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 Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]

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MessageSujet: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Mar 31 Jan - 19:25

Je mentirai en disant que je me sentais particulièrement à l'aise.

A vrai dire, je pensais que tout cela était une mauvaise blague. J'avais demandée il y a une semaine une affectation, afin d'enseigner. Bien, on m'avait répondue dans les temps. On m'avait attribuée un élève. Rien de plus normal, on est d'accord. Par contre, quand j'ai reçu le rapport sur ledit élève, j'ai commencée à penser des trucs pas très agréables. Comment dire, bon, le nom déjà. Quelqu'un qui s'appelle Loup Blanc, c'est déjà quelqu'un dont il faut se méfier. Aspirant à quand même un âge assez avancé, à moins qu'il soit attardé, ça voulait dire qu'il avait commencé il y a peu.
Et bon, on m'avait fait le plaisir de mettre quelques autres notes. Sa provenance était inconnue, mais on était sûr qu'il n'était pas originaire du Pays de l'Eau.

Pour quelqu'un comme moi, qu'on a enseignée dans le respect du secret et de la tradition, je trouvais ça bizarre.
Un inconnu se pointe comme ça, et on le laisse passer ? Et si c'était un espion, un nuke-nin, un fou furieux, une bombe à retardement ? On partage notre savoir comme ça maintenant ? Pas que je sois hermétique au fait de laisser les volontaires d'autres contrées se ramener, nan ! Si ils aiment la brume, la mer et la pluie, et qu'ils nous trouvent sympathiques, moi ça m'arrange ! On a besoin de gens de bonne volonté !
Bref, en tout cas, il paraît qu'il était recommandé par une telle Sasaki Haya. Le nom me disait vaguement quelque chose. Une histoire de lanterne jaune ... Je m'en souvenais plus trop.
Mais ça devait être quelqu'un d'important, alors soi. Peut-être que je stressais pour rien.

Cela dit, j'avais tellement l'impression que ... On avait envie que je me foire. Que je fasse un flop total, et que mon *protégé* fasse une grosse connerie, genre foute le feu au palais du Mizukage, ou provoque un raz-de-marrée, ou même déserte. Histoire qu'on me jette la faute, et qu'on puisse me rétrograder.
Qu'en fait, on m'avait promue Chuunin juste pour mieux me faire chuter. La perspective n'avait rien d'agréable.
Si bien que, je me jurais - que ce soit imaginaire ou non - de leur prouver qu'ils avaient tort.
Que cet élève ne serait pas une catastrophe ambulante, et que, intrinsèquement, moi non plus je ne le serais pas.

Les premières heures de l'après-midi s'étaient écoulées, et voilà que j'attendais dans la salle de classe. Celle-là même que j'avais désignée comme lieu de rendez vous, sur le message que j'avais fait parvenir - je l'espère - à mon *protégé*. Le terme continuait de me faire tiquer, mais soit. Je n'en trouvais pas de meilleur. Après tout, maintenant, c'était moi qui le supervisait, plus ou moins. Maintenant, je touchais du bout des doigts mes nouvelles responsabilités.
Histoire de faire bonne impression, je m'étais préparée en conséquence. Ma longue chevelure sable était parfaitement coiffée, en ce qui se voulait quelque chose de signe. Mon kimono cyan et mes pièces d'armure étaient bien logées, et me donnait une allure guerrière.

Maintenant, il ne restait plus qu'à attendre. Et au fond ...
J'étais quand même curieuse. Au fond.

- Prions pour que ne ce soit pas un taré ...

L'écho de mes paroles me fit frissonner. Nul ne pouvait me répondre ici, et je doutais bien que, même si c'était le cas, il n'aurait pas grand-chose d'intéressant à répliquer. Mal à l'aise, à nouveau, je décidais de m'installer à une table, celle que les élèves utilisent habituellement. Je me sentais un peu bête comme ça, mais soit. Au moins, j'avais les fesses installées quelque part, et ça rendait mon attente moins pénible.


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

*♥o♥*


Dernière édition par Suishou Ayame le Mer 1 Fév - 4:14, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Mar 31 Jan - 23:46

Cela faisait combien de temps à présent ? Un ? Peut-être deux ? Le temps passait tellement vite lorsque l'on ne comptait plus les jours... Ookami semblait s'être habitué à la vie dans le pays de l'eau. Certes il n'avait pas encore tissé de liens particulier avec quiconque, mais le plus important c'est que personne n'était encore venu lui chercher des problèmes. Il y avait bien quelque personne, sans doute les plus extrémiste, qui refusaient de lui adresser la parole ou encore qui le dévisageaient dans la rue, mais cela, il en avait l'habitude à présent.

Tous les jours sauf le dimanche, l'homme se rendait à l'académie du village pour y apprendre les valeurs qui ont forgé la réputation de Kiri plus que la puissance que l'on pouvait y apprendre. Effectivement, Ookami n'était pas un étudiant comme les autres. Il n'avait pas huit ans comme ces voisins, mais plutôt dix huit. Il n’était pas née sur ces terres, mais à l'autre bout des mers. Bref, il était un étranger venant de débarquer dans la vie du village il y a de cela deux mois. Personne ne l'avait encore remarqué dû à son calme et à sa discrétion et pourtant cet homme avait un sacré potentiel sans compter un héritage que personne dans ce pays ne pouvait se vanter de posséder. Ici on magnait l'eau, lui magnait le foudre. Il était le fléau de cet élément, mais il ne le montrait pas, car il n'en avait aucun intérêt. On ne demandait plus au élève de se déchirer entre eux. Certes il y avait encore cette rivalité que l'on essayait d’instaurer pour faire en sorte que les plus combatifs se mettent en valeur mais visiblement, aucun mioche ne souhaitaient chercher des crosses à un homme de dix huit ans au sein de l'académie.

