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 [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou

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Shinjin Isatsu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Jeu 16 Fév - 13:46

L'avantage de brasser de la paperasse un peu plus chaque jour, c'est justement de pouvoir être au courant de tous les rapports qui sont envoyés. Depuis quelques mois, d'ailleurs, il y en a d'inquiétant, à propos de Taki. Des hors la loi font rage, et le pays est trop fier pour recourir à un village caché... ou n'a pas les moyens. Ils vont utiliser leur propre armée. Ce qu'ils n'ont pas prévu, c'est que même en cas de victoire, au vue du potentiel nombres de brigands, ils n'auront plus les moyens d'assurer l'autorité sur leur propre territoire, ou au niveau de leurs frontières. Une crise qui en amène une autre. Les villages se doivent d'intervenir. Ne serait-ce que pour rappeler que ce sont eux qui gèrent le monde, et rappeler que les états ne sont là que parce qu'ils l'ont décidé.
Du coup, je commence à créer un dossier, avec les tenants et les aboutissants, pourquoi, quand, avec qui, les objectifs etc. En quatre heures, c'est monté. Sur ce coup là, je suis plutôt motivé. D'autant que si on recrute des gens à Kumo, ça me donnera l'occasion de voir Etsuko.

La première à convaincre est Hiei-sama. C'est le patriarche, qui est toujours à la tête du clan. Il ne va pas refuser un entretien avec son petit neveu préféré et probable successeur. Normalement non... pas après le désastre Akogare. Quoique je ne suis pas sur qu'il appelle cela un désastre, plus une divergence de point de vue. Tout de même, bannir un membre du clan, qui devient un des personnages les plus influents du village par la suite, j'appelle ça une erreur. Le bureau de Hiei-sama est immense. Il est assis au milieu. Je m'avance, le salue, lui donne le dossier. Il le lit. Le mobilier et luxueux, sans être oppressant. Sobre et cher. Bien équilibré, décoré avec goût. Tout le style du clan.

[Hiei] – L'idée est intéressante. Mais ce n'est pas à moi de le valider.

[Jin'] – Oui. Je préfère que vous soyez au courant de ce que je fais.

Et bénéficier d'un très bon appui politique auprès du conseil.

[Jin'] – Et que vous l'approuviez.

[Hiei] – Sinon?

[Jin'] – Je ne partirai pas.

Il sait très bien que du point de vue du clan, me laisser partir pour rejoindre ma bien aimée à Kumo (oh, il doit certainement savoir ce qu'il en est, je ne me fais pas d'allusions là dessus) est impensable. Mais à l'échelle du village, l'idée est bonne. Vue que les forces spéciales et grades supérieurs aux chuunins ne se déplaceront probablement pas, envoyé un chuunin et un genin est une bonne chose. Et, dans le cas où les autres villages penseraient qu'on prend cette menace à la légère, le fait est que le chuunin est un Hyuuga, ce qui donne à l'acte une marque de confiance et de respect. Politiquement parfait.
Il y a également une partie économique. Taki achète beaucoup, et étant un pays frontalier avec le pays du Feu, le marché potentiel est là, non exploité. Une petite aide de notre part va donner un petit coup de pouce aux entrepreneurs. Sur le plan militaire, aider à préserver les forces de Taki peut empêcher le pays du feu d'y avoir recours contre Konoha. Sur tous les angles, on se doit de bouger. Et puisque c'est moi qui l'est proposé.

[Hiei] – Tu es chuunin, je n'ai pas à me prononcer, et tu dois assumer tes choix.

Bien sure. Il ne peut pas dire non, tout comme il ne peut pas dire oui. Il préfère mettre cette responsabilité sur mes épaules... et après tout, ne suis-je pas chuunin? Je reprends le dossier, le remercie, le salue, avec toutes les normes de respects qui je lui dois, et part pour les bâtiments administratifs les plus importants, ceux qui abritent le bureau du Kage. Ce n'est pas elle que je viens voir, le conseil devrait faire l'affaire. Ils me font patienter, puis entrer. Avec chacun une version photocopiée du dossier, je fais vite ma présentation. C'est presque banal. Ils se concertent, et en une demi-heure, c'est jugé viable. Ils me demandent quand est-ce que je peux partir. Demain? C'est accepté. Je sors de la salle du conseil en leur laissant le dossier, je l'ai déjà mémorisé.

[Niko] – Alors, comment ça s'est passé?

Comme il en a récemment pris l'habitude, il grimpe vite et avec agilité sur mon épaule. Je réponds au lémurien.

[Jin'] – Bien. On part demain.

[Niko] – Moi aussi?

[Jin'] – Oui. Autant que tu vois Kiri, et autre chose de Kumo que leur demeure Toshiya. Mis je te réserve autre chose pour le début des opérations.

Kumo, il y est déjà allé pour apporter mes lettres à Etsuko. Autant lui montrer le reste des plus grands villages cachés. On rentre, et je le laisse lire pendant que je rassemble de quoi tenir pour une mission de longue haleine. Ses livres sont encore peu complexe, mais la vitesse à laquelle il a assimilé notre langue m'impressionne. Encore quelques mois, et il devrait même être en mesure d'apprendre des techniques de Konoha sur parchemin.

Justement, en parlant d'apprendre, il faut que j'ai en ma possession tous les outils de mon plan, et d'autres, aussi. La bibliothèque sera donc mon refuge, en espérant que je n'ai pas sous estimé ma capacité d'intégration. Au rayon des sceaux de communications... voilà : Dentatsuno Fuuin. Un sceau indispensable à la suite des opérations. J'ai entendu deux Hyuuga en parler, et ses capacités sont très intéressantes. Pouvoir communiquer en tout discrétion avec n'importe qui, ce exactement ce qu'il me faut. Le parchemin se déroule sur une table. C'est un sceau un peu plus complexe que ce que j'ai appris. Cette fois, sans l'attrait malsain des sceaux de destruction. Sans attrait particulier en fait. Une technique banale, qui ne fournit pas le même plaisir et la même satisfaction que d'apprendre un sceau violet. Le sceau est immense, et se condense. À force d'en étudier, on capte la technique pour les écrire plus facilement. Ma simple mémoire photographique ne suffit pas, il y a un ordre d'écriture à respecter, et c'est généralement du centre vers la périphérie.

[Niko] – Pas mal... ça te permet de communiquer via les pensées? C'est plutôt bien foutu.

[Jin'] – Tu connais ça?

[Niko] – C'est un langage qui ressemble un peu à ma langue natale.

Je prends une cancre qui sèche lentement, et reproduit le sceau sur un parchemin, en plus petit, en essayant de le répartir, ce qui marche assez bien. L'encre encore mouillée, le parchemin, enroulé autour du bras, s'imprime. Avec un plus petit pinceau, je fais les derniers ajouts à fleur de peau. L'encre se met à briller, puis sa couleur se ternit, grisonne, rapetisse, mais pas énormément, et finalement se stabilise.

Tu m'entends?

Oui... tous les humains apprennent les choses aussi vite?

Non, pas tous.


Donc maintenant, je communique avec qui je veux, quand je veux, et sans que personne ne soit au courant. Du coup, comme j'en suis à l'application de sceaux, autant biens faire les choses. Un sceau indétectable est donc posé sur mon épaule, juste après celui de mon bras. Ça donne une sorte de tatouage, gris et jaune. Esthétique, en plus. Je repasse mon bras dans mon kimono. On ne voit rien de l'extérieur.

Viens là Niko, toi aussi tu vas y avoir droit. Et aux deux.

Il a l'air plutôt content de tester les sceaux, et moi également, de savoir que ça marche sur lui.

