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 [CK021] - La petite fille au parfum cendré

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Daiisu Aisu
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MessageSujet: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Ven 9 Sep - 18:37

Spoiler:
 

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Reitan Aburame

Le soleil commençait tout juste à montrer le bout de son nez. La plus grande partie de la population du village caché de la feuille était encore confortablement installée dans les bras de Morphée. Des nuages grisâtre avaient fait leurs apparitions dès le début de la nuit et recouvrait maintenant tout le ciel. La journée allait s'annoncer pluvieuse et morose, un orage s'annonçait. En temps normal, Setsu serait restée endormie encore quelques heures et aurait profité de sa journée de congé pour faire la grâce mâtiné, enfin, si quelqu'un ne l'avait pas tiré de force de son rêve.

Reitan Aburame, un ami d'enfance de Setsu, avait décidé, pour une obscure raison, de réveiller sa cousine éloignée à grand coup d'oreiller en pleine figure. Bien qu'il était dans ses habitudes d'embêter Setsu, Reitan n'était jamais venu la réveiller. Lui-même profitait le plus longtemps possible du doux confort que pouvait lui procurer son lit.

[Reitan] – Debout Setsu dit-il en lui lançant un second coussin faut que je te parle

Dès que Reitan ouvrit là bouche, une odeur de melon d'eau parfumait la pièce. La seule réponse qu'il reçut de la part de Setsu, fut le même oreiller et un grognement incompréhensible.

[Reitan] – Ne me force pas à te sortir hors de ton lit

Aucune réaction de la part de Setsu. Tranquillement, il avait commencé à s'approcher de Setsu et amplifiait volontairement le bruit de ses pas. Depuis toute petite, Setsu ne supportait pas le contacte physique. Elle supportait le mouvement des insectes sur sa peau et elle arrivait à tolérer les quelques accolades qu'elle partageait avec sa soeur et ses parents, mais rien de plus. Personne ne savait pas vraiment pourquoi elle avait développer cette aversion pour le contacte physique.

Reitan le savait très bien et il voulait profiter de cette aversion pour la tirer hors de son lit. Il savait pertinemment que s'il la touchait, elle se réveillerait d'un bond pour le gronder ou lui envoyer une claque. Il était maintenant penché au dessus de son lit et s'apprêtait à lui saisir les épaules. Comme il l'avait prévu, elle se retourna pour faire face à Reitan avant de le repousser de toute ses forces


[Setsu] – Ne me touche pas !

Un sourire se dessina sur le visage de Reitan.


[Reitan] – Bon matin princesse

Setsu expira un sourire de mécontentement en se frottant les yeux encore endormie.

[Setsu] – Qu'est-ce que tu veux ?

Reitan fouilla dans son sac et en sortie un bout de papier qu'il jeta au nez de sa cousine. Le bout de papier contenait un ordre de mission avec pour titre : « La petite fille au parfum cendré ».


[Setsu] – Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?

[Reitan] – Je pars en mission Setsu

Setsu haussa les épaules en lui redonnant la feuille.

[Setsu] – Bon voyage.

[Reitan] – Et tu m'accompagne, j'ai signé pour toi aussi

La réaction de Setsu ne se fit pas attendre, elle lui balança le premier objet qu'elle avait sous la main. Son visage était rouge de colère. De quel droit avait-il signé pour Setsu sans son consentement ? S'il lui avait proposé AVANT, elle aurait acceptée avec joie, mais il avait un de ses culots.


[Setsu] – Tu as quoi ? De quel droit t'as signé pour moi ?

Le sourire au beau milieu du visage de Reitan s'accentuait. La réaction qu'avait Setsu l'amusait au plus haut point.

[Reitan] –
Calme-toi

[Setsu] – Que je me calme ? Mais t'es malade dit-elle en saisissant son réveille matin. T'es gonflé

Puis avant que Setsu ne lui balance son réveille matin en pleine figure, Reitan corrigea le tir.

[Reitan] – Calme-toi, je n'ai pas pu signer pour toi, ils n'ont pas voulu... mais je l'aurais fait. Supposément que seul les chefs d'équipe sont autorisé à signer pour quelqu'un d'autre... La galère

Setsu reposa le réveil matin, mais la rage bouillait encore en elle

[Setsu] – Et tu m'a réveiller pour me dire ça ?

Reitan hochât de la tête.

[Reitan] –
Je veux que tu viennes avec moi Setsu.

[Setsu] – Il est toujours plus facile de faire accepter à quelqu'un une demande si on ne la pas faire chier AVANT

Bien que Setsu était intéressée par la proposition, là maintenant elle n'avait pas réelement envie de partir en mission avec cet ahurie.

[Reitan] – Setsu, combien de temps v'as-tu rester cloitrer ici ? T'es parents ne sont pas là et personne ne sait quand ils reviendront. Umi est constamment avec son amie blonde et toi, tu passes tes journées le nez dans un livre à réviser.

Les dires de Reitan n'aidait vraiment pas Setsu à retrouver son calme.


[Setsu] – Premièrement, Reitan. J'ai le nez dans les livres parce que je dois fournir plus d'effort que toi pour réussir, monsieur le Chuunin à 15 ans. J'ai 17 ans et je suis encore aspirante. Umi est genin et elle à 16 ans. Si je passe la plus grande partie de mon temps dans les livres, c'est justement pour remédier à cette situation. Je commence à voir des résultats à mes efforts, je ne vais pas abandonner là. Deuxièmement, c'est pas en me réveillant comme ça que tu va m'inciter à partir avec toi en mission.

Reitan avait touché une corde sensible en parlant de ses occupations et comptais bien jouer sur cela pour la convaincre de la suivre. Il avait beau être quelque peu fêler, excentrique et incompréhensible, Reitan était un beau parleur.

[Reitan] – Justement Setsu, profite de l'occasion pour apprendre sur le terrain. La théorie, c'est génial sur papier, mais si tu n'es pas capable de l'appliquer sur le terrain, tu ne vaudra rien. Y'a rien de mieux pour réussir qu'un apprentissage sur le terrain et je te l'offre sur un plateau d'or. Ne refuse pas Setsu.

Reitan avait bien raison et avait toujours su quoi dire pour convaincre son amie. Setsu avait beau ressentir des améliorations dans son travail, elle n'en aurait sans doute jamais la certitude si elle ne l'essayait pas sur le terrain. Elle avait toujours voulu partir en mission, elle jalousait même ses collègues qui partait, comme Akito, mais l'occasion ne s'était jamais présenter. Les genin n'ont même pas le droit de sortir du village seul, alors un aspirant...


[Setsu] – Donne moi une journée pour me préparer. Rendez-vous aux portes demain matin

***

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Le lendemain matin était arrivé. Setsu et Umi attendaient Reitan devant les portes du village. L'orage était passé et une journée chaude et humide s'annonçait. Toutes deux étaient prête et fébrile à l'idée de partir en mission. Setsu avait du lire plus d'une centaine de fois l'ordre de mission et connaissait chaque virgule par coeur. Leur destination, le pays des marrais

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Dim 11 Sep - 16:44

Je n'avais pas dormi de toute la nuit. J'étais trop excitée par cette première mission en extérieur ! J'avais lu de nombreuses fois l'ordre de mission, afin de m'imprégner de la mission désormais notre. Et ma préparation ? Elle était en conséquence ! Des heures durant, j'avais passé en revue le matériel que j'allais emmené, à savoir explosifs, shurikens, kunaïs, senbon, pillules ... Ah bah nan en fait, vu que j'ai pas d'argent sur moi et que tout ce petit matériel coûte une fortune ... Je dois me rabattre sur quelque chose. Par exemple, des objets de survie primordiaux, tels qu'un petit couteau, des couvertures, une tente, de quoi se nourrir, une gourde remplie d'eau, une autre remplie de jus de pomme ... Bref, j'étais satisfaite. Après la question qui se posait, était de savoir si j'étais capable de porter tout ce poids ... Enfin, mon sac à dos ne semblait pas contenir tant de trucs quoi ! Puis ça rentrait dedans, donc c'est que je pouvais le supporter, et toc ! Y'a rien d'autre à dire, c'tout, si ça rentre, ça se porte, point barre et même que je ne tolérerai que personne me dise le contraire. Je mords, moi, et même que mes petites dents elles font mal ! Ou au pire, si je suis vraiment vexée, je demande à mes tiques de s'occuper de vous, et vous comprendre la phobie des insectes, haha !

Qu'est-ce que je peux être diabolique, huhu.

Puis, vint justement cette nuit précédant le départ. Celle-là même où, jusqu'à ce que les étoiles se retirent, j'observais le plafond d'un visage mêlé d'appréhension et excitation. Mon enfance avait été versée par les histoires du lointain, les légendes de l'extérieur, les merveilles étrangères. Tout ce que j'avais connu, ici, avait été un village aux mines bien trop connues et une forêt à la tranquillité presque surnaturelle. Au-delà ? Des promesses, des rêves et des illusions. Mais tout cela pouvait tourner au cauchemar. Je n'étais pas sans savoir qu'il y avait des menaces, des noms dont la simple évocation entraînait le frisson parmi les hardis. Asahi, cette organisation ayant laissée ce sillon sanglant à Konoha, lors du dernier tournoi Chuunin, entre autre ... Je grimaçais. Ce n'était pas pour rien qu'on nous empêchait de sortir. C'était pour nous protéger de l'extérieur, cruel et où rien n'empêcherait le vil de nous faire du mal. Mais je n'avais rien à craindre, pas vrai ? Grande sœur était là, et Naitan aussi. Alors pourquoi étais-je si inquiète ? Pourquoi sentais-je que quelque chose n'allait pas se dérouler comme il se devait ?

Le lendemain arrivait, et mon visage était cerné. Aux premières lueurs de l'aube, j'étais toujours éveillée, agitée.

Après un petit déjeuner rapide, où ma mine ne s'était pas arrangée, maussade, nous partions en famille vers le point de rendez-vous. Sawa no Kuni, pays des marais, était notre destination. A priori, selon les dires de ma sœurette, il n'y avait rien à craindre. Ce pays était en bonnes relations avec le notre, et il n'y avait aucun risque à le traverser. Si bien que, le soleil se levant et me caressant doucement la peau découverte, je me sentais à nouveau fébrile. Ma première fois dehors, à l'étranger même !

- On va dehors, on va dehors, on va dehooooors !


Je n'arrêtais pas de me répéter cette litanie, à la plus grande exaspération de Setsu, à n'en pas douter !
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Lun 12 Sep - 18:06

Huit heure sonnait. Une ombre avançait tranquillement dans la direction des deux Aburame. Il n'avait pas fallu bien longtemps à Setsu pour reconnaître Reitan. Seulement, il avait quelque peu changer. Au lieu d'arborer fièrement ses vêtements habituelles, il avait opter pour la traditionnelle parure du clan. Un long manteau lui descendant jusqu'au genou, le capuchon lui couvrant la tête et une paire de lunette teinté noir lui cachait les yeux. Une fois arrivé à proximité de ses coéquipiers, Reitan prit la parole

[Reitan] – Bon matin mes jolies, prête pour cette mission ?

Reitan ne reçu qu'un signe de tête en réponse des deux soeurs. Aussi tôt, il sortie de son sac deux papier.

[Reitan] –
Avec l'ordre de mission, nous avons reçu deux papiers. Le premier dit-il en montrant un aux Kunoichi est une carte avec notre destination.

En effet, il y avait une carte des différents pays. Sur celle-ci figurait deux croix. L'une à Sawa, l'autre à Cha.


[Reitan] – Nous devons nous rendre à Sawa, récupérer la petite et l'apporter à Cha

[Setsu] – Ça nous le savions déjà, mais pourquoi l'autre morceau de papier ?

Avant de poursuivre, Reitan rangea la carte dans sa poche et déplia une sorte de parchemin. En son coeur était inscrit une série de sceaux.

[Reitan] – Le pays des marais utilise un système de téléportation très complexe qui permet de se déplacer d'un point A à un point B par.... téléportation, évidemment.

Setsu baissa les yeux sur la marque bleuté sur sa main, représentant le kanji du voyage. Elle était très excitée à l'idée d'expérimenter un système, qu'elle trouvait aussi prodigieux, que la téléportation. L'idée de parcourir des distances pharamineuse en une fraction de seconde l'avait toujours intéressée et c'est pour cela qu'elle avait apprise Le Chemin du Retour.

[Reitan] – En route.

Setsu et Umi ramassa leur équipement au sol pendant que Reitan donna l'ordre de mission aux gardes.


***

La distance qui séparait Konoha des frontières du pays des marais s'élevait à approximativement une journée et quelques heures. Reitan n'avait pas prononcé un seul mot, pas une seule blagues déplacées à l'égard de Setsu, rien... Il était resté concentré à fixer la route. Il menait le pas avec quelques mètres d'avance. Setsu et Umi partageaient plusieurs discutions pour rendre le voyage moins ennuyant et surtout pour tuer le temps.

[Setsu] – Je le trouve étrange aujourd'hui

dit-elle en désignant Reitan du doigt. Il n'était pas dans ses habitudes d'être calme. Dès qu'il se trouvait en présence de Setsu, il faisait tout pour l'embêter. Allant des insultes verbales pure et dure jusqu'à la gomme dans les cheveux. Le simple fait de partir en mission l'aurait changé du tout au tout ? La kunoichi trouvait cela des plus étranges.


[Umi] - Bah, pas plus que d'habitude

Elle ne connaissait pas vraiment Reitan. Pour elle, il était bizarre en tout temps


[Setsu] – Enfaite... je le trouve normal. C'est ça que je trouve bizarre.

