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 La clairière du vieux bouc.

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MessageSujet: La clairière du vieux bouc.   Ven 30 Sep - 15:46

Oji-san

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Aujourd’hui était un grand jour pour le genin, il retournait dans les montagnes et cette fois il comptait bien s’entraîner. Il avait traversé le village le cœur léger sous les premiers rayons du soleil qui réchauffaient son visage qu’il tourna plusieurs fois vers les cieux, restant simplement sans bouger en souriant. Il avait salué les gardes de la grande porte d’un grand geste de la main, geste rendu par les shinobi puis s’était empressé de gagner sa petite clairière. Sur le chemin, il pensa à Reiko et à ses parents, à son nouveau départ et à ses responsabilités de tuteur. Il se promit d’amener la gamine chez ses parents le jour ou ils seraient débarrassés de leurs angoisses, alors ils verraient que même un loubard de bas étage pouvait changer, devenir quelqu’un de bien, peut-être même d’important.

Il arborait un petit sentier de terre battue défoncé qui tortillait entre les falaises, faisant voleter la poussière ocre autour de lui à chacun de ses pas. Au détour d’un virage, Genji trébucha. A première vue rien de bien banal sur un sentier pourrit, mais le bruit qu’avait fait l’objet qui avait entraîné sa chute le fit tilter. Un bruit de vide, un objet souple, surement en peau d’animal qui avait autrefois contenu quelque chose. Il repoussa ses lunettes de soleil d’un geste vif de l’index et détecta l’objet en question : une outre. C’était une pièce de grande beauté, ornée de pictogrammes calligraphiés avec précisions. Le rouge sang de l’écriture experte contrastait avec le noir profond qui couvrait le reste du contenant.


Genji reconnu le pictogramme « saké » à plusieurs endroits, mais aussi « effort », « respect » et « force ». Il s’agenouilla pour ramasser la bouteille artisanale et la contempla un petit moment, puis la porta à son nez. Elle empestait le saké, mais l’odeur âcre et entêtante reflétait la qualité médiocre de l’alcool de riz, certainement frelaté. A qui pouvait bien appartenir ceci ? Une question qui resterait sans réponse, vu que le genin se redressa et s’apprêtait à regagner sa clairière. Le soleil commençait à être cuisant, alors il quitta son blouson fétiche et l’attacha à sa taille par-dessus son bandeau de genin.

-Allez, c’est partit !

-GRMMMMBLBLBLBLBL

-Gnu ?

Le borborygme était sortit de derrière des fourrés, en contrebas du chemin. Le genin s’empressa de descendre le talus de pierre qui le séparait du râle et écarta les fourrés pour se retrouver face à un vieil homme, étalé dans le fossé. Il était habillé d’une tunique usée par le temps qui autrefois était verte, et portait un masque qui le faisait passer pour un singe. Un filet de bave s’étirait de sa bouche, mouillant la terre battue en la faisant passer à une couleur rouge foncée. Genji plia ses genoux tout prêt de l’homme et le titilla avec un bâton.

-Hey oji-san ! T’es vivant ?

D’un bond, le minuscule petit vieux se remit sur ses jambes, sa tête masquée se trouvait à quelques centimètres de celle de Genji qui pourtant pliait encore les genoux.

-T’es qui toiiiii ? T’veux t’battre ?

Le jeune homme soupira, et tendit son outre au vieil homme.

-A en juger par ton haleine, pépé, ça t’appartient. Tiens !

Le vieil homme s’en empara et un rictus de félicitée suprême se dessina dans ses yeux torves, il tomba à la renverse en caressant l’outre comme s’il eût s’agît d’une jeune et jolie femme.

-Ma précieuse…ma précieuse. Tu m’as tellement manquée, ma précieuse. Donne-moi encore un peu de ton nectar des dieux, embrasse-moi grande folle !

Les dernières gouttes de saké coulèrent dans la gorge du papi qui s’extasiait.

-Ho merci, merci gamin, tu m’as ramenée ma précieuse, ma précieuse…

Il n’eût pas le temps de finir sa phrase qu’il avait déjà tourné de l’œil sous l’effet du liquide qui rend fou. Genji laissa tomber son bâton, souleva le petit corps du pépé et le chargea sur son dos. Après tout, c’était son devoir de protéger les habitants du village, et celui-là était visiblement mal en point. Il remonta doucement la pente jusqu’au chemin et reprit sa course sur la terre battue. L’haleine pestilentielle du vieil homme se répandait en lui comme une maladie, le souffle ensommeillé lui faisait tourner la tête. La bave du papi coulait sur son épaule, heureusement, le soleil la faisait peu à peu sécher. Juste avant d’arriver à la clairière il y’avait une source d’eau pure et le genin s’y pencha pour remplir l’outre, une première fois pour la laver, et une deuxième fois pour la remplir.