***

La lumière du jour aveuglante, le mal de crâne, la bouche pâteuse, l'envie désespérée de fusionner avec mon lit... d'autant que je suis encore habillé. Je me retourne, de façon à ne pas faire face à cette lumière, et ça revient.
La soirée a commencé normalement... enfin il était facile de présager de qui allait arriver. J'avais trouvé un moyen de revoir Etsuko « officiellement ». Il y avait du rififi à Taki, et il était logique que certaines nations n'ignorent pas une bataille inévitable. Le menace était là, et il fallait réunir une équipe, qui pourrait se composer de plusieurs villages : Kiri, Kumo et Konoha. Il y avait encore le dossier de Kin sur mon bureau à l'académie, c'est elle que j'emmènerai.
Fen et Kanzaki était fiers de mon initiative. Ils le pouvaient, pour une fois que j'en prenais une. Alors ils ont voulu fêter ça, chez Maître Browly. Shooters, cocktails, kunoichi trop entrepreneuses avec un parti comme le mien. La soirée s'était déroulée dans les festivités, et j'en payais maintenant le prix. J'avais donné rendez-vous à Kin aux aurores. Eh merde! Soit deux heures de retard.

Le levé fut plutôt brutal. Du thé vert, en grande quantité, une douche. Heureusement que mon équipement était prêt. Une esquive d'explication devant le sourire narquois de ma mère, avec un regard sérieux qui voulait sans doute parler de mes décadences qui devenaient fréquentes. Nous avons une image à défendre, je sais Shizaké. Avec deux heures de retard, on n'est pas à quelques minutes près. C'est dans la rue, en marchant, avec lunette de soleil, sac à dos en bandoulière sur un kimono, tasse de thé vert à la main que j'y vais. En espérant qu'elle n'ait pas fui en voyant que je n'étais pas là. Heureusement que les genins ne peuvent pas sortir seuls du village. Car j'aurais été à sa place, je ne me serais pas attendu.
Elle est toujours là, et comme on pouvait s'y attendre, légèrement excédée par ma ponctualité. Quitte à être désagréable, autant ne pas l'être à moitié. Elle a l'air prête, plus que moi, en tout cas. Je la regarde avec un air qui se veut méprisant.

[Jin'] – On y va?

Taki est à trois jours de marche tranquille. Oui, on va y aller tranquillement. Le premier jour, du moins. Elle a l'air vexée que je ne me sois pas excusé pour mon retard. Tant pis, cela servira à garder une certaine distance entre nous, je suppose. D'un autre côté, Niko sur mon épaule ne doit pas particulièrement aider. Je lui ai conseillé de ne pas trop parlé devant des inconnus, histoire qu'il passe pour un animal de compagnie, et pas comme une étrangeté. Fait étonnant, il m'a écouté, et ce contente de la dévisager de ses petits yeux noirs au milieu de tâches blanches.
Pour le déjeuner, je trouve une arbre un peu plus gros que les autres, avec une branche qui puisse nous soutenir tous les deux. Elle obéit quand je luis demande de venir pour la briefer sur la situation.

[Jin'] – Nous nous dirigeons actuellement vers Taki, où je vais lutter contre une organisation criminelle locale, avec l'aide des autorités. Ton boulot va être d'infiltrer cette organisation. Elle porte le nom d'Hokekyou. C'est une sorte de pègre locale, qui a évolué en milice, et qui se cache. On pense qu'ils ont établi leur QG au Nord, dans les plaines de Taki. Personnellement, je pense qu'ils se doivent d'avoir une communication maritime, pour des raisons logiques évidentes. Il me faut une personne à l'intérieur, afin de rassembler plus d'informations : où sont-ils, que font-ils, quel est leur chef, leurs effectifs, leurs moyens. C'est pour cela que tu dois les infiltrer.

Ta couverture : Kin Yakah. Tu es une sorte de femme qui avance dans l'illégalité. Tu as grandi à côté de Konoha, dans un village nommé Honoko, célèbre pour ses parfums (j'ai falsifié des documents, si jamais on cherche à vérifier). Ta mère travaillait à la parfumerie, et ton père était shinobi, d'où des quelques techniques de bas niveau. Dans un jours nous arriverons dans la capitale de Taki, et il va falloir que tu te fasses remarquer, comme tuer quelqu'un d'important, ou faire un casse. Je serais déguisé, car mes yeux trompent peu de monde, mais il faut qu'on entende parler de toi. Ensuite, tu iras te réfugier dans les villages côtiers, au nord, pendant que j'irai chercher le reste de l'équipe à Kiri et Kumo, et Hokekyou ne devrait pas trop tarder à essayer de te recruter, dans l'approche d'un conflit direct avec Taki.

Je vais donc te demander de me confier ton bandeau. Ah... et je te présente Niko. Il t'accompagnera durant ta mission. Une femme avec un lémurien se remarque plus qu'une femme seule. Il parle, mais est aussi en mesure de communiquer avec toi sans parler. Tout comme moi d'ailleurs.


[Niko] – Salut.

[Jin'] – Des questions?

Spoiler:
 


La faim justifie les moyens...


Dernière édition par Jin' le Sam 3 Mar - 0:32, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Ven 17 Fév - 13:27


Rin Tenson - Non, aujourd'hui, pas de pratique.

Etsuko - On va faire quoi alors ? Contempler les brins d'herbe du jardin ?

Le vieil homme tendit un parchemin scelle a la demoiselle, qui le regarda d'un oeil suspect. Elle l'aggripa a la volee, l'ouvrit precautionneusement, puis en lit les premieres lignes.

Etsuko - Une mission intervillages ?

Rin Tenson - Oui. Et le depart est en debut d'apres midi.

Etsuko - Mais pourquoi moi ?

Rin Tenson - Parce que je l'ai decide, et que j'ai inscrit ton nom sur cet ordre de mission.

Il croisa les bras, et d'un air empli de fierte enchaina aussitot.

Rin Tenson - Il est temps que tu montres ta valeur dans ce village. Tu as selon moi le potentiel pour faire largement parti de la prochaine promotion de Chuunins. Si tu souhaites y parvenir, il va falloir commencer a te faire connaitre.

Elle jeta de nouveau un coup d'oeil a ce parchemin, puis se gratta la tete du bout des doigts. Elle ne savait qu'en penser. La Toshiya se sentait vraiment reconnaissante des efforts de son nouveau sensei pour la faire grandir, mais d'un autre cote, s'en sentait-elle capable ? Cette foutue maladie respiratoire lui empoisonnait l'existence des qu'elle souhaitait prolonger un effort physique, et sans son inhalateur qu'elle portait constamment sur elle, elle aurait deja succombe depuis bien longtemps. Il y avait fort a parier que si Kumo l'apprenait, elle ne pourrait meme plus compter dans l'effectif shinobi et serait renvoyee chez elle. Par nervosite, elle se mit a faire tournoyer le petit escargot de bois confectionne par Dame Tezuka pour inhaler la poudre medicinale qu'elle lui envoyait tous les mois. D'un coup, Rin posa les mains dessus.

Rin Tenson - Et c'est aussi pour ca que je souhaite te voir partir.

Il sortit un petit papier de sa poche, qui contenait un nom, une adresse, ainsi qu'un petit dessin representant une grue devant un soleil couchant.

Etsuko - Aneko Watagame ?

Rin Tenson - C'est le nom d'une herboriste qui habite a Taka. Une amie de longue date, aux connaissances medicinales impressionnantes. Elle sera certainement capable de te guerir de ton mal. Montre lui ce papier, elle saura que cela vient de moi.

Seul Rin-sama, Hatsu-sama et Hoshi-sama etaient au courant de ses difficultes medicales. Trois sensei, trois amis, trois personnes qui l'avaient aidee a avancer sur le chemin de sa vie. Le vieux monsieur emit un sourire bienveillant. Elle le lui rendit, au centuple. Cet homme etait bon, il etait la bonte meme, elle lui devait tant, alors qu'il ne la connaissait que depuis quelques mois... Elle fourra le papier dans sa poche.

Etsuko - Qu'attendons nous alors ?

