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 L'appartement de Fuki

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MessageSujet: L'appartement de Fuki   Ven 4 Mai - 4:27

1. Installation

Fuki vient de prendre possession de son appartement, gracieuseté du village. Pleine d’espoir, elle ouvre la porte pour la première fois. La première pensée qui lui vient à l’esprit : «Je… je crois que c’est peut-être la pire odeur que j’ai jamais sentie». En effet, une odeur atroce émane du coin cuisine, qui se résume en un plan de travail réduit au minimum, une plaque chauffante et un petit réfrigérateur. Au vu de la dimension réduite de l’appartement, l’ensemble de celui-ci est complètement empesté. Que ce soit du coin cuisine jusqu’au petit espace de travail comportant une table et quelques étagères vides, en passant par la petite salle de bain où ne tiennent que par miracle la douche, un petit lavabo ainsi que le siège de toilette.

Fuki referme rapidement la porte devant elle. Elle se retrouve donc seule devant la porte de son appartement, le couloir encombré par les cartons contenant ses affaires, ne sachant comment réagir devant le ridicule de la situation.

-Bon, allé. Ce n’est pas une mauvaise odeur qui va m’empêcher de m’installer chez moi. Je suis une ninja confirmée, merde.

Elle ouvre à nouveau la porte et fait quelque pas en direction du réfrigérateur suspect en retenant son souffle et le nez caché sous son foulard. Il s’agit bien de la source de l’odeur, celui-ci est mal fermé et laisse apercevoir une flaque d’une substance inconnue, qui devait être de la nourriture à l’origine, s’échapper sur le sol. Au moment où elle ouvre complètement la porte du réfrigérateur pour voir ce qu’il peut bien contenir, l’odeur devient insoutenable et passe au travers du tissu de l’écharpe pour s’attaquer aux narines de Fuki. Elle est alors prise de hauts le cœur et se dirige vers sa seule fenêtre qu’elle ouvre en grand pour aérer et se penche en avant, sur le point de vomir son dernier repas sur les passants.

-Mais c’est quoi ce truc. Les cadavres sentent moins mauvais que ça.

Elle reste dans cette position un moment, le temps que le courant d’air formé par la fenêtre et la porte encore ouverte chasse l’odeur. Son estomac ayant décidé de garder son repas, Fuki fait une seconde tentative pour régler le problème de l’odeur empestant son appartement. Elle ferme d’un coup de pied la porte du réfrigérateur.

-Bon, une chose de régler.

Elle débranche la prise de l’appareil et l’utilise comme une corde pour s’assurer que ce dernier ne s’ouvre plus. Cherchant quoi faire du réfrigérateur, elle décide de le sortir de l’immeuble et de le laisser sur le palier, pour éventuellement le nettoyer plus tard. Tout en pensant : «Comme si j’allais mettre de la nourriture la dedans, maintenant». En remontant à son étage, elle est relativement contente de voire ou plutôt de sentir que l’odeur a atteint un niveau tolérable, en tout cas pur quelqu’un habitué à côtoyer des cadavres.

Le reste de l’installation se passe sans trop de difficultés ou du moins, rien d’aussi grave que l’affaire du frigo. Les heures ont passées et Fuki a pratiquement finie son installation. Les étagères ont été remplies de livres et de rouleaux sur l’étude du corps, le lit a été défait dans les règles lors d’une petite pose de milieu d’après-midi et le lavabo de la salle de bain est maintenant occupé par une bouteille de champoing et d’autres produits pour le corps, étant donné qu’il s’agissait du seul espace de rangement aménagé dans la dite salle de bain.

Le vieil aquarium qui sert de vivarium à son serpent a également pris la place qui était celle du frigo. Ne laissant guère d’espoir à ce dernier de reprendre sa place ou d’avoir une chance d’être récupéré par Fuki.

-Allez, Ichi, tu seras bien là.

