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 Apprentissages de Tsuki

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MessageSujet: Apprentissages de Tsuki   Mar 1 Nov - 18:56

Le lendemain, Suki eut du mal à se lever. Les vomissements incessants de la nuit avaient eu raison d’elle à partir de trois heures du matin. Ca l’avait achevé quand le râle avait repris une heure plus tard.

Pourtant, Tsuki avait été clair : ils iraient ensemble à l’Académie le lendemain. Il avait besoin de sa mère pour prouver son identité, son appartenance au clan Senjago et donc son droit à l’instruction aux arts ninja.

Son sang chaud était précieux, il le savait depuis longtemps…

o°o Chapitre 1 : l’Académie – le feu o°o


***


C’était il y a déjà deux ans. Tsuki n’avait que six ans que déjà, son père s’était mis en tête de savoir sin son enfant avait reçu le pouvoir du volcan. Il avait donc arraché son fils à ses jeux d’enfant, mais à sa manière…

[Tsuki] « Papa, tu me fais mal ! »

En effet, Mihito avait attrapé son fils par l’avant-bras. Et il était traîné déjà depuis un bon moment sans qu’aucun de ses deux pieds ne touchent le sol.

Il commençait cependant à vraiment avoir mal.

[Tsuki] « Arrête ! Mais lâche-moi, j’ai mal ! »

Il commençait à se débattre mais, d’un coup, une sensation aussi chaude que désagréable le percuta. Sans lever les yeux, il savait que son père, fort de son caractère de Senjago, commençait à avoir le sang chaud.
Il se laissa traîner ainsi, comme un morceau de viande sur la moitié des galeries du volcan, devant les regards inquiets et surpris des habitants.

Ils continuèrent à descendre un peu plus profondément au cœur du mont sacré jusqu’à un endroit et une porte que le jeune garçon n’avait jamais vu.

Mihito ouvrit la porte, jeta son fils comme on jette son linge sale et referma aussitôt.

Tsuki se retrouva dans le noir complet. Un simple filet de lumière au bas de la porte était sa seule source de lumière, mais elle n’était vraiment pas suffisante.

[Tsuki] « Papa ! Qu’est-ce que tu fais ? Ouvre-moi ! »

[Mihito] « Je te laisse ici, avec Nosphératu. Adieu. »

[Tsuki] « Quoi ?! Non ! Ouvre-moi ! Fais chié ! »

La colère comme la peur sont des sentiments bruts et brutaux. C’est ce genre de sentiments que les enfants expriment le mieux, alors imaginez un enfant Senjago, réputés pour leurs colères monstrueuses.

D’abord, il y avait eu l’incompréhension. Il ne savait pas qu’est-ce qu’il avait pu faire pour se retrouver dans cet endroit, il comprenait encore moins la réaction de son père à son égard.

Puis, quelques frissons subtils au niveau de la nuque apparurent. Tsuki n’appréciait pas tellement le noir et ce bandeau de lumière n’éclairait rien du tout. Puis qu’est-ce que l’air était oppressant ici.

Enfin, une bride de colère et d’agaçant dans la voix et la mâchoire. Il aurait sans doute fait une magnifique grimace si on avait pu le voir. Il tambourinait la porte, agacé et passablement énervé, enfin autant qu’un enfant puisse l’être.

Tout à coup, un craquement se fit entendre derrière lui. Impossible de savoir si la pièce était grande ou petite mais ce qui l’inquiétait le plus, c’était qu’il était impossible de savoir si quelqu’un se trouvait là…

[Tsuki] « Qui sait ? Ouvre-moi la porte. »

Il ordonnait de sa voix enfantine. Mais avait-il oublié quelque chose ? Son père venait de lui parlait de Nosphératu…

Légende ou conte selon son point de vue, Nosphératu était un vampire se nourrissant exclusivement du sang bien chaud des enfants. Ses parents, sans que Tsuki ne sache pourquoi, lui racontait souvent cette histoire quand il n’était pas sage. Ils se demandaient toujours si le sang d’un enfant Senjago était appétissant pour Nosphératu. Des balivernes pour l’effrayer pensait-il.

Mais là, il avait bien entendu quelqu’un ou quelque chose ?

[Tsuki] [color=brown]« Qui sait ? Papa ? Maman ? »[/brown]

Toujours aucune réponse, mais cette fois un souffle court et rauque toucha lentement ses jambes. Il les recroquevilla aussitôt.
Il tremblait quelque peu mais il ajouta quand même, d’une petite voix.

[Tsuki] « « Nosphératu ? »

[ ???] « « Oui. »


***


Tsuki en rigolait aujourd’hui. Pourtant ce n’était pas vieux, deux ans. Mais ce jour là, son père s’était joué de lui. Il s’était énervé, des flammes noires sortant de ses mains avaient noirci la porte, commençant à en faire du charbon.

Il avait eu peur, à cause de ce vieux con de père. C’était lui avec un masque de monstre qui lui avait fait une blague. Il l’avait insulté de tous les noms puis il a reçu une belle correction pour chacun des mots. Mais au moins, son père lui avait dit plus tard qu’il était fier de l’appeler Senjago.

Quel souvenir de merde alors que sa mère nettoyait ce vomi et que son père avait disparut. Mais c’était comme ça, c’est tout.

***

Quelques heures, un bain et deux cartons pour biens personnels plus tard, Tsuki et sa mère étaient en route doucement vers l’Académie. Le garçon lui tenait la main, officiellement pour l’aider à marcher, officieusement il restait un enfant.

Un adolescent lui avait bien fait une remarque et un petit ricanement à son passage.

[Tsuki]« « Ta gueule »

[Suki] « « Tsuki ! »

Donc un gros mot et un baffe plus tard, ils continuaient leur chemin.

L’espace était un peu moins boisé. C’était surtout de hauts bâtiments pâles décorés de symboles ou de lanternes. Il ne connaissait pas très bien cette partie de la ville. Mais sa mère, elle, y avait étudié longtemps.

[Tsuki] « Comment c’est ? L’académie je veux dire. »

[Suki] « J’avais compris, tu sais. » ajouta-t-elle en souriant. « C’est grand, il y a beaucoup de salles mais pas forcément beaucoup de monde. Mais c’est là qu’on apprend, avec la bibliothèque aussi. Tu pourras apprendre tes premières techniques Katon très vite. »

C’était donc le premier pas, ou le second, vers la puissance. Tsuki restait un Senjago, il adorera ça.

Demande de validation de Kageno Hikari - Les Lumières de l'Ombre
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Sam 5 Nov - 18:35

Cela faisait déjà quelques jours que Tsuki était inscrit à l’Académie. Ce n’était pas vraiment une véritable passion. Sa mère le levait tous les matins, aux environs de 7H, pour qu’il puisse être arrivé avant 8H.
D’abord il se lavait, même s’il détestait ça. Pas le choix puisque Suki l’emprisonnait pendant 5 minutes interminables. Entre le meuble de la cuisine et l’évier, elle scrutait la moindre particule de peau, des orteils jusqu’aux oreilles, pour vérifier que l’enfant n’avait pas fait semblant. C’est ainsi qu’une fois sur deux il devait retourner se laver pour corriger un ou deux détails gênants.
Ensuite venait le petit déjeuner. Il n’y avait encore que quelques flocons d’avoine arrosés de lait mais il y en avait maintenant en quantité suffisante pour tenir jusqu’à midi. La vie s’était amélioré quand ils avaient emménagés dans un deux pièces fournis par les institutions ninja. C’était petit, c’était causi mais c’était propre et sec. Suki avait arrêté de pleurer. Tsuki ne l’avouera jamais même sous la torture mais ça valait bien tous les flocons d’avoine du monde.

