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 CK0010 - Konoha se développe

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Shinjin Isatsu
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MessageSujet: CK0010 - Konoha se développe   Jeu 31 Mai - 19:18

[Higaï] – Jin, tu n'as aucun talent pour les arts martiaux. Tu es intelligent, et ce n'est qu'en te servant de ton intellect que tu arrives à tenir un combat. À haut niveau, ce petit jeu ne marchera pas longtemps, crois moi. Aujourd'hui, on va bosser sur les bases du taï... pour le moment, ce sera déjà bien.

Les bases du taï? Deux ans qu'il est mon précepteur. Deux ans que je fais des exercices : assouplissement roustes quotidiennes, routine, yoga, tâches ingrates. Et ce n'est que maintenant qu'il décide de m'apprendre le taïjutsu, de façon réelle? Non, ce n'est pas ça. Il a essayé pendant deux ans de trouver quelque chose, ce « talent » dont il parle, et il ne l'a pas trouvé. Après l'avoir accepté, il veut me donner les moyens de réussir. Après tout, si je me sers de ma tête, autant que j'ai accès à tous les outils dont je peux disposer.

[Higaï] – Bon. Normalement, avec le temps, tu as du apprendre à frapper de manière plus efficace. Montre moi.

Il se met en position de garde, sans protection, comme d'habitude. Je frappe. Un direct du droit, feinte du gauche pour repartir sur un crochet. Inutile, parer, beaucoup trop facilement. C'est étonnant, cette fois, je n'ai pas reçu une contre-attaque ou quoi que ce soit de ce genre.

[Higaï] – Non. Un shinobi, un Hyuuga, de surcroît, ne doit pas frapper de cette façon. Regarde.

Il pose doucement le bout de ses doigts tendues sur ma poitrine, et d'un coup sec et rapide, rabat la paume en cassant le poignet. Sous le choc monstrueux, je fais quelques mètres avant de m'écraser au sol. J'en ai vu d'autres, et il semblerait même que je commence à avoir l'habitude de ses violences, puisque je suis tout de suite remis d'aplomb, en position de garde. Il me montre un rondin encordé. Sous entendu que je vais devoir m'entraîner.

[Higaï] – Tu n'es pas assez fort pour réussir ça. Par contre... utiliser ta marque.

Ma marque? Je ne l'ai encore jamais expérimenté. Même pour voir. Dès le moment où il a prononcé son nom, c'est comme si je sentais le sceau sur mon omoplate. En me focalisant dessus, je la ses de plus en plus fort, jusqu'à la déverrouiller. Je sens et je vois le sceau s'étendre sur le reste de mon corps, tout en sentant effectivement mes capacités décuplées. C'est fini, le sceau ne bouge plus, et pourtant... il peut encore devenir plus grand, me rendre plus puissant. Tout au fond, je sens Shin sourire, jubilait d'enfin pouvoir s'exprimer. Un bonheur malsain, ivre de puissance, qui est tempéré. Mais non, elle ne veut pas, elle ne veut plus sortir. Il faudra que je m'entraîne mieux à l'utiliser. Déjà maintenant, je me sens plus fort. Alors au delà...
En moins d'un instant, je suis devant le rondin, je pose le bout des doigts, et casse le poignet pour envoyer ma paume. La corde cède. C'est fini, je referme la marque maudite.

[Higaï] – C'est fini. Tu l'as.

Il se stoppe visiblement énervé par quelque chose. Je regarde derrière mon épaule, et il y a effectivement un juunin, qui a l'air de vouloir me parler. Attrapant ma serviette au passage, tandis que maître Higaï rentre dans le dojo (il n'aime pas les étrangers, et encore moins ceux qui ne sont pas Hyuuga et qui se permettent déranger les entraînements). Un bref salut au juunin, non militaire, car je ne suis officiellement pas d'astreinte.

[Takuro] – Bonjour, je suis Ano Takuro.

Ah oui. Un juunin que j'avais cherché à joindre, vaguement, pour récupérer plus d'informations sur une de ses protégées : Fuki Rindo, afin de l'intégré au projet de Recherches & Développement de Konoha.

[Jin'] – Shinjin Hyuuga. Que puis-je faire pour vous?

[Takuro] – On m'a dit que vous vous intéressez à Fuki?

[Jin'] – C'est exact.

S'ensuit un petit silence durant lequel chacun jauge son interlocuteur. Malheureusement pour lui, mon clan a une lourde histoire politique, et ce genre de blancs, on apprend à les exploiter dès le plus jeune âge.

[Jin'] – Il est rare de voir un Juunin se préoccuper d'un aspirant ou d'un genin. Je ne vous demanderai votre opinion sur elle, seulement si elle peut sortir en mission.

Là encore, un silence. Il réfléchit. Même s'il ne me connaît pas, la réputation du clan devrait jouer en ma faveur. Et c'est le meilleur moyen pour me faire ma propre idée. S'il est venu, c'est qu'il est sensible à la question de Fuki et au fait qu'on s'y intéresse. Il peut également être intéressé par mon projet, qui a du légèrement s'ébruiter. Pourtant, ce n'est pas encore officiel, et ça restera de l'ordre du secret. Et ce, tant qu'on ne m'aura pas permis d'en parler ouvertement.

[Takuro] – Oui. Je pense qu'il faut un début pour toute chose.

Exact, et je suis là pour cette première fois.

[Jin'] – Très bien. Dîtes-lui que je passe la chercher à l'aube demain. Les papiers sont déjà remplis.

Effectivement, il n'y avait plus que la date, et je sais être prévoyant. Même si je ne voyais pas la mission aussi tôt, cela va bien aller. Il faut ses fournitures pour Konoha le plus tôt possible.

[Takuro] – Je vais lui annoncer.

Un bref signe de salut avant son départ, puis l'entraînement recommence. Une petite séance de médiation avant d'aller se doucher, puis dormir. La journée de demain annonce une mission, et mieux vaut se reposer tant qu'on le peut encore.

Demande de validation - apprentissage du taïjutsu

***

Se lever avant l'aube, normalement, c'est assez fatigant : on n'a pas l'impression d'avoir passer une nuit complète. Parfois, on est un peu plus en forme qu'à l'ordinaire, car on est excité et pressé d'aller en mission. Ce matin n'entrait dans aucun de ces cas de figures. Peut-être que j'avais enfin passé le cap du shinobi qui peut se lever à n'importe quelle heure. Ce serait trop beau. Tenue complète, arme, bandeau, gilet. Juste les sandales et le bermuda qui sont remplacés par le tenue traditionnelle du bas de kimono. Un sac, avec de quoi vivre durant quelques jours, pour deux personnes. Si Fuki n'a jamais été en condition réelle, je me vois mal la laisser dans la faim.

Elle a changé de logis, et habite maintenant ces petits appartements qu'on met à la disposition des jeunes recrues. À côté de sa porte, il y a un frigo malodorant. J'écris un message : ordre de mission D, visant à débarasser le frigo, et le donne à Niko.

Va apporter ça à l'académie.

Téléportation instantanée. Il ne chaume pas le pauvre, et bien qu'il n'y ait aucun rapport de dominant/dominé entre nous, il répond à toutes mes attentes. C'est devenu le camarade habituel. Qui aurait cru que je m'acclimate aussi vite de la continuelle présence du lémurien? Je toque à la porte, juste au moment où il réapparaît sur mon épaule gauche.

C'est fait. Et c'est vrai qu'il pue.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Dim 10 Juin - 19:36

Alors que je suis encore dans mon futon, après le dur entrainement forcé de la veille qui marque encore mon corps, je n'ai pas envie de me lever tôt et compte bien profiter de cette journée pour me détendre. Malheureusement, quelqu'un ne semble pas partager mon avis sur la question. Un poing léger vient heurter ma porte. À ce premier son, je sais que mes plans vont être chamboulés, mais je continu de nourrir le secret espoir de pouvoir continuer de me reposer si une absence de réponse de ma part se prolonge.

