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 Ozuma Genji

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MessageSujet: Ozuma Genji   Mar 20 Sep - 0:22

Nom : Ozuma

Prénom : Genji

Âge : 18 ans

Village : Kumo

Affinité : Raïton

Grade Envisagé : Genin

Kekkai Genkai Souhaitée : Aucun

Histoire :

Genji est né dans un petit village civil du pays des nuages, entouré d’une famille aimante mais qui ne roulait pas sur l’or. Son père était le charpentier du village, un homme bienveillant mais ferme, sa mère s’occupait de son unique fils. Il eût une enfance des plus heureuses, choyé et libre, l’enfant s’épanouit sans d’autres contraintes qu’aider son père dans son dur labeur. Le petit garçon était turbulent et facétieux, tirant de grands sourires aux autres membres du village lorsqu’ils le surprenaient la main dans un pot de confiture ou en train de courir après les pigeons. Le masque de joie du gamin ne tombait jamais, ses yeux rieurs et ses mimiques simiesques étaient un régal pour les grands-mères du village toujours prêtes à lui donner une sucrerie ou deux. Son paternel lui fabriquait des jouets en bois de grande qualité qu’il usait jusqu’à la corde, paradant dans des frusques usées de shinobi, de samourai, de pompier, il adorait se déguiser et faisait turbiner son imagination pour sauver les membres de son village aux prises avec de méchants assaillants ou des flammes de l’enfer.

-ATTENTION !! Faîtes place au sauveur du monde libre, Ozuma Genji-Sama !

Sous les regards amusés de deux vieilles dames, le gosse passe en courant comme une flèche sur la piste cabossée du village puis saute une grosse flaque et s’arrête net. Il se retourne vers ses futures groupies et s’exclame d’un ton impérieux en désignant de l’index le trou gorgé d’eau.

-Voilà un travail pour l’être ultime, le guerrier millénaire aux techniques assassines légendaires.

Il accentue sa phrase par des mouvements du plat de la main et ses coups de pieds dans des ennemis imaginaires ressemblent comme deux gouttes d’eaux aux gesticulations d’un gamin idiot. Bien entendu les vielles dames entrent dans son jeu, prenant un air désespéré, elles se trémoussent dans des poses effarées.

-Oui, aide-nous s’il-te-plait Genji-Sama ! Cette flaque est bien trop grosse pour que nous puissions passer à côté, comment allons-nous faire ? Si nous n’arrivons pas à temps, le dîner sera froid.

Les yeux du petit garçon se remplissent de la flamme de la jeunesse, et il lève son pouce en pause nice guy.

-Jamais ô grand jamais, je ne pourrai laisser quelqu’un prendre un dîner froid.

Il prend son boken et donne un grand coup dans la flaque, puis trace une excavation jusqu’au fossé afin que l’eau s’y écoule. Très lentement, l’eau se vide et la flaque finit par devenir boue. La plus vieille des vieilles dames tend alors un dango à Genji.

-Merci, Genji-Sama. Sans vous, nous étions perdues.

Le sourire du gamin monte à présent jusqu'à ses oreilles et il enfourne la boulette sucrée dans sa bouche.

-Au revoir, mesdames, chi vous avez bechoin de quoi que che chois, n’oubliez pas, genji-chama est là.

Il repart en courant, vers de nouvelles aventures alors que les villageoises tentent tant bien que mal d’éviter la boue qu’il a mit partout sur la petite route cabossée.


Tout était magnifique dans la vie de Genji, jusqu’au moment ou son père vint le voir pour lui apprendre la terrible nouvelle : il allait entrer à l’école. La métamorphose s’opéra en plusieurs fois, mais le point de départ du changement radical d’état d’esprit se fit le premier jour d’école. Alors qu’il n’avait pas dormi de la nuit, trop excité à l’idée de se faire de nouveaux petits camarades de jeu, il fit connaissance avec Ryuuji. Genji avait bien vite lâché le kimono de sa mère pour gambader devant la salle de classe, il toisa en souriant un des élèves et lui tendit la main.

