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 CI045 - Souvenirs Enfouis

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MessageSujet: CI045 - Souvenirs Enfouis   Mer 15 Fév - 18:05

La semaine de délais s'était écoulée.

C'est le regard vague que je m'éveillais à la réalité de ce morne matin. En ressentant un lourd poids sur le dos.
Le poids des responsabilités. Le poids de ma nouvelle position. Mais surtout le poids de la jambe de Sayuri.
Je me retournais tant bien que mal, poussant sans grande cérémonie une amie qui ne répliqua que par un vague marmonnement. Et qui, de toutes façons, étaient bien trop enfouie dans ses rêves pour exposer une plus grande résistance. Je soupirais. Levais le regard vers le plafond. Puis vers Sayuri. Encore une fois vers le plafond.
Et enfin vers la fenêtre. Les rideaux étant levés, une réconfortante pénombre recouvrait la chambre. Mais me donnant juste envie de retrouver la chaleur de mes draps.
A l'extérieur, j'imaginais la lueur épuisée d'une nouvelle aube. Et ce qui m'attendait.

Je suis Chuunin, maintenant. J'ai des responsabilités, j'ai des devoirs. Et j'ai des gens à ma charge. Une petite genin illusionniste, et un étudiant qui n'y ressemblait en aucun point. Aussi bien pour la première, j'étais sûre que notre relation professeur - élève se passerait sans encombres, après tout, elle m'avait l'air d'être assez ouverte (et manipulable, mais bon, c'est pas le propos), aussi bien l'autre ... Enfin, vous savez, j'suis pas du genre superficielle, mais quand même ... Ça coûte rien de faire bonne impression à la première rencontre ! Parce que bon, autant vous le dire, moi ce type je m'en méfie comme tout. Il est pas de Kiri, pour un étudiant il soulève des trucs vachement lourd (et ça, j'ai pu le voir d'un peu trop près), il est renfermé, et en plus, j'suis sûre qu'il est dû genre à cogner avant de poser les questions.

Sans parler des troubles mentaux qu'il peut avoir contracté, et dont je suis sûre qu'il est affublé.
Et c'est avec lui que je partais en mission. Mission de rang C, que je dirige. Histoire de nous rôder, qu'on m'a dit à l'accueil, lorsqu'on m'a offert l'affectation. Mouais, pas convaincue.
M'étonnerait pas que ce soit une excuse pour se débarrasser de moi en toute discrétion. Après tout, une Chuunin aussi tache que moi, ça doit pas faire très reluisant dans les rangs. La réputation du village de la brume sanglante en prendrait un coup. Alors on m'envoie dans une mission qui va foirer, avec un mec qui va s'assurer qu'elle va foirer, histoire d'être sûr que je revienne en pièces détachées à la maison.

Je devrais arrêter de me faire des films en 3D !

M'extirpant du lit, le froid matinal caresse ma chair mise à nue. M'arrachant un frisson, avant que rapidement je ne rejoigne une salle de bain en pagaille, pour changer. Note pour moi-même, organiser les corvées de ménage au retour ... Une dizaine de minutes plus tard, j'étais propre et exhalante de vapeur.
Mes vêtements étaient rangés à portée de main, et les pièces de mon armure de même. L'habitude me portant, je les enfilais comme si de rien n'était, à moitié absente. Je prenais une tasse de café, la première fois depuis ... Longtemps, longtemps étant une durée comprise entre pas mal de temps et beaucoup de temps.
Le liquide amer brûlait ma gorge et ma langue. C'était vraiment dégueu', mais je continuais à boire. Après tout, maintenant, je suis Chuunin, ça ne plaisante plus ! Je suis devenue quelqu'un d'important ! Enfin, quelqu'un de plus important qu'avant, ce qui en soi n'était pas bien dur, notais-je dépitée.

Peut-être aurais-je dû dire à plus à Sayuri. Après tout, si ça se trouve, c'était la dernière fois que je la voyais. Oui, oui, je suis fataliste, mais bon, y'a trop de coïncidences qui font que je me méfie de tout, et qui font qu'anyway, je peux pas échapper à la suite. A part en étant la meilleure. Ou en tout cas, en faisant croire que je le suis.
Pas mal de choses dans la vie dépendent de ce que les gens croient. Alors, un faux-semblant de plus ou de moins ...
Qu'importe ? La seule vérité en ce monde, pour survivre, c'était bel et bien d'avoir un mensonge de plus que la personne que vous aviez en face.

