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 Déja perdu...

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MessageSujet: Déja perdu...   Jeu 20 Oct - 20:34

Deux jours de voyages... Et me voilà déjà fatigué. Il faut avouer que je n'ai jamais eue l'occasion de tant marcher.

En quittant le village, j'avais suivi la route vers la frontière, prenant soin de ne pas trop me montrer dans les villes que je traversais. La situation était pire que je ne le croyais, les villes étant devenues des refuges de luxe pour tous les criminels. Les femmes n'y étaient plus que des jouets, les enfants des objets et les hommes des brutes sans aucune âme. Je dois avouer que l'idée que mon pays était définitivement perdu me traversa l'esprit un moment, avant de disparaître à la vue d'un vieillard allongé sur un enfant, subissant à sa place les coups de bâtons. Cet homme valait la peine que l'on se batte pour lui et ceux qu'il protégeait. Je pris le temps alors d'observer les trois hommes qui le rouaient de coup afin de graver leurs traits dans ma mémoire. Je me promis, au fond de moi, qu'une fois de retour au pays, je les arracherais comme de mauvaises herbes...

En attendant, je n'étais pas de taille à quoi que ce soit... Je pris à peine le temps de me rincer le visage à la fontaine avant de repartir sur les routes, croisant ici et là quelques vendeurs louches aux regards rusés. D'un pas rapide, je m'en éloignais, guidé par un instinct de survit bien étrange. J'avais le sentiment que le simple fait de les regarder détruirait tous mes rêves, tous mes espoirs. De la peur... De la peur et du dégoût face à ceux qui profitait ainsi de notre faiblesse et de notre honte. Je ne sais pas si c'est de la chance, mais je pus arriver jusqu'à la frontière sans ennui. A vrai dire, je n'étais qu'une fille comme les autres... Je ne valais sans doute rien.

Le soleil se coucha quand je posai enfin le pied sur la terre de Konoha. Fatigué, je décidai de passer la nuit ici, entre mon pays que je venais de laisser et ce pays du feu si connu de tous. J'étais sûr que j'y trouverais de quoi approfondir le peu de savoir que je possédais. La nuit ne me posa aucun problème, mais le fait de coucher à même le sol me provoqua une douleur déplaisante au niveau du dos. Je n'aurais pas dû m'allonger contre un arbre finalement....

J'avais faim... et pourtant, hors de question de retourner chez moi pour manger. Je n'avais pas du tout confiance en le pays qu'était devenu Kawa, ni en ses villes. Le pays du feu ne m'inspirait pas plus confiance, mais rebrousser chemin serait oublier la promesse faites sur la tombe de ma mère et ça, s'était inconcevable. Je me relevais alors et repris la route.

Je suivi le chemin un bon moment : plus j'avançais, plus la forêt m'encerclait. Une odeur alléchante apparut en un instant, chatouillant mon odorat, attisant encore davantage ma faim. Le parfum ne suivait pas le chemin mais s'engouffrait dans la forêt, vers la gauche, zigzaguant entre les troncs d'arbre. J'aurais pu rester sage, prudente et continuer sur le chemin jusqu'à la prochaine ville, mais mon ventre et la curiosité prirent le dessus. Je pris mon courage à deux mains et je suivi l'odeur délicate loin, très loin de la route.

Je terminai ma course dans une toute petite clairière au milieu de grands arbres. Le feu fumant n'était pas éteint depuis longtemps et le reste d'un lapin gisait à terre. Pas un bagage, pas un objet : tout indiquait que ceux qui s'y était arrêtés été déjà reparti. Je me senti à la fois frustrer et soulager par cette observation. Seul, je ne risquais plus rien... mais au contact d'autre personne, j'aurais pu quémander un peu de nourriture.

Je m'aperçus de la douleur dans mes jambes : il était tant que je me repose, encore. Je m'allongeai à terre, sur l'herbe, le regard s'envolant avec la fumée. Je n'étais pas prête à un si long voyage... Je n'avais rien d'une voyageuse au fond, ni d'une combattante, ni d'une commerçante. Je ramassais les restes de lapin et les déposèrent dans les cendres. Cette pauvre créature n'avait pas eue de chance...

Son malheur me rappela les scènes qui m'avaient poussé à se voyage et je me pris à rouspéter contre moi-même. Qui pouvait prétendre sauver un pays s'il ne pouvait se sauver lui-même ? De nouveau déterminé, je récupérai la viande à peine cuite... Et la grignota d'un air dégouté. Une chose était sûr en tout cas, je n'était pas décidé à mourir de faim en plein milieu du pays du feu....

MessageSujet: Re: Déja perdu...   Ven 21 Oct - 17:01

Il était temps de quitter Konoha. Trop s'éterniser au même endroit ne pouvait qu'attirer des ennuis, surtout que Konoha jouait aux portes ouvertes. S’enrôler dans cette armée aurait pu être séduisant, mais Yûdai jugeait que le village n'était pas assez sûr. Il ne représentait rien, il n'était qu'un fantôme dans ce monde que son village natal croyait disparu. Il jouissait de cette condition, cela lui permettait de passer inaperçu partout où il se rendait. Personne ne connaissait le nom de Sorahiko Yûdai, encore moins celui de Ookami Shiroi. Mais l'homme savait que son ennemie avait le bras long et avec la politique actuel de Konoha « qui m'aime me suive », il ne serait pas étonné que sa famille ai fait venir des anonymes pour scruter les horizons. Il ne pouvait prendre le risque pour le moment de se faire repérer. Bien qu'il ressortait de ce village avec un peu plus de force, il n'était qu'une mouche que le crapaud Sorahiko n'aurait aucun mal à gober.

C'était donc un autre homme qui subissait la fouille intégral de la garde. Il ne possédait aucune arme et son séjour au sein de ses murs furent étonnamment silencieux. Il put alors franchir les portes sans problème. C'était un long voyage qui l'attendait à présent. Faisant preuve d'une prudence déconcertante, l'homme ne passait jamais par les mêmes routes, les même villages, mêmes hameau. Son objectif était à présent un autre autre grand village, celui de Kiri. Le plus simple serait de retourner sur les côtes Est du pays et de prendre le premier navire en partance pour le pays de l'eau, mais Yûdai était passé maître pour ce compliquer la vie. Après avoir quitté Konoha, l'homme suivit les grands axe un moment, histoire de se confondre dans la foule au cas où il étai suivi. Puis, lorsque la foule se faisait compacte entre les charrettes de foins et les voyageurs, l'homme changea de direction pour se diriger vers l'ouest.

