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 Paria

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MessageSujet: Paria    Dim 11 Sep - 19:32

[Paysanne] « Konoha ? Pourquoi vous souhaitez aller la-bas ? Vous n'avez pas l'air commode. »

Yûdai fut agacé d'être ainsi analysé. Il avait l'impression de subir un interrogatoire des forces spéciales et cette bonne femme avait l'air de tout sauf d'un Oï-nin. De plus le jeune homme était épuisé. Cela faisait des heures qu'il marchait et il inspirait à un repos bien mérité. Malheureusement, comme la nuit précédente, il devra se contenter de la nuit à la belle étoile, c'était cela l'inconvénient des poches vides. Comme pour vérifier ses pensées, l'homme glissa les mains dans ses poches où le contact entre le métal et la peau se fit, aussi délicat que fut la poigne de l'homme, il sortit sa main de la poche et regardait amèrement les trois pièces d'or dans sa main, le reste d'un salaire durement gagné. Son regard effleura la surface de la pièce, admirant avec envie le logo ryos qui y était gravé, l'argent ne faisait certes pas le bonheur, mais y participait assurément. Puis il regarda cette vieille carpe qui parlait pour ne rien dire. Il l'avait bien remarqué, son petit regard se poser avec cupidité sur l'argent. On ne pouvait y échapper, l'argent était le vis de l'homme, qu'il soit riche ou pauvre, tout le monde avait un prix.

[Yûdai] «Il semblerait donc que vous ne soyez disposé à me confier cet information. Peut-être devrais-je aller voir cet homme la-bas, sans doute me donnera t-il ce que je veux. »

[Paysanne] «Non ! Non !! N'allez surtout pas voir cette personne, elle pourrait vous arnaquer, prendre votre argent et vous indiquer une mauvaise route... Alors que moi... moi je suis digne de confiance... pour ces trois pièces. »

Yûdai eut un sourire à demi teinte, en plus de posséder une dentition des plus repoussantes, cette femme essayait de l'entuber. Si l'homme était plus violent, la femme aurait déjà fini en charpie et servirait déjà à nourrir ses porcs. Mais Yûdai n'était pas un ainsi, de plus il était dans un bon jour. Il déposa dans la main de la vieille tope l'une des pièces.

[Yûdai] « Voici une pièce et ne comptait pas sur moi pour vous en donner plus. Dîtes moi où se situe Konoha ou bien je récupère mon argent et je disparais. »

Elle semblait hésiter. Son regard fuyait celui du jeune homme, tout portait à croire que lâcher l'information lui couperait un bras ou simplement était-elle convaincu de pouvoir tirer plus de cette rencontre. Mais l'homme n'était pas enclin à lâcher prise, son impatience supplicia une pression supplémentaire sur les frêles épaules de la femme. Après un court moment, elle craqua et indiqua une direction au jeune homme visiblement satisfait d'avoir au moins de l'influence sur les vieilles femmes.

C'est donc le sourire au lèvre que l'homme continua son périple dans les terres du pays du feu. Le paysage était doux comparé à ce que l'homme avait déjà pu voir. Ici il n'était pas question de haute montagne ou de côtes frappaient par les vagues, mais d'un paysage qui se complétait. La majorité du temps, Yûdai marchait à l'abri du soleil sous de haut arbre au feuillage touffu, mais il n'était pas rare que des clairières à l'herbe verte s'ouvraient à lui.

Sûr le chemin qui devait normalement le mener à Konoha, Yûdai fut surprit de se soucier de son ancien compagnon. C'était inexplicable, il l'avait tout simplement lâcher dans son propre intérêt, avait tout simplement voulu effacer son visage de sa mémoire et pourtant voilà que le sort de cet imbécile intriguait l'homme. De nombreuse question venait le perturber : Qu'avait-il fait après son départ ? Était-il toujours à Nami ? Yûdai remua frénétiquement la tête à la manière des gros chiens qui expulsaient ainsi leur bave. Avec ses mains, l'homme se donna une tape généreuse sur les joues pour se concentrer sur ce qui primait, sa vie.

Plus tard dans la journée, alors que la tromperie de la vieille tope devenait une évidence, Yûdai décida de s’arrêter dans la première ville, village ou simple hameau qui se présenta à lui. Alors que la fatigue se faisait de plus en plus présente, Yûdai commençait à maudire ce pays et ses arbres qui lui masquaient de la visibilité. Il était à peu près certain d'avoir loupé quelque chose tant la dernière habitation qu'il avait vu remontait à plusieurs heures. Mais à un carrefour et à son plus grand soulagement, il remarqua un panneau directionnel indiquant la ville de Testuyama. Sans trop chercher à comprendre le sens de ce mot, l'homme se mit en quête de la ville qui lui offrirait un minimum de confort jusqu'au lendemain. Sans doute devrait-il jouer de sa ruse pour se dégoter un logement pour la nuit, mais à l'heure actuel, il n'aspirait qu'à boire un vert et décompresser.

Son entrée dans la ville fut la plus discrète possible. Entouré de nombreux autres civils, il marchait dans la rue en scrutant les affiches publicitaire des nombreux magasins qui, à cette heure tardive, commençaient à remballer la marchandise. Les seuls endroits qui affluaient de monde étaient les bars. Sans faire de sentiments, l'homme se dirigea vers le premier que son regard remarqua. Mais comme beaucoup de chose, il n'avait pas l'habitude de ce lieu. Il n'y connaissait pas les coutumes ou bien même le comportement à avoir. C'était donc sans somation qu'il bouscula un homme beaucoup trop occupé à draguer une nana pour l'écouter.

A l'ouverture de la porte, la petite clochette si caractéristique des petites magasins résonna. Yûdai se tenait droit, ses yeux observaient l'intérieur. Il n'y avait pas grand chose à dire, c'était un bar comme les autres, avec son barman, ses tables et ses décorations. Yûdai remarqua tout de même le fond de musique qui était joué. Sans trop attendre, il alla s'installer au bar où le barman le regardait déjà d'un œil avisé.

[Barman] «Ce sera quoi pour notre nouvelle arrivant ? »

Yûdai n'en avait aucune idée, il y avait déjà le problème d'argent qui méritait son attention. Pour parer à cela, l'homme jeta un regard sur la carte, mais sa consternation fut telle que son poing se serra un instant sur le bout de papier. Tout était beaucoup trop cher, même dans ce pays que tout le monde définissaient comme « riche ». Il dut se contraindre à ne commander qu'un verre d'eau. Comme pour se moquer de lui, le barman lui demanda « avec ou sans paille ? », provocation à laquelle l'homme ne répondit pas. Lors des deux minutes qui suivirent sa commande, le Sorahiko observa les personnes qui se trouvaient au bar. A sa gauche se trouvaient trois hommes, visiblement des habitués de l'endroit qui ragotaient à haute voix. A sa droite se dressaient quelques personnes isolées, une jeune femme, un vieillard et un dépravé qui semblait cuver. Le claquement du verre sur le bois le contraint de revenir sur la tête moqueuse du barman qui affichait son plus beau sourire.

[Barman] « Cela fera deux ryos. »

Sans une once d'émotion, Yûdai fit glisser ses deux dernières pièces d'or sur le comptoir. Il était à présent à sec et ceux jusqu'à ce qu'il trouvait du boulot, chose à laquelle il n'avait encore réfléchit.

De l'autre côté de la pièce, la clochette résonnait une nouvelle fois sans toute fois réussir à attirer l'attention de l'homme. Celui-ci observait avec ennui son verre qu'il s'amusait à faire tourner dans ses mains. C'est alors que sa vision se troubla, quelque chose le percuta au niveau de la mâchoire et le fit trébucher sur le sol, s’ensuivit alors le bruit du verre brisé. Tout semblait confus dans la tête du jeune homme, mais quelques secondes suffirent à lui faire retrouver l'équilibre. Son regard se posa alors sur son agresseur, ce même homme qu'il avait précédemment bousculé. Instinctivement, Yûdai passa la main dans son dos, celle-ci semblait chercher quelque chose en vain, il n'y avait plus de sabre depuis le jour où il l'avait abandonné dans le courant de cette rivière.

[Barman] « Qu'est ce que tu me fous Satamoshi ?! Arrête d'agresser les gens comme ça. Vous là, partez de mon établissement, je ne veux plus de vous ici. »

C'était la meilleure. Alors qu'il était dans la peau de la victime voilà qu'il se faisait refouler de l'établissement sans même avoir pu profiter de son verre... Mais malgré tout, Yûdai restait silencieux, son regard se posait alternativement sur le barman puis, plus appuyé, sur son agresseur. Il n'avait semble t-il pas le choix... Écartant le tabouret qui reposait à ses pieds, le jeune déserteur traversa la pièce non sans résister à l'envie de bondir sur ces enfoirés. Le cliquetis résonna alors deux fois, à l'ouverture de la porte et à sa fermeture faisant ainsi disparaître le loup blanc.


