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 De nouvelles fleurs sont cueillies.

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MessageSujet: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Dim 26 Juin - 3:03

~ De nouvelles fleurs sont cueillies 1
2 – 1

Azumi perd confiance.

Azumi pénétra dans le bâtiment blanc portant le nom d'académie ninja. Pousser ces vieilles portes sales et couvertes de gribouillages de toutes sortes fit naître en elle un sentiment de mélancolie. Des souvenirs submergèrent. Elle se voyait, elle, enfant, mesurant à peine un mètre vingt, regardant, les yeux au ciel, les adultes et les professeurs déambuler dans les couloirs unicolores de l'établissement. Elle se souvint qu'elle s'était sentie si petite et si impressionnée devant ces gens de puissance, qui démontraient une forte musculature et qui semblaient habités par une maturité mystérieuse qu'elle n'acquit que plusieurs années plus tard. Ses premiers jours d'apprentissage remontèrent à la surface et pour une experte du domaine de l'oublie, elle ne fut que plus troubler lorsqu'elle remarqua que, ces dernières années, elle avait totalement oublié, jusque dans les moindres détails, la famille Itô et leur éternelle bonté. Cette impression d'avoir oublié ce petit quelque chose... Ce quelque chose de crucial, l'avait habité pendant près de quatre ans. Son retour au sein de cet établissement lui avait fait réaliser qu'il était grand temps de faire le point sur certaine chose. De cesser d'avoir peur de cette chose immatérielle qu'était son passé et de poursuivre sa vie avec l'impression que tous ses souvenirs étaient bien à leur place.

Pour l'instant, il fallait qu'elle réalise un projet. La jeune femme n'avait aucune idée du pourquoi elle devait le faire, mais l'important était qu'elle savait qu'elle devait le faire. Former ce petit groupe d'étudiants. Ceux qui, pour le moment, avait le plus de difficultés à s'intégrer, à progresser, à bien comprendre, à s'accepter tel qu'ils étaient, à observer, à écouter, à ressentir... À exister... Elle avait passé les jours qui avaient précédé celui-ci à faire sa petite enquête. Ils ne le savaient pas, mais elle les avait observés. Sur les toits ou dans le fond des classes, Azumi se tapissait et analysaient chacun de leurs gestes. Elle voulait voir s'ils étaient perdus ou seulement égarer. Voilà deux mots qui se ressemblent, mais il existe bien une nuance entre les deux termes.

Perdus. S'ils l'étaient, alors ils l'étaient pour de bon. Lorsqu'on perd quelque chose, on ne le retrouve jamais. Lorsqu'une personne se perd en forêt, elle ne retrouve jamais son chemin et finit par mourir au bout de son souffle. Égarés. S'ils l'étaient, alors ils pouvaient s'en sortir. Lorsqu'on égare quelque chose, il y a des chances qu'on le retrouve un jour. Lorsqu'une personne s'égare en forêt, elle se retrouvera tôt ou tard. Avec beaucoup d'efforts, certes, mais elle se retrouvera.

Trois noms. Azumi avait retenu trois noms. Elle se les était répété et répété une bonne centaine de fois dans sa tête. Elle rêvait de ces noms et ces quelques sons résonnaient dans ses songes tels un écho agaçant qui rebondit sur l'asphalte.

« Tsu... Setsu... Me Setsu... Rame Setsu... »

***

Aburame Setsu, Académie Ninja de Konoha, trois jours plus tôt, 7 h 24

C'était un jour pluvieux. Ces jours qu'on veut rapidement oublier, mais qui toutefois allaient rester gravés indéfiniment dans la mémoire d'Azumi. Ses cheveux ondulaient sous l'humidité et tel ne fut pas sa joie lorsqu'elle arriva face aux portes maltraitées de l'académie ninja du village caché de la feuille. Sur l'une d'elle elle put lire « À mort les déserteurs ! » ou même « Le grand conseil est merdique. » sur le côté droit de la poignée. C'est à ce moment qu'elle réalisa dans quoi elle s'embarquait. Les jeunes n'étaient pas tous de sages petits anges et si certains d'entre eux osaient cracher sur les dirigeants de Konoha, alors que se passerait-il face à un Chuunin n'ayant aucune expérience en enseignement ? Même si elle s'imaginait mal se faire marcher sur les pieds par un gamin, elle ressentit un léger sentiment de doute. Et si elle en était incapable ? Et si l'enseignement n'était pas fait pour elle et que les mômes allaient la détester, pour ensuite marquer sur les portes « À mort la pétasse brune » ? Un frisson parcouru son corps et elle essuya d'une main tremblante une goutte d'eau de pluie qui roulait sur sa joue. Si Azumi poussait cette porte, alors il n'y avait aucune manière de revenir en arrière.

Après avoir hésitée quelques secondes, elle pénétra dans le bâtiment, une pile de document sous le bras. La lumière du hall l'aveugla et elle se sentit vaciller. Elle réalisa alors que c'était ici qu'elle passerait ses futures journées et qu'elle devrait s'habituer à ces néons lumineux. La jeune femme s'avança dans le couloir, ses souliers chuintant à chaque pas qu'elle faisait. L'académie était vide. Pas étonnant pour un samedi matin. La plupart des élèves devaient s'entraîner dans la forêt, perfectionnant les dernières leçons apprises et appréhendant le premier jour de la semaine où ils devraient écouter la théorie. La théorie, elle s'en souvenait, était la chose qu'elle détestait le plus lorsqu'elle avait l'âge des étudiants.

La porte de la salle des professeurs s'ouvrait et se refermait au bout du chemin. Quelques adultes qui lui étaient encore inconnus entraient et sortaient, faisant des vas-et-viens continuels. Azumi se sentit alors toute petite. Le monde des adultes lui faisait maintenant face et il lui suffisait d'entrer dans cette pièce pour en faire définitivement partie. Les murs parurent s'éloigner jusqu'à ce que le couloir prenne des dimensions démesurées. À ses yeux, il avait maintenant la largeur d'un terrain de football. Elle était si petite. Si petite dans un monde de géants...

Hiro - Tiens, tiens, tiens... Que vois-je ? La petite Azumi s'est finalement décidée à sortir de sa tanière. T'arrives trop tard petite, les Balèzes sont à moi. J'arrive de là haut. Reiko me les a refilé et toi tu t'retrouves avec les Intermédiaires.

Le frère de sa meilleure amie venait d'apparaître sous ses yeux, mettant ainsi fin à cette impression qu'elle avait de rapetisser jusqu'à se mêler aux atomes. La jeune femme le regarda. Il devait avoir au moins vingt centimètres de plus qu'elle, mais son regard démontrait tout le dégoût qu'elle ressentait à son égard. Un rayon de soleil, qui était parvenu à se faire un chemin parmis les nuages, vint frôler sa tignasse blanchâtre et Azumi fut aveugler une seconde fois. Elle serra ses documents un peu plus fort contre sa poitrine.

Azumi - Ah bon ? T'as fais quoi pour qu'elle te les refile, tu l'as lécher ?

Le visage de son interlocuteur s'éclaira d'un sourire niais. Il se passa une main dans les cheveux, faisant fuir le reflet du rayon incandescent et s'approcha doucement de la jeune Chuunin, comme s'il avait l'intention de la câliner. Mais Azumi se doutait bien qu'il était loin d'en avoir envie.

Hiro - Très drôle, Itô. Elle me les a confiés parce que je suis plein de potentiel.

Elle détestait être ainsi appeler Itô. D'ailleurs, Itô, c'était quoi ce nom ? Elle ne s'en rappela que trois jours plus tard et comprit qu'Hiro avait voulu la blesser en l'appelant ainsi. Heureusement qu'au moment où ils discutaient, Azumi ne se souvenait de rien de cette famille qui l'avait abandonné.

Devant son inaction, l'homme renchérit immédiatement.

Hiro - Alors ? Ça ne te fait rien de te retrouver avec les Intermédiaires ?

Azumi - Les Intermédiaires ?

Azumi semblait revenir de très loin. Son regard était songeur et son visage dépourvu de toutes rides qui auraient pu trahir sa fatigue. Un sourire se forma au coin de ses lèvres. Elle poursuivit son chemin en contournant Hiro sur la gauche et lança sans le regarder :

Azumi - Non. Les Intermédiaires et les Balèzes c'est pour les gars comme toi qui aiment la facilité. Moi je vais m'occuper des Égarés.

Hiro - Des Égarés ? Tu te moques de moi, Itô ? Petite imbécile, reviens ici et dis-moi ce que tu mijotes ?

Sans suivre les ordres de l'homme à la chevelure blanche, Azumi toqua à la porte de la salle des professeurs. Elle attendit le marmonnement mécontent d'Hiro, mais ne prit pas la peine d'essayer d'entendre le moindre mot de ce qu'il disait. Elle savait que s'il y avait des professeurs dans le coin, l'homme ne lui parlerait pas des Balèzes comme il aimait appeler les meilleurs étudiants du moment. Reiko avait donc flanché et les lui avait confiés... La jeune femme se demanda réellement qu'avait bien pu faire Hiro pour que la directrice accepte qu'il s'occupe des futurs éléments les plus brillants de Konoha.

