrement. C’est la moindre des choses. L’enterrement est sommaire : on l’enterre, certains disent quelque chose, mettent des objets qui la représentaient, et Kojiro ose même quelques mots. A son allure, on devinait l’homme brut, forgé à commander. Le fait qu’il revêt son costume de sensibilité pour parler de la défunte explique quel genre de femme elle pouvait être. Compétente, sans pour autant être désagréable plus que ce qu’elle devait. Une passionnée, qui avait su également passionner son équipe. Les gens partent. Finalement, il ne reste que les Konéhéens et Kojiro. Il se tourne, impassible, avant de reprendre la route.

[Kojiro] – C’est bien que vous l’ayez retrouvé.

J’attends qu’il soit parti.

[Jin’] – Je ne pense pas que nous aurions pu empêcher ça.

Tout est dit. Je pense qu’ils savent tout comme moi que la mission n’est pas échouée. Il reste la dernière partie de mon travail : les ramener seins et saufs à Konoha. Je sors ma cape, et enfile ma capuche, en leur conseillant de faire de même. Encore une fois, je veux arrêter vite et bien, même si le rythme ne sera pas aussi poussé qu’à l’allée. Il n’y a rien à dire sur le chemin, je pense. Une façon, pour nous, d’honorer cette femme que nous avons cherché mais que nous n’avons pas connu. Le trajet est, effectivement, comme placé sous le signe de l’échec alors que l’objectif est atteint. Le pouvoir de la mort. Pour le débriefing devant Keira-sama, je demande à Akito de venir, pour exposer son diagnostic, après avoir congédié Ceto et Kabashi les portes du village passées. Keira-sama écoute, note, et clos le dossier. Au revoir Akito, c’est à mon tour de rentrer, pour me purger des heures de sommeil que j’ai en trop. Avant de m’endormir, de succomber à ces quelques jours, j’ai encore la vision du corps de Michiko via mon Byakugan. La mort a un goût amer.



La faim justifie les moyens...
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: CK007 - Chantier!   Sam 5 Nov - 21:17

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Jin (Niveau 16)
: 30% Bonus Inclus
: 152 xp, 55 ryos, 2 réputations
: J'ai retiré le prix des bouteilles dans le gain en ryo

Hofukû Akito (Niveau 6)
: 0% Bonus Inclus
: 97 xp, 135 ryos, 2 réputations

Kabashi Uzukame (Niveau 9)
: 0% Bonus Inclus
: 91 xp, 135 ryos, 2 réputations

Il y avait plusieurs façon de terminer la mission :

1) Vous pouviez visiter le temple du feu et regarder les fallaises. Avec un médecin ayant le sens de l'observation, il aurait distinguer une faille dans les fallaises et une place sans neige. Si vous aviez exploiter cette information, vous auriez retrouver Michiko

2) Vous pouviez aller voir l'ermite et jouer sur l'alcool. Celui ci vous dirais qu'il a vu Michiko se promener dans les falaises alors qu'il vaquait à ses occupations (Il aime s'entrainer dans les montagnes, cela lui rappelle son pays d'origine) Cette piste à été trouvé par Jin'.

3) Vous pouviez aller vous promener dans la forêt, la vous auriez rencontrer un garde forestier qui, au fil des discutions, au fini par vous parler d'un possible glissement de terrain (la faille ou est tombé Michiko). Même principe qu'au 1)

4) Vous pouviez fouiller la tente du second et trouver le rapport sur l'affaissement d'un sol. (la faille ou est tombé Michiko). Même principe qu'au 1) (Akito, je t'avais pas dit que toutes les informations que je donne sont bonne a prendre ?)


Note : vous séparé n'était pas une bonne idée. Jin à trouver à temps Michiko a cause de son byakugan. Sans lui, il n'y serait jamais arriver a temps. Vive l'opness des yeux quoi

Setsu : +27 XP (5xp +2 par poste)


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