Enfin arrivé à la clairière, il déposa doucement son paquet odorant le dos contre un arbre pour qu’il finisse de cuver, sa précieuse à ses côtés. Il retira ses lunettes de soleil, son bandeau et son blouson fétiche qui enserrait toujours sa taille puis commença ses assouplissements. Il arrivait presque à faire le grand écart maintenant, chaque jour venait apporter son demi-centimètre de souplesse, posant une pierre à l’édifice ischio-jambier de Genji. Faisant le vide dans sa tête, ce qui était relativement simple pour Genji, il continua ainsi quelques dizaines de minutes avant de passer aux choses sérieuses. Il se releva d’un bond gracieux et se mit en position de combat.

Il envoya un coup de poing dans le vide, suivi de prêt par un coup de pied, puis enchaîna. Il voyait son adversaire, la silhouette noire qui se matérialisait dans son esprit bougeait rapidement et avec élégance. Elle cherchait souvent à toucher sa tête, son menton surtout, alors il esquivait en tournant la caboche de côté, puis répliquait par des salves au plexus solaire. Il fermait les yeux pour augmenter son pouvoir sensoriel. Au bout d’une minute, son toucher se fit plus précis, la caresse du vent chaud embrassait sa nuque, ses cheveux, son torse nu, le parcourait au grès de ses mouvements. Puis son ouïe s’amplifia, ce même vent faisait bruisser l’herbe, crisser les branches des arbres, tomber les feuilles mortes. Il visualisait parfaitement la scène qui se jouait dans la clairière, ce combat était magnifique. Pas seulement grâce à lui, mais aussi grâce à son adversaire qui était formidablement élégant, rapide et précis. Mais la joute mentale s’arrêta net.


-Héhéhéhéhéhé, et si tu sortais un peu de ton rôle de loubard, Genji-kun ?

Le jeune homme, stoppé dans son élan et passablement énervé s’avança vers le vieil homme.


-Qu’est ce que tu dis, vieux débris ? Comment tu connais mon nom d’abord ? Tu es un…un…

Genji se mit en position de réflexion, accroupi et l’index sur sa tempe.

-Un maid-Youm ! C’est ça oji-san ? Tu es un maid-Youm ?

L’ancêtre se tapa la tête du plat de la main, déconcerté par tant de débilité et rétorqua le plus naturellement du monde.

-On dit medium, baka ! Et je sais comment tu t’appelles parce que je t’ai piqué ton portefeuille.

Il exhiba le bout de cuir et sourit, avant de le reposer sur le blouson du genin.

-Et je sais que tu es un loubard parce que tu n’as aucune technique, et que tes muscles ont été forgés par les bagarres d'ivrognes et l’entraînement abrutissant. Beaucoup de pompes et d’abdominaux, c’est jolie pour les minettes, mais en combat il faut bien plus que ça. Bref, tu es nul Genji-kun. Tu tapes dans le vide comme si tu étais un héro de manga, et je suis sur que ça doit être jolie dans ta tête…mais c’est une horreur. Crois-moi, si tu étais dans un manga, tu serais un acolyte, celui qu’on étale d’une pichenette.

Il porta son outre à ses lèvres et bu un coup. Son expression changea radicalement, et il expulsa le liquide d’une traite avant de jeter la bouteille artisanale à terre.

-Pfleuaaaar !!! De l’eau ! Il m’a fait boire de l’eau !


-Hey ça te fera du bien pour une fois, vieux bouc ! Pfff, si j’avais su que t’étais aussi chiant, je t’aurais pas traîné ici, j’aurais du te laisser cuver dans ton fossé.

-Hihihihihi, j’envie ton impétueuse jeunesse Genji-kun. Pourquoi m’as-tu emmené avec toi ?


-J’sais pas moi…j’aime bien les vieux, c’est mystérieux. Pis remplie de sagesse, j’ai vu sur ton outre qu’il y’avait le kanji du taijutsu. Tu pourrais m’enseigner ?

-Hihihihihi, Genji-kun. Comment un débile comme toi pourrait apprendre l’art du combat ?

C’en était trop. Toute sa vie, on l’avait traité de débile, de raté, de déchet. Mais il avait changé, Reiko l’avait changé, elle avait redonné du soleil à son cœur. Il allait enlever le sourire narquois du vieux débris masqué d’une belle poire en pleine face.

-YAAAAAAAAH !