[Tsuki] « Je suis parti ! »

[Suki] « Je n’ai pas vérifié tes oreilles, reviens ici ! »

Tsuki n’avait que quelques minutes à pied avant d’atteindre l’Académie militaire de Konoha. C’était un coin qu’il ne connaissait pas beaucoup mais il avait appris à l’explorer. Il y avait quelques échoppes mais pas trop, surtout des bars qui ouvraient la nuit tombée. Il les reconnaissait aux lampions jaune et rouge accrochés devant l’entrée. Sa mère n’allait jamais là-bas et il ne savait pas pourquoi. Il irait un jour, c’est sûr. Mais en attendant, il devrait se contenter de la rue passante.

La vie à Konoha était bien différente de celle au Senjagosan, surtout le matin. A Konoha, l’air était emplie d’une légère humidité due à la fraicheur de la nuit, alors qu’au cœur du volcan, il ne faisait jamais froid. Au contraire, dans son ancienne maison, l’air était saturé de chaud. Il avait appris à vivre avec cette atmosphère et… Ca lui manquait, un peu.

Le bâtiment de l’Académie ne lui plaisait pas plus que cela. De grands espaces, des peintures vives et lumineuses, du carrelage et d’innombrables escaliers, oui, rien à voir avec sa vie d’antan. Mais bon, la décoration n’était rien pour lui. Il était ici pour apprendre les techniques ancestrales offertes à son peuple par Konoha. Il voulait apprendre le Katon, c’était une partie de lui, un morceau qu’il n’avait pas encore appris à maîtriser. Tant que le feu ne pourrait pas se manifester par sa volonté, il ne pourrait pas prétendre à retourner au Mont sacré. C’était une première étape à franchir avant de retourner à la maison.

Seulement pour cela, l’Académie n’était pas forcément très arrangeante. Entré en tant qu’aspirant, les compétences de Tsuki avait été jugée encore insuffisante pour partir en mission. Il s’en foutait de ce soi disant jugement, il leur prouverait à eux comme à son clan qu’il avait des compétences plutôt brûlantes. Le cours sur le Katon n’avait pas eu lieu dès les premiers jours, il y avait un planning. Alors même s’il s’était inscrit de suite, il fallait attendre plusieurs jours avant d’accéder à ce cours en amphithéâtre. Sur ordre de sa mère, il avait tout de même dû recevoir des cours basiques sur le chakra. Que de la merde en somme ! Il savait ça depuis longtemps grâce à son père.
Mais aujourd’hui, c’était le cours tant attendu. Tsuki n’était pas forcément friand des cours. Ce qu’il avait vu de l’Académie pour le moment ne lui plaisait pas plus que ça, il y allait pour garder son logement, c’est tout. Mais aujourd’hui, il y allait avec le sourire et l’impatience juvénile, car aujourd’hui c’était le cours sur le Katon.

En entrant dans l’amphithéâtre, il put remarquer que la moitié des places étaient déjà prises et les premiers rangs étaient tous occupés. Il ne reconnaissait personne mais, en même temps, il s’en foutait complètement.

Il s’installa à une place quelconque et attendit que le cours commence avec la bave au bout des lèvres.

***

[Professeur]« « Si vous avez bien suivi les cours de base sur le chakra, vous savez qu’il est possible de l’utiliser et de lui faire prendre forme en réaliser des taos avec vos mains. Je vais vous écrire la liste à apprendre par cœur au tableau. »

Le cours n’était pas génial et la prof non plus. Mais elle savait utiliser le Katon, elle l’avait montré alors ça suffisait. Brune aux cheveux longs jusqu’à la taille, elle continuait d’écrire avec minutie chaque symbole à réaliser. Tsuki essayait déjà de les former en même temps qu’il les lisait.

[Garçon] « Allez vas-y. Son cours est débile de toute façon. »

Cette petite phrase vint susurrer son oreille. Il jeta un regard noir à l’abruti du rang d’en dessous.

Mais c’est son voisin qui commença les festivités, il fouilla dans son sac quand on entendit un bruit sonore, sourd et quelque peu gênant…

Le comique était content du résultat, toute l’assemblée, qui avait apparemment tous un QI de débiles profonds, étaient en train de rigoler sans prêter quelque attention que ce soit au cours. La prof semblait gênée mais elle ne dit rien.

Tsuki, lui, ne faisait que s'imprégner des noms d’oiseau qui lui venait à l’esprit en pensant à ce décérébré. Il était particulièrement inspiré mais il se retenait.

[Tsuki] « * Merde, il m’a fait perdre ma concentration ce con. *

Prout !

Le bruit était bien plus fort et plus distinct cette fois. La classe était hilare.

[Professeur] « Un peu de silence s’il vous plaît ! »

[Un élève] « La prof a utilisé son Katon pour péter ! »

[Tsuki] * Bande de cons…*

C’était son gros mot à la mode. Mais il le pensait sincèrement. La prof n’arrivait même pas à finir sa liste sans qu’une autre remarque insolente ou qu’un bruit inconvenant ne fasse son apparition.
Sauf qu’il y en a un qui ne rigolait pas, mais vraiment pas du tout. C’était le petit au sang Senjago.

C’était un autre bruit qu’on entendit, mais il était loin d’être sourd celui là. L’assistance arrêta de rire, le silence revint et tout le monde, y compris l’enseignante, regardait dans la même direction. Tsuki venait de frapper un élève au visage, le sang coulant abondamment de son nez.

Un peu surpris d’autant d’attention, il avait simplement repris sa place.

[Tsuki] « Est-ce qu’on peut reprendre le cours s’il vous plaît ? »

***

Il se retrouvait dans un couloir de l’Académie. Il n’avait pas fait attention à l’étage ou au numéro de la porte à côté de laquelle il se trouvait. Il essayait simplement de comprendre ce qu’il venait de se passer.

Ce n’était pas du tout le coup de poing qui l’intriguait. Au senjagosan, quand il avait un problème avec un autre enfant, c’était comme ça qu’il réglait le conflit. Soit il mettait l’autre à terre, soit c’est lui qui finissait à terre mais au moins, les intentions de chacun étaient connues et après c’était terminé.

Seulement là l’enseignante, qu’il avait voulu aider, avait interrompu le cours et l’avait sommé de l’accompagné en salle des professeurs. Elle avait laissé sous entendre qu’il allait avoir des problèmes… Est-ce qu’il allait devoir se battre avec elle ?

[Tsuki] « Fais chier, je voulais Katon aujourd’hui… »

A l’intérieur, il entendait quelques mots ici de là mais rien d’audible ou de compréhensible. Quand tout à coup, la porte se réouvrit. L’enseignante revint, accompagnée d’une autre personne, un prof sans doute. Mais ça ne l’aidait toujours pas à comprendre qu’est-ce qui n’allait pas. Il allait devoir se battre contre qui alors ?