Cette espoir vient vite mourir, car la personne de l’autre côté de la porte semble aussi obstiné que moi. C’est au bout de cinq minutes d’acharnement contre ma porte que je me décide à ouvrir à l’inconnu. Encore somnolente, les cheveux en bataille, portant encore un drap pour pouvoir me recoucher rapidement une fois le perturbateur écarté et étouffant un bâillement, j’entrouvre la porte pour voir qui vient me déranger de si bonne heure.

[Fuki] -Oui, c’est pourquoi?

[Jin'] - Une mission de rang C, on part avant l'aube. Nous partons dans 10 minutes.

Me frottant d’une main les yeux et tenant de l’autre mon drap qui couvre mes épaules, je dévisage l’étranger. Encore embrumer par le sommeil, l’information met du temps à atteindre mon cerveau. Au moment où le déclic se fait, c’est en véritable tempête que je laisse tomber mon drap, tournant le dos à l’étranger, me retrouvant presque nue sous son regard, que je me précipite dans la petite salle de bain en attrapant au passage une pile de vêtements en désordre.

C’est seulement cinq minutes plus tard qu’une Fuki encore dégoulinante d’eau, mais habillée et un sac sur les épaules, revient à son invité. Mon vêtement en désordre et les cheveux en bataille, je ne sais que dire à cette personne. Dans ma tête, les questions se bousculent. C’est un bruyant gargouillement venant de mon ventre qui met un terme au silence. Dans mon empressement, je n’ai pas pris le temps d’avaler quoi que ce soit. Toute rougissante, je me retrouve un peu gêné devant celui qui vient me présenter mon premier ordre de mission de rang C. Je pense que la situation pourrait difficilement me mettre encore moins en valeur.

[Jin'] - Takuro ne t'a pas prévenu... Je suis Shinjin Hyuuga. La mission en elle-même n'est pas très compliquée. Je suis ici plus pour t'évaluer et pour garder le portefeuille que pour t'assister. Nous allons vers la capitale du pays du feu. Je te suis.

[Niko] - Et moi c'est Niko. Ravi.

[Fuki] - Oui, il avait dit qu’il me trouverait une mission, mais il ne m’a pas dit que c’était pour aujourd’hui.

Au moins, il a la décence de ne pas faire de commentaires sur ma tenue ou sur l’état de l’appartement. Il faudrait que je pense à faire le ménage, le linge sale s’accumule dans un coin, des livres et autres rouleaux ce disputent le peu d’espace occupable un peu partout dans la pièce et la poussière commence à s’accumuler dans le coin cuisine. Encore mieux, il n’a pas relevé le gargouillement de mon ventre, ce qui aurait été fort gênant.

[Jin'] - Bon... En cinq heures, nous pouvons faire la moitié du chemin, et parcourir trente des soixante-dix kilomètres qui nous séparent de la capitale. Partons. Je couvrirai nos arrières, mais donne aussi le rythme, dans le sens où je ne veux en aucun cas te voir derrière moi.

Je lis rapidement l’ordre de mission qu’il m’a tendu. Konoha a besoin de matériaux de construction et il faut se rendre à la capitale. Une carte accompagne l’ordre de mission, donc aucun risque de se perdre. Ce qui me pose problème, c’est qu’il veut partir immédiatement, alors que je n’ai pas encore mangé. S’il n’a pas relevé les sons émient par mon estomac, il n’en empêche pas moins qu’il a dû les entendre. Il n’a d’ailleurs pas l’air de vouloir me laisser me restaurer. Je devrai serrer les dents, mais je devrais arriver à tenir les cinq heures de marche qu’il m’impose, du moins je l’espère.

[Fuki] – Bon, je passe devant alors.

Il se met à marcher vers l’escalier qui conduit à la sortie de l’immeuble, mais avant de refermer ma porte je lance à la pièce qui semble vide un :

[Fuki] – Ichi, je m’en vais. Tu t’occuperas des souris. À mon retour, je ne veux plus en voir une.


***



C'est au bout de cinq heures de marche dans le paysage forestier qui a donné son nom de village de la feuille à Konoha que nous nous arrêtons.

[Jin'] - On fait une pause d'une demi-heure ici. Tu as à manger?

Arrêté près d’une rivière, il sort un bento de son sac. Évidemment, il a pu se préparer, lui. Il n’a probablement pas été sorti du lit aux aurores. Alors qu’il mange face à la rivière, je lui lance un regard noir avant de poser mon sac et d’en sortir une bonne longueur de fil ninja et un assortiment d’hameçons. S’il croit que son petit jeu va l’amuser bien longtemps, il se trompe.

Je fais un rapide nœud autour d’un des hameçons et lance ma ligne à l’eau. En espérant que le poisson morde rapidement. À plusieurs reprises, je jette des regards en coin à mon accompagnateur, vérifiant qu’il ne nuise pas à ma pêche.

Cela fait déjà un moment que rien ne mort. Je commence à m’impatienter, mais ce doit être aussi le cas de mon accompagnateur.

[Jin'] - Bon. Cela fait déjà vingt minutes.

Il sort un bentô (un deuxième, hourra!) de son sac, et me le tends.

[Jin'] - Tiens, j'avais prévu à manger pour toi. C'est moi qui l’aie fait.

Du coup, il ouvre le sien, et m'attends pour manger avec moi. Je ne sais si je dois être contente de l’attention ou insulté qu’il me pense incapable de subvenir à mes besoins de bases. Malgré tout, j’ai trop faim pour refuser un repas gratuit. J’ouvre le bentô pour commencer, histoire de voir ce qu’il contient. Des sushis, du makis, et des boulettes de riz aromatisées, rien de bien folichon.

Mes baguettes attrapent rapidement une portion de riz, qui va rapidement dans ma bouche. Je mange avec appétit, mais les saveurs me semblent fades, comme pour pratiquement tout ce que je mange. Pendant toute la durée du repas, je ne lui adresse pas la parole. Ce n’est que quand le bentô est vide que je lui adresse un simple «merci», qui doit sembler avoir été arraché de force à ma bouche.

Pendant toute la duré du repas, il reste impassible. Nous repartons rapidement en direction de la capitale. Le dinez n'a pas duré longtemps, mais fut nourrissant, bien que je sente toujours un vide au fond de mon ventre.

MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Mar 12 Juin - 19:59

Les portes de la capitale passées, l’ambiance de la ville s’empare de mes sens. Tout est en mouvement et animé d’une façon bien différente que dans le village. Les gens s’affairent autour de nous alors que nous déambulons dans la rue principale. Je ne peux m’empêcher de jeter des regards dans toutes les directions, surprenant à l’occasion des scènes anodines ou certaines plus pittoresques. Au détour d’une rue, c’est un artiste qui jongle. Au détour d’une autre, deux hommes s’engueulent pour savoir qui doit déplacer son charriot pour laisser le passage à l’autre. Les gens se déplacent dans toutes les directions et on craindrait presque de se faire happer par ce mouvement constant. Le seul mot qui me vient pour décrire l’Ambiance de la capitale est «vivant». Ça m’en donnerait presque le vertige.

À l’horizon, le soleil commence déjà à décliné et ne tardera pas à faire passer ciel par toutes les teintes de l’orangé avant de laisser place à la nuit. Les commerçants ferment leur magasins ou remballent étale pour la nuit. Alors que d’autres les ouvrent pour profiter d’un autre genre de clientèle, plus nocturne. Il serait temps de trouver un endroit pour dormir, une auberge ou hôtel, avant que la nuit ne tombe.

Nous continuons à marcher dans les rues de la capitale, mais sans que je ne m’en rende compte, Jin et moi sommes séparés. Une femme d’un établissement à vocation douteuse l’a attrapé à la manche et essaie de le convaincre d’entrer. Plus petite que la moyenne des personnes composant la foule des badauds, je ne remarque pas que la longue tignasse blanche ne se trouve plus derrière moi.