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\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"


Dernière édition par Ookami Shiroi le Lun 17 Oct - 19:27, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Paria    Lun 26 Sep - 1:26

Paria – Épisode 1


Jour 1 – 1h16 PM

Il existe des promesses que l’on ne peut tenir. Souvent, c’est parce qu’on a de la difficulté à tenir parole, mais ce peut-être aussi parce que les circonstances nous obligent à rompre nos serments. C’est ce qui emmena rapidement Azumi à comprendre que jamais il ne faut dire jamais, puisqu’on peut être fort surpris.

Elle se souvenait d’un jour ensoleillé. Le ciel était vide de tout nuage. Seul le feuillage des arbres venaient masqués l’infinité bleuté. C’était le jour où elle promit de ne jamais revenir dans cette auberge miteuse dans lequel elle avait séjourné avec Naoki lors de sa quête qui l’aida à devenir Chuunin. Bien sûr, ce n’était pas parce qu’elle n’était pas une femme de parole qu’elle rompit sa promesse, mais bien parce que les circonstances l’y obligèrent.

Azumi se retrouvait donc, quatre ans plus tard, avec le même jeune homme, devant la porte qui menait à la chambre vingt-deux de l’auberge de son passé. La porte n’avait pas changé et sa peinture était toujours aussi écaillée. La même poignée, le même verrou difficile à tourné. Depuis sa montée en grade, jamais elle n’avait autant eut l’impression de revenir à l’époque où, pas plus haute que trois pommes, elle arborait son bandeau ninja, fièrement promue Genin.

La chambre était tout aussi délabrée qu’autre fois. Le papier-peint était jauni par le temps, les tiroirs s’ouvraient avec un grincement sinistre, le lit semblait souillé et l’eau courante, non potable. Les volets des fenêtres étant clos, les minces rayons de soleil qui pénétraient dans la chambre lui donnèrent un aspect encore plus vieillot, comme on peut le voir sur les photos de nos grands-parents. Vous savez, ces portraits de famille où on peine à distinguer les traits du visage tant l’avancée technologique était moindre à l’époque du cliché ? Et bien, c’était l’aspect que donnait l’astre lumineux à la pièce.

Azumi ne fut pas surprise de retrouver cette chambre dans le même étant qu’il y a quatre ans. Disons qu’elle s’y attendait plus ou moins. Lorsque Naoki vint la rejoindre devant le numéro vingt-deux cloué aux dessus de la porte, la jeune femme prit ses bagages sans dire un mot et organisa sa garde-robe méthodique. Le garçon la regarda d’un air perplexe. Il s’assit sur le lit et l’observa encore.

Azumi - Tu ne fais défait pas tes valises ?

Naoki - Je… Et bien, non.

Azumi - Pourquoi ça ? Tu ne préfères pas que tout sois bien en ordre ? C’est nécessaire, pour nous, que tout sois placer correctement. J’ai lu dans un livre que le cerveau, à force de répété le même mouvement, vient à le faire machinalement. Ça devient une habitude. Et tu sais qu’en mission il est fort possible que nous aillons à tout remballer le plus vite possible.

Naoki - Autant ne pas défaire nos bagages alors.

Il avait dit cela en souriant, mais la jeune femme ne lui rendit pas son sourire. D’abord parce que le sentiment de trahisons qu’elle avait oublié depuis l’incendie était revenu, mais aussi parce qu’elle s’en voulait toujours d’avoir allumé le four cette journée là. La jeune femme n’était pas vraiment dans son assiette et tout ce qu’elle avait envie de faire pour le moment était d’oublier ses soucis.

Naoki - Je ne sais pas si c’est une bonne idée que l’on partage la même chambre. Je crois que tu as besoin de ton… Intimité ?

Il baissa les yeux et fixa le tapis pourrie qui recouvrait le sol. Sa main se baladait lentement, mais sûrement, sur la couverture piteuse du lit.

Azumi - Qu’essais-tu de me dire, Naoki, dit-elle en poursuivait son rangement de vêtement en ordre de couleur et ses produits de toilette en ordre alphabétique.

Naoki - Rien dû tout. Je pensais seulement qu’une femme avait besoin d’intimité.

Azumi roula les yeux et referma le tiroir dans lequel elle s’attardait. Elle s’avança vers la sortie et amassa au passage une veste noire qu’elle enfila en ouvrant la porte. Avant de partir pour de bon, elle dit :

Azumi - Je vais te laisser te poser des questions en paix. Je vais me promener.

Et elle prit soin de claquer la porte derrière elle.

Jour 1 – 07H PM

Le disque solaire, au-delà des montagnes, déclinaient rapidement en transformant le monde en or. L’ombre des bâtiments grandissaient à vue d’œil, alors que les marchands rentraient leur marchandise. Azumi marchait près de la fontaine. En passant près d’elle, elle s’assit sur le bord de pierre et trempa sa main dans le cristal de l’eau. Une fraîcheur vint engourdir son membre et elle la savoura. Le bout de ses doigts se mit à piquer jusqu’à devenir indolore. Et elle fut prise d’une irrésistible envie de plonger la tête dans l’eau et de boire. De boire jusqu’à ce qu’à vider le bassin. De boire jusqu’à exploser comme le ferait une bombe à eau. Elle avait soif. Sans doute était-ce le résultat d’une journée entière passé au soleil sans s’hydrater. N’empêche qu’elle n’avait jamais eut aussi subitement soif.

Elle repéra un petit bar près de l’animalerie d’où une faible musique émanait. Azumi s’y rendit donc rapidement. Avant d’ouvrir la porte, elle prit soin de cacher son bandeau ninja afin d’éviter d’être remarquer. En dehors du village, plusieurs portaient les shinobis en haine et la jeune femme ne voulait pas s’attirer d’ennuie. Elle en avait déjà suffisamment.

En entrant, une clochette retentit. Le même mécanisme qu’on rencontre facilement lorsqu’on entre dans un magasin. L’intérieur était assez simple. C’était un bar. Un bar. Tout ce qu’il y a de plus banal. L’un des bars les plus caricaturés qu’elle n’eut jamais vus, en fait. Le bon vieux patrons, qui sert ses deux ou trois habitué, un soulons qui trompe sa femme avec la petite aguicheuse, là de le coin, et l’autre qui tente de lui remonter le morale. Deux autres qui ne se mêle pas de ce qui leur regarde et qui écoute toutes les conversations parce qu’ils s’emmerdent grave dans leur maison. L’étrange type dans l’ombre qui sirote son verre et qui vous regarde avec des yeux que l’on a du mal à cerné…

Azumi s’approcha du comptoir et demanda trois verres d’eau qu’elle cala en moins de trois secondes. L’homme, à ses côtés, la fixa avec envie, mais elle n’y porta pas attention. Elle ouvrit plutôt un de ses nombreux livres. Celui-ci traitait des stades de l’enfance. Telle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle apprit que l’enfant était lui aussi actif sexuellement ou même que l’enfant pouvait littéralement tomber amoureux d’un de ses parents.

C’est en étant dévisager par les quelques clients du bar qu’elle poursuivit sa lecture. Entre temps, un homme à la chevelure blanche, comme celle qu’avait son amie Sakura ou son ennemi Hiro, fit son apparition. Il s’assit pas très loin d’elle et commanda un verre d’eau. La jeune femme arrêta sa lecture lorsqu’un autre homme, soûl et un peu fou, bouscula celui à la chevelure blanche. Les évènements allaient tourner au vinaigre lorsque le patron s’en mêla et décida de chasser son nouveau client qui, de toute façon, ne consommait pas plus qu’un verre d’eau. L’homme sortit de l’établissement, frustré.

Azumi - Ah, les hommes, je vous jure, murmura Azumi derrière son livre.

Puis, son regard fut attiré par le reflet de la lumière qui émanait de l’ampoule. Quelque chose de scintillant et de métallique avait été laissé à l’abandon sur le sol. Azumi referma son livre et ramassa l’objet. C’était un étui. Un étui qui assurément servait à protéger une arme, et une grosse arme. La jeune femme comprit rapidement que cela appartenait à l’homme de tout à l’heure.

Elle s’empressa de sortir à l’extérieur. En balayant la place principale du regard, elle n’eut aucun mal à voir l’homme et ses cheveux éclatant. Elle cria :

Azumi - Hey, vous !