Dernière édition par Tsuki Senjago le Jeu 10 Nov - 21:12, édité 3 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Jeu 10 Nov - 14:33

[Héra] – Shinjin, je peux te prendre un peu de ton temps?

Je n'étais pas encore assez vieux pour avoir mon propre bureau, en solo, dans une pièce, à l'académie. D'ailleurs, en parlant de ça, j'y passe de plus en plus de temps, dans cet académie, et pas en tant qu'élève. Un soupçon à l'encontre de Reiko qui voudrait peut-être me voir compter parmi ses rangs. Il y a déjà une équipe qui a besoin de moi, l'académie est un choix envisageable, mais pas dans l'immédiat. J'ai plein de nouvelles choses avec lesquelles me familiariser.
En tout cas, un bureau, j'en ai maintenant un : dans la salle des professeurs, en face dudit bureau e Héra. Jeune prof', chuunin depuis plus longtemps que moi, et enseignante à part entière. Pour l'avoir vu donné des cours de katon à une classe de juunin, j'ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi elle avait aussi peu d'autorité avec les plus jeunes élèves. Car c'est sans doute de cela dont il s'agit, d'autorité.

[Jin'] – Un élève turbulent?

[Héra] – Un élève violent. Et comme...

Je levais la main d'un air agacé. Elle avait déjà fait ça, et plus d'une fois, malheureusement, sur l'autorité naturelle qu'inspirait mon clan. Elle le refaisait à chaque fois qu'elle me refilait un problème de discipline, un cours particulièrement foireux, etc. J'aurais pu me défiler, comme à chaque fois, et personne ne m'en aurait voulu, car j'étais Hyuuga. Même en bas de l'échelle, je fais à peu près ce que je veux ou non. Mais un chuunin normal, lui, serait obligé de passer par toutes ses corvées, donc c'est en quelques sorte par éthique que je vais faire ça.

[Jin'] – Je te suis. Qui?

[Héra] – Tsuki Senjago.

Un Senjago... sa réputation le précède. Moi, j'aime bien les Senjago. Beaucoup de gens les évitent, car ils craignent leur humeur, moi non. Si d'un côté, ils ont une humeur détestable, ils obéissent à une des plus vieille loi du monde : la loi du plus fort. Aussi on peut se permettre d'esquinter des élèves Senjago sans avoir peur des représailles parentales. Quand on se prend un taule, on l'assume généralement. Je souris. Il tombe plutôt bien.
Elle m'amène devant lui. Il est jeune. Très jeune. Toujours selon Héra, il aurait cogné un élève en plein cours. En plein cours de Katon? Cogné un élève. Cet élève de devait probablement pas suivre. Connaissant le plus profond désir de feu des Senjago, j'ai du mal à en voir un faire tout et n'importe quoi pendant un cours de Katon. Héra me le laisse, et je lui fais signe qu'elle peut s'en aller, me laissant seule avec Tsuki. Elle ne m'a pas présenté, de mon côté, il n'a pas encore besoin de savoir qui sera son prochain interlocuteur.

[Jin'] – Suis moi.

D'une pierre deux coups. Je vais améliorer ma journée qui s'annonçait à passer mon temps à l'académie à gratter du papier, et la sienne qui devrait sans doute se dérouler en colle ou en travaux d'intérêt généraux. On sort de l'académie. Je l'emmène en direction du sommet : le dessus de la tête des Kage dessinés dans la roche. Un endroit un peu venteux, mais parfait pour méditer. Et essayer de mettre un Sengajo à la médiation, ça peut être quelque chose de bien. Un plus qui pourrait mener à une puissance sereine et maîtrisée. Mais j'attends de voir. Sur le chemin, j'engage la conversation, ou plutôt, je cherche sa propre version.

[Jin'] – Alors, que s'est-il réellement passé dans cet amphithéâtre?


La faim justifie les moyens...


Dernière édition par Jin' le Jeu 17 Nov - 13:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Lun 14 Nov - 20:48

Des falaises, un sommet, une belle vue et un peu de vent… Le cadre était bien plus agréable. Il ne manquait plus que quelques degrés et le mont sacré aurait pu se dessiner devant lui.

Peut-être qu’il s’était trouvé un endroit sympa ?

Par contre pour ce qui était de la compagnie… Enfin, en réalité, il ne savait pas trop. C’était un prof, enfin il croyait et sa venue ici était comme une punition apparemment. Mais ça n’avait rien à voir avec les corrections dont il avait l’habitude. A moins que la véritable nature de l’entretien arrive plus tard.

Puis l’interlocuteur en lui-même maintenant… Tsuki le dévisagea comme il le faisait toujours. Plus grand, plus âgé aussi, ça il en avait l’habitude. Mais ses yeux étaient tout bonnement affreux. Ils étaient blancs, juste blancs, sans nuance aucune.

Il passa sa main devant ces yeux bizarres plusieurs fois pour voir s’ils bougeaient. Peut-être que le professeur était aveugle ? Mais ça n’avait pas l’air d’être le cas. Alors…

[Tsuki] « Tu as un truc dans l’œil. Enfin, en fait dans les deux yeux, tu as vu ? On dirait qu’ils sont malades. »

Mouais, puis ça lui faisait vraiment une tête d’attardé. Mais bon on ne choisit pas sa tête.

Ca manquait de Senjago tout de même. Ici, personne ne réagissait comme eux. Il n’y a qu’à la maison qu’il en trouvait un soupçon. Il n’avait vu que des gens vicieux attaquant par derrière depuis son arrivée…

A voir comment serait l’enseignant… Mais il tardait à réagir.

Il n’y avait plus rien d’autres à voir par là. Il préféra regarder le paysage. Il y avait pas mal de maisons, beaucoup de grandes aussi. Peut-être qu’un jour, il pourrait en offrir une comme ça à sa mère. Ou alors ils rentreraient à trois au Senjagosan, avec sa petite sœur.

Enfin pour ça il fallait faire des missions. Il commençait à s’ennuyer.

[Tsuki] « Bon, la punition se termine quand ? Car j’ai plutôt pas mal de chose à faire vous voyez. Je suis un garçon très occupé. »

Car après tout, il était allé à ce cours en pure perte. Non seulement, le cours tant attendu n’avait pas porté ses fruits, ensuite il se retrouva sans aucune chance de pouvoir suivre un autre cours. En somme, il n’aurait pas le Katon aujourd’hui, et ça le soulait plus que tout.

Puissance et argent, les deux objectifs étaient fixés. L’un était perdu pour aujourd’hui, peut-être qu’il pourrait en suivre un autre avant la fin de la journée. A condition qu’on le laisse tranquille.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Jeu 17 Nov - 13:44

Non seulement il n'avait pas répondu à ma question - tantative de "briser la glace", mais en plus, il n'était pas bien cultivé. Et le terme cultivé est utilisé pour éviter de dire "intelligent". Même des shinobis qui ne sont pas de Konoha, de villages mineurs connaissent les Hyuugas. Même les Senjago... lui, l'apprendra. Et même s'il ne connaît pas mon clan, il se montre méprisant envers mon dojutsu. C'est une réaction qu'on ne m'a jamais encore fait, le coup du mépris, de la malformation. De la même manière que son goût probable pour la pyromanie et la violence qu'il a hérité des Senjago. Ces caractéristiques sont vraiment plus embarassantes que mes yeux blancs. Mais suis-je en mesure de lui apprendre l'intelligence? non.