Un p'tit sourire aux lèvres, insolent, me guida à travers les rues désertes de Kiri, vers un destin qui à la fois était mien sans ne plus l'être.


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

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MessageSujet: Re: CI045 - Souvenirs Enfouis   Jeu 16 Fév - 2:10

Le soleil baignait les plaines environnantes, réveillant ainsi la faune et la flore qui peuplaient l’île d'Uke. Très rapidement, sans doute en moins d'une seconde, cette lumière frappa également les fenêtres des habitants de Kiri. Mais cela ne voulait pas dire que la journée commençait. A vrai dire, celle-ci avait commencé depuis bien longtemps pour la plus part des Kiréens. C'était l'hiver, le monde tournait au ralenti, la déesse solaire également. Celle-ci, fatiguait de son éclat constant de l'été s'offrait le luxe de l'hiver pour prendre un peu de repos et ainsi pointer le bout de son nez aux alentours de dix heures.

C'était donc dans une luminosité béante que la ville semblait reprendre vie. Les visages retrouvaient un peu de luminosité, les oiseaux se donnaient à cœur joie et le ciel semblait quand à lui rester clément pour la matinée. Une bonne journée en perspective commençait... Mais il fallait tout de même l'avouer, cette lumière qui jaillissait de nul part pour venir m'agresser ne me plaisait guère. Cela faisait quoi ? Quatre heure tout au plus que je m'étais laissé bercer dans les limbes abîmes. J'aurais aimé continuer à dormir, marcher comme un vagabond dans mes rêves qui prenaient des drôles de tournure. Lorsque les scientifiques prétendent que les rêves sont inspirés de tout ce que l'on voit, ce n'est pas que des conneries... J'avais quelque bride d'image qui me revenait par si par là. Un instant, j'avais cru revoir la plage par laquelle mon périple sur Uke avait commencé il y a de cela plusieurs semaine... Sans parler de cette chaleur enivrante... un peu comme celle que j'avais ressenti ce jour là, dans le club prêt de Konoha. Et ses visages... certain peu amicaux comme ce casse couille de la flamme jaune, ou encore Ayame... Les circonstances de cette rencontre dans mon rêve restait cependant trouble, impossible de me rappeler si cela avait été agréable ou non...

Je devais passer à autre chose, pour m'aider à cela je fis valser un jet d'eau glacial sur mon visage, cela avait toujours le don de me réveiller. Sans parler de mon hygiène de vie... ma peau était pâle, ma barbe mal rasée me donnait l'image d'un homme délaissé sans parler de cette odeur de bête... Ce n'était pas jolie jolie à voir, que voulez-vous, c'est comme cela lorsqu'on s’entraîne dans l'espoir de parvenir à porter une épée d'une trentaine de kilo. Alors je vous parle même pas lorsqu'en plus on souhaite être capable de la manier suffisamment pour ne pas se couper une jambe ou encore être capable de parer la moindre attaque avec.

C'était décidé, ce matin c'était opération ravalement de façade. Les vêtements volaient dans la salle de bain et je me retrouvais rapidement nue, dans une baignoire qui n'était décidément pas résolu à se remplir d'eau chaude. Je restais ainsi, allongé, mes yeux qui se refermaient par instant pour finalement se rouvrir quelque instant plus tard. A chaque fois, le niveau de l'eau grimpait un peu plus, mais l’inévitable arriva et la baignoire déborda alors que je mettais endormi comme une andouille. Cependant, je n'avais certainement pas le temps de nettoyer cela. Malgré mon aspect de gaillard détendu, aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. Il y a peu, l'académie m'avait affilié à une femme pour former une équipe, vint ensuite une tierce personne, mais cela est une autre histoire. La chose étant est qu'aujourd'hui je partais en mission avec Ayame... Une mission de rang C ou le danger était réel bien que normalement mesuré... Ayame ? Si j'avais confiance en elle ? Nos vies seront entre nos mains respectif, je devais faire en sorte qu'elle rentre entière tout comme elle devait faire en sorte que je rentre entier... Tout s'arrêtait ici. Mais il est vrai que je ne ressentais aucune pression particulière avec elle. Ce n'était dû à l'expérience (je n'en possédais pratiquement pas), mais probablement plus au côté nunuche de la jeune femme et de notre âge assez similaire. En tout cas, je ne l'appellerais pas Senseï comme j'aurais probablement dû le faire avec d'autre.