Aujourd'hui, ce n'était la foudre qu'il essayait de faire plier à son emprise, mais une arme, un vulgaire bout d'acier long de prêt de deux mètres et aussi épais qu'une cuisse d'homme. L'arme était impressionnante et il fallait être doté d'une sacré poigne pour ne serait-ce réussir à la tenir. Ookami était un habitué des armes, depuis sa jeunesse il ne jurait que par cela. Il savait tout manier : Kunai, shuriken, fuuma, Katana... Toutes ces armes étaient passé par ses mains et il savait même en forger certaine. Alors lorsque son regard croisa un beau matin la poignet de ce monstre, il n’hésita pas un instant pour tester sa puissance. Le seul soucis était qu'il ne la maîtrisait encore... Son poids n'était pas du tout équilibré et cela se ressentait lorsqu'il essayait de porter l'arme. Il lui était impossible d’asséner un coup sans que l'arme ne l'emportait, mais il n'abandonnait et continuait encore et encore au fur et à mesure que les jours passaient. Mais voilà, il fallait que quelqu'un ou quelque chose le fasse revenir sur terre.

Alors que l'homme s’entraînait sans relâche sur les terrains d’entraînements de l'académie au maniement de son arme il fut interpellait par l'un des nombreux messagers travaillant pour le village.

« Vous êtes difficile à trouver. »

Ookami – Et pourtant je suis au pied du monument le plus important de ce village.

Les banalités s’arrêtèrent là l'homme ayant du travail et Ookami ayant une nouvelle affectation. Il lut avec attention le parchemin qui venait tout droit de l'académie. On lui demandait de se rendre à une certaine salle pour y rencontrer une certaine personne qui l'intégrerait dans son équipe. Une équipe... Ce mot était lourd de conséquence pour Ookami qui aimait généralement travailler seul. Qui dit équipe dit coéquipier et leur caractère. Il y avait ceux que le jeune homme pouvait aimer, donc ceux qui savaient rester silencieux et les autres... Sans parler de l'autorité qui serait quoi qui arrive au dessus de lui. Être dirigé n'était pas un problème pour lui, du moment que le maître n'était pas un incapable... L'homme regarda une dernière fois l'heure du rendez-vous avant de chiffonner le morceaux et de le lancer dans la poubelle la plus proche. Il ramassa ses affaires et se dirigea vers les vestiaires où une bonne douche l'attendait.

L'eau était froide... Ce n'était pas étonnant, les douches du vestiaire de l'académie était rarement utilisé sans doute à cause du manque d’entretien... Mais cela n'empêchait pas le jeune homme de les utiliser, la misère, il avait connu cela un petit moment, il s'y était habitué. Il tourna le robinet pour arrêter le flot continue d'eau glaciale qui s'écrasait sur sa peau avant de se frotter généreusement à l'aide du serviette. Ses vêtements furent rapidement enfilé et il astiqua une dernière fois ses cheveux avant de les brosser en arrière, le vent ferait le reste... Son pas foula une nouvelle fois la terre meule. Le vent soufflait légèrement sur sa nuque et l'homme remonta son col pour ne pas attraper froid. La brume s'était une nouvelle fois baissé sur le village et il fallait se diriger à l'aide des lanternes pour ne pas se perdre. (Chose qui aurait été difficile dans son cas au vue de la proximité de l'académie.) Après cinq minutes de marche, l'homme pénétra dans l'académie où, comme à son habitude, il fut une nouvelle fois émerveillait par la peinture qui décorait le plafond. Il se hata de rejoindre la salle indiquait qui se situait au premier étage. Il passa donc le pont suspendu, tourna à gauche, puis à droite avant de compter les salles jusqu'à arriver à la bonne.

L'homme retint son souffle un instant. Il avait l'habitude de procéder à ce petit rituel avant de franchir une étape. Puis, quand le moment l'inspiré, il toqua deux coups à la porte avant de l'ouvrir calmement et d'y pénétrer. Ses iris pourpre observa un instant la personne qui se tenait devant lui, accoudé au bureau. Puis il pencha la tête et son poing s'abattit sur sa poitrine comme signe de respect.

Ookami – Bonjour, je me nomme Ookami Shiroi, étudiant à l'académie de Kiri, heureux de vous rencontrer.



\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Mer 1 Fév - 4:13

Je ne sais pas pourquoi, mais je m'attendais à une toute autre entrée.

Toquer à la porte, c'était tellement banal. Et, de toute évidence, le ninja auquel j'aurai affaire n'avait pas grand-chose de banal, pour tous les points que j'avais énoncée auparavant. Et lorsque vous vous attendez à un évènement sortant de l'ordinaire, et que rien ne survient si ce n'est cela, le désappointement survient. Je n'ai même pas eu le temps de réfléchir à la réaction la plus adaptée que la porte s'ouvrait déjà, révélant mon désormais subordonné. Quoi que nan, il n'était pas subordonné en fait, c'était ... Mais zut ! Il était quoi ? Un coéquipier ? Un étudiant peut-il être considéré coéquipier d'un Chuunin ? Peu probable ... Bah bref, je trouverai plus tard.

Je levais un regard qui se voulait neutre vers l'arrivant, avant de le détailler de haut en bas. Il avait tout l'apanage de l'albinos, mais aussi du voyageur. La chevelure blanche maladive et les yeux couleur de sang. L'espace d'un moment, en croisant son regard, je n'ai pu empêcher le frisson de parcourir mon échine. Rouge pour tout le sang qui a teinté sa route. Si ça se trouve, ce mec était un psychopathe dangereux, et on me l'avait attribué afin de s'assurer qu'on m'élimine !
Nan nan, ça tenait pas la route ... J'avais connaissance de rien qui puisse faire que quelqu'un veuille ma mort. A moins qu'au détour d'une soirée, j'ai aperçu un truc dont je ne me souviens pas mais qui fait de moi un témoin potentiel et ...
Stop Ayame.
Tu délires, tu frises la parano' ! A la fin tu vas croire que des gens invisibles volent les clous de tes bottes ou se cachent sous ton lit. C'est ridicule.
Alors on fait comme si de rien n'était, et on secoue la tête lentement. Sa façon de saluer m'intrigue, mais je ne commente pas. Après tout, j'aimais bien, ça avait un coté martial qui était somme tout agréable. Puis, je me rendais compte que c'était peut-être à mon tour de m'exprimer. Et je me rendais compte que j'étais assise à une place qui ne faisait pas tellement honneur à une superviseuse.