Rin Tenson - Vas preparer tes affaires, le depart est pour 14 heures. Tu seras accompagnee par un Oi-Nin qui a lui aussi a faire dans la zone. Le parchemin inclut les coordonnees du point de rendez-vous avec les autres shinobis que tu rencontreras. Allez zou.

Comme une enfant, elle sautilla vers la sortie, puis s'interrompit presque aussitot.

Etsuko - Rin-san ?

Rin Tenson - Oui ?

Etsuko - Merci pour tout.

Rin Tenson - Allez fonce, tu vas etre en retard.

Elle le regarda quelques instants de ses grands yeux de jais. Il lui fit un petit signe du doigt, et elle sortit de la pagode, direction son appartement pour preparer ses affaires. Une fois rentree, elle prit le temps de lire le parchemin de long en large, chose qu'elle n'avait pas encore pris la peine de faire. La mission ne paraissait pas aisee, mais pas impossible non plus pour des shinobis. Une organisation a demanteler, pourquoi pas. Ce serait une occasion ideale de montrer a ses superieurs ses nouveaux talents acquis a la sueur de son front. Ses yeux atterirent enfin sur la liste des personnes requises pour former le groupe.

Son coeur fit un double backflip inverse.
Jin ? Impossible !

Dame Chance lui jouait decidemment bien des tours, voila que le Chuunin de Konoha attitre a la resolution de la menace etait exactement la personne parmi tout le visage qu'elle voulait revoir absolument... Elle fonca dans son tiroir, et sortit un parchemin qu'elle ouvrit en grand sur la table de son salon. Dessus, un sceau, complexe, subtil. Tout en haut, son nom.

Amitie.

Un joli euphemisme pour ce qu'elle comptait en faire, mais il allait resoudre tous ses problemes, et lui permettre de voir celui qu'elle cherissait plus que tout sans aucune contrainte ni risque.


Etsuko - Attends moi, j'arrive Jin.

La fin de la matinee fut sous le signe de l'enthousiasme et de la precipitation. Pele-mele, elle enfourna quelques vetements de rechange dans un tout petit sac, puis enfila sa tenue specialement concue pour les missions, afin de lui permettre d'utiliser sa piece maitresse sans contrainte. Un petit manteau de cuir tres flexible venait recouvrir une armure ninja fine et coupee au niveau des epaules, afin de permettre a la Toshiya une mobilite parfaite de ses membres superieurs pour pratiquer le Kyudo. Pour proteger cette partie du corps, elle avait installee sur le manteau de cuir des renforcements speciaux au niveau des bras. Elle ne perdait ainsi rien en protection, et elle pouvait manier son arc sans aucun probleme. Elle ouvrit d'ailleurs la porte du petit reduit qui lui servait a conserver In'Ki, son arc sombre, qui faisait a peu pres la meme taille qu'elle. Il tronait sur un petit presentoir qui l'eloignait des courants d'air du sol. Magnifique, cisele dans un bois foudroye, il faisait la fierte d'Etsuko. Elle l'avait fabrique elle-meme, a l'aide de Kanza-sama, et depuis ses derniers entrainements plutot probants, elle savait maintenant qu'elle etait en mesure de faire de son outil une veritable arme mortelle. Elle enfila le carquois, cala l'arc dans son dos, saisit d'une main le leger sac de vetements, et se dirigea vers le point de depart. La Porte Ouest, qui donnait sur les grandes plaines verdoyantes de Kumo, semblait deja animee d'une vie citadine grouillante. Des marchands s'entremelaient dans la place au devant de la porte de bois, gardee par deux shinobis, qui controlaient les entrees. Tout pres d'eux, au travers de la foule, la Genin apercut une tete familiere. Elle se faufila discretement jusqu'a l'imposante stature de celui avec qui elle avait deja partage un bon morceau de chemin, lors de sa premiere mission d'importance. Yamada Toshiya. Un simple signe de tete marqua les salutations. Etsuko etait deja au courant de sa tendance taciturne et de sa propension a eviter tout sujet qui fache. Mais malgre tout, elle etait heureuse de faire ce voyage avec lui.

Yamada - Prete ?

Etsuko resserra rapidement ses sandales ninja, puis s'etira doucement le temps de revenir a sa position initiale.

Etsuko - C'est parti !

Le voyage se deroula comme prevu. Simple, sans accroc, mais surtout silencieux. Le rendez-vous avait lieu a quelques heures du village de la Foudre, sur le croisement principal qui menait vers le pays de la Cascade. La Toshiya ne s'apercut meme pas du voyage. Les heures avaient semble des secondes. Elle etait bien trop preoccupee par les enjeux de son voyage. Des milliers de pensees positives s'entrechoquaient dans sa tete, entre la promesse des retrouvailles avec Jin', la future rencontre avec Aneko-sama, la potentielle promotion, ou du moins, le rapprochement vers celle-ci qu'engendrerait une reussite de la mission. Son cerveau n'avait meme pas encore eu l'occasion de penser a la maniere de realiser la mission. Tout ce qui comptait pour le moment, c'etait l'esperance. A une dizaine de minutes du point de rencontre, Yamada se separa soudainement d'Etsuko, sans bruit, sans salutations, a la maniere de Yamada tout simplement. Etsuko ne le prit pas mal, elle comprenait maintenant le fonctionnement de son lointain cousin, et ne lui en tint pas rigueur. Il devait certainement ne pas avoir envie de croiser du monde. Le monde des politesses et de la societe etait une science bien etrangere a ses yeux.

Le chemin des plaines deboucha sur l'oree d'une foret, a un croisement ou trois routes se rejoignaient. La premiere partait vers l'Est et le village de Kumo, la seconde vers le Sud, et la derniere vers l'Ouest, a travers les bois, et les frontieres des pays frontaliers. La Genin apercut une ou plusieurs silhouettes. Elle y etait presque, voila des mois qu'elle attendait ce moment. Elle accelera le pas sans meme s'en rendre compte, tout son etre n'aspirait qu'a ca. Il etait la, tout pres, elle le savait, les sceaux de ses avant-bras fremissaient de leur liaison commune avec le Hyuuga. Elle envoya un veritable Tsunami de sentiments a travers le lien, et le vit frissonner.

Enfin, ils etaient de nouveau ensemble...


J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi. Le vent les portera.

MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Sam 18 Fév - 18:30

Kin se leva de son lit difficilement. Elle avait fait un effort pour être debout plus tôt que d'ordinaire car elle avait rendez vous avec Shinjin Hyuuga. Après s'être préparer rapidement elle réunit son équipement et sortit de chez elle. La lumière frappait le visage de la jeune femme dont les yeux se plissèrent. Elle se dirigeait vers le point de rendez vous que Jin' lui avait imposer avec le sourire. Ne sachant pas encore à quoi s'attendre de cette journée, elle souriait en se disant que, sans doute, aujourd'hui elle allait vivre une aventure épique. Déambulant dans les rues ensoleillées de Konoha, Kin rêvait à ses futurs exploits.
Au loin, elle aperçut l'endroit où devrait se tenir Jin'. Il n'était pas là mais Kin se dit que cela était une bonne chose. Il la complimenterait sans doute sur sa ponctualité exemplaire. Elle décida donc de se tenir debout, aux aguets et attendre le jeune homme. Le temps passait et aucune nouvelle de Jin'. Soit il était en retard, soit il était mort... De toute façon cela importait peu car une fois qu'il serait là, elle le tuerait. On ne faisait pas attendre Kin Saitô sans en payer les conséquences. L'air fâché, elle décida de patienter encore un peu.

Au bout de deux heures d'attentes, Kin était à bout de nerfs. Une silhouette se dessina à l'horizon. C'était le jeune ninja qui arrivait, un lémurien posé sur son épaule. Elle n'était pas à l'aise avec ce genre d'animaux mais tenta tant bien que mal de tolérer sa présence. Une vague grimace mêlant dégout et mécontentement elle salua Shinjin qui la regardait d'un air sévère.