Après mettre soigneusement rasé, j'enfilais ma tenue qui sentait encore le neuf. Cela cachait un événement particulier ? Non pas vraiment, il fallait tout de même avouer que garder une tenue usé qui avait fait le tour de trois pays et qui avait couvert un certain nombre de personne dans leur sommeil puait un minimum malgré les lavages répétaient.

J’étais enfin prêt pour le départ, cependant, un dernier problème demandait à être résolue. Je regardais l'eau qui jonchait sur le sol de la salle de bain... Il y en avait tant que l'éponger me prendrait facilement une heure et je n'avais pas ce temps. La facilité était à bout de bras, sur le chemin, je déposerais une lettre indiquant un dégât des eaux dans mon appartement, quelqu'un viendrait tôt ou tard réparer. Je serrais la sangle de l’étui de mon zambato, me voilà prêt au voyage.

L'air était étrangement doux, comme-ci la météo approuvé notre départ et nous souhaitait bon voyage. C'était agréable une telle sensation, le pays de l'eau m'avait habitué à autre chose, à croire que Kiri n'avait pas fini de l’étonner. Je marchais tranquillement sans être gêné par un quelconque poids, je m'étais habitué à de lourde charge et le poids des bagages ne rajoutait presque rien à celui de mon arme. Évidemment, en cas de combat, mon zambato ne me serait d'aucune utilité. Mais malgré tout j'avais décidé de le prendre avec, bien qu'inutilisable pour le moment, il pouvait être un bon moyen de dissuasion pour n'importe quel imbécile.

Les portes de la ville se dessinaient devant moi et déjà j'apercevais celle avec qui j'allais passer quelque jour. Curieusement, je me demandais dans quel état d'esprit elle se trouvait. Il était évident qu'elle n'était pas heureuse à l'idée de passer ces quelque jour en ma compagnie. Je savais pertinemment que notre premier entre-vue n'avait pas donné une image bien attachante de ma personne. J'avais eut le cran de dire les choses que je les voyais et elle devait au moins être reconnaissante pour cela. Mais à y réfléchir, je m'étais peut-être gouré... Passer du temps avec une personne sans avoir à se soucier d'elle me paraissait de plus en plus grotesque... Bref, on verra en route.

Ookami – Bonjour Aya, désolé pour le retard. J'ai eut un accident d'eau chez moi...


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MessageSujet: Re: CI045 - Souvenirs Enfouis   Dim 19 Fév - 4:52

Si j'avais pris cette mission, c'était bel et bien pour une raison de sécurité.

Il n'y avait pas de réelle raison de s'inquiéter, pas d'ennemis surpuissants à affronter. Nan, définitivement. Si j'avais demandé cette affectation, c'est bien parce qu'elle était triviale. Enfin, ne vous méprenez pas hein ! J'dis pas que ce truc est naze et qu'il ne mérite pas que je lui accorde de l'attention, nan ! Je dis juste que, selon les autorités, c'est un truc bien bénin. Ce qui n'empêche qu'un échec ne serait pas toléré, hein. La réputation de Kiri était en jeu, même pour ce genre d'affaires. Et même surtout pour ce genre d'affaires ... Imaginez, si leurs unités de rang moyen arrivaient à se rater sur ce genre de trucs, à plus haut niveau se serait carrément catastrophique, donc ... On accorde tout le sérieux que cette affaire mérite.

Et ce bâillement à m'en décrocher la mâchoire ne veut absolument pas dire que je suis endormie ! Je pète la forme moi, j'suis une folle dans ma tête ! Même que ça chauffe à l'intérieur et que je bouille en imaginant et en traçant une arborescence de possibilités qui me permettront d'élaborer un plan infaillible qui me mènera à la perfection de l'essence.
Oh mon dieu, je devrai arrêter la drogue ou n'importe quel autre dérivé de celle-ci, j'deviens naze ... Ça doit être le café j'suis sûre, Sayuri doit lui foutre des trucs ou j'sais pas ! Pis ça expliquerait son dynamisme matinal et même non matinal. Quoi que nan, ça tient pas ... J'devrais péter la forme là, et au contraire, je me sens un peu dans les limbes ... P't'être que ces substances ont des effets différents selon les personnes ? J'me disais bien qu'il y avait un truc dans son corps qui marchait différemment, chez elle. Haha, la preuve remarquable est à portée de main.
Mais bon, faudrait déjà que j'ai la motiv' pour tendre le bras et m'en saisir. Surtout que la connaissant, la preuve et moi, elle doit se trouver dans un endroit en hauteur, genre en haut d'une étagère. Et genre je vais devoir monter une chaise branlante pour essayer de me l'accaparer. Pour finalement me casser la gueule, finir écrasée sous le meuble avec un colifichet fiché dans les parties charnues de mon anatomie.