Il se tourna.

Azumi - Oui, vous ! Vous avez faits tomber ça lorsque vous avez trébuché. Je vous le remets donc.

Et il s’avança vers elle, la dominant de son ombre dans le jour finissant. Il prit son étui brusquement et, doucement, la remercia. Azumi arqua un sourcil. Elle savait qu’une arme pouvait être très chère pour une personne. Certains considéraient leur lame comme leur propre frère. Elle l’avait lu dans un livre.

Azumi - Un jour j’ai rencontré une personne qui comme vous protégeait son arme comme si elle était sa propre fille. Il entretenait une relation particulière avec elle, si je puis dire.

Elle pointa l’étui vide que l’homme tenait dans ses mains.

Azumi - Toutefois, j’ai rarement vu un homme protéger un étui vide de lame. C’est plutôt intéressant.

On voyait bien qu’il se battait pour quelque chose. Un Ninja ? Sans doute. Rares étaient les marchants qui arpentaient les bars avec une telle arme, bien que cette arme ne soit pas réellement là. Et ce visage qu’elle connaissait si bien. Vide d’émotion. Ça, elle en voyait à tous les jours. Elle-même utilisait cette barrière émotive lorsqu’il y avait des personnes à qui elle ne faisait pas particulièrement confiance dans les environs.

Yûdai - Il arrive parfois que l'on doit se séparer de notre bien le plus précieux pour une cause bien plus importante.

Il prit une courte pause. Azumi en profita pour le regarder de haut en bas.

Yûdai - Mais je compte bien remplir se fourreau très prochainement.

Azumi - À l’habitude je suis très curieuse et j’aurais sans doute essayé de savoir qu’elle genre d’arme habitera votre étui, mais aujourd’hui, je ne me soucis que de mes soucis.

Elle s’approcha de lui jusqu’à ce qu’ils soient dos à dos. Puis, en tournant la tête, elle proposa :

Azumi - Et si nous allions ailleurs ? Ce bar, cette auberge… Ce village me pu au nez.

Yûdai - Je n'ai pas les moyens d'être courtois aujourd'hui... Vous m'excuserez alors de devoir décliner...

Azumi - Je n’ai pas demandé de votre courtoisie. Votre simple présence me suffira sans doute. Mais si vous décliner je comprendrai et vous dirai simplement adieux.

Un vent léger se mit soudainement à souffler. Le feuillage se mit à jouer tel un orchestre et bientôt tout le village se joignit à la chanson. Quand le bruit cessa et que le soleil disparut derrière les montagnes, l’inconnu dit :

Yûdai - Puisque vous insistez.

Azumi - Venez.

To Be Continued...

MessageSujet: Re: Paria    Dim 2 Oct - 23:18

Il errait sans but dans cette ville qui lui était totalement étranger. Il était venu ici, en loup solitaire qu'il est, à la recherche d'un toit, d'un peu de nourriture et d'eau fraîche. Sans trop se voiler la face, il était conscient qu'atteindre ces objectifs lui étaient à présent impossible, une finalité qui lui laissait un goût amer. Le dessein prenait peu à peu fin, montrant parfaitement la suite des événements. Il était le centre de cette image, le personnage principal. Autour, le décor était d'un banal noir et blanc. Le ciel était curieusement sombre pour une fin d'après midi, le soleil semblait fuir les habitants de ce bas monde leur offrant ainsi un décor d'une froide journée d'hiver. Les arbres titubaient en un mouvement de balancier, les feuilles d'un vert pâle venaient tourbillonner au dessus des têtes des habitants bien trop occupés pour se soucier des caprices de mère nature. Ces gens justement... Yûdai les observaient comme un animal intrigué. Ces personnes qui se réunissaient dans les rues pour former une longue et épaisse marée humaine qui ondulait à la façon d'un serpent lui était totalement inconnue. Quel but avaient-ils ? Que recherchaient-ils ? Ou allaient-ils ? Jamais on ne lui aurait permis de quitter la demeure familial pour découvrir le monde. Bien sûr, on lui avait enseigné toutes les technologies, les comportements et les fabrications que l'homme avait crée et qui jonchaient ce monde, mais jamais il n'avait pu les admirer de ses yeux. Qui avait-il comme plaisir de se promener toute la journée et faire magasin sur magasin ? Pour les Sorahiko, on ne se déplaçait que par nécessité jamais par envie.

Et aujourd'hui, Yûdai faisait de même, agissant comme ce qu'on lui avait appris. Plus rien ne le retenait dans cette ville, le motif de sa présence avait volé en éclat comme ce verre d'eau. Il devait donc reprendre sa longue route vers Konoha, vers le pouvoir. Comme pour se préparer à cette étape, il prit une profonde inspiration, puis une seconde, le cornage de sa voix passait inaperçu dans se bain de foule puis il se sentit prêt. Ses pieds ne le faisaient plus souffrir, cette petite heure de repos lui avait été bénéfique, mais pour combien de temps ?

Vint alors le temps d’arrêter de s'interroger et de se retourner vers cette petite voix qui l’appelait, faible et à la fois puissante, l'homme n'avait pu l'ignorer là où tant de gens avaient simplement passé leur chemin. Ses yeux étaient guidé par ses sens, il savait que c'était elle, cette femme fragile et insignifiante qui l'avait appelé. Tout d'abord, il fut surpris que quelqu'un puisse l'interpeller ainsi, c'est que l'homme n'avait pas la gueule d'un playboy et puis la curiosité sur l'origine de cette interpellation prit le dessus. Puis se fut le stupeur général. Dans sa main, un simple bout métallique qu'elle tendait comme un vulgaire chiffon. Elle semblait l'ignorait, mais elle tenait l'une des deux seules preuves du passé de guerrier de l'ombre de l'homme. Dans un mélange de colère et de crainte, le loup blanc arracha son bien des mains de l'inconnue. Son regard pourpre semblait demander des explications, choses qu'elle s’empressa de fournir. Ainsi, il n'aurait pas à s'occuper d'une voleuse ce soir... D'un simple mouvement de tête, l'homme remercia la femme. Mais il était loin de se douter que celle-ci souhaiterait rester en sa compagnie pour encore quelque minute, minute qu'elle semblait vouloir transformer en heure.

Il se laissa alors embarquer dans cette histoire, non sans vouloir en tirer partie. S'il arrivait à soutirer de cette poupée un verre et un repas chaud, il pourrait considérer cette soirée comme réussi. Sans trop prêter attention à la jeune femme, l'homme observait les alentours, curieux de voir un si grand déséquilibre de classe social. Ils venaient tout juste de quitter une taverne tout ce qui avait de plus classique pour se retrouver dans un quartier des plus animé où la bourgeoisie semblait avoir le premier et dernier mot. Le cadre était à présent totalement différent, animé et coloré, nos deux personnages ressortissaient de la peinture par leurs simplicités. Ici, tout semblait être beau et magistral, comme si l'on vous offrez le bonheur sur un plateau d'argent. Mais bien sûr, cela avait un prix. Yûdai regardait les alentours avec une petite inquiétude, ses poches étaient vide et cette femme ne semblait pas être aussi riche que lui, les apparences étaient-ils trompeurs ?

De la musique, une file de jeune et une ambiance électrique... C'est plus que ce qu'il en fallait pour attirer les gens prêt à s'amuser. Alors que Yûdai ne cherchait que la chaleur d'un repas chaud, la jeune femme qu'il accompagnait semblait-elle chercher autre chose. L’entraînant dans ses aventures, Yûdai n'eut d'autre choix que de passer la porte de cette boite branché. A l'intérieur, une foule en délire dansait énergiquement sur la musique d'un groupe et sous la lumière éblouissante des rétros. La pièce était un large cercle composé de plusieurs anneaux à l'occupation bien distincte. Les extrémités de la boite étaient l’anneau VIP où tous les meilleurs clients pouvaient s'installer autour d'une table et profiter de tous les avantages qu'offraient la boite. Venait ensuite la piste de danse où des centaines de personnes se frottaient, se touchaient... Bref un vrai capharnaüm. Et au centre de tout ce bordel, une scène était monté que le groupe du soir partagé avec les danseuses un brin exotique. Yûdai observait les murs de la boite changer de couleur. Le ton semblait être donné par la musique, jaune lorsqu'elle était électrique, bleu pour les mélodies, rouge pour les morceaux un peu plus trash et bien sûr rose lorsque le groupe encouragé les gens à se rouler des pelles... Tout cela n'était qu'un grand spectacle préparé à l'avance et où l'on payait pour y avoir un rôle.