L'ouest et ses mystères. Yûdai ne connaissait pas le monde, il savait simplement que Iwa était détruit et que Suna avait fermé ses portes. Le reste du monde était un parfait mystère qu'il aimerait un jour découvrir. Mais sa priorité était la puissance que détenait les super structures tel que Kiri ou Konoha. A présent qu'il était privé de Kumo, il devait se contenter de ce que le monde avait à lui proposer. Les mystères de Suna étaient farouchement proposé, ceux de Iwa, à jamais perdu, mais l'homme avait eut écho d'un endroit où tout aurait pu survivre, où certaine personne proposait même de vendre ces secrets. Suigara que ce nommait ce lieu. Yûdai ne savait pas ou se trouvait ce lieu, s'il hésitait réellement, il n'avait pas prit le temps de plus se renseigner sur le sujet.

Son hésitation passait, il changea aussitôt de direction pour se remettre droit vers le sud. Il longeait un pays dont il ignorait tout. Était-il puissant ? Possédait-il une armée ? Une richesse ? Il était tentant pour un voyageur comme lui avide de pouvoir de profiter des plus démuni, mais Yûdai n'y faisait rien. Il était certes un déserteur, mais pas un mécréant. Jamais il n'avait été violer les femmes, piller les pauvres ou bien voler la pitance des plus vieux. Il était un homme cherchant la liberté à n'importe quel prix. Alors, oui, il était capable de tuer pour son profit personnel, mais pas n'importe qui.

Le temps passaient à une vitesse folle. Yûdai était incapable de dire quand il avait quitté Konoha. Le soleil commençait peu à peu à disparaître à l'horizon et la faim se faisait à présent sentir. L'homme voyageait léger, il n'avait donc prit aucune provision avec lui. La chasse était donc sa seule solution pour avoir un repas chaud cette nuit.

Lorsque l'on est un déserteur avec la boule au ventre vingt-quatre heures sur vingt-quatre on se contente généralement du minimum. Alors lorsque la première bête la plus chétif qui soit se promène autour du prédateur que vous êtes, elle ne fait pas long feu. Le loup blanc qu'était Yûdai bondit sur cette pauvre bête, lui brisa le coup et la traîna jusqu'à la petite clairière ou l'homme allait monter son camp. Après quelque minute pendant lesquelles l'homme rassembla du petit bois, il alluma un feu de camp. Ce n'était pas pour se réchauffer que l'homme prenait se risque, le pays du feu n'était pas connu pour son climat rude. Non, Yûdai n'avait pas le cœur à manger de la viande crue en cette soirée.

Tout se récupéré, la peau, les os... tout pouvait servir sur une carcasse. Les loups étaient des chasseurs, mais ils pouvaient leur arrivé d'agir comme des rapaces, être des opportunistes et dépouiller une carcasse. Ici, l'homme n'avait pas seulement besoin de la chair de cette bête, mais également de sa peau, de son cuir. Bien que le cuir des lapins n'était pas reconnu comme le plus résistant, il offrait un confort remarquable grâce à ses poil doux. Bien sûr, une bête vivant dans la nature ramassait un sacré paquet de microbe et autre connerie, alors avant de traiter le cuir pour ensuite l'appliquer sur la poignet, il fallait le nettoyer. Profitant du ruisseau qui coulait non loin, l'homme mit en place une des techniques que le forgeron de Konoha lui enseigna pour nettoyer le cuir. A l'aide d'une simple ficelle, d'une aiguille et de deux bouts de bois, il parvint à plonger le cuir dans l'eau et à le maintenir sans avoir à rester comme un con. Il put alors déguster la viande saignante. Une bête de cette taille lui était largement suffisante, mais il ne put profiter de sa prise plus longtemps.

Des bruissements étranges attirèrent ses sens, alors lorsque des bruits de pas se firent entendre, l'homme déserta le camp et sauta sur l'arbre le plus proche. Son cœur battait la chamade, mais il était prêt. Au moindre signe d'un ennemie, il prendrait la fuite sans un bruit, laissant derrière lui cuir et pitance. Mais ce qui lui apparut n'avait rien d'un ennemie. Une brebis à la tignasse rousse venait d’apparaître et prenait possession de son camp. Sans doute une autre âme cherchant de quoi se nourrir pour la nuit. Cependant, l'homme ne savait rien d'elle, elle pouvait très bien être une assassin, une chasseuse de prime ou autre chose de bien pire... Il restait alors cachait dans son arbre, attendant que les choses passaient.


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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Ven 21 Oct - 22:25

Le goût... Étrangement, il n'était pas du tout comme celui que me préparait ma mère. De quels épices enveloppait-elle la viande déjà ? Je ne m'en souviens plus du nom, mais je me rappelle de la douce odeur qu'il s'en dégageait. A y réfléchir de plus près, je n'ai jamais fait la cuisine, ni demander à la faire avec elle. J'étais bien trop occupé à apprendre. Le soir même avant de mourir, elle m'avait encore demandé de lui réciter l'histoire de Kawa et les noms des différents fleuves qui traversaient notre pays. Peut-être aurait-elle du m'apprendre le ménage et la cuisine à la place, j'aurai ainsi pu prétendre devenir au moins une bonne femme à marier.

Je déposais les os en petits tas devants moi avant de les recouvrir de terre. Une tombe bien sommaire pour un animal qui venait de me remplir légèrement l'estomac et me donner quelques minutes à vivre. Je me mis à sourire : quelques minutes, encore une fois, c'était exagéré. J'étais bien trop jeune pour mourir si vite. Je me demande bien de qui je tient cette façon de voir les choses, cette envie de toujours tout amplifier ? Enfin, plus une habitude qu'une envie....

Le fait d'avoir mangé me donne envie de dormir, mais je me sens beaucoup trop sale pour être à l'aise. Je sentais la sueur, la fumée et le lapin. Si ma mère avait été exigeante sur un point, c'était bien la propreté, un point que j'avais déjà négligé suffisamment longtemps. Je n'étais pas spécialement doué pour me repérer, mais je connaissais parfaitement le son des rivières et suivi sans difficulté son murmure jusqu'au point d'eau le plus proche. Je m'abaissai pour toucher du bout des doigts l'eau fuyante : elle était froide mais loin d'être glacé. Je m'assoie sur la berge et enleve mes sandales que je déposai à mes côtés. L'eau se faufila comme une anguille entre chacun de mes orteils tandis que la fraîcheur m'envoya un frisson qui me parcouru le dos. A l'aide de mes mains, je m'aspergeai le visage, mouillant au passage quelques-uns de mes cheveux qui se mirent à se coller à mon visage. Je les écarter d'un petits geste de la main.

C'est alors que je l'aperçus, ce petit bout de bois flottant étrangement près de la berge sans suivre le courant. Cet acte contre nature attisa ma curiosité et d'un bond, me voici debout. J'attrape mes sandales et m'en approche, longeant la berge, les pieds dans l'eau. Pas mal de gens déteste faire ça car la sensation des pierres sous les pieds sont bien désagréable, mais j'en avais pris l'habitude et mes petits pieds aussi. A force de parcourir les rivières de mon pays, la peau s'y était endurci, suffisamment pour diminuer la sensation étrange des galets qui tapissent les courants d'eau froides.