Je ne sais depuis combien de temps je marche seule, au moment où je me rends compte de l’absence du chunin. Je ne m’en inquiète pas, il est suffisamment grand pour s’occuper de lui tout seul, sinon il ne porterait pas cette veste ou le bandeau de Konoha. Trouver un endroit pour dormir est plus important que de retrouver le faiseur de bento à la tignasse blanche. Un endroit pas trop cher ferait l’affaire. Il suffisait qu’il y ait de quoi se rendre présentable pour la journée de demain.

Une odeur attire mon attention. Une odeur douce à mes narines et qui réveille dans mon ventre une sensation étrange. La même que lorsque je vais manger dans le restaurant où cette fille travaille. Merde, qu’est-ce qu’il me prend de repenser à ça. Je dois me concentrer, ce n’est pas le moment de penser à elle.

Machinalement, mes pieds me portent vers l’origine de l’odeur, un petit restaurant au bord de la rue avec terrasse. Un endroit sympathique où les gens viennent prendre un vers ou un bon repas. C’est l’occasion de prendre une pause bien méritée devant une assiette de curry. C’est aussi l’occasion de passer un peu de temps seule, sans ce tyran de chunin pour me dire quoi faire.

Je m’installe à l’une des tables de la terrasse et un serveur vient rapidement prendre ma commande. Évidemment, je commande une grande assiette de curry, le même curry dont l’odeur m’avait mené ici. Le serveur semble dérangé par ma façon d’agir. Froide, sans lui porter plus d’attention que nécessaire, voir encore moins que cela, au moment de passer commande. Je profite de ce moment avant que mon assiette n’arrive pour me détendre en regardant passer les piétons. Une femme seule avec un enfant qui refuse d’avancer, une bande de jeunes qui bouscule un vieil homme, un sabreur qui exhibe sa lame pour essayer d’impressionner une jeune fille. Perdu dans ma contemplation de la faune locale, je ne remarque même pas que le serveur a posé ma commande sur la table et qu’il ait déjà en train de prendre une autre commande.

L’odeur du plat chatouille mes narines comme jamais, mais au moment d’y gouter, quelque chose cloche. Ça n’a pas le même goût que celui que j’espérais ou du moins, ça ne provoque pas la même sensation que celles à laquelle je suis habituée. Normalement, mon ventre se remplit de chaleur et cela se répercute dans tout mon corps. En ce moment, je ne sens que la nourriture ravir mes papilles, mais sans plus. Je termine malgré tout mon assiette, dépité de ne pas avoir fait un aussi bon repas que je l’espérais. En quittant la terrasse, je laisse de quoi payer l’addition. Rien de plus, rien de moins, pas de pourboire pour le serveur.

Sans conviction, je me mets en quête d’une auberge. Quelques rues plus loin, un groupe semble bien animer devant un bâtiment. N’ayant rien de mieux à faire, je m’approche. Le bâtiment se révèle être une auberge possédant un bain thermale. Ce qui suscite une telle animation n’est rien d’autre que deux gamins s’étant introduit dans le bain des femmes pour mater en douce et que le propriétaire des lieux tiens par le collait, un bon mètre au-dessus du sol.

-…et que je ne vous y reprenne plus.

Il les balance sans ménagement en pleine rue. Ce qui provoque l’hilarité de certains de leurs amis. Le propriétaire, en colère attrape un balai et disperse la foule.

-Allez, on dégage de mon entré. Ce n’est pas un spectacle, ici.

De mon côté, s’il y des bains, cet endroit me convient. Ce sera suffisant pour se débarrasser de la saleté de la route et se rendre présentable pour demain. Le caractère du propriétaire ne me fera pas changer d’avis à ce sujet. Je n’ai pas envie de pousser plus avant ma recherche d’un autre lieu convenable pour passer la nuit. Je passe donc à l’accueil où m’attend le propriétaire.

-Oui, c’est pourquoi?

Il parle d’une voie forte et sur un ton qui doit rebuter certains clients.

-C’est pour une chambre, une chambre pour deux.

Il regarde dans son registre à la façon de quelqu’un qui sait exactement combien de chambre il lui reste.

-Il me reste une chambre pour une personne. On peut vous montez un deuxième futon, mais il faudra vous serrer un peu.

Il a l’air de se contre foutre que je prenne la chambre où non, mais je n’ai pas envie de chercher un autre endroit où loger.

-Bon, je l’a prend.

Il me tend deux clés.

-La première est pour la chambre, la deuxième pour le casier des vestiaires des bains.

Je comptais attendre qu’il me montre la chambre, mais il n’en fait rien et se replonge dans la lecture de son registre. Comme il n’esquisse aucun geste me montrant qu’il est prêt à bouger de sa chaise, je prends mes clés et monte à l’étage. Heureusement que le numéro de la chambre est écrit sur ces dernière, sinon, je n’aurais pas pu trouver toute seule. La chambre est effectivement petite. Il n’y a qu’un seul futon au sol. J’y pose mes affaires de façon à me le réserver si un second ne l’avait pas rejoint au moment de dormir.

Par la fenêtre, je vois que le soleil commence à se coucher et qu’à l’extérieur on allume les lampadaires. Je n’ai d’ailleurs toujours pas retrouvé Jin. Il faudrait que je me rende un peu plus visible pour lui permettre de me retrouver. Si je reste à l’intérieur, il n’y arrivera pas. En face de l’auberge, un vendeur de ramens tiens son échoppe. Ce n’est pas du curry, mais je suis resté sur ma faim. Mon dernier repas n’ayant pas été satisfaisant.

Assise bien en vue devant mon bol de ramen que j’avais demandé le plus épicé possible, il ne me reste qu’à attendre que Jin passe dans le coin. Si cela n’arrive pas, nous nous recroiserions surement dans la journée de demain. Il ne doit pas passer inaperçu avec ses longs cheveux blancs et ses yeux de la même couleur.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Lun 25 Juin - 22:47

Cette ville commence à me devenir de plus en plus familière. C'est drôle, la façon dont les choses évoluent. D'abord, il mes connaissances en matières de géographie et de vécu se limitaient aux domaines du quartier, puis les quartiers populaires, et encore d'autres quartiers. Jusqu'à la sortie du village, le temple du Châtaigner, et maintenant, la capitale, que je commencer à connaître aussi bien que Konoha, que ce soit au niveau de son fonctionnement, ses rues, sa population. Fuki ne perd pas de temps. Aussi émerveillée que moi quand j'ai découvert cet autre monde, beaucoup moins protégé que celui de Kononha. Enfin un vrai ville digne d'accueillir les ambitions les plus folles. Elle se perd bientôt dans la foule... d'un côté, je ne peux pas prendre le risque de laisser un genin de Konoha sans surveillance, mais d'un autre, elle ne doit pas se sentir surprotéger, et j'ai également envie d'évoluer seul.

Il y a une boutique. C'est ce genre de boutique qu'on ne remarque pas, et précisément celles que je peux être amené à chercher. C'est vrai, la logique veut que, selon des règles de marketing, on ait une boutique qui attire. À moins que l'on ne veuille pas attirer l'attention. Même si ce n'est pas une loi universelle, généralement, ce sont dans les boutiques les moins voyantes qu'on est susceptible de se rapprocher le plus du monde illégal. La boutique et petite, et plutôt vide. Quelques ustensiles de cuisine, fournitures alimentaires et autres me font penser à une maison de fournitures culinaires. Du coup, je reste devant le comptoir, directement à l'entrée.

Jin' – Vous n'auriez pas l'adresse d'un bon restaurant?

Vendeur – Les animaux sont interdits.

J'ai compris. Je rentre à Konoha, j'aime pas les choses qui se passent ici, de toute façon. Salut.