Plus rien. Son poing avait frappé le vide, simplement le vide. Il chercha à gauche, puis à droite, rien. Enfin il ressentit une légère pression sur le haut de son crâne et leva les yeux. Le vieil homme se tenait là, debout sur la tête de Genji qui envoya ses mains pour saisir les chevilles de son adversaire. Mais celles-ci se dérobèrent. De nouveau, il n’y’eut plus rien. Un coup de pied vint tâter de son arrière train, balançant le genin sur quelques mètres. Le jeune homme se releva péniblement, une main sur ses fesses blessées puis fit la meilleure chose qu’il pouvait faire : il s’agenouilla.

-S’il vous plait Oji-san ! Acceptez-moi comme disciple !

Le masque s’étira en un sourire.

-Je veux bien devenir ton maître ! Mais tu vas en baver, ça tu peux me croire, en baver comme jamais tu n’en as bavé.


Le genin sourit.

-Et question bave vous vous y connaissez oji-san !

-Hihihi, ça tu peux le dire, Genji-kun. Allez debout ! On commence par la posture. Ton bras gauche devant, paume ouverte, le bras droit plié au niveau de ta taille paume fermée. Plie les genoux, oui comme ça, voila. Ne bouge plus.

Genji tenait la position, calmement. Son maître attrapa une branche d’un geste vif et la déposséda de ses feuilles.

-Ferme les yeux !

Le disciple s’exécuta, décuplant ses autres sens. Il respira profondément, s’attendant à se faire frapper à tout instant. Mais il ne détecta pas la branche qui s’écrasa sur son plexus, coupant nette sa respiration. Après avoir grogné, il reprit place, essayant de tendre l’oreille de plus belle mais une nouvelle fois il fut frappé, cette fois sur le sommet crâne. Une demi-heure plus tard, il n’avait toujours pas pu parer un coup. A vrai dire, il n’avait même pas tenté une seule esquive. Il se concentrait sur ses sens, sur le bruit de la branche qui devait fendre l’air, mais il ne captait rien, aucune énergie.

-Ouvre les yeux. C’est terminé. Reviens ici demain, et ne te présente pas sans une offrande pour ton maître !

-Oui Oji-san je vous promets que demain,
Pour honorer mon maître qui n’est pas très saint
Je reviendrais du saké plein les mains
Et cette branche j’attraperais enfin !


-Hihihihi, t’es un bon p’tit gars, Genji-kun. Allez ouste, à demain.

Il s’inclina une dernière fois, et c’est à cet instant qu’il comprit l’étendu des dégâts. Des entailles profondes étaient fichées sur son torse, ses bras, un peu partout sur son corps. Du sang avait giclé à plusieurs endroits sur son pantalon qui était bon pour la poubelle. Il regarda une dernière fois le petit vieux avant de partir, un air d’incompréhension dans ses yeux avant de remettre ses lunettes de soleil.

-Hihihihi, essaye de ne pas mourir. Tu as déjà perdu beaucoup de sang, hihihihi.

-Vieux sadique !


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MessageSujet: Re: La clairière du vieux bouc.   Ven 30 Sep - 17:02

Le lendemain matin, Genji se présenta avec une bonne bouteille de saké, remplie d’une abominable piquette à 3 Ryos les dix litres. Après tout ils étaient pauvres et le vieux maître était alcoolique au point de boire de l’alcool frelaté, il ne devrait donc pas faire la différence entre un excellent saké et la pire des gnoles. Néanmoins il était inquiet, les bandages appliqués par Reiko témoignaient de l’esprit tordu du vieux et il espérait qu’il ne découvrirait pas la supercherie. Que diable allait-il lui faire subir sinon ? Le fouetter avec des orties ? Le donner à manger à des cochons ? Il fallait à tout prix chasser ces idées de son esprit, sinon le vieux bouc serait capable de deviner par télépathie. Le sentier ensoleillé était toujours aussi défoncé mais le genin n’y prêtait plus attention, ses pas étaient beaucoup plus alertes.

Une fois arrivé à la lisière de la clairière, il avait remplie sa bouteille personnelle d’eau pure à la source et s’était empressé de gagner son aire d’entraînement. Il reconnu de loin la minuscule silhouette qui faisait de petits exercices d’assouplissements. A chaque fois qu’il pliait les genoux on pouvait entendre un « cric » sonore se propager dans la clairière. Cela fit sourire Genji, le petit vieux s’entretenait tout de même. C’était touchant, il faisait ces exercices pour être un bon professeur et le jeune homme était fier d’être l’artisan de la renaissance d’un grand maître. Car s’il n’était pas grand par la taille, son talent l’était en revanche, en était preuve la facilité déconcertante avec laquelle il s’était fait maîtriser. Déboulant dans la clairière, le disciple tenait l’offrande bien en évidence devant lui.