Umi haussa simplement les épaules


***

Les frontières du pays des marrais commençait à se faire voir peu à peu. Au loin on pouvait déjà distinguer ce qui avait donner son nom à se pays, des marrais. Le groupe avait mit en tout une journée et demi pour se rentre là qui regroupait le temps passer à marcher et le temps à se reposer et manger. La journée était semblable à celle qui venait de passé. Un ciel azure sans la moindre trace de nuage, seulement, plus ils s'approchaient, plus l'air devenait humide et une odeur nauséabonde commençait à parfumer les narines des trois Shinobis

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Lun 12 Sep - 21:34

Reitan était tel que je me l'imaginais, dans mes souvenirs. Pas que ça faisait longtemps que je n'avais pu profiter de sa personne (enfin, profiter était un bien grand mot ...), mais j'sais pas. Je m'attendais à le voir autrement, peut-être en plus différent, pas pareil, je me comprends ! En tout cas, il était habillé comme grande sœur, à savoir le plus couvert possible qu'en été tu dois étouffer de chaleur. Mais est-ce qu'à Sawa, au pays des marais, il fait chaud ? C'était une question intéressante, peut-être aurais-je dû me couvrir un peu plus mais bon ... Au pire, j'avais quelques vêtements chauds dans mon sac. D'ailleurs, le pays du thé c'est comment ? Parce que je me rends compte que c'est pas un pays, mais deux que je vais visiter ! Whah, j'en suis d'autant plus enthousiaste, des astres pouvant même être aperçus dans mes iris. Et ce fut ce moment-là que Reitan utilisa pour faire remarquer sa présence, à l'aide d'un salut des plus sympathiques (bah oui, s'entendre dire qu'on est mignonne ça se refuse pas !). Je hochais la tête avec enthousiasme, essayant de ne pas me montrer plus excitée que je ne le semblais. Après tout, je devais faire bonne impression ! Seitan il est Chuunin, la classe quoi ! Et moi aussi je veux le devenir, parce que, heu ... C'est la classe, voilà, ouay ! Je serais Chuunin moi aussi, et le clan il sera fier de moi d'abord ! Alors cette mission de rang C, je vais juste la *perfect* comme on le dit dans le jargon ! Et Maman elle me fera un gâteau comme ça, han ... J'en baverai presque !

Seitan nous expliqua alors pas mal de trucs, dont un particulièrement intéressant, à savoir le système de déplacement à Sawa no Kuni. Un système de sceaux interdépendants permettant des téléportations instantanées à travers chaque point de la contrée. Ingénieux, et ça m'étonnait que Konoha, qui est quand même un village à la pointe de la technologie, n'ait pas pensé à faire ça dans tout le pays ! Ca serait tellement plus simple, genre tu prends un sceau, et pouf ! Tu te retrouves j'sais pas où hyper loin, mais aussi hyper près de la destination convoitée ! Sérieusement, ça serait vachement chouette, quand les autorités voudront bien m'écouter, ou quand j'aurais genre la position pour, je le ferai installer, et ça serait très stylé. Comme moi, mais en un peu moins bien. Et ce fut enfin l'heure du départ, dirigés par un Reitan bien silencieux. En tant que supérieur, mais aussi en tant que personne la plus puissante du groupe, on lui laissait les devants, nous contentant d'admirer le paysage d'un pays à la fois connu et inconnu, discutant de choses aussi superficielles que *le nouveau vernis à ongles d'Uchiha Sayuri il est trooop bôw* que sérieux *A mon avis, le plus fort entre l'hippopotame et le rhinocéros, ça reste l'éléphant !*, qu'enfin, grande sœur fit remarquer un truc. Au sujet de notre meneur.

- Je le trouve étrange aujourd'hui.

Je tournais la tête vers elle, perplexe. Puis, je contemplais le dos de notre cousin Aburame. C'était quand même une drôle de question. Je ne le connaissais pas plus que ça, Reitan, même si je savais qu'il entretenait une amitié un peu spéciale avec Setsu. Mais de manière générale, je l'avais toujours trouvé bizarre. Chelou, voir drogué, mais ça je pouvais pas l'affirmer. Alors bon, je me contentais de hausser les épaules, avec un brin de désinvolture, répliquant sur un ton léger et amusé.

- Bah, pas plus que d'habitude !

Le fait est que sœurette fasse remarquer son anormale normalité ne me fit pas plus réagir que cela. Après tout, je sais pas moi ! Il avait peut-être plus sa dose, ou un truc du genre ... Ou alors il s'était dit qu'il fallait arrêter de déconner, tout du moins en mission ! Oui, ça devait être ça ! Moi aussi j'étais plus sérieuse ! Enfin, presque, mais je me comprends. Alors pour quelqu'un qui assume sa position, à savoir de chef et d'ainé (de grade, notez le bien), il valait mieux ne pas faire les marioles. Être fort, pour que les gens que vous meniez le soient aussi.

__________________________________________

Le pays des marrais commençait à apparaître, face à nous. Au début, c'était indistinct. Quelques arbres tordus, déformés par la distance et les vapeurs du zénith. Puis, au fur et à mesure que l'on gagnait du terrain, on commençait à voir cette taillade dans la terre elle même. Le terrain se voyait irrégulier, sableux, avorté même. Les marais commençaient à gagner du terrain sur les zones saines, et je commençais à comprendre le nom de la contrée dans laquelle nous allions. C'était si ... différent. Le Pays du Feu me semblait si beau, en comparaison ! Là, bah, là ... Les habitants devaient pas être joyeux, je sais pas pourquoi. Le paysage me semblait triste. Et moi aussi je me sentais triste, pour une raison que j'ignorais. Peut-être à cause de ces relents fétides me faisant monter les larmes aux yeux, c'était une possibilité à ne pas exclure. Le ciel était des plus beaux, cela dit. Un magnifique azur, exempt du moindre nuage.

Seitan nous fit signe, si bien que nous nous approchions de lui. De sa mine sérieuse, il nous toisa. Pas de haut, on était quand même plus âgées que lui, mais si il l'avait pu je crois qu'il l'aurait fait. Il prit la parole, et nous donna nos toutes premières directives et avertissements.

- Bon, on arrête de déconner. Ici, c'est le Pays des Marais, et notre objectif c'est Kawa. Comme vous devez le savoir, notre but est d'aller chercher la gamine chez sa tante. Et comme vous devez vous en douter ... Pour se faire, on doit emprunter le réseau. Sauf qu'on a aucune idée d'où se trouvent les balises.

Ah. C'était effectivement un problème assez épineux. Surtout parce que ça sous-tendait qu'on allait devoir traverser une partie de ce pays à pied, et que voilà ... Vu la tête de l'avant-goût, je psychote déjà en imaginant des vers de terre géants et autres sables mouvants ! Brr, un long frisson parcoure mon échine, remontant toute ma colonne vertébrale. Qu'est-ce que je n'aime pas cet endroit, cette puanteur méphitique ... J'espère que nous ferons ce que nous avons à faire vite fait bien fait, histoire de prendre un chocolat au lait dans un endroit plus festif ! Il paraît qu'Umi c'est chouette comme pays et ... Minute, on y est pas encore ! 'faut qu'on trouve une solution pour pas avoir à marcher ! Et comme en écho à mes pensées, le cousin s'exprima à nouveau.

- N'vous inquiétez pas, j'ai un plan. Les voies menant aux sceaux doivent être emprunter de façon intensive. Alors on a juste à suivre ces traces jusqu'à tomber sur quelque chose, ou ... Quelqu'un.

- Mais ça va nous prendre trop de temps ! Commentais-je, d'une voix lésée, presque dans un gémissement.

- Exactement, d'où mon second plan. On interroge les locaux, et on se fait réorienter vers le point choisi.

Je fronçais les sourcils. Quelque chose me semblait clocher. Déjà le fait qu'il propose deux plans tout à faits opposés, l'un impliquant de la discrétion, l'autre n'en demandant justement aucune, pour ne pas dire qu'on faisait du rentre-dedans. Si bien, la question naturelle se posa. Enfin, naturelle me concernant, je ne savais pas ce qu'il en était pour ma soeur.

- Mais ça sera pas mal vu par les autorités du coin ..?

- Ne soit pas sotte, Umi. Je te rappelle qu'on a deux sauf-conduits ... Le premier sur ton front, et le second juste devant tes yeux.

Il agita nonchalamment la seconde feuille de papier, celle-là même qui nous permettrait de nous déplacer à travers le réseau. Je plissais le nez, peu convaincue. A vrai dire, je ne m'imaginais pas qu'emprunter une telle infrastructure serait aussi simple pour un étranger, et même pour un simple villageois cela dit. J'sais pas, j'ai beau trouvé ça super cool et tip top, c'est risqué ! Et si un ennemi vient à arriver ? Et si il décide d'utiliser tout ce circuit ? Et bah c'est l'invasion en moins de temps qu'il faut pour le dire, et pourtant c'est pas comme si il en fallait pas, de temps. Mais après tout, je suis pas Kage, alors c'est pas à moi de réfléchir à si oui ou non c'est risqué de faire ce qui est fait. Hochant doucement la tête, docile, je suivais un Reitan qui s'enfonçait dans les marais, à la rechercher d'un autochtone susceptible de nous aider ...

__________________________________________

Au fur et à mesure que nous découvrions cette bourbe infecte qu'était le Pays des Marais, une pensée m'anima. Pourquoi avait-il désigné mon bandeau, en disant que celui-ci était un sauf-conduit ? Etait-ce un trait d'humour que je n'avais pas saisie ? Je ne saurais le dire. Mais ça m'intriguait. Justement, le fait d'appartenir à un village étranger ne représentait-il pas, au contraire, une menace, une atteinte à l'intégrité du territoire que nous foulions ? A moins que nous soyons alliés avec eux ! Mais je n'en ai jamais rien su. C'était bizarre, vraiment bizarre ... Reitan avait de savoir où nous allions en tout cas, eu égard à son pas décidé et confiant. Nous suivions un semblant de sentier en zig-zag, peu éclairé. Les arbres aux troncs tordus jalonnaient notre route, étouffant presque le soleil radieux. Je ne me sentais pas à l'aise. Je ne savais pas ce qu'il en était pour grande soeur, mais je n'osais pas lui demander, ni même me tourner vers elle. Je devais être courageuse, pour le clan ! Oui, je dois lui faire honneur, montrer qu'on peut me faire confiance et que je peux devenir une Chuunin qui gère tout du feu de dieu (même si je sais pas si il existe) ! Alors je continuais, dans ce silence trouble. Quelques insectes s'exprimaient ici et là. Le vent soufflait quelque peu, agitant quelques boucles et végétations.

Et le Chosen One se fit voir. Un homme d'âge mûr, de forte corpulence, et portant quelques outils sûrement destinés au travail des champs. Seitan me poussa au devant, pas assez fort pour me faire mal ou me faire trébucher, mais assez pour être le premier contact. Me plaignant d'un *Mais heu !* somme toute discret, un magnifique sourire colgate illumina mon visage alors que j'arrivais au niveau de notre sauveur, ou tout du moins l'espérais-je. Je devais avoir l'air crispée, comme ça. Peut-être même un peu effrayante. Enfin, je crois, vu que le monsieur a fait une drôle de tête quand je lui ai balancé un salut énergique, et qu'il s'est barré sans me répondre, jetant des regards derrière son épaule, comme si il avait peur que je lui saute à la gorge !

- Mais je vous veux pas du mal ! Si, si, je vous assureeeee !

__________________________________________

Finalement, il y eut explication avec ce rupestre Kentarô. Reitan l'aillant rattrapé, et lui aillant expliqué notre situation (en s'appuyant bien sur le fait qu'on était de Konoha, et qu'on était juste de passage), on réussit à lui arracher quelques mots, puis au fur et à mesure que nous le suivions, toute une conversation. Il nous parla de tout et de rien, de sa femme et de ses enfants, de ses champs et élevages, et il nous abandonna à une croisée, nous indiquant le droit chemin pour atteindre le sceau de transport. Une heure plus tard, tout au plus, nous atteignions enfin le point tant convoité. Je m'attendais à un truc avec de la gueule, mais en fait ... Ça ressemblait à un vieux dolmen. Ou à un obélisque. Ou en tout cas, à un gros truc en pierre pas très beau et qui datait pas d'hier. Seitan s'en était approché, et faisait des trucs bizarres avec le papier. Assise sur ce qui semblait un rocher brisé, j'attendais la suite avec une certaine impatience. Je m'étais toujours demandée comment ça serait, ce genre de voyages. Après tout ... Whah quoi ! A un moment t'es là, à un autre t'y es plus ! Je sentirai quoi comme sensation, ça se fera en combien de temps ? Puis, je verrai des trucs ou ...

Ou pas ? A peine le temps de cligner une fois des yeux. Le paysage avait entièrement changé, et je me retrouvais dans une place bien plus austère. Tout était de roche, ici. Nulle trace de marais. C'est quoi le délire ?!
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mar 13 Sep - 17:54

Si un jour, quelqu'un avait la chance de demander à Setsu à quoi ressemblait le village caché Sawa no Kuni, elle lui répondrait sans doute, affichant un petit rictus, « du blanc et de la pierre à perte de vue entouré d'un marais. L'odeur, plus nauséabonde qu'un clochard qui n'aurait pas pris de douche depuis plusieurs années, ne vous laisserais pas indifférence. » Elle irait même jusqu'à dire qu'elle vous pique le nez à un tel point que seriez prêt à vous enfoncé les bas d'un gros lard ayant couru le marathon, et ce, juste pour filtrer l'odeur.