Azumi - Tenez, voilà un endroit sympa. Bien mieux que ce bar moisi. Savez-vous danser ?

Danser? N'était-ce pas ce que les hommes faisaient pour se divertir? Ou pour exprimer un sentiment particulier? A vrai dire, Yûdai ne savait pas vraiment ce que s'était, jamais personne n'avait dansé devant ses yeux... Mais en observant les personnes qui remuaient devant lui, cela ne semblait pas bien compliqué.

Azumi - Savez-vous boire ?

Pour la première fois depuis qu'il avait quitté Kumo, Yûdai sourit. Il attrapa sans crier gare le poignet de la jeune femme et ils s'enfonçèrent alors dans la masse. Lorsqu'ils arrivèrent à proximité de la scène, Yûdai pu enfin la lacher. Il sourit une nouvelle et observa les alentours, visiblement la jeune femme semblait avoir perdu de son assurance. Alors que la pièce vira au rouge, des cris résonnèrent à la simple écoute de quelque note. Puis se fut le bordel générale, tout le monde commença à bouger frénétiquement, à sauter, à remuer de la tête. C'était cela danser? Yûdai entreprit alors la même chose...


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MessageSujet: Re: Paria    Lun 3 Oct - 2:34

Paria – Épisode 2


Jour 1 – 7h30 PM PM

Au loin, des lumières éclairaient les champs où s’étendait à perte de vue les épies de blé oscillant au rythme du vent. La nuit commençait à tomber et l’on pouvait entendre au loin les loups hurler. Ils viendraient sans doute pendant la nuit dévorer le bétail d’un fermier, mais que pouvait-on y faire ? Là était le cycle de la vie.

Ces hurlements lui remémorèrent le jour où elle est Naoki avaient fait la rencontre d’une cinquantaine de loups affamés. La fleur de Toge dans une main, la peur et la terreur épouvantable de mourir emplissait son être. Ce genre de sensation qui vous fait sentir réel. L’émotion qui vous montre que vous êtes bien là, vivant, humain. C’était l’adrénaline qui lui manquait dans un métier qui pourtant ne manquait de vous en faire vivre. Azumi en avait marre de ces soirée passé à lire et à relire le code de vie d’un Shinobi ou bien tous ces repas qu’elle avait mangé dans le seul et unique but d’entretenir son esprit. Et au contacte de ce jeune homme, celle à la crinière étincelante d’une lueur diabolique, elle ressentit enfin cette peur étrange de l’inconnu.

Sans doute était-ce cela qui l’avait poussé à prendre la main de l’homme et à le tirer vers le champ d’or, là où la lumière éclairait les épies. Parce qu’elle savait qu’en compagnie d’un être si mystérieux elle risquait fort de ressentir cette sensation de terreur, celle qui fait frémir vos membres et qui vous donne la chair de poule. Bien qu’il ne fût pas très cordial, il y avait quelque chose dans ses iris qui fit comprendre à la jeune femme que ce n’était qu’une barrière. Même si cette barrière était peu visible, surtout chez cet inconnu qui savait comment la cacher, chaque homme en possédait une, aussi épaisse ou mince soit-elle. Azumi avait très vite compris que c’était un moyen de défense qu’ils affectionnaient particulièrement.

Ils arrivèrent rapidement au-delà du champ de blé. Les lumières provenaient d’un bar isolé d’où émanait une musique rythmée. Des cris de joie résonnèrent dans la nuit. Des tintements de verres et des bruits de pas les accompagnaient. Cela semblait être un endroit bien particulier, mais Azumi avait une envie folle d’y pénétrer avec l’homme aux cheveux d’argent.

Un jeune homme complètement saoul sortit de l’établissement, sa petite amie à ses talons. Azumi n’aurait su donner d’âge à ces deux êtres, parce qu’ils semblaient si jeunes et si vieux à la fois. Sans doute était-ce l’alcool qui leur donnait un air si pitoyable. Ils étaient tous les deux habillés de manière assez étrange. Jamais Konoha n’aurait permis un tel accoutrement parce que c’était un village sérieux qui tenait à sa réputation. Mais ici, tout le monde semblait s’en contrefoutre. Azumi adora ce constat.

Elle entra enfin dans le bar et ce qu’elle y découvrit la choqua. La jeune femme n’aurait su dire si c’était un choc positif ou négatif, mais l’important est de savoir que c’en était un grand. L’endroit avait été construit de manière circulaire. L’entrée donnait une vue incroyable sur le milieu de la salle. Un bon nombre de jeunes se déchaînaient et s’entrelaçaient au milieu d’hommes et de femmes où la chaleur humaine et la sueur étaient à leur apogée. Complètement au centre, un groupe se donnait en spectacle sauvagement et le bruit qui émanait de leurs instruments faisait vibrer la pièce. Puis, longeant les murs, de petites tables où étaient assis des gens mieux habillés, bien qu’étant du même style que les autres, sirotaient des boissons multicolores au nom exotique.

Ici, les gens civilisés étaient mal vue. Ici, l’humain était réduit à un simple humain. Seulement son côté bestiale et sexuelle pouvait pénétrer cette porte. Pas de manières, pas de politesses. Du moins, c’est ce qu’Azumi cru comprendre. Elle était si habitué à la tranquillité du village que tout ces gens dansant sur une chanson dont ils ne connaissaient pas les pas la rendaient mal à l’aise.

Azumi - Tenez, voilà un truc sympa. Bien mieux que ce bar moisi. Savez-vous danser ?

Elle observa les jeunes adultes qui s’animaient sur le ton rythmé de la musique et se demanda si elle était capable de faire comme eux. Les filles se déhanchaient sensuellement et elle se voyait mal faire quelque chose de si obscène. Alors que les hommes, bien que tous très en beauté, semblaient avoir des mains baladeuses.

L’homme aux cheveux d’argent ne répondit pas. Il se contenta de la regarder de haut, des points d’interrogations dans les yeux. Elle lui sourit, parce qu’il était mignon, debout, comme cela, à la regarder bêtement, mais aussi parce qu’elle se sentait intimider par lui.

Azumi - Savez-vous boire ?

Elle venait tout juste de terminé sa phrase qu’il la prit par le poignet et l’entraîna parmi la foule grandissante. Plus ils se rapprochaient du centre, plus la chaleur devint insupportable. Elle eut soudain l’irrésistible envie de fuir, car tout ces gens qui la frôlaient à son passage lui donnèrent l’impression de pénétrer son esprit comme le ferait un illusionniste. Mais ce n’était pas le monde des Shinobis, ici. Les gens s’amusaient, c’est tout.

Lorsqu’ils furent tous les deux devant le groupe situé légèrement plus haut pour être mis en évidence, les murs changèrent de couleur pour prendre une teinte rougeâtre. Le ton de la musique devint beaucoup plus trash et tout le monde se mirent à hocher la tête, à sauter dans la salle en faisant trembler le sol et à bouger comme des diables hirsutes. Les pas de cette danse étaient complètement dénuer de sens, mais Azumi se mit à rire. Et elle rit encore plus fort lorsque l’homme aux cheveux argentés se mit à faire comme tout le monde. Elle le regarda quelques instants et le suivit dans son délire. Ses cheveux volèrent autour d’elle lorsqu’elle commença à hocher la tête, fouettant au passage ceux qui l’entourait, mais ils s’en foutaient parce que tout le monde le faisait. Elle se mit à se déhancher comme les autres bien que ce ne fut pas très concluant. Mais tout le monde s’en foutait, car tout le monde le faisait. Puis vint le temps où la sueur commença à sortir de ses pores. Mais tout le monde s’en foutait, car tout le monde suait.

La foule était en délire. Azumi était en délire. Jamais elle ne s’était autant amusée de toute sa vie. C’était mieux que la plus belle illusion jamais créée.

Ils dansèrent ainsi pendant une trentaine de minutes, jusqu’à ce qu’Azumi fut à bout de souffle. Elle remarqua une jeune demoiselle qui, un plateau à la main, faisait le tour de la pièce pour vendre de l’alcool. Sans se faire remarquer, Azumi prit deux petits verres déposés sur le plateau. La musique étant trop forte, la serveuse ne se rendit pas compte de ce vole.

La jeune femme ramena l’un des verres à son ami et lui dit en riant :

Azumi - Montrez-moi comment vous faites, vous les gens de Testuyama, pour faire la fête. J’ai une envie folle d’oublier mes soucis.

Yûdai - La fête? Généralement... d'après ce que j'ai appris dessus... on commence par cela...

