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 Jikaku Sattva

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MessageSujet: Jikaku Sattva   Mar 8 Mai - 0:00

Nom : Sattva

Prénom : Jikaku

Village : Kumo

Grade Envisagé : Genin

Kekkai Genkai Souhaitée : Sattva

Histoire :

Jikaku Sattva aurait très bien pu ne pas être un shinobi. L’art de la guerre et tout ce qui s’y rapportait de près ou de loin lui serait demeuré étrangers. Le clan Sattva dans son ensemble ne s’intéressait guère à ce domaine. C’était un groupe de moine vivant en autarcie sur une montagne du pays de la Foudre, ils consacraient leur vie exclusivement à la recherche mystique. Le monde extérieur à leur sanctuaire était considéré, sinon avec dédain, du moins avec indifférence. Il existait certes quelques shinobis célèbres issu de ce clan – la plupart liés au village caché de Kumo – certains d’entre eux ont en effet laissé leurs marques dans l’histoire. Mais ils formaient une extrême minorité ; tous ceux qui menaient leur vie en dehors de l’abbaye, et particulièrement ceux qui suivaient la voie des guerriers de l’ombre, étaient considérés par leurs pairs comme des excentriques, comme des doux rêveurs se nourrissant encore d’illusions à l’égard du « monde profane ». Un tel état d’esprit légèrement condescendant ne les empêchait toutefois pas de laisser à leur progéniture l’opportunité de mener si tel était leur désir une « vie profane ». En effet ils considéraient qu’il valait mieux s’engager dans la vie mystique, en ayant acquis la maturité leur permettant de commencer véritablement à voir au-delà de l’impermanence du monde, en ayant répondu à l’appel irrépressible qui finit toujours par retentir dans le cœur de chaque Sattva, l’appel irréfragable à s’engager dans la « voie sacrée ». Il est vrai qu’à notre connaissance tous les shinobis de ce clan ont fini par rejoindre la vie monastique. L’état shinobi ressemble en effet dans leur cas à une simple aventure de jeunesse. De fait nous imaginons fort bien que la nouvelle génération Sattva bercée dans cet état d’esprit ne s’aventurait guère hors de leur sanctuaire. Seule une grande curiosité, une intense soif de connaissance pouvait amener un membre de ce clan à s’aventurer hors de leur montagne sacrée.

Les antécédents familiaux devaient probablement jouer aussi, le père de Jikaku était un jounin de Kumo, bien que plus présent dans les arcanes des laboratoires que dans le circuit des missions. Sans doute l’exemple paternel a dû influencer son choix de s’engager dans la voie des guerriers de l’ombre ; mais c’était de son propre aveu, la quête du savoir qui a motivé le jeune Jikaku à devenir shinobi. L’anecdote raconte que lorsqu’il était encore très jeune, il était parti en une petite excursion avec son oncle dans une forêt du Pays de la Foudre. Au détour de leur route, ils tombèrent soudainement sur un affrontement entre des ninjas de Kumo et des déserteurs. Au début le combat était nettement en faveur des premiers mais les seconds reçurent bien vite du renfort. Si bien que la bataille semblait progressivement tourner à la faveur de ces derniers dont l’avantage numérique surpasser la supériorité technique de leurs opposants. Des corps tombèrent des deux côtés et finalement il ne resta plus qu’un seul combattant debout du côté kuméen. Celui-ci jeta un coup d’œil à ces compagnons à terre et se tourna vers ses adversaires le regard emplie d’une détermination nouvelle, sa poitrine s’illumina alors d’un blanc très pur. Ce spectacle fascina littéralement Jikaku et son oncle, et les plongea totalement dans une intense contemplation. Les déserteurs quant à eux ne prirent guère le temps de l’admirer ; comprenant que trop bien le rapport de force venait de changer, ils prirent promptement leurs jambes à leur cou. Le shinobi n’alla cependant pas jusqu’à les poursuivre et se retourna, un sourire aux lèvres, pour soigner ses compagnons inconscients. L’oncle s’avança alors vers lui, l’air affable.