[Jin'] - Cela na va pas être une punition. Tu voulais apprendre à utiliser le feu, tu vas apprendre autre chose. Et comme tu n'es pas très intelligent, ça devrait pouvoir te servir.

Le tout, c'est de ne pas le laisser parler. Quand les gens simples ou grossiers n'ont pas le temps de parler, c'est qu'ils n'ont pas le temps de penser.
J'active le Waza, et fait une petite démonstration en marchant sur la sruface verticale de la falaise (enfin sur le front du troisième Hokage), puis je remonte sur la tête du deuxième.

[Jin'] - Il faut simplement concentrer son chakra dans des membres de son corps - le pieds, ici - pour arriver à adhérer à des surfaces.

Une idée me vient. Je regarde en bas de la falaise, il y a des débris qui peuvent servir en cas de Kawarimi. C'est dangereux, mais ça m'a l'air d'être la meilleure méthode pour lui enseigner le Waza. Il n'est pas très cultivé, certes, mais ça ne veut pas dire qu'il ne soit pas plus apte qu'un autre pour apprendre des techniques. Et celle, avec le recul, et relativement facile. C'est du gros modelage, pas une chsoes très complexe comme on peut trouver dans le fuuinjutsu. Je me rapproche de lui. Devant moi, la vide, en dessous de moi, Konoha. Je ne sais même pas s'il est en train d'essayer d'apprendre le Waza. En fait, je me sis totalement désintéressé de lui, ne pensant qu'à mon prochaina acte.

[Jin'] - Cette technique s'appelle le Waza, et faute de nourir tes rêves pyromanes, elle t'évite de mourir bêtement... comme ça.

Je le pousse. Mais pas doucement. Un coup rapide, puissant, pour le déséquilibrer. Rapide, pouir éviter qu'il puisse attraper quoi que ce soit qui m'appartienne pour rétablir son équilibre - précaire, soit dit en passant. Il y a la petite seconde de frisson. Celle où on se regarde, et on sait tous les deux ce qui va arriver. Enfin moi je le sais. Lui, je me demande s'il pense que je vais le rattraper in extremis, au dernier moment. Non. À vue de nez, tu as environ sept secondes pour maîtriser le Waza.
Et les conséquences, Tsuki, il n'y en aura pas. Je peux tout à fait plaider l'accident, une version des faits bien çà moi. Qui croirait-on? Le Hyuuga au dossier impeccablement docile, ou le discutable et chaud Senjago. C'est du tout vu. J'espère pour lui qu'il le comprendra à temps, avant d'exposer sa version des faits.


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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Jeu 17 Nov - 21:00

Pas de réaction, enfin si mais ça n’avait rien à voir avec ce qu’il avait prévu. Le shinobi ne se cabra nullement, il ne paraissait même pas touché ne serait-ce qu’un peu. Tsuki s’en fichait un peu mais ça n’avait vraiment rien à voirici, à Konoha. Les gens étaient juste bizarres. Le gamin de 8 ans n’avaient pas remarqué de personnes attisant sa curiosité pour le moment.

[Jin'] - Cela na va pas être une punition. Tu voulais apprendre à utiliser le feu, tu vas apprendre autre chose. Et comme tu n'es pas très intelligent, ça devrait pouvoir te servir.

Un entraînement ? Mais à quoi ? Si ce n’était pas au Katon, c’était inutile. Ca ne pouvait pas l’intéresser. Il n’y a que la flamme qui puisse l’intéresser pour l’instant.

[Jin'] - Il faut simplement concentrer son chakra dans des membres de son corps - le pieds, ici - pour arriver à adhérer à des surfaces.

Il était têtu. Tsuki le regarda longuement, encore une fois. Il se prenait pour qui ? Alors il y avait bine une punition ? Il voulait le forcer à apprendre une technique qu’il ne voulait pas et qu’il n’avait pas demandée ? C’était chiant et empoté.

Non, rien à faire, il ne fera rien. Il était comme bloqué, assommé presque par cet adulte qu’il ne connaissait. Après tout, prof ou pas prof, Tsuki ne savait rien de lui. Etait-il fort ? Etait-il cool ? Etait-il puissant ? Il ne savait rien de tout ça. Et par-dessus tout, est-ce qu’il en avait dans le pantalons ? Tsuki n’avait aucun indice, donc aucune preuve de la légitimité de ce rapport de force. Rien ne lui disait « Attention, il est plus fort que toi, il faut obéir. » Rien du tout.

Pas de preuve, pas de résultat. Oui, il n’aurait que quelques noms d’oiseaux s’il en cherche. Sinon, il mènerait sa vie comme il l’entend et cet albinos ressortira de sa vie aussi vite qu’il y était entré.

Tsuki croisa les bras, cachant difficilement un petit rictus au coin des lèvres. Il perdait son temps mais il ne le perdrait pas seul.

[Jin'] - Cette technique s'appelle le Waza, et faute de nourir tes rêves pyromanes, elle t'évite de mourir bêtement... comme ça.

[Tsuki] « Waza… Bi ? »

L’autre approcha rapidement, trop rapidement et la poussée qui s’en suivit trop brutale. Il n’était pas préparé, non, il n’aurait pas su rester au sol. Les yeux blancs avait de la force. Il se sentit d’abord décollé puis plané, c’était agréable, il ne l’avait pas fait depuis longtemps. Par contre ce n’était pas dans la bonne direction, et il s’en rendit compte assez vite…

Par là, en bas exactement, la terre était en train de s’arrêter, il survolait la limite. Le rebord de la falaise était déjà franchi quand, enfin, il commença à comprendre que sa trajectoire allait immanquablement changée. Le poids rattrapa ses droits. Il n’eut le temps qu’un dernier tour de sang et qu’un dernier regard en direction de l’enseignant. Il ajouta dans un souffle court.

[Tsuki] « Connard. »

Et c’était parti. Pourquoi il avait ça ? Aucune idée. Mais là n’était pas la question puisqu’il était en train de tomber. Il se souvenait plus. Normal, il n’avait pas écouté. La colère laissait place à la panique : un deuxième sentiment extrapolé chez les Senjago.

Il commençait à crier, une sorte de hurlement démentiel. De loin, on aurait pu penser que c’était Jin qui criait comme ça car le ton était empli d’énergie, de frustration et de colère. Mais non, c’était un cri de Senjago.

Il espéra un dernier reflexe. En criant, il fit je ne sais quoi avec son chakra bouillonnant qui ne demandait qu’à sortir. Des flammes sortirent rapidement de ses pieds, et plus le sol se rapprochait et plus la flamme grossissait. Mais en quoi ça pouvait l’aider ? Il ne pouvait quand même pas se propulser avec ?