Il s'agit d'une peau...tenue avec du bois et de la ficelle. Qui donc pouvait laisser traîner ainsi ses affaires ? Je tendis la main pour le récupérer avant de me stopper net : un feu... un lapin..une peau qui trempe. Seul un imbécile pouvait ainsi tout laisser, un imbécile ou une personne extrêmement riche. Mon bras s'abaissa lentement tandis que je m'asseyais sur la berge, à côté de cet objet, prenant le temps de me poser les questions essentielles :

Riche ou imbécile ? Un homme riche ne sort jamais seul, par principe de sécurité, il n'y aurai donc pas eue qu'un seul feu.... Un imbécile, quand à lui, n'aurai sans doute pas aussi bien accroché cette peau. Un voyageur ? Pourquoi se cacher alors, à moins d'être timide et apeuré par tout ce qui à l'audace de bouger... Un déserteur ? Probable...mais dans ce cas, pourquoi donc lui aurait-il, ou elle, laisser manger le fruit de sa chasse ? Les déserteurs étaient réputés pour être de vraie barbare, des gens qui ne reculent devant rien pour assouvir n'importe quel envie... même celle de faire seulement quelques choses de leurs dix doigts.

Je soupire. Je ne suis vraiment pas douer pour déduire les choses. Je me relève tranquillement, remet mes sandales et repart en direction du feu de camp. J'ai envie de m'enfuir, continuer mon chemin pour éviter de faire une mauvaise rencontre, reprendre le sentier principal et me cacher dans la ville la plus proche, mais une autre envie m'en empêche. Cette envie là pousse ma curiosité en avant première, ma curiosité et mon envie de connaissance. Qui que soit la personne autrefois présente à cet endroit, elle sait des choses que j'ignore. Elle est capable de chasser du gibier, vu le lapin que j'ai dévoré et semble savoir aussi utiliser les peaux de bête. Si la peau de bêtes me semble peu intéressante au premier abord, la chasse me semble primordiale si je veux continuer mon chemin et arriver à mon but.

Je me pose en tailleur devant le feu, bien décider et ne plus partir d’ici avant de voir quelqu’un venir…

Et si, personne ne revenait ?!....

MessageSujet: Re: Déja perdu...   Sam 22 Oct - 20:21

Il la regardait dévorer le fruit de sa chasse, mais étrangement, aucune colère ne venait l'envahir. Lorsqu'il posait ses yeux sur le corps de la jeune femme, il comprit qu'elle en avait plus besoin que lui. Les os s'empilèrent et la viande fut arracher de la carcasse en peu de temps, cette femme mourrait de faim. Yûai observait la scène, la mine sérieuse. Il ne faisait aucun doute à présent que cette... chose ne représentait aucun risque pour lui. Elle n'était qu'une âme en peine cherchant désespérément à survivre. Savait-elle au moins les malheurs qu'elle quitterait si seulement elle se laissait mourir ? Pour qu'elle raison ses jambes ne flanchaient pas ? Pourquoi restait-elle debout à combattre la mort ? Si Yûdai suivait les coutumes des Sorahiko, il achèverait cette pauvre bête et l'offrirait à la dame noir, une amante était le plus beau des cadeaux il paraissait... Qu'avait-il donc comme autre solution ? Il pouvait très bien agir comme le plus gros des salops, la violer, la battre, l'utiliser comme un objet pour ensuite la laisser comme mort sur le bord de la route, histoire de laisser un repas aux charognards. Cette idée d'assouvir ses pulsions de sadique avait quelque chose d'attirant, voir même d'alléchant. Comme pour confirmer cette idée, l'homme passa sa langue sur ses lèvres alors que la jeune femme laisser tremper ses pieds dans l'eau.

L'eau... L'homme avait comme l'impression d'avoir oublié un détail. Il fallait un petit coup de pouce de la part du clitoris sur patte pour qu'enfin il se souvienne du bien qu'il avait abandonné sur la rive. Ses muscles tremblèrent d’impatience, il avait envie de sauter, de lui bondir dessus, de tenir entre ses mains la vie de cette être si délicat. Il se savait en force, jamais une personne entraînait ne se serait jeté ainsi sur une carcasse... Des débutants commençaient à voyager... Et après ils venaient se plaindre que les pillages étaient en augmentation... Ce genre de gonzesse n'était pas fait pour les longs voyages, encore moins pour les combats. Elle était uniquement bonne à se faire sauter une fois par semaine par le bourge du coin et de porter sa progéniture, en gros, elle n'était qu'une femme parmi tant d'autre dans le harem. Et la voilà qui s’intéressait à quelque chose qui la dépassait, Yûdai était certain qu'en observant cette peau elle ignorait totalement ce que l'on pouvait faire avec... Elle devait même ignorait que ses habits en étaient probablement constitué.

Et la voici qui revenait, ignorant qu'elle était épiée et que l'homme avait une si jolie vue sur son décolleté. Le soleil disparaissait, le crépuscule laisserait bientôt sa place à la nuit. Yûdai était prêt à laisser sa place prêt du feu, mais de la à rester perché dans un arbre toute une nuit, il y avait un pas qu'il n'était pas prêt à franchir. Alors lorsque le moment fut opportun et que la demoiselle sentait le sommeil s'emparer d'elle, l'homme se laissa glisser le long de l'arbre pour atterrir au côté de la belle au bois dormant. Celle-ci ne semblait pas l'avoir remarqué ou avait laissé tombé toute envie de vivre... On ne s'endormait pas ainsi au milieu d'un bois...

Délicatement, il vaint déposer sa main sur la bouche de celle-ci, l'empêchant ainsi de hurler à la mort. Elle sursauta, visiblement surprise d'être réveillé ainsi, sur le coup, l'homme était persuadé qu'elle avait totalement oublié où elle se trouvait. Pour répondre à ses gloussements, l'homme déposa son index sur sa bouche lui ordonnant de la fermer lorsqu'il enlèverait sa main. Yûdai se voulait sérieux, il ne voulait avoir aucun problème à cause d'une gourdasse trop fainéante pour dormir d'un seul œil, si on lui disait qu'elle avait reçu une formation militaire, il était prêt à se poignarder le cœur.

[Ookami] « Tu l'ouvres et je te cogne... Compris ? »

Il n'attendait d'elle aucune réponse, c'était lui qui possédait les cartes en main, l'une d'elle était plutôt calme et paisible alors que l'autre... lui réservait un petit moment de douleur. L'homme se releva et se dirigea à l'opposé du feu, aucun bruit n'était encore venu troubler le calme environnant. Au passage, il jeta quelque brindille pour raviver les flammes, il avait la curieuse impression que la nuit aller être longue... longue en discutions...Cela semblait toujours être ainsi avec les femmes. Et il s'assit en silence, les flammes dansaient dans ses pupilles pourpres, il ne daignait offrir un regard à cette étrangère, avec un peu de chance, elle comprendrait que son intrusion dans ce camp était toléré, mais qu'il y avait des règles à respecter...