Et il vida le petit verre de boisson d’un trait. Une grimace dégoût apparut sur son visage. Azumi le regarda, la tête légèrement penchée, intriguée. Jamais elle n’avait bue une seule goutte d’alcool, puisque c’était une boisson qui faisait perdre temporairement certaines capacités du cerveau. La jeune femme ne savait pas quand est-ce qu’elle aurait besoin de ses Genjutsu, donc elle ne s’était jamais risquer à boire. Mais aujourd’hui, elle en avait marre d’être une konoichi bien à sa place.

Elle vida son verre pareillement. Sa gorge sembla prendre en feu et un goût de vieux jus de fond de boîte persista dans sa bouche. Elle retint son envie de recracher le contenu du verre et déglutit.

Yûdai - Euh... et généralement c'est le moment où l'on doit danser...

Azumi - Et si nous allions nous asseoir ? Nous pourrions discuter un petit peu.

Azumi essuya du revers de sa main la sueur qui perlait sur son front. Jamais elle s’était autant donner pour une danse, elle pensait qu’une pause s’imposait.

Yûdai - D’accord, pourquoi pas ?

Il prit sa main et c’est alors qu’elle se rendit compte à quel point son contacte était étrange, presqu’électrique. Elle se laissa entraîner dans la folie de la foule et ils s’assirent à une table qu’un couple venait de quitter. Ils étaient l’un en face de l’autre et elle remarqua aussi dans ses sombres iris un reflet rougeâtre.

Azumi - Quel est votre nom ? dit-elle en le fixant dans les yeux.

Yûdai - Ookami... Ookami Shiroi. Et tu es ?

Elle arrêta la serveuse qui passait à leur côté. Elle prit deux verres et la paya rapidement. D’un petit coup de main, Azumi poussa l’un des verres près de Ookami et vida le sien d’une traite en n’oubliant pas la grimace.

Azumi - Nara…

To Be Continued...

MessageSujet: Re: Paria    Ven 7 Oct - 23:43

Des goûtes de sueur perlaient sur son corps, son rythme cardiaque accélérait et la fatigue venait engourdir ses membres. Jamais auparavant il n'avait connue cela en dehors des heures d’entraînements subis. Comment aurait-il pu savoir que danser ainsi pouvait le mettre dans un état d'euphorie ? Pourquoi lui avait-on privé de cela si longtemps ? C'était totalement injuste et alors qu'il se dépensait sans compter sur la piste de danse, il pouvait sentir la colère monter en lui. En quelque sorte, sa vie venait à peine de commencer. Il ignorait tout, l'histoire du monde et de l'homme en général, cela passait également par les petites choses simple de la vie comme l'orientation ou encore la gente féminine. C'était toutes ces choses qui lui avaient été enlevé et qu'il devait à présent redécouvrir. Mais seul en plein milieu du monde, il était difficile de s'éduquer. Alors lorsque cette jeune femme lui proposa un verre, il était certain que l'eau à l'intérieur ne pouvait que désaltérer son gosier, il avait tout faux... C'était comme si une boule de feu traversait sa gorge, comme si elle avait souhaité l'empoisonner... Un instant il crut à cette idée, mais lorsqu'il s'aperçut que la jeune femme l'imité dans son concours de grimaces ses doutes s'envolèrent.

Tout ce qu'il connaissait des fêtes, il l'avait trouvé dans un livre qu'il avait secrètement caché des yeux de sa famille. On y parlait d'alcool en tout genre qui était déversé à flot... Sans doute était-ce liquide étrange ressemblant à l'eau, mais possédant un goût fort différent. Il ne pouvait dire qu'il avait apprécié ou non, cela l'avait prit au dépourvu et on ne pouvait juger sur un premier essai. Mais il y avait également cette ambiance folle qui caractérisait généralement les fêtes réussi. L'homme observait tout cela, le regard brillant. C'était aujourd'hui qu'il avait réellement l'impression d'avoir commencé sa vie. Jamais il n'aurait pu croire que sa liberté aurait aussi bon goût, même ses angoisses de la veille avaient disparut. A cet instant, il n'était plus question de désertion, d'Oï-nin ou même du monde des shinobi, cet instant lui appartenait, leur appartenait et il ferait tout pour qu'il dure le plus longtemps possible.

Puis elle décida de quitter cette enfer si électrique. Son visage ruisselait de sueur, Ookami ne protesta guère et guida une nouvelle fois la jeune femme dans cette jungle. Il ne prêtait aucune attention à ces faits et gestes, si bien qu'il n'hésitait pas à effleurer la peau de la jeune femme, sans doute un geste affectueux chez des individus « normaux », mais pour quelqu'un qui ignorait tout sur le sujet, cela était anodin. Ils arrivèrent enfin en dehors de tout remue. Comme sortant de l'eau après de longue minute d’apnée, Ookami respira à plein poumon, visiblement heureux de quitter une température bien trop supérieur.

Et elle s'assit avec grâce, cette grâce que sa génitrice lui avait probablement légué à sa naissance, comme ses yeux d'un noir profond, ses cheveux châtain et son visage lis. Bien qu'un homme avait dû y mettre sa petite graine, il était difficile de penser que la brutalité d'un homme pouvait donner naissance à tel beauté.

Sans même s'en apercevoir, Ookami dévisageait, non, dévorait du regard la jeune femme qui était assis en face. Il observait son corps à la recherche de différence par rapport au homme. Il était certain que les femmes possédaient une musculature bien plus faible et une constitution plus fragile. Il était difficile à croire que ces créatures pouvaient prendre autant de risque que la gente masculine tout en étant aussi efficace. C'est que généralement, ces monstres savaient pratiquer à la perfection le don que les dieux leur avaient doté à défaut des hommes. Le charme, l’ensorcellement était leur arme la plus fatale. Toute femme prenant un minimum consciente de son pouvoir d'entrave était capable de l'exploiter pour leur compte personnelle. Elles pouvaient en tirer un bénéfice assez aléatoire, les faveurs d'un seigneur, de l'argent, l'accomplissement d'une mission... Les résultats se diversifiaient, mais amenaient généralement tous à la même conclusion, la victoire de la gente féminine.

Ookami pourrait même se poser des questions, n'était-il pas entrain de tomber dans ce même piège ? Mais qu'aurait-elle à gagner ? Il n'avait pas un sous, pas une arme... la seule hypothèse viable serait l'assassinat, mais un Oï-nin ne perdrait pas son temps avec cela... Une brigande ? Si c'était le cas, Ookami n'aurait aucun soucis à se faire... C'était plutôt lui qui comptait escroquer l'autre... Alors lorsqu'elle lui demanda son nom, c'est tout naturellement qui lui indiqua celui d'un autre. En retour, il put apprendre celui de la miss... Nara... Prénom assez rependu dans le monde.

Cette fois-ci, l'homme souhaitait y aller avec délicatesse et analyser les arômes de ce mélange flamboyant. Il commença par faire tourner le verre sur lui même, contrairement à de l'eau, le verre n'était pas rempli jusqu'en haut, de plus, celui-ci était d'un diamètre ridiculement fin. Il serait bien curieux de savoir le prix de cette mascarade. Puis il porta le verre à son visage, ses sens étaient en alerte et une odeur parvint à ses narines. Il pouvait rien qu'en le sentant deviner que ce liquide n'était pas fait pour revigorer l'organisme, mais plutôt pour l’assommer... Il ignorait combien de verre il fallait engloutir pour arriver à une telle extrémité, mais il n'était pas assez curieux pour cela. Mais portait par le feu de l'action et surtout par sa jeune compagne, il effectua le quart de tour qui vida le contenu dans son gosier. Pour la seconde fois, il y avait ce goût presque amer, mais surtout très fort, horriblement fort même.... Cela n'avait décidément rien à voir avec l'eau de source auquel était habituait l'ancien habitant de Kumo. Malgré tout, le second verre passa beaucoup mieux que le précédent, la grimace en témoignait.

En dessous de la table, le corps du jeune homme réagissait lui également. Se dépliant pour aller chercher le maximum de place possible, ses pieds entrèrent en contact avec quelque chose. Sur le coup l'homme ignora totalement cet obstacle qui n'aurait dû être là pour se concentrer sur la jeune femme.

[Ookami] « Sinon... Il vous arrive souvent de fréquenter ce genre.... d'endroit ? »

Nara - Non, la plupart du temps je suis une jeune femme studieuse qui aime bien faire dans les règles. Aujourd'hui, j'abandonne. Je me laisse aller. Et vous, est-ce un endroit qui vous est familier ?

Comme pour fuir à ses obligations, l'homme détourna son regard un instant, observant le groupe survolté, mais surtout cette danseuse qui balançait son soutient-gorge dans la foule. C'était donc cela qu'elle cachait...