L'idée de faire marche arrière trois secondes, prendre une grande respiration et revenir en gardant le plus longtemps possible l'air si frais lui avait traversé l'esprit, mais cela aurait été des plus inutiles. De plus, des gens se dirigeait maintenant vers l'équipe, les armes dégainer et les mains prête à « taoter ». Setsu n'osait même pas imaginer la puissance nauséabonde des jutsu basés sur le marais. Une homme à la carrure imposante s'avançait vers les trois Aburame tandis que les autres restait sur leur garde prêts à bondir aux moindre geste brusque. L'armoire à glace vit face à Reitan qui se tenait un peu en avant.

Plusieurs secondes se sont écoulés sans que quelqu'un prononce un seul mot. La tentions qui avait envahis l'air irritait Setsu et par le fait même, les insectes qui logeait dans son corps. Elle pouvait facilement sentir les essaims tout entier s'exiter. Un oeil avertie arriverait probablement même à voir de petite bosse bouger sous la peau de l'Aburame. Par chance qu'elle était presque recouverte de la tête au pied. L'homme inspira en grand coup et jetta un coup oeil aux deux Kunoichi. Son regard s'arrêta sur le front d'Umi, là où résidait le bandeau tant convoiter du village caché de la feuille.


[Molosse] – Vous êtes de Konoha ?

Jamais Setsu n'avait entendu de voix aussi grave que la sienne. Elle dépassait de plusieurs octave celle de Reitan et était prompte à intimider les gens. En guise de réponse, Reitan présenta l'ordre de mission et le feuillet de sceau.

[Reitan] – Nous sommes en mission pour le compte de la famille Tachi. Nous devons nous rendre là où réside la tante de Shiki.

Reitan fit une pause en voyant le garde jeter un oeil sur l'ordre de mission.

[Reitan] – Le feuillet de sceau nous à été remis avec l'ordre de mission, mais nous ne sommes pas habilité à utilisé le réseau correctement. Nous avons interpeler un dénommé Kentarô qui nous à grossièrement expliquer comment l'utilisé. Nous avons suivi ses conseils et nous voilà, devant vous.

Le garde redonna les deux feuilles à Reitan et fit signe à ses alliés de baisser leurs armes. Setsu et Umi n'avaient pas leur place dans cette discutions. Reitan semblait savoir quoi faire et Setsu n'était qu'une aspirante. Selon elle, sa parole n'avait pas de valeur


[Molosse] – Par ici dit-il en les laissant passer devant nous allons vous conduire au sceau correspondant.

Le groupe emboita le pas d'un autre garde. Malgré tous ce que l'on disait sur la dangerosité du pays des marais, cela restait tout de même un village caché et surtout une structure militaire. Les gardes qui les accompagnait surveillaient le groupe de près. Le premier garde ouvrait le pas et guidait le groupe jusqu'au sceau correspondant et le second, le molosse, fermait le pas, guettant la moindre action suspecte. Proclamer haut et fort venir de Konoha, même en ayant une accréditation, ne suffisait pas à lever le climat de surveillance. Cela avait au moins servit à les garder en vie.

Quelques minutes de marche avaient suffi aux groupe pour arriver devant ce qui semblait être une pierre. À son approche, le groupe pouvait distinguer les symboles d'un sceau. Symbole similaire à ceux qui était présent sur le feuillet remit par les autorités du village caché de la feuille.


[Molosse] – C'est ici dit-il en pointant le sceau

Tranquillement, Reitan s'approcha du sceau, malaxa un peu de chakra et en un simple clignement de yeux, la pierre blanche avait disparu pour laisser place à... des marais et quelques arbres. Au loin, le groupe pouvait facilement apercevoir un début d'habitation. Sans même poser la question, les trois shinobi s'en approchaient.

Un petit sentier menait à l'entré de la maison. Elle faisait deux étages et l'architecture criait la richesse et le style. Elle était pourvu de plusieurs fenêtre. Non loin derrière une grande cours accueillait un jardin de pierre. Quelques arbres « cachaient » la maison.

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mar 13 Sep - 19:30

Les parois de papiers blancs laissaient transparaître les timides rayons lumineux dans toute la maison. L’imposante richesse de la demeure tenait en respect. L’influence de la famille Tachi était indéniable, et se devait de s’étendre sur un réseau vraiment vaste pour posséder autant de prestige sans sembler tracasser par quelconque personne. Cette aura paisible autour de la famille était trop grande, trop visible pour ne pas être une mascarade. Il était bien connu que les familles de pouvoir se mettent plus simplement des bâtons dans les roues qu’elles ne se tendent la main.

Alors que les shinobi venaient d’emprunter le passage scellé, ils purent voir les portes coulisser aussitôt pour présenter une femme qui tirait sur ses années, agenouillée, dans un haori fleuri. Ses boucles blanches tombaient sur son visage sinueux et creusé par la fatigue. D’un hochement de tête et d’un mouvement de bras, elle invita les Homme-Insectes à rejoindre le salon où dansaient déjà les fines vapeurs d’un thé servi.

Oba – « Bonjour, j’espère que votre périple ne fut guère trop long. » - Les invitant à s’asseoir, elle se releva péniblement. « Shiki-san, vous pouvez venir. »

Aussitôt ces quelques mots prononcés, une jeune fille d’une dizaine de printemps vint dans la pièce, s’inclinant respectueusement. Elle était assez petite, d’une carrure assez frêle, et d’une pâleur noble qui indiquait qu’elle ne prenait guère part aux tâches agricoles. Ses longs cheveux noirs se dégradaient à l’approche de ses joues, et se voyaient ornés d’une énorme pince représentant un papillon violet. Toute de rouge vêtue, de manière à faire ressortir ses prunelles, elle imposait la prestance-même de toute sa famille.

« Bonjour. » - Sa petite voix n’était pas si aiguë pour une enfant. Elle résonnait avec une maturité assez étrange, comme si elle était plus âgée.

Oba – « Sans doute ont-ils faim après tout ce voyage ! »

« Oba-san, vous avez laissé le repas noircir. »

Oba – « Je ne suis plus aussi vive. »

« Je m’en occupe Oba-san. »

Et Shiki quitta la pièce s’occuper du repas qui n’en était plus un. L’absence de Shiki profita à Oba qui devait alors s’entretenir avec les trois Aburame au sujet de leur mission.

Oba – « Alors je pense que vous savez pourquoi vous vous trouvez ici. Ma nièce Shiki doit fêter son anniversaire avec ses parents dans quelques jours, et je suis bien trop vieille pour parcourir les sentiers avec elle. » - Sa voix baissa d’un ton – « Mais c’est une brave enfant, ne vous inquiétez pas. »

La vieille femme sembla chercher un instant quelque chose avant de poser sur la petite table basse une magnifique boite sculptée…

Oba – « Ceci est l’objet fétiche de Shiki. Elle aime le bruit que font les allumettes dans cet écrin. Pourriez-vous la lui remettre sur le trajet, en souvenir de sa vieille tante qui ne la reverra peut-être plus ? »

Elle poussa la boite vers Setsu.

Oba – « Shiki est l’héritière de toute la famille Tachi. Elle va reprendre les relations diplomatiques marchandes qui font vivre la plupart des pays mineurs. Cette enfant est un véritable diamant. Que ce soit pour notre famille, mais également pour le commerce mondial. Si elle venait à être enlevée, cela ouvrirait le pas aux trafics et aux marchés qui n’ont rien de blanc, et il pourrait même y avoir des famines dans certains villages méconnus. C’est pourquoi j’ai été rassuré d’apprendre qu’un grand village comme le vôtre allait s’occuper d’elle. »

« Oba-san, je n’ai pu sauver que le riz. »

Oba se retourna vers la porte du couloir au travers de laquelle la voix de l’enfant s’extirpait de loin, étouffée par la distance.

Oba – « Prépare quatre bols et mangez bien, il faut que vous soyez fort pour marcher ! »

Un silence s’instaura durant quelques minutes, jusqu’à ce que Shiki entra dans la pièce avec un plateau.

« Veuillez m’excuser, mon kimono s’est imprégné de cette odeur cramoisi de la viande. »

Un sourire se dessina sur le visage de Shiki et de Oba qui les regardait manger. Une fois le plateau vidé, il était tant pour l’équipe de partir.

« Je vous permettrais de quitter Sawa, je connais très bien les passages à suivre, vous n’aurez qu’à me suivre. »

Après avoir fait ses au revoir à sa tante, Shiki, derrière l’équipe, traversa l’unique sceau emprunté jusque-là par les shinobi.

« Qu’est-ce qu’y peut vous motiver à escorter une enfant à ses parents, à votre âge ? »


MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Dim 18 Sep - 17:40

Parfois, je me demande si il est prudent de faire confiance à Reitan. Pourquoi ce soudain doute m'envahit ? Peut-être à cause des braves gens armés jusqu'aux dents s'avançant vers nous, visiblement hostiles. Et appartenant aux autorités de ce pays aux vapeurs fétides, tant qu'à faire. Ça ne serait pas intéressant ou même drôle, bien suuuur. Bon, je sais pas pour vous, mais moi j'ai bien envie de me faire les deux à droite, laisser à ma chère sœur les trois à la gauche, et à Reitan, bah, heu, on va dire tous les autres ! Moi je trouve ça super équilibré, enfin niveau répartition je me comprends. On fait un truc du genre *répartition par niveau d'équilibre* si si, je vous assure ! Et heu, bah voilà. Mon petit délire m'a un peu distrait, juste pour me faire revenir à la dure et oppressante réalité. Étions-nous en mesure de forcer le passage ? De nous mesurer à eux ? De, tout simplement, nous en sortir sans recourir à la confrontation ..? Nombre de questions se pressant dans mon esprit, tourments de l'âme. Et, contre toute attente, le leader de notre groupe, ce cher cousin (heu, je crois ?) Reitan intervient, et nous montre nos deux sauf-conduits. Tout à coup, je comprends mieux ce qu'il disait quelques heures plus tôt. Et c'était somme toute logique ! Konoha et Sawa étaient en bons termes, une agression envers le village de la feuille aurait de terribles conséquences diplomatiques. Allant peut-être même jusqu'à la guerre, brr. C'était effrayant de penser que le moindre petit débordement pouvait entraîner de telles répercussions ...

Cela dit, en ce moment même, je remerciais le bon Dieu (si celui-ci existait !) d'avoir permis les relations de nos pays ! Car, bien que suspicieux, on nous laissait libre passage ! J'avais envie de chanter, danser ma joie ! Mais ça serait pour plus tard, dans un cadre plus familier et intime. Nous contentant de suivre le titan, chef de sa meute, je ne puis m'empêcher d'observer à nouveau le paysage, la frayeur passée. Il n'y avait rien de bien nouveau, même si la pierre blanche était quelque chose d'étrangement *beau* dans un pays où tout était, bah ... On va pas dire moche, mais presque. Puis, à nouveau, lorsque le sceau s'activa sous mes yeux (oui, j'ai vu une sorte d'éclat entourant le glyphe !), nous nous retrouvions à nouveau en une nouvelle place. Une place très semblable aux précédentes, cailloux en moins. De la fange, de la fange, encore de la fange ... Et quelques arbres à l'allure torturée. Cet endroit commençait sérieusement à me faire flipper, j'vous dis pas ! Même que le dauphin à coté c'est rien, 'vous dire ! Mais comme j'essaye d'être une gentille demoiselle et d'être aussi éduquée que possible (pour ne pas dire que j'arrête d'être une mauvaise langue !), voilà que se dessine ce qui semble être ... un domaine. Ou en tout cas, un début de domaine, les imposants saules cachant la vue. Il ne fallait pas le dire ni une, ni deux fois ! En route vers l'aventure ! Au fur et à mesure que nous avancions, voilà qu'un imposant manoir se dessinait, et derrière ? Une falaise de roche blanche, limpide. La famille Tachi n'était pas pour rien une des plus influentes du Pays du Thé, pour sur ! Donnant un petit coup de coude à ma sœur, lui montrant un détail particulièrement intéressant de l'architecture (un sigle je crois ... intrigant même si je ne saurai dire à quoi il ressemblait), je ne puis m'empêcher de ressentir un quelque chose de gênant.

Cet endroit était trop beau, trop paisible, trop bien pour un pays pareil. Ça faisait tache. Ça faisait faux, artificiel. Et je ne puis empêcher une grimace de s'installer sur mes lèvres. Ici, tout se jouait à l'apparence. Mais qu'en était-il au fond ? Y avait-il quelque chose de pourri, un ver à l'intérieur de la belle pomme ? Quoi qu'il en soit ... Whah whah whah ! Comment c'est trop beau cet endroit, whah ! Je veux la même maison, pas dans le même endroit - parce que ça pue la mort - mais whah ! Si ça se trouve, au village, je pourrais avoir la même ! Et peut-être même dans la quartier Aburame et tout, comme ça tout le clan pourra me rendre visite, et Mana aussi ! Ah, Mana ... Comme je te plains ! Nous qui rêvions de ces pays étrangers, inconnus et magnifiques ... C'est sûr, si t'étais venue t'aurais été déçue, donc heu, tant mieux quoi ! La prochaine fois qu'on sort, on sort ensemble, juste toi et moi ! Et on ira dans des endroits qu'on a même pas réussi à imaginer, et c'est dur pourtant ! On a trop d'imagination. La grimace tourna au sourire, enjoué, alors que nous approchions plus et plus de l'entrée.