Soupir, je me sens mal là. J'arrive pas à chasser cette idée qu'un accident plus ou moins intentionnel va m'arriver.
Heureusement que j'ai pas à me soucier d'ennemis d'une certaine stature. Sinan, là, c'tait définitivement cuit.
Plus d'Ayame, juste un nouveau cadavre anonyme retrouvé au fin fond des bois de *j'sais pas où* (*j'sais pas où* se trouvant entre *là bas* et j'm'en moque bien*) dévorée par un random ours qui ne verrait en moi qu'un délicieux p'tit déj' gratuit. Sympa, nice je pourrai même dire.
C'est trop super la vie de Chuunin, où à cause d'une erreur de casting je risque d'me retrouver dans un autre plan d'existence.
Et encore une fois, la raison prend le dessus. Je stresse, je suis nerveuse, mes entrailles se contractent comme si une poigne d'acier les enserraient. Kiri n'a aucun intérêt à faire ça. J'ai aucun ennemi, ou en tout cas aucun ennemi avec assez d'influence et / ou de moyens pour provoquer ma mort dans de telles circonstances. Et surtout - et merde quoi ! - ce Shiroi était peut-être un mec sympa. Un mec pas sociable pour un sou, qui cache son identité, mais un mec qui pouvait être sympa. Ou en tout cas pas hostile. Ou qui ne me poignardera pas dans le dos.
Je regrette vraiment de ne pas avoir embarquée Sayu' ou Mina ...

Mais il faut bien à un moment revenir dans la réalité pressante qu'est le monde, afin de se rendre compte que le concerné arrive enfin. Fleur au fusil ? Je ne sais pas, je ne pourrai le dire. Il a l'air concentré, et au fait de ce qu'il se passe en tout cas. Normalement, il sait de quoi il en retourne, mais je pense qu'un topo' sera de la partie, histoire de remettre ça au frais, qu'il n'y ait aucun malentendu. Et lorsqu'il me salue, et me fait remarquer son retard (retard ? j'tais pas au courant qu'il en avait), je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu cruche.
Hors de propos. Mais lorsqu'il fait part de la raison de son retard, là, je ne peux m'empêcher de souffler un peu. C'est un peu comme si, pour moi, il redevenait un être humain. Et non une silhouette hostile.
Problème d'eaux ... Ca m'était déjà arrivée, oui. Et c'est p't'être pour ça que je me sens un peu plus proche de lui. Parce qu'on partage le même genre d'ennuis de la vie quotidienne. Mais il faut pas qu'il s'en rende compte. J'vais pas lui laisser le plaisir d'être trop amicale. Enfin, si je pouvais déjà éviter d'être maladroite, j'aurai déjà un grand pas en avant, du genre la distance séparant la terre ferme des cieux infinis.
Bras croisés sous ma poitrine, je me contente juste de le regarder, de mes yeux couleur glace, avant de hocher la tête à plusieurs reprises, en ce qui se veut quelque chose de solennel. *En ce qui se veut* notez bien.

- Pas de problème, mais essaye de prévoir la prochaine fois. Allez zou, on décolle !

Sitôt dit, sitôt fait. Je ne prenais même pas le temps de me retourner que je débutais ma course, fluide et agile, comme on me l'avait toujours enseignée. Je n'étais pas particulièrement rapide, mais je comptais bien sur le fait que l'énorme arme de mon comparse le ralentisse assez. Je me doutais bien de quelque chose, le concernant. Concernant ses capacités, et le fossé nous séparant. Plusieurs minutes plus tard, nos vitesses étaient synchronisées, et nous étions plus ou moins côte à côte, assez en tout cas pour pouvoir discuter. De tout et de rien. De la pluie et du beau temps;
Mais surtout de la mission, en fait.