[Ookami]”Non, pas vraiment. Je suis un homme du voyage, je ne fais que voyager de point en point à la recherche d'un but.”

Nara - Ne vous arrive-t-il pas parfois de vous arrêter et de... Et de prendre du bon temps ?

[Ookami]”Du bon temps? Hum... C'est vrai que j'ai par moment la chance de pouvoir manger un repas chaud... Mais sinon, je cherche surtout à remplir le vide de se fourreau.”

Sans doute une erreur de ça part, revenir ainsi sur un élément militaire ne pouvait qu'attirer l'attention de sa jeune camarade, mais elle ne sembla pas plus intrigué que cela. Tout deux buvèrent un troisième verre. Cette fois-ci, l'homme ne chercha plus à reconnaitre le gout, il avala tout simplement la substance, sentant ainsi ses joues chauffer, il eut comme une bouffée de chaleur...

Nara - Voyons voir... Un repas chaud ? Intéressant. Moi je préfère savourer le goût de la viande fraîche, vous voyez ?

[Ookami]”De la viande.... fraîche....”

Ce n'était pas les thermes utilisaient par la jeune femme qui choqua l'homme, il ne les comprenait pas... Son attention était focalisé à présent sur tout autre chose. A l'arrière plan se tournait une scène que le jeune homme suivait depuis quelque minute à présent. Un jeune couple comme eux se parlait discrétement, riait et buvait, tout ce qui était le plus banale. Après un dernier verre, les deux tourtereaux se levèrent pour voler à d'autre aventure, mais ce qui avait retenu l'attention du jeune, c'était cette petite pilule bleu que venait d'absorber l'homme... Un médicament? Pourquoi avait-il l'air si ravi d'être obligé de le prendre?

[Ookami]”Qu'est-ce que vous savez sur cette pilule bleu que vient de prendre cette homme? Pourquoi il avait l'air si heureux de devoir la prendre?”


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MessageSujet: Re: Paria    Sam 21 Jan - 4:03

Paria – Épisode 3


La jeune femme tourna la tête. Ses cheveux souples et soyeux fouettèrent l’air d’un mouvement plein d’élégance. Une odeur émana de ce mouvement. Ce ne fut peut-être qu’un effluve, un léger parfum sentant l’orchidée qui vint danser d’un pas spectral sous les narines du voyageur qui accompagnait Azumi. Peut-être était-ce même un relent de la sueur qui, emplissant la pièce d’une odeur de pieds, venait vous chatouiller le nez jusqu’à vous le faire plisser. Mais dans l’état des choses, ou plutôt dans l’état des deux compagnons, il était complètement impossible de dissocier les deux odeurs. Leur état était inexplicable. Du moins, Azumi n’avait jamais eut la possibilité d’expliquer cette situation, puisque c’était la première fois qu’elle s’y trouvait. L’alcool, cette liqueur d’un goût grimaçant, était un remède bien efficace pour oublier.

Pour oublier ses soucis.
Mais pas pour oublier le plaisir. Le plaisir. Elle n’avait que ça en tête, aussi étrange que cela puisse paraître.

Ainsi, en tournant la tête vers l’endroit que pointait Ookami, la jeune Chuunin fut prise d’un soudain fou rire. Peut-être avait-elle l’air bête. Peut-être pas. De toute façon, les gens du coin avaient le même air, ce qui l’emmena à se foutre royalement de ce qu’elle ressemblait. Lorsqu’elle put enfin aligner deux mots sans postillonner sur la table en gloussant, elle put enfin regarder le jeune homme dans les yeux.

Cette petite pilule ronde, bleue et pas plus grosse qu’une bille, Azumi savait ce que c’était. Étonnant qu’Ookami ait remarqué l’échange de cette minuscule chose au milieu d’une dizaine de petits gestes anodins ! Personne ne s’y intéressait en cette ambiance festive. L’homme semblait être pourvu d’une soif de connaissance aussi grande que celle d’Azumi. Il posait des questions intéressantes. Cela plaisait bien à la jeune femme. Peut-être lisait-il autant de livres qu’elle. Quoi que si ce fût le cas, il ne poserait pas autant de questions.

Azumi - Je vous explique si vous avez deux minutes. C’est très simple, en fait. On nomme cette pilule citrate de sildénafil. Mais plusieurs l’appellent simplement sildénafil, puisque non seulement c’est ainsi qu’elle est commercialisée, mais c’est aussi le nom de la fleur dont est extrait l’ingrédient principal.

Elle prit une courte pause pour siroter un autre verre avant de remarquer que c’était bien meilleur quand on avalait le liquide rapidement, sans avoir le temps d’y goûter. Elle reposa son verre sur celui dont était faite la table et reprit.

Azumi - On trouve cette fleur dans le nord du pays du thé. Sa vente a été si populaire il y a dix ans qu’on en vendait même dans les marchés noirs des pays où sa commercialisation était refusée. Non, non. Ce n’est pas une drogue. Elle est surtout dédiée à ceux ayant des problèmes érectiles. À ceux dont le pénis ne lève pas ou qui tend à rester au repos, vous voyez ?

Elle sourit et replaça une mèche derrière son oreille gauche. Lorsqu’elle repensa le lendemain matin à cette conversation, elle fut soudain prise d’une honte incontrôlable. Comment cette boisson du diable pouvait-elle amener une jeune femme coincée sexuellement à parler ouvertement de problèmes érectiles avec un bel inconnu ? Ookami devait se sentir complètement ridicule, assit là, à se faire donner des cours de sexualité en plein milieu de la nuit dans un bar un peu trop bruyant.

Azumi - En fait son fonctionnement est très, très simple. Le citrate de sildénafil augmente l'effet du monoxyde d'azote en inhibant les PDE5 dans le corpus cavernosum. Lorsque la stimulation sexuelle cause une libération locale de monoxyde d’azote, l'inhibition de la PDE5 par le citrate de sildénafil cause une augmentation des niveaux du GMPc, résultant en une relaxation du muscle lisse et une augmentation de l'influx de sang dans le corpus cavernosum. Je l’ai lu dans un livre.

Cela prit un petit moment avant qu’Ookami ose un commentaire. Pendant ce cours laps de temps, les deux jeunes adultes se regardaient d’un drôle d’air. L’un se demandait si son explication était exact, alors que l’autre se demandait sans doute s’il n’aurait pas mieux valût sauter ces renseignements débiles et d’en venir aux faits plus rapidement.

Ookami - En gros… Ça fait bander.

Azumi - Si dans votre jargon de Testuyama « bander » signifie « avoir une érection », alors oui, cela stimule l’excitation sexuelle, dit-elle en hochant la tête le plus sérieusement du monde.Peut-être puis-je vous aider à en apprendre plus, puisque visiblement cela semble vous intéresser ?

La musique changea littéralement de genre, et un rythme plus pop empli la pièce. Les lumières de la piste de dance se transformèrent en un rose fluorescent qui transforma l’aspect de leur verre et ce qu’ils contenaient. Cela ressemblait à une sorte de potion. Un nectar d’amour et de sensualité qui faisait tomber les adultes amoureux et les enfants meilleurs amis pour la vie. Azumi y plongea sa paille et observa le phénomène de réfringence du dioptre verre-eau qui donnait l’impression que la paille était complètement coupée en deux. Cela la fascinait toujours autant de voir qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser du chakra pour créer des illusions hallucinantes.

Ookami - Disons que... la sexualité n'est pas mon fort et c'est d’autant plus étrange d'en discuter avec une femme.

Elle sirota sa boisson et posa des yeux naïfs sur le jeune homme. Azumi essuya le peu de liquide qui roula sur ses lèvres du revers de sa main et dit d’un ton plaisantin :

Azumi - Vous ne parlez pas à une femme ordinaire. Vous parlez à une femme qui s’y connait et qui a lu des dizaines d’ouvrages sur la question.

Elle baissa les yeux pour jouer avec le bouchon d’une bouteille d’alcool que les clients précédents avaient laissé sur la table. Cela ne prit qu’une demie seconde et son regard se concentra encore une fois sur l’homme à la chevelure neige.

Azumi - Aimez-vous la lecture… Érotique ?

Elle n’avait pas dit cela d’un ton aguicheur, ni même avec des yeux qui pouvait sembler vous inviter. Cela lui vint aussi naturellement qu’on parle de la pluie et du beau temps et elle voulait seulement discuter littérature. Toutefois, cela n’empêcha pas Ookami, l’homme qui l’accompagnait, de s’étouffer légèrement et, se raclant la gorge pour retrouver sa voix, de la dévisager un moment.