Et, juste à quelques pas de celle-ci ... Elle coulissa d'elle-même, comme si elle nous attendait depuis le tout début. Et une vieille mamie toute fripée comme un raisin sec fit voir sa petite tête, pour nous souhaiter une bienvenue chaleureuse. Même si l'individu en face de moi n'avait rien de menaçant ... Je n'ai pas pu m'empêcher d'esquisser un petit mouvement de recul. On était surveillé, c'était pas possible sinon ! Genre en plus je sens l'odeur du thé bouillant derrière elle, obligé, des sentinelles sont placées, ou des sceaux, ou un truc du même genre et tout aussi rassurant ! Bref, tout ça pour dire que ça craint. Enfin, je les comprends ... C'est un minimum syndical de savoir qui vient et quand il vient, mais moi j'aime pas. Ça a beau avoir le mérite d'être clair, avec ce message *Faites pas les cons, on a les moyens pour vous le faire regretter*. Ils auraient pu faire un effort cela dit ... Ils auraient pu, j'sais pas, faire semblant ? Après tout, ils étaient pas à une hypocrisie près quoi. Je jetais un regard entendu à mes deux compères, curieuse de voir si nous étions arrivés à la même conclusion. Si tel était le cas, ils n'en laissèrent rien paraître, et nous nous installions sans plus autour de la table où on nous servit. L'allure de mondanité ne me plaisait pas. J'ai beau être super trop heureuse d'être dans une maison aussi whah ! Mais ... Papa m'a dit un jour *Moins tu passes de temps à jouer au jeu des autres, moins tu es susceptible de te faire jouer. Contente toi de faire ce que tu as à faire, directe et droit au but, puis de partir*. Quel homme, mon Papa, j'en suis trop fière !

Bref, j'ai pas pu m'empêcher de me demander si tout ce qui avait suivi n'était pas une mascarade, un acte de pièce de théâtre savamment joué. Tout avait l'air naturel, mais si ça ne l'avait pas été, je n'aurais pas trouvé ça aussi hors de propos. La petite fille que nous étions chargés d'escorter ne faisait pas ses dix maigres années. Pire ! J'avais même l'impression qu'elle était plus mature que moi, allo ! Genre c'est normal ? Bien sur que non ! Mais pourtant ça semblait une réalité. Ou en tout cas un mensonge habilement dissimulé. Après les présentations d'usage, Oba envoya sa nièce dans la cuisine, où une odeur de cramé commençait à prendre plus et plus d'ampleur. Un prétexte ? Une réalité ? En tout cas, elle profite de cette absence pour nous faire mal de la mission. De l'importance de Shiki, des enjeux qu'elle représente, du pourquoi de notre présence. Et, contre toute attente, elle nous tend une boîte joliment ornée. Une boîte d'allumettes. Oui, oui, vous avez bien entendu ! Un truc aussi joli qui contient des allumettes ? Allo, stop le délire un moment ! J'vous dis, ces riches, l'argent leur monte à la tête et ils deviennent excentriques ! Bruit d'une allumette qui craque, nan mais ... Nan mais voilà quoi, les mots me manquent. J'ai envie de rigoler un bon coup même ! Mais ça ne se fait pas, après tout je pourrai offenser quelqu'un ou quelque chose. Ici, y'a trop d'oreilles et d'yeux ! L'héritière finalement revint parmi nous, un bol de riz simple pour chacun d'entre nous.

Et après le copieux repas ? Bah le départ, tiens ! Les adieux ne furent guère longs, et nous prenions la route immédiatement, pour guide une petite fille de dix ans. Me penchant vers ma soeur, je lui chuchotais, histoire que seules elle et moi entendions mes brèves paroles.

- Garde ça pour toi, je veux dire la boite. Si on lui donne elle risque de la paumer, alors tant qu'à faire autant la garder avec nous, nan ? 'fin, on lui donnera quand elle sera chez elle, hein !

Je lui adressais un petit sourire qu'elle me rendit, avant de hocher la tête doucement. Et, avec un sourire renouvelé, je la vis chuchoter quelque chose, tandis qu'un unique insecte sortait de sous sa manche, et glissait silencieusement vers notre cible. Curieuse, je la vis s'agripper tout d'abord au manteau de notre jeune amie, puis, disparaître entre ces plis, comme si il n'avait jamais existé. Et heureusement ! Car ce fut ce moment là qu'elle décida d'ouvrir la conversation. Question étrange à n'en pas douter, mais il ne me fallut pas plus d'une seconde pour y réfléchir (ou pas) et répondre à la volée !

- Parce que c'est l'aventure, bah tiens !
Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mar 27 Sep - 17:39

Nous étions maintenant de retour au village caché des marais. En si peu de temps, il n'avait pas changé... Il était toujours aussi... blanc ! Les gardes du village gardait un oeil sur nous, le moindre de nos faits et gestes était étudier. Setsu comprenait mal le comportement des gens du village. Dans les faits, Sawa et Konoha était en bon terme, en plus l'équipe n'était là que pour emprunter le réseau de sceau et pourtant, elle se sentait épié comme jamais. Peut-être étais-ce aussi comme cela qu'était traités les nouveaux venus aux villages caché de la feuille ? Voir même ailleurs. Elle n'en avait aucune idée. Les seules fois où elle sortait des murs du village, c'était pour aller dans la forêt près de l'entré nord, la forêt que seul les Aburame ont le droit de franchir. Voyez cela comme une sorte de temple pour Setsu, elle ne voue pas un culte propre à cette forêt, mais lorsqu'elle s'y aventure, elle se sent bien. Comme si elle était née là, comme si elle avait toujours vécu là. Sans doute un des effets que procurais le liens qu'elle avait avec les Mushidama.

Shiki fut la première à adresser la parole aux membres du groupe. Tout en se dirigeant vers le prochain sceau qu'ils allaient emprunter, elle leur demanda quel était la motivation qu'ils avaient pour escorte une enfant à ses parents à leurs âge. Setsu ne s'était jamais vraiment demander pourquoi Reitan avait choisi cette mission ? Setsu avait accepté, car elle croyait fermement que les capacités de son clan allait leur permettre plus facilement de suivre la petite peu importe la situation. En effet, de nature prévoyante, Setsu avait déposé sur Shiki une phéromone. Le lien qui unissait Umi aux Mushidama était encore jeune et elle n'avait sans doute pas compris pourquoi Setsu avait déposé un insecte sur la « cible » à protéger. Elle ne devait sans doute pas être capable de sentir cette odeur si particulière qui émanait maintenant de Shiki, odeur qui allait lui permettre de la suivre sur des kilomètres. Si quelque chose advenait et que Shiki était capturé, comme la si bien fait remarquer sa tante, Reitan et Setsu seront en mesure de connaître sa position exacte à tout moment et ce, même sur une grande distance. Voilà pourquoi Setsu avait choisi de suivre Reitan dans cette mission, mais elle n'allait tout de même pas lui répondre ça... Les capacités des Aburame ne sont pas nécessaire à son apprentissage en tant que futur héritière et les secrets de clan devait rester... secrets.

[Umi] - Parce que c'est l'aventure, bah tiens !

Seulement, Umi fut plus rapide que Setsu pour la réponse. Logique puisqu'elle n'avait probablement pas réfléchie à ce qu'elle allait dire. Cependant, cela ne répondait pas vraiment à la question que Shiki venait de poser.


[Setsu] –
Disons simplement que l'âge à peu d'importance. Nos motivations sont lié à l'objectif, que la personne escortée ait 10, 20 ou 85 ans cela importe peu.

Shiki allait devoir ce contenter de cette réponse, loin de Setsu l'idée de paraître impolie ni rien, mais ce qu'elle venait de dire représentait exactement ce qu'elle pensait de la situation. Shiki n'avait pas vraiment eut le temps de répondre à Setsu, quoi qu'elle aurait bien pu le faire vu qu'à ce moment-là c'était elle la guide, puisque le groupe venait tout juste d'arriver au sceau suivant. Sans dire un mot, Shiki le traversa suivi du groupe qui comprit qu'il allait les mener aux frontières entre Hi no Kuni et Sawa no Kuni.

Une fois le sceau traverser, l'équipe s'était effectivement retrouvé aux frontières du pays. Le décors avait changé. L'odeur marécageuse qu'avait du endurer le groupe était bien loin et des forêt peuplait le paysage. À partir de maintenant, la mission allait officiellement commencer. Setsu avait déjà commencer à réfléchir à une façon de faire pour éviter le plus possible les rencontres et ainsi réduire le risque de croisé des personnes mal-intentionné qui aurait eut vent d'une quelconque escorte. Encore une fois, comme l'avait dit la vieille, la capture de Shiki serait un désastre pour l'économie et même s'il n'y à pas de danger en soi, il valait mieux prévenir que quérir. Certains dirons que c'est de la paranoya, mais Setsu leur répondrait sans doute qu'elle ne paranoïye pas, elle envisage seulement toutes les possibilités.


[Setsu] – Résumons... La distance qui nous sépare du pays du thé est d'approximativement trois jours. Je propose d'éviter le plus possible les grandes routes et de s'arrêter le moins possible. Il faudra être toujours en mouvement.


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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mer 12 Oct - 16:17

N'empêche, je trouve cet endroit un peu triste quand même. Pour pas dire décevant.

Et pourquoi la question est-elle celle-ci ? Pourquoi ne le serait-elle pas surtout hein hein hein ?!
Nous avions emprunté un nouveau sceau, un sceau qui nous amenait vers ce tristement reconnu village de Sawa. Il n'avait pas beaucoup changé durant notre absence, pour ne pas dire qu'il n'avait pas changé du tout. Toujours ses bâtiments austères, ses immenses falaises de pierre toute blanche. Mais pourquoi ça aurait changé cela dit ? Bah j'sais pas moi, pourquoi pas hein ! Et si genre y'avait tout un système hyper ardu et compliqué basé sur des sceaux de transformation qui change la topographie des lieux, des bâtiments et des sols ! Han ! Genre ça changerait totalement l'endroit que t'arriverait même à le reconnaître, et que t'aurais des défenses avec des pointes qui se lèvent et que t'as tous les civils qui sont amenés dans les airs ou au sous-sol, han trop classe ! J'suis sûr que Konoha ils ont le même, même si ils le disent pas. Et moi je veux aussi le même, parce que ça serait trop stylé han ! Papa il s'y connait en sceaux, il a plein de parchemins et bouquins chelous sur le sujet ! Faut que je lui demande de me les prêter, il sera content en plus ! Genre il se dira *Ouay ! Umi s'intéresse enfin à mon taff, j'suis classe !* Et même que voilà même si c'est pas totalement vrai (parce que les sceaux c'est quand même assez bizarre moi j'dis) bah il sera content et moi aussi je pourrais changer des lieux en un clin d'oeil, comme à Sawa !

A moins que ... Ça soit plus simple, ils utilisent juste un Henge géant sur tout leur village ! Mais genre ça doit être trop épuisant de faire ça ! Et combien de gens devront le faire ? Pouf, j'préfére même pas imaginer, trop dur à concevoir. Mais ça peut-être trop classe, genre tu prends l'apparence de l'air et pouf, plus de village, invisible. A moins que ça ne soit pas l'oeuvre d'un homme ... Si ça se trouve, la nature se rebelle ! Elle balance une pluie de feu ou un séisme, et pouf ! Tout ravagé ! Mais minute ...

Pourquoi je pense à ça ? Rien n'a changé ici, tout est si désespérément blanc ! A part les têtes de la patrouille, chargée de surveillance, qui nous regardent passer sans mot dire. Cette terre me laisse un arrière-goût de ... stoïque.

Nous marchons dans ces terres aux relents fétides et aux paysages torturés. Tout cela dans le plus limpide silence. De drôles de piafs nous causent, mais j'comprends pas ce qu'ils disent. Des villageois s'entraperçoivent, mais se contentent de nous regarder avec un mélange de curiosité et méfiance. Notre bandeau n'est pas seul suffisant afin de dissiper le doute. Puis, finalement, nous prenons un nouveau sceau. Un sceau nous menant à la frontière de cette terre désolée. Setsu alors, ma grande soeur stylée (me demandez pas pourquoi, elle l'est c'tout !), nous donne des directives ! Han, elle a trop la tête d'une cheffe, j'le dis ! Mais comme pour la faire redescendre sur terre, Reitan qui est quand même plus petit secoue la tête lentement, avant de répondre las.

- D'acc' p'tite tête, mais tu t'occupes de porter la gamine sur le dos. Elle est pas comme nous, elle supportera pas le voyage. On va la faire plus calme, on va longer la côte et emprunter les grandes routes. S'arrêter aux auberges, camper quand on aura pas le choix. D't'façons, on attirera plus l'attention en parcourant les sentiers battus. Puis, comme tu peux le voir, le ciel est lourd. Temps de pluie, période de pluie, ça risque d'être courant, alors porter le manteau à large capuche ne sera pas plus voyant qu'ça. On enlève nos bandeaux au passage, maintenant on doit être discrets.


Whah. J'ai pas tout compris, mais ça m'a l'air très bien. Shiki semble être contente de la tournure des évènements, et semble acquiescer. Quoi qu'il en soit, nous nous exécutions, et désormais nous n'étions que des voyageurs anonymes parmi tant d'autres, vagabondant dans le pays en quête de gîte et de richesses. En cette première journée en compagnie de notre hôte, nous avons un total de trois pauses avant que la nuit fasse tomber le voile de la pénombre. Et c'est en une clairière quelque peu dissimulée, visiblement fortement utilisée, que nous nous reposions. Au milieu de la nuit, j'ai entendu un truc bizarre du coté de Setsu. Genre qu'elle disait *Tu ne t'ouvriras que sous mes ordres*. Et même que quand j'ai tournée la tête pour voir ce qu'il en était, j'ai entraperçu la drôle de boîte d'allumettes. Mais qu'est-ce qu'elle fait avec ? Je ne saurai le dire. Je lui demanderai demain si j'm'en souviens, là fait trop sommeil !