*Qu'est ce qu'il a? Il aurait au moins put s'excuser. Quelle impolitesse!*


«On y va?»

S'exclama-t-il.
Kin acquiesça sans un sourire.
L'heure du déjeuner arrivant à grands pas, ils s'essayèrent tout deux sur la branche d'un arbre. Jin' la briefa à propos des tenants et aboutissants de la mission à venir.

«Nous nous dirigeons actuellement vers Taki, où je vais lutter contre une organisation criminelle locale, avec l'aide des autorités. Ton boulot va être d'infiltrer cette organisation. Elle porte le nom d'Hokekyou. C'est une sorte de pègre locale, qui a évolué en milice, et qui se cache. On pense qu'ils ont établi leur QG au Nord, dans les plaines de Taki. Personnellement, je pense qu'ils se doivent d'avoir une communication maritime, pour des raisons logiques évidentes. Il me faut une personne à l'intérieur, afin de rassembler plus d'informations : où sont-ils, que font-ils, quel est leur chef, leurs effectifs, leurs moyens. C'est pour cela que tu dois les infiltrer.»

Mentir, espionner et faire semblant? Pas de soucis pour Kin qui souriait déjà tant cette mission lui semblait faites pour elle. Il poursuivit:

«Ta couverture : Kin Yakah. Tu es une sorte de femme qui avance dans l'illégalité. Tu as grandi à côté de Konoha, dans un village nommé Honoko, célèbre pour ses parfums (j'ai falsifié des documents, si jamais on cherche à vérifier). Ta mère travaillait à la parfumerie, et ton père était shinobi, d'où des quelques techniques de bas niveau. Dans un jours nous arriverons dans la capitale de Taki, et il va falloir que tu te fasses remarquer, comme tuer quelqu'un d'important, ou faire un casse. Je serais déguisé, car mes yeux trompent peu de monde, mais il faut qu'on entende parler de toi. Ensuite, tu iras te réfugier dans les villages côtiers, au nord, pendant que j'irai chercher le reste de l'équipe à Kiri et Kumo, et Hokekyou ne devrait pas trop tarder à essayer de te recruter, dans l'approche d'un conflit direct avec Taki.»


Tuer quelqu'un? Kin n'avait jamais eu l'occasion d'assassiner ou de combattre quelqu'un. Bien sûr, elle avait tuer son père mais cela avait été un geste réfléchi et désespéré fruit d'une longue souffrance. Quoi qu'il en soit, elle n'avait jamais affronter un adversaire en combat régulier et à cette idée, elle se dit que cette mission était, mine de rien, plus compliquée que ce qu'il lui parut...

«Je vais donc te demander de me confier ton bandeau. Ah... et je te présente Niko. Il t'accompagnera durant ta mission. Une femme avec un lémurien se remarque plus qu'une femme seule. Il parle, mais est aussi en mesure de communiquer avec toi sans parler. Tout comme moi d'ailleurs.»


A ces mots, la jeune femme frissonna. Cette bête devait l'accompagner? Hors de question qu'elle grimpe sur son épaule! Elle dénoua son bandeau de ninja et le tendit à Jin' à contre cœur. Cela était judicieux de le retirer pour passer inaperçu mais sans ce symbole de son appartenance à Konoha, elle se sentait nue et vulnérable.
D'après les dires du jeune Hyuuga, le lémurien et lui même seraient capables de communiquer avec elle par télépathie. Ce concept ne lui plaisait pas du tout! Elle ne laisserait pas un lémurien s'introduire dans son esprit afin d'y répandre sa vile parole.

«Salut.»

Dit le lémurien via télépathie.
Des tremblements parcoururent l'ensemble du corps de la jeune femme. Une forte nausée la submergea. Pourquoi tout cela tombait sur elle? Elle n'avait pas mériter un tel châtiment...

«Des questions?»

Demanda Jin' à la jeune femme.

«Euh... Est ce que Niko est-il obliger de voyager sur mon épaule? Je ne suis pas très à l'aise avec les animaux...»

Sur ces mots, elle se leva et se laissa tomber de la branche de l'arbre. Les pieds au sol, elle observa le ciel se disant que cette épopée qu'elle s’apprêtait à vivre serait mémorable.


"Les branches des arbres trop chargés se rompent."
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Lun 5 Mar - 1:19

Spoiler:
 

La première partie du plan était donc claire, il ne restait qu'à l'appliquer. Et à espérer que cela se déroulerai sans encombres. Mais les le bruit d'une bataille s'était répandu, j'étais dans mon droit en pensant que Hokekyou allait recruter en revoyant leurs critères à la baisse. Kin avait voulu savoir si Niko allait être obligé de voyager sur son épaule. Elle ne semblait pas à l'aise avec lui. C'était un lémurien, qui parlait et faisait du ninjutsu... c'était justement pour cette dernière caractéristique que je lui faisais faire équipe avec Kin.

[Jin] – Non. Il est là pour transmettre les informations.

Comme prédit, je me transforme en quelque chose de plus choquant. Plus grand, plus costaud, avec un physique un peu plus agressif. Il fallait maintenant qu'on trouve un moyen de se démarquer. Un coup d'éclat, qui ne devait pas cependant trop attirer l'attention des autorités. Ou alors simplement demander du travail de mercenaire, ayant entendu les prémisses d'une bataille? Non, c'était à Hokekyou de venir à Kin, et non l'inverse.
Le soleil commence à décliner, et une ville s'impose à nous. On remarque l'influence des deux partie présents par leu présence dans les villes. Les autorités ont effectivement perdu du territoire, d'où la nécessité pour eux de ramener la bataille sur un seul front. Ici, Hokekyou domine. Peu de gardes, mais tout de même des hommes armés qui rôdent. Que se passerait-il s'ils se rencontraient? Il y a justement une auberge, ou de chaque côté de la rue, on peut voir les deux camps stagner. Une frontière virtuelle.

[Jin'] – On va rentrer... ça me paraît être une bonne opportunité.

C'en était effectivement une. La tension de l'endroit est palpable. Les gens ne rient pas, parlent à voix basse, et nous regardent tous dès que nous entrons. Je regarde Kin, elle est très pro, et ne laisse rien transparaître. Finalement, après avoir fait le tour de la salle par dessus mes lunettes, je les remonte et me dirige vers le bar. Les gens ne cessent de nous regarder. Attendent-ils de connaître de quel côté nous allons nous ranger avant de faire quoi que ce soit? Ou bien c'est une bagarre qu'ils attendent? Il y a cinq fonctionnaires de Taki en train de boire à une table, et d'autre gars armés à une autre. Une vraie bombe à retardement, cet endroit.

[Barman] – Qu'est-ce que je vous sers?

[Jin'] – Alcool de patate. Deux verres, une bouteille.

Il sort deux shooters, les remplit, et pose la bouteille en s'accoudant a bar. Il parle bas.

[Barman] – Qu'est-ce qui vous amène dans la région?

[Jin] – On cherche du travail.

Sur ce coup, je préfère ne pas mettre les pieds dans le plat. Plutôt que d'éveiller la méfiance, espérons éveiller la possibilité de futurs mercenaires. Une main vient se poser sur mon épaule. D'où je suis, je vois les probables membres d'Hokekyou. Aucun n'a bougé, c'est donc un membre officiel de Taki. Parfait.

[Garde 1] – Et! Les singes ne sont pas acceptés ici.

Je m'adresse au barman.

[Jin'] – Dis à ton gars d'ôter sa sale patte de mon épaule.

Et à Kin, par voie télépathique, par voie télépathique.

Je prends celui là. Quand les autres se déplaceront, prends en deux, je m'occupe des deux autres.

[Garde 1] – Bon, je vais être sympas, et je te laisse trois secondes, à toi et ta salope, pour vous tirer d'ici. Un...

Je me retourne et le regarde droit dans les yeux.

[Jin'] – Deux.