-Ohayo ! Je suis Genji-Sama, grand protecteur du monde libre, tu veux devenir mon copain ? Comment tu t’appelles ? Toi aussi tu aimes sauver le monde ?

L’autre petit garçon le regarda avec de grands yeux froids, un sentiment que Genji ne connaissait pas encore s’immisça en lui : la honte.

-Tu es nul toi. On doit grandir maintenant qu’on est à l’école, les jeux de gamins, ça ne m’intéresse pas. Je m’appelle Ryuuji, et pour toi maintenant, ce sera Ryuuji-Sama. Donne-moi l’argent de ton goûter avant que je te
tape dans le nez
.

Genji était effrayé, il jeta un regard suppliant vers sa mère qui discutait avec l’institurice mais elle ne lui renvoya qu’un petit signe de la main. Il allait devoir composer seul, pour la première fois.


Petit à petit, Genji devint le souffre douleur de sa classe. Même la petite grosse à lunettes de Kyori était plus respectée que lui. De brimades en brimades, de coups en coups, de crachats en crachats, il se renferma doucement. Le plus sympathique petit garçon du village devint petit à petit taciturne et s’enfermait dans sa chambre sitôt rentré chez lui. Ses parents n’eurent qu’une réponse à cet isolement : c’était l’âge. Ils le pensaient simplement trop grand pour jouer et continuer ses pitreries, mais l’école avait changé le petit gars turbulent et souriant en machine à tirer la tronche. Genji n’aimait plus qu’une seule chose dans ce bas monde, enfouir la tête sous sa couverture, et se demander pourquoi ? Pourquoi étaient-ils si méchant avec lui ? Pourquoi ses parents ne faisaient-t'ils rien ? Pourquoi devait-il supporter ça jour après jour ? D’année en année, il devint de plus en plus renfrogné. Mais une fois de plus, tout bascula à l’école.

Ils avaient dix ans à présent, et Ryuuji avait une amie aussi infecte que lui : Maya. Comme à son habitude, Genji passe au rituel d’arrivée à l’école. Il se plante devant Ryuuji et sort l’argent que son père gagne à la sueur de son front pour le donner aux deux abominables créanciers en culotte courte. En plus, ils n’ont pas besoin d’argent, Ryuuji et Maya sont riches comme en attestent les jolies sandales ornementées qu’ils arborent alors que Les siennes sont sales et que ses orteils passent au travers de la semelle quand il court.


-C’est bien, tu n’opposes même plus de résistance, crapaud pourri !

La remarque désobligeante fit rire Maya comme une folle, un petit rire suraigu et énervant.

-Hihihihi, crapaud pourri, crapaud pourri !

Genji s’apprête à tourner les talons mais le petit caïd ajoute.

-C’est vraiment bizarre, crapaud pourri ! Pourquoi un imbécile comme toi ne s’est pas encore suicidé ? Tu sais Genji, si tu n’as pas vraiment de place ici, tu ferais bien mieux de mettre fin à ta misérable existence.

Il n’y’avait jamais pensé jusqu’à présent…mais peut-être qu’il se délivrerait ainsi. Ses yeux se perdirent dans le néant, il fixait l’horizon, perdu dans ses pensées. CLAC ! La gifle administrée par Maya le tira de sa rêverie. Il tomba les fesses dans la boue, sa mère allait lui crier dessus lorsqu’il rentrerait. Puis Ryuuji lui mit un coup de pied qui le fit s’étaler de tout son long.

-Reste dans la boue, ça vaut mieux pour les cochons.

-Ryuuji-Sama ?

La voix douloureuse sort de sa bouche malgré lui.

-Ryuuji-Sama ?

Encore une fois.

-Ryuuji-Sama ?

Il s’était relevé et faisait face à ses tortionnaires. Ryuuji se figea lorsqu’il aperçut dans les yeux de son larbin une once de colère.