En réalité, ça ne ralentissait même pas sa course vers le point d’impact. Son teint rouge devint blême en un quart de seconde car, pile à ce moment, il avait compris une chose…

[Tsuki] * Je vais vraiment m’écraser.*

Il n’eût qu’une petite pensée, une dernière. C’était juste Mihito…

[Tsuki est évanoui, pour le moment en tout cas]

MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Mer 13 Juin - 16:00

Tsuki Senjago: +26 Exp

Jin: +10 Exp




\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Ven 15 Juin - 23:49

Le jeune garçon faisait rouler un morceau de papier calciné le long de ses doigts. Chaque braise éteinte se rallumait délicatement par sa seule volonté. Et cet exercice pouvait durer plusieurs minutes, car, il faut bien le dire, Tsuki s’ennuyait sérieusement.

Il était retourné sur les bancs de l’Académie, bien contre sa volonté vous l’imaginez.

***

[Suki] « Qu’est-ce que c’est que çaaaaaaaaaaaaaa ?! »

Tsuki venait de rentrer de son entraînement dans la forêt, celui-là même qui lui avait permis de maîtriser le katon.

Il était tellement fier, tellement joyeux sur le trajet du retour. Il avait eu l’impression de flotter, c’était un sentiment si rare ces jours-ci. Le problème, c’est qu’il en avait oublié les petits « à-côtés », les bonus qu’il avait ramené de son entraînement.

[Suki] « Qu’est-ce que c’est que ces brûluuuuuuuuures ?! »

[Tsuki] « J’ai réussi à faire un katon maman ! »

[Suki] « Sans blague ! Je pensais que tu t’étais brûlé le visage et les vêtements avec l’huile de la friterie du coin ! T’es cinglé ! Va dans la salle de bain ! »

Tsuki subissait la colère de la baleine-dragon. Et même si certains noms d’oiseau auraient pu lui venir en tête, il ne préférait surtout pas attiser le feu. Il savait quand il fallait se taire…
Ce qu’il ne put voir néanmoins ce jour-là, c’est ce début d’esquisse de sourire sur le visage de Suki.

***

Depuis donc plusieurs jours maintenant, sa mère le forçait de nouveau à aller à l’Académie tous les matins. L’envie de sécher était alléchante mais la grosse avait des relations ici. Elle trouverait un moyen de tout savoir.

Pas moyen de s’échapper, non aucun moyen ne lui venait. Il n’avait qu’un seul défouloir à présent, cette feuille de papier. A ça, elle souffrirait. Elle sera carbonisée, puis en carbonisée, elle et ses sœurs d’ailleurs. Il n’y a que le feu pour calmer le feu.

La cloche sonnait, enfin pourrait ajouter. Tsuki remplit énergétiquement son cartable des papiers qu’il avait brûlé, oubliant certains d’entre eux à terre, et il se dirigea vers la sortie sans demander son reste.

Mais à quoi bon courir ? Il était déjà l’heure de rentrer et il venait de perdre une journée de plus. Il n’avait même pas apporté un sous à la maison. Il s’arrêta en donnant un coup de pied dans un caillou qui traînait.

[Tsuki] « Quelle merde ! »

Il s’ennuyait, il lui fallait quelqu’un à insulter ou un truc à taper, c’était comme ça et pas autrement.

Mais une petite musique le sortit de sa torpeur invisible. En y regardant de plus près, il y avait un petit rayon lumineux en direction du quartier marchand qui paraissait fort familier. Ici, c’était la merde, allons voir si la merde est moins odorante chez le voisin.

Tsuki s’approcha donc à peine étonné du groupe de personnes qui s’était agglutiné. D’habitude, il déteste les bains de foule, trop de bruits, trop de moches, trop d’abrutis.

Quelques attardés s’extasiaient devant un clown miteux en train de jongler avec des balles. Un autre, tout aussi pitoyable, faisait semblant d’avaler du feu. C’était ça la lumière.

Tsuki sourit et chuchota.

[Tsuki] « Tu veux bouffer du feu ? Alors mange… »

Il fit jaillir une petite flamme noire de sa paume, comme à son habitude, approcha sa main discrètement de l’étale.

Un gros effort de concentration lui permet de bouger cette flamme sans réaliser aucun mouvement du bras, la petite flamme ne fit que se pencher un peu vers l’avant, suffisamment pour que le feu prenne tout doucement sur le drap mité des saltimbanques.

Il recula un peu et resta là, oui juste là, pour admirer le départ d’un petit incendie fait maison. Ah, ça lui rappelait le bon vieux temps.

[Session ouverte à n'importe quel joueur de Konoha]
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Sam 16 Juin - 23:16

Allongé dans son lit tête en bas, Tsuki ronflait d’un rêve paisible d’un Senjago. Il était bien question d’incendie, de chaleur et de chaos alentour. A vrai dire, il pensait surtout à son petit jeu très réussi de la veille. Une petite flamme noire, si fragile au début qui se renforce en ce nourrissant de tissus et de bois. Son œuvre le faisait frissonner de tout son être. Quel pied !

Mais sa mère le sortit de sa rêverie infernale. Il était déjà l’heure de se lever pour aller en cours. L’enfer n’avait décidément pas le même aspect en fonction des personnes. Il se grattait le front, puis un peu plus bas. Enfin, instinctivement, il caressa sa joue calcinée. La douleur avait quasiment disparue. Mais pas le temps de rêver, Suki l’attrapa par le haut de pijama et le traina jusqu’à la salle de bain.

[Suki] « Pas de petit déjeuner tant que tu n’es pas nickel ! »

Ah ça, le dragon était matinal. Tsuki, lui, pas tout à fait réveillé, n’était vraiment pas du matin. Il préférait ne rien dire. Ca lui permettait de continuer sa rêverie un peu plus longtemps, tout en traînant un maximum avant d’aller en cours. Il avait encore quelques flammes dans les yeux. Il était tout de même parti avant d’être repéré. C’était son seul regret.

Mais encore une fois, une voix transcenda tout l’appartement pour le ramener à la réalité.

[Suki] « Tu peux traîner autant que tu veux ! Je t’ai levé une heure plus tôt ! »

[Tsuki] « Et merde. »

Au petit déjeuner, il mangeait toujours la même chose. Il faut dire qu’avec cette punition stupide, il était obligé de rester toute la journée assis à l’Académie sans rien faire. Pas moyen d’aller gagner un peu d’argent, Suki l’avait même interdit pendant la semaine.

Il regardait avec dégoût son bol et reversa le contenu de sa cuillère directement dans le lait… Déjà fatigué de sa journée qui ne faisait que commencer, il s’accouda sur le rebord de la table. Il se demandait si son petit brasier avait beaucoup grossi. Est-ce qu’il est monté à un mètre, deux peut-être ? Ca devait être beau à voir.

Seulement à côté, une femme pensait à tout autre chose. Suki s’irrita quelque peu à la vue de l’escargot ambulant.

[Suki] « Qu’est-ce que tu attends pour manger ?! Grouille tes fesses ! »

Tsuki devenait passablement irrité lui aussi.

[Tsuki] « Tes hormones sont emmerdantes ce matin maman. »

***

Son dejeuner en main, sa joue rougie dans l’autre, Tsuki se mit en route pour l’Académie, une fois de plus. C’est certain que Suki ne l’avait pas raté. Mais bon, être de mauvaise humeur dès le matin, ça devrait être interdit quoi.

Il s’arrêta un instant, le ciel était gris et menaçant. Il fixa l’épaisse couche de nuages au dessus de lui.