Une jeune femme vint lui ouvrir. Un panache de fumée s'enfuit aussitôt de la pièce comme si un incendie était né dans la machine à café. Azumi remarqua aussitôt l'homme qui fumait à la table du fond. Elle peinait à discerner ses yeux tant la fumée était épaisse. Lorsqu'elle remarqua qu'il l'observait avec interrogation, la Chuunin détourna les yeux sur celle qui lui avait ouvert la porte. Elle reconnut immédiatement Matsuda Uchiki, un professeur de ninjutsu qu'elle avait déjà rencontré étant jeune. Elle n'était pas difficile à reconnaître avec son éternel capuchon prenant étrange la forme d'oreilles de chats.

Azumi sourit timidement et Matsuda en fit de même. Elles s'observèrent quelques secondes et ce court laps de temps fut sans doute suffisant pour que les deux protagonistes voient à qui ils avaient à faire.

Azumi - Bonjour, je me nomme Azumi. Je ne sais pas si Reiko vous en a glissé un mot, mais je vais bientôt ouvrir une équipe spéciale et suite à son accord, je suis venu demander à un professeur ou deux quels élèves ont les compétences requises pour y être accepté, dit-elle alors, les documents enfouie sous son bras droit.

Uchiki - Oh !

La jeune femme se rendit compte que son interlocutrice semblait bel et bien intéressée à son projet, mais elle manquait de tact et ne savait peut-être pas par où commencer. Azumi attendit qu'on l'invite à entrer. Matsuda le remarqua et se bouscula en s'excusant pour laisser de la place à la jeune Chuunin pour qu'elle puise entrer dans la pièce enfumée. Azumi la remercia et remarqua aussitôt la fenêtre qu'avait ouverte Uchiki quelques minutes plus tôt. Sans doute avait-elle voulut faire aérer la pièce, mais l'homme à la cigarette continuait de la fumer sans tenter de faire échapper la toxicité à l'extérieur de la salle.

Azumi - Bonjour, je suis Azumi, dit-elle après s'être avancée près de l'inconnu. Je ne me souviens pas vous avoir croisé un jour dans l'académie. Êtes-vous un nouveau professeur ?

L'homme n'eut pour réaction que celle de souffler en un rond parfaitement symétrique la fumée qu'il avait aspirée sur le ventre d'Azumi qui, debout devant lui, le regarda, perplexe. Il lui était souvent arrivé de croiser des gens aussi impolie. Donc, elle ne s'en vexa pas et revint près d'Uchiki.

Uchiki - Pardonnez Daiki. Il ne vous en veut pas. Il en veut plutôt à la terre entière, dit-elle dans un souffle pour qu'il ne puisse entendre.

Azumi hocha la tête et comprit qu'il était grand temps de sortir de cette pièce.

Uchiki - Alors, vous voulez des noms ? Il y a ce petit Riuji récemment arrivé d'Otofaku Gai. Il malaxe le chakra à la perfection et il surpasse de loin ce que j'arrivais à faire à son âge avec le Katon. Je dois avouer que cet élément n'a jamais été mon point fort. Hihi... Par contre, il est assez égocentrique et pourrais être le mouton noir d'une équipe. Attendez que je réfléchisse...

Azumi - Mon équipe sera spécifiquement composée des étudiants démontrant les plus grandes difficultés. Je pense qu'il serait intéressant pour eux d'avoir une aide supplémentaire afin de les rediriger sur la bonne voie. Certains enfants ne se sentent pas à leur place dans les équipes normales et je crois qu'en rassembler trois afin qu'ils puissent partager leurs difficultés est une bonne idée. Vous ne trouvez pas ?

Toujours souriante, Azumi s'éloigna légèrement pour trouver de l'air respirable. Matsuda la regarda, intriguée. Ce nouveau chef d'équipe serait-il en mesure de former des étudiants en difficultés, alors que certains avaient du mal à former ceux qui démontraient une facilité hallucinante dans la maîtrise des arts shinobis ? Après réflexion, elle haussa les épaules et déclara :

Uchiki - Pourquoi pas ? Cela pourrait effectivement les aider. Toutefois, Reiko possède tous les renseignements nécessaires pour vous fournir les élèves que vous recherchez. Pourquoi vous a-t-elle conseillé d'aller voir un professeur ?

Azumi - Disons que j'ai plus ou moins insisté... Les dossiers des élèves de l'académie démontrent des chiffres, des données, et je dois avouer que je déteste me fier sur des chiffres. Par difficulté, j'entends bien sûr toutes les difficultés imaginables dans la vie d'un pré-adolescent. Or, les dossiers n'indiquent que les difficultés scolaires et ce n'est pas ce que je recherche. Je crois que les professeurs sont les mieux placés pour m'aider à faire un choix. Ils sont plus proches des élèves que quiconque.

Un petit rire, méchant et sarcastique, résonna dans la vaste pièce. Le regard noir d'Azumi se dirigea aussitôt vers l'homme qui avait refusé une simple poignée de main. Elle le toisa quelques instants, se demandant ce qu'il pouvait y avoir de drôle et remarqua bien vite qu'il se moquait d'elle. Ce n'était pas la première fois que quelqu'un s'esclaffait devant son projet et la jeune femme sentit vite une colère monter en elle, comme si bientôt elle en aurait tellement marre qu'elle allait tout abandonner.

Azumi - Pardon ? dit elle en serrant légèrement les poings.

Daiki - « Ils sont plus proches des élèves que quiconque... » Ahahah... Excellent !

Azumi réalisa alors qu'un immense corbeau d'un noir inquiétant était perché sur l'épaule de l'homme. Elle se surprit elle-même à ne pas l'avoir remarqué avant tant l'inquiétude qu'il dégageait était pénétrante. Elle la sentait s'infiltrer en elle, marteler son esprit d'injures et de coups et elle ne put s'empêcher de bredouiller lorsque enfin elle ouvrit la bouche.

Azumi - Euh... Pa... Pardon ?

Daiki - Nous ne sommes pas à la garderie, petite. Les morveux que nous formons sont formés pour aller à la guerre. On forme des guerriers, pas des tapettes. T'es venu ici pour être conseillé ? Pour avoir des conseils ? Et bien en voilà un : remballe ton projet et fiche le camp. Trouves toi un autre métier, les morveux ont pas besoin d'une nourrice. Ahah ! Honnêtement, cette fille me fait pitié.

La jeune femme en était bouche-bée. Les insultes d'Hiro, elle en était habituée. Mais celles-là, venant d'un inconnu et d'un professeur renommé, furent semblables à un couteau s'enfonçant profondément dans sa poitrine. Son projet, elle l'aimait bien. Mais c'était la première fois depuis qu'il avait émergé dans son esprit qu'elle doutait de sa véritable utilité. Et s'il avait raison ? Non. C'était qu'un salopard. Mais la surprise était telle qu'elle répéta :

Azumi - Pardon ?

Daiki - Putain, tu me fais répéter encore une putain de fois, je te jure que j'explose !

La Chuunin détourna le regard. Cela en était trop. Elle poussa légèrement Matsuda et sortit de la pièce sans dire au revoir avec l'intention de revenir un autre jour si elle en avait encore la force. Le monde des adultes tel que se l'imaginait étant jeune n'était pas dû tout semblable à la réalité. Azumi croyait que ce n'était que les enfants qui s'injuriaient ainsi et qui étaient habités d'un manque flagrant de respect envers ses confrères. Aujourd'hui, elle avait la preuve qu'un homme de trente ans pouvait être aussi immature et imbécile qu'un gamin de onze ans.

Elle traversa le couloir au double de la vitesse qu'elle l'avait arpenté la première fois. Derrière, la porte de la salle des professeurs claqua et la voix de Matsuda retentit.

Uchiki - Aburame Setsu !

***

Académie Ninja de Konoha, Aujourd'hui, 7h30

Aburamen Setsu... Une petite fort intéressante qui promettait beaucoup, mais qui lui avait semblé très en retard comparativement aux autres étudiants.

La salle B-07 était la salle dans laquelle ils devaient tous se retrouver à 8h. Azumi avait soigneusement planifié son temps et était arrivée une demi-heure à l'avance. Son coeur battait la chamade. La jeune femme se demandait si elle allait être à la hauteur et si son projet allait fonctionner ou allait finir en pâté comme l'avait prédit Daiki. Habillée de sa veste de Chuunin, son bandeau accroché à son poignet, il lui sembla que tout était parfait. Sauf peut-être un seul détail...

Elle s'avança vert le tableau noir et prit une craie. D'un geste rapide, mais précis, elle traça : Azumi I...

Elle arrêta son geste. Quel nom de famille devait-elle inscrire ? Ses étudiants n'allaient tout de même pas l'appeler par son prénom, c'était un manque de politesse. Après avoir songé pendant plus de cinq minutes, elle poursuivit et écrit : Itô.

Azumi Itô.


Dernière édition par Azumi le Lun 15 Aoû - 1:24, édité 2 fois
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Dim 26 Juin - 21:25

[Pas corrigé]

Le soleil commençait tout juste à se lever. Quelques maigres rayons filtraient aux-travers des arbres entourant la demeure Aburame. Le village caché de feuille dormait encore paisiblement et peu de gens étaient parvenu à se sortir des bras de Morphée. Tel était le cas de Setsu ; encore blottit sous ses draps, elle rêvait paisiblement. Tous attendaient un petit signe pour se réveiller. Certains avait programmer un cadrant, d'autre attendait que les rayons du soleil leurs éclair le visage. Par contre, il arrivait parfois qu'une chose inattendu les réveilles avant l'heure. Tel avait été le cas de l'Aburame. Aux petites heures du matin, un oiseau était venu se poser sur le rebord de sa fenêtre. Constatant que le tas de couverture que formait Setsu restait inerte, l'oiseau décida de donner quelques coups sur la fenêtre. La seul réaction du « tas de couverture » fut un léger mouvement accompagné d'un petit grognement. L'oiseau répéta son geste une seconde fois, puis une troisième et pour finir une quatrième. À la quatrième, Setsu s'éveilla.