Et ce justement lendemain, bah je m'en suis pas souvenue.
Alors on a marché, encore et encore, sous ce ciel morose, lourd de nuages et menaçant de gris. Le trajet s'est fait dans le silence, sous la pluie fine mais martelant. Aucun mot échangé. La route était triste, bien qu'on pouvait observer au fur et à mesure le changement de décor. Parfois, le chemin nous menait vers les côtes, si bien qu'on avait l'impression de marcher à tout moment sur les bancs de sable gris et moche. A d'autres, on retournait au cœur des terres, et la mer ne devenait que vague souvenir. Et on avait l'impression que le temps s'était stoppé. Les rayons de soleil était comme las, statiques. On ne savait à quel moment de la journée on se trouvait. On avait juste l'impression de marcher, encore et encore, depuis toujours. Flippant ! Heureusement que le crépuscule a commencé à poindre le poindre le bout de son nez ! Et pareil pour un village dont je ne connais même pas le nom ! Enfin ! On va pouvoir trouver le repos, mais n'empêche ... C'est prudent ? Après tout, y'a des gens qui pourraient nous voir ... Si bien que, je me pose à coté de Reitan, histoire de lui demander ce qu'il en pense. Que seul lui et moi pouvions nous entendre.

- Tu crois que c'est vraiment une bonne idée ? J'veux dire, y'a beaucoup de gens et tout ...

Il sourit, légèrement. Avant de répondre, sur un petit ton suffisant parfaitement agaçant.

- Réfléchis un peu, p'tite tête. Une tête parmi des dizaines d'autres, ça attire pas l'attention. Met cette même tête toute seule, et tu verras qu'on la remarquera beaucoup plus. On va s'contenter de se fondre dans la masse. Si quelqu'un veut vraiment nous trouver, de toutes façons, sois sûre qu'il y arrivera, que l'on le veuille ou non.

Je fronçais les sourcils, perplexe. Il n'en dit pas plus, et se dirigea vers le premier établissement visible.
La suite ? Pas particulièrement passionnante. Juste un repas assez insipide, une Shiki visiblement épuisée, quelques discussions sur tout et rien (surtout rien en fait), et voilà que nous montions à notre chambre commune. Si quelque chose devait nous déranger en plein sommeil, autant être tous ensemble ...
Et avec la porte bloquée par une chaise.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mer 12 Oct - 19:34

Edwin, capitaine du Naga
Spoiler:
 



On ne voyait que peu de voyageurs à Zaburu. Trop peu, c'étaient les habitants qui faisaient marcher l'auberge du village. Edwin les avait vu avant qu'ils n'atteignent le bourg. Il devait être midi, et tandis que Pam' remontait les filets, les quatre silhouettes s'étaient démarquées de la brume qui servait d'écharpe au continent. Ça collait; normalement, il y aurait du neuf à Zaburu.
La pêche avait été heureuse depuis Oz, à tel point qu'il accorderait un jour de repos à son équipage, demain. Ils les valaient, car c'est vrai, en trois jours, le sommeil s'était faire rare. Gérer un bateau à quatre, ce n'est jamais évident. Il aidait... il aidait bien même. Depuis son époque à l'école des Lions, il avait été un des meilleurs marins. Pour la pêche, ça avait été plus dur. La concurrence ne révélait pas les coins prolifiques à n'importe qui. Mais Pam' était arrivé, et les lui avait indiqué. Depuis ce temps, la vie s'était amenée plus tranquille.

Le retour au village s'était fait comme d'habitude, tout s'était vendu. Même si Zaburu était un village éloigné de grandes villes, les pêcheurs avaient été obligé de miser sur la qualité, et d'aller de plus en plus loin à la recherche de poissons plus chers. Une petite renommée était née. Certes, pas très importante, mais ça permettait de vivre. Que demander de plus? C'était satisfaisant. Une vie simple n'est pas dénuée de charme.
Le port était petit, une crique, avec une jetée, pour protéger en cas de coup dur. Même si Cha, le pays du thé, protégeait des intempéries, Edwin savait que dans ce monde, il existe des phénomènes que l'on n'explique pas.

[Pam'] – Cap'tain! C'est bon, tout est nickel? On repart à quelle heure?

[Edwin] – Repos demain. On repart après demain, à trois heures. Comme d'habitude. Salut!

[Pam'] – Ciao! On se reverra pas à l'auberge, mais je crois qu'Haizu ira, voir les étrangers.

Haizu... jeune de seize ans, il n'aspirait pas à une vie aussi simple qu'Edwin. Peut-être quand il aura compris qu'une vie compliquée implique également des problèmes compliqués, alors il reviendra couler des jours heureux sous les ordres du capitaine du Naga. Tout ce qui l'intéressait, c'était la nouveauté, les récits des voyageurs, les bardes, les légendes. Un peur rêveur, mais pas méchant. C'était parfois un plaisir, parfois une malédiction de l'avoir à bord.
Les étrangers étaient en train de manger quand Edwin arriva à l'auberge. Manger... Peut-être même le poisson qu'il venait de ramener. Il sourit. Peut-être bien... Sa table n'était pas occupée, il la prit. De la viande! L'aubergiste le salua. Pas la peine de prendre commande. Au retour d'une bonne pêche, c'était toujours de la viande! Une pipe allumée pour attendre son repas, il regarda les étrangers. Haizu allait être déçu, ils ne semblaient pas très enclin à raconter des histoires rocambolesques. Le genre d'histoire qui oublie de mentionner certains problèmes... c'est peut-être pour ça qu'Haizu en rêve autant. Les rêves sont-ils faits pour être vécu? Edwin savait que non, mais était-ce valable pour tout le monde?

[Haizu] – Bonsoir Cap'tain Ed! Alors, j'ai manqué quelque chose?

[Edwin] – Non.

Edwin vit le regard de l'adolescent s'illuminer. Puis il regarda les étrangers, et en vint aux mêmes conclusions que son capitaine. Sa bonne humeur retomba. La serveuse apporta les plats, ce fut la réillumunation. Beaucoup d'états pour peu de choses. Jeunesse, quand tu nous tiens! À y voir de plus prêt, l'aubergiste avait eu la main lourde, pour éviter de dire qu'il avait carrément préparer la part d'Haizu, sur la note de l'équipage, bien entendu. C'était un contrat civil, une sorte de cadeau à l'équipage qu'Edwin avait conclu. Dès qu'il était là (ce qui était assez coutumier, il vivait là), tout ce que prenait l'équipage était sur sa note. Le gîte et le couvert en cas de coup dur. Cela permettait de mettre de l'argent de côté, si jamais Edwin venait à partir subitement. Toujours cette peur qu'on le retrouve. Il ne voulait pas, mais il n'y aurait pas de combat. Cela pourrait mettre des gens en danger. Non, il se contenterait de fuir, avec ou sans son bateau, sans son équipage.

Ha! La viande! S'il ne le montrait pas autant, il savait l'apprécier tout autant qu'Haizu. Qui, faute de la déguster, la dévorait. Manger avec Haizu, c'était un combat. Heureusement, Edwin n'était pas sur sa faim. En moins de dix minutes, tout fut fini. Les étrangers, eux, étaient montés. Edwin se méfiait. Il fallait se méfier. Quatre personnes : trois filles, un garçon, qui prenaient une seule chambre. Étaient-ils de la même famille? On ne peut pas être oï-nin et aussi jeune. Impossible. Mais un doute subsistait. Un infime doute... Pour oublier : saké! Haizu but deux verres. Puis Haizu ne fut plus un problème. Edwin, lui, finit la bouteille. Il lui fallait bien ça pour avoir une nuit un temps soit peu paisible.

Réveil tôt, mais il décida de rester au lit, pour voir partir Sakura. C'était la fille d'un pêcheur. Haizu en était amoureux. À chaque fois qu'Edwin passait la nuit avec elle, il était saoul. Et chaque matin, il s'en voulait. Haizu faisait des pieds et des mains pour elle, lui, il était juste lui. Il ouvrit la fenêtre et fuma, pour voir partir le groupe d'étrangers. Leur pas était hâté, mais ménagé. Des shinobis en mission? Son instinct disait oui, et sa raison n'avait aucun argument pour le contredire, mais le fit quand même. Passant un bref gilet, il alla aider l'aubergiste. Son envergure permettait de faire des choses que la vieillesse ne lui permettait plus de faire. Le matin, il fendit donc du bois. En échange, il ne payerait pas de pension pendant quelques jours. C'est un peu avant midi que d'autres étrangers vinrent. Ceux là, ce n'étaient pas des enfants. Ils étaient plus âgés, plus expérimentés, et Edwin se méfia tout de suite. Sur ses gardes.
Il posaient des questions. Mais pas sur lui. Sur le groupe qui était partit quelques heures avant. Rien de bon pour eux, visiblement. Ils étaient armés, en plus.

[Haizu] – Des shinobis cap'tain?

[Edwin] – Peut-être... Essaye de trouver Pam' et Chiro. On lève l'ancre.

[Haizu] – Et le jour de repos?

[Edwin] – On ne va pas pêcher.

C'est bon, Haizu était excité comme un poux. L'aventure, enfin! Sacré jeunesse. Edwin ne savait pas trop ce qui le poussait à faire ça. Plusieurs choses, peut-être. D'abord, que des ado' soient poursuivis par des gens plus vieux. Ensuite, la triste ironie de l'histoire. Si ça avait été le cas pour lui, il aurait aimé qu'on vienne le prévenir des gens qu'il avait au cul. Et puis surtout, il devait se l'avouer : cela faisait maintenant un peu trop longtemps qu'il n'avait pas eu de problèmes.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mar 18 Oct - 17:19

- M'ennuie, on fait une bataille de xox Setsuuuuu ?

Litanie du jour, bonjour. Cela faisait désormais une journée que nous nous trouvions à Kincha, petit village portuaire. Quoi que nan en fait, cet endroit n'avait rien d'un village, même pas le nom ou le paraître. Avec ses hauts remparts, ses sentinelles inflexibles et son marché en plein expansion, cela tenait plus de la cité fortifiée. Un port important où il était nécessaire de s'arrêter pour le commerce, des marchandises du monde entier transitant en ses docks. La ferveur passée, l'exaltation de la découverte oubliée, un calme plat régnait. Cela faisait une nuit et un jour que nous étions ici, en attente d'une réponse. Mais quelle réponse ? Et après tout, si il n'y a pas de réponse, il n'y a pas de problème ! Parce que là elle prenait du temps à arriver, à se demander si elle ne s'était paumée en cours de route. Mais ça m'étonnerait pas, après tout les lieux étaient vastes. Mais l'enseigne dans laquelle nous logions n'était guère équivoque. Le poney fringant n'est pas une auberge qui passe inaperçue. Entre autre parce que c'est, semble-t-il, le lieu le plus en vogue du coin. Genre qu'en plus ils proposeraient plus d'une centaine d'alcools différents, certains même venant de par delà la mer que personne sait ce qu'il y a ! Whah, même qu'il y a un habitué du coin (enfin, c'est ce qu'il m'a dit) qui m'a proposé une boisson, du feu ambré qu'il appelle ça tellement c'est fort. Bah moi je l'aurais bu, même que je lui ai dit que si c'est du feu ça bah moi j'suis de l'eau qui mouille, et il a rigolé ! Et pour pas perdre la face, bah moi j'ai réagi ! J'ai portée la choppe à mes lèvres ! Et là plus rien, un bruit de bois qui s'écrase au sol, une grande sœur courroucée qui me regarde avec ses yeux de renard, derrière ses lunettes teintées, et qui me ramène à table, de force, malgré mes plaintes indignées.

Naturellement, je me suis faite engueulée. Genre que je dois pas boire ce qu'un inconnu me propose, que je suis en mission, que je suis inconsciente, et blabla blabla et bla ... J'ai pas trop écouté le reste, mais elle m'avait l'air vraiment en pétard ! Même Shiki a osée rien dire, elle est restée là un peu intimidée, à regarder la tempête passer. Brr ... Et comme une petite fille, voilà que j'étais consignée à coté d'elle, genre que si je bouge d'un mètre ça va mal se passer pour moi. Alors je m'ennuie là. J'ai rien à faire. Shiki n'est pas très communicative, j'ai l'impression qu'elle se sent pas trop bien. Qu'elle a un peu peur d'un truc que j'ignore. Setsu est plongée dans un bouquin. Moi je m'amuse comme je peux avec mes batailles solitaires de xox. Mais jouer seule, c'est naze. J'arrive jamais à gagner ! Alors je gribouille la feuille de papier, rageuse, et je recommence. Ainsi pendant une heure, avant d'être trop agacée.

Alors, quand Setsu se contente de secouer la tête, lasse, et de tourner une page de son ouvrage, limite avec condescendance, bah ça donne le ton pour la journée.

- C'trop nul les missions ...

Maintenant que j'y pensais, en fait ... Shiki ne disait jamais rien. Ou plutôt le minimum vital.
Elle était vraiment pas cool comme fille.
Heureusement, voilà que quelqu'un de familier arrive, se démarquant dans la foule, jouant des coudes pour rejoindre cette table, la notre, se trouvant en plein milieu de la salle. Raison de sécurité d'ailleurs, histoire qu'on nous remarque moins. Alors quand Reitan tombe sur le banc, à coté de nous, pas le temps de lui adresser la parole qu'il lève la main, histoire de dire *Stop*.

- Je bouffe, après j'vous fais le topo.