Elle caresse la tête du reptile qui vient s’enrouler au autour de sa main de façon affectueuse. Une affectuosité qu’il est presque le seul à lui témoigner. Après l’avoir regarder un moment essayer de remonter le long de son bras, elle le repose dans son vivarium et retourne à son installation, non sans laisser échapper un soupire en voyant le nombre de boites qu’il lui reste à vider.

Fatigué de sa séance de rangement intensif, elle préfère plier er attacher les cartons vides ensembles pour les lancer par la fenêtre à proximité du réfrigérateur, qui se trouve toujours sur le palier de l’immeuble. Un tire parfaitement maitrisé et un vent favorable viennent porter l’assemblage pile entre le mur et le défunt frigo. Tout à coup, alors qu’elle s’apprêtait à refermer la fenêtre, quelque chose attire son regard. Ses yeux s’allument devant ce spectacle. Un restaurant juste devant son immeuble, mais pas n’importe lequel. Un restaurant spécialisé dans le curry, un qu’elle ne connaissait pas d’ailleurs. Ce qui la surprend, elle, la grande experte du curry. Rapidement, elle s’élance par la fenêtre pour atterrir au milieu de la rue, juste devant l’échoppe. Bien installé sur un des sièges du comptoir elle fait face au propriétaire. Un grand homme souriant aux cheveux commençant à virer au gris.

-Bienvenu chez Akouma et fille. Puis-je prendre votre commande.
-Ce sera un curry, votre meilleur curry.

Le ventre de Fuki commence à gargouiller à la fin de sa phrase, ce qui provoque une légère gêne qui fait virer son visage au rouge.

-…heu, en fait ce sera deux curry.
-Ha, quelqu’un qui a de l’appétit.

Il hurle en direction de l’arrière-boutique pour ce faire entendre de celle qui doit être la fille dans «Akouma et fille».

-Haru, ce sera deux curry pour la dame.

Il revient à Fuki pour lui faire la conversation en attendant que les plats soient prêts.

-Ha la jeunesse, ça fait bien longtemps que je n’ai pas sauté d’une fenêtre pour un repas. Dans le temps, moi aussi j’étais ninja. C’était le bon temps.

Il semble perdu dans ses souvenirs. Sans trop faire attention à sa cliente, il continu de remonter dans sa mémoire pour en sortir l’image d’une époque glorieuse de combats pour le village.

-Oui, on m’appelait le Hiro le sabreur. Personne ne résistait à ma lame et…

Quelqu’un vient de sortir de l’arrière-boutique en portant deux assiettes remplies d’un curry chaud et à l’air délicieux. Une fille d’environ 18 ans portant les plats, un tablier avec quelques taches de sauce montre que c’est elle qui fait la cuisine.

-Papa arrête d’embêter les clients avec tes vielles histoires.
-Excusez-moi, il arrive que je m’emporte un peu quand je commence à repenser à mes vieux souvenirs.

En déposant les deux assiettes devant Fuki, Haru montre son plus beau sourire tout en annonçant : «Bon appétit». Elle retourne ensuite aux cuisines, laissant Fuki seul avec le propriétaire. Alors qu’elle commence à manger, Hiro l’ex sabreur jette un coup d’œil vers les l’arrière-boutique pour vérifier que sa fille y est bien retourné. Suite à cela, il continu de déblatérer sur ce qu’il appelle la belle époque, alors que sa cliente attaque la première bouché. Cette première bouchée est une révélation. Elle n’a jamais rien mangé d’aussi bon de sa vie. C’est avec avidité qu’elle dévore le reste de sa première assiette. Arrivé à la seconde, elle la savoure davantage, prenant de plus petites bouchées, laissant les saveurs glisser sur sa langue et les arômes remonter à son nez. C’est un vrai délice pour elle.

Après avoir terminé son repas, elle paye sa consommation auprès du propriétaire. En lui tendant l’argent, elle remarque de nombreuses cicatrices sur la main de l’homme et d’autres qui remontent sur son avant-bras. Des blessures reçues au court de nombreux combats, d’après ses observations. Ses histoires ne devaient pas être que de la frime finalement.