Voilà comment les choses vont se passer. Il va vouloir m'attaquer, et je vais me baisser, pour relever derrière lui, saï en main. Je le pousse, il tombe sur le bar, je l'y cloue avec le saï. Puis je saisis le kunaï. J'attends qu'un des gardes m'attaque pour esquiver, en tournant dans son dos, tout en lui tranchant la gorge, pour revenir me saisir du saï et le planter dans un troisième. Après, voir si je peux aider Kin.

[Mercenaire 1] – Trois...Il applaudit.Est-ce que ce singe dérange quelqu'un, ici? Et puis, nous sommes entre des gens civilisés, on ne parle pas comme ça à une dame.

Le gars est resté assis sur sa chaise, en train de se balancer, les pieds sur la table. Si avant les gens chuchotaient, il n'y a maintenant plus aucun bruit. Un téméraire par même en courant. Le message est assez clair : ça va saigner. Je suis toujours en train de fixer le garde. Droit dans les yeux, il commence à comprendre la situation délicate dans laquelle l'a mis son striptease d'organe génitale. Les gens qui font le concours de la plus grosse bite se la font souvent couper.

[Jin'] – Dans ce cas, je pense que tu devrais t'excuser.

Deuxième silence... il faiblit, baisse les yeux.

[Garde 1] – Je m'excuse. J'ai un peu trop...

[Jin'] – Pas à moi. À mon singe.

J'espère pour cet homme qu'il ne joue pas au poker. Je suis en train d'esquiver avant même qu'il commence à essayer de m'attaquer. Il tombe sur le bar, et je le cloue. Un autre est tout de suite sur moi, deuxième esquive, avant une carotide tranchée, envoyer son jet sanguin, par spasmes, sur le bar, à côté de son collègue. J'ai ensuite juste le temps de m'écarter et de planter le saï dont j'ai repris possession dans le troisième. Kin en a éliminé un. Face à elle, le deuxième me tourne le dos. Avec le saï, je lui tranche les ligaments, il tombe, et je l'égorge avec le kunaï.
Tout s'est passé plutôt vite, et je peux voir que celui de Kin respire encore. Elle ne l'a pas tué. Sur ce coup là, j'ai misé gros sur Kin, et sur les informations qu'elle est susceptible de rapporter, en jugeant qu'elles seraient plus importantes que les effectifs que je viens d'éliminer. J'essuie mes lames sur les vêtements de mes victimes, et me ressers un shooter, que je bois. En regardant le patron.

[Jin] – Réflexion faîte, je pense que je suis juste de passage.

Je me tourne ensuite vers Kin.

[Jin'] – Je t'avais dit que je t'emmènerai jusqu'à Taki. Voilà chose faîte. C'est ici que nos chemins se séparent. Au plaisir. La bouteille est pour moi.

Je pose l'argent sur le comptoir, et sort, en passant devant la table des membres d'Hokekyou, qui n'ont probablement pas bougé. Le reste ne concerne plus que Kin, à qui une porte d'entrée dans l'organisation est en train de clairement se dessiner. Il ne me reste donc plus qu'à rassembler le reste de l'équipe, en laissant quelques jours d'avance à Kin pour qu'elle puisse s'infiltrer au mieux. Je disparais ensuite. En dehors des routes, durant une journée, je brouille les pistes, jusqu'à la frontière. Là, toujours sur mes gardes, et avec l'aide du Byakugan, je m'assure ne pas être suivi, et fait tomber le Henge, enfin. Mon chakra est enfin déchargé. Je sors mon saï, il y a quelqu'un d'autre. Mes ma garde retombe quand je vois le bandeau de Konoha, au dessus d'un masque d'ANBU.

[ANBU] – Le rendez-vous est confirmé. Votre équipe se rejoint à l'Ouest de Kumo.

Pas un autre mot, et il disparut, sortant également de mon dojutsu. Ce qui m'arrange, je n'ai pas besoin de faire un détour par Kiri. D'un autre côté, Kin aura moins de temps. Le voyage est assez monotone, j'évite de trop me faire remarquer, esquivant les voyageurs quand je le peux, les routes, tentant les raccourcis, etc. Au fur et à mesure que je m'approche de Kumo, les sceaux s'activent. Je sens Etsuko, d'abord infime, puis de plus en plus. Au fur et mesure que je me rapproche. C'est finalement une vague d'émotions, plus ou moins correctes, qui me parviennent, sur les derniers instants. Avant de comprendre ce qui se passe, je l'ai déjà dans mes bras, en train de l'embrasser. Trop de temps que nous sommes séparés, un baiser vaut bien des mots. D'autant que je ne suis plus obligé de parler pour communiquer. Et encore plus avec elle.

Nous avons plus d'une journée devant nous avant que l'équipe de Kiri n'arrive.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Mer 14 Mar - 17:18

Lya – Magne toi un peu, on va être en retard.

On voyait bien que ce n'était pas elle qui portait les bagages. Ookami ne savait pas quelle mouche lui avait piqué de demander à CETTE prof de l'aider au combat. Il devait y avoir quoi ? Une bonne vingtaine de professeurs bossant pour l'académie, mais il avait fallu qu'il demande à elle, la plus dingue, la plus impulsif, mais surtout la plus caractériel de tous. Avec elle, l'enfer commençait sur terre. Il n'y avait que lorsque son putain de baladeur tournait un slow ou une chanson d'amour que le pauvre gars pouvait souffler un peu.( à ces moments précis, Ookami craignait même qu'elle ne lui saute dessus.) Cela faisait à présent quelque semaine que le jeune homme originaire du pays de la foudre avait demandé de l'aide à la Kiréenne. On ne pouvait dire qu'il avait réellement progressé depuis. Elle se contentait de lui faire porter des charges lourdes d'un point A à un point B, pour augmenter sa « force physique » disait-elle. Mais lorsque l'on se retrouve à porter cette femme d'un bar ou elle s'enfile une bouteille de saké à son domicile toutes les soirées, cela commence à devenir lourd.

Mais aujourd'hui, l’entraînement avait prit une toute autre signification. Il y avait toujours ces charges à porter, ici il s'agissait de trois sacs de bagage rempli à ras-bord de fringue, un string devait même dépasser d'une valise. Le trajet lui aussi était différent. Ce n'était plus raccompagner une femme totalement bourré qu'il fallait faire, mais rejoindre un pays où une lutte pour le pouvoir semblait avoir lieu. Il ne faisait aucun doute qu'un combat allez avoir lieu et c'était pour cette raison que Lya avait choisi d'emmener Ookami avec elle. Pour le forger et le voir « combattre comme un homme » disait-elle. Tout cela n'était pas bien clair, plus de renseignement aurait été le bienvenue.

Ookami – Dit Lya, tu pourrais m'en dire un peu plus sur la mission non ? Lya ? Tu m'écoutes ? Lya !

Lya – QUOI ?!

Ookami – Euh... rien.

Comme à son habitude, la femme c'était perdu au son de sa musique. Ici, la coupure ne fut pas bien grave, Ookami était encore entier et il s'était simplement heurté à un mur que Lya avait l'habitude de bâtir entre elle et ses « élèves ». Il y avait eut des cas ou... les choses s'étaient plutôt mal déroulé. Des rumeurs sur des accidents où un malheureux avait eut la mauvaise idée d'éteindre le baladeur ou encore de couper Lya en plein one-women show. Lya était une personne étrange, très étrange. Certain désigne sa plastique comme légendaire, tout comme son caractère, mais peu son capable de vous dire si sa plastique vaut réellement le coup de s'y frotter. Ils devaient être une poignée à pouvoir témoigner bien que la plupart aimerait ne plus entendre parler d'elle. Car oui, Lya avec sa plastique aimait les hommes, mais généralement les relations d'une soirée. Pas qu'elle les fou dehors, mais plus qu'une soirée avec elle vaut probablement toute une vie avec une autre femme. Bref, Lya était ce qu'on appelle une célibataire de toujours bien qu'elle vu les hommes défiler devant elle.