Il lui avait fallu quelques minutes avant de complètement remarquer la présence de l'oiseau. Au petit matin, les réactions de Setsu ressemblait plus à ceux d'un « immonde appendice ectoplasmique » qu'à ceux d'un être humain. Enfin, c'est ce que lui avait fait comprendre Reitan, son meilleur ami. Setsu se leva difficilement avant de s'assoir sur son lit. Elle maintenait les yeux fermés, car un rayon de soleil l'aveuglait. D'une main, elle se frottait les paupières pendent que son bras bloquait les rayons aveuglant de l'astre. Doucement, elle se dirigea vers la fenêtre et en ouvrit une partie. L'oiseau émit un petit crie avant de nettoyer une saleté sous les plûmes de ses ailes. Le mouvement qu'il fit attira l'attention de Setsu qui remarqua qu'un morceau de papier était accrocher à l'une de ses serres. Rapidement, pour une fois dans la mâtiné, elle retira le morceau de papier avant de le dérouler. Elle put facilement remarquer qu'une femme avait écrite cette lettre. En effet, la calligraphie était trop fine et trop attentionné pour avoir été écrite par un homme, même s'il avait fait attention. On échappe pas à notre morphologie.

Citation :

Bonjour,

Je vous invite à 8h à la salle B-07 de l'académie ninja de Konoha, puisque vous êtes dès mainteant affecté à la nouvelle équipe spéciale du village caché de la feuille.
N'oubliez rien, on ne sait jamais ce qui peut se produire en cours de route...

Bonne journée.

Affectueusement, Azumi.


L'attention de Setsu avait été porté surtout sur la notice « équipe spéciale ». Quel genre d'équipe ? Pourquoi avait-elle était choisi ? Dans quel but le village avait-il fondé cette équipe ? Sans cesse, elle retournait ses questions dans son esprit. Au fond d'elle, elle ne voulait pas se l'avouer, mais elle se doutait de la réponse. Elle en avait un peu honte même. Elle se sentait un peu comme le mouton noir de la famille, une sorte de bête bonne à rien et incapable de s'accommoder comme les autres, de réussir comme eux. Parfois même, il lui arrivait de se dire qu'elle faisait honte à l'image Aburame, très souvent inspiré de Ryushi Hôkage.

Difficilement, elle chassa ses quelques pensées de son esprit. La rencontre avait lieu dans deux heures et elle était loin d'être prête. En se moment, ses cheveux ressemblait plus à mouton attendant la tonte de sa laine qu'à autre chose, son haleine sentait le chacal et son estomac criait famine. Les matins n'étaient pas réellement le point fort de l'Aburame.


***

Un bol de ramen encore fumant était déposé devant Setsu. Il y avait, juste en face d'elle, son meilleur ami Reitan. En effet, depuis la mort des ses parents, la famille de Setsu héberge Reitan. Celui-ci enfonça vigoureusement ses baguettes dans le bol de Setsu, ressortant un bon nombre de nouille qu'il porta à sa bouche. N'étant pas satisfait de sa bouché, il plongea de nouveau ses baguettes dans le bol de Setsu, mais celle-ci répliqua en ouvrant, à l'aide de ses baguettes, celles de Reitan, laissant ainsi tombé les nouilles dans le bouillon, qui éclaboussa toute la table de la cuisine.

[Setsu] – Tu as ton bol, Reitan.

Aussi froidement que d'habitude, il replongea ses baguettes dans le bol de Setsu, comme s'il n'avait pas entendu ce qu'elle venait de dire.

[Reitan] – Mais les tiennes sont plus chaude, Seeeeeeeeetsu-chan.

Au lieu de s'emporter contre Reitan, parce qu'elle savait pertinemment que cela ne servirait à rien, elle inversa les bols de place et commença à manger. Il en fit de même

[Setsu] – Comment v'as-tu aujourd'hui, je te sens moins insistant que d'habitude.

Reitan haussa légèrement les épaules, son expression facial était indisernable. Ses yeux étaient caché sous les lunettes noirs propre au Aburame et son visage était à moitié caché par un long col.

[Reitan] – Comme un kirien par une journée d'averse.

Reitan n'avait pas choisi ses mots par hasard, il connaissait assez bien Setsu pour savoir quoi dire pour lui pourrir la vie. Comme de fait, elle ne restât pas sans réaction. Elle serra ses baguettes de plus en plus fort, jusqu'à-ce qu'une des deux se brisent.

[Reitan] – Oh, aurais-je dis quelque chose de travers ?

Et comme à son habitude, Reitan fit éclater une bulle de gomme au visage de Setsu, celle-ci avait une odeur de nouille... Bien évidement. Il faisait cela à chaque fois qu'il désirait ennuyer Setsu. C'est comme une sorte de signature, une façon bien à lui de faire déborder le vase qu'il à lui-même rempli l'instant d'avant. Voyez cela comme le point après une phrase.

[Setsu] –
Ne me reparle de pas Kiri.

Reitan avait touché une corde sensible. Setsu avait une haine profonde envers Kiri, et ce, depuis la mort de Ryushi Aburame. Elle voyait Ryushi comme son idole et n'a jamais pardoner à Kiri cette assassinat. Maintenant, chaque fois qu'une personne parle de Kiri, elle commence à s'énerver, mais parvient d'habitude à se calmer, mais Reitan vit pour l'emmerder et elle commence à en avoir ras-le-bol.

[Reitan] – Oh, ne me dis pas que t'es succeptible. J'ai touché une corde sensible à parlant de kiri ? Dans le fond, tu es aussi succeptible qu'eux.

Elle était sur le point d'éclater de rage, mais elle préférait fuir le problème. Par contre, avant de partir elle souleva son bol au dessus de celui de Reitan et y versa le bouillon et les nouilles. Le bol débordait et des nouilles commençait à tomber de la table, juste là où était assit Reitan.

[Setsu] –
Tu m'as coupé l'appétit, régale toi. J'ai une rencontre dans un demi-heure

Lorsque Setsu s'apprêtait à franchir le cadre de porte quand Reitan se leva d'un coup.

[Reitan] – Je viens avec toi

Et la réaction de Setsu ne se fit pas attendre.

Par chance que sa famille dormait, son père n'aurait pas été fier de voir sa fille s'emporter pour si peu. Il ne l'avait pas éduquée comme cela. Il lui avait toujours inculqué les valeurs fondamental du respect, de la droiture et du contrôle de soi. Par chance qu'il dormait encore.

Setsu posa sa main sur le côté du cadre de porte, juste un peu plus haut que ça tête. Quelques insectes commençaient à faire leurs apparitions, puis, un essaim entier grouillait autour du cadre de porte, en provenance de la manche de Setsu. Elle se retourna sec vers Reitan. Il était très rare de voir Setsu perdre les plomb, mais il était aller un peu trop loin.

[Setsu] – Je te le jure, si tu me suis... si tu me parasite l'existence aujourd'hui, je t'éclate si fort que même ta mère défunte ne te reconnaîtra pas.

Cela lui faisait du bien de dire cela, même si elle savait qu'elle en serait incapable. Reitan était chuunin et elle n'était qu'aspirante. Elle n'arriverais jamais à lui faire la moindre égratignure, mais cela lui faisait du bien de le pensé.


[Reitan] –
Oh oh, colérique et tête enflée, tu leurs ressemble de plus en plus, continue.

Un moment d'hésitation s'en suivit. Setsu ne désirait qu'une chose : éclater la gueulle à Reitan, mais son côté rationnel prit le dessus, difficilement. Écœurée de son impuissance, elle serra le cadre de porte jusqu'à-ce retourner un ongle. La douleur la ramena un peu à la réalité et elle préféra partir sans dire un mot, mais Reitan insistait.

[Reitan] – Et dégonflé.

Elle s'arrêta... Sans se retourner, elle lui répondit :

[Setsu] – Soyons réaliste. De deux choses l'une, je ne suis pas assez forte pour t'en collé une, mais gare à tes fesses si je te rattrape. Deux, je n'ai pas envie de cracher sur les enseignement de mon père pour toi, tu n'en vaux pas la peine. Ne me suis pas, je le saurais.

Et elle repris son chemin, le poing serré .


***

L'académie ninja de Konoha. Voilà la raison même de ses désires. Depuis qu'elle était toute petite, elle rêvait de devenir shinobi. Voilà maintenant plusieurs années qu'elle était inscrite et... elle était toujours aspirante. Il restait un dizaine de minute avant l'heure du rendez-vous. Si Reitan n'avait pas fait un imbécile de lui-même, elle serait sans doute arrivé plus vite.

La rencontre avait lieu à la salle B-07. À son arrivé, elle pu constater que son professeur était déjà arrivée, logiquement. Elle était assise à un bureau. Derrière elle, il y avait un tableau vert et en craie blanche était inscrit le nom : « Azumi Itô ». Devant elle, il y avait trois bureau vide. Setsu était la première arrivé. Setsu entra timidement dans la pièce, son bras droit frottant son bras gauche. D'une voix un peu intimidé, elle s'exclama

[Setsu] –
Heum, bon matin

Azumi relève la tête de se qui semblait être des dossiers et sourit à Setsu. Tranquillement, elle se releva de sa chaise et vint l'accueillir.