- Baon, j'vais pas tourner autour du pot, et t'parler de ce qui nous amène. Après tout, c'pas une balade champêtre - après tout, c'pas la saison. J'suppose que t'as lu l'ordre de mission, et que tu sais quel est le problème. Une bâtarde - t'offusques pas du terme, parce que c'est bien c'qu'elle est - menace son père, sauf que celui-ci nie tout en bloc, et nous demande de faire une enquête histoire de prouver que c'est un mec biiiiien comme si il se doit.

J'avais parlée de façon brève et concise, car après tout, je savais qu'il n'était pas du genre à aimer d'autres types de conversations. Par contre, j'étais curieuse de savoir comment il allait réagir à l'utilisation du mot *bâtarde*. Après tout, moi, pour tout vous dire, je dois avouer que je l'ai dit sans y penser, comme ça, paf ! Premier truc qui m'est passé par la tête, si bien que c'est pour ça que je me suis sentie obligée de me justifier, juste après. Mais bon, le mal étant fait, je me demandais comment il le prendrait. Penserait-il que c'est dégradant ? S'emporterait-il, en proie à un rapprochement avec la concernée ? Au fond, cette négligence avait apportée quelque chose d'intéressant.
Bon, aussi, il se peut qu'il en ait rien à faire. Ou qu'il fasse semblant, tout du moins. Mais ça serait toujours ça de pris.
Je poursuivais, comme si de rien n'était.

- P't'être que oui, p't'être qu'il a rien fait. Mais c'est quand même bizarre que quelqu'un arrivé de nulle part commence à le menacer lui en particulier, et pas un autre. A moins qu'en fait nan, ce ne soit pas que lui. P't'être que c'est une sorte de bande organisée, qui se balade dans la région et utilise ce prétexte pour la rétorsion. Mais ça serait quand même tordu, et Kiri serait au courant si ce n'était pas un cas isolé. Alors, il reste deux possibilités : Soit cet homme ment, soit cet homme ne ment pas. Et au fond, on pourrait pas lui en vouloir de mentir. Mais nous, on a besoin de savoir ce qu'il en est.

Je t'expliquerai plus en détail, dès qu'on sera sur place.


Je lui adressais un petit clin d'oeil, avant de recentrer sur la route. Après tout, il était si simple de trébucher, rouler au sol, et se planter plein de petits cailloux sur les jambes ... J'en souffrais rien qu'en y pensant. Presque.


o* Hey cuttie, wanna go on a road with me ? *o

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MessageSujet: Re: CI045 - Souvenirs Enfouis   Lun 20 Fév - 1:18

Ookami restait silencieux devant sa chef, son patron, sa responsable... Donnez lui le nom que vous voulez, elle resterait Ayame. Elle serait pour toujours ce petit brin de femme un peu maladroit, possédant sa façon de parler si particulière mais au minois agréable à regarder. Cela ne faisait que peu de temps que les deux individus s'étaient rencontré, chacun devaient posséder son opinion sur l'autre, des doutes même peut-être ? Après tout, si Ookami ne passait pas pour le parfait petit étudiant que chaque prof rêvait d'avoir, il fallait avouer qu'en dehors de son beau visage et de ses fesses la pédagogie de la jeune femme laissé à désirer. Parfois même, on pouvait se demander qui était le chuunin entre les deux. La maladroite aux yeux de glace associé au glaçon aux yeux pourpres... L'équipe pouvait très bien courir au désastre comme réaliser de grande chose et chacun avait à apprendre de l'autre et c'était pour cette unique raison qu'Ookami n'avait encore ouvert la bouche.

Et la voici qui démarrait au quart de tour alors que le jeune homme se frottait encore les yeux, décidément son lit lui manquait mais Ayame souhaitait visiblement le faire descendre sur terre. Il est vrai qu'ils étaient en mission officiel, mission de rang C que Kiri s'attendait à voir comme une réussite. Après tout, il est rare qu'une mission avec aussi peu d'importance soit un échec. Après tout, l'argent versé au village ne devait pas être mirobolant, inutile donc d'envoyer une équipe de chuunin confirmé... mourir lors de l'une de ces missions étaient un déshonneur pour toute une famille... Dans le cas de l'étudiant, cela n'avait que peu d'importance. Il n'avait officiellement aucune attache, cela n'avait d'ailleurs pas manqué au responsable des nouveaux inscrits à l'académie qui avait essayé à plusieurs reprise de faire lâcher quelque information sur les parents du jeune homme. Mais comment donner une information que l'on ignorait soit-même ? Le clan avait une politique stricte sur le sujet et aucun Sorahiko ne connaissaient ses parents excepté les gosses du patriarche... Alors il était officiellement sans parenté connu et cela n'était pas plus mal. Moins Kiri en connaissait sur son passé et mieux cela valait pour eux.