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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Dim 23 Oct - 11:14

Le temps passa. Petit à petit, le ciel changea de couleur, passant du bleu à l'orange, avant de laisser la place à la nuit et ses charmantes étoiles. Je sentais l'air se rafraichir et le sommeil m'envelopper. Finalement, personne n'était revenu...

Combien de temps je me suis endormi, je l'ignore, mais je me réveillais en un sursaut, avec une main inconnue plaqué contre mes lèvres. Je ne pus m'empêcher d'avoir un petit cri de surprise, étouffé avant même d'être sorti de ma gorge. Doucement, il me fit signe de ne rien dire en laissant quelques instants son index contre ma bouche :

[Ookami] « Tu l'ouvres et je te cogne... Compris ? »

Cette phrase avait tout l'air d'une menace pour moi, une menace bien absurde : pourquoi me serais-je mis à parler ou à hurler ? On était au fin fond de la forêt, personne ne risquait de m'entendre... je risquais tout au plus de l'énerver et de me retrouver six pieds sous terre, chose que je ne souhaitais absolument pas.

Il se releva pour prendre place en face, derrière le feu, tout en jetant quelques brindilles pour le raviver. Je mis ma tête sur mes genoux et dévisagea quelque instant cet homme qui ne me lança pas un regard. Soit il n'était pas curieux, soit il avait déjà vu ce qu'il voulait voir, soit je ne l'intéressais pas du tout... Pour une femme, ne pas intéresser un homme était ce qu'il y avait de pire. Étais-je laide? Sans aucun atout ? Surement pas vu les regards que j'avais si souvent attirés au village. Je ne devais pas être la plus belle au monde, mais je n'étais pas horrible non plus. A moins que...

Je me mis à le regarder étrangement : peut être que, tout simplement, il n'aimait pas les femmes. Cette idée me fit rougir sur place. Quelle idiotie venais-je encore de sortir, une idiotie que je n'arrivais plus à enlever de ma tête. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer cet homme faire la cour à l'épicier du coin (pourquoi un épicier ? Aucune idée....) et je ne vous dit pas à quel point je du me retenir de rire.

Il me fallut beaucoup de volonté pour faire disparaître ses images pour revenir à des pensées plus sérieuses. J'avais envahi le campement de cet homme et dévoré, apparemment, sa pitance. Chez les Tang, l'un des règles d'or est de rendre ce que l'on reçoit : les bons comptes font les bons amis. Je lui devais un repas et la chaleur d'un camp, qu'il le veuille ou non. Mon visage pris un air déterminé : Ou qu'il aille désormais, je le suivrai jusqu'à lui avoir rendu la monnaie de sa pièce. Ou il ira manger, je serai là, ou il ira dormir, je serais encore là, ou il ira pisser, je serais aussi là ! Jusqu'à que je puisse lui offrir à manger et un endroit ou dormir pour la nuit. De plus, à faire ainsi, non seulement j'honorais l'éducation que m'avait donné ma mère, mais aussi je pourrais apprendre en l'observant.

Mais était-il du genre à se laisser suivre ? Si je le perdais, il fallait au moins que je sache ou le retrouver pour lui rendre ce lapin le jour ou j'arriverai à en attraper un. Il me fallait au moins savoir son nom, mais comment parler a quelqu'un qui vous a demandé de la fermer ?! Je ne savais pas comment cet homme pouvait agir, si au moindre mot il se mettrait à grogner comme un ours ou à gémir comme un agneau, bien que le second cas me semble peu probable. Je ne pouvais pas, cependant, rester là, profitant de cette place qui n'aurai pas dû me revenir.

[ Mei] « Merci »

La moindre des choses, quand l'on nous donne quelques choses, c'est bien de remercier non ? Voilà, chose faites ! Je fermais désormais les yeux, profitant de la chaleur du feu, mais les oreilles aux aguets, afin de pouvoir l'entendre quand il viendrait à partir.

MessageSujet: Re: Déja perdu...   Dim 23 Oct - 22:08

[ Mei] « Merci »

Un mot qui ne voulait rien dire aux yeux de l'homme. Il était censé montrer à quelqu'un qu'on lui était redevable, mais combien de merci reçoit une personne par jour ? Y avait-il autant de retour ? Non... Ce mot ne voulait donc rien dire. C'était une forme de politesse, mais fermer sa gueule était d'autant plus gratifiant. Toute cette politesse dépassait totalement le jeune homme qui levait légèrement son regard pour observer le visage de cette jeune femme. Elle aurait très bien pu être un ange tombé du ciel, elle possédait les atouts pour cela en tout cas. Mais l'hygiène corporel laissait sans doute à désirer, mais de ce côté là, Yûdai n'était pas le mieux placé. Ses yeux pourpre commencèrent leur analyse sur ce visage, une belle silhouette fine, des cheveux qui n'avaient sans doute pas manqué d'entretien, un grain de beauté perdu au milieu d'une teinte rosée, mais très charmeur... Son regard descendit légèrement pour fixer les deux atouts principaux de cette femme, les deux choses qui faisaient sans doute le plus fantasmer les hommes. Dire qu'il y était totalement indifférent serait mentir, mais comme pour résister à cette envie primitif, l'homme détacha son regard de ces choses. Des jambes fine et à la fois athlétique, sans compter les jolies pieds que l'homme avait eut la chance d'observer plutôt, bref cette femme n'avait rien à envier aux autres. Mais alors pourquoi se baladait-elle en pleine nuit et volait-elle de la nourriture fraîchement cueillit, c'est que la chasse avait le don d’écœurer les bonnes femmes...

Elle fermait les yeux, cela étonna le jeune homme. Il s'était déjà préparé à subir une avalanche de question ou de débilité à propos des femmes... Les femmes... Il n'y connaissait rien, peut-être pourrait-il profiter de cette occasion pour en découvrir d'avantage. Bien sûr, il connaissait leur anatomie, on ne lui avait pas promis une femme sans l'y préparer à l'avance. Non c'était la psychologie féminine qui l’intéressait le plus. Pensait-elle comme lui ? Avait-elle le sens des priorités tout comme lui ou pensait-elle uniquement à son nombril et à combler sa faim ? En gros, les femmes marchaient-elles de la même façon que l'homme ? Cette question pouvait sembler totalement débile pour le commun des mortels, mais pas pour un homme qui avait passé toute son enfance à suivre des doctrines macabres. Lui même ne savait pas s'il possédait la même logique que les autres hommes.