-Quoi ? Tu veux encore que je te…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que le poing fermé de Genji s’écrasa sur sa lèvre, faisant éclater la chair et gicler une gerbe de sang. Il fut déséquilibré et tomba en arrière, KO. Il vit Maya s’apprêter à lui sauter dessus, mais lorsque leurs yeux s’entrechoquèrent, elle partit simplement en pleurant.

Personne n’osait plus embêter Genji, au contraire il était devenu caïd à la place du caïd. Plus rien ne comptait pour lui à part la bagarre, se battre pour devenir plus fort était devenu son passe temps favoris. Il faisait des pompes et abdos tous les jours, sa musculature se développait au fur et à mesure que sa créativité et son imagination s’estompaient. Tout naturellement il devint une brute, et tout naturellement cela lui rapporta de l’argent. Il extorquait aux adolescents riches de nombreuses choses, et il aimait ça. Il revivait, sa bonne humeur revenait de temps en temps surtout depuis qu’il avait arrêté l’école et aidait son père comme charpentier. Ses parents se demandaient où il allait chercher tout cet argent et le jour où ils eurent confirmation des méfaits de leur fiston, le ton monta entre eux. Genji leur cracha sa peine et ses remords à la figure, expliquant qu’ils étaient en partie responsables de n’avoir rien fait lorsqu’il était encore possible d’inverser le cours des choses. Collé au mur par son père qui écumait de rage, il n’avait qu’une solution : partir.

Comme tous les jeunes paumés qui s'enfuient de chez eux, Genji se retrouva en ville, une adresse en poche, celle de Ryuuji. Le père de son ancien Bourreau, Hisato, cherchait des ptits gars comme lui en permanence pour son « organisation ». En fait l’organisation consistait à soutirer de l’argent aux commerçants en échange de la protection de leur magasin par les équipes d’Hisato. Il commença comme porteur de colis, Genji convoyait de petits paquets d’un point A à un point B, suivi de près par un garde armé de deux katanas. Ses journées se ressemblaient toutes, jalonnées de transport, de musculation, d’heures de traîne dans la rue, de musculation, de beuveries et de nouilles instantanées.


A 16 ans il devint homme de main à part entière, il surveillait à présent les paquets et se chargeait de faire payer les commerçants, ses journées devinrent jalonnées de transport, de musculation, d’heures de traîne dans la rue, de musculation, de beuveries et de nouilles ET de cigarettes. Toutes plus maussades et ennuyeuses les unes que les autres, il s’enfonçait petit à petit dans l’oisiveté, devenant « un personnage de seconde zone de manga, celui qu’on voit tout au fond derrière le grand méchant quand il baisse la tête…sisi, regarde, on voit le bout de son pieds là ». Conscient de cette existence pourrie, il se prenait des fois à rêver de rentrer chez lui, d’embrasser ses parents, de leur dire à quel point il s’était fourvoyé, mais une rasade de saké le ramenait à la réalité : il était un loser.

Il avait 18 ans à présent, le petit garçon blond s’était bel et bien effacé devant le musculeux imbécile. Seule la chanson lui rappelait les délires de son enfance, alors il chantait et dansait, tout le temps. Son binôme était un shinobi, un déserteur qui offrait ses services au plus offrant et leur équipe rapportait un bon paquet d’argent à Hisato. Tellement que son partenaire n’eût bientôt pas assez de sa solde. Z était grand et mince, il avait un masque qui imitait une tête d’oiseau avec un bec proéminent, ses mouvements calmes et gracieux contrastaient avec son avidité et sa violence. Genji était à présent appelé J, et J et Z étaient les meilleurs dans ce qu’ils faisaient. Le ninjutsu de Z était amplifié par la force physique de Genji, ils étaient la combinaison en vogue chez les truands. Et une nouvelles fois, tout bascula.


-Z-San, pourquoi tu ne veux pas m’entraîner au ninjutsu ?

Genji, dont le regard est insondable derrière ses lunettes de soleil, tanne encore son partenaire qui pousse un long soupir.