[Azumi] –
Bon matin ! Je suis Azumi Itô, enchantée de te rencontrer. Tu peux prendre place sur l'une des chaises en attendant tes nouveaux coéquipiers.


Dit-elle en montrant de la main les trois pupitres. Sans perdre de temps Setsu prit place.

[Azumi] – Je suppose que tu es Satsu, n'est-ce pas ?


Le frottement de son bras avait commencer à diminuer.

[Setsu] – C'est Setsu, enchanté de vous rencontrer aussi

Azumi s'assied et regarda Setsu quelques instants. Setsu en fit de même. Azumi fut la première à reprendre la parole

[Azumi] - Les autres ne devraient pas tarder... Es-tu surprise d'être affiliée à une nouvelle équipe ?


Setsu regarde Azumi dans les yeux, enfin Azumi en à l'impression, mais les verres fumer ne permette pas d'en avoir la certitude.

[Setsu] - Oui, je suis assez surprisse, je ne pensais pas être affiliée si rapidement

Elle incline légèrement la tête vers le bas et se frotte maintenant la nuque de sa main droit

[Setsu] - Une question me traquasse, pourquoi était-il inscrit une équipe spécial sur le message ?

[Azumi] - Oh, c'est un nouveau projet. Je vais en parler plus en détail lorsque tout le monde sera arrivé. Bien sûr, vous aurez le droit d'accepter ou de ne pas accepter l'offre que je vais vous faire. C'est un choix qui vous reviens parfaitement.


Setsu se sentait plus en confiance avec Azumi qu'avec son ancien sensei, enfin, elle ne la connaissait pas encore et ne voulait pas se faire une idée pour une si petite conversation, mais c'est l'impression que lui donnait Azumi.


[Setsu] - Pardonnez ce que je vais dire, mais il va me falloir un petit moment pour m'habituer, vous semblez être plus calme que mon ancien sensei... Lui était rustre et pervers

Azumi semblait intrigué

[Azumi] – Ah bon ? Qui était-ce ?


[Setsu] – Hakai Uchiha

Azumi jetta un rapide coup d'oeil à l'un des dossiers avant de poursuivre


[Azumi] - Je vois... Rustre et pervers sont les mots justes.


Setsu laissa s'échapper un léger rire

[Setsu] -
Vous le connaissiez ?

[Azumi] - Nous en parlerons plus tard, si tu le veux bien.

De toute façon, elles n'auraient pas eut le temps de poursuivre, car une autre personne venait de faire son entré.
Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Lun 27 Juin - 16:05

- Trouver sa voie -
"De nouvelles fleurs sont cueillies"


Bientôt cinq heures et déjà je devais me lever. Le soleil ne pointait pas encore à l'horizon que déjà je devais être frais et disponible pour l'entrainement matinal de Sasaku. Je me demandais toujours pourquoi je devais me lever au juste. Ce colosse disait qu'un entrainement matinal me forgerait un mental et un corps d'acier, une résistance à toute épreuve dont doivent hériter les médecins shinobis. Belles paroles, mais moi j'en étais où dans son programme? Six mois déjà qu'inlassablement je me rendais à l'entrainement, six mois déjà qu'inlassablement je passais deux longues heures à me ridiculiser devant lui, ne faisant preuve que de la maladresse la plus totale. C'était réglé comme du papier à musique, 5h10 nous nous échauffions. Sasaku me demandais de faire quarante pompes, j'en faisais vingt. Il me demandais ce que j'avais retenus de mes lectures, je ne me rappelais même pas avoir lu la veille. Il me montrait des mouvements basiques de défense, mais jamais ne n'arrivais à les répéter. J'étais programmé pour l'échec.

J'étais programmé pour l'échec, mais tous les matins je me levais et allais sans faillir à l'entrainement. Certain y aurait vu de la détermination, mais ça n'était là qu'une habitude qui s'était installé. J'y allais parce qu'il fallait y aller, parce que c'était ce qu'on attendait de moi, que je devienne un bon shinobi. Tôki me demandait régulièrement pourquoi j'allais encore à l'entrainement, il soulignait le fait que j'étais aussi doué en médecine que lui en ninjutsu, ce qui n'était pas un compliment. J'ai souvent réfléchis à cette question, mais systématiquement je n'avais qu'une seule réponse à lui donner :

[Akito] - Parce que, c'est tout...

Et voilà. C'était l'histoire de ma vie.

Je n'avais pas l'habitude de rentrer chez moi après l'entrainement, mais celui-ci s'étant terminé plus tôt j'avais décidé de prendre une douche chez moi plutôt que dans celles de l'académie. Là-bas je devais me contenter d'eau froide et en quantité limitée, alors que chez moi je pourrais me poser la tête sous le jet d'eau; oubliant mes soucis, à moitié endormis, en écoutant l'eau couler et s'écraser gracieusement sur le sol de la salle de bain. C'était un moment exquis, certainement le meilleurs de la journée, parce que c'était celui durant lequel je pouvais vider mon esprit aussi facilement qu'un seau d'eau, et les laisser s'échapper sans vouloir les rattraper - ils le feraient assez bien d'eux même -.

Quand je suis rentré, j'ai vu un faucon posé sur la balustrade du balcon en face de ma fenêtre. Ses yeux perçant semblaient attendre quelque chose de moi, mais je ne lui ai pas ouvert. Après tout qu'est-ce qu'un piaf pouvait bien me vouloir? À première vue, rien; mais ce oiseau avait une volonté bien plus forte que la mienne. J'ai pris une longue douche et un déjeuné plus nourrissant que le premier, et lui attendait toujours, immobile. On aurait dit une gargouille qui n'attendait que le moment opportun pour se réveiller d'un sommeil long comme une nuit sans sommeil. Finalement son obstination l'a emporté sur ma méfiance, et je lui ai ouvert ma fenêtre. L'oiseau me semblait immense, son envergure devait faire les trois-quart de ma propre taille, et ses serres étaient suffisamment fortes et grande pour pouvoir me casser deux doigts d'un seul mouvement. Sur ses serres était justement accroché un petit parchemin. J'étais plutôt méfiant, et je doutais ce cela me soit réellement adressé. Qui donc pouvait être intéresse par un gamin trop petit pour son âge et incapable de progresser en six longs mois? Le billet disait :

Citation :
Bonjour,

Je vous invite à 8h à la salle B-07 de l'académie ninja de Konoha, puisque vous êtes dès maintenant affecté à la nouvelle équipe spéciale du village caché de la feuille.
N'oubliez rien, on ne sait jamais ce qui peut se produire en cours de route...

Bonne journée.

Affectueusement, Azumi.

***


[Akito] - ... Affectueusement, Azumi.

[Tôki] - Ça pue le coup de fourbe du groupe d'Uryû et ses toutous, c'te bande de boulets. Viens, on va les chopper à la pause et leur foutre sur la gueule!

C'était vraiment si simple que ça? Ce billet me tourmentait depuis bientôt une heure, et l'appréhension montait a mesure que je me dirigeais vers la fameuse salle B-07 de l'académie. Etait-ce vraiment une mauvaise blague d'un de mes camarades mécontent de mes capacités à savoir jurer sur leurs familles, ou était-ce sérieux? Et puis c'était quoi une "équipe spéciale"? Il était dit qu'il fallait se préparer à tout. Ça ressemblait en tout point à un guet-apens, mais je devais en avoir le cœur net. D'abord parce que la curiosité - bien que vilain défaut - était une part entière de mon être, et ensuite parce que si c'était sérieux, c'était peut-être l'occasion de faire mes preuves. J'avais peur de décevoir encore une fois quelqu'un qui avait placé des espoirs en moi, mais malgré une boule au ventre qui me rongeait, j'ai osé ouvrir la porte. A peine ouverte, Tôki décampa en direction de son amphithéâtre, me laissant seul devant la salle B-07.

Ça n'était visiblement pas une blague de mauvais goût : A l'intérieur de la salle se trouvaient Aburame Setsu - que je connaissais plutôt bien pour avoir été dans l'équipe d'Uchiha Hakai avec elle - ainsi qu'une autre jeune femme certainement du même âge. A croire que j'étais fais pour être entouré de femme. Celle-ci était d'une beauté rare, et ses prunelles sombres semblaient être aussi perçantes que celles du faucon qui était venu se poser chez moi ce matin. Elle était debout, dos au table sur lequel était inscrit le nom d'Azumi Îto. Certainement la même Azumi que celle de la lettre. Interrompant certainement une discutions avec l'Aburame, la jeune Chuunin, comme le témoignait bien sa veste, tourna son regard vers moi avant de prendre la parole.

[Azumi] - Bonjour, je suis Azumi Îto, enchantée.

[Akito] - Je... de même.

Sans attendre d'autre instruction j'ai pris place derrière l'un des trois bancs qui faisait face à la jeune professeur. Aussi exubérant puis-je être avec des amis où des personnes lambda de mon âge, entouré ainsi par deux aînés, j'étais gêné. Ceci ne m'empêcha pas d'adresser un simple bonjour à Setsu avec qui j'avais partagé quelques entrainements. Brisant mon silence, Azumi repris la parole.

[Azumi] - Tu dois être le plus jeune. Akito, c'est juste?

[Akito] - Oui, c'est ça...

Me renfermant une nouvelle fois dans mon silence, Setsu prit la parole.

[Setsu] - C'était aussi un membre de l'équipe d'Hakai.

[Azumi] - Ah! Alors vous devez certainement déjà bien vous connaitre. C'est une bonne chose.

[Akito] - Certainement...