Alors il osa, il franchit la ligne que l'homme avait lui même peint sur le sol et il se posa contre un arbre, ce même arbre qui supportait déjà le poids de la jeune femme. L'attention de la jeune femme lui était total, il était intimidé, prêt à retourner à sa place et remettre des barrières entre eux. Mais au lieux de cela, il préféra faire mine de s'occuper du feu avant d'enfin lui adresser la parole.

[Ookami] «Tu n'as rien d'une voyageuse. Tes habits sont trop propre, ta peau trop délicate, trop sensible. Tu possèdes des atouts qui feraient fantasmer un aveugle, des jambes suffisamment athlétique pour te porter des heures, sans doute le reste d'un entraînement ou tout simplement une alimentation saine. Mais malgré tout cela, je te trouve perdu en pleine forêt à des lieux du premier village... »

Son ton s'était voulu calme, serein, mais derrière tout cela, on pouvait comprendre que l'homme procédait à un interrogatoire et que ses menaces passés pouvaient très bien se réaliser si la réponse entendu lui était insupportable.

[Ookami] « Tu ne m'as pas l'air d'être un Kunoichi, encore moins une chasseuse de prime ou une brigande. Dans ces cas là, tu ne te serais pas perdu dans cette forêt et encore moins jeté sur de la viande abandonné. Tu n'as d'ailleurs, entre nous, pas cherché à savoir ci celle-ci était potable ou non. Tu serais déjà morte ou violer à cette heure si les brigands t'avaient tendu un piège. Car oui ma belle, les brigands ne manquent pas d'originalité lorsqu'il s'agit de piller et violer les jeunes pucelles. Alors demoiselle... Qui es-tu ? »

Elle rougit un instant, la chaleur ? Non, c'était autre chose. Sans doute encore la traduction d'un sentiment que le corps avait crée. L'homme ne voyait pas la raison de cette soudaine bouffé de chaleur, mais il préféra faire abstraction de cela pour se concentrer sur ses propres attentes. Elle prenait son temps, son regard semblait vide d'expression et fixait les flammes, comme ci elle partageait toute la peine de ce monde. Une dépressive échappé d'un asile ?

[Mei]" Une étincelle dans le néant...."

Yûdai pencha légèrement la tête pour observer la jeune femme dans les yeux. Que voulait-elle dire par cela?

[Mei]"Je suis qu'une voyageuse à peine sorti de l’œuf. En une heure j'ai du faire plus d'erreur qu'un louveteau perdu sans sa mère, mais vos quelques paroles m'ont permis d'en connaître quelques unes. Soyez certain que je ne les referais pas. Je m’appelle Mei. A qui ai-je l'honneur?"

[Ookami] « Une folle... Je suis tombé sur une folle. »

L'homme éclata de rire. Mais ce rire n'était pas venu tout droit de son cœur, il n'était pas sincère. Ce rire se voulait moqueur, presque haineux.

[Ookami] « Que crois-tu faire là ? Tu te balade dans la forêt de pain d'épice à la recherche des bisounours ? Redescend sur terre ma jolie, le monde est moche, il est pourri par la noirceur, rongé de l'intérieur par des fanatiques, des psychopathe et d'autre espèce de timbré qui te ferait un deuxième trou de bal juste pour se branler la nuit... On ne s'improvise pas voyageur. »

Il resta silencieux un instant, son visage de marbre restant à quelque centimètre de celui de la jeune femme. Puis, d'une main ferme il s'empara du bras de la jeune femme, le souleva puis le lâcha tout en le regardant retomber et s'immobiliser à sa place d'origine.

[Ookami] « Tu ne sais même pas te battre, tu ne possèdes aucune arme, aucun talent. La seule chose que tu as ce sont ses deux airbag que les brigands se feront un plaisir d'utiliser comme étui à pénis... Je devrais te tuer tout de suite, cela t'épargnerait bien des souffrances. »


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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Lun 24 Oct - 9:06

Je l'entendis d'abord, ce qui me fit ouvrir les yeux. Il se déplaça pour venir à mes côtés, s'occupant du feu d'une façon étrange. Il me fessait penser à ses enfants curieux qui n'ose pas poser les bonnes questions.

[Ookami] «Tu n'as rien d'une voyageuse. Tes habits sont trop propres, ta peau trop délicate, trop sensibles. Tu possèdes des atouts qui feraient fantasmer un aveugle, des jambes suffisamment athlétiques pour te porter des heures, sans doute le reste d'un entraînement ou tout simplement une alimentation saine. Mais malgré tout cela, je te trouve perdu en pleine forêt à des lieux du premier village... »

Les compliments.... Je n'y étais pas habituée. Sans le vouloir, je me mis à rougir car qu'ils soient avec sous-entendu ou non, cela restait un compliment, quoi que l'on puisse dire. Bien que sa voix fût calme et sereine, quelques choses m'ennuyaient, comme s'il cherchait à m'ouvrir pour voir ce que je cachais tout en gardant les barrières fermées. Drôle de personnage....

[Ookami] « Tu ne m'as pas l'air d'être un Kunoichi, encore moins une chasseuse de prime ou une brigande. Dans ces cas là, tu ne te serais pas perdu dans cette forêt et encore moins jeté sur de la viande abandonneé. Tu n'as d'ailleurs, entre nous, pas cherché à savoir si celle-ci était potable ou non. Tu serais déjà morte ou violer à cette heure si les brigands t'avaient tendu un piège. Car oui ma belle, les brigands ne manquent pas d'originalité lorsqu'il s'agit de piller et violer les jeunes pucelles. Alors demoiselle... Qui es-tu ? »


Ses paroles étaient dans le vrai : je n'avais aucunement fait attention ni à mes gestes ni à mes actions. J'aurais pu mourir plusieurs fois se soir si j'étais tombé sur quelqu'un d'autre. Je gardais désormais à l'esprit d'être plus vigilante dans les temps qui suivent. Qui était-je, en revanche, c'était une question bien difficile auquel moi-même j'avais du mal à répondre. Je n'étais qu'une femme avec un espoir perdu de tous, accroché à un passé oublié, une promesse dont l'auteur serait mort...Une étincelle dans le néant.

[Mei]" Une étincelle dans le néant...."

Zut, c'était sorti tous seul... tans pis, il fallait faire avec. Je chassais tant bien que mal ses idées là de la tête pour lui répondre avec un petit sourire loin d'être vraiment efficace :

[Mei]"Je suis qu'une voyageuse à peine sorti de l'oeuf. En une heure j'ai du faire plus d'erreur qu'un louveteau perdu sans sa mère, mais vos quelques paroles m'ont permis d'en connaître quelques-unes. Soyez certain que je ne les referais pas. Je m'appelle Mei. A qui ai-je l'honneur?"