Ce n'était pas habituel, que Niko soit aussi maussade, mais il doit avoir ses propres raisons. Peut-être que son chez-lui lui manque un peu trop qu'il ne le souhaitait. Pour en revenir au vendeur, je ne lui extorquerai pas des informations aussi facilement. Autant tout de suite aller dans le restaurant que Hazu m'a conseillé, et ainsi bénéficier de suite des ses relations... la dernière fois que je suis venu ici, c'était pour une vendetta, qui ne s'est pas encore ébruitée. Je ne pouvais pas utiliser les adresses d'un ami pour chasser l'Homme. Cette fois, c'est différent.
Le Héron, voilà comment se nomme le restaurant. Sur un seul étage, avec une terrasse donnant sur le fleuve qui traverse la ville. Très coquet, et plutôt de haut de gamme que popularité. C'est en rentrant qu'on se rend compte que non. Les clients sont, certes, issus de classes aisée, mais j'en vois également de quartiers moins favorisés. Un bon cuisinier qui ne prend pas la grosse tête? Ça montre déjà du caractère, Hazu ne m'a pas menti sur la qualité de ses sources.

Serveuse – Puis-je vous aider?

Jin' – Je cherche Ming. Je viens de Konoha, de la part de Hazu.

Serveuse – En cuisine. Mais il n'aime pas être dérangé.

Souriante, elle illustre ses dires par un grand clin d'œil. Je me dirige vers les cuisines, d'où sort les bruits de gaz, de feu, et de casseroles s'entrechoquant avec des cuillers. C'est la folie la dedans. Ming se reconnaît à son bandeau de chef sur le front. Il coupe des ramens à une vitesse hallucinante, tout en criant pour répondre à d'autres cris. La chaleur est étouffante, les odeurs trop nombreuses pour être appréciées. C'est un défilé sérieux, bourré de concentration et de pression. Le fameux rush. Je ne pourrais rien tirer de lui dans cet état, alors autant commencer à étayer nos relations.

Jin' – C'est Hazu qui m'envoie. Vous avez besoin d'un coup de main?

Ming – Hazu.... Hazu... ah, Hazu! Ouais, une serveuse et un aide cuistot nous a lâché! Tu sais faire quoi?

Des bentôs.

Jin' – Logistique. Je prends les commandes!

Je trouve un porte manteau ou accrocher mes affaires, arrache un carnet de commandes et commence le travail. C'est amusant de prendre les commandes : incroyablement facile, et amusant. Parfois les gens ne sont pas d'accord, mais pour la plupart, je passe d'une table à l'autre, et m'arrête devant les fourneaux, pour noter toutes les commandes et les accrocher, n'ayant aucun besoin de noter quoi que ce soit sur le vif. Kanzaki dirait encore que je ne suis pas normal. La serveuse a l'air enchanté que je sois là pour la décharger de son surplus de travail. Étant efficace, la pression se relâche assez vite sur nous, et n'ai aucune erreur à mon actif. Après une bonne heure de travail, je suis même en mesure de conseillé les gens sur certains plats que j'ai vu défilé, et que j'ai tout simplement senti... c'est vrai qu'après, l'odorat ne représente pas tous les goûts qu'on les choses, mais ils vont, le plus souvent, de pair. Avec l'effectif normal dans la salle du restaurant, on se retrouve vite dans un trou, de façon à ce qu'on puisse prendre une pause, à l'extérieur. La gentille serveuse, et d'autres, viennent nous rejoindre, laissant la salle vide. Mon dojutsu me permet de surveiller la salle, en fait. Sans m'en apercevoir, je l'ai utilisé de temps en temps pour me faciliter la vie pendant le rush.

Serveuse – Cigarette?

Jin' – Merci.

C'est différent de ce que je fume habituellement, mais cela détend aussi.

Serveuse – Alors tu viens de Konoha. Et que fait un shinobi à travailler dans un restaurant?

Jin' – Il attend de pouvoir en placer une avec Ming.

Serveuse – Je vois. On n'aime pas ne rien faire? Et où passe-t-il la nuit, ce shinobi?

C'est elle qui me fait me souvenir, qu'effectivement, je suis en mission, et qu'il y a un genin en liberté qui doit probablement me chercher. On vient de passer le rush de midi, donc j'ai encore une après midi devant moi. Aux alentours, des grandes rues, des ruelles. Ah, voilà, une troupe de badots. Après de brèves excuses envers la serveuse, je me dirige vers eux, en sortant un billet de vingt Ryos.

Jin' – Je cherche une genin de Konoha, ça ne doit pas passer inaperçu ici. Ça intéresse quelqu'un?

? - Moi.

Jin' – Je serais surement ici jusqu'à ce soir. Venez me trouver pour toucher le reste.

Voilà donc qui est fait. Effectivement, si les bruits, de plus en plus présent, comme quoi Konoha a fait un pas vers l'indépendance vis à vis du pays du feu, un de ses représentants ne devraient pas passer incognito la journée dans une capitale.
Je retourne vers les serveuses, où celle avec qui je parlais est visiblement intriguée par mes actions.

Jin' – Shinjin. C'est mon nom. Ah. La table trois à fini, et la table douze est à débarasser. J'y vais.

Dommage, je commençais à l'apprécier, mais le travail supplante le reste. C'est l'après midi, où on passe notre temps à ranger la salles, les tables, les fourneaux, afin de tout rendre présentable. En guise de salaire, j'ai mon heure de conversation avec Ming. Il me conseille sur les boutiques à éviter pour notre mission, qui privilégie plus le prix que la qualité.

Ming – Tu sais... en tant qu'ancien Eïsei, j'ai encore des relations dans le monde shinobi. Mais tu es la deuxième personnes qui vient me demander des fournitures nécessaires à des structures.

Jin' – La deuxième? Qui était la première?

Ming – Un déserteur, à qui je suis heureux de ne plus rien devoir.

L'idée, c'est de trouver un moyen pour faire mention de ce détail important dans mon rapport, sans pour autant mentionner l'implication de Ming et de Hazu.

Jin' – Vous avez un nom?

Ming – Oui. Mais si je suis content de ne plus rien lui devoir, ce n'est pas pour ensuite me le mettre à dos. Désolé, je me dois d'être fiable.

Jin' – Je comprends.

Derrière, dans la vitrine du restaurant, je vois l'homme que j'ai engagé agiter les bras. Il a du trouver Fuki.

Jin' – Merci pour tout. Si vous avez un problème, vous savez où je suis joignable. Hazu a également pris sa retraite, mais je me ferais une joie de le remplacer.

Ming – Ha ha ha. Je ne l'avais jamais vu s'attacher à un gosse avant, il pouvait pas les blairer. Tu es le fils de Shizaké, c'est ça?

Jin' – Oui.

Ming – Je m'en doutais. Mes condoléances, pour ton père.

Jin' – Merci. Je les transmettrai à Shizaké.

Ming – La vengeance n'a jamais ressuscité personne, Shinjin.

Dès ces mots, je me raidis. Quelque chose revient en moi, un sensation de vide, de mort.

Jin' – Ce n'est pas une question de vie. C'en est une de mort.

Sur ce, je quitte le restaurant, rejoindre le badot, une liasse à la main (une liasse en main laisse toujours penser qu'il peut obtenir plus).

? - Elle a trouvé une chambre dans un hôtel, avec des bains.

Il me montre la direction, m'explique où c'est, et je le paie. Allons donc rejoindre Fuki. Les rues commencent à se vider, en ce début de soirée. Ming m'a payé, en plus de m'avoir offert par deux fois le couverts. Par contre, je n'ai pas arrêter de transporter différentes effluves culinaires, et je sens la cuisine. La bonne cuisine, certes, mais ce n'est pas mon odeur, et je ne peux qu'être heureux que Fuki ait choisi un établissement qui s'agrémente aussi de sources chaudes. J'arrive devant l'établissement, et vais de suite à la caisse, demander quelle chambre on m'a attribué. À mes questions sur Fuki, il me désigne une échoppe juste derrière. Il y a quelqu'un qui mange, de dos. Je viens de passer devant, et je n'ai pas du tout vu qui y était. Fatigue? Non, je devais être perdu dans mes pensées. Je m'assieds à côté d'elle, et dépose de l'argent, encore, sur la table.