[Oncle] – « Shindouseiki. Une vraie merveille, je vous remercie d’en avoir fait la démonstration. Puis-je vous aidé à refermer les blessures ? »

Le ninja n’était apparemment pas trop enclin à se fier à un inconnu, cependant l’air paisible de celui-ci et la nécessité du moment lui firent hocher la tête.


[Shinobi de Kumo] – « S’il vous plait. »

[Oncle] – « Très bien. Voici dans le même registre un autre sceau blanc : Shigen Chikaku. Une autre technique inventée par les guerriers de l’ombre. Elle n’est pas aussi extraordinaire que Shindouseiki, mais vaut tout de même le détour. »

Un large cercle noir apparu alors sur le sol, parcouru par des filaments blancs qui se pressèrent vers les ninjas blessés. Le petit Jikaku et les kuméens contemplèrent en silence l’action du sceau : les hémorragies cessèrent, les os se ressoudèrent, les plaies se refermèrent, les cicatrices se résorbèrent, la vie revint sur les visages.

[Oncle] – « Tu m’avais demandé Jikaku pourquoi je voyageais à travers le monde au lieu de rester au Sanctuaire. J’avais prévu de te montrer lors de cette promenade arboricole la magie des règnes végétal et animal. Il est certes possible de les explorer de loin mais c’est bien d’en avoir une expérience directe au moins une fois dans sa vie. Plus tard je t’aurais fait visiter villes et villages à la recherche des arcanes insondables de la civilisation humaine. C’est là tout un champ d’expérimentation très intéressant et instructif qu’il n’est guère possible que d’effleurer depuis le Sanctuaire.

Par une étonnante coïncidence nous voici tombés sur un autre aspect du monde extérieur qui passionne nombre de Sattva engagé dans la voie profane : le contrôle de l’énergie qu’ils appellent le chakra. Ah que de mystères enthousiasmants à percer ! Trop longtemps nombre de Sattva ont eu des préjugés à leurs propos, il pensait que des êtres animés par des motivations « barbares » n’avait que très peu de chance d’aboutir à un résultat intéressant. C’est sous-estimer l’innovation humaine ! La malléabilité du l’esprit humain est sans limite, il peut allier contingences et envies primaires à compréhension des réalités supérieures.

Ce que nous avons pu contempler à l’instant en était une brillante démonstration. Shindouseiki est une pure merveille ! Elle puise le potentiel d’un plan de conscience élevé pour la convertir directement en énergie vitale de la nature la plus dense ! Une authentique technique de soin spirituelle ! En voici un bel exemple d’ancrage du sacré au cœur de la matière ! Bien sûr un tel exploit se paye d’un lourd sacrifice, un sacrifice impensable pour nous, dans le carcan de nos conventions mentales, au Sanctuaire. Jamais nous y seront parvenu à un tel exploit, à une si grande beauté. La dualité est un moteur d’évolution. Plonge un être humain animé d’un Idéal au cœur de l’impermanence et tu obtiens des réalisations fabuleuses telles que Shindouseiki, Tensha Fuuin, ou Kihaibouei voire le Pengu no Gyakusetsu ! Réfléchis c’est au milieu des marécages que poussent les fleurs de lotus. Le monde profane recèle des joyaux insoupçonnés.

Libre à toi d’arpenter, tel un chevalier errant le monde pour le transmuter. Il saura offrir des merveilles que notre tour d’ivoire ne saurait produire. Réaliser tout le potentiel de l’humanité, tel est le véritable chemin mystique.
»

Quelque mois plus tard Jikaku Sattva suivait ses premiers cours à l’Académie de Kumo.


***


Depuis quelques années Itsuke Toshiya organisait des séries d’examens pour le grade de genin. Généralement c’était le chef d’équipe de l’aspirant concerné qui distribuait à sa discrétion le bandeau d’appartenance au village. La méthode n’était pas mauvaise en soit, mais Itsuke trouvait que certains de ses chefs d’équipe manquait du recul ou des bases de psychologie pour analyser le caractère des nouveaux genins. Au-delà du grade attribué le bandeau marquait aussi l’ouverture du dossier du ninja en question. Il ne fallait pas bâcler cette étape. Certes les aspirants étaient généralement très jeunes, leur personnalité n’était pas encore tout à fait formée et pouvait encore beaucoup évoluer. Cependant cela pouvait permettre de desceller les cas à risques et d’accompagner leur progression. Le cas d’un haut sénateur Heihachi ne serait peut-être pas produit si l’on avait suivi de plus près.