Ookami - Quoi ?

C’était une toute petite voix. Le genre de voix qu’on ne s’attend pas à entendre de la bouche d’un homme viril. Le genre de voix qui vous rire et vous moquer légèrement, mais Azumi n’était pas d’humeur à rire. Elle se rendit vaguement compte des bêtises qu’elle disait et se sentit un peu ridicule.

Ookami - Je crois... que je vais recommander un verre...

Azumi - Très bonne idée, je crois que je vais faire la même chose, ajouta-t-elle en fronçant les sourcils.

Heureusement, une serveuse passait dans le coin et cette dernière vit le signe qu’Ookami lui fit pour qu’elle vienne les servir. On leur donna deux autres boissons, toujours aussi mystiques dans l’éclairage fluorescent de la piste de dance. Azumi et Ookami les regardèrent un instant, se demandant quand la chanson pop qui résonnait dans l’établissement allait enfin prendre fin pour laisser place à quelque chose de plus calme.

To Be Continued...

MessageSujet: Re: Paria    Sam 4 Fév - 3:00

Sa question était simplement parti d'une envie de connaissance, d'apprendre ce qu'était cette pilule bleu et pourquoi elle créait chez l'homme ce curieux bien être qu'il avait affiché. Ookami était perplexe devant les réponses si sèche et pourtant si instructive. Il avait le sentiment que cette femme n'était pas comme les autres, qu'elle connaissait beaucoup de chose et qu'elle prenait plaisir à le montrer à tel point qu'elle ne semblait même pas se rendre compte. Cela était tout d'abord amusant, puis l'amusement laissa place à la fatigue devant les questions grotesque posé.

Hakai ne connaissait rien au femme (pour ne pas se répéter) mais si elles étaient toutes comme celle-ci... il ne savait pas s'il serait véritablement intéressé par l'une d'elle un jour. Alors pour consoler ce terrible moment de solitude, il buvait et buvait encore, jusqu'à à recommander d'autre verre. Il laissait les penchants sexuel de la jeune femme s'exprimer s'en trop grande difficulté en faisant mine de l'écouter. A vrai dire, plus rien ne semblait le retenir ici. Son ventre s'était miraculeusement calmé, ses pieds ne le faisaient plus souffrir et son état de fatigue ne s'amusait plus à tirer la sonnette d'alerte toute les cinq minutes. En faite, il pourrait très bien décider, là maintenant de se lever et de partir pour marcher encore un peu plus loin en direction du village de feu, mais curieusement, il n'en fit rien. Son état devenait de plus en plus hilarant et l'homme ne souhaitait qu'une chose, continuer à boire de cette alcool fort alors qu'il connaissait ses effets dévastateur.

Et la voici qui avait terminé... Enfin pensa le jeune homme. Il avait eut le temps de vider la précédente bouteille le temps que celle-ci eut terminé de palabrer ses propos plus qu’exotique. Mais l'homme devait bien l'avouer, il avait chaud. Il ignorait d'où provenait la source de chaleur. Avaient-ils arrêté la ventilation dans le but de les faire griller dans ce four ? Il se secoua la veste dans l'espoir de se créer un peu d'air, mais sans grand espoir... Alors il vida son verre dans l'espoir d'être refroidi par le contenu, mais rien y faisait. Il avait de plus en plus chaud et son teint viré à présent au rouge. Il fallait qu'il sorte et vite.

Ookami – Je dois sortir... Tu m'accompagnes ?

Elle ne se fit pas prier deux fois et d'un mouvement rapide bien que peu assureur, elle bondit de sa chaise et suivit l'homme de prêt dans la marée humaine. Le combat fut dur et éprouvant, cela jouait des coudes dans la mêlé mais les deux protagonistes tinrent bon et parvinrent finalement à rejoindre le petit couloir lumineux de projecteur en tout genre qui servait d'entrée et de sortie. Le retour à l'air libre n'eut cependant pas les effets escomptés. L'homme sentait bien la caresse de l'air sur sa peau, mais en rien il ne se sentait plus frais.

Azumi - Qu'y a-t-il ? Vous êtes tout pâle. Vous ne vous sentez pas bien ? J'ai fais quelque chose qui vous a déplu ?

Vous, vous, vous.... encore des vous... Cette fille parlait cul pour passer à un vouvoiement des plus exécrable. L'homme ne lui prêta pas attention un instant, trop concentré sur cette douleur au ventre qui se faisait préssente... Qu'avait-il au juste ? Pour la première fois de sa vie, il se sentait libre, libéré de toute chaîne que pouvait lui offrir la peur, mais pourtant il avait mal... C'était plutôt illogique. Comme une crampe à l'estomac, l'homme fut plié en quatre, sa main posé contre la surface bétonneuse du bâtiment, il sentait que quelque chose remontait, une chose plus que désagréable. Sa bouche se remplissait en abondance de salive qu'il était obligé de cracher ou de déglutir, mais cela n'arrangeait en rien les choses. Et lorsque la douleur fut à son paroxysme, il n'eut d'autre choix,, dans un bruit fortement infect, l'homme déglutit tout l'alcool qu'il venait d'encaisser en l'espace de quelque heure. Cela ne dura pas plus de quelque seconde, mais il crut que cela faisait une éternité. Lorsqu'il eut enfin terminé, dans un mouvement des plus grotesque, il s'essuya la bouche à l'aide de sa manche avant de regarder la jeune femme. Sans pouvoir s'en empêcher, l'homme éclata de rire au vue du visage de la jeune femme qui était sidéré de voir ses vêtements dans cet état. L'homme reteint son souffle tout en essayant de s'excuser sans pour autant y parvenir.

Ookami – Je... hahaha... suis... pardon... mais c'est.... trop drôle...

Les rires de l'un furent masqué des pleurs de l'autre. Le tout donnait lieu à une mélodie des plus grandioses si l'on était mal entendant.

Azumi – La ferme !

Mais il ne pouvait pas la fermé, prit d'un fourire sans doute dopé par l'alcool encore présent dans son sang. Il profita des derniers instant de plaisir avant de se prendre un violent coup de poing directement dans le nez qui le fit tituber et finalement tomber la tête la première dans sa gerbe. C'était la dernière chose qu'il se souvint...


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MessageSujet: Re: Paria    Dim 12 Fév - 3:27

Paria – Épisode 4


Peut-être était-ce ce décor enchanteur, tinté de rose, qui la mettait dans cet état. Le monde vacillait. C’est exactement le mot qui décrivait le monde. Vacillant. Jamais elle ne s’était sentit si peu présente, alors qu’elle l’était de tout son être et de tout son esprit. Les murs semblaient danser le cha cha cha, emportant avec eux les danseurs qui se frottaient l’un contre l’autre d’un geste osé. Pourtant, Azumi continuait d’engloutit le contenu des verres qu’elle payait et que la serveuse apportait. Elle payait, la serveuse apportait. Elle payait, la serveuse apportait. La jeune femme ne savait combien de temps ce manège dura, mais ce qu’elle savait, c’était que son portefeuille pesait la moitié de ce qu’il pesait au début de la soirée… Et il ne pesait presque rien lorsqu’elle était entrée dans le bar.

Jamais il ne lui vint à l’idée d’arrêter s’enivrer. Plus elle buvait, plus elle avait l’impression de ne pas boire. Plus elle buvait, plus elle avait soif. L’alcool, à chaque fois qu’elle avalait, grugeait sa trachée, mais il vint un temps où elle apprit à oublier cette sensation de brûlure et ce goût de vieux carton oublié. Cette sensation, semblable à un Genjutsu, était très confortable, puisqu’à présent tous ses soucis semblaient loin derrière elle. Naoki, la famille Itô, Konoha… Tout cela était à des miles d’ici et, à cet instant précis, elle était seule avec cet inconnu aux cheveux argenté.

Tout à coup, l’homme qui lui faisait face devint tout pâle. Son teint tourna au gris et comme la pièce était sombre, ses cheveux semblaient de la même couleur que son visage. Elle arqua un sourcil d’un air débile, comme si elle n’était pas certaine de ce qu’elle voyait. Puis, il se leva, comme s’il avait la diarhée et qu’il venait de faire subitement dans son caleçon. Azumi recula un petit peu devant ce geste brusque, la patte de la chaise sur laquelle elle était assise grognant comme un éléphant lorsqu’elle frotta contre le carrelage du sol. Elle replaça une mèche qui se balançait à un rythme effréné devant ses yeux et attendit une réaction quelconque de la part de son compagnon.

Ookami - Je dois sortir... Tu m'accompagnes ?