Le soleil commençait à se coucher, Fuki rentra chez elle après son repas. Le frigo était toujours sur le palier de l’immeuble, mais elle s’en moquait. Quelqu’un finirait bien par s’en occuper. Arrivé dans son appartement, elle referme la fenêtre qu’elle avait laissée ouverte et s’effondre sur son lit. La journée a été longue. Entre son installation et le repas de roi qu’elle vient de faire, elle est épuisée. Ichi, le serpent est sorti de son vivarium et va se positionner sur le ventre de sa maitresse en s’enroulant sur lui-même. Elle caresse la tête du reptile posé sur son ventre, tout en essayant de s’endormir, mais une pensée la traquasse. Une sensation au fond de son ventre qu’elle a du mal à identifier.

-Ichi, tu crois qu’on peut tomber amoureuse de quelqu’un grâce à un curry?



HRP: Bon, mon premier RP. Si quelqu'un a un commentaire pour améliorer la suite, qu'il le dise. Si quelqu'un veut aussi être un de mes voisins de pallier, ça pourrait m'intéresser.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: L'appartement de Fuki   Sam 5 Mai - 1:15

C'est bien écrit, je ne retrouve pas les fautes de la présentation, donc je suis content \o/

Fuki : + 9 xp


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: L'appartement de Fuki   Ven 11 Mai - 21:59

2. Vers une mission de rang D


Le jour se lève et le soleil vient caresser mon visage de ses raillons, ma première réaction est de bailler et de ramener le drap sur ma tête. Trop fatiguée pour me lever, j’essaie de me rendormir, mais Ichi qui est toujours sous les draps commence à se déplacer sur mon corps. Le contact de ses écailles sur ma peau m’empêche de trouver à nouveau le sommeil. Au moment où j’allais le remettre dans son vivarium, il sort de sous les draps. Je pense enfin pouvoir dormir, mais il revient quelques instants plus tard, portant une enveloppe dans sa bouche.

-…veux dormir…

Une main vient se poser sur mon épaule pour me secouer et me faire me réveiller.

-…veux dormir, j’ai dit…

Attend un peu, une main est en train de me secouer, c’est quoi cette histoire. Je retire rapidement la couverture qui protégeait mon visage des rayons du soleil et ouvre les yeux. Takuro, mon senseï, est penché au-dessus de moi, tenant Ichi dans une main et me secouant de l’autre.

-Ha, enfin réveillée. Tu sais, ce n’ait pas parce que tu devenu Genin et que tu n’as plus à assister aux cours de l’académie que tu dois passer la journée dans ton futon.
-Arg, je viens de déménager, je peux bien dormir jusqu’à l’heure qui me plait.

Je remonte à nouveau mon drap sur ma tête en espérant qu’il s’en aille.

-Bon d’accord, mais j’avais une mission pour toi…
-Rien à foutre, je veux dormir.
-Si ça ne t’intéresse pas, je vais surement pouvoir trouver un autre genin en manque d’expérience de terrain et d’argent pour faire cette mission… mais j’avais pensé à toi en premier pour ça, mais puisque tu préfères dormir que te préparer à l’examen chunin qui approche…

Il est lourd, il sait très bien que j’ai besoin de passer l’examen chunin si je veux pouvoir accéder à certaines infrastructures du village et aux résultats de recherches plus avancées. Son petit numéro de celui qui fait semblant d’être désolé est vraiment gonflant.

-Bon, d’accord, c’est quoi cette mission?

Je lui aie dit ça toujours couché dans mon futon et la couverture remontée sur le visage.

-Rien de compliqué, toutes les informations sont dans l’enveloppe.

L’enveloppe, quelle enveloppe? Alors que je relève la tête, il est déjà perché sur le rebord de la fenêtre.

-On se retrouve dans une heure devant la porte du village. Ne soit pas en retard.