Ayame entreprit un résumé qui prit des tournures de monologue. Ookami écouta ses paroles avec plus ou moins d'attention. Après tout, cette mission ne valait vraiment pas la peine de s'y intéresser plus que cela... Un homme qui à probablement était voir ailleurs dans sa vie passé, ce n'est pas si rare que cela. Et que cette progéniture perdue s'incruste dans votre vie plusieurs années après alors que vous vous étiez confortablement installé avec une jolie femme et que vous lui ayez offert des enfants n'était pas un cas a part non plus. La question était... que voulait cette personne ? Une reconnaissance ? De l'argent ? Il était rare que ces affaires tournaient au bain de sang. Généralement, le petit cachottier payé pour le silence de la personne. Ici le cas n'était pas différent sauf que l'homme avait décidé de payer un village caché pour que sa réputation n'en soit pas dégradé d'avantage.

Ookami – Ce ne serait pas la première fois qu'un type aille coucher avec une autre et oublie qu'une femme peu tomber enceinte... Ce ne serait pas la première fois qu'un enfant caché face son apparition et qu'il demande une reconnaissance ou encore de l'argent... Il est possible également que cette fille, poussé par la colère d'avoir été abandonné ai envoyé cette lettre. Personnellement, je ne pense pas qu'il y ai matière à nous inquiéter. Soit le type ment et il nous sera facile de lui faire cracher les vers du nez, soit c'est un coup monté. Nous allons découvrir cela rapidement je pense...

Cela ne servait à rien de se prendre la tête avec les différentes possibilités. Il y avait tellement de choses à prendre en compte que cela s'annoncerait tout simplement difficile de déceler du vrai du faux. Alors Ookami laissait cela de côté et profitait pour... observait le poste arrière de sa collègue qui venait de subitement changer de ligne pour esquiver une branche d'arbre. A croire qu'il n'y avait pas suffisamment d'arbre dans cette forêt pour accueillir deux shinobi.

Le reste du trajet se passa relativement calmement. Ils firent une halte dans les alentours de midi à côté d'une rivière où Ookami pu profiter de l'eau pour se laver le visage qui avait était recouvert de boue à la suite d'une chute à cause de son arme qui s'était mêlé dans les broussailles. Il put après sa petite toilette rejoindre sa supérieure pour prendre le déjeuner pendant lequel les deux protagonistes restèrent curieusement silencieux. Ookami ne quittait cependant pas du regard la jeune femme qui se concentrait sur sa nourriture. L'homme admirait l'armure de la jeune femme qui était finement ciselé sur son corps tout en laissant ses atouts naturel respirer. Une armure pareil devait bien coûter quelque salaire, mais cela ne regardait en rien le jeune homme qui termina son déjeuner en jetant au loin les restants d'une pomme.

Il ne restait guère plus de deux heures de toutes pour arriver dans le village du commanditaire. Traverser Uke de long en large ne demandait généralement pas plus d'une journée, ils avaient cependant perdu un peu de temps en prenant le luxe de déjeuner. Maintenant une allure de croisière avec cette même formation, Ayame devant, Ookami derrière (probablement ralentit à cause du poids de son arme, mais celui-ci se refusait de l'admettre ) ils parcoururent les terres d'Uke, traversant, forêt, plaine, lac pour finalement arriver dans un petit village cotie. Le soleil se couchait au loin pour éclairer l'océan une dernière fois. C'était sous se merveilleux couché de soleil qu'Ayame regarda l'adresse de l'homme à rencontrer. Il n'y avait qu'une dizaine de chaumière dans ce village et trouver la bonne ne fut guère compliqué. Montant les trois marches du porche, Ookami toqua deux coups contre la porte en bois. Il y avait de la vie la dedans.


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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: CI045 - Souvenirs Enfouis   Mar 26 Juin - 16:59

Ayame: +20 Exp (Tu prendras l'exp avec ton nouveau perso)

Ookami: +28Exp
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