Jin' – Le dîner et pour moi.

(là, on peut passer sur de petits postes pour rp de façon plus intime ^^)


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Dim 1 Juil - 6:18

Mon assiette terminée, quelqu’un derrière moi lance plusieurs ryo sur la table.

-Le dîner et pour moi, lance-t-il avant de s’assoir.

Pas d’inquiétude à avoir, ce n’est que Jin. Il aura mis du temps à me retrouver, mais au moins se temps m’aura permis de trouver un endroit où loger et un endroit où l’on sait au moins faire à manger un minimum correctement. Même si ça ne vaut pas la cuisine d’Haru, pourquoi se priver?

-Apportez la même chose… en double, dis-je au serveur qui passait par là pour débarrasser.

Le serveur ayant noté la commande et s’apprêtant à partir, ma main se pose sur son bras en le retenant fermement.

-Vous ne prenez pas ça commande, tout en pointant en direction de Jin.

C’est un serveur tout éberluer par cet estomac sans fond qui en était déjà à son troisième bol de ramen, qui se tourne vers ce non moins inquiètent personnage aux cheveux blanc et aux yeux si pénétrant qu’on pourrait croire qu’ils peuvent sonder les tréfonds de l’âme. Décidément, c’était toujours lui qui tombait sur les clients louches ou qui finissait par faire du grabuge.

En reprenant le crayon posé sur son oreille, il essaye tant bien que mal d’essuyer discrètement le filet de sueur qui commençait à lui couler sur le front.

-Et pour… et pour monsieur, ce sera?

- Non merci, j'ai déjà mangé. Je vais me détendre aux sources.

En se levant, Jin laisse son portefeuille sur la table à l’intention de Fuki. La vue du portefeuille, bien épais et remplie de ryo, est autant un soulagement en perspective du généreux pourboire qu’il devrait gagner, que le départ de l’étranger aux cheveux blancs et au regard effrayant. Avec une telle somme en sa possession, cet estomac sur pattes qui lui sert de cliente, elle va probablement lui donner son plus gros pourboire de la soirée.

- C'est Konoha qui régale.

À l’évocation du village caché du pays, le serveur fait un pas vers l’arrière. Des shinobis de Konoha, il était mal tombé. Pourquoi fallait-il toujours que ce soit sur lui que tombent les clients en mesure de détruire l’échoppe si l’envie leur en prenait.

Sans demandé son reste, il fila vers les cuisine et n’en revint qu’avec les deux bols de ramen commandés par la shinobi. S’excusant plusieurs fois pour l’attente, il en devenait pitoyable.

Si l’idée de laisser un pourboire au serveur m’avait effleurée quand Jin m’avait confié son portefeuille, le comportement du serveur m’en avait complètement fait passer l’envie. Même si ce n’était pas mon argent, donner un pourboire à ce lèche bottes était contre mes principes.

Alors que je dévorais mes deux bols de ramens, il avait trouvé le moyen de venir m’interrompre à trois reprises pour me demander si le repas me convenait, ce qui tenait de l’exploit aux vues de la vitesse à laquelle j’ingurgitais la nourriture. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer qu’il fixait l’épais portefeuille de Jin à chacune de ses visites inopinées. En plus d’être lèche bottes, il était cupide. Cela ne jouait pas en sa faveur.

Mon repas terminé, malgré les trois interruptions du serveur, ce dernier arriva avec la facture et affichant son plus beau sourire. Avisant le prix que m’avait couté le repas, je sortais du portefeuille de Jin la nécessaire.

-Voilà pour le repas et le pourboire à la hauteur du service que vous m’avez offert.

Le sourire du serveur, qui découvrait déjà un nombre exceptionnellement élevé de dents, pouvait maintenant se targuer d’exhiber la presque totalité de sa dentition. En mon fort intérieur, je ne pouvais m’empêcher de me dire : «Lèche bottes, cupide et idiot».

En me levant prestement et en gagnant rapidement l’auberge, j’en arrivais à regretter de ne pas pouvoir voir la tête du serveur quand il constaterait, après avoir plusieurs fois comptées la poigné de ryo que j’avais laissée sur la table, que je ne lui avais laissé qu’un seul ryo en pourboire.

Si du moins cette petite expérience ne lui apprenait pas à laisser les clients tranquilles, il aurait au moins une histoire à raconter à ses collègues. Je l’entends déjà se plaindre de ce couple de shinobis sanguinaire au regard de tueur qui l’on presque menacé de détruire l’établissement, mais qu’avec son calme et son courage il avait remis à leur place. Oui, c’est surement le genre d’histoire qu’il pourrait raconter à notre sujet. Lèche bottes, cupide, idiot et vantard.

***


Dans la chambre que j’avais prise plus tôt, un deuxième futon avait rejoint le premier. De la même façon que moi, Jin avait déposé ses affaires sur celui qu’il comptait utiliser. La seule différence était qu’à côté du mien trônait un yukata blanc. En transportant le second futon, le propriétaire avait probablement dû en déposer un pour chacun d’entre nous. Jin portant surement le sien pour se déplacer dans les bains thermaux, il ne restait donc que le mien.

En cette heure tardive, l’idée de faire un tour dans les bains n’était pas pour me déplaire. Me débarrasser de la crasse de la route et me détendre seraient surement profitable si je devais commencer à négocier avec les fournisseurs dès demain.

En premier lieu, je mettais le portefeuille de Jin dans son sac. Ensuite, mes vêtements sales vinrent s’entacher dans un des coins de la pièce exigu. Nue sous mon yukata, je descendis vers les bains. Plusieurs des occupants de l’auberge étaient déjà retournés dans leur chambre pour dormir et je voyais, bien avant d’arriver aux bains à proprement parler, que l’un des derniers groupes qui devait occupé les lieux était en grande discussion sur le peu de femmes qui fréquentaient les bains mixtes.

En arrivant à proximité des bains, trois panneaux indiquaient l’emplacement des bains en fonction du sexe des occupants, que ce soit celui réservé aux hommes, celui réservé aux femmes ou le bain mixte.

Comme il me faudrait aborder le sujet de notre mission avec Jin et savoir s’il avait davantage d’instructions à me donner, j’optais pour le bain mixte. S’il ne s’y trouvait pas, ce serait tempi. Nous pourrions tout aussi bien avoir cette discussion le lendemain et à tête reposée.

En entrant dans la zone du bain mixte, c’était tout une étendu d’eau d’on s’échappait une vapeur excessive qui s’offrait à mes yeux. Entouré d’une palissade en bambou qui protégeait les occupants des regards extérieurs, mais aussi les bains réservés à un seul sexe qui se trouvaient à gauche et à droite du bain mixte, l’endroit offrait un cadre parfait à la détente. De l’endroit où je me trouvais, il m’était impossible de distinguer si l’endroit était occupé, les brumes de vapeur brouillant ma vue .Enlevant mon yukata et le laissant paresseusement glisser de mon corps nu jusqu’au sol, je m’immergeais dans l’eau délicieusement chaude.


Dernière édition par Fuki le Ven 6 Juil - 4:23, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Mer 4 Juil - 4:39

Le kimono que prête l'établissement n'est pas de bonne facture. Ça reste un kimono, traditionnel, mais en tant que Hyuuga, je suis habitué à mieux, mais cela ne m'a pas empêché de le revêtir pour aller aux sources. Une serviette sur l'épaule, pieds nus, je déambule dans les couloirs, en direction des bains mixtes. Pourquoi les bains mixtes ? Je n'aime pas la testostérone et les normes de virilités qui régisses les bains uniquement réservés aux hommes. Des normes auxquelles ma taille, mes cheveux et moi n'adhérons pas. Les bains mixtes de s'encombrent généralement pas de ce genre de règles. Peu de gens y vont : par honte d'être pris ou pour des pervers, ou pour des opportunistes. L'ennui, dans les bains, c'est que je ne peux pas utiliser mon byakugan pour en vérifier la fréquentation, car il me montre tout, même ce que je ne veux pas voir. J'ai déjà essayé une fois, à Konoha... grossière erreur, d'ailleurs. Il est très mal vu que des Hyuuga aillent dans des bains en dehors de leur domaine. Bref, j'ai du payer une amende pour atteinte à la pudeur, et suis passé pour un obsédé aux yeux de pas mal de gens, ce qui a beaucoup fait rire Fen et Kanzaki.