Encore replié derrière mon mur de timidité, j'entendais la porte s'ouvrir. Une troisième personne entrait dans la salle. Nous allions donc pouvoir en savoir plus.


Dernière édition par Hokufû Akito le Lun 15 Aoû - 15:33, édité 1 fois

MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Dim 3 Juil - 6:15

[Voilà le Rp qui vous présente le troisième membre de l'équipe. À l'avenir, vous pourrez l'utiliser comme bon vous semble dans vos RPs solos ou en équipe, ou me contacter pour que je l'incarne. Vous aurez même le loisir de choisir si on l'emmene avec nous ou non en mission Smile J'espère qu'il vous plait.]

Ps : je me suis inspiré d'un texte de Stephen King pour écrire ceci.


~ De nouvelles fleurs sont cueillies 2
2 – 1

Momoko la grosse boule.


Momoko

Momoko, La Maison de Momo, Aujourd’hui, 5h

Le village était encore endormi. La seule lueur qui lui permettait de percer les ténèbres était la table que venait argenter la lune. Sur cette dernière était déposé le gâteau qu'avait cuisiné sa mère hier soir. C'était un énorme gâteau. Oh, oui ! Énorme ! Jamais Momoko n'en avait vu d'aussi gigantesque, mais il se souvenait en avoir mangé de bien plus gros. En fait, il mangeait sans voir. Il mangeait, mangeait, mangeait, sans même avoir le temps de voir ce qu'il engloutissait. Mais en cette nuit brumeuse, Momoko observait le gâteau. Il l'observait comme si c'était son pire ennemi. Il s'imaginait en train de sautiller dessus à grand coup de talon, de le rouler dans la boue jusqu'à plus voir le crémage et même de l'écrabouiller, de l'écrabouiller jusqu'à faire une belle grosse tâche sur le tapis de sa maman. Ce gâteau était un sacrilège, une diffamation mortelle, un sacre de tous les saints, une pourriture astrale, une montagne de sucre, une chose si... Une chose si magnifique, si délicieuse, si savoureuse, si brillante. Un vrai génie était celui qui eut l'idée de mélanger des oeufs, de la pâte, du sucre et du beurre. Et le crémage... Chocolaté à souhait. À souhait !

Momoko - À souhaiiiiiit !

Momoko plongea dans le gâteau. Et ce n'est pas une métaphore. Il plongea dans le gâteau ! PLONGEA ! Oui, oui. Plonger au sens propre du terme ! Son visage était couvert de crémage, mais comme il le portait si bien, sa mère s'en rendit compte que plusieurs heures plus tard, après qu'il eut tout mangé. Il nageait dans un océan de bonheur. Les cerises qu'avait déposées sa maman sur toute la surface de cette pâtisserie volèrent à travers la pièce. L'une d'entre elles resta coller au réfrigérateur. Une autre alla se faufiler dans l'abat-jour d'une lampe qui jouxtait la cuisinière. Les mèches châtains étaient recouvertes de sucre à glacer. Son gros pull orange était d'un brun visqueux et répugnant. La pâtisserie s'était même logée entre chacune de ses dents ! Mais comme c'était normal, mais comme il était toujours ainsi vêtu après un apéritif, sa mère s'en rendit compte que plusieurs heures plus tard.

Ce n'est qu'après avoir léché l'assiette qu'il eut conscience de son geste. Boudeur, il repoussa le plateau et croisa les bras sur une grosse bedaine bien grasse. Il pensait que dévisager un gâteau et l'insulter mentalement l'aiderait à faire passer le désir de le dévorer. Mais l'envie avait été plus forte que lui. Momoko n'avait put s'empêcher de sauter sur le gâteau et d'en dévorer chaque parcelle jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Le jeune garçon se trouvait idiot.

Il resta ainsi pendant une bonne heure à digéré tout ce qu'il venait d'engloutir. Momoko resta assis sur la chaise que ses fesses écrasaient jusqu'à ce que la lueur lunaire laisse place aux premiers rayons de soleil. Il entendit sa mère à l'étage faire craquer ses énormes poignets et descendre l'escalier à grands pas d'éléphant. Les couverts déposés sur le comptoir tremblèrent quelques instants avant de retrouver leur calme lorsque la mère du jeune garçon entra dans la cuisine.

Maman - Momo ! Qu'as-tu fait à la pièce ? Il me semble n'avoir jamais décoré la cuisine avec des cerises au marasquin.

Sa voix était rauque et étouffée. En fait, sa chère mère était aussi grosse que lui. Momoko ne retenait pas des voisins, mais bien de sa mère chérie.

Momoko - J'ai tout mangé le gâteau, maman...

Maman - C'est bien, Momo ! Il était bien ?

Momoko - Non, Maman ! C'était démentiel !

Maman - Je te remercie mon chéri.

Momoko - Non, tu ne comprends pas ! J'ai blasphémé ! J'ai sali le corps que Dieu m'a offert ! Je mérite l'enfer. Je vais le demander au petit Jésus lorsque le jour du jugement arrivera, dans sa grande tour là dans les cieux. Je vais lui dire que les portes du paradis me sont fermées. Finish. Finito. C'est terminé pour Momo.

Le garçon avait les poings serrés, fermés aussi solidement que le seraient des menottes reliées à un bandit et un tuyau de fer, mais on avait du mal à apercevoir ses jointures tant il y avait de gras qui enrobait ses mains. On lisait la colère sur son visage joufflu. Lorsqu'il y avait de la nourriture devant ses yeux, il perdait le contrôle de lui-même. D'abord, Momoko se disait qu'il n'y toucherait pas. Puis, il goûtait. Finalement, il ne pouvait s'empêcher de manger comme un porc. Il détestait cela.

Sa mère s'avança dans la pièce et commença à nettoyer le bazar. Elle le regarda du coin de l'oeil. Sur son visage on pouvait y lire le même sentiment qui habitait Momoko.

Maman - Tu dis des âneries. On ne plaisante pas sur sa propre taille. Et puis tu n'es pas gros ! Tous les petits garçons mangent comme toi. Il le faut si tu veux avoir un corps fort et robuste. Il le faut pour être un homme, mon garçon. Tiens ! Je sais. Je vais te faire des gaufres. Tu sais, avec la crème chantilly comme tu l'aimes tant ? Aller, il faut que tu manges mon poussin.

Momoko - Maman, arrête !

Maman - Non ! Toi, arrêtes ! Ignorer sa faim et se laisser mourir, ça c'est blasphémer ! Ça c'est insulter Dieu ! S'il t'a offert ce corps, mon chéri, ce n'est pas pour rien !

Elle hurlait à présent. Momoko se renfrogna et croise les bras sur sa grosse bedaine. Il détestait se faire hurler dessus par une femme. Surtout lorsque la femme en question était sa mère. Il détestait cela parce qu'il ne pouvait pas répliquer. Sa mère, il l'aimait de tout son coeur, ou devrais-je dire, de tout son corps ! Et puisque son corps était immense, cela voulait dire qu'il l'aimait énormément ! Et puis il la respectait. C'est vrai. C'était cette femme là qui l'avait mis au monde. Sans elle, il ne serait pas là à s'empiffrer comme un goinfre ! C'était cette femme là qui l'avait élevé comme un brave petit garçon ! C'était cette femme là qui l'avait lavé lorsque, enfant, il faisait popo dans sa culotte ! Aujourd'hui, c'était cette même femme qui le lavait lorsqu'il faisait popo dans sa culotte...

Enfin, tout cela pour dire qu’il respectait cette femme. Et si elle lui disait que manger, c’était ce qu’il y avait de mieux pour lui, alors il ne voyait pas comment il pourrait faire le contraire. Sa mère était la personne la mieux placée au monde pour savoir ce qui était bon pour lui et ce qu’il ne l’était pas. Ce n’était pas cet imbécile de professeur qui allait lui enseigner comment devenir un homme, mais bien sa mère. Ce sale con qu’il avait croisé il y a deux jours de cela…

***


Momoko, Académie Ninja de Konoha, deux jours plus tôt, 9h

Je disais donc qu'il y a deux jours de cela, le soleil parvint à déchirer les nuages qui, la veille, sillonnaient le ciel à la recherche d'un endroit où déverser leur flot. Momoko marchait en direction de l'académie ninja de Konoha. Cela faisait environ deux ou trois mois qu'il s'y était inscrit et aucune lettre lui indiquant qu'il avait été assigné à l'une des équipes que l'on y créait ne lui avait été envoyé. C'était comme si on l'avait complètement oublié et que, étrangement, il avait été intégralement effacé de la surface du globe. Aucun professeur ne le regardait vraiment. En fait, lorsqu'une paire d'yeux se posait sur lui, c'était sur sa bedaine qu'ils se posaient. Donc, sauf si les dirigeants de cet établissement créaient des équipes spéciales pour les morceaux de gras, il comprenait un peu qu'on ne lui ait encore rien proposé.

Cette journée là, il décida de tout mettre en oeuvre pour se faire remarquer. Ainsi, en arrivant à l'académie, il décida de suivre un cours de métamorphose. C'est vrai ! Et il se débrouilla plutôt bien... Bon... Je vous accorde qu'il se transforma en grosse boule difforme alors qu'on lui avait demandé de prendre l'apparence d'une jeune femme prépubère, mais le coeur y était, je vous assure. Oui, oui ! Il avait sué toute la dinde qu'il avait avalée au petit-déjeuner pour arriver à un tel résultat et il quitta le cours dix minutes après son commencement. Un record ! Après, pour se féliciter, il s'acheta deux boissons gazeuses et un petit gâteau dans une distributrice située juste à côté des toilettes réservées aux dames.