Itsuke avait exposé son point de vue à l’administration et avait obtenu gain de cause. Aujourd’hui c’était un certain Jikaku Sattva qui allait passer son examen. Le côté pratique se déroula sans accro, le jeune aspirant avait fait preuve d’une belle maîtrise du chakra mais sa force et ses réflexes lui faisaient encore défaut. Toutefois c’était la partie théorique ou plus précisément psychologique qui intéressait Itsuke. Il avait eu vent de quelques rumeurs qui accusaient le pacifisme du clan Sattva. Il était en effet attesté que parmi les membres de ce clan, seuls quelque jeunes partaient quelque fois en missions, les autres s’occupait pour la plus part de la recherche et du développement. Comme tout Toshiya, Itsuke n’avait que mépris pour ceux qui n’hésitaient pas la vie à la légère, qu’il s’agisse de celle de leur ennemie ou de la leur, n’étaient que des barbares incompétents. Néanmoins ceux qui ne pouvaient jamais se résoudre à tuer leur adversaire, n’étaient sans doute pas tout à fait des shinobis.

A propos de ce Jikaku Sattva, Itsuke voulait en avoir le cœur net. Il y avait de la place dans les laboratoires ou pour les missions tranquilles, mais il ne fallait pas que le caractère de ce futur genin puisse poser problème pour des missions plus délicates. Aussi Itsuke ouvrit frontalement la partie théorique de son examen.


[Itsuke Toshyia] – « Jusqu’où êtes-vous prêt d’aller pour le village caché de Kumo no sato ? Quels sont vos limites morales en tant que ninja ? »

La question eu l’air de surprend le jeune Jikaku. Sans doute s’attendait-il à une approche plus classique. Itsuke aimait bien surprendre ses interlocuteurs, ils leur arrivaient de dévoiler ensuite plus qu’il ne l’aurait fait en temps normal. Le jeune garçon se reprit tout de fois bien vite et répondit avec lenteur et en choisissant bien ses mots.


[Jikaku Sattva] – « Je ne sais pas ce que je serais en pratique capable de faire… mais a priori des limites morales quant à la volonté du village, je n’en ai point. En fait le problème c’est notre propre vision de Kumo. Qu’avons-nous de différent d’Asahi par exemple ? Le simple fait d’être la force armée d’un pays ne suffit pas à nous différencier. Cela va bien au-delà… »

Une réponse intéressante. Itsuke aurait aimé qu’il précise son propos mais le jeune garçon semble être perdu dans ces pensées. Il attendit patiemment qu’il poursuive.


[Jikaku Sattva] – « En fait si le fait d’être la force armée d’un pays peut amener la solution. Nous, les kuméens, nous sommes les garants de l’épanouissement de la civilisation. »

Un instant Itsuke fut impressionné qu’une telle réponse sorte de la bouche d’un petit garçon, mais il se rasséréna bien vite, ce devait être un fond de la philosophie du clan Sattva que ce Jikaku était en train de ressortir. Le Toshiya souhaitait savoir ce que l’aspirant pensait personnellement, ce que cela donnait en pratique.


[Itsuke Toshiya] – « Les missions proposées à Kumo servent avant tout des intérêts individuels. Nous clients sont rarement des philanthropes soucieux du bien-être de l’humanité. Nos rentrées d’argent ne sont pas toujours aussi nobles. Qu’es-tu prêt à accepter ? Imaginons qu’une femme demande une mission d’espionnage pour savoir si son mari la trompe. Pourrais-tu prendre ce genre de mission ? Imaginons ensuite que tu lui fournisses une réponse positive et qu’elle réagisse en commanditant une mission d’assassinat. L’accepterais-tu ? »

Jikaku resta un long moment silencieux. Il avait l’air de réfléchir intensément ; Itsuke le comprenait, l’équation alliant les contingences d’un village shinobi à la philosophie de son clan sur l’ « épanouissement de la civilisation » n’avait rien de trivial. Aussi le Toshiya lui lassa tout le temps de méditer sur la question, et dix bonnes minutes s’écoulèrent avant que le jeune garçon ne desserre les lèvres. La réponse en valait toutefois la chandelle. Elle était fort intéressante et lui valut le fameux bandeau scellant son appartenance au village, et …de nombreuses lignes sur son tout nouveau dossier. Une chose était certaine, Itsuke garderait un œil sur l’évolution de cet enfant.