[Tsuki] « Vraiment une journée de merde… »

Et si… ? Et s’il allait faire un tour du côté du marché, juste un petit détour sur le chemin de l’Académie, est-ce que sa mère le saurait vraiment ?

Il sourit un peu et partit en courant. Il voulait en avoir le cœur net.

***

Les étales des marchands n’étaient pas tout à fait installées. La journée serait sans doute bien morose aussi pour eux. Au moins, il n’y avait pas beaucoup de monde et Tsuki reconnaissait l’endroit. Il savait que son petit jeu devait s’être déroulé une dizaine de mètres plus loin. Il était temps de savoir.

[ ???] « Et toi ! »

Tsuki fût soulevé, ses pieds ne touchaient plus terre. Quand il se retourna, il aperçut l’homme qui le tenait mais il fallait bien le reconnaître, il ne le connaissait pas du tout.

[ ???] « C’est toi petit con ! »

Tsuki continuait de le regarder. Il avait plutôt une tête de singe en fait, pas un très beau singe en plus. Mais bon, il ne le connaissait vraiment pas.

[Tsuki] « Je peux savoir ce que tu me veux ? »

A cette réponse, le mec, plutôt baraqué apparemment, le fit volé à une dizaine de mètres en avant. L’envol était aussi parfait qu’inattendu. L’atterrissage fût un peu moins agréable. Tsuki ne broncha et se releva de suite. Ce genre de « comportements » ne le choquait pas le moins du monde en fait. Il était juste inhabituel à Konoha.

Quand il se releva, il fût nez à nez avec la fameuse scène, théâtre de son petit incendie maison. On voyait bien quelques marques noires, quelques lambeaux de tissus aussi. Mais ça se voyait à peine. Tsuki avait donc réussi son premier petit feu de paille, il en était très content et il aurait voulu le montrer à son père.

[ ???] « Tu rigoles en plus crétin. Je sais que c’est toi qui a fait ça ? »

Les ennuis commençaient.

[Tsuki] « Hein ? De quoi ? Je n’ai rien fait moi. »

Comme tout enfant qui se respecte, Tsuki commençait toujours par nier et feinter l’ignorance. Avec la plupart des adultes, cette stratégie fonctionne. Il n’y a pas assez de preuves et le doute persistant suffit.

[ ???] « Te fout pas de moi ! »

Et Tsuki reçut une bonne baffe sur le crâne. Le mec n’avait pas l’air de rire.

[ ???] « C’est ma scène et je t’ai bien vu mettre le feu hier. Tu portais exactement les mêmes vêtements en plus. Alors n’essaie pas de m’embobiner morveux. »

Il était mal. Son coup n’avait pas été si réussi que ça finalement. Il faudrait qu’il se trouve des vêtements moins voyants pour la prochaine fois. Mais pour l’heure, il fallait surtout filer.

[Acrobate en colère] « Tu penses aller où comme ça ? »

Il l’attrapa avec un simple coup de pied dans les flancs. Tsuki tomba à terre, coupé dans son élan.

[Acrobate] « Tu as cramé mon outils de travail. Tu partiras pas tant que tu n’auras pas remboursé, quitte à ce que tu jongles tous les soirs pour me donner mon fric. »

La tête de Tsuki se décomposa aussitôt. Qu’allait-il se passer si sa mère apprenait qu’il n’était pas arrivé à l’Académie ?
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Dim 17 Juin - 12:31

Une petite cabane en bois, des planches trouées, un sol miteux et poussiéreux… L’acrobate l’avait emmené dans un coin très reculé du quartier. Il commençait à stresser sérieusement.

L’acrobate l’avait suivi de prêt et avait refermé la porte derrière lui. Apparemment il avait des collègues à l’extérieur. Dans quel pétrin s’était-il mis ?

Adossé à une petite table tout aussi miteuse que le reste, il refaisait un bandage à son avant-bras. Il continuait néanmoins de le surveiller. Tsuki restait accroupi au sol, les poings serrés tremblant de peur et d’un début de rage.

[Acrobate] « Tu vas jongler dans une heure. Entraîne-toi. »

Et il lui lança quelques balles…

[Tsuki] « T’es sérieux ? »

Et il reçut un coup de pied dans les flancs.

[Acrobate] « Ta gueule ! Tu me dois du pognon, tu feras ce que je te dis. »

Il en était donc là. Tsuki, aspirant ninja, fils de Mihito Senjago, devait réaliser un numéro de jonglage devant le village pour rembourser une planche de bois pourrie et un chiffon de merde. Et avec tout ça, il avait mal aux côtes.

De peur de recevoir une nouvelle correction, il en avait déjà bien subi ces derniers jours, il préféra ramasser les balles tout en se redressant doucement.
Elles étaient faites de chiffons, un matière qui ressemblait un peu à des bandages. Les gens d’ici ne devaient décidément pas être très riches. Ce n’est pas pour autant que Tsuki leur pardonnait cette attitude. Malgré tout, résigné contre son gré, il commença à jongler. Il n’avait pas une grande expérience de ce genre d’exercices, mais il avait reçu les enseignements de son père et il possédait un minimum de dextérité.

Mais l’autre connard continuait de le regarder…

[Tsuki] « Je devais aller à l’Académie. Ma mère va s’inquiéter… »

[Acrobate] « Ta gueule et jongle ! »

C’en était plus qu’il ne pouvait supporter. Ses paumes devinrent noires et des petites flammes jaillirent. Sous cet effet, les balles qui continuaient de tournoyer commencèrent à s’enflammer doucement. Des petites lumières noires virevoltaient au dessus de la tête du garçon.

L’acrobate plaqua Tsuki au sol. Et il alla inspecter directement les balles qui avaient roulé un peu plus loin. Il avait l’air inquiet. Quand il s’assura que ses objets n’avaient pas une égratignure, il attrapa Tsuki par le col de sa chemise et le souleva une nouvelle fois. Le garçon lui cracha au visage et serra les dents en attendant sa punition.

Jeté au sol puis roué de coups de pieds, l’acrobate s’arrêta tout en réfléchissant tout haut.

[Acrobate] « Je vais pas trop t’abîmer, je te mets sur l’estrade dans une heure. Refais ton truc avec les flammes gamin. »

La rage le consumait mais la douleur le plaquait au sol. Quelques larmes coulaient aussi un peu. Il avait déjà perdu des bagarres, il avait déjà été salement amoché. Ce n’est pas qu’on en prend l’habitude, non, c’est sûrement moins traumatisant à la longue, rien de plus.

Il se dépêcha de se relever avant de recevoir d’autres coups. Quand il reçût les balles une fois de plus, il recommença l’exercice en se concentrant un peu plus.

Les balles s’embrasèrent mais le feu ne faisait que parcourir les objets. Tsuki arrivait à contrôler cette envie dévorante de les consumer. Les dégâts étaient minimisés. Cependant se concentrer sur les flammes et sur le jonglage en même temps n’était pas simple. Tsuki n’arriva pas à jongler plus de deux minutes à ce rythme-là.

L’acrobate ne paraissait pas pour autant énervé. Il ramassa la balle, la lui lança et attendit. C’est ainsi que Tsuki dû recommencer un nombre incalculable de fois.