Me redressant, lentement, je tentais de me rendre plus impressionnante que je ne l'étais. Les plaques d'armure s'entrechoquèrent, résonnant comme je le souhaitais. Mais bon, du haut de mon mètre soixante-cinq, je me doutais bien que pour l'air intimidant, il faudrait repasser. Avais-je espéré à un quelconque moment inspirer une forme de crainte à ce Shiroi ? Si tel était le cas, voilà que tout espoir s'envolait. En m'approchant de lui, afin de le saluer, une chaise mal rangée m'avait entravée, et avait failli entraîner ma chute. Mais une est une kunoichi, de Kiri. Alors je me suis rattrapée, et j'avais entrepris à nouveau la courte trajectoire me séparant de lui.
Qu'est-ce que j'avais leur peu crédible, n'empêche ... Passons.
Petit sourire hésitant, qu'on aurait pu croire timide, et voilà que je m'inclinais, comme la coutume l'exigeait. Mes lèvre s'ouvrirent formant les mots d'accueil et présentation auxquels on pouvait s'attendre de ma part.

- Enchantée, Shiroi. Mon nom est Suishou Ayame, mais tu peux m'appeler Ayame, ou Aya'. Ça fait plus familier, et au fond, c'est quand même mieux. Je suis Chuunin, et en tant que telle, je vais te superviser. Mais bon, ça veut juste dire que je vais prendre les ordres de mission, parler avec certains gens, et ce genre de trucs. Tu sais, je, j'ai pas envie que tu prennes ça très au sérieux. Zut, je m'exprime mal ... J'veux dire, je veux pas que tu crois que je veux que tu m'accordes du respect ou un autre truc du genre parce que je suis mieux gradée, nan ... Heu ...

Aïe, le discours ... Il était clairement chaotique, clairement inconsistant, et n'apprenait pas grand-chose à part mon nom et mon grade. Pire, en tant que Chuunin, je devrais être quelqu'un aillant confiance en elle, qui a de la conviction dans ses dires ! Et là, bah, c'est pire que raté. J'avais l'air d'une gamine, et je ne sais par quel miracle mes joues ne s'étaient teinte d'écarlate.

- Heu, voilà. Si tu veux bien, j'aimerai faire connaissance avec toi. Enfin, tu sais, ce genre de questions chiantes que tout les prof' te posent ...C'est pas plaisant, je sais ! Mais on va quand même passer, à priori, les prochaines années de notre vie ensemble - je veux dire, dans la même équipe - donc autant mieux se saisir, nan ?


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

*♥o♥*

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Mer 1 Fév - 15:19

L'homme observait la personne chargeait de son apprentissage. Une femme, chevelure sable, la mine attachante voir rêveuse le tout enveloppé d'une armure guerrière. Le constat était sans appelle... Il avait bien affaire à une kunoichi de Kiri et qu'importe qu'elle était maladroite comme elle semblait lui faire montrer, son pouvoir de destruction n'en restait pas moins puissant. De plus, bien qu'elle ne s'en rend certainement pas compte, elle était une chuunin et en dégagé l'image. (sans doute grâce à l'armure devant lequel Ookami était admiratif.) La jeune faisait preuve de peu d'assurance, se heurtant à un obstacle qui aurait suffit de pousser légèrement du pied. L'homme resta neutre devant cette petite mésaventure. Il ne la connaissait pas et il préférait éviter d'effectuer un jugement à la première minute de leur existence commune. Car il ne fallait pas se voiler la face, même si l'un ou l'autre ne souhaitait être ensemble, protester devant cette décision de l'académie ne leur apporterait rien de bon. Il était un étranger et elle... une nouvelle dans le club privé des chuunin. Ils n'avaient donc aucune crédibilité, mais en travaillant ensemble, ils avaient sans doute une chance pour qu'un jour, ils soient reconnu, non pas comme une seconde flamme jaune, mais comme une légende du village de la pluie.

L'homme écouta son discours avec intérêt, essayant de capter quel type de personne elle était, mais cela était difficile. La jeune femme semblait dégager une aura guerrière, de redoutable adversaire, mais son parler était loin d'être aussi aguichant que son armure. Peut-être était-elle plus à l'aise en combat ? Ookami savait que certaine personne étaient incapable de s'exprimer correctement mais représentaient de terrible adversaire. Ou alors était-ce tout simplement sa présence qui troublait la jeune femme... Il n'en avait aucune idée. Mais elle continuait, s'accrochant désespérément à son idée de bien faire. Elle n'était pas doué pour cela, elle le savait, Ookami le savait. Les étrangers ne devaient pas être son fort, mais heureusement, le boulot d'une kunoichi n'était pas de vendre des livres... La prochaine fois, Ookami lui épargnera ce petit désagrément.

Ookami – Écoutez... Vous n'avez pas besoin de faire cela... Bon d'accord, c'est la tradition qu'un senseï se présente à ses élèves, mais dans le fond.... qui s'en souci ? Personnellement, ce n'est pas connaître votre nom qui changera mon point de vue à votre sujet.