La journée se termina comme elle avait commencé, au rythme de la musique de Lya. Car oui, bien qu'Ookami portait les bagages, c'était Lya et sa musique qui dictait le rythme de la marche et malheur à celui qui ne parvenait pas à suivre. La nuit tombait et Ookami se laissa tomber au sol, bagages complet qui le suivaient. Il observait Lya, le visage plaqué contre l'herbe, la jeune femme dansait avec énergie sans craindre une attaque ou bien même... la chute. Sans réellement réfléchir, l'homme s'était retrouvé en dessous de la jeune femme à lui servir de coussin amortisseur. Aussi proche qu'étaient les deux protagonistes, Ookami pouvait entendre sans mal la musique qu'écoutait la jeune femme.

Lya – Qu'est ce que tu fous ?

Elle se releva sans manquer de s'appuyer de tout son poids sur l'homme qui ne manqua de faire la grimace.

Ookami – Au moins, tu écoutes de la bonne musique.

Elle se stoppa un instant, daignant poser son regard un instant sur l'être qui était censé être son élève. On ne pouvait réellement lire sur son visage ce à quoi elle pensait. De la surprise ? Du dégoût ? On ne pouvait le dire. Et finalement, elle finit par lâcher un petit pouffement avant de s'engouffrer dans sa tente. (car oui, Lya ne dormait pas à la belle étoile, son corps ne supporterait pas le contact rugueux du sol.)

Lya – Mêle toi de tes affaires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les tours de garde étaient loin d'être équitable. Toute la nuit pour Ookami et deux heures pour Lya ( les deux heures pendants lesquelles ils étaient censé déjeuner et se laver, Ookami les exploités plutôt à fermer l’œil.) La fatigue pouvait se lire sur le visage de l'homme. Ses cernes étaient aussi noir que celle d'un homme sur son lit de mort, sa machoire était sur le point de se décrocher à force de bailler et surtout, il lui arrivait de fermer les yeux juste quelques secondes... secondes qui avaient tôt fait de se transformer en dizaine et qui le fit chuter lourdement, les vêtements de Lya (débardeur en tout genre, string et soutient gorge qui allait ensemble, mini short etc...) en voyant cette garde robe, il était difficile si oui ou non ils se rendaient bien en mission.

Lya – Fait un peu attention si tu veux pas que j'emprunte tes vêtements, tu voudrais pas finir cette mission à poil quand même ?

Comme-ci cela la dérangerait... Il se dépêcha de remettre tout dans la valise sans trop penser sur quoi il mettait les mains, ni même l'endroit ou ces dit objets se rendaient. Le reste du trajet se passa sans trop d’embûche et ils finirent par déposer une seconde fois les bagages. Alors qu'Ookami tentait tant bien que mal à rester éveiller, Lya lui donna un bon coup de fouet en se baladant devant lui dans sa petite nuisette rose bonbon légèrement transparente.

Lya – J'ai oublié ma bouteille d'eau... QUOI ?!

Ookami – Rien, rien...

Était-elle réellement une kunoichi pour se balader ainsi en pleine nature.... Ookami imaginait déjà une attaque de brigand ou Lya serait obligé de se battre dans cet accoutrement. Les pirates seraient probablement vaincue aisément à cause de leur paralysie dû à la plastique protubérante de Lya. Était-elle assez maline et fourbe pour employer pareille technique ? Cette question fut la principale occupation de l'homme lors de cette nuit où il ne put une nouvelle fois fermer l’œil de la nuit et où l'idée de rejoindre Lya sous la tente lui avait à plusieurs reprise traversé l'esprit.

Il ne restait guère plus d'une heure avant de rejoindre le point de rendez-vous. Le matin même, alors qu'Ookami avait fermé les yeux et que Lya lui avait giflé le visage avec un plaisir fou, elle avait prit la peine de lui expliquer enfin le but de cette mission. Et à présent qu'ils arrivaient sur le lieux de rendez-vous donné par l'organisateur de cette petite escarmouche, l'étudiant comprenait pourquoi la jeune femme avait prit avec elle la moitié de sa garde robe. La situation était certes inquiétante, mais rien n'indiquait que le conflit allait s'arrêter après une première bataille. Il était possible que les deux protagoniste se retrouve coincer dans ce pays une paire de semaine. Lya n'avait pas envie de porter les mêmes sous-vêtements sans arrêt et donc de passer pour une crasseuse et dieu sait qu'Ookami en avait conscience...

Ils y étaient enfin arrivé... Ookami déposa les bagages à ses pieds et reprit son souffle tandis que Lya remettait l'une de ses mèches rebelles à sa place pendant qu'elle évaluait les membres qui constituaient le groupe.

Lya – Nous l'équipe de Kiri. Ou en est la situation ?


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MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Jeu 12 Avr - 11:59

Etsuko avait ses bras sous les miens. La presque totalité de nos deux corps étaient en contact. Bien qu'elle connaisse quelques routines de sa famille en matière de taï shi, je lui montrai maintenant comment le mienne procédait. Avant, je lui avait également expliqué tous les avantages de cet exercice relaxant le matin. Tantis que nous bougions lentement, dans des mouvements amples et gracieux, un petit feu chauffait la théier. Une chose que j'avais pris l'habitude d'emmener. Plus je vieillis, et plus je prends des petites habitudes. Pour intituler celle là, on pourrait utiliser une question : comment vivre sans thé? De même, comment vivre sans taï shi?
L'eau rentra en ébullition, il était donc temps d'arrêter l'exercice. Je sors deux tasses... petits, rondes, sans anse, de couleur noire.

[Etsuko] – Quelqu'un vient.

Mon dojutsu me permet de les identifier bien avant qu'ils entrent dans notre champs de vision. Ce sont deux shinobis de Kiri. Il y a une femme, belle, pulpeuse, en train d'écouter quelque chose. Musique, rapport de mission. En vue de l'électronique, j'aurais plutôt tendance à dire de la musique. Elle est trop belle pour être une shinobi. Mais ce n'est pas la même beauté que Shizaké. Beaucoup plus... désinvolte, pour éviter de dire grossière. Le genre de femme qui est belle, qui le sait, et qui en profite pour vivre sa sexualité exacerbée. Pour ce qui est de son niveau, je pense qu'elle en possède un bon, car toute cette façade ce charme ne peut pas cacher quelque chose de décevant. Pour ce qui est de l'autre. Il est grand. Plus grand que moi (elle aussi en fait. Ce n'est pas dur), plus musclé, mais il a déjà beaucoup trop vécu pour son âge, et beaucoup trop souffert. Ça, c'est que m'indiquent son corps et ses souvenirs. C'est également lui le subordonnée de l'équipe, car il porte le paquetage des deux. On note quelques cernes, donc il n'a pas du beaucoup se reposer ces derniers temps, peut-être au profit de sa supérieure.
Du coup, deux tasses supplémentaires. Je n'en ai que quatre, c'est juste. Pile à l'heure pour le thé. C'est de la magie. Ils arrivent une dizaine de minutes plus tard, et c'est la fille qui parle en premier.

[Lya] – Nous (sommes?) l'équipe de Kiri. Où en est la situation.

Clair, rapide et concis. Si elle reste dans ce ton là, cela veut dire que je vais devoir m'adapter. Je leur tend les tasses de thé.

[Jin'] – Je suis chuunin de Konoha.

[Etsuko] – Genin de Kumo.

Je pose ma tasse à côté de moi, et étale une carte par terre en leur priant de se rapprocher. C'est une carte de Taki.