C'est à ce moment que l'histoire s'attriste, voyez-vous. Deux ou trois mois plus tôt, Momoko était tombé amoureux d'une jeune fille prénommée Rio. Depuis le tout début, lorsqu'il était entré à l'académie pour s'y inscrire, il l'avait aperçu. Elle était avec un groupe de filles et se dirigeait vers la distributrice juste à côté des toilettes qui leur étaient réservées, à elle et à ses copines filles. Momoko s'avança aussitôt vers elle et timidement il lui demanda :

Momoko - Salut ! Tu aimes les friandises ?

La jeune fille se tourna tout de suite vers lui. Ses copines suivirent son geste et elles se retrouvèrent toutes à le dévisager, comme si elles venaient de soulever une pierre et y avaient trouvé un buffet de vermines sales et visqueuses. Momoko rougit sur-le-champ, se maudissant de s'être ainsi avancé vers elles et d'avoir adressé la parole à Rio.

Rio - Peut-être ? Tu as de l'argent pour m'en offrir ?

Momoko - Euh... Oui bien sûr. Qu'est-ce que tu veux ?

Rio - Est-ce que je t'ai dit que j'en voulais ? Non. Je t'ai dit que j'aimais peut-être les friandises, mais jamais je n'ai mentionné que je voulais qu'un gars comme toi m'en offre. Hein ! Je t'en bouche un coin mon gars ? Tu sais plus quoi dire ?

Momoko - Mmm, non. Mais je te trouve très jolie, c'est ça qui m'en bouche un coin. Tu es ravissante

Rio - Aussi jolie qu'un gros hamburger de chez Casse-Casse Mojo je parie ? Tu sais ? Celui que tu as l'air de si bien affectionné ?

Cette répartie enclencha un rire partagé dans l'assemblée de filles qui les entouraient. Momoko sourit, pensant qu'elles riaient avec lui et non de lui. Il s'avança d'un pas timide vers Rio qui, pour compenser, recula d'un pas. Casse-Croûte Mojo était le restaurant qui servait les hamburgers les plus gras de tout Konoha. C'était un endroit fréquenté par les obèses et rares étaient ceux qui sortaient de cet établissement sans un bon mal de ventre. Les jeunes aimaient bien l'utiliser comme exemple pour les plaisanteries.

Momoko - Ah non ! Moi je ne vais jamais manger dans les restaurants, c'est ma maman qui me fait à manger. Mais peut-être voudrais-tu que je t'y emmène un jour ?

Rio et ses amies arrêtèrent de rire immédiatement. S'il aurait été dans les chaussettes d'un autre et aurait observé la scène dix mètres plus loin, cela aurait sans doute été très drôle, car elles s'étaient toutes arrêtées de rire en même temps. La magnifique fille dont il était tombé amoureux le regarda de la tête au pied.

Rio - Pauvre type...

Et elle disparut à l'embranchement du couloir, voyant bien que le garçon était bien plus imbécile qu'il n'était gros. Momoko resta debout, sans bouger, au moins dix minutes. Ce fut le plus beau jour de sa vie. Cette fille lui avait presque collé un rencart ! Il se demandait même pourquoi elle avait fuit aussi vite.

Cela expliquait pourquoi, si nous revenons au jour où Momoko avait tenté de réaliser une métamorphose, ses cheveux se redressèrent sur le sommet de son crâne lorsque Rio sortit des toilettes qui jouxtaient la distributrice. Celle-ci portait ses cheveux roux en rafale sur ses épaules. Elle était habillée d'une jupe et d'un T-shirt blanc rayé noir. La jeune fille était magnifique et le garçon grassouillet ne put s'empêcher de bredouillé :

Momoko - Bo... Bon... Bonjour Rio. D'où viens-tu comme ça ?

Rio - Des toilettes... dit-elle en se tournant et en pointant le petit insigne cloué à la porte représentant une femme vêtue d'une robe sans couleur.

Momoko - Ah... Aah... Bon. Et qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu y faisais ?

Rio - Ce qu'on y fait habituellement quand on va aux toilettes.

Momoko - Ah oui ? J'y fais la même chose ! C'est fou, je crois que c'est le destin. Toi aussi, tu y crois ?

Rio - Non, Momoko, tout le monde fait cela aux toilettes ! Maintenant arrête un peu de me suivre. T'es quelqu'un de bien, mais je ne peux pas être gentille avec toi quand mes amies sont dans les parages. On ne peut pas être copain.

Momoko - Mais... Pourquoi ?

Le pauvre sentait les larmes lui monter aux yeux. Ne pas être copain avec Rio c'était comme être privé d'une bouffée d'air alors qu'on est six pieds sous l'eau. Toutefois, malgré ce sentiment de tristesse qui l'envahissait à chaque fois que Rio prononçait une syllabe, il devait s'abstenir de pleurer. Il ne fallait pas qu'elle le voit dans un si piètre état de faiblesse. Sa mère lui disait sans cesse de manger pour être un homme. Et si elle aurait été présente à ce moment-là, elle lui aurait sans doute dit de contrôler ses émotions pour être un homme, comme l'avait été le père de Momoko.

Rio - Écoutes, t'es pas un mec cool ! Si je commence à me tenir avec des ringards, tout le monde va se moquer de moi... Momoko, t'es peut-être pas à ta place ici. Je ne sais pas si tu y as déjà réfléchit, mais regarde les autres et regarde toi. Ça fait un sacrer contraste quand on te voit dans une foule.

Momoko - Mé... Mé... Mais... D'accord.

Un sourire éclaira le visage du garçon. Étonnement, ce n'était pas un sourire forcé. C'était un sourire sincère comme le ferait un enfant en apprenant qu'on vient de lui offrir dix ryos. Ce sourire se transmit à Rio qui lui dit qu'elle était certaine qu'il comprendrait. Puis, elle s'éloigna doucement vers un homme que Momoko n'avait pas remarqué avant. Et pourtant, il était là depuis le début. Depuis le tout début, oui. Depuis que Momoko était sorti de la salle de cours et s'était assis près de la distributrice. L'homme avait également assisté à la conversation qui venait d'avoir lieu entre Rio et lui. Il avait des cheveux d'un blanc éclatants et des yeux d'un rouge vif. Il lui donna la chaire de poule tant ses traits semblaient sévères.

Rio - Sensei Hiro, nous pouvons y aller.

Hiro - Va m'attendre à l'extérieur. J'ai quelque chose à régler avec ce garçon.

Momoko leva la tête et croisa le regard de Rio qui semblait lui dire « je suis désolé » ou, et c'était plus probable, « tu l'as mérité ». Elle s'éloigna doucement des deux hommes et disparut à l'embranchement du couloir comme elle l'avait fait le premier jour, ses cheveux roux ondulant au rythme de ses pas.

L'homme prénommé Hiro s'avança vers lui. Momoko n'attendit pas qu'il parle le premier et lui demanda :

Momoko - Monsieur ! Je veux faire partie de votre équipe ! Cela fait trois mois que je suis à l'académie et je veux que vous m'enseigniez les bases de l'art ninja !

Un sourire naquit au coin des lèvres du Chuunin. Hiro se pencha légèrement vers Momo et l'observa avec attention, puis avec dégoût. Il mit une main dans les cheveux châtains du jeune étudiant pour mieux l'examiner.

Hiro - Dis-moi, mon gars, à quoi est-ce que tu joues avec Rio ?

Momoko - À rien ! Elle ne veut pas jouer avec moi. Je lui ai déjà proposé de jouer à la cachette !

Hiro - Cesse tes âneries et ouvre les yeux. Elle vient de te dire directement et ouvertement qu'elle ne voulait rien savoir de toi ? Pourquoi t'accroches-tu ?

Momoko - C'est faux ! Elle m'a dit que j'étais beau et que je me distinguais parmi une foule. Elle m'a dit que je me distinguais des autres. Vous ne l'avez pas entendu ?

Pour l'homme, c'était le comble de la plaisanterie. Jamais il n'avait vu un gamin aussi idiot et il méritait bien que l'on lui dise avant qu'il ne commence à se faire de faux espoirs. Hiro prit donc un air exagérément triste, comme s'il ressentait réellement de la pitié envers le petit morveux qui embêtait l'une de ses meilleures élèves. Momoko remarqua immédiatement la supercherie et fronça les sourcils, très vexé de ce comportement.

Hiro - Ce qu'elle voulait te dire, mon gars, c'était que tu avais la taille d'un éléphant. Arrête de te faire des illusions et regarde-toi dans un miroir. Tu n'as pas la putain de silhouette d'un shinobi ! Tu t'étonnes que ça fait trois mois que t'attends d'être assigné à une équipe et moi je te dis surtout que tu devrais te préparer à attendre encore un bon moment. La directrice privilégie les meilleurs. Les petits gros comme toi qui ne démontrent aucun effort et qui ont du mal à monter cinq marches sont choisis en tout dernier recours et je me souviens que ton nom est tout en bas de la liste. Maintenant, remballe-moi tout ton gras et retourne chez toi. Fou la paix à Rio afin qu'elle puisse atteindre le sommet que toi tu n'atteindras jamais.

Pendant ce monologue des plus cruels, Momoko s'était mis à pleurer. Malgré lui, il démontrait à cet homme qu'il était effectivement un lâche et que jamais il ne pourrait suivre la trace de son père. Le jeune garçon fut pris d'une colère indescriptible qui se traduisait par de simples larmes roulant sur les joues d'un morveux grassouillet et répugnant. Hiro le regardait de haut. Un peu plus et il lui crachait sur le visage.