Je me retrouve seul dans mon futon, un peu déboussolé. Moi qui pensais rester au lit toute la journée, il me fait accepter une mission avant que je ne m’en rende compte. Aller, où se trouve cette enveloppe dont il parlait. C’est le moment que choisi Ichi pour venir se frotter sur ma jambe, portant une enveloppe dans sa bouche. Une première chose de faite. Il ne me reste plus qu’à lire ce qu’elle contient. Ce que je fais sans grande motivation.


Nom : La tombe d’une mère
Rang : D
Commanditaire : Inconnu
Type : Escorte
Objectif Principal: Amener Hio à la tombe de sa mère

Descriptif : Amener Hio devant la tombe de sa mère, en bordure de Konoha, et l’escorter lors de son retour. Aucun mal ne doit lui être fait au cours de la mission.

Objectif Secondaire : Aucun



En lisant l’ordre de mission, je ne peux m’empêcher de penser que ceux qui rédigent ces trucs savent vraiment comment être dire l’essentiel tout en restant vague sur les détails. Une petite information complémentaire n’aurait pas fait de mal.

Bon, il faut que je me dépêche. Je prends une douche rapide, nourrie Ichi et enfile des vêtements propres. C’est au moment de prendre mon bandeau frontal que les choses se compliquent.

-Ha, mais où est-ce qu’il est? Ce n’est pas vrai, je ne peux pas l’avoir perdu après le premier jour où on me l’a donné.

Il y trois ans, la perte de ce bandeau m’aurait indifférée, mais les choses ont changé. Quelqu’un reconnait enfin ce que je fais et ce bandeau représente la confiance qu’il me porte. Si je devais l’avoir perdu, je ne pourrais jamais me présenter à nouveau devant lui. Il faut que je le retrouve. Je commence à retourner chaque centimètre carré de l’appartement, ce qui ne dure pas très longtemps au vu de l’espace réduit qu’il occupe. Je commence à avoir des sueurs froides et ne sais plus un chercher. Le contenu des tiroirs est renversé sur le sol, les armoires vidées, les étagères ne portent plus aucun objet derrière lequel il aurait pu se dissimuler et chaque espace entre les meubles a été inspecté méticuleusement. Abattue, je m’assois sur mon futon, ne sachant pas si je dois continuer les recherches ou me rendre au rendez-vous. De plus, quelque chose de dur sous mes fesses m’empêche de réfléchir…quelque chose de dure sous les draps? Je m’empresse de les retiré et de les secouer vigoureusement. Il en tombe rapidement l’objet inconfortable, mon bandeau frontal.

Le soulagement s’empare de moi. Je devais être trop épuisé et me suis endormie sans l’enlever. Il se sera détaché pendant mon sommeil, sans que je ne m’en rende compte. Il ne me reste qu’à manger et je pourrai partir pour mon rendez-vous. À cette pensé, je regarde l’horloge mural. La rencontre est pour dans 10 minutes, pas le temps de manger. Je m’élance par la fenêtre, de la même façon qu’hier, pour atterrir dans la rue. Mon ventre se met à gargouiller alors que mon regard se pose sur le restaurant d’en face. Celui dans lequel j’avais si bien mangé la veille. Mon regard est attiré par un détail. Ce n’est pas le patron qui est au comptoir, ça fille a pris sa place. Tout à coup, les gargouillements de mon ventre sont remplacés par une sensation étrange de chaleur au fond de mon ventre. La même qu’hier lors de mon retour. Je n’ai pas le temps de m’interroger davantage au sujet de cette sensation inconnue. Il ne me reste déjà plus beaucoup de temps si je veux être à l’heure.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: L'appartement de Fuki   Ven 18 Mai - 15:31

Fuki
+7 xp

Désolé pour le retard, ça ne se reproduira plus. Toujours amusant de se creuser la tête pour des sujets de mission D :p


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MessageSujet: Re: L'appartement de Fuki   

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