-Parce que tu es un crétin Genji-kun, comme je te l’ai déjà dit la dernière fois, puis la fois d’avant et encore avant.

Z se lève du fauteuil de la planque et va faire bouillir de l’eau pour le thé. Deux fauteuils, une bouilloire, une table, la planque est un peu sommaire cette fois.

-T’es lourd, Z-san ! Si je savais faire tous tes trucs de ninja, j’aurais plus besoin de m’entraîner chaque jour. Quelqu’un te parle mal ? Boum ! Machinchose no jutsu !

Z se prend la tête dans les mains, les coudes sur la table. Puis il part d’un petit rire grave, sa voix d’outre tombe raisonne dans la toute petite pièce.

-Ce n'est pas si simple, J-kun. La maîtrise du chakra est une science qui mêle instinct et réflexion, psyché et corps réunis sous la bannière de ton contrôle. Tous les jours que les dieux font, je m'entraîne, je médite et je forge mon corps. Laisse tomber J-kun, cela demande un contrôle et une maîtrise de tous les instants. De ce que j'ai vu de toi, tu es trop terre à terre, pas assez fin....tu manques d'imagination mon vieux, contente-toi de cogner, ça ira.

Genji fronça les sourcils.

-Ne me prend pas pour une quiche sempai. Il tapota son front avec son index. Le Genji, c'est pas la moitié d'un...

Mais il fut coupé par un geste sans équivoque de Z qui venait de finir son thé.

-Go, J-kun. Si vraiment tu souhaites apprendre les arcanes, j'essayerai de faire quelque-chose pour toi. Mais dans l'état actuel, autant enfiler un costume de Raikage à un porc.

Ils marchèrent une bonne demi-heure dans la nuit épaisse jusqu’à l'objectif de la mission: une petite échoppe de ramen qui devait de l'argent à Hisato. Le gérant, Mitsubo n'était pas connu pour son élégance ni pour sa rapidité à régler ses dettes. Ils s'approchaient doucement de l'échoppe, fagotés comme deux truands. Z était revêtu d'une combinaison de cuir noire sans manches alors que Genji arborait un jean très large, son blouson fétiche et une paire de lunettes de soleil qui étaient sa marque de fabrique. Juste avant d'entrer dans l'échoppe, il alluma une cigarette, puis poussa la porte d'un grand coup de pied. Ils entrèrent dans un CLING sonore, Z passa devant et sifflota le temps de trouver Mitsubo qui essuyait un verre sale derrière son comptoir.

-Mitsubo-San, bonsoir.

Comme à son habitude, Genji ne prononça pas un mot, se contentant d'avoir l'air menaçant en fronçant ses sourcils le plus fort possible et en tirant des lattes de cow-boy sur sa clope dont il prit bien soin de jeter les cendres par terre. Le gérant garda son calme, toisant les deux individus de haut en bas.

-Dégagez tous les deux, j'ai dit à Hisato que c'était finit, je ne paierais plus. DEGAGEZ OU J'AP...

Il n'eût pas le temps de finir sa phrase que Z le tenait déjà par la gorge, au bout de son bras pourtant si maigre. Le gros Mitsubo avait les pieds qui pédalaient dans la choucroute. D'un geste brusque, le pauvre homme fut projeté contre sa devanture qui explosa, répandant des morceaux de verre qui reflétaient la lumière des lampions, dans un fracas assourdissant. Z s'approcha doucement de l'homme à terre, dégaina le katana qu'il avait à sa ceinture et le pointa sous la gorge du gérant terrifié.

-Alors ? Ou est l'argent.

Maintenant, Genji pouvait sortir de sa réserve.

-Dépêche toi, Mitsubo. Le monsieur est énervé, et quand il est comme ça, y'a qu'un truc qui peut le calmer : les Ryos, plein de Ryos. Alors fait pas l'imbécile, sinon ça va devenir glauque ici.

Mais il ne voulait rien entendre, il n'était plus question qu'il soit taxé sans vergogne.