Hiro - Arrête de pleurnicher ! Konoha aura besoin de gens comme toi pour faire des ramens, sinon, qui servira les shinobi aussi talentueux que l'est Rio ?

Et c'est sur cette phrase que l'homme tourna les talons, fier du service qu'il avait rendu au village et au pauvre morveux. « Un jour, il me remerciera », se dit-il intérieurement en rigolant un peu à haute voix.

Momoko - Ne me tournez pas le dos comme cela espèce de trou du cul !

Bouche-bée, Hiro fit volte-face, légèrement surpris de cet affront.

Hiro - Pardon ? Et c'est un vulgaire étudiant de ton espèce qui me parle sur ce ton ? De quels droits oses-tu me...

Momoko - De quels droits un professeur, nouveau qui plus est, peut être aussi cruel ? Vous voulez que je vous dise ? Je vais tous les battre. Je vais battre tous vos élèves. Et après vous viendrez me dire en face que vous aviez tort.

Hiro - Mais mes élèves sont les plus forts de l'académie. Un gros lard comme toi ne pourrait même pas leur occasionner la moindre égratignure.

Momoko - Je vais tous les buter dans un combat à la loyal et après vous viendrez me faire vos putains d'excuses.

Le jeune garçon était bien conscient que l'une des élèves d'Hiro était Rio, mais la colère avait remporté sur l'amour depuis que cet homme avait pointé son nez dans des choses qui ne le regardait pas. Momoko suait à grosse goutte et le poids de son ventre le faisait trembler. Il avait envie d'exploser tant la colère était immense. Ses mèches tombaient sur son front telles des algues récemment emportées par la mer. Il était dans un piteux état, il faut bien l'avouer.

Hiro - Si t'arrives à buter un seul d'entre eux alors je veux bien m'avouer vaincu et aller cuisiner des ramens à ta place.

Sur ce, Hiro disparut comme l'avait fait Rio quelques minutes plus tôt. Telle ne fut pas sa surprise lorsqu'il tomba sur Azumi, qui avait espionné leur conversation. Hiro la regarda méchamment. On voyait bien sûr son visage qu'il ne s'attendait pas dû tout qu'un jeune garçon de cette grosseur oserait lui tenir tête de la sorte et lui faire des menaces. Mais on lisait aussi sur son visage quelques notes sarcastiques, comme s'il pensait que les paroles de Momoko n'étaient que du vent. Et il n'avait pas totalement tort...

Hiro - Je te le jure Itô que si tu prends ce gars dans ton équipe, je vais les faire baver. Tes petits élèves, ils vont tous suer comme des porcs. Les miens sont les meilleurs et si ce petit gros entre dans ta sale équipe de nuls, la mienne sera là pour remettre tes petits cons à leur place. T'entend ?

Azumi - Je prends note.

Et, effectivement, elle prit des notes. Sur une feuille de papier elle écrivit d'une calligraphie qu'elle affectionnait particulièrement « Momoko Hiroshi » à côté de « Setsu Aburame. »

Plus qu'un seul et tout sera parfait.

***

Azumi, Académie Ninja de Konoha, Aujourd’hui, 8h


Azumi était assise à son bureau. Elle consultait les différents dossiers des trois élèves qu'elle avait retenus. C'était tous de très bons cobayes pour sa nouvelle équipe. Chacun avait ses propres difficultés. Aucune ne se ressemblait. La jeune femme croyait que cette situation serait très intéressante pour ses étudiants, mais aussi pour elle. C'étaient de nouveaux buts qui s'ouvraient à elle. Avant d'avoir cette idée, la Chuunin se demandait encore où sa vie la mènerait. Aujourd'hui, elle savait que sa place était ici, aux côtés de jeunes en difficulté et à qui elle pourrait venir en aide. Mais encore fallait-il qu'ils acceptent d'intégrer une équipe spéciale. Et bien sûr, la jeune femme ne leur cacherait rien.

La première à se présenter fut Setsu Aburame. D'après le dossier, c'était une jeune fille âgée de dix-sept ans qui étudiait à l'académie ninja depuis quelque temps. Son problème, à elle, était son très grand retard comparativement aux autres étudiants. Azumi était devenu Genin à l'âge de neuf ans, puis Chuunin à l'âge de treize ans. Setsu avait grand besoin de reprendre tout ce qu'elle avait manqué.

Elles discutèrent quelques instants, mais Azumi ne fut réellement attentive que lorsque son élève prononça le nom d'Hakai Uchiha. Elle qui voulait mettre une croix sur le passé, voilà qu'il surgissait devant elle comme une truite vous prenant pour une appât.

La discussion était agréable et se faisait dans le plus grand respect qu'il soit. Voilà quelque chose d'acquit. Très bien ! Elle n'aurait donc pas à s'avancer sur ce point avec la petite Aburame. Toutefois, elle semblait manquer légèrement d'assurance. Rien de bien grave. Azumi l'était elle-même face aux gens plus âgés qu'elle.

Le suivant fut un jeune garçon du nom d'Akito Hokufû. Lui aussi était un protagoniste intéressant, mais je ne peux malheureusement pas vous parler de ce qu'Azumi pensait de lui tout de suite. Tout cela viendra plus tard.

Le dernier et non le moindre était celui qui, en apparence, avait le plus de difficultés. L'élève se nommait Momoko Hiroshi. Et que cela soit clair dès le départ : il était gros. Il était gros et ne semblait pas s'en rendre compte. Toutefois, il semblait déborder d'une joie de vivre assez exceptionnelle. C'était bien sûr celui qui allait causer le plus de problèmes au sein de l'équipe. Les autres auraient sans doute du mal à le comprendre.

Il était entré dans la classe timidement, comme l'avait fait la plupart des gens assis dans la pièce. Puis, il s'était lentement dirigé vers le dernier siège libre. Ce dernier avait grincé sous son poids lorsqu'il posa ses fesses sur le bois dur dont était faite la chaise. Azumi fit comme si elle n'avait rien entendu et le salua poliment. Momoko la salua également. Il se sentait mal à l'aise. Cela se voyait parfaitement.

Azumi - Pour ceux à qui je ne l'ai pas encore dit, je me prénomme Azumi. J'ai dix-sept ans et, mettons cela au clair tout de suite, vous êtes les premiers élèves que je formerai si vous restez ici à la suite de notre rencontre. En effet, rien n'est encore décidé. Après ce que je vais vous dire aujourd'hui, vous aurez le choix entre partir et ne plus jamais entendre parler de moi ou rester et entendre parler de moi encore très longtemps.

Sans s'en rendre compte, elle s'était avancée devant son bureau et s'était assise sur lui. Elle parlait maintenant avec autorité afin qu'ils comprennent bien que ce n'était pas une rencontre comme les autres. Celle-ci étant vraiment décisive sur leur futur.

Azumi - Je vois que deux d'entre vous ont eu la chance de faire partie de l'équipe de Hakai Uchiha qui est pour moi un cher ami. Je connais ses méthodes d'enseignement. Je sais qu'il est dur et veut que tout soit fait comme il l'entend. Je sais que ses entraînements ne sont pas de tout repos et que cela exige un très grand effort physique. Je sais aussi qu'il est possible qu'il vous ait concocté une ou deux épreuves très éprouvantes. Ici, tout sera différent. Mes méthodes d'enseignement n'ont rien à voir avec ceux de l'Uchiha.

Elle prit une courte pause pour les regarder dans les yeux à tour de rôle. Azumi désirait peut-être y voir une once de soulagement... ou peut-être voulait-elle y voir de la peur. La crainte que cela soit pire que ce qu'ils avaient vécu.

Azumi - Voici comment cela va se passer. J'ai consulté vos dossiers et j'ai constaté qu'aucun d'entre vous n'exerçait ce que j'enseigne. L'apprentissage de techniques se fera donc via d'autres professeurs avec qui j'ai discuté et qui veulent bien m'aider dans votre apprentissage. Je peux bien sûr vous enseigner quelques bases, mais mon rôle à moi sera surtout d'être là. De vous observer. Et quand je serais là, quand nous serons tous les trois réunis, alors je ne serai plus votre amie. Quand je viendrai à la rencontre de vous trois, à chaque fois, ce sera parce que les heures qui suivront seront les plus éprouvantes de votre vie d'étudiants. Lorsque nous serons tous les quatre réunis, alors Azumi n'existe plus. C'est votre Sensei qui vous parlera alors et ce sensei sera pire qu'Hakai Uchiha selon la vision de chacun.

Elle espérait avoir fait son effet dans la petite assemblée. Azumi se leva et retourna s'asseoir sur sa chaise, faisant ainsi face aux trois étudiants. Elle pausa un oeil sur les dossiers comme elle l'avait fait une bonne centaine de fois. Le monologue qui suivait était le plus difficile à dire, car c'était la réalité. Et toute vérité n'est pas bonne à dire.

Azumi - Dans la lettre il était mention d'une équipe spéciale. En fait, vous êtes les pires étudiants de l'académie que j'ai pu trouver…

La jeune femme soupira. Elle n'aimait pas être sincère à ce point, mais elle voulait être claire dès le départ.