[Jin'] – Voilà ce que l'on sait. Hokekyou et les autorités vont s'affronter prochainement. On le devine à leurs mouvements de troupes : Hokekyou ont le monopole sur le Nord, et les autorités continuent de diriger le Sud. Nous sommes là pour seconder les autorités. Pour agir, j'avais pensé mettre une personne en relation avec les autorités. Le reste de l'équipe formera le commando, avec un objectif simple : entraver et occasionner des dégât à l'armée d'Hokekyou. Nous n'avons pas encore de chiffres et d'informations précises, mais ça ne saurait tarder. J'ai placé un homme à moi chez eux, qui ne devrait pas tarder à nous envoyer des informations.

Je prends une gorgée de thé, laissant le temps à mes interlocuteurs d'amasser tout ce que je viens de dire.

[Jin'] – Ce qui va jouer en notre défaveur, c'est le temps. Une bataille rapide, entière, concise, serait trop belle. Les guerres propres n'existent pas. Ce n'est pas une bataille qu'il va y avoir, c'est une série d'escarmouches avec la menace d'une guerre civile qui pèse sur Taki.
Regardez ce fleuve, qui prend sa source au pays de la terre, rentre dans Taki et se jette dans la mer dans ce pseudo estuaire. Il a l'avantage de couper le Nord de Taki en deux : il y a, actuellement, encore une partie non négligeable des effectifs de Taki qui se trouve cernée par la rivière. Il y a deux ponts praticables, et un guet, après la frontière avec Iwa. Si on détruit ces deux ponts, on limite temporairement leurs effectifs, et c'est par là que je compte commencer.
J'ai pris des renseignements et je suis moi même aller voir : les deux ponts sont à six heures; avec un très bon rythme. Le premier, à l'Est, sera le plus dur à convoiter : il est au milieu d'une ville, tenue par Hokekyou, et ils le protègent. Le deuxième, plus en aval, est au milieu de nulle part, et quasi sans surveillance. L'idéal serait des les détruire en même temps, afin qu'ils ne puissent pas anticiper une deuxième attaque.


Je montre un point du fleuve entre les deux ponts.

[Jin'] – Nous pourrions partir d'ici. Un groupe remonterai la rivière, un autre la descenderait. À une heure entendue, on détruit les deux ponts, et on se replie vers la capitale de Taki, pour le premier contact avec les autorités. Qu'est-ce que vous en pensez?


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MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Mer 25 Avr - 18:25

Ils avaient semble t-il interrompu un émouvant moment. Lya n'en avait cure et événement exceptionnel, elle prit le temps de baisser de quelque cran le son de sa musique afin de bavarder avec ces gens sans passer pour une impolie, enfin plus que ce qu'elle l'était vraiment. Après avoir brièvement présenté leur grade, le chuunin de Konoha tendit une tasse de thé que chacun accepta sans le moindre mot. Ookami s'empressa d'y tremper ses lèvres tandis que Lya déposa délicatement la tasse sur le sol sans même y prêter attention, le thé ne devait pas être sa tasse.... Elle regardait fixement le chuunin, on pouvait croire un félin fixent sa proie avant une partie de chasse qu'il ne pouvait de toute façon perdre. Il est vrai que l'on pouvait deviner aisément que le jeune homme du pays du feu n'était âgé et donc par définition, qu'il ne bénéficiait pas d'une expérience titanesque, en tout cas pour Lya. Mais malgré cela, elle restait silencieuse, conscient des enjeux qui les avaient fait venir ici. Le chuunin de Konoha était à l'origine de cette petite organisation et il était par conséquent le « capitaine » de cette escarmouche.

Alors que le chuunin commençait ses explications, Ookami déposa les affaires de Lya à la cime d'un arbre. Il souffla un instant tout en pivotant ses bras comme pour dérouiller un peu ses articulations resté depuis trop longtemps à la fois inactive et maltraité par la surcharge. Il se demandait réellement si Lya comptait l’entraîner à la pratique du Taijutsu ou juste l'exploiter jusqu'à temps qu'il ne restait plus rien de personne. Dans d'autre circonstance, travailler avec un jolie brin d'herbe comme Lya ne serait pas une corvée. Il fallait tout de même avouer que cette nana avait de sacrée atout la où il devait se situer, ses fesses, ses seins, son visage, tout semblait parfait... Mais même pour cela Ookami ne se donnerait pas autant de mal. Quel idée de devoir souffrir pour une gonzesse alors qu'on peut en obtenir facilement dans certain lieu peu fréquentable... Non, juste la puissance l’intéressé. Se dire qu'il n'était plus dépendant de son arme, c'était un soulagement et un avantage certain lors d'un combat.

Lya avait semble t-il écouté le plan de l'homme avec attention. A présent, son index venait tapoter son menton dans une image qui se voulait réfléchit et à la fois séduisante.

Lya – Le plan par lui même est bon, mais il y a certaine chose à voir. Tout d'abord, une mission de sabotage s'orchestre de nuit pour des raisons évidentes. D'autre part, ce pont tenue par Hokekyou, vous me dites qu'il se trouve au milieu d'une ville... Une fois détruit, il ne faudra guère plus d'une journée à Hokekyou de construire un pont factice afin de faire passer le gros des troupes. Non, pour que cela marche, nous devons saboter leur installation jusqu'au bout. Mettre en feu leur réserve d'eau et de nourriture, détruire leur outil et enfin détruire le pont.

Jin' : Le fleuve fait plusieurs dizaines de mètres de larges, il va leur falloir un peu plus d'une journée. Dans tous les cas, on gagne du temps. Pour leur réserve, on ne sait rien ; existence, emplacement, quantité. J'attends ces informations.

Lya - Nous ne mettrons pas les pieds dans cet enfer tant que nous n'aurons pas un plan parfait de cette ville. Je veux savoir où son les réserves, où sont posté les garnisons et même savoir si le maire à une concubine du moment que cela nous permet d'avoir une idée concrète de l'endroit.

Visiblement, les informations mise à notre disposition était quasi nulle. Détruire un pont gardé par une armée était en soit une mission difficile, mais le faire sans idée précise sur les effectifs qui gardent le pont ou sur les possibles planques relevaient de la mission impossible.

Jin': Cette inspection risque de durer plus de deux jours. En deux jours, les trois quarts des troupes se seront déjà rassemblées, on compte encore une journée pour la logistique... ce qui nous place la bataille dans trois jours. On manque cruellement de temps, et c'est pourquoi je cherche à en gagner.
Je peux m'occuper du pont, de nuit, en passant dans le fleuve, et me laisser capturer. Il est probable qu'ils m'emmènent dans une de leur planque, si vous me suivez, vous serez renseignés.


Lya - Un Hyuuga de nuit devrait aussi être capable d'analyser une ville. Même si cela devait vous vider de votre chakra nous serions au moins en mesure d'aborder la destruction du pont avec une forte probabilité de réussite. Le choix de notre stratégie vous revient.

Jin' : mon Byakugan ne couvre que deux kilomètres, la ville en fera plus. Par contre, avec un sceau adéquat, de la planque, je pourrais vous transmettre toutes les données. Par contre, j'ai pas très envie de croupir là, donc il faudra m'évacuer assez rapidement de leurs mains.

Lya - Nous ferons ainsi. Une seule personne sera capable de détruire le second pont, je propose que votre amie s'en charge. De notre côté, nous ferons en sorte que vous restez en un seul morceau tout en sabotant les points stratégiques de la ville.

Le plan semblait être bon. Les personnes autour de cette carte représentait le meilleur espoir de ce pays. Il était difficile d'imaginer qu'une bande d’individu était capable d'influencer ainsi sur le destin d'un pays, mais il en était ainsi depuis la découverte du chakra. Le temps du ninjutsu était à son apogée et ils en étaient des disciples.