[Acrobate] « C’est bon, je vais te préparer un costume pour tout à l’heure. Repose-toi.»

Et on le laissa croupir ici sans rien d’autres que la poussière du sol. Tsuki s’écroula un instant pour souffler. Il était sale, il avait chaud, il était épuisé. Mais surtout, il avait faim et soif, l’exercice n’était pas simple.

[Tsuki] « S’il croît que je vais mettre son costume de bouffon, il peut toujours courir… »

A y réfléchir, c’était sa chance. Si sa technique permettait d’économiser son chakra, il réservait une surpise de taille pour le numéro final. Il leva la paume vers le dessus, la flamme, petite d’abord, s’embrasa rapidement, montant dangereusement à plus d’une vingtaine de centimètres.

Tsuki arrêta le flux de chakra instantanément.

[Tsuki] « J’ai encore besoin de m’entraîner pour cette partie là. »

[Demande de validation de Yokusei - Maîtrise du Ninjutsu
]

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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Dim 17 Juin - 22:47

La porte claqua fortement, laissant un flot de lumière pénétrer dans la pièce. L’homme, assez grand, referma pourtant la porte derrière lui. C’était lui, l’acrobate, mais il avait enfilé un costume de clown. Pourtant Tsuki n’avait vraiment pas envie de rire.

[Acrobate] « Mets ça. »

Tsuki ne dit mot, il continuait de le regarder avec ces yeux de fou. On venait de lui lancer une tenue qu’il ne daignait même pas regarder. L’acrobate fût à peine surpris.

[Acrobate] « Mets ça je te dis ! »

[Tsuki] « Ta gueule ! »

Et Tsuki lui cracha au visage. Il était hors de question qu’il se laisse à nouveau marcher sur les pieds. Il voulat du pouvoir et de la puissance pour retourner au mont sacré. Ce n’est pas un connard de voleur de poule qui allait le freiner dans ses ambitions.

C’est donc une petite surprise dans la manche que Tsuki se décida.

[Tsuki] « Je vais t’éclater la gueule fils de pute. »

[La suite après le combat dans l’arène]

MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Mer 20 Juin - 15:54

Tsuki Senjago: +20 Exp

Quel grossièreté... Traiter les mamans je vous jure les jeunes...



\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"
Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Dim 15 Juil - 22:09

Le corps était allongé sur la table d'autopsie. On me demandait un rapport préliminaire, car on ne savait tout simplement pas qui s'était, et tous les médecins chercheurs n'étaient pas disponibles. Mettre une identité sur un corps. Voilà qui est intéressant. Déjà, avec le Byakugan, je peux voir ses canaux vides. Vides, et bouchés. Ce n'était donc pas un shinobi. Un corps masculin. Des muscle des jambes un peu plus développé. Il doit donc travailler debout... ou l'être souvent. Des pieds un peu plus cornus sur la plante, ça colle. Cela signifie des départs et des arrêtes fréquents, le reste du pied n'a pas le temps de s'adapter. En remontant, on voit des épaules fines, mais stables. Un petit cal sur le majeur de la main droite m'apprend donc qu'il est droitier. C'est le cal qu'on attrape quand on écrit beaucoup, et vite. La plupart des gens, quand ils écrivent vite, écrivent fort, d'où la formation du cal. Il ne bénéficiait donc pas d'une éducation calligraphique de mon niveau. Sur son poignet gauche, une trace de brûlure. Pas nette, éparse. Deuxième, peut-être troisième degré. Quelques coupures cicatrisées sur les doigts, ce qui implique de manier un couteau régulièrement. Un couteau, souvent debout en train de marcher, écrire rapidement. Un serveur. À côté de moi, un petit genin (sûrement l'apprenti d'un chuunin qui-ne-peut-pas-être-là) tient une pile de dossier, les personnes disparues.

Jin' – Il y a le dossier d'un serveur... ou quelqu'un qui travaille dans les métiers de bouche, là dedans?

Genin – [color:fd0b==black]Aucune idée.

S'ensuit un grand moment de silence. Le genin ne sait pas trop quoi faire. Je ris intérieurement de ma prochaine blague. Je lance, assez rapidement pour le faire sursauter :

Jin' – Alors cherche !

Pendant qu'il s’affolait à chercher ce que je demande, mon attention se reporte vers le corps. Mort d'un coup à la tête. Je tourne la tête, mais on n'arrive pas à voir la plaie correctement avec le sang coagulé, les bouts de crânes, et peut-être un peu de cerveau. On a tond frapper un objet lourd, mais peut-être pas contondant : sinon, on ne verrait pas ces bouts d'os. Et lourd, car même avec beaucoup de force, on n'arrive difficilement à passer la boîte crânienne. À part pour un shinobi, mais si ça avait été le cas, l'arme n'aurait pas été aussi primitive. Sur le corps, aucune trace de piqûre ou autre plaie ne peut laisser penser que la cause de la mort est autre que la commotion cérébrale.Des fragments de peau sous les ongles... il s'est donc défendu en griffant, pourtant, on ne voit aucune égratignure. Il s'est défendu efficacement, mais a du penser que le combat était fini après s'être affirmé. Fatale erreur.

Genin – Aucun serveur. Vous vous êtes trom...

Jin' – Il n'est donc pas encore porté disparu.

Ses cheveux maintenant. Propres. Non. Des particules. Une légère odeur de cuisine vient soutenir ma théorie. Mais autre chose. Une odeur de bois ? Une odeur de bois. Du sapin, l'odeur forte de la résine, c'est pour cela que j'arrive à la sentir. Et elle ouvre la porte à un autre arbre : le chêne, beaucoup plus subtile. Très bien. Si ses cheveux ont pris l'odeur des cuisines où il travaille, ce doit également être le cas pour la construction. Ce bois ne vient pas de son lieu de travail. Son habitation, peut-être. Non... le chêne et le sapin sont beaucoup trop luxueux. Un bordel ? Même contradiction. Ce ne peut être son travail, ni son logis, ni sa famille, ni un loisir. Le chemin de chez lui jusqu'au travail ? Oui. Ça doit être ça. Une scierie, un ébéniste, un charpentier ? Non, le chêne et le sapin ne font pas de bonnes charpentes. Une scierie. Il y en a deux dans Konoha, dont une dépourvue de restaurants à ses alentours. Pour l'autre, on a deux restaurants. Dont celui de Hazu. Ça ne coûte rien d'aller voir. Je sors une cigarette. Ah oui, on n'a pas le droit de fumer ici, il va falloir que je sorte.

Jin' – Petit exercice. La cause de la mort n'est pas ce qu'elle y paraît. Fais ton boulot, et trouve moi ça.

Cette énigme n'a pas de sens. Une petite récompense pour son incompétence. Il a cru que je m'étais trompé, aussi. Dehors, j'allume ma cigarette, et change radicalement de rythme pour dejoindre le restaurant de Hazu. La limite des quartiers populaires. On y est, mais ce n'est pas encore le ghetto.

Hazu – Ah, Shinjin. Ça fait longtemps qu'on t'a pas vu. Comment va?

Il sait que parler de mes récentes actions dans la capitale ne doit pas se faire. Tout le monde doit se taire, et ce, jusqu'à qu'il y est prescription, ce qui arrivera lorsque l'un de nous sera passé Hokage. À jamais.