[Ookami] « Une folle... Je suis tombé sur une folle. »

Je le regardais avec surprise : une folle ?! Comment ça une folle ?! Il se mit alors à éclater de rire, d'un rire bien étrange, loin de ceux que l'ont sort quand l'on est content ou rieur. Un rire que je n'aimais pas du tout.

[Ookami] « Que crois-tu faire là ? Tu te balades dans la forêt de pain d'épice à la recherche des bisounours ? Redescend sur terre ma jolie, le monde est moche, il est pourri par la noirceur, rongé de l'intérieur par des fanatiques, des psychopathe et d'autre espèce de timbré qui te ferait un deuxième trou de bal juste pour se branler la nuit... On ne s'improvise pas voyageur. »


Il resta silencieux un instant, son visage de marbre restant à quelque centimètre du mien. Puis, d'une main ferme il s'empara de mon bras, le souleva puis le lâcha tout en le regardant retomber et s'immobiliser à sa place d'origine.

[Ookami] « Tu ne sais même pas te battre, tu ne possèdes aucune arme, aucun talent. La seule chose que tu as ce sont ses deux airbags que les brigands se feront un plaisir d'utiliser comme étui à pénis... Je devrais te tuer tout de suite, cela t'épargnerait bien des souffrances. »

Je restais immobile à mon tour pendant quelques instants... Puis je partis dans un étrange fou rire. Je n'avais connu que très peu d'homme dans ma vie... voir même aucun en y réfléchissant, mais maintenant, je comprenais bien pourquoi ma mère avait tant veillé à ce que je les évite. Si tout les hommes était comme lui, il n'y aurait pas grand-chose qui s'améliorerai dans la vie des gens. Une femme savait utiliser de vieux tissus pour faire des robes, des plats casser pour faires des « pot fourre-tout » , un vieux bout de lard pour faire une bonne soupe. Bref, les femmes, avec n'importe quoi, sa innover ! On pouvait créer tout à partir de rien et ça, apparemment, les hommes, dont celui-ci ne l'avait pas compris.

Je me repris difficilement, mais une fois que cela fut fait, j'avais alors un visage de glace, sérieux et déterminé. Je me levais alors et me posa devant le feu en lui tournant le dos, le regard plongé dans les flammes. Sans un mot, je me débarrassai de mon haut que je laissais tombé à mes côtés, dénudant ainsi ma poitrine.

[Mei]« Si la seule chose que j'ai, c'est ma poitrine, alors je l'utiliserais sans hésiter. Je ne sais pas me battre mais je peux apprendre, je n'ai pas d'arme mais je peux en devenir une ne serait-ce que par ma féminité. Qui se méfit vraiment d'une femme? Une femme est capable de vivre dans la souffrance si cela peut lui permettre de continuer dans la voix qu'elle s'est tracé, une souffrance qui augmenteras le bonheur qu'elle aura une fois le chemin terminé. S'il faut que je devienne un « étui à pénis » ou que je me fasse faire un « deuxième trou de bal » pour avancer vers mon but, je le ferrais. »

Je me retournais et mes yeux se posèrent alors sur ceux de cet homme et ne le lâchèrent plus. J'étais une Tang, j'étais têtu, j'étais née comme ça et mon caractère, lui, ne changerai pas. A se moment là, cet homme avait deux choix, en profiter et me tuer (l'homme étant parfois plus proche de l'animal que de l'humanité....) ou comprendre mon point de vu et me laisser en vie. Ou ne pas le comprendre...mais me laisser vivre quand même. Je décalais légèrement mon pied près du feu avant de reprendre, prête à lui envoyer les braises d'un coup de pied en cas de soucis.Un brûlure serait douloureuse, mais rien à voir avec une vie perdu.

[Mei]« Si tu veux me tuer, fait le. Si tu veux laisser le temps se charger de moi, laisse le. Si tu veux me façonner, transformer l'être que je suis en une lame aiguisée, fait le. Mais ne dis pas que tu m'épargneras les souffrances, elles vivent biens au-delà d'une vie. »

MessageSujet: Re: Déja perdu...   Lun 24 Oct - 17:40

L'homme restait de marbre, même lorsque la jeune femme se dénudait. Cette réaction, il l'avait presque prédit, s'offrir à un homme lorsque l'on était désespéré, prêt à tout pour survivre était chose courante chez les femmes. Bien qu'elle possédait des atouts plus qu'aguicheur, il en fallait plus pour convaincre Yûdai de lui sauter dessus et de la féconder. Il observait la scène en silence, il se croyait presque au théâtre admirant l’héroïne dans une pièce mélancolique. Se regard triste est implorant, se bustier abaissé pour faire apparaître les seins et donner ainsi l'image d'une femme soumise... Tout cela était une mise en scène censé toucher n'importe qu'elle homme possédant un minimum de bon sens. Elle débita tout un tas de connerie que l'homme n'écouta qu'à moitié. Tout ce qu'elle pouvait dire ne l’intéressait pas, sans doute l'implorait-elle de ne pas la tuer, d'au contraire faire en sorte que sa vie prenne un sens dans ce bas monde. Yûdai n'en était pas capable. Apprendre la vie à quelqu'un était une tache impossible pour le commun des mortels et le fou qui oserait dire le contraire verrait sa tête rouler sur le sol. Il y avait des choses que l'on ne pouvait apprendre sur de simple parole ou dans des livres. La peur, la souffrance, le bonheur, l'amour... Toutes ces choses possédaient sa définition, mais que voulaient-elles réellement dire ? Pouvait-on ressentir de la joie en lisant quelque mot ?

[Mei]« Si la seule chose que j'ai, c'est ma poitrine, alors je l'utiliserais sans hésiter. Je ne sais pas me battre mais je peux apprendre, je n'ai pas d'arme mais je peux en devenir une ne serait-ce que par ma féminité. Qui se méfit vraiment d'une femme? Une femme est capable de vivre dans la souffrance si cela peut lui permettre de continuer dans la voix qu'elle s'est tracé, une souffrance qui augmenteras le bonheur qu'elle aura une fois le chemin terminé. S'il faut que je devienne un « étui à pénis » ou que je me fasse faire un « deuxième trou de bal » pour avancer vers mon but, je le ferrais. » 

L'homme détourna son regard des flammes. Son regard resta connecté plusieurs minutes avec celui de la jeune femme. Il essayait de lire dans ses yeux si elle disait vrai. L'espace d'un instant, toute trace de peur, de chagrin et de domination avait disparu de son regard pour laisser place à de la détermination à l'était brute. Il y avait donc un soupçon de courage dans ce corps frêle... Cette jambe quelle venait de placer prêt des flammes... un signe de défense. Ainsi elle n'était pas prête à s'offrir gratuitement comme elle venait de le prétendre ?