Il avait été assez sec. Il voulait simplement faire comprendre qu'il n'était pas ici pour tisser des liens étroits avec elle en papotant autour d'une table. Connaître la peur ensemble, devoir se défendre mutuellement et accomplir un devoir en équipe était le meilleure moyen de faire connaissance, de vraiment se dire « cette personne est fiable. » Ils étaient des ninja, des membres de l'armé de Kiri. Ils côtoieront la mort à un moment ou un autre. Mais Ookami était seul, un avantage en soit. Il n'avait personne à pleurer, aucune visite à l’hôpital ne s'imposait et surtout, personne pour le déranger en pleine entraînement. Peut-être que cela paraît absurde pour certain. Que c'était le meilleur moyen pour un shinobi de sombrer dans la folie pour d'autre. Mais cette vie lui convenait pour le moment. Il n'avait pas envie de la changer à cause d'une équipe. Alors oui, ils allaient être amené à travailler ensemble, mais cela s'arrêtera là.

Ookami – Soyez sûr que je vous appellerais par le prénom que vous voulez et que mon respect vous est acquis, mais je n'ai pas particulièrement envie de déballer ma vie, si peu intéressante soit-elle. Nous sommes ensemble pour accomplir des choses que seul nous serions incapable, notre relation s'arrêtera là. Je n'ai besoin de rien d'autre que du travail bien fait. Tout ce que vous avez besoin de savoir sur moi est marqué dans vos fiches, le reste, ce ne sera que des paroles en l'air. Vous souhaitez me connaître un peu plus ? Alors allons sur le terrain.



\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Jeu 2 Fév - 3:16

    Ryo’ se tournait sans cesse dans son lit, incapable de dormir. Elle était si nerveuse à l’idée de rencontrer sa nouvelle équipe, autant les autres élèves que le maitre à qui elle serait liée pour une longue période de temps, qu’elle ne pouvait trouver le sommeil. Le matin pointa rapidement son nez et sans avoir fermé l’œil de la nuit, la jeune shinobi enfila sa robe foncée et ses cuissards noirs. Ses cheveux laissés libres dans son dos lui donnaient une allure d’enfant, même un peu naïve.

    On lui avait fait parvenir un rouleau de papier la veille où on lui priait de rejoindre une nouvelle équipe encore incomplète qui pourrait l’accueillir. C’est avec une grande joie mais aussi avec une certaine appréhension qu’elle apprenait la nouvelle. Et si elle ne s’entendait pas avec ces gens-là ? Et si elle n’était pas à la hauteur ? Les peurs envahirent la jeune fille qui n’était pas habituée à de tels emportements. Elle savait toujours gérer les situations avec sang-froid et calme. L’équipe se réunirait à l’académie de Kiri, ou Ryo devait se présenter.

    L’après-midi était frais à l’extérieur. Elle dut emmener avec elle une sorte de veste aux manches trois quarts qui couvrait ses épaules et son dos. La petite marche vers l’académie lui calma les idées avant qu’elle ne voie la bâtisse se découper devant elle. Cela faisait bien un moment que Ryo’ n’avait pas été à l’académie. Les évènements tragiques qui avaient secoués autant le village que Ryo elle-même ne l’avait pas poussé à sortir bien souvent.

    Elle pénétra donc dans l’édifice et trouva rapidement la salle ou le parchemin lui indiquait d’aller. C’était une grande salle, et seulement deux personnes y étaient. Un large sourire illumina le sourire de Ryooshin, qui s’approcha, les mains nouées dans le dos. Elle était relativement confiante, tentait de le démontrer aussi. Faire bonne figure.

    -Je suis Ryooshin. J’ai été liée à votre équipe.

    Elle tendit la main à la jeune femme aux cheveux blonds et ensuite au garçon visiblement plus vieux que lui. Elle n’était pas vraiment certaine, mais l’armure de la femme semblait plus puissante et guerrière que celle qu’un étudiant aurait pu avoir.

    [ J'ai tenter d'abréger, mais faut dire que j'avais pas trop d'inspi'.l




MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Ven 3 Fév - 4:28

Moi, j'aurai voulue avoir un élève tout mignon tout gentil.
Moi, j'aurai voulue avoir un élève encore étudiant à l'Académie, ou aillant tout juste obtenu son bandeau.
Bref, quelqu'un de joyeux, chargé d'illusions, et qui se dirait *Ouah la classe ! J'suis avec une Chuunin !*

Nan, c'était trop bien pour moi, ça.
A la place, j'avais ce mec, devant moi. Désabusé, et qui n'avait même pas envie de jouer le jeu.
J'accorde beaucoup d'attention aux apparences, faisant de moi quelqu'un de très superficiel à n'en pas douter.
Mais il aurait pu faire un effort quoi ! J'lui demandais pas la lune ou quoi que ce soit ! Et en plus il veut aller sur le terrain ?! Il veut m'affronter ?! J'lui ai fait quoi ! Nan, sérieux, j'suis pas ce genre de filles hein ! J'ai assez d'éloquence pour ne pas avoir besoin qu'une lame parle à ma place ! Alors, par pur réflexe, je me recule d'un pas. Instinct de défense.
Puis je levais les bras, comme pour me rendre, avant de dire sur le ton de la plaisanterie incertaine.

- Heu, nan, nan ... On apprendra à se connaître d'une autre façon, on a le temps et puis ça serait bête d'en arriver à ces extrémités, tu ne trouves pas ?

Je ne voulais pas lui montrer que j'étais intimidée, parce que là, ça bousillerait totalement le peu de légitimité qu'il me restait. Par contre, un détail de son discours revint à ma mémoire. Ce détail assez essentiel où il dit qu'on nous a mis ensemble parce que seuls nous ne pouvions accomplir ce que nous voulions ... Je ne savais pas comment l'interpréter. Moi, à la base, j'ai pas vraiment besoin de lui. J'étais censée enseigner à la base ! Et si on m'a casée avec lui, c'est juste une coïncidence, 'fin j'espère. Alors j'arrive pas trop à saisir les tenants et aboutissants ...