Ces bains sont biens. Chauds, avec énormément de buée, à tel point qu'on ne distingue pas la totalité de la salle, mais visiblement, les eaux sont également séparées. Propre. À gauche, en entrant, il y de quoi poser nos affaire. J'enlève mon kimono, dévoilant ma nudité aux gouttes d'eaux anonymes venant se refroidir sur mon corps, moins chaud que l'air ambiant. Plié, rangé, je ne garde que la serviette, que je pose délicatement sur un bord, à côté de l'endroit où je compte m'étendre. L'eau est brûlante, mais la sensation détend. En rentrant petite à petit, m'aidant du Waza, je ne me brûle pas, laissant le temps à mon corps de s'adapter à la température. Dedans, jusqu'au cou. L'avantage d'une petite taille, et qui sait s'ils sont rares.

Des pas se font entendre. Me suis-je endormi ? Non, je n'en ai pas la sensation. J'étais perdu dans mes pensées, aussi brumeuses que cette atmosphère. Je l'entends ce déshabiller, puis rentrer dans l'eau, dans un clapotis discret, puis plus rien. Si je l'ai entendu sans la voir, elle doit être dans le même cas que moi. À part que je n'ai émis aucun son afin de me manifester. J'essaie de ne pas prendre une voie trop cassante pour éviter de la faire sursauter.

Jin' – Je suis sur la gauche, un peu plus au fond.

Une forme, puis une silhouette, et enfin, les traits du visage de Fuki avancent dans ma direction, sortant du néant blanc et fumeux.

Jin' – Cet établissement est bien. Tu l'as bien choisi. Ça va?


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Jeu 5 Juil - 23:11

//Petit HRP: J'ai fait une petite recherche et ce ne sont pas des kimonos que nous portons dans les bains, mais des yukatas. Désolé de t'avoir induis en erreur, j'ai corrigée cette petite erreur. //


La voix de Jin se fait entendre, perçant la brume des bains, indiquant sa position. Je barbote dans sa direction. Il n’est pas difficile à trouver, son abondante crinière blanche trempant dans l’eau chaude et formant un cercle autour de son cou et de ses épaules partiellement immergées.

Jin' – Cet établissement est bien. Tu l'as bien choisi. Ça va?

Fuki – Ça ou autre chose.

Voir la capitale et quitter Konoha est dépaysant, mais il me manque quelque chose. À Konoha, il y a Aru. Ça cuisine me manque, son sourire me manque, elle me manque tout simplement. J’ai envi de la voir, mais c’est impossible. Plus tôt cette mission sera terminée, plus tôt je pourrai retourner au village. Cette fois, je vais lui parler, il faut que je lui parle avant l’examen chuunin. Si je ne lui parle pas, je sens que je vais le regretter et cette situation dure depuis trop longtemps.

Les épaules enfoncées dans l’eau et les yeux fermés, ma résolution ne pourrait être plus ferme. Terminer cette mission rapidement et parler à Aru de ce qui m’arrive quand je vais manger dans son restaurant et pourquoi je mange tout le temps là-bas.

Fuki – Demain, combien de constructeurs allons-nous devoir voir?

J’attends la réponse du chuunin. Tout deux nus dans les bains, la différence de grade tend à s’amenuiser et à ne plus trop se faire sentir. Dans cette environnement, on aurait presque envie de confier ses secrets à la personne d’en face, mais seulement ceux qui sont en surface. Nos secrets les plus sombres et les plus enfouis ne sauraient être déterrés que par un peu de vapeur et d’eau chaude. Tout comme ils ne pourraient être dévoilés aussi facilement que nos deux corps nus dans cette eau apaisante. Mais le corps peut trahir malgré lui certaines pensée.

Fuki – …j’ai quelque chose d’important à faire à Konoha…

J’ai laissée échapper cette phrase sans m’en rendre compte. Qu’est-ce qu’il me prend de dire des choses comme ça? Je devrais être contente que l’on me confit une mission importante pour le village. D’autres attendent bien plus longtemps pour se voir attribuer une mission à responsabilités. Il faut que je me reprenne et que je montre que je peux accomplir ce genre de mission.

Fuki – Oubliez ce que je viens de dire.

Les épaules à nouveau enfoncées dans l’eau et le menton caressant la surface de l’eau, je referme les yeux. Essayant de bien m’enfoncer dans la tête que je ne pourrais pas voir Aru avant d’avoir terminé cette mission.
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Sam 7 Juil - 4:45

Quand je lui demande si comment elle va, elle élude la question. Je souris. Les évènements que je n'arrive pas à prédire, ou que je n'anticipe pas sont, par définition, surprenant. Et la surprise est une chose qu'il m'est bien rare de voir. C'est pour cela que je souris. Elle continue de me parler, après, puis avant, de se perdre dans des pensées que je ne veux pas connaître. Je me passe la main dans les cheveux. Ils se font de plus en plus longs. Effectivement, ça fait longtemps maintenant que je ne les ai pas coupé. À quoi bon? Kanzaki pense que ça me va bien? Puis-je m'y fier? Oui, je la crois. Elle a des bons goûts. Quand elle me montre une femme qu'elle trouve belle, je la trouve belle également. Il en va de même pour les hommes. Pour la cuisine aussi. Fen aime moins partager ses impressions superficielles. Surtout qu'il ne peut pas voir. Oui... ce doit être pour ça. Un aveugle est donc quelqu'un de moins superficiel par définition? Non, c'est un syllogisme. Il faudra que je lui en parle en rentrant. Comment appréhender la notion de beauté quand on ne peut pas voir? Même si d'un côté, on manque des très belles choses, il en va de même pour les choses les plus laides. Un équilibre, qu'il ne faut pas perdre de vue.

Fuki me pose la question des constructeurs. Combien? Je ne sais pas. Il faut faire une étude des prix, se renseigner sur des devis. Des choses qu'on n'a pas envie de faire, car il faut être patient et friand de paperasse. Ce qui moi, ne me dérange pas en soi. Mais Fuki doit s'entraîner. Si un jour elle est amené à travailler dans les structures de recherches et développement, elle devra se plier à une administration de fer. Une administration konéhenne.
"…j’ai quelque chose d’important à faire à Konoha…". Ses mots m'intriguent. Comme si une porte menant à son intimité venait de s'entrebâiller. Plus fermée qu'ouverte, certes. Mais un début d'ouverture. Pourquoi? À cause de la nudité. Les gens portent des habits comme ils portent des comportement automatiques, des réflexes qu'ils choisissent de développer, et ce, dans le seul but de se protéger. Se protéger de quoi? De la souffrance, psychologique. Encore un sourire. L'homme accepte la souffrance car elle n'est pas immuable, elle s'arrête. Et quand il comprend que peut-être elle ne s'arrêtera pas, alors la torture a marché.

Fuki - Oubliez ce que je viens de dire.

Jin - Non.

La réponse était venue d'elle même, sans réfléchir au préalable, comme on le lui avait appris, et comme j'en ai pris l'habitude. Il n'avait pas été sec, il n'avait pas été blessant. Juste franc, doux, bas, compréhensif. Non, je ne vais pas oublier cette porte qui ne demandait qu'à s'ouvrir. je veux savoir la suite. Connaître cette chose si importante qu'elle avait à Konoha. Non. Ce n'était pas ça. En fait, je veux juste qu'elle s'ouvre. En tant que chuunin, pour la première fois, il y avait quelque chose d'autre qui attirait. Non pas cette responsabilité de chuunin à genin, mais une proximité. C'était ça, ce sentiment tant décrit par d'autre chuunin instructeur? Peut-être. Pourquoi je ne l'avais pas encore découvert? Trop froid, peut-être. Kanzaki dit souvent que je suis froid, mais que ce n'est pas de ma faute, que tous ceux de mon clan le sont (sauf ma mère, peut-être, car elle sourit beaucoup, et a de l'humour - "comme quoi Jin', tu n'es pas une cause perdue").