-ALLEZ VOUS FAIRE...

SLAAAASH !!! le katana planté dans le ventre, Mitsubo bougea encore quelques secondes, prit de spasmes. Genji soupira, puis tira de plus belle sur sa cigarette.

-Il était vraiment pas réceptif...

Un bruit mit Genji aux aguets, il vit que Z aussi s'était figé. Quelqu'un les avait vu, et n'avait que quelques instants à vivre si Z s'en mêlait. Le fumeur s'empressa de trouver l'origine de ce bruit, là, derrière les poubelles. Mais Z s'élançait déjà, rapide comme l'éclair, il shoota dans les poubelles. Et là, le temps se ralentit. Z brandissait son katana, un sourire sadique étirant ses lèvres retroussées, la gamine le regardait, apeurée, un gros sanglot s'échappa de sa gorge. Une seconde plus tard, le nuke-nin était par terre, assommé par un coup de boken asséné par Genji. Le souffle court, il sentit son haleine chaude et enfumée s'échapper de sa bouche par grandes volutes argentées dans la nuit froide. Il posa ses yeux exorbités sur la gamine qui ne bougeait pas. Le boken s'échappa et il tomba à genou.

-Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

Effectivement, il était dans la panade. Z était un tueur, un vrai, un méchant de cinéma qui rigole quand il tue un innocent. Mais tout devint clair lorsque la petite se jeta dans ses bras.

-Tu...tu m'as sauvée...

-Comment tu t'appelles ?

-Reiko.

-Moi c'est Genji,
mais tu peux m'appeler J,
maintenant on est amis,
et pour toute la vie,
La Rei-gen Team,
la combinaison ultime !!!


Il ne savait pas pourquoi, ni comment et par quel diable il venait de sortir ce qui s'apparentait à un rap de bas étage, ponctué par un pouce levé et un sourire dents-qui-brillent.

-On doit se dépêcher Reiko-chan, mon ami endormi ici présent n'est pas le plus magnanime des hommes, il faut filer, vite.

Ils passèrent chez Genji le temps de prendre deux ou trois affaires. Il apprit en route que Reiko n'avait plus de famille, qu'elle était seule au monde. La pauvre était dans un état épouvantable de maigreur avancée et ses vêtements n'étaient plus que des loques déchiquetées pendants de ci de là. Genji eût alors la meilleure idée de toute sa vie: ils prirent le chemin du village caché des nuages, afin d’emmener Reiko à l'orphelinat. Le voyage fut long, mais ils apprirent à se connaître doucement. Il se sentait bien avec Reiko, elle était comme lui, déchirée de l'intérieur, n'ayant personne vers qui se tourner. Ils faisaient la route au pas de course, car la pensée que Z aurait pu les retrouver horrifiait Genji. La nuit ils faisaient du feu et il montait la garde jusque tard, regardant ce petit bout de femme dormir paisiblement. Ils arrivèrent enfin à l'orphelinat une semaine plus tard, et déjà Reiko avait reprit deux ou trois kilos et des couleurs.



La tenancière de l'orphelinat jugea Reiko, la détaillant sous toutes les coutures comme si elle était une pièce de viande.


-Non mais vous l'avez vue ? Maigre comme un clou...on dirait une cigogne. En plus, elle doit avoir 12 ans minimum. Je ne prends pas, personne ne l'adoptera.

Genji eût envie de la suspendre par son chignon, mais il avait une autre idée. Ils prirent un petit appartement dans un quartier du centre ville et tous les jours, à l'aube, ils faisaient le pied de grue devant l'établissement. Chaque matin, il trouvait un nouvel argumentaire."Vous avez vu comme elle est mignonne dans sa nouvelle robe ? Vous avez vu, elle pourrait peut-être porter de lourdes charges ? Vous avez vu, elle peut toucher le bout de son nez avec sa langue ?". Mais la réponse claquait à son nez à chaque fois, un cinglant "NON" sans d'autres explications. Alors ils persévéraient, jour après jour ils revenaient, encore et encore. Un mois plus tard, alors qu'il étayait un nouvel argumentaire sur la superbe élocution de la jeune fille qui récitait un poème, la directrice tendit un papier à l'attention de Genji.