[Jikaku Sattva] – « Il est tout d’abord certain que la réaction de la femme est tout à fait prévisible. Gouverner c’est prévoir. Nous ne nous retrouvons pas par hasard devant cette mission d’assassinat c’est nous qui l’avons provoqué.

Ce problème peut s’appréhender à mon sens selon plusieurs niveaux d’interprétations. A propos du plan pécuniaire de la question, provoquer et accepter des missions comme cela serait faire preuve de passivité. Il faut agir et non réagir. Un tel problème peut être nettement plus fructueux et déboucher sur bien plus qu’une simple mission d’assassinat. La mort n’est pas à distribué la légère, rien que dans cette optique particulière elle ne fait que supprimer le différend entre les deux personnes. Et après plus d’opportunité de missions. Il ne s’agit pas d’attendre qu’elle nous tombe tout cuit dans le bec. Nous pourrons allez les voir tous les deux en affirmant que l’autre cherche à les éliminer ; tout en brandissant l’impossibilité d’assassiner leur conjoint, sous prétexte d’un risque de vendetta familiale par exemple. De la sorte nous pourrions tirer une rente régulière de la situation avec des missions de protections proposées à ce couple désuni, accompagné de mises en scène régulière de fausses agressions pour maintenir notre revenu. Cette façon de faire n’est pas nouvelle c’est ainsi que fonctionne nombre de mafia. Le chakra permettrait de démultiplier les moyens d’action. Après tout dépend de ce que nous souhaitons être.

Quant à ce que le monde pense que nous sommes, c’est deuxième niveau d’interprétation de mon résonnement. . L’image que nous renvoyons de nous-même. La réputation du village. Cette ressource est moins papable que l’argent mais tout aussi patente. Là il s’agirait de marquer les esprits ; là encore toutes sortes de mises en scène incluant le chakra permettent d’arriver à ces fins. Mais à mon sens, ce qui importe vraiment, plus que l’argent ou l’image que nous volons donner de nous, qui ne sont que des moyens d’action, il faut savoir que ce nous sommes. Il nous faut un but pour faire usage de ces ressources. Nous sommes la force armée du Pays de la Foudre, et non une simple organisation telle que Asahi construite autour de buts personnels. Nous, les kuméens, nous sommes les garants de l’épanouissement de la civilisation. Il importe donc dans cette situation de régler le différend entre cette femme et son mari, non pas simplement en provoquant et en acceptant bêtement toute missions venue. Ni en agitant l’étendard de la peur pour les extorquer. Ni même en jouant les intermittents du spectacle pour marquer les esprits. Gloires et richesses sont bonnes à prendre mais il ne faut pas dévier d’une certaine éthique.

Nous sommes les garants de l’épanouissement de la civilisation, nous nous devons d’employer notre créativité, notre ingéniosité afin de ramener l’ordre en cette famille, en suppriment tout ressentiment, toute jalousie, toute colères en eux, afin d’aboutir globalement, en agissant de la sorte pour chaque cas particulier, à la prospérité générale. Il s’agit de se faire payer, de se faire une réputation sur notre travail pour l’intérêt général. Tel est à mon sens notre devoir de force armée du Pays de la Foudre.
»

MessageSujet: Re: Jikaku Sattva   Dim 13 Mai - 12:35

Jikaku Sttva: +20 Exp

En lisant ton rp, j'ai vraiment retrouvé la philosophie de tes textes, tu as un style particulier à mes yeux et même un gosse semble beaucoup plus mature entre tes mains. Le rp par lui même est simple, d'écrire la moralité de ton perso nous permet de nous faire une meilleure idée sur lui, bref c'est du bon boulot. Re-bienvenue à Kumo et bon courage. x)


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