-Bonjour, maître. Comme promis, voici mon présent. Une bouteille d’un saké extraordinaire.

-Bonjour Genji-kun. C’est très bien, donne moi ça.

A peine eût-il tendu les bras que la bouteille était dans les mains du maître. Il versa le contenu dans son outre et bu une rasade, ses yeux qui affichaient un strabisme convergent important frémirent. Genji sentit une sueur froide couler dans son dos.

-Haaa, c’est bon. C’est si bon, Genji-kun ! Ma précieuse, précieuse boisson adorée.

Mais déjà le genin avait retiré son blouson et ses lunettes pour prendre sa position de combat, ses anciennes plaies recouvertes de bandages. Il ferma les yeux en expirant l’air de ses poumons. Il entendit un craquement sec, le maître devait avoir cassé la branche et s’apprêtait à le rouer de coup. Quelques bruits de pas, puis plus rien. La première douleur vint de sa cuisse, mais il ne montra pas de douleur, se contentant de serrer les dents. Le deuxième coup allait être paré, il en était sûr. Il sentit l’haleine du maître, tout proche, empestant le saké. Mais aucun bruit ne l’accompagnait, le tympan de Genji n’était pas chatouillé du tout. Alors il fit la seule chose qui lui restait à faire, ouvrir les yeux. Ce qu’il vit le glaça, ses yeux s’agrandirent, c’était incompréhensible. En fait, le vieux bouc ne se servait pas du tout de la branche. Il profitait simplement du fait que Genji avait les yeux fermés pour s’emparer d’un petit canif, se rapprocher doucement et placer une entaille sur le corps du genin. Evidement il ne pouvait pas esquiver un coup qui provenait de si prêt.

-Vieux taré…

-Hihihihihihi, première règle : on ne respecte jamais les règles ! Bien joué Genji-kun. Maintenant regarde.


Le maître prit la même position de combat et envoya des coups à toute vitesse, des enchaînements de grande classe, mais complètement bestiaux et instinctifs. Genji voyait bien ce qu’il se passait, il visait les yeux, le cœur, l’aine, les tempes, tous les points vitaux avec une vitesse et une sauvagerie ahurissante. Une fois qu’il eût finit, il se mit en face d’un arbre et marqua plusieurs points en enlevant l’écorce, puis sortit un petit gong de sa poche.

-Le rythme Genji-kun, le rythme. Frappe ces points avec tes poings, pieds, coudes, tête, genoux quand le gong retentira.

Le jeune homme prit sa position de combat. GONG. Son poing droit partit droit dans ce qui ressemblait fort à une jugulaire. GONG. Coude gauche sur le cœur. GONG. Genou droit dans l’aine. GONG. Coup de tête sur l’arrête du nez. Le rythme imprimé était plutôt tranquille à suivre, mais petit à petit il devenait plus rapide. Au bout de quelques minutes, ses jointures devinrent douloureuses, ses muscles devinrent douloureux, tout son être devint douloureux. Il frappait et frappait encore, éclatant l’écorce petit à petit. Le rythme du gong était insoutenable et ses coups étaient beaucoup trop rapides pour garder une puissance digne de ce nom. Il transpirait à grosses gouttes, ses terminaisons nerveuses hurlaient de souffrance, mais il ne lâchait pas le morceau. Il serrait les dents, il arriverait à terminer l’exercice même s’il devait finir sur moignons. PAS GONG.

-Ha…c’est terminé ?

Le gong s’était arrêté, donnant un peu de répit au genin.

-Hihi, pardon, j’avais fait tomber le Gong, on reprend.

GONG GONG GONG GONG GONG. Pieds, poings, tête, coudes, genoux s’abattaient sur l’arbre en une pluie de petits coups rapides. Son sang était de l’acide et sa transpiration lui arrachait les yeux, un dernier coup de pied, il s’écroula. Genji tentait de reprendre son souffle, la tête enfouit dans ses mains, secouées par d’énormes râles rauques.

-Hihihihi, si tu continues tu vas

-BEUAAARH.

Mais c’était trop tard, le genin avait déjà vomit son petit déjeuner. Il frappa le sol avec rage, mais ne fit qu’accroitre sa douleur. Elle se répandait en lui comme un serpent, s’insinuant dans tout son être, dans ses muscles et ses veines. Elle le remplissait, il fallait qu’il l’expulse. Il vomit une deuxième fois.

-Pardon Maître !

-Pas grave hihihihi, tu seras plus léger maintenant.


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MessageSujet: Re: La clairière du vieux bouc.   Ven 30 Sep - 18:28

Ozuma Genji (niveau 3)
: +0% Bonus Inclus
: +18 XP


Il n'y a qu'un loubard pour trouver pareil maître Wink Excellent!!


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