Azumi - Prenez cela comme une sorte d'équipe de rattrapage. Et par rattrapage j'entends bien sûr que vous devrez rattraper ce que vous avez perdu. Et donc, si vous acceptez d'entrer dans l'équipe, vous devrez travailler vingt fois plus que les autres équipes. Jour et nuit vous serez à l'extérieur en train de vous entraîner. Chaque jour, vous aurez le nez dans les bouquins à réviser. Et vous devrez réviser pour vous souvenir, car, quand je serai là, vous serez confrontés à des épreuves. Et ces épreuves auront pour but de me montrer où vous en êtes rendu dans votre apprentissage. Ensuite, lorsque vous serez prêts, nous partirons en mission. Nous ferons des missions jour après jour. Il n'y aura aucun instant de répits jusqu'à ce que vous soyez Chuunin et que vous serez libre de me quitter. Je ferai de vous les meilleurs jeunes de Konoha. Vous qui êtes des nuls aujourd'hui deviendrez grands et brillants dans quelques mois. Et c'est maintenant que je pose la question fatidique...

Qui veut partir ?

Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Lun 15 Aoû - 15:58

- Trouver sa voie -
"De nouvelles fleurs sont cueillies"


[C'est pas bien grand, mais j'essaye de me remettre d'un looooong mois de vac']

La troisième et dernière personne entrée dans la salle était toute désignée pour être le dernier membre qui devait participer à cette réunion insolite. Il se présenta sous le nom de Momoko, un nom qui lui allait parfaitement : il était aussi rondelet qu'une belle pêche. La lettre faisait mention d'une équipe spéciale, et à la vue des membres à présent réunis dans cette salle, j'avais l'impression qu'ici étaient réunis les élèves dont la moyenne stagnait difficilement au dessus d'un petit point sur vingt. Momoko confirmait parfaitement ce sentiment : comment un enfant ait voulu devenir ninja avec un tel surpoids? Même en oubliant tous les problèmes de santé qu'il pourrait développer, il avait sans aucun doute une mobilité très réduite, une endurance ridicule et sa discrétion devait être risible. Tant de défauts qui résonnaient dans mon crâne, me rappelant mes propres tares.

Après que le jeune enfant se soit assit - et au passage qu'il ait fait grincer une chaise pourtant bien solide - la Chuunin qui nous avait invitée ici, Azumi, jugea bon de commencer à discourir. Elle se présenta comme une Chuunin de 17 ans - le même âge que Setsu, renforçant mon sentiment de réunion pour les "ratés" - ayant été amie d'Uchiha Hakai, notre ancien sensei, et avait comme but de nous prendre comme élèves.

Même si elle l'avait précisé, il n'y avait aucun doute quand à la différence qu'il existait entre elle et l'Uchiha. Il était vulgaire, impatient et n'hésitais pas nous pousser la tête la première dans le merdier pour essayer de nous faire avancer. L'équipe que nous formions Setsu, Hakai, Naisen et moi n'avait pas tenu, la faute à la différence de niveau qu'il subsistait entre Naisen et le reste de l'équipe. J'avais mis ça sur le compte de "l'élite" que composaient généralement les Uchiha, mais je n'étais plus aussi naïf. J'étais simplement mauvais.

Azumi prit rapidement de l'assurance dans son discours, insistant sur le fait qu'une fois l'équipe réunie, la Chuunin ne serait plus une gentille senseï compréhensive. Elle semblait prête à nous en faire baver, elle ne mâchait pas ses mots. Elle agissait, en somme, comme une véritable chef d'équipe.

Azumi - Dans la lettre il était mention d'une équipe spéciale. En fait, vous êtes les pires étudiants de l'académie que j'ai pu trouver…

Je me savais mauvais, voir risible, mais de là à être l'un des pires rejetons de l'académie. Cette vérité faisait mal à entendre, même quand au fond de nos même nous nous y attendions. Elle faisait mal à entendre, mais elle était on ne peut plus vrai. Il ne fallait que les choses reste dans cet état là. Je ne voulais pas qu'elle reste dans cet état.

Azumi - Je ferai de vous les meilleurs jeunes de Konoha. Vous qui êtes des nuls aujourd'hui deviendrez grands et brillants dans quelques mois. Et c'est maintenant que je pose la question fatidique... Qui veut partir?

La jeune Chuunin aurait certainement pu avoir une belle place en politique. Son discours savait remuer les esprits, faire travailler les consciences et motiver les troupes. Il ne m'en fallait pas plus. Cette équipe serait vu comme un ramassis de ratés de la part des autres professeurs. Très bien, cela prendra le temps qu'il faudra, mais ils baveront devant les shinobis que nous sommes devenus, ils baveront devant l'opportunité qu'ils ont laissés passé.

Momoko - Les plus mauvais de l'académie...

Akito - Ouai! Les plus mauvais pour le moment! J'sais pas quel sont vos raisons pour avoir ramassé un raté comme moi, mais vous le regretterez pas. On va s'entrainer à en crever!

J'enrageais d'être considéré par élèves comme professeurs comme un pions inutile que l'on met de côté. Je ne voulais pas de ce rôle minable. Je voulais, non, je veux devenir quelqu'un. La porte s'est ouverte devant moi, et je suis prêt à la franchir. Ma fougue se transmit à mon voisin de droite qui se leva de sa chaise meurtrie pour affirmer à son tour sa pensée.

Momoko - Ouai... Ouai! Moi j'suis d'accord avec l'albinos. Ils vont voir que ce qu'il y a de plus gros que mon ventre, c'est mon potentiel. Hosh!

Akito - Hosh!

Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Ven 19 Aoû - 15:41

[Pardons pour la taille, 2 mois sans pouvoir écrire, cela ma rouiller =/ Je devrais débloquer d'ici peu de temps]

Ses mots, aussi cruelles soient-ils, avaient leurs fond de vérité. Aussi difficile avaient-ils été à entendre, Setsu savait qu'ils étaient nécessaire. Même si pour les entendre, elle du ressentir un pincement au coeur, elle savait pertinemment qu'ils n'avaient pas été choisis pour rien. Ils créaient, en Setsu, un mélange tourbillonnant de contradiction. Ils créaient à la fois de la tristesse, de la colère et de la joie.

Elle était triste de savoir que de ses mains, elle était bonne à rien. Triste de savoir qu'elle était l'une des pires recrue et que de son nom, elle bafouait la longue ligné Aburame qui l'avait précédée. Triste de voir les gens évoluer tandis qu'elle, le nez dans les bouquins, elle ne retenais rien. Triste de voir ses amis et collègue monter en grade et progresser, pendant qu'elle restait une aspirante et cela depuis de longues années.

La colère l'avait aussi envahi. Non pas contre Azumi, mais contre elle qui se sentait tout rikiki. Elle était en colère contre son impuissance. Elle pensais n'être qu'une nuisance. Elle ne comprenais pas pourquoi elle n'excellais pas. L'ordre, la droiture et la réussite avait toujours fait partie de sa génétique. Cependant, il arrive parfois qu'une personne s'écarte un peu du chemin.

Mais le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'elle ressentait quand même de la joie. Elle était heureuse qu'enfin quelqu'un vienne pour la ramener sur le droit chemin. Que quelqu'un, enfin, lui tendent la main. Elle était heureuse que quelqu'un l'entende. Oui ! Cette petite voix étouffé par les gens, qui crient de l'aider.

Ses coéquipiers avaient été les premiers à répondre. Akito, qu'elle commençait à connaître, débordais de vie, même à l'annonce de cette nouvelle. Akito et elle avait eu l'occasion de se connaître, il à de cela quelques mois. En effet, ils avaient formé une équipe qui n'avait pas tenu long feu. Elle était composé de 2 autres membres. Deux Uchiha en plus de cela. Le premier était jeune, mais débordais de talent et avait vite surpassé ses coéquipiers. Le second, un être aussi adroit avec les mots que le serait un unijambiste à unicycle, était leur chef d'équipe. La raison de la dissolution de l'équipe restait encore vague et incomprise, même par Setsu.

Momoko qui avait fait une allusion sur son poids, au moins il était déjà au courant qu'il était... gros. Setsu ne le connaissait pas et elle n'avait même pas le souvenir de l'avoir croisé un jour dans un des cours de l'académie. En même temps, il existait tellement de voie dans le monde des Shinobi qu'il aurait été surprenant qu'elle le croise.


[Setsu] – Dit donc les gars, vous déborder de vie, j'aime cela !

En effet, la vie dont faisait preuve ses deux nouveaux coéquipier motivais Setsu. Elle était heureuse, en quelque sorte, de ne pas être la seule dans cette situation et surtout très contente de voir que les gars restait quand même motivé, savait-il se qui les attendais ?

Voilà pourquoi et sans la moindre hésitation, elle s'exclama


[Setsu] –
Soit certaine que je reste. Même si je vais en baver dans les prochains mois, c'est toujours moins pire que de se voir stagner.

Elle savait que tant qu'elle ne serait pas Chuunin, Azumi n'allait pas lui laisser un moment de répit. Elle savait qu'elle serait là, pour eux, jusqu'à ce que l'objectif soit atteint. Et surtout, elle savait que pour enfin s'en sortir, elle allait avoir besoin de se genre de motivation.
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   Dim 11 Sep - 15:56

Azumi (Niveau 24)
: +40% Bonus Inclus
: 66 XP

Akito (Niveau 6)

: +0% Bonus Inclus
: 12 XP

Setsu (Niveau 13)

: +20% Bonus Inclus
: 20 XP

: Merci pour cette session les amis Smile Azumi, au plaisir de te revoir dès ton retour (si tu reviens) et Akito, au plaisir de pouvoir rp de nouveau avec toi
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MessageSujet: Re: De nouvelles fleurs sont cueillies.   

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