Jin' - Pourquoi veux...

Non, ce n'était pas la bonne question. La question devait être posée sur sa dernière phrase. Ce serait plus personnel.

Jin' - Pourquoi veux-tu que j'oublie ce que tu viens de dire?


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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Lun 9 Juil - 6:49

Jin - Non. Pourquoi veux...

Il marque une pause. Peut-être va-t-il renoncer à poser sa question.

Jin - Pourquoi veux-tu que j'oublie ce que tu viens de dire?

Il a posé sa question. Il faut bien répondre quelque chose maintenant. J’aurais dû garder mes lèvres closes et éviter de me compromettre sur un sujet dont j’ai déjà du mal à saisir les tenants et aboutissants.

Fuki – Je n’ai pas envie d’en parler, c’est tout, lassais-je brusquement et avec un niveau sonore dépassant ce qui est convenable dans ce genre d’endroit.

Réalisant que je venais presque de lui hurler dessus, je m’empresse de m’excuser.

Fuki – Je suis désolé, je ne sais pas ce qui ma prise.

Il n’y a que le silence qui suit ma phrase. Après que je lui ai parlé de cette manière, je peux bien essayer de m’expliquer. Ce n’est pas de sa faute si j’ai du mal avec les gens et si j’ai du mal à comprendre ce que je ressens.

Fuki – Je ne veux pas en parler parce que… parce que pendant des années je n’ai jamais eu personne à qui parler. C’est seulement il y a trois ans que quelqu’un s’est vraiment intéressé à moi. Malgré qu’il lui a fallu deux ans pour que je commence à m’ouvrir à lui, il a toujours été là pour moi pendant tout ce temps.

C’est peut-être stupide, mais j’ai envie de continuer à lui parler de moi. Je me souviens. C’est un peu comme se décharger d’un poids.

Fuki – C’est encore difficile pour moi de m’ouvrir aux autres. Pour être honnête, j’en suis encore à découvrir de nouvelles émotions… et tout ça me brouille les idées…

Qu’est-ce que je raconte là. Il n’a surement pas envie d’entendre tous mes petits problèmes. De toute façon, qu’est-ce qu’il y comprendrait. Il doit me prendre pour une paumées de première qui ne comprend rien à rien.

Fuki – Désolé, parler comme ça, c’est nouveau pour moi. J’en dis trop et je vous ennuis avec mes histoires, c'est seulement rare qu'il y ait quelqu'un à qui j'ai envie de parler comme ça.
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Dim 15 Juil - 23:37

C'était dur. Je le savais, sans jamais 'lavoir vraiment expérimenté. Ma formation le voulait, on m'avait éduquer d'une certaine façon. Durement, en essayant d'éradiquer les émotions. C'est seulement plus tard, quand j'ai cherché à comprendre, qu'on m'en a expliqué la philosophie, les dogmes et les traditions qui gouvernent un clan ne sont pas des résidus de conservateurs, mais ont été réfléchies pour essayer d'adopter le train de vie le plus sain possible quand on mène une vie telle que celle du shinobi. Et ça, elle ne l'avait pas eu, cette éducation. Elle avait visiblement vécue dans la solitude, et aujourd'hui, devant faire face à deux nouveautés : des camarades de missions, et des amis. Les deux demandent de faire des choses qu'on ne fait pas forcément quand on vit seul, mais les deux obligent à s'ouvrir si on veut que cela marche. Oui, les deux obligent à s'ouvrir.

Jin' - Vois ça comme un des objectifs de la mission. En tant que supérieur, je veux connaître mes subordonnées, sur toutes les coutures, pour mieux les utiliser.

C'est ça. Une sorte de jeu d'échec sur lequel il faut toujours s'arranger pour avoir un coup d'avance. Quand on bouge une tour à un endroit, on la met à cet endroit précis car on sait qu'elle ne peut prendre et menacer qu'en ligne droite. On ne s'attend pas à ce qu'elle fasse un coup en diagonale. On retrouve la un principe de base : connaître l'état d'esprit de ses troupes pour un général, ou ceux de ses équipier pour un chuunin.

Jin' - Et il y a la vie en dehors des mission. Là, je pense qu'on peut se considérer comme des amis. Ce qu'on vit en mission influe forcément sur nos personnalités. J'ai vue dans ton dossier que tu ne connaissais pas le Waza?


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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Jeu 19 Juil - 5:39

Amis, cela sonne bizarrement. Particulièrement dans la bouche de ce chuunin qui parlait il y a quelque instant de connaitre ses subordonnés pour savoir comment les utiliser. Sa façon de le dire n’a pas une consonance bonne ou mauvaise, c’est seulement étrange. À moins que ce ne soit mes oreilles qui aient du mal à le percevoir de la manière appropriée. Peut-être est-ce ça au fond. Rien que d’entendre ce mot, c’est un peu comme si on me parlait dans une langue étrangère. Non, ce n’est pas tout à fait ça. C’est plutôt comme si pour moi ce n’est qu’un mot comme un autre, aussi vide que n’importe quel autre mot. Mais pour d’autres, il revêt un sens particulier ou représente quelque chose d’important. En réalité, ce n’est qu’un mot qu’on utilise pour désigner les gens de notre entourage, c’est bien cela, non?

Heureusement qu’il me tend cette perche pour sortir de se bourbier de questions insolubles. Le Wasa, l’art de marcher sur l’eau, bien sur que je ne le connais pas. Ma formation a principalement été tournée vers l’eisei, pas vers les autres techniques que Takuro trouvent si obsolètes et archaïques.

Fuki - Le Wasa… Marcher sur l’eau.

Jin – Oui, c’est ça.

Je prends un moment pour marquer une pause. Il s’agit pourtant d’une technique de base que la plupart des shinobis connaissent ou devraient connaitre. C’est un peu honteux de ne pas savoir cela alors qu’on veut se présenter à l’examen chuunin.

Fuki - Dans ma formation, on s’est surtout concentré sur la compréhension du corps et l’étude de l’eisei. Taku… Mon instructeur m’a encouragé à développer mes talents pour l’eisei. Il ne m’a pas appris grand chose sur les techniques qu’il trouvait… disons archaïque, pour rester poli.

Une façon comme une autre de dire que Takuro n’a aucun respect pour les techniques de ninjutsu et de dire que mes connaissances dans le domaine sont limitées. Quoique j’en maitrise quelques techniques de base qui peuvent s’avérer utile.
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Mar 24 Juil - 13:45

Vouloir maîtriser d'autres corps sans passer par la maîtrise du sien. Quelle drôle d'idée. Les gens manquent cruellement de bon. Et puis bon, je ne suis pas son professeur. Mais le Waza reste une base, sans quoi on peut vite y laisser sa peau. Contre des shinobis de Kiri, notamment. Les meilleurs ninjas utilisent les techniques basiques à leur apogée. Et les combos de ces dernières peuvent être très ingénieux. Le problème, et l'avantage, aussi, c'est l'endroit. De l'eau à disposition, pour peu de profondeur, mais nus. Nus. Nus. La pudeur est un concept qu'on a réussi à me faire intégrer de façon indirecte. On ne m'en n'a jamais parlé, mais pourtant, je la ressens. Faut-il passer outre, pour cet apprentissage. Non, il y a des alternatives. Je trouve toujours des alternatives. En concentrant mon chakra dans mes mains, je prends appui sur la surface de l'eau, pour me soulever un petit peu, jusqu'à au début du bas ventre. Puis mon corps retombe délicatement, ralentie par la pressions des eaux de sources.