- Par contre, si tu veux aller sur le terrain, pas de problèmes ! Tu vois, à vrai dire, j'avais prévu un petit départ en mission, histoire d'inaugurer notre, heu, *collaboration* ? On va dire ça, ça sonne bien comme mot. Et bon, c'est un truc facile, pas trop compliqué. A vrai dire, c'était quelque chose que j'avais en tête depuis un moment, même en ne sachant pas que tu serais ... Bref, donc on va al-

Ler ? La syllabe ainsi que le reste de la phrase restèrent en suspend. Mon visage lentement se tournait vers la porte d'entrée. On m'avait interrompue. Pas que ça me gêne outre mesure, moi je suis pas une de ces frustrées qui gueulent parce que quelqu'un a le malheur de dire un mot au moment où il ne le faut pas - et avec ce genre de personne, ce moment est constant. Nan, en fait, si je me suis stoppée, c'est parce que cette fille aux cheveux roses, qui se présente devant moi, a été liée à mon équipe.
Je suis la première à être au courant. Moi, à la base, j'ai fait une demande pour une personne. Et à la base, c'était même pas pour une équipe, mais juste pour du *coatching* si vous voyez où je veux en venir.
La surprise se lisait sur mon visage. L'administration aurait droit à mon coup de gueule, notais-je dans un recoin de mon esprit, alors que j'évaluais mes possibilités.
Définitivement, je n'allais pas lui dire *Heu, c'est pas possible ...*, mais d'un autre coté, j'allais pas la laisser glander là ... Sachant que l'emmener là où je voulais emmener l'autre était à exclure. Si bien que, je finissais par m'exprimer, me grattant la tête l'air un peu frustrée.

- Ryooshin ? Ah, on m'a pas prévenue ... J'suppose que c'est les aléas de la vie, hein ? Bref, heu ... C'est l'Académie qui t'a dit ça ? Oui sûrement, j'suis bête ... Heu, ouais, donc ... Il faut que je récupère ton dossier, histoire d'un peu officialiser ça. Donc, j'vous laisse faire connaissance - même si je me doute qu'il y en qui voudra le faire avec sa lame, et je fais vite.

J'adressais un sourire d'excuse à mes deux nouveaux ... Nouveaux quoi ? Décidément, le terme était plus et plus flou et difficile à cerner. Puis, passant à coté de la demoiselle, je lui tapotais l'épaule - comme pour l'encourager - avant de tracer ma route en direction de l'administration.
Qu'est-ce que j'aime pas la bureaucratie !


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

*♥o♥*

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Ven 3 Fév - 19:57

-Je suis Ryooshin. J’ai été liée à votre équipe. 

L'arrivée d'une seconde personne dans cette salle de classe n'étonna qu'à moitié le jeune homme. Il ne fallait pas se leurrer, on ne confiait pas une jolie petite chuunin pour un seul étudiant. Il fallait donc qu'il se coltine les deux, soit. Ookami laissa la nouvelle se présenter rapidement alors que leur senseï repartait dans un délire plus qu'étrange. Qu'avait-elle au juste ? Pourtant les propos de l'homme était clair, il souhaitait aller sur le terrain ! Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pu sortir du village. C'était un choix personnel bien sûr, pour sa propre sécurité. Mais les semaines avaient passé, il s'était endurci et à présent, il était accompagné par une chuunin, il ne voyait pas ce qu'une bande de pirate pourrait donc venir faire si prêt de Kiri et surtout, si bien escorté.

Vint ensuite le moment si fantastique des présentations entre membre. La jeune femme avait serré la main de la senseï et espérait sans doute le même traitement de faveur avec Ookami. L'homme observa un instant la main, aucune once de mépris ne pouvait s'apercevoir dans son regard, il n'en avait d'ailleurs pas. Il ne connaissait pas cette fille au cheveux flashi et il ne voulait même pas le savoir. Par pure respect envers sa personne, il lui tapa dans la main, mais sans trop s'attarder, c'était le geste qui comptait comme on dit.

Tout cela commençait à le fatiguer, et le poids de son arme dans son dos lui pesait sévère également. Rien à foutre de ce que pouvait dire la prof, l'homme se dirigea vers le fond de la classe et y déposa son zambato sur l'une des nombreuses table. Trente kilos de moins... c'était déjà une sacré pression en moins.

Et la voilà qui partait je ne sais où. Pour une raison qu'il ignorait Ookami se sentit seul dans le fond de cette salle suffisamment grande pour accueillir une trentaine d’élève. Il se souvenait même y avoir passé quelque heure à dormir... il fallait avouer que l'académie était loin d'être distrayante, mais passons, cela était une autre histoire. Ookami revint près de la jeune femme. Quel âge devait-elle avoir ? Quinze ? Peut-être seize ans... Il y avait de forte chance pour qu'elle soit plus haut gradé que lui, mais cela, il s'en foutait. Hormis un bout de métal, il n'y avait rien de plus à être genin. Alors l'homme l'observait, ses cheveux, son visage, son corps en général, tentant de savoir dans quel art elle pouvait bien être doué, si doué elle était. Le problème avec les femmes aujourd'hui, c'est qu'elles font plus mûre, mais surtout elle faisait tout pour préserver leur corps.... Cette fille pouvait très bien être une pro du corps à corps que l'homme l'ignorerait jusqu'à la voir en action... Il serait donc obligé de demander.

Ookami – Ryooshin, c'est bien cela ? Tu peux sans doute m'éclairer un peu... Qu'est ce que tu maîtrises exactement ? L'eau ? Les illusions ? Peut-être que tu aimes les armes ou encore frapper avec tes poings... Que pratiques tu ?