-Adoptez-la !

-Mais maismaismaismaismaismais

-Taisez-vous. Vous avez dix huit ans non ? Alors adoptez-la si vous êtes si préoccupé par son avenir.

Il jeta un coup d'oeuil à Reiko qui a son tour regarda Genji, puis la directrice, puis Genji, puis la directrice. Elle finit simplement par la lâcher un petit "oui". Le coeur serré, il signa les papiers et ils sortirent de là libérés. Dans la rue, Genji se baissa et enleva ses lunettes pour planter son regard dans celui de Reiko.

-Ne t'inquiète pas Reiko-chan ! Je veillerais sur toi. La Rei-gen-team, tu te souviens ?


Il alluma une cigarette, et ils partirent pour le centre ville dans la brume matinale.

La suite fut toute simple : Genji entra à l'académie ninja, premièrement parce qu'il avait vraiment besoin de pouvoir protéger Reiko au cas ou Z reviendrait, deuxièmement parce qu'ils manquaient gravement d'argent. Il devint vite Genin grâce à l'enseignement de son sensei, et les arts ninja l'intéressaient réellement. Il gagnait en discipline et arrivait même a se montrer concentré et intéressé. Son corps le prédisposait au taijutsu, mais il se débrouillait tant bien que mal en ninjutsu. Quelques mois s'étaient écoulés, et sur les conseils de Genji, c'était à présent Reiko qui entrait à l'académie. L'ambiance dans leur petit appartement devenait de plus en plus chaleureuse, seule la nuit était encore une étape difficile à franchir pour Genji qui restait souvent prostré dans son lit, attendant enfin que Z vienne les retrouver.


Description Physique & Mentale :

Grand, musclé, Genji pourrait passer pour le premier bourrin décérébré venu, d'ailleurs il se comporte parfois comme un bourrin décérébré. Mais au fond, c'est un bon garçon, fiable et sincère. Il porte toujours un pantalon très large et son blouson fétiche, ainsi que des lunettes de soleil sempiternellement collées devant ses yeux. Son allure générale est nonchalante, calme et posée, il est souple et agile. Il fait preuve de méfiance envers les inconnus, mais devient rapidement un ami fidèle si tant est qu'on daigne faire un peu attention à lui. Ses cheveux blonds sont coiffés en arrière à l'aide de crèmes sophistiquées dont l'odeur insupportable rend Reiko folle de rage. C'est aussi un grand danseur et chanteur, et Reiko n'hésite jamais à l'accompagner dans ces grands moments de rigolade. Il porte son bandeau de genin à la ceinture, ce qui confère un style indéniable, comme tous les shinobis de Kumo.

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: Ozuma Genji   Mer 21 Sep - 0:32

Une nouvelle fois bienvenue Genji,

J'ai trouvé ton univers très amusant dans ton RP. Il y a une forte influence manga je trouve, dans ta manière de décrire les scènes et même dans l'humour. C'est en soit plutôt frais =) l'histoire tient debout, on sent réellement ton personnage dépassé par quasiment tous les évènements qu'il subit, et le hasard qui semble s'acharner sur lui. Si j'avais un petit défaut à souligner, ce serait que parfois tu reviens à des verbes conjugués au présent en plein milieu d'un récit au passé, ça peut être déconcertant et même casser la lecture.

Bref, je te valide donc au rang de Genin à Kumo. Félicitation, et n'hésite pas à contacter les autres kuméens pour tes premiers RP si tu en ressens le besoin. Il y a actuellement un scénario en cours à Kumo dont la première partie est bientôt terminée, peut-être que tu pourrais être intéressé à participer à la seconde ? Je t'invite à suivre de près le sujet qui s'y rapporte dans le Coin RP.

Genji : +25 XP
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