[Mei]« Si tu veux me tuer, fait le. Si tu veux laisser le temps se charger de moi, laisse le. Si tu veux me façonner, transformer l'être que je suis en une lame aiguisée, fait le. Mais ne dis pas que tu m'épargneras les souffrances, elles vivent biens au-delà d'une vie. » 

La tuer ? La former ? Aucune des deux solutions proposés par la jeune femme n’enchantai l'homme. A vraie dire, il avait surtout voulu qu'on le laisse seul, en dehors de tout problème civile. Elle avait débarqué comme une bête apeuré ici et la voilà qui réclamait devenir une tigresse... C'était une chose que l'homme ne comprenait pas. Pourquoi vouloir devenir un assassin ? La perspective d'être poursuivit toute sa vie ne l’effrayait donc pas ?

Ses yeux se posèrent sur la poitrine de la jeune femme. Suivant son regard, une main vint se poser dessus. Effectuant des petits geste, ils étaient bien ferme... A ce touché l'homme laissa échapper un petit soupir. Il retira sa main et revint se concentrer sur les flammes qu'ils continuaient inlassablement à nourrir.

[Ookami] «Tes seins sont fermes... Tout ton corps est fait pour devenir une femme resplendissante et un jour, une mère. Et toi tu me demandes de contrarier mère nature en transformant ce corps en une arme ? »

Il resta silencieux, on pouvait deviner qu'un conflit avait lieux dans sa tête, une décision à prendre qui serait sans doute lourde de conséquence.

[Ookami] « Mei... Tu dois savoir que la vie est bien trop courte pour courir après des fantômes ou des légendes. Si tu ne possèdes pas la puissance, je peux te l’insuffler, mais il ne faudra pas compter sur moi pour te suivre partout où tu iras. Je serais ton ami, mais à la fois ton ennemie.»

L'homme s'empara de l'une des mains de la jeune femme, il entrecroisa ses doigts avec ceux de la jeune femme.

[Ookami]"Tout comme nos mains entrelacés, je peux te caresser tout comme je peux te broyer. Je t'apprendrais à manier les armes, mais en contre partie, tes mains ne seront plus aussi douce que ce qu'elles sont à présent. »

Sa seconde main caressa alors les cuisses de la jeune femme.

[Ookami] «Tu sauras par la suite te déplacer plus vite et plus longtemps, à tel point que tes jambes en seront transformé. Mais je te rassure, tu garderas une silhouette féminine. »

Ils restèrent ainsi de longue seconde, main entre lassé, puis l'homme abandonna la cuisse de la jeune femme. Sa main remonta jusqu'au visage en une caresse qui fit frissonner la jeune femme au vue des tétons qui durcissait (ou alors cela était du au froid.) Il caressa alors se beau visage, tendrement, comme un père qui pouvait caresser sa fille.

[Ookami] « Tu devras abandonner cet air de femme battu si tu veux être prise au sérieuse. Après tout... Tu deviendras une femme forte, tu arboreras avec autant de fierté ta plastique que tes blessures. Alors dit moi, Mei. Veux-tu toujours devenir forte ? »


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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Mar 25 Oct - 9:32

Ses yeux se posèrent sur ma poitrine, chose prévisible en somme, mais je dois avouer que je du me retenir de lui en mettre une quand il me les toucha. D'un certain côté, ne l'avait-je pas cherché ? Quelle femme pouvait ainsi se dénuder devant le premier inconnu et le laisser la toucher ?

[Ookami] «Tes seins sont fermes... Tout ton corps est fait pour devenir une femme resplendissante et un jour, une mère. Et toi tu me demandes de contrarier mère nature en transformant ce corps en une arme ? »

Une femme resplendissante, une mère. Pour beaucoup cela reste un rêve romantique et agréable, ils en oublient bien souvent les sacrifices qui vont de pair avec. Je n'avais aucun envi de devenir femme ou mère après avoir vu ce que la mienne avait vécu. A Kawa, mon bon pays, ses mots là avaient plus le goût d'un cauchemar, d'une vie de douleur et je ne me voyais pas devenir femme ou mère ailleurs. J'étais née dans mon pays, je devais y mourir comme tout les Tang avant moi.

[Ookami] « Mei... Tu dois savoir que la vie est bien trop courte pour courir après des fantômes ou des légendes. Si tu ne possèdes pas la puissance, je peux te l'insuffler, mais il ne faudra pas compter sur moi pour te suivre partout où tu iras. Je serais ton ami, mais à la fois ton ennemi.»

Il prit une de mes mains pour y entrecroisé nos doigts. Je le laissais faire, l'écoutant et l'observant tout en restant sur mes gardes. A nous voir ainsi, j'avais l'impression d'observer deux chiens qui se renifle....

[Ookami]"Tout comme nos mains entrelacés, je peux te caresser tout comme je peux te broyer. Je t'apprendrais à manier les armes, mais en contre partie, tes mains ne seront plus aussi douces que ce qu'elles sont à présent. »

Sa seconde main caressa alors mes cuisses. J’avais l’étrange impression d’être une bête que l’on touchait pour savoir si elle était meilleure pour le lait ou pour la viande…

[Ookami] «Tu sauras par la suite te déplacer plus vite et plus longtemps, à tel point que tes jambes en seront transformé. Mais je te rassure, tu garderas une silhouette féminine. »

Garder une silhouette féminine, s’était loin d’être se qui me préoccuper le plus. Pendant de longues seconde, il resta ainsi, sans rien dire, avant de remonter sa main jusqu’à mon visage qu’il caressa tendrement. Un frisson me parcouru le corps sous l’effet des caresses mais je me refusai d’y accorder la moindre importance.

[Ookami] « Tu devras abandonner cet air de femme battu si tu veux être prise au sérieuse. Après tout... Tu deviendras une femme forte, tu arboreras avec autant de fierté ta plastique que tes blessures. Alors dit moi, Mei. Veux-tu toujours devenir forte ? »


Mon air de femme battu…. Même en devenant forte, même en ravivant Kawa, même en battant le Daimyo, je ne pourrais le faire disparaitre. Ce regard était le miroir de mon âme, et la force n’y pouvait rien changer. Une âme grise ne pouvait devenir blanche, pure et belle, la mienne avait était salit par la tristesse.
Je me décalais pour passer dans son dos. Je n’avais pas lâché la main dans laquelle il avait entrecroisé nos doigts et je passais mon second bras par-dessus son épaule tandis que ma main parti se loger sur son torse nue derrière son veston de cuir rouge. Je lui susurrais alors a l’oreille la réponse a sa question d’une voix douce, sensuelle mais sans appelle, déterminé :

[Mei]« Plus que tout »

Il était bien loin d’imaginer a quel point j’étais décidé, à quel point j’en avais besoin. Reconstruire Kawa était devenu ma seule raison de vivre.