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MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Ven 29 Juin - 0:24

Les renforts de Kiri étaient arrivés : deux ninjas, un chuunin, et un subordonné, qui n'en avait pas placé une. Le reste de l'après midi avait été dédié aux mouvement, afin de rejoindre le plus vite possible le premier pont. C'était à moi d'attaquer le pont. J'avais donc mon propre plan en tête : par le sud, sur le fleuve, et le plus vite possible. La chuunin était certes, belle, mais pas assez intelligente. Elle apporterait l'expérience. De toute façon, il est probable qu'elle m'en veuille, justement car j'en manque. Sur quelqu'un d'autre, je veux bien que ce soit valable. Mais jusqu'à présent, tous les plans que j'ai mis en place sont passés comme ils le devaient. Que ce soit en mission, où bien aux échecs. Il n'y a qu'une chose qu'on peut me reprocher, c'est de faire mes preuves. Il n'y a que cela qu'il me reste à faire, des faits d'armes, des preuves de ma compétence. Montrer ce dont je suis capable, et donc, que je suis digne de confiance. La ville se devinait avant de la voir. L'eau du fleuve un peu plus sale, huileuse, jusqu'à qu'au loin les premières lueurs apparaissent. C'est ici que nous nous séparons. Dans mon sac, un micro et une oreillette pour chacun. Ils les mirent, je la mettais aussi.

Jin' – Le pont qui s'écroule devrait faire du bruit. Ce sera le signal.

Tout était dit. Deux groupes : Etsuko et moi, elle me couvre, de loin. Je suis d'ailleurs censé faire la diversion. Deuxième escouade : Kiri, qui doivent venir me récupérer après la capture, guidée, plus tard, par Etsuko. Il y aura des dommages collatéraux. Il y en a toujours, et c'est à ça que je prépare mon esprit. Mes pas rapides ne produisent quasi aucun son, comme on me l'a appris. Une série de petit sons faibles et mats. Je longe la rive droite, en ayant activé mon sceau indétectable. Inutile de se faire repérer par le premier individu un temps soit peu sensoriel qui vient, et donc, de faire tomber mon plan. Les premières lueurs de la ville... puis les rives, qui deviennent des quais, taillés dans la pierre. Certains traits de lumière me permettent même de voir les jointures entre les briques sombres et massives. Je profite des zones d'ombres, créées par des maisons, des tours, même des constructions qui empiètent sur le fleuve, soutenues par quelques pilotis. C'est presque trop facile : personne ne surveille le fleuve. Ils ne s'attendent pas à ce qu'on soit là. Il ne s'attendait pas à ce que ce pays laisse de côté sa fierté pour lutter contre la guerre civile, en faisant appel à des shinobis. C'est mieux pour moi.

Le pont. On le voit de loin. Des pierres brillantes, éclairés. Oui, trop éclairé, même sur les côtés. C'est le premier risque. Pour aller dessous, il faut que je passe à découvert. Dessous, je suis invisible, c'est le moment entre le passage du fleuve à cet en dessous qui va poser problème. Byakugan... Il y a des gardes, forcément. Quatre, de chaque côté du pont, deux patrouilles sur chaque rive, plus encore une patrouille qui fait des rondes dessus (une patrouille comprend huit hommes). Ils n'ont pas pensé à protéger l'envers de point stratégique. Personne ne regarde dans l'eau... même les habitants alentours, je vois leur routine. Beaucoup dorment. Un couple, qui se dispute sans aucun son, une femme qui lit sur un rocking-chair chair à lumière de la lune, deux hommes qui jouent au go, éclairés par une bougie. Je passe, saute sous le pont, utilisant le Waza pour me maintenir, et attends. Rien. Aucune réaction. Je sors un pinceau que je coince entre les dents, puis un parchemin, que je fixe avec quatre kunaïs avant de commencer le sceau. En trois mouvements, il est dessiné. Pour quelque chose fait à la va-vite, c'est plutôt précis. Je range mon attirail, récupérant les kunaï. Une idée, simple, mais sans doute efficace. Je n'aurais plus beaucoup de chakra, tant pis. Un clone, simple, bête. Ne pouvant maîtriser le Waza, je le porte, et l'envoie de l'autre côté, sur le dessus de pont. Ça ne manque pas : quatre hommes le repèrent, trois patrouilles.

Hé ! Toi, tu n'as rien à faire ici. Oh ? T'entends ce que je te dis ? Ne m'oblige pas à venir.

Il recule, obligeant d'autres hommes à intervenir. Ils sont bien entraînés, et pas aussi bête que je l'imaginais. Une patrouille, les gardes du pont, moins un qui reste à son poste. Quinze hommes sur ce foutu pont, et mon clone acculé, qui ne tarde pas à disparaître. La réaction est immédiate.

Shinobi ! Al... !!

Coupé par un bruit sourd. Les lignes du sceau luisent d'une lumière énergique et violette dans la nuit. Et je comprends... je comprends le pouvoir de destruction dont je dispose. Les sceaux violets sont des sceaux monstrueux, le pont se fissure, se fracture dans un vrombissement continue. D'autres gardes accourent, les fissures s'écartent, des pierres commencent à tomber dans l'eau dans des impacts hydriques. Puis les limites du pont, et enfin, la partie centrale. Tout tombe, créant des zones d'ombres, des zones solides, en train de chuter, mais exploitable. Je les vois toutes, et en profite pour fuir, vite, et furtivement. Je remonte sur un quai, puis dans la ville elle même. Des lumières s'allument, les gens se réveillent, on crie, on court. Personne ne fait encore attention à cet enfant sorti de nulle part, arborant des couleurs sombres, l'air content de lui. Une patrouille regarde dans les gravats la cause de cet effondrement. Trop facile, en arrivant derrière, j'en pousse sept, le huitième, même s'il s'en ai aperçu, tombe, déséquilibré par une simple poussée. Des gardes discutent, et en envoient un autre, qui part en courant vers une direction que je ne pourrais bientôt plus suivre. Par les toits, je le suis. Vers un QG.

Jin' – Shinjin au rapport. Le pont est détruit, je suis un individu qui court vers le Nord, sur la rive Est. Il y a une réserve d'armes sur la rive Ouest, deux cent mètre au Sud du pont, et des grenier cinq cent mètres au Nord.

Les greniers servent également aux civils. Mais des civils ont embrassé la mauvaise cause. Voilà les dommages collatéraux que je redoutais. Désagréables, mais nécessaires. Tout ce qui peut servir la mission se doit d'être fait, au détriment de principes abstraits.
L'homme se dirige vers... un fort ? Oui, c'est comme ça que je l'identifie. Bâtiment carré, avec cours intérieure. Les fenêtre son barricadés sur tout le rez-de-chaussé et le premier étage. Au sous sol, des armes, des vivres, de quoi tenir un siège. Mais surtout : quatre cent hommes, plus encore une centaine qui eux, ne dormaient pas. Avec une prise d'élan, j'arrive droit sur l'homme, en train de courir. Par dessus, il ne m'a pas vu arrivé. Mon saï ne peine même pas à passer entre les deux cervicales pour ressortir en traversant sa glotte. Pour être sur, je sors la lame en passant par la carotide et la trachées, esquivant de justesse une giclée de sang. De suite, toujours en maintenant le corps, je me projette dans une zone d'ombre. Merde. Du sang à l'endroit de l'impact, et du sang sur mes vêtements. Je le pose, assis contre un mur, dans une ruelle adjacente. Personne ne semble l'avoir remarqué, ni la tâche brune qui comme à ruisseler entre les pavés. À l'intérieur, rien ne se passe. Aucune alarme.

Jin' – Shinjin, au rapport. La caserne se trouve à deux kilomètres au Nord du pont, sur la rive Est, à cinq cent mètre du fleuve. Cinq cent trente deux... non, trente et un hommes en gardnison.

Une deuxième utilisation serait possible, mais il faut le placer sur les fondations, et pour ça, il faut rentrer. Mission un peu trop téméraire de ma part.

Jin – Shinjin, demande de rapport. Quelle est votre situation?


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: [Menace] - Démantèlement d'Hokekyou   Jeu 1 Nov - 22:26

Jin : +53XP
Etsuko : +13XP
Kin : +9XP
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