Jin' – Une affaire de meurtre. Tu n'aurais pas un serveur qui a disparu?

Hazu – Non. Tu enquêtes maintenant?

Jin' – Le village et moi n'avons pas la même définition de mot oisiveté. Et l'autre... le diablotin vert ( quel nom horrible pour un restaurant. Il ne fait du chiffre que parce qu'il vise une clientèle des plus modestes ) Tu sais si quelqu'un manque à l'appel?

Je sais que Hazu n'aime pas trop qu'on lui parle de la concurrence. C'est dur pou un ancien shinobi de subir la concurrence quand on se reconvertit dans la restauration. D'autant que l'établissement de Hazu et le diablotin vert sont radicalement différents. Le dernier est plutôt mal famé, mais ne peut rien faire pour changer sa clientèle, il en mettrait les pieds sous la porte.

Hazu – Justement. Le patron est venu me voir pour me demander où était passé son employé. Il s'est montré assez énervé, croyant que je l'avais débauché. J'ai pas osé lui dire que bosser chez lui éliminait les candidats à un poste chez moi. Uh uh uh.

L'employeur est donc une personne à éliminer. Ils ne sont pas assez intelligents dans ce milieu pour aussi bien imiter l'innocence. Je remercie Hazu en lui achetant un verre et laissant un pourboire généreux, et me dirige vers le diablotin vert. L'endroit est fièle au souvenir que j'en ai : tout pourrait en faire une bonne enseigne, il n'y a que la clientèle crasseuse qui fait tâche. Les présentations faîtes, plusieurs hommes quittent l'établissement, d'autres ne cessent de me regarder. On n'aime pas trop les shinobis ici. Alors en plus quand ils sont nobles et riches... dès que le patron voit que je viens pour la disparition, il est étonné, confus, et ne pensait pas que Konoha réagirait aussi vite. Effectivement, je glisse un petit « le nouveau Konoha est en marche », petite allusion sur la nouvelle Hokage, et je me fais un nouvel ami. Il m'apprend que son employé, Todo Mizushi, était gay, et que ça ne plaisait pas à certains de ses employés. En plus de ça, il avait une connaissance dans les forces ninjas de Konoha qui lui avait expliqué deux trois choses, comme comment maîtriser un homme pour le sortir du restaurant. C'était pratique, mais autant dire que pour un gay dans un trou d'homophobe, c'est un suicide inconscient. Bref, hier soir, il en a sorti un, et ce matin, il avait entendu que l'homme qu'il a sorti, un saltimbanque dont on ne connaît pas le nom, l'avait attendu pour lui faire sa fête dans la ruelle. Il me donne même un endroit où on peut le trouver, et une descritpion.

Je n'ai aucun mal à trouvé une ruelle. Déjà, il n'y en a pas encore beaucoup, et ensuite, la trace du sang sur l'un des murs aident beaucoup. J'y vais par dessus. Des traces de pas. Sur ce coup là, j'ai de la chance, personne n'est passé par dessus. Les pas de ma victime sont plus léger que son agresseur, qui eux sont irrégulier. Saoul, sans doute. Bizarre. Ça ne ressemble pas à un combat de colère. D'abord, chacun de leur côté. Mais c'est l'acrobate qui est venu en premier, et Todo l'a rejoint. Ça piétine ensuite du côté du saltimbanque, pas de celui de Todo. La colère monte ? Qu'est-ce qu'ils ont pu se dire ? Minute. C'est Todo qui est venu. Qui l'avait ajourné au diablotin vert. Je souris. Ça représente à un crime passionnel, ça. Puis les pas se rejoigne, on voit des petits éclats de bois sur les deux murs. Todo s'écarte, puis tombe en balayant un peu ses anciennes traces. Enfin, l'acrobate s'en va avec des traces beaucoup plus lourdes, et on ne voit pas de trace laissant pensé qu'il a traîné le cadavre. Il l'a porté. Et je ne pense pas qu'il l'ait porté comme un sac de patate, plus comme un amant. Un homme à mettre en cage. Le plus vite possible. Son adresse n'est pas loin.

J'ai l'endroit. C'est un ghetto, pas très précis. Du coup, j'utilise mon dojutsu. Un homme correspond à la description qu'on m'en a faîte. Et surtout, il a l'air de martyriser un gamin aux couleurs du village. Je ne cherche même pas à savoir si je suis supérieur ou non, le genin a l'air salement amoché, et plutôt récalcitrant. La porte est fermé, je la défonce avec une lame d'énergie.

Jin' – Je sais pas qui vous êtes, mais vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Todo Mizushi, ainsi que pour état d’ébriété sur voie publique, trouble à l'ordre publique et... atteinte à la propriété de Konoha.

On tue quelqu'un la veille, et le jour suivant, on vient se faire arrêter. Je pense qu'il ne l'avait pas venu venir celle là. Konoha, c'est pas de la gnognotte.


La faim justifie les moyens...
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Dim 15 Juil - 22:59

Tsuki était assis sur un banc en bois, et il avait froid. Quel comble pour un Senjago, il avait froid de fatigue. Ses nerfs se relâchaient lentement… Quelqu’un lui avait donné une couverture, quelqu’un d’autre quelque chose à boire. Tsuki avait dit merci…
Il était au commissariat, enfin à l’abri. Ils avaient appelé sa mère, et… Les poings serrés, il devait l’admettre, ça le rassurait.
La journée se finissait, heureusement. Tsuki avait gardé les boules de chiffons qui lui servaient de balles. Ces fichues balles, ce fichu clown… Il s’était battu contre cet acrobate. Il avait léché la peau de cet individu avec ses flammes noires. Mais le clown se relevait toujours, la douleur ne l’arrêtait pas et il continuait de le frapper malgré les flammes.
Tsuki touchait son visage meurtri. Il sentait une bosse, ici et là, il y en avait plusieurs. Il irait sûrement une fois encore à l’hôpital. Mais au moins, il n’irait pas allongé dans un sac plastique.
C’était honteux, il n’avait jamais eu aussi honte. Il la sentait monter en lui, lui coller à la peau, il transpirait la honte. Il avait perdu un combat, on l’avait séquestré et obligé à faire des numéros de jonglages. Encore un peu et il aurait dû enfiler cette tenue ridicule… Tout ça pour une petite bêtise, une petite flamme perdue…
Il se sentait faible. A Konoha, être un Senjago et posséder la flamme n’était pas suffisant, vraiment pas suffisant… Est-ce pour ça que son père avait fui ? Est-ce qu’il devait faire pareil ? Fuir la honte…

C’était encore cet homme aux yeux blancs, le même que la dernière fois, celui qui l’avait balancé dans le vide. Apparemment, il venait de le rattraper aujourd’hui. Que fallait-il en penser ? Tsuki ne savait pas. Il tremblait encore beaucoup trop pour ça.

[Ninja du commissariat] « Ta mère a quelques soucis pour se déplacer. Elle te rejoindra directement à l’hôpital. »

Il acquiesça sans rien dire. Il suivit comme un petit enfant, comme l’enfant qu’il devrait être dans un autre monde, un monde sans Senjago.
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MessageSujet: Re: Apprentissages de Tsuki   Dim 15 Juil - 23:11

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