MessageSujet: Re: Déja perdu...   Mar 25 Oct - 15:56

Son corps semblait danser autour du jeune homme. Elle ne se débattait, elle prenait simplement une position qui semblait plus lui convenir, dans le dos du jeune homme. Ce sentait elle protégé ? Yûdai ne possédait pas une puissance phénoménal, son principal atout était sa connaissance des différents protagoniste qu'ils pouvaient croiser. Sa principal activité à Kumo avait été de faire la chasse aux bandits, il était à présent facile de deviner les agissements de ces hommes. Il était rare de voir des bandits doté d'un cerveau, mais lorsque cela arrivé et qu'un chef se plaçait à la tête d'une troupe, les résultats pouvaient surprendre le premier paysan qu'ils croisaient. Piller et violer, leur attraction était tout ce que l'homme moderne bannissait. Chaque village, chaque pays chassait ses parias de la société qui représentait l'un des mal d'un pays, mais généralement, ils n'étaient que l'avant garde d'un mal bien plus profond.

L'homme n'est pas cruel de nature. La peur, la souffrance, c'étaient toutes ces choses horribles qui transformaient un homme. Il y avait bien des cas a part, mais cela devait représenter un pour-cent de la population. L'homme se tournait vers le banditisme pour diverse raison. Certaine sont condamnable comme la recherche de la fortune ou l'envie d'action. D'autre était cependant bien plus importante et Yûdai était tolérant vers ce genre de personne. Certain coin du monde était si proche que la moindre bouchée de pain était cause d'émeute. Lorsque l'on a plus rien, on se tourne alors vers autrui, on se retrouve jaloux du bonheur des autres et on se demande pourquoi on n'aurait pas nous même le droit à ce bonheur. Alors on commettait l'irréparable, on dérobe ses biens et on devient hors la lois. Un homme que la société avait transformait et avait fini par condamner. Ces gens ne méritaient pas la mort, ils ne méritaient d'ailleurs pas d'être jugé par ses mêmes états qui les avaient laissé crever de faim. Offrait l'immunité et un foyer aux bandits et vous verrez de suite qui était sanguinaire et qui n'était qu'un pauvre parmi tant d'autre.

Cette femme possédait-elle quelque chose ? Un bien ? Une famille ? D'où venait-elle exactement ? Yûdai ignorait tout d'elle hormis son nom, Mei... Il ferma les yeux un instant, profitant des caresses que lui offrait la jeune femme, ce même nom qui raisonnait inlassablement dans sa tête. L'homme voyageait à présent depuis des semaines seules, sans s'attarder avec le moindre contact humain. Elle était à présent apparu dans sa vie, tel un ouragan, elle lui demandait beaucoup sans pour autant lui offrir grand chose. Pourtant, elle avait cette prestance, cette aisance qui faisait qu'on ne voulait pas la voir partir, que l'on souhaitait la conserver prêt de nous. L'homme ignorait ce qu'était ce sentiment étrange qui montait dans sa poitrine. Il n'aimait pas être emprise à des effets qu'il ignorait, se cette donzelle avait cette effet sur lui, il était aussi bien seule. Alors qu'il voulait la repousser de lui, faire en sorte que ses seins ne le touchaient plus, que ses mains arrêtaient de le caresser, mais elle revenait à la charge, encore plus sulfurante que jamais.

Mei – Plus que tout.

Ces trois mots étaient lourds de conséquence. Ils les liaient à présent dans le code de conduite, l'un à l'autre, ils formaient un duo que seul la séparation mutuelle pouvait à présent rompre. Il n'y avait pas de hiérarchie, juste des conseils qui apporteraient énormément à chacun. Vivre prêt d'une femme était novateur pour lui. Il ignorait tout d'elle, mais sans doute profiterait-il de ce contact pour en apprendre plus.

Ookami – Nous sommes alors lié. Demain, ta vie changera, alors repose toi bien cette nuit.

L'homme détourna son regard pour admirer une dernière fois le visage de la jeune femme. Pour la première fois depuis leur rencontre, il daigna lui sourire. Il jeta la dernière branche dans les flammes, sans doute regarderont-ils les flammes se consumer et finiront-ils par s'endormir.

Ookami – Ookami.

La jeune femme paraissait surprise, sans doute avait-il oubliait sa question.

Ookami – Je m'appelle Ookami.


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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Mer 26 Oct - 9:34

Quand il me répondit que nous étions désormais liés, je me sentis étrange apaisé, rassuré. C'était comme un poids qui avait disparût de ma poitrine, me rendant plus légère, plus libre, mais aussi plus vulnérable.

Il me regarda de nouveau avec, cette fois-ci, un sourire avant de jeter une dernière branche dans les flammes. C'était le premier sourire que je voyais sur son visage et même si je ne savais pas s'il était sincère, je sentais que c'était déjà beaucoup pour lui. Il ne s'imaginait pas quel point un sourire pouvait embellir son visage, pouvant le rendre plus séduisant qu'à l'accoutumé. Si les femmes se servaient souvent de leurs corps, les hommes avaient tendance à oublier qu'ils possédaient la même arme...

Ookami - Ookami.

Je le regardais, surprise : c'était quoi ça, Ookami ?

Ookami - Je m'appelle Ookami.

Bien sur, quelle idiote, c'était son nom et sans faire attention, je répondis machinalement avec un petit sourire :

Mei - je m'en souviendrai.

Dis d'un ton sec, ses paroles auraient pu être interpréter comme une menace, mais je l'avais dit avec douceur et sincérité. C'était ma façon à moi de lui dire qu'à partir de maintenant, et bien plus tard, que l'on voyage ensemble ou que l'on se sépare, Je garderais en moi son empreinte, la trace de son passage, de notre rencontre. Je n'oublierai ni son nom, ni son visage... Ni sa façon d'être aussi étrange soit-elle.

Et maintenant ? Maintenant, aussi étrange que cela puisse paraître, je me senti fatigué. Pendant notre « présentation », la douleur dans mes jambes et ma fatigue avaient un moment disparût, mais voilà qu'elles revenaient de plus belle. La fraîcheur de la nuit aussi me sembla encore plus glacée. Je récupérai mon haut que j'enfilais tranquillement avant de me placer assise prêt du feu afin de récupérer un maximum de chaleur.

Je pris quelques instants pour observer Ookami : sur le coup, j'avais l'envie de me serrer contre lui et de poser ma tête sur son épaule, mais sans doute aurait-ce était trop pour cette nuit là. Je fermais alors les yeux, cachant la tristesse qui y remontait. Un homme... Je n'avais jamais vraiment était en contact avec un homme depuis la mort de mon père, ma mère y ayant toujours veillé. Ce soir là, je me demandais vraiment pourquoi elle avait tant de haine contre eux. S' il y en avait qu'il fallait a tous prix éviter, il y en avait aussi que l'on pouvait accepter pour un soir, une semaine ou pour un bout de chemin...
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Déja perdu...   Jeu 27 Oct - 15:52

Mei tang
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MessageSujet: Re: Déja perdu...   

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