\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Sam 4 Fév - 1:52

    Les deux personnes devant elle ne semblaient pas se connaitre depuis bien longtemps. En fait, c'était parfait comme cela. Ils partaient tous sur le même terrain d'inconnu face à une équipe. Une main tendue vers la Chuunin lui donna une bonne impression de cette jeune femme aux cheveux blonds et en armure. Tout en elle semblait être serein et calme, malgré cette espèce de maladresse hésitante. Mais lorsque cette main, acceuillie merveilleusement la première fois, se dirigea vers le garçon, Ryo put sentir du respect dans leur contact. Elle en éprouvait aussi pour les deux jeunes gens qui se tenaient devant elle, peut-être plus pour la Chuunin qui allait lui enseigner des choses dont elle voulait tant savoir étant petite.

    La Chuunin avait oublié de se présenter à elle avant de quitter pour récupérer son dossier. Qu'est-ce qu'elle voulait savoir sur elle ? Qu'est-ce que ce dossier pouvait lui apprendre de plus que ce que Ryo pouvait bien dire ? Avant de pouvoir poser ces questions à haute voix, elle était déjà partie. C'est avec le garçon qu'elle se retrouva seule.

    Elle ne sentit pas qu'un malaise c'était installé dans le silence. Le bruit des pas lourd mais puissant du garçon se dirigèrent vers le fond de la salle, posant son arme sur une table. Ryooshin n'avait jamais vraiment eu d'affinité avec les armes. Elle était trop faible.

    – Ryooshin, c'est bien cela ? Tu peux sans doute m'éclairer un peu... Qu'est ce que tu maîtrises exactement ? L'eau ? Les illusions ? Peut-être que tu aimes les armes ou encore frapper avec tes poings... Que pratiques tu ?


    Elle fut surprise qu'il l'abborde avec tant de facilité. Elle s'attendait à quelqu'un de fermé, même un peu dur avec les autres. Ryo s'approcha de lui, un demi sourire sur les lèvres. La réponce a la question semblait toute simple. Le Genjutsu était une de ses forces et elle en était très fière.

    - J'ai plus de facilité avec le Genjutsu en général et tout ce qui est manipulation du mental. En fait c'est plus qu'une facilité. Comme une fascination... Tu comprends ?

    Comment expliquer ce sentiment, si fort et puissant qui l'animait lorsqu'elle appliquait ses techniques, autant en entrainement que lorsqu'elle faisait face a de vrais combat. Le décrire était quelque chose de difficile, parce qu'elle entrait en transe profonde avec elle même et avec l'ennemi. Elle s'enveloppait d'une bulle ou elle se concentrait, les yeux plissés pour former ces petits traits au bord des yeux, que les gens remarquaient bient souvent.

    - Si non, je maitrise bien le Taijustu mais pour ce qui est du Ninjutsu, alors là, pas du tout. Aucun talent. Zéro.

    Elle leva légèrement la tête pour planter ses yeux couleur feu dans ceux de l'élève devant elle, en attente évidente d'une réponce.



MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Sam 4 Fév - 3:50

[HRP:Je passe à la première personne, je trouve que cela colle mieux avec mon personnage x) ]

Elle foutait quoi l'autre ? Cela faisait plusieurs minutes déjà qu'elle m'avait abandonné avec la pink. Elle pensait quoi en faisant cela ? Que j'allais me lier d'amitié avec une extraverti qui était visiblement plus jeune que moi et que la nature ne semblait pas avoir gâté ? Bon d'accord, j'abuse un peu sur ce dernier point, mais le courant passe pas, le courant passe pas, point. On allait quand même pas m'en vouloir pour cela, si ? Non arrêtez.... Bon d'accord... Elle plutôt jolie, mais le rose... pas mon truc. Rajoutez à cela son âge et vous avez tout les ingrédients pour que l'alchimie ne prenne pas. Bon euh... ça veut pas dire que je vais la poignarder dans le dos, simplement que... en faite je sais pas, je vais juste attendre de voir.

- J'ai plus de facilité avec le Genjutsu en général et tout ce qui est manipulation du mental. En fait c'est plus qu'une facilité. Comme une fascination... Tu comprends ?

Une cinglé aimant faire mumuse avec l'esprit des gens ! Bah voilà pourquoi y'avait un truc qui clochait chez elle ! Non, mais sérieux... ces gens sont peut-être reconnu comme étant efficace pour faire sortir des informations au prisonnier, mais ils finissent par perdre tous la boule... Pourquoi je devais traîner à côté d'elle... C'était vraiment injuste. En faite je commence à comprendre. Moi je suis ici pour prendre les coups pour protéger les demoiselles ! Oui, ça doit être cela... Sinon pourquoi avoir fait appelé à moi ? Je n'étais qu'étudiant, il doit bien avoir d'autre déchet se baladant avec leur bout de métal dans le coin non ? On voulait faire de moi un martyre ? Alors soit ! J'accepterais la mission avec joie, la douleur ça me connaît, il n'y aura jamais mieux que moi pour cela, et si en même temps je pouvais arracher quelque tête... Non, mais je m'écoute moi, comme-ci jamais tué, non mais franchement.

- Si non, je maitrise bien le Taijustu mais pour ce qui est du Ninjutsu, alors là, pas du tout. Aucun talent. Zéro. 

Un peu de taijutsu ? Vraiment. Laissez moi regarder un peu votre corps ma jolie... Oh, mais c'est que vous n'avez pas beaucoup de muscle dit donc... Attendez que je vous test un peu.

Je parcourais les quelques mètres qui me séparait de mon arme pour la saisir à nouveaux avant de revenir vers la petite poupée de soie. Il était marrant de voir que l'arme était plus grande quelle... Allez ma petite prend donc cela... Je lâchais mon arme dans ses bras et sans grande surprise elle dû fournir un effort surhumain pour ne pas s'écrouler avec. Combien devait-elle peser ? Quarante, cinquante kilos max... C'était pratiquement le poids de mon arme.... Il lui faudra s’entraîner dur pour espérer survivre au corps à corps, mais bon... si elle préférait torturer les pauvres âmes en peine c'était son problème. Je repris mon arme, j'allais quand même pas lui donner, elle m'a coûté la peau du cul... Mes yeux pourpre observaient les siens, tiens un point commun que nous avions.