Il poussa doucement un groupe de gens qui était dans son chemin sans s’en rendre compte et prit la direction de la sortit. Azumi bondit littéralement de sa chaise et le suivit en se frayant un chemin parmi les danseurs qui, dans leur petit monde loin de la planète Terre, étaient en plein extase sur la piste de danse. Elle failli perdre l’équilibre et s’étaler de tout son long sur un tapis fuchsia, mais elle réussit à trouver appui sur un gros gaillard qui la regarda, un sourire pervers au coin des lèvres. Azumi le dévisagea quelques instants. Sa vision était complètement vaporeuse et ses sens à plat, comme le serait une pille dans une télécommande, elle n’eut donc pas la certitude de l’expression qu’il lui tirait. Elle continua son chemin sans broncher et parvint à rejoindre l’homme aux cheveux argenté.

Lorsqu’ils sortirent à l’extérieur, la lune était déjà bien haute dans le ciel. Le temps qu’ils avaient passé à l’intérieur était indéterminable, mais la nuit déjà avancée lui donnait un indice : ils étaient restés longtemps. Peut-être assez longtemps pour que tout le monde s’inquiète de son sort, mais c’était beaucoup trop loin derrière elle pour qu’elle s’en souci. L’air, rafraichissante, chatouilla sa peau. C’était un air frais et pur. Un léger vent soufflait sur les hautes herbes de la campagne qui dansaient de leur éternelle danse sans nom.

Azumi se tourna vers son compagnon. L’homme aux cheveux argenté ne se sentait pas bien. La lueur de la lune venait amplifier l’impression qu’il allait bientôt être malade et tout gerber ce qu’il avait engloutit en cette nuit fraîche.

Ainsi, la jeune femme s’inquiéta du sort d’Ookami. Elle se renseigna sur son état, mais aucune réponse ne vint la rassurer. Seul le sifflement du vent et le drôle de gémissement qu’émettait le ventre de l’homme se faisaient entendre.

C’est alors qu’une substance inconnue vint asperger la pauvre jeune femme. Un rictus d’horreur et de surprise illumina le visage d’Azumi lorsqu’elle leva les yeux et constata qu’on venait de lui vomir dessus. Il y en avait partout. Sur les mèches de ses cheveux, sur sa magnifique veste jusque dans son soutien-gorge. Elle leva les mains, comme prise sur le fait, un policier pointant son arme devant elle. En fait, la Chuunin n’osait toucher à quoi que ce soit et se salir les mains. Elle ne sut pourquoi, mais des larmes chaudes et salée roulèrent sur ses joues. Elle avait beau ne pas être triste, mais c’était plus fort qu’elle. Il fallait que ça sorte.

Elle gémissait, se tordait de chagrin. L’autre débile en avant d’elle se marrait bien, et ça la foutait en rogne, parce que ce n’était pas drôle. Pas drôle du tout. Elle était complètement souillée. Souillé de la gerbe d’un inconnu, qui osait la tourner ainsi au ridicule. Et après lui avoir ordonné de se la fermer, sans succès, le poing partit tout seul. Dans la nuit, on entendit un étrange craquement, comme une branche sèche qu’on vient de piétiner. L’homme aux cheveux argentés s’étala de tout son long dans la boue du chemin de terre. Azumi retint un gémissement de douleur.

Azumi - Puuuutin. Aie.

Elle ramena son poing contre elle. Azumi n’avait pas l’habitude d’utiliser ses poings pour se défendre. Elle profitait surtout de son don pour emporter les gens dans un autre monde pour occasionner d’effroyables dégâts mentaux. C’est pourquoi frapper un homme au point de le mettre K.O lui fit atrocement mal.

Azumi observa les alentours. Ce n’était pas le temps, en pleine mission de rang C, d’attirer l’attention sur elle. Seul un groupe de fêtard, qui ne sembla pas porter une grande attention à l’homme endormi, la bouche pleine de boue, et à la femme couverte d’un vomi verdâtre malodorant. En ramenant ses cheveux en arrière pour en faire un queue de cheval, la jeune femme se pencha et traîna le gaillard s’une distance d’un mètre avant de s’effondre, complètement épuiser. Mais c’était quoi ça ? Un immeuble d’os et de chair. Jamais elle ne serait capable de le cacher à quelque part, du moins, pas dans son état. Et puis, avait-elle vraiment eu l’attention de le cacher quelque part et de fuir ? Peut-être avait-elle eut l’idée de le ramener à Naoki, pour qu’ils puissent décider de ce qu’ils allaient faire de lui. Peut-être avait-elle-même eu l’idée de l’enterrer quelque part, croyant à sa mort. Mais jamais elle ne le sut. Ce fut la dernière chose qu’elle se rappela…

***


…lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin. La seule chose qui lui permit de savoir qu’elle était toujours en vie fut un affreux mal de tête. On aurait dit un million de milliard de scies microscopiques qui lui tranchaient chaque neurone les uns après les autres. La jeune femme était couchée sur un lit dont la première couverture était par terre, tel un ivrogne ronflant dans le coin d’une ruelle, deux couvertures repliées sur son corps maigrichons. Le seul morceau de tissu qui cachait sa poitrine était un T-shirt dont elle ne connaissait pas la provenance ni à qui il appartenait. Le chant des oiseaux lui fit comprendre que la fenêtre était ouverte et une légère brise faisait voleter les rideaux blancs. La lumière du soleil lui fit affreusement mal à la tête et elle dut rapidement tourner la tête pour calmer la douleur.

C’est ainsi qu’elle découvrit la pire des choses qui soient. Un homme nu comme un ver, ronflant comme un ours poilu qui hiberne dans une grotte. Elle ravala un cri. C’était l’homme aux cheveux d’argenté. Elle s’en souvenait bien. Mais comment s’étaient-ils retrouver ici ? Sans doute l’avait-il drogué. Mais alors, Azumi ne devait pas le réveiller. Elle devait tout de suite fuir et retrouver Naoki avant qu’elle ne s’attire plus d’ennuis. Elle le savait, c’était ce qu’elle devait faire.

Toutefois, elle ne pouvait détacher son regard de l’homme. Ce n’était pas parce qu’il lui plaisait, loin de là, mais elle redoutait ce qu’ils avaient fait la nuit dernière. Quelque chose au fond elle lui disait qu’elle ne voulait pas savoir, mais elle le devait.

En se massant le cuir chevelue, elle mit pied à terre. Cela lui prit quelques secondes avant de se rendre compte qu’elle était en sous-vêtement. En tremblant, elle prit le T-Shirt qu’elle serrait dans ses bras et l’enfila rapidement. C’était un T-Shirt noir qui sentait la sueur, mais c’était tout ce qu’elle avait. Sa veste à elle était par terre, couverte de vomi, et elle ne voulait pas se retrouver avec cela sur le dos. Quand à son jean, il était introuvable. Heureusement, le T-Shirt était suffisamment grand pour cacher sa petite culotte, trop légère pour oser la porter dans les rues.

Elle essuya une larme qui perlait au coin de son œil et se leva. Le lit grinça sous son poids et elle cru avoir réveillé l’homme aux cheveux argenté, mais celui-ci ne fit que replacer son oreiller d’un geste lasse et retomba dans les vapes. Sans se faire attendre, elle s’avança vers la fenêtre, puisqu’emprunter la porte l’obligerait à sortir par la réception et se faire voir ainsi la répugnait. Pieds nus, elle s’approcha du vide et constata qu’elle était au premier étage. La fenêtre donnait sur une petite cour pleine de végétation. Il serait aisé de descendre sans se faire mal. Le vent soufflait dans ses cheveux et elle jeta un dernier coup d’œil à l’homme aux cheveux argenté. Son cœur fit un bond lorsqu’elle vit que ses petites prunelles la regardaient aussi. La lumière du jour devait aveugler l’homme, ce qui l’obligea à faire de tous petits yeux.

Ookami - Euh... Tu m'expliques ?

Azumi - Il n’y a rien à expliquer. Je ne sais pas ce qui nous a pris, mais c’est comme cela qu’on doit se dire adieu. C’est tout ce qu’il y a à savoir.

Et elle sauta. Azumi atterrit habilement sur le sol et s’évapora dans la jungle qui s’enfonçait loin.

Loin, loin, loin, là où on ne pouvait discerner l’horizon.

The End

MessageSujet: Re: Paria    Dim 12 Fév - 16:47

Azumi: +65 Exp

Ookami Shiroi: +42 Exp

J'ai apprécié ce petit rp entre nos deux perso. J'ai hâte de voir comment tu vas faire tourner la suite des choses x)


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MessageSujet: Re: Paria    

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