Bon, d'accord, ça a le mérite d'être clair. Il ne fallut que quelques minutes pour qu'un serveur soit interpellé, et quelques autres autres avant qu'un repas chaud et consistant arrive pour notre petite troupe. Grande sœur, aillant abandonnée son livre, patiente, laisse glisser après un moment, insidieusement, de sa voix douce.

- Alors ?

Classique, mais toujours efficace. Je dois avouer que je ne tenais plus en place. J'avais envie de savoir ! Après tout, ça serait cool si il était arrivé à quelque chose ... Quoi que j'en doutais. Il aurait pas fait cette tête de blasé si c'était allé bien, j'imagine. Même si, de mémoire, je l'ai toujours connu comme ça ... Bref. Parti parler au seigneur de Kincha, histoire qu'on puisse avoir une escorte et un vaisseau. Un voyage maritime serait plus sûr, et moins éprouvant pour notre petite demoiselle. Alors quand sa voix, où l'indifférence suinte, résonne ...

- Bon, déjà. Ces bâtards m'ont fait attendre tout l'aprem'. Juste pour me dire que le seigneur est en parade militaire ou une connerie du genre, et que y'a que dame son épouse. Donc je vais quand même taper la discute, sait-on jamais. Et après un babillage inutile, elle me dit que c'est mort. Neutralité, politique, autre niaiserie du genre. Ou comment dire qu'elle porte pas Konoha dans son coeur. Bref, une vaste perte de temps. Mais j'ai rattrapé le temps perdu, z'inquiètez pas.

Il brise une miche de pain en deux parts égales, et les dépose sur la table à égale distance. Il dépose ensuite la salière, et une cuillère, sous notre regard étonné, avant de reprendre la parole d'un ton expert, celui qu'on utilise quand on est sûr de son coup.

- Il y a de nombreux navires qui vont en direction de Cha no Kuni. V'voyez les morceaux de pain ? Ils représentent la Gloire de Takezo et le Cygne d'Occident. Ils sont amarrés entre les entrepôts - la cuillère, et le phare - la salière. L'un est une frégate militaire de Cha, l'autre un vaisseau marchand de Kaminari. Pour sûr, ils se dirigent là où on se dirige. Alors, pendant que moi je prends un peu de repos, vous vous allez les voir et leur expliquer qui on est, pour qui on travaille et pourquoi on a besoin d'eux. Des questions ?

- Pourquoi les entrepôts c'est une cuillère ?

- ...

- ...

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Ven 11 Nov - 0:10

- Konoha, c'est bien ça ?

J'acquiesçais avec une vigueur renouvelée, exprimant par la même un vague sentiment d'agacement. Ca devait faire dix minutes que je l'avais attendu, et là ça faisait deux minutes qu'il faisait genre qu'il réfléchissait (parce qu'à moi, on me la fait ! Je sais quand réfléchis ou pas !) tout en marmonnant des trucs trop pas compréhensibles. J'étais un peu énervée, j'avais dû *négocier* avec les marins pour qu'ils daignent appeler leur capitaine. Enfin, négocier ... Quel grand mot ! Disons plutôt qu'après qu'ils se soient moquer de moi (à ce qu'il paraît je ne suis pas crédible en tant que kunoichi), que je me sois égosillée à les insulter de tous les noms que je connaissais et qui me passaient par la tête (ce qui ne fit que redoubler leurs rires gras) et que finalement, ils finissent par être un peu effrayés en leur montrant que je déconnais pas (et oui, mon bandeau c'est un super sauf-conduit ! Ca montre que je suis trop dangereuse et que je suis une guerrière pouissante ! A moins qu'en fait, ce soit Konoha qu'ils craignent, vu que je représente un peu mon village ...).

Bref ! Tout ça pour dire que je tapotais le sol, attendant une réponse qui tardait. Le capitaine - dont je ne connaissais le nom, était taillé comme une montagne, ou en tout cas comme une colline. Surtout au niveau du ventre. Sérieux, on aurait dit un tonneau ! Une bedaine à alcool que tu peux pas imaginer ! Ca m'intriguait, tout autant que ça me dégoutait. Si on met un robinet, est-ce qu'on pourrait y boire un truc pas trop mauvais ni toxique ?!

- Kaminari ne s'implique pas dans les affaires du pays du Feu, navré.

Ah ça, je m'y attendais pas à cette réponse, tellement soudaine qu'elle me coupe dans mes réflexions essentielles au bon train de mon quotidien, pour ne pas dire de celui du monde. Je battais des cils quelques secondes durant, comme si je ne comprenais pas le sens des mots. Puis, l'indignation m'envahit, m'attrapa à la gorge au point de m'étouffer, alors que je commençais à m'exclamer à moitié furibonde.

- Mais, mais, mais ..!

- Au revoir, petite fille.

J'étais congédiée, plus clair que ça tu meurs. Le fait est que j'avais pas tellement envie de partir. J'avais envie de déconner un peu, d'être insolente et provocante. De m'attirer des ennuis, en somme. Mais je les connaissais, ces ennuis ! Après tout, j'avais comme qui dirait un don pour les attirer. Mais là, c'était différent. C'était pas seulement moi que j'allais impliquer, si je faisais une bêtise. Ce serait grande soeur ! Puis Reitan même si il est un peu drogué ! Puis tout le clan et même tout Konoha ! Ils comptaient tous sur moi, j'pouvais pas les décevoir !
Néanmoins, je sentais du mouvement sous mes vêtements. Mes tiques s'activaient, pour une raison que j'ignorais. Une incitation ? Un avertissement ?

En fait, même après réflexion, le seul truc intelligent que j'ai trouvé à dire a été :

- Il n'y a que des lâches à Kaminari, ou vous êtes juste une exception ?

Le temps que j'y pense, il avait réussi à franchir quelques mètres. Mais lorsque le son de ma voix arriva à ses oreilles, et que les mots s'insinuèrent dans son esprit, il se stoppa net. Dans le mille ouay ! Je mérite genre cent points ! Ou peut-être cent-un, le point restant est ce que l'on pourrait dire bonus. Mais bon, je jouais avec le feu. J'avais mis le pied en plein dans la limite, un peu plus et je risquais sévèrement d'avoir quelques petits ennuis. Même si petit veut tout et rien dire, petit comme une fourmi ou petit comme une baleine blanche à bosse ... Hmm. Il se retourne, son visage parfaitement fermé. En retour je lui souris, insolente. Et, même si ça me fait mal de l'avouer, ses prochains mots m'ont arraché un soupir de soulagement.

- Un de mes hommes va vous escorter jusqu'aux quais.

Naturellement, j'aurai pu insister davantage, mais ça aurait été indécent. Et surtout pas conseillé si je tenais à ce que la mission se déroule pour le mieux. Bon, ils étaient aussi dix, et ça aurait pu être délicat de s'en sortir ... Mais qu'importe ! Je les prends tout moua, j'suis folle dans ma tête ! Paf dans la tête du premier, puis j'envoie un coup de pied sauté à un autre et je fauche les jambes du troisième avec l'ancre que je sais même pas où elle est ! Bon, par contre, j'ai plus d'idées pour les sept qui restent ... Définitivement, je ferai mieux de me tenir tranquille. Le capitaine avait disparu dans ses quartiers, me laissant seule avec un des marins qui s'était moqué de moi. Celui qui riait le plus, je pourrais presque le jurer ! Mais là, il riait pas, et le sourire était totalement absent. Étrangement, c'est plus drôle de se moquer d'une gamine que d'entendre que notre valeur est remise en cause.

Je devais trouver ça amusant, ou décevant ?

Me voilà désormais seule sur les quais, avec cette interrogation. Espérons que ça se soit mieux passé pour Setsu ...

_______________________________________

- Le commandant Masaki a été adorable avec moi. Il m'a invité dans ses quartiers, et m'a même proposé des gâteaux au miel juste exquis. Il a écouté tout ce que j'avais à dire, et il s'est vraiment montré triste quand il m'a annoncé qu'il ne pourrait pas nous escorter jusqu'à Cha ... Ils sont en pleine traque actuellement, Reitan est moins informé qu'il veut nous le faire croire.

- Ah bah c'est sympa, on repart les mains vides ...

Le constat était là, navrant et navré. Les deux seuls navires susceptibles de nous embarquer ne semblaient pas disponibles, si bien que la marche semblait notre unique option. Nous restions là, l'une à coté de l'autre, dos appuyé contre le mur d'un quelconque entrepôt. Un soupir naquit. Puis un deuxième. Mon regard se leva vers un ciel sombre et gris de nuages. Tournant la tête vers la gauche, je voyais l'imposante tour cachée dans les limbes, à la lumière flamboyante. La structure captiva mon attention quelques instants, avant que je me décide à regarder autre part. Un autre part à ma droite, là où les navires étaient amarrés. Et un chuchotement bien famillier résonna.

- On regarde bien la même chose, Umi ?

- Heu ... Les bateaux ? Risquais-je, perplexe.

- Oui mais non ... Tu remarques pas qu'il y a quelque chose de différent ?

Je fronçais les sourcils, et me concentrais sur le point qu'elle indiquait. Je ne voyais bien malgré moi que des ... navires. Où voulait-elle en venir ? On était sur un port, c'est normal qu'il y ait plein de ces trucs en bois, y'avait rien d'exceptionnel ! Quoi que ... Y'en avait un qui se démarquait. Pas parce qu'il était plus beau ou plus majestueux que les autres. Plutôt parce qu'il avait un arrière-goût de déjà vu.

- Il était pas à ...

- Zabaru. acheva-t-elle à ma place. Nous avons été suivis.

La révélation m'arracha un frisson, une grimace se logeant sur mes lèvres. La mission devait être sans danger, normalement. Mais bon, qu'est-ce que la normalité dans ce monde où les pires absurdités existaient et étaient tolérées ? Le fait était là. Nous avions été suivis. Quelqu'un éprouvait assez d'intérêt pour nos personnes pour en faire le voyage. A moins que ce ne soit une coïncidence, et qu'on soit juste trop parano'. Cela dit, quand on est kunoichi, on apprend rapidement à accepter la fatalité et non le hasard.

- On repart à l'auberge, Reitan doit être tenu au courant.




Daiisu Aisu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mar 15 Nov - 17:31

Une nouvelle inquétante flôtait dans l'air. Setsu et Umi avait capter du coin de l'oeil un navire qui leurs semblait familié. Après quelques secondes de réflexion, les deux soeurs finirent par se souvenir que le bateau qui leurs donnait un arrière goût amer dans la bouche les avaient suivi. En effet, le bâteau en question était présent à Zabaru quelques jours plus tôt.

[Umi] – Il était pas à …

[Setsu] – Zabaru. Nous avons été suivis.

Il ne s'agissait pas d'un simple hasard... Enfin, peut-être que si, mais quand tu passe ta vie dans un village shinobi à être formé comme un shinobi. Tu apprends très rarement à faire confiance au hasard. Setsu avait toujours grandit dans cette optique. Sertes, il est possible de qualifier cela de paranoïa, mais si par le plus pur des hasard, vous veniez à lui dire cela, elle vous répondrait qu'elle n'est pas paranoïaque, elle envisage seulement toutes les possibilités.


[Setsu] – On repart à l'auberge, Reitan doit être tenu au courant.

Si seulement tout avait été si facile. Lorsqu'elle tourna les talons pour repartir en direction de l'auberge, quelqu'un semblait se diriger vers elles. Ses soupons ont été confirmé lorsque l'individu en question leur fit signe de la main. Il ne semblait pas leur vouloir de mal, il avait un sourire béant au visage. En plus, le groupe se trouvait dans un village hautement sécurisé, les attaqués ici aurait été tout simplement stupide.


[Edwin] –
Mort bleu, Nous avons envoyer deux personnes vous chercher au village. Enfin, ça tombe bien, vous êtes là !

Setsu était étonné par une telle remarque. Elle ne comprenait pas qui était cette homme, d'où il venait et ce qu'il voulait...


[Setsu] – On peut vous aider ?

Il esquissa un mouvement de la tête en répondant.

[Edwin] – Non, c'moi qui peut vous aider

[Setsu] –
Ne soyez pas prétencieux, qu'est-ce qui vous fait dire que vous pouvez nous aider ?

[Edwin] – Vous avez été suivi.

Au moins, il avait le mérite d'être directe.

[Edwin] – Après votre départ du village, y'a des hommes qui sont v'nu voir les gens et qui leur posait des tas d'question sur vous. Y'avait l'air fort, mais bon, mon jugement peut être discutable, mais y'était armé les gayards.

Setsu avait beaucoup de difficultés à croire le bonhomme devant eux, mais elle n'avait pas le choix. L'importance de la personne qu'ils escortaient devait forcément attiré l'avarice des gens.

[Setsu] – Je vous fait pas confiance.

[Edwin] – J'vous comprends, mais s'avez pas vraiment l'choix. Si vous continuez a pied, ils vont vous rattraper, s'certain.

L'homme insinuait clairement quelque chose.

[Setsu] – Vous insinuez quoi par là ?

[Edwin] – J'vous propose d'vous conduire a destination avec mon navire.

[Setsu] – Pourquoi vous nous aiderez ?

[Edwin] –
J'deteste savoir des jeunes poursuivis par des adultes. Pis j'aime l'aventure

[Setsu] –
Je vais en discuter avec mon coéquipier à l'auberge.

Setsu continua son chemin, forçant sa soeur à la suivre. Elle n'aimait pas la situation, elle ne faisait pas du tout confiance au capitaine, mais elle ne voulait pas prendre la chance de se confronter à des spécialistes... Au moment où elle passa à côté du capitaine, elle ordonna à un insecte femelle de se poser sur les vêtements du loup de mer, un peu comme avec Shiki.