Ookami – Il faudra te muscler un peu plus si tu veux avoir une chance de survie dans la mêlé. Après, je n'aime pas trop l'idée d'envisager que quelqu'un puisse lire dans mes pensées, qu'on puisse y introduire des cauchemars ou tout simplement m'enlever des souvenirs... En gros, je n'aime pas le genjutsu... mais je n'ai rein contre toi, rassure toi...



\\\"La mort n\\\'est que le visage caché de l\\\'Homme\\\"

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Sam 4 Fév - 19:42

    Le réflex avait été rapide. Ryooshin ne s'attendait surtout pas à ce qu'il ose laisser tomber la lame entre ses minuscules mains à elle. Clairement, l'épée devait peser autant qu'elle, et sa faible maitrise du Taijutsu et du développement de ses muscles la fit vaciller sous le poids. Le choc de la lame sur ses paumes fit plier ses genoux. Elle n'eut d'autre choix que d'agripper le pommeau et de laisser glisser l'autre extrémité de la lame sur le sol dans un bruit métallique qui raisonna dans toute la salle. Une douleur aigue traversa sa paume, et dans un geste empli à la fois de fureur et de honte, elle resserra ses doigts sur la coupure qu’elle savait évidente dans sa main. Le sang perla au bout de ses ongles roses mais elle ne laissa pas ce détail abaisser sa crédibilité encore plus. Elle allait lui montrer, à ce grand confiant, qu’une gamine de son âge était capable de faire pleurer les gaillards les plus robustes.

    L’arme entre ses mains lui donnait un air de guerrière, les cheveux devant les yeux et le regard lançant des éclairs. Sa main sur le pommeau de l’arme était serré, crispée.

    Il reprit l’arme et planta ses yeux dans les siens, comme un affrontement mental. Si elle n’avait pas eu d’éthique morale, elle aurait usé de son Genjutsu pour lui montrer qu’elle aussi, pouvait ridiculiser les gens si elle le désirait.

    Il faudra te muscler un peu plus si tu veux avoir une chance de survie dans la mêlé. Après, je n'aime pas trop l'idée d'envisager que quelqu'un puisse lire dans mes pensées, qu'on puisse y introduire des cauchemars ou tout simplement m'enlever des souvenirs... En gros, je n'aime pas le genjutsu... mais je n'ai rien contre toi, rassure toi...

    La réplique fut vive, sans toutefois démontrer une note d’agressivité ou de rage. Elle préférait bouillonner à l’intérieur et ne plus donner raison à cet aspirant fier et orgueilleux. Après tout, elle était une Genin, et même si elle était plus jeune que lui, à quoi servait cet affront, qui venait tout juste d’arriver ? Justifier son infériorité ?

    -Je ne lis pas les pensées. Je manipule le mental. Et je n’en fait pas usage hors des combats. C’est contre mes valeurs personnelles.

    La jeune fille croisa ses bras sur sa poitrine, sa main droite toujours serrée contre sa blessure mineure, inspirant bien a fond, essayant de calmer sa honte et sa colère.



MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Dim 5 Fév - 6:44

- Z'auriez pu me prévenir n'empêche ...

- Pour ?

- Pour tout.

Rajouter un *J'en ai bien peur* m'avait bien titiller l'esprit et la langue, mais j'avais réussie à le retenir. Après tout, il se pouvait bien qu'il soit malvenu. Le mec en charge de l'accueil me lança un regard perçant, mal à l'aise. Allais-je en dire plus ? Je ne savais pas. En tout cas, je feuilletais distraitement le dossier nouvellement acquis, de la demoiselle aux cheveux roses. Sans en retenir un seul mot. A vrai dire, je cherchais un prétexte pour m'excuser, sans pour autant avoir l'air malpolie. Oui bon, d'accord, okay, j'aurai pu dire n'importe quoi ! Le fait est que ça manquerait de tact.
Et ce n'était pas parce que papa m'avait dit un jour que ça ne servait à rien de perdre du temps avec les gens qui n'avaient aucune importance qu'il fallait pour autant que je me montre grossière.
Mais avouons-le nous, j'avais bien envie de me plaindre en fait. Mais je ne trouvais aucune façon de l'exprimer qui puisse ne pas paraître geignarde.

- Juste que ça fait un peu beaucoup pour un premier jour, v'voyez ...

Je ne voulais pas dire, en fait, que cet asocial d'Ookami Shiroi me faisait flipper, nan. Après tout, c'est pas comme si il réussissait à manipuler une lame que je pouvais à peine tenir dans mes bras, nan. C'est pas comme si, sentimentalement parlant, il semblait être réduit au stade de glaçon, nan. Et surtout, c'est pas comme si je connaissais rien de lui et que le maigre dossier que j'avais obtenu ne m'informait pas plus.
Mais une chose était sûre : Ce mec n'était pas mon ami, il pouvait être au mieux mon coéquipier.
Il s'était assuré de me le faire comprendre depuis le début. Et ce que je peux attendre de lui, en tant que tel, aussi.
Je soupirais, lasse.

- Ce n'est jamais facile au début, mais vous vous y ferez. Vous n'êtes ni la première, ni la dernière à vous sentir dépassée. Alors, gardez la tête froide, et prenez votre temps. Rien ne presse.