Jin' – Le principe est simple : utiliser son chakra pour adhérer à des surface. On commence habituellement par des surfaces solides, mais pour une Eiseï qui a l'habitude de malaxer son chakra, ça devrait être plus facile. Si tu le veux, je peux même t'indiquer les nœuds de chakra à privilégier.

Mon dojutsu s'active de lui même ? Pourquoi ? J'ai vraiment eu l'impression que ce n'est pas moi qui l'est activé. D'ailleurs, il ne s'est pas activée correctement : je ne vois pas ces réseaux de chakra, je la vois nue. Après rectification, ses réseaux rentrent en activité. On voit clairement des nœuds s'ouvrir, d'autres se fermer, pour diriger le chakra vers une région de son corps en particulier. Va-t-elle réussir du premier coup ? Je suis curieux de voir.


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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Ven 27 Juil - 22:00

La démonstration est rapide, mais claire. En soit, c'est une technique très simple. Sa seule difficulté réside dans le dosage du chakra à utiliser. En en utilisant trop peu, on coule sans pouvoir se maintenir à la surface et en en envoyant trop, l'on créé des remous qui nous déstabilisent, puis nous font chuter. Il n'y a rien de sorcier à cela. Pour quelqu'un qui maitrise un minimum son afflux de chakra, et à condition qu'il est trouvé le bon dosage, la technique devient simple. C'est tout ce que j'ai à faire, se dit Fuki, trouver le bon dosage.

Fuki - Cette technique, je l'annonce, je vais la maitriser en trois essais.

Jin – En trois tentatives, c’est un peu présomptueux.

Ce n'est pas dans ses habitudes de se vanter. En fait, ce n'est pas de la vantardise, loin de là. C'est seulement le résultat d'une analyse objective. Elle n'aura pas besoin de plus de trois tentatives pour trouver le dosage idéal. Elle en est convaincu et compte bien le prouver.

À son premier essai, elle pose les mains sur la surface de l'eau et y fait circuler le chakra. Sous ses paumes, une vaguelette se forme et va se perdre dans la brume qui les entoure ou se briser sur leur corps. Diminuant la quantité de chakra jusqu'à ne plus troubler la surface de l'eau, elle garde se dosage quelques instants, le temps de s'y habituer et de pouvoir le garder constant. Satisfaite d'elle, elle s'apprête à prendre appuis sur ses mains afin de se hisser hors de l'eau comme Jin venait de le faire. Au début, elle sent bien que l'eau est repoussée par son chakra et qu'elle peut s'en servir comme d'une plateforme solide pour y poser les mains, mais une fois qu'elle s'y appuie, elle ne fait que s'enfoncer dans la masse liquide des bains thermaux. Il arriva ce qui arrive quand on essai de s'accrocher à une surface solide quand on se trouve à être dans l'eau. Elle coula à pic, se retrouvant complètement immergé dans l'eau vaporeuse et chaude, voir brulante. Remontant de peine et de misère à la surface, cette immersion forcée à au moins eu le don de donner à son visage une autre teinte que sa pâleur habituelle. Même si passer du blanc au rouge écrevisse ne soit pas une amélioration aux yeux de la jeune genin.

Ne se démontant pas de se premier échec, elle reprend la même position qu'à sa première tentative. Cette échec lui à au moins value de savoir quelle quantité de chakra était insuffisante pour se hisser hors de l'eau. Donc, on ne peut pas vraiment dire que cela soit un échec. C'est seulement la technique qui rentre. Pour sa seconde tentative, il va falloir tester la quantité de chakra à ne pas dépasser. Cette fois, au lieu de chercher à éviter de former des vaguelettes à la surface, elle envoie le chakra de façon à en créer une succession sans discontinuer. Testant toutes les tailles de vagues qu'elle pouvait créer, elle commença à diminuer progressivement l'intensité de son flux de chakra pour ne plus faire se former qu'une petite succession de vaguelettes toutes de la même envergure. Une fois le flux stabilisé, elle pose les mains sur la surface. Comme l'autre fois, elle sent une résistance. Cette fois, elle pense pouvoir soulever son corps complètement, mais veux d'abord faire un test avant d'aller plus loin. Le corps à demi hors de l'eau, elle reste dans cette position l'espace d'un instant, envoyant sans s'arrêter des doses de chakra toujours plus importantes à travers ses mains. À mesure que la quantité d'énergie qu'elle déploie augmente, l'eau se trouble, puis bouillonne et fini par exploser sous ses mains en aspergent violement l'espace autour d'elle. Ce qui comprend un Hyuuga maintenant un peu plus mouillé que la moyenne des Hyuuga.

Fuki – J’ai rassemblé les informations dont j’avais besoin.

Cette fois, elle se hisse hors de l’eau en se tenant sur les mains sans problème. C’est plutôt en essayant de poser son pied sur la surface que les choses se compliquent. La plupart des shinobis savent que le chakra circule plus facilement dans les mains que dans les pieds, mais il y a un fossé entre le savoir et en faire l’expérience. Son pied ne fait que s’enfoncer dans l’eau.

Jin – Avec les pieds, c’est tout de suite plus difficile.

Fuki – Silence, je me concentre.

Encore appuyé sur ses mains, elle refait une tentative. Tentative qui ne mène pas au résultat escompté. Bien que ses deux pieds puissent se poser sur la surface de l’eau sans couler, elle doit continuer de se maintenir avec les mains pour ne pas couler ou perdre l’équilibre. Ce qui donne la vision étrange d’une jeune fille nue à la peau blanche se tenant à quatre pattes au dessus de la surface l’eau et cela devant un jeune homme aux cheveux aussi blanc que ses yeux.
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Jeu 23 Aoû - 12:33

Fuki était nue devant moi. Et ça ne la dérangeait pas plus que ça. D'autant que de ma petite taille, j'avais une vue parfaite sur la totalité de son anatomie, et ce n'était pas réciproque. Ce manque de pudeur dénote une magnifique faculté de concentration sur la tâche demandée, à savoir la maîtrise du Waza. Elle se projette dans l'Eiseï, oui, c'est un bon choix pour elle. Un scientifique sans doute prometteuse. Du coup, je me retourne, la laissant travailler comme il se doit, sans mon regard inquisiteur sur des parties de son corps qui n'appartiennent qu'à elle. Sous ma serviette, des papiers : différents devis de la part de concurrents pour les matériaux demandés. Mouais, certains avances des prix, et je commence à calculer en fonction des quantités, annotant de ci de là. Ce sera à Fuki de choisir, je ne suis là qu'en chaperon, après tout. Un Plouf ? Fuki ressort la tête de l'eau quand je me retourne, et je ne peux retenir un rire. Dur, la vie de shinobi. Je sors, nu. Après tout, si elle n'a pas fait preuve de pudeur, pourquoi je devrais en faire preuve moi aussi. Je passe tout de même une serviette autour de la taille avant de remonter, en montrant la liasse de feuilles à Fuki.

Jin' – Je mets ça dans ta chambre. Choisis une offre pour demain, et on exporte ça vers Konoha. Bonne chance pour le Waza

En remontant, je les mets effectivement sur le bureau présent dans notre chambre commune. Du coup, comme elle est encore dans les bains, j'en profite pour me dénuder et me remettre en kimono. Après avoir fumer à la fenêtre, je la laisse ouverte. Ouais. Le sommeil ne viendra pas tout de suite, et je ne suis pas tranquille. Se balader me paraît une bonne opportunité de tuer le temps. Je regarde en vitesse la liste que j'ai laissé à Fuki. Pour la suite des évènements, je vais aller un peu observer de quoi sont fais les moeurs de nos fournisseurs. Je ne voudrais pas faire porter à Konoha un scandale par son commerce.

Spoiler:
 




La faim justifie les moyens...
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MessageSujet: Re: CK0010 - Konoha se développe   Jeu 1 Nov - 20:33

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