Une fois à bonne distance du capitaine, Umi entama la conversation.


[Umi] –
On peut lui faire confiance ? Tu sais là... yer comme louche

[Setsu] – Je ne sais pas, mais je préfère prendre le risque. Je préfère confronter un capitaine et son équipage plutôt que des pros entrainés.

L'interrogation pouvait se lire sur le visage d'Umi.

[Setsu] – Si le capitaine à raison. Ceux qui nous suivent commence par acquérir des informations sur nous. Ils auraient pu nous attaquer à de nombreux moment, quand on marchait vers ce village, quand on se reposait. Non, il préfère bien connaître leur cible. Jsais pas si tu vois le problème

[Umi] –
Et si c'était un piège ?

[Setsu] –
Je ne lui ait jamais dit qu'on avait acceptée, je lui ai dit qu'on allait en discuter à Reitan et que je ne lui faisait pas confiance. Si c'est un piège, il va nous suivre pour savoir si on se pousse en courant du village. Je peux suivre ses déplacements dans le village, on va le savoir rapidement...

***

Reitan tenait sa chaise sur deux pattes. Ils avaient changé de table et étaient maintenant dans un coin. Trois personnes avaient pris la table que nous occupions avant. Lui dévorait un morceau de viande avec passion. Elle, elle était dégouter. Setsu s'approcha de ses coéquipiers. Shiki la salua. Au moment où Reitan se retourna, Setsu saisi la chaise de son ami et la fit basculer par en arrière faisait tomber Reitan, le visage maintenant plein de sauce.

[Setsu] –
Un peu de classe devant les dames.

[Reitan] –
Vous avez découvert quelque chose ?

Il l'avait complètement ignoré. Comme si rien n'était arrivé, Setsu détestait cela et il le savait... Enfaite, il l'ignorait justement parce qu'il savait que cela allait l'ignorer.


[Setsu] – Nous avons été suivi.

Cette phrase jeta un froid dans l'atmosphère entre les membres du groupe. Shiki semblait apeuré par la nouvelle.


[Reitan] – C'est la personne que je sens ?

[Setsu] – Non. Lui propose de nous aider et de nous amener par bateau.

[Reitan] –
On prends le risque ?

[Setsu] –
Il ne sont pas shinobi. Enfin, il n'est pas shinobi. Les Mushidama n'ont pas été excité par sa présence, il ne semblait pas vouloir dévorer ses forces vitales. Même s'il s'avérait être un adversaire, ses capacités de chakra sont limité. C'est tout ce que je sais.

Reitan se releva avant de ramasser ses choses.

[Reitan] –
Je fais confiance à ton intuition Setsu. Nous partons maintenant.

***

Le retour au quai s'était fait rapidement. Le groupe avait presser le pas, de peur que ceux qui les traquaient comprennent le subterfuge et décide de les attaquer malgré le grand nombre de gens et la sécurité du village. À leur arrivé, le capitaine les attendaient. Sans perdre plus de temps, il les fit monter à bord. Un partie de l'équipage s'approcha du groupe.

[Edwin] – J'vous présente mon équipage. D'abord y'a Haizu

dit-il en pointant un jeune homme encore dans l'adolescence. L'homme en question leva la main pour les saluer.

[Edwin] – Puis y'a Pam' et Chiro.

Pam était un homme massif à la musculature imposante. Sale et barbu.. un véritable marin. Il était impressionnant, mais sa fidélité envers le capitaine ne faisait aucun doute. Chiro lui était mystérieux, silencieux et non-chalant.

[Edwin] – Et ya moi ! Edwin, Cap'tain du Naga.

Setsu resta silencieuse, elle ne savait pas quoi dire et surtout, elle ne voulait rien dire. Elle était méfiante et ne faisait vraiment pas confiance dans les membres de l'équipage.


[Edwin] – Dites, j'voudrais voir de quoi vous êtes capable. J'me demande si je suis rouillé depuis le temps que j'me suis pas entrainé avec mon frère. Sans technique, que du corps à corps

[Setsu] – Très peu pour moi


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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Lun 21 Nov - 20:32

Ils avaient accepté de monter, et lui les avait avait accepté sur son le Naga. Bien sur, ils ne leur demandaient de pas de leur faire confiance de suite : la confiance, ça se gagne, et il était très bien placé pour le savoir. Mais ils auraient au moins pu faire semblant, le voyage aurait aurait été plus agréable. Haizu en était le plus déçu, lui qui en attendait tellement d'étrangers. Sa vision du shinobi allait se réajuster, ce qui n'était pas plus mal. Mais c'est la façon dont ça se passait. Et oui, avec le temps, le cœur d'Edwin se faisait plus sensible à ce genre de chose.
Sur le pont, Pam jouait avec Haizu. Dans le sens où il luttaient. C'était un passe temps qui s'était vite imposé. Il y a toujours de heures de creux, en mer, et un jour Edwin avait voulu savoir de quel acabit était fait ses marins, et il avait eu la surprise. Pam était résistant et fort : une masse, comme lui. Chiro était plus rapide, léger, et savait se rendre aussi silencieux qu'un bruissement d'air. Très pratique en cas de bagarre d'auberge. Haizu... c'était Haizu, nerveux, teigneux, mais toujours souriant. Comme d'habitude, il avait le dessous, mais ne s'en démoralisait pas. Vînt un moment ou il décida qu'il en avait eu assez pour son grade, et invita les shinobis à se mesurer à Pam. Une autre fois, Haizu, une autre fois.

[Pam] – Capitaine. Il baissa la voix, emmenant le capitaine dans un endroit calme, ou les oreilles étrangères ne pourraient pas l'entendre.On va avoir un problème.

Il montra du doigt l'horizon, vers la ville fortifiée. Un petit bateau s'en détachait petit à petit dans leur direction. Edwin ne se demandait plus si c'étaient les traceurs vus les jours d'avant. Quand il y a un doute, c'est qu'il n'y en a pas. Ils avaient quelques heures, tout au plus. Ses hommes savaient traquer leur proie, ce n'étaient effectivement pas des débutants. Quelques heures... ils avaient un navire léger, fait pour les courses, les voyages rapides dans des eaux dangereux. Le Naga était un bateau de pêche. Cela ne servait à rien d'essayer d'accélérer, il était déjà à sa vitesse de pointe. Mais il y avait Pam, et Edwin savait qu'il était en train de le perdre. Des femmes sur bateau : trois, en plus. Il ne combattrait peut-être pas, le combat n'avait pas de sens.

[Pam] – Pourquoi ont-ils un navire de Kincha?

Edwin sourit.

[Edwin] – Il faut croire que nous suiveurs sont diplomates. Ou alors que nos passagers ne le sont pas.

[Pam] – Connaissant Kincha, leurs hommes peuvent naviguer, mais ils ne prendront pas part à la bataille.

Edwin s'était trompé. Pam allait combattre, puisqu'il parlait déjà de bataille. Ce qui fit sentir Edwin. Combien de temps cela faisait? Sept ans? Peut-être huit? Bah...

[Edwin] – Changement de cap! Soixante degrés tribord!

[Pam] – On change de bord. Baissez les têtes. Haizu au phoque, Chiro à la GV.

C'est Pam qui tenait le gouvernail. La baume grinça quand elle passa de tribord à bâbord, et là, les shinobis comprirent pourquoi ils devaient baisser un peu la tête. Quand une baume de quarante kilos balaie le pont à une vitesse de trente kilomètres heures, mieux vaut éviter de se la prendre. Chiro et Haizu reboutèrent, et c'était reparti, sur le changement de cap. Derrière le sloop fit de même. Au mois, c'était sure, ils suivaient le Naga. Et ils le rattrapaient. Même les shinobis, qui ne devaient pas avoir une très grande connaissance du milieu marin avaient remarqué le bateau.

[Pam] – Ouaip! Il nous suit.

La finesse de Pam. Edwin descendit dans la cabine, puis dans la cale, en zigzaguant entre les filets. Il ouvrit une caisse qui n'aurait plus du s'ouvrir, et en sortit le Zanbato, et son large étui. Sept ans, hein? Quand il remonta sur le pont, le sloop n'était plus très loin, et continuait de se rapprocher. Pam avait accroché le gouvernail pour tenir le cap, et farfouillait par dessus le bastingage sous l'œil émerveillé de Haizu. Quand il se rapprocha, il comprit en même temps que la première détonation. Pam gonflait des ballons, y accrochait une note explosive, et les jeter à l'eau. Elles pétaient un peu avant le sloop, mais il rectifiait. Deux hommes se jetèrent du sloop, et marchèrent sur l'eau, écartant les ballons. Pam eut l'air déçu, mais ce n'était rien comparé à Haizu. Trois kunaïs volèrent, eux aussi, avec des notes explosives. Le Zanbato sortit de son étui, et manœuvré avec une rapidité surréaliste, Edwin les envoya chier. La première phase du combat maritime était finie, et les deux bateaux toujours là.

[Edwin] – Bon. Pam, tu prends les commandes. Je veux un Naga entier à mon retour.

Cela faisait longtemps, mais les sensations restaient les mêmes, une fois qu'il enclencha le combat aquatique pour sur ruer sur ses ennemis. Phase deux : le combat. La question ne se posait pas. Il allait charger dans le tas, et aviserai ensuite. Si les shinobis du Naga avaient un temps soit peut d'instinct de survie, ils le couvriraient. Oh oui! Il la ressentait de nouveau, cette rage du combat. Il n'attendit même pas d'être arrivé au corps à corps, et commença les taos. Ça faisait trop longtemps que son Zanbato n'avait pas goûter le sang.

[hrp] Voilou voilou. C'est Ookami qui gèrera le combat, donc adressez-vous à lui pour les actions du premier tour. Vous pouvez envoyer le build de Reitan (son build ne doit pas dépasser la moyenne de vos deux niveaux) ainsi que ses actions. Pour ma part, je m'occupe de tous les PNJ.[/hrp]


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Sam 31 Déc - 22:27

Combat Mission

Situation à distance
Edwin a l'initiative
Masse de terre : aucune.
Pélagie : 20

~~

Edwin, Setsu, Reita, Karta et Dakata se trouvent sur la mer et paye donc à l'action 1 et 3 de chaque tour le coup en chakra pour se maintenir debout sur l'eau.


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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Dim 1 Jan - 2:32

Action 1 :

  • Edwin étant de loin le plus agile de tous, il aurait été naturel de le voir débuter ce combat en le voyant foncer au corps à corps. Mais il n'en fit rien, préférant prendre une posture défensif tout en se maintenant debout sur l'eau. (-6Mp) Contrairement aux autres combattants, les mouvements de l'homme ne semble être perturbé par la masse liquide sous ses pieds (+5% d’évasion pour cette action).


  • Karta, l'un des pirates ayant sauté par dessus bord. (-3Mp) Celui-ci ne se risque pas de rejoindre le corps à corps et préfère réaliser une série de signe.


  • Reita invoque de son côté une spore explosif (-20Mp) tout en payant l'entretient de la marche sur l'eau (-2Mp)


  • Ne comprenant pas ce que vient faire ici cet étrange globe, Dakata fonce au corps à corps du petit groupe et fait exploser la spore. Reita y paye de ses réserves pour augmenter la puissance. (-20Mp)Le souffle emporte Dakata et il se retrouve à la case départ. (-30Hp) Il fit un effort pour ne pas plonger dans l'eau (-3Mp)


  • Ginobu, le pirate qui est resté sur son navire observe son partenaire subir l'explosion avant de passer à son tour à l'offensive. Enchaînement rapidement une série de signe, il active finalement Morsure de l’Âme (-25Mp) sur la pauvre Setsu. (-18Hp)


  • Setsu relâche un essaim qui fonce entraver les mouvement de Ginobu avant de, lui aussi, payer l'entretient de la marche sur l'eau. (-2Mp)


Action 2 :

  • Edwin court vers Dakata pour engager le corps à corps.


  • Karta relache sa Grande Cataracte (-25Mp) sur Setsu (-6Hp) qui est légèrement déboussolé par l'attaque. (Setsu perd une action au prochain tour.)


  • Reita effectue une série de signe.


  • Voyant Edwin le rejoindre, Dakata l’accueil avec une droite amplifié par maîtrise offensive du chakra. (-14HP/ si l'adversaire engage le corps à corps, attaque physique+ maîtrise off) (-5Hp /-15Mp)


  • Ginobu paye l'entretient de sa morsure de l'âme (-20Mp) qui afflige toujours des dégâts mentaux à la jeune femme (-18Hp). Ne souhaitant pas plus que cela à s'épuiser, Ginobu préfère se reposer. (+10Mp)


  • Setsu s'équipe de son gant de combat et rejoint le groupe d'ennemi au corps à corps.


Action 3 :

  • Edwin dégaine son Katana et active Tempête de Lames (-20Mp) ce qui lui permet d'attaquer deux fois de suite Dakata. (-26Hp) et paye l'entretient de sa marche sur l'eau (-6Mp) (Attention Jin, tu ne m'as pas donné ton équipement avec la fiche du pnj, je me doute que tu voulais prendre un Katana, étant donné que je n'avais rien, le Katana sera FQ.)