Sûrement, oui. Je me contentais de m'incliner légèrement, et de chuchote un vague remerciement, avant de prendre le chemin de retour, vers cette classe où deux électrons libres avaient été placés sous mon égide. Il ne me fallait pas plus de quelques minutes pour parcourir des couloirs que je connaissais à force par cœur. Cette fois-ci, plus centrée, je pouvais m'abandonner à la lecture, dans les sentiers déserts - après tout, les cours avaient débutés. Shoori Ryooshin, Genin promue il y a peu d'après le rapport. Assidue des amphithéâtres de Genjutsu, et un peu de ceux du Taijutsu. Les deux disciplines n'ont jamais été complémentaires, ce qui m'arracha un air perplexe.
Quoi que mon élève souhaite, elle ne semblait pas réellement très centrée. Ces deux champs, à défaut d'être incompatibles, demandent des qualités divergentes ... Leur antagonisme ne date pas d'hier, ni même de quand j'étudiais. Bref, une manipulatrice d'illusions ? Un atout à n'en pas douter.

Mais à l'époque, ni moi ni Mina ni Sayuri n'avons lié d'amitié avec un de leurs étudiants. Et c'tait pas pour rien.
Plein de rumeurs à leur sujet, de la plus innocente à la plus noire. Niveau sociopathe, on faisait rarement mieux. Imoto était revenue en larmes, un jour, en criant que son chien avait été immolé par Atake. Kaori avait été expulsée un mois pour avoir torturé mentalement une fille de l'amphi' de Ninjutsu, au sujet d'une question de kimonos. Et ça, c'était juste les trucs qui me venaient à l'esprit maintenant ... Les histoires n'étaient pas isolées, et se comptaient par dizaines.
Il devait y avoir des gens parfaitement équilibrés, je ne dis pas. Moi je me souvenais juste des tarés. Et j'espérais que cette Ryooshin aux cheveux roses n'était pas l'une d'entre eux.
J'avais déjà à faire avec un, alors deux ... J'aurais clairement de quoi me remettre en question. Soupir.
On arrive enfin au niveau de la salle, juste pour entendre la demoiselle en question s'exprimer. Soupir.

Soit elle est tarée, ce que je n'espère vraiment pas (parce que merde ! moi je suis une fille bien !), soit l'asocial l'a mise en rogne pour une quelconque raison. Soit, autant avoir le cœur net. Dans une grande inspiration, on pousse la porte. Et on s'introduit à l'intérieur de la classe. Mon regard se posa successivement sur les deux locataires, avant qu'un soupir ne glisse d'entre mes lèvres. Encore une fois. Ryooshin semblait particulièrement en rogne, pour une raison m'échappant. Mais une raison portant le label Shiroi, à n'en pas douter. Je lui adressais un petit sourire compatissant, qui se voulait rassurant, avant de m'exprimer, sur mon ton le plus ferme et suave.

Poigne de fer dans un gant de velours.

- J'ai récupérée ton dossier, Ryooshin, et c'est okay donc. Bienvenue à bord comme on l'dit. Tu m'as l'air d'avoir quelques talents particulièrement utiles, et j'espère qu'ils grandiront pour un jour devenir une arme au service de la vertu. Je ferai en sorte que tout aille pour le mieux. De plus, j'ai une affectation pour toi : Une mission classée au rang D, un truc simple mais qui correspond à tes compétences ... Raconter des histoires à des enfants, dans une garderie, tu vois ? Tu pourras utiliser quelques tours de passe-passe pour les occuper.

Je tendais l'enveloppe contenant les détails de la mission, et l'adresse du bâtiment, à sa destinataire rose bonbon.
Moment plus délicat. Je pivotais pour faire face au Loup Blanc (sérieux, ça doit même pas être son vrai nom ...), pour lui tendre une autre enveloppe, avant d'ajouter plus sobrement.

- Affection de mission classée au rang C, que tu effectueras sous ma tutelle. Les détails dont tu as besoin sont retranscris à l'intérieur, et donc ... Départ prévu dans une semaine. Nous nous retrouverons ici à l'aube, ne sois pas en retard.

Je me reculais de quelques pas, afin de jauger la réaction de mes *protégés*, puis, après quelques secondes à être passée silencieuse, j'ajoutais, plus douce, moins ferme. Comme une copine parlerait à ses amies.

- Je reste dispo' si jamais, hein ! Je passerai tous les jours à l'Académie, l'aprem, et si jamais c'est urgent, l'Académie sait où me joindre ! Je vous abandonne pas ou quoi que ce soit du genre !

Je me permettais un petit rire, discret, histoire de me montrer joviale.
Bien entendue, je me doutais que certains désaccords pourraient arriver. Du genre *Pourquoi il va en mission rang C et pas moi* et autres. Mais, pour tout vous dire, je me sentais pas d'humeur à me justifier. J'suis Chuunin quoi ! J'ai quand même droit à certains avantages ! Dont l'un d'eux est de pouvoir être méprisante et condescendante avec tout ce qui est inférieur voir égal à mon grade ! Soit pas mal de monde.
Oùlah, Sayuri déteint trop sur moi ... Exactement le genre de trucs qu'elle m'aurait sortie, t'sais. Ca voulait dire que j'avais besoin de repos, je pouvais prendre mon après-midi sans que personne ne jase, voui.

- Bon, j'prends congé les jeunes. Peluche, on se voit, bah ... Plus tard ?

Et dans un sourire un brin malicieux, un brin gêné, dans un signe de la main, je quittais la pièce.
Envie de glander au lit, tiens ...

[Sur ce, c'est terminé pour moi ! Vous êtes libres de continuer à discuter ;p]


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

*♥o♥*

MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   Dim 5 Fév - 15:46

Et un Rp de fait, un!! Comme je l'espérais, ça a avancé vite et nous pouvons chacun s'occuper ^^ Ryo, bon courage pour ta mission de rang D. (Si tu te sens seul, tu peux toujours me demander pour rp.) Ayame, j'attends donc ton retour pour cette fameuse mission x)

Ayame: +25 Xp
Ryooshin: +10 Xp
Shiroi: +23 Xp



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MessageSujet: Re: Une lame à la gorge [Ft. Shiroi]   

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