  • Karta effectue une série de signe et relâche L’Aigle d’Acier (-10Mp/10% crt sur un deuxième lancé de Crt.) sur son Katana tout en payant la marche sur l'eau. (-3Mp)


  • Reita termine son incantation et relâche un long trait de feu (-60Mp/cœur ardent activé.) sur Ginobu qui voit ses genoux brûler. (-47Hp/ Perd 10% d'eva/ Incapacité de déclarer une esquive pendant 4 actions.) et paye la marche sur l'eau (-2Hp)


  • Dakata commence l’enchaînement « La Furie du Combattant » sur Setsu. (-22Hp) tout en payant la marche sur l'eau. (-3Mp)


  • Ginobu continue à se la glander pendant que ses partenaires se battent (+10Mp) cependant il continue de payer l'entretient de la morsure de l'âme (-20Mp) que Setsu subit ( -18Hp).


  • Setsu arrive au corps à corps et prépare son attaque à l'aide de ses gants. (-10Hp) Dakata subit d'horrible dégâts. (-90Hp.) Fier d'elle, Setsu alimente ses pieds en chakra. (-2Mp)


Action 4 :

  • Edwin regarde son adversaire dans les yeux. (+10Mp)


  • Karta prend exemple sur son adversaire et utilise Tempête de Lames (-20Mp) et attaque deux fois Setsu. La première attaque atteint les jambes (-29Hp) alors que la seconde est beaucoup plus violente et atteint la gorge. ( Coup critique/ -80Hp)


  • Reita regarde le spectacle en se reposant. (+10MP)


  • Dakata continue son enchaînement sur Setsu. (-22Hp.)


  • Ginobu s'endort presque (+10Mp) en maintenant sa morsure de l'âme (-20Mp) sur Setsu. (-18Jp).


  • Setsu regarde la bataille et semble analyser ses options. (+10Mp)


***

Edwin :

-14Hp -22Mp
Au corps à corps avec Dakata et Karta.

Reita :

-0Hp -92Mp
A distance

Setsu :

-241Hp -0Mp
Perd une action au prochain tour.
Sous l'effet « Morsure de l'âme »
Au corps à corps avec Dakata et Karta.


Dakata :

-151Hp -21Mp
Au corps à corps avec Setsu et Edwin.

Karta :
-0Hp -58Mp
10% de Crt sur un second dés.
Au corps à corps avec Setsu et Edwin.


Ginobu :
-47Hp -55Mp
Sous l'effet « Gêne de l'essaim » (action normal coûte 2 points d'actions/ Réduction des délais d'incantation augmenté de 1.)
Genoux brûlé (-10% Eva/ Incapacité de déclarer une esquive encore pendant 3actions.)
A distance.



En cas d'erreur me contacter par mp.


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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mer 11 Jan - 1:33

Action 1 :

  • Edwin prépare quelque chose. (-6MP)


  • Karta brandit son arme et attaque Setsu (-26HP) (-3MP)


  • Reita utilise Terreur des cœurs sur Karta qui se voit obligé de fuir devant le nuage d'insecte. (Karta se retrouve à situation à distance de tous ses adversaires.) (-2MP)


  • Dakata continue son enchaînement et frappe une troisième fois Setsu. (-22HP)(-3MP)


  • Ginobu maintient son genjutsu actif (-22MP) qui dévore l'esprit de Setsu (-18HP). Il reste cependant inactif. (+10MP)


  • Setsu, maline comme elle l'est, utilise le sceau Animation sur l'arme de son adversaire (-15HP), prenant ainsi son contrôle. Celle-ci à pour ordre d'attaquer l'adversaire le plus faible à proximité et fonce sur Ginobu lui affligeant qu'une égratignure (-3HP).(-2MP)


Action 2 :

  • Edwin termine ses incantations et exécute une danse sous la nouvelle lune sur Dakata.(-40MP) Son adversaire subit des dégâts sérieux (-50HP).


  • Karta souhaitait utiliser une attaque physique et se voit donc contraint de rejoindre le corps à corps avec ses adversaires.


  • Reita utilise la même technique précédemment, mais sur un adversaire différent cette fois obligeant Dakata à quitter le corps à corps.


  • Son enchaînement ayant été rompu par sa soudaine situation à distance, Dakata reprend son souffle. (Effet de rupture activé.)


  • Ginobu maintient son genjutsu actif (-22MP) qui dévore l'esprit de Setsu (-18HP). Il reste cependant inactif. (+10MP)


  • Setsu cherche le corps à corps avec Dakata alors que le sabre de Karta continue d'attaquer Ginobu.(-3HP)


Action 3 :

  • Edwin cherche à son tour le corps à corps avec Dakata. Décidément, tout le monde lui en veut ! (-6MP)


  • Karta cours vers Reita. (-3MP)


  • Reita exécute une série de signe (-30MP) et lance une puissante boule de feu amplifié par cœur ardent (-15MP) sur Dakata qui subit l'attaque.(-39HP) (-2MP)


  • Dakata commence à second enchaînement sur Setsu avec une frappe latéral qui atteint les côtes. (-22HP) (-3MP)


  • Ginobu maintient son genjutsu actif (-22MP) qui dévore l'esprit de Setsu (-18HP). Il reste cependant inactif. (+10MP)


  • Setsu prépare son attaque au corps à corps à l'aide de ses gants (-10HP) et atteint le visage de Dakata (-90HP). (-2MP) L'arme de Karta se déplace vers une nouvelle cible, Dakata.


Action 4 :

  • Edwin donne un coup de Katana à Dakata (-19HP) (Jin, tes actions se sont retrouvé décalé dû à la situation à distance de ta cible.)


  • Karta qui est à présent au corps à corps avec Reita s’aperçoit enfin que son arme manque et décide finalement de lui donner un coup de poing. (-4HP)


  • Reita exécute une série de signe (-30MP) et lance une puissante boule de feu amplifié par cœur ardent (-15MP) sur Dakata qui subit l'attaque.(-39HP)


  • Dakata continue son enchaînement avec un uppercut qui fait tomber Setsu dans l'inconscience. (-8HP) L'arme de Karta tombe au sol et l'essaim qui gênait Ginobu retourne dans le corps de la jeune femme.


  • Setsu étant inconsciente, le genjutsu de Ginobu s'efface et il se contente de la regarder en hurlant de rire. (+10MP)


***

Edwin :

-0HP -52MP
(-14Hp -74Mp)
Au corps à corps avec Dakata.

Reita :

-4HP -94MP
(-4Hp -186Mp)
Au corps à corps avec Karta

Setsu :

Inconsciente
-157HP -4MP
(-398Hp -4Mp)

Dakata :

-240HP -6MP
(-391Hp -27Mp)
Au corps à corps avec Edwin.


Karta :

-0HP -6MP
(-0Hp -64Mp)
10% de Crt sur un second dés. 
Au corps à corps avec Reita.


Ginobu :

-6HP -26MP
(-53Hp -81Mp)
Genoux brûlé (-10% Eva)
A distance.



(HRP : Je vous conseil de bien couvrir le corps de Setsu. N'oubliez pas qui vous avez en face, tuer quelqu'un fait partie de la routine pour ces gars et ils aiment tuer quelqu'un au sol.)


En cas d'erreur me contacter par mp.


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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Mer 11 Jan - 22:01

Action 1 :

  • Edwin débute un enchaînement très spéciale et donne un bon coup de genoux dans le ventre de Dakata. ( -23HP) (-6MP)


  • Karta à soif de sang et ne peut s'empêcher de courir vers le corps inerte de Setsu. (-3MP)


  • Reita crée une spore d'acide (-20MP) pour protéger Setsu. Karta courant dans cette direction, la spore lui explose au visage. (-40HP) (-2MP)


  • Dakata s'empare du coup de son adversaire. (-3MP)


  • Ginobu active Morsure de l’Âme (-25Mp)  sur Reita.(-18HP)


  • Umi descend du navire et plonge dans l'eau pour essayer de se rendre utile.


Action 2 :

  • Edwin tente de finir son enchaînement, mais celui-ci ne remplit pas les conditions requises. Il se contente donc de regarder son adversaire. (+10MP)


  • Karta souhaitait elle même briser le coup de son adversaire, mais se contente de le regarder faire, le sourire au coin.(+10MP)


  • Reita crée une spore d'acide (-20MP) pour protéger Setsu. Karta subit l'attaque. (-40HP)


  • Dakata tord le coup de Setsu de toute ses forces et sent la vie de la jeune femme lui quitter au bout de ses doigts. L'homme explose littéralement de rire.


  • Ginobu continue son petit spectacle. (-20MP) et c'est Reita qui en paye les frais. (-18HP). L'homme ne fait rien de plus (+10MP).


  • Umi continue de nager, mais la nage est difficile dans ces eaux. Elle assiste impuissante à la mort de sa sœur.


Action 3 :

  • Edwin qui souhaitait éloigner le corps de Setsu assiste à la place, impuissant à son exécution.(+10MP) (-6MP)


  • Karta, satisfaite d'avoir observé cela en première loge retourne au corps à corps des deux Aburame. (-3MP)


  • Reita souhaite protéger les restes de son amie et continue d'y protéger le corps à l'aide d'une spore acide. (-20MP) (-2MP)


  • Dakata souhaite joindre Karta dans sa lutte mais active au passage la spore qui lui explose dessus. (-40HP) L'homme s'écroule et flotte sur l'eau.


  • Ginobu regarde son partenaire tomber mais ne montre aucun sentiment particulier et continue sa torture mental (-20MP) et Reita en subit les conséquences. (-18HP)


  • La jeune sœur continue à nager.


Action 4 :

  • Edwin profite de l'ouverture pour engager Ginobu sur le navire.


  • Karta attaque physiquement Reita. (-4HP)


  • Reita continue de miner le terrain autour de la dépouille (-20MP)


  • Ginobu voit Edwin s'approcher et recul à son tour (Action de réserve : Si un adversaire engage le corps à corps, alors reculer.) Sa morsure de l'âme et tout de même maintenu (-20MP) et Reita souffre (-18HP).


  • Umi arrive à côté de Reita, mais nage comme un petit chien et ne peut lui servir à grand chose.


***

Edwin :

-0HP +2MP
(-14Hp -72Mp)
A distance


Reita :

-76HP -80MP
(-80Hp -266Mp)
Au corps à corps avec Karta


Setsu :

Morte
-157HP -4MP
(-398Hp -4Mp)


Umi :
Au corps à corps avec Karta

Dakata :

Inconscient
-63HP -3MP
(-454Hp -30Mp)


Karta :

-80HP +4MP
(-80Hp -60Mp)
10% de Crt sur un second dés. 
Au corps à corps avec Reita et Umi.


Ginobu :

-0HP -65MP
(-53Hp -146Mp)
Genoux brûlé (-10% Eva)
A distance.


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MessageSujet: Re: [CK021] - La petite fille au parfum cendré   Sam 14 Jan - 17:49

Action 1 :

  • Edwin engage le corps à corps avec Ginobu. (-6MP)


  • Karta utilise une  Lame d'Énergie au rang Genin (-45MP) sur la petite Umi qui lui fait terriblement pitié. (-44HP) La petite fille encaisse l'attaque et voit son visage marqué d'une d'une blessure de long en large. Elle manque d'ailleurs de se noyer. (-3MP)


  • Reita ne fait rien pour aider sa jeune ami et reste stoïque pour regagner un peu de chakra. (+8MP)


  • Ginobu se moque de l'engagement d'Edwin et lance un Dragon Aqueux sur la petite Umi. (-16MP) Celle-ci disparaît sous les eaux un instant, avant que son corps ne réapparaît, la jeune fille est de toute évidente tomber dans les pommes. (-30HP/ Hydrolyse 1 Utilisé.) Sa morsure de l'âme (-20MP) continue de brutaliser Reita. (-18HP) (-2MP)


Action 2 :

  • Edwin commence à nouveaux les Crocs d'Airain sur Ginobu. (-33HP)


  • Karta utilise une lame d'énergie sur Reita (-45MP). Reita subit l'attaque (-31HP)


  • Reita regarde Umi se noyer. (+10MP)


  • Ginobu combat la douleur et réussi à maintenir la morsure de l'ame.(-20MP) Reita subit les dégâts du genjutsu en plus des dégâts du dragon aqueux (-16MP) envoyé par Ginobu. (-35HP)


Action 3 :

  • Edwin attaque son adversaire avec une simple droite. (-38HP/ Condition du second mouvement non présente.) (-6MP)


  • Karta continue son acharnement sur Reita avec la même technique. (-45MP). Les dégâts sont toujours les mêmes et Reita commence à accuser le coup. (-31HP). (-3MP)


  • Reita se repose toujours. (+8MP)


  • Ginobu souffre, mais continue son genjutsu (-20MP) Reita deviendra bientôt complètement cinglé. (-18HP) Ginobu doit souffler un peu... (+8MP)


Action 4 :

  • Edwin ne fait rien. (+10MP)


  • Encore une fois, Karta utilise une lame d'énergie (-45MP) que Reita subit. (-31HP)


  • Reita attend et observe. (+10MP)


  • Ginobu conserve le genjutsu en place (-20MP) (-18HP) et regarde Edwin dans les yeux. (+10MP)



***

Edwin :

-0HP -2MP
(-14Hp -74Mp)
Au corps à corps avec Ginobu


Reita :

-182HP +36MP
(-262Hp -230Mp)
Au corps à corps avec Karta


Setsu :

Morte
-157HP -4MP
(-398Hp -4Mp)


Umi :
Inconsciente
Au corps à corps avec Karta


Dakata :

Inconscient
-63HP -3MP
(-454Hp -30Mp)


Karta :

-0HP -180MP
(-80Hp -240Mp)
10% de Crt sur un second dés. 
Au corps à corps avec Reita et Umi.


Ginobu :

-71HP -99MP
(-124Hp -245Mp)
Genoux brûlé (-10% Eva)
Au corps à corps avec Edwin.


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