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 Bar - Restaurant de Konoha

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MessageSujet: Bar - Restaurant de Konoha   Mar 22 Mar - 19:58

Rappel du premier message :

Konoha est un vaste village qui, malgré ses prérogatives militaires, n'en a pas oublié les bases d'une solide communauté. C'est ainsi que le long des avenues et autres rues s'alignent quantité de bar et restaurants différents, proposant mille senteurs et enseignes alléchantes aux passants - et potentiels clients.

Certains grands noms se sont révélés au cours des années, et leur renommé parvient parfois même à sortir des limites du village, voire même en de très rares cas, des limites du pays. Des quartiers entiers se partagent les meilleurs noms.

Konoha a réussi à proposer toute sorte d'endroits de sorties différents, balayant les préjugés qui voudraient que dans un village militaire, il n'y ait que des militaires et des bâtiments de militaires. Tous les types de bars, cafés et restaurants sont représentés : les petits coins tranquilles pour amoureux, les endroits animés pour fêter quelque chose, les bars sympathiques où l'on peut passer des heures entres amis, les restaurants classieux qui font frémir d'envie les étrangers ; tous sont ici. Il suffit de savoir bien chercher.

Prenons un exemple au hasard : "Les Deux Soleils". Le nom n'a rien d'exceptionnel, et même la devanture est un peu pauvre. Rien ne laisse présager que vous êtes face au tout meilleur préparateur de mélanges de tout le village, et peut-être même de tout le Pays du Feu tout court ! Les plus enthousiaste vont même jusqu'à dire du monde entier, mais généralement seulement après quelques verres bien sentis.

Un autre exemple ? Très bien : "Flamme de l'Est". Les clients les plus grivois se disent indécis quant au titre : fait-il référence à l'emplacement du Pays du Feu, ou bien à la jeune serveuse qui anime les soirées les plus courues ? De longues jambes qui dansent avec une précision experte sur le plancher luisant, qui contournent les clients pour leur servir leurs commandes et qui repartent aux alentours du bar, avec toujours ce même sourire charmant et, du moins vous en êtes sûr, sincère.

Pas convaincu ? Allons ! Vous pourriez aller lui parler vous aussi, la voir et même, par maladresse ou par talent, la toucher.

Le quartier le plus vivant de Konoha n'est pas situé très loin du Centre-Ville. Les enseignes colorées devraient toujours vous indiquer le bon chemin à suivre. Pour le reste, c'est à vous de faire votre choix.


Akogare : +5 XP RP.

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Sam 30 Mai - 4:48

La question avait doucement et délicatement fusé des lèvres de la kunoichi. Dans un murmure, elle avait peut-être voulu dissimuler la gêne qu’avait instillé en elle le compliment d’Akizuchi. Qui n’en était pas vraiment un, au demeurant. Seulement une impulsion qui s’était imposée à lui, un élan qu’il n’avait pu s’empêcher de partager avec elle. Et en cela, il avait été parfaitement sincère. C’était une juste vérité : ses yeux étaient magnifiques. Rien de plus, rien de moins. Il eut un doux sourire alors qu’elle portait son doigt à ses lèvres, goûtant la goutte de saké qui glissait sur sa peau. Il s’apprêta à répondre, lorsqu’il la vit partir. Se perdre dans ses souvenirs, dans ses pensées, il n’en savait rien. En tout cas dans un monde qui n’appartenait qu’à elle seule... Il décida donc de la laisser à ses rêveries. Lorsqu’elle reviendrait parmi eux, qu’elle le regarderait de nouveau, il répondrait. Il ne voulait pas la brusquer, il ne voulait pas risquer de saper cette confiance qui semblait naître entre les deux jeunes gens, en l’arrachant à une souvenance à laquelle elle tenait.

Il réfléchit donc à la question, de son côté. Appartenir à un clan... Elle n’aurait pu poser question plus facile, et pourtant, il était tellement compliqué de trouver les mots justes... L’enfance des Hayasas étaient différentes de celles des enfants nés dans un village, qu’ils soient ninjas ou de plus humbles conditions, si tant était que la condition shinobi s’élevait au-dessus des autres. La nature était le premier compagnon d’un nouveau né de leur clan. Ils naissaient en forêt, grandissaient sans prétention, entourés d’adultes aimants dans un cadre champêtre, presque parfait. Puis, lorsque venait l’adolescence, les choses changeaient. Étaient formés des ninjas, non plus de simples hommes. Initié à l’art shinobi, à la guerre et à la géopolitique, ils étaient plongés dans un monde de chaos, poussés par la seule force de leur patriotisme envers le clan et son histoire. Et envers Iwa, le village disparu qui malgré tout faisait leur fierté. Akizuchi ne pourrait jamais le nier : il ne se sentait pas konohéen. Il était un shinobi de la roche, et il se battait et s’entraînait pour le village d’Iwa et non pour la feuille et le feu.

C’était ça avant tout, appartenir à un clan. Porter ses valeurs et ses aspirations à travers ses propres buts, ses propres exploits et ses propres progrès. C’était accomplir ce pourquoi tous les membres croyaient être nés : redorer le blason d’un clan banni, pour le cas des Hayasas. Et pour Akizuchi, appartenir à ce clan ne signifiait qu’une seule chose : progresser et devenir fort pour un jour en prendre la tête et les mener tous vers une nouvelle ère de prospérité, qu’ils méritaient selon lui. Ils avaient trop longtemps été écartés du monde ninja, et il serait bientôt temps de faire savoir à tous que le clan Hayasa était encore là, fort, grand et qui pouvait avoir une influence sur le cours des événements. Akizuchi et ses camarades n’imaginaient pas l’histoire future du monde sans leur clan. Et ce devait être la même chose pour la plupart des familles.
Appartenir à un clan était différent...
Il sourit, amusé. La réponse était devenue la plus simple de toute : Appartenir à un clan, c’était différent...

Il darda son regard sur Ine, qui semblait avoir abouti à ses propres conclusions. Elle le regarda, une moue étrange affiché sur le visage. Et lorsqu’elle parla, faiblement, Aki sentit que quelque chose avait changé. Elle approcha son visage de lui, et une mèche de ses longs cheveux noirs glissa sur sa joue, le chatouillant très légèrement. Il réussit à contenir son impulsion, qui l’aurait poussé à fermer les yeux et à ressentir au plus profond de lui ce contact délicat avec la chevelure de la belle. Au lieu de ça, il détailla ses lèvres, son nez, ses pommettes avec plus de précisions encore. Et lorsqu’il croisa son regard, il ne put s’empêcher de frissonner imperceptiblement. Il n’était plus qu’un éclair rouge au coeur de la tempête. Cela lui fit l’effet d’une douche froide, mais elle mit fin à son cours calvaire en détournant les yeux. Lasse. Elle parla de nouveau, en révélant encore sur elle-même, sur sa vie. Et sur son maître, sur lequel il n’avait pas osé l’interroger quelques minutes plus tôt.
Elle sourit. Ce vieil homme, dur et froid, elle semblait l’aimer. Peut-être jouait-il un rôle particulier, que leur relation surpassait celle d’un simple maître et de son élève, passant peut-être pour celle d’un grand-père et de sa petite fille... Mais le jeune homme ne pouvait que conjecturer.

Puis, la colère prit place, surpassant tout autre sentiment qu’elle aurait pu ressentir. Akizuchi haussa un sourcil étonné, s’interrogeant sur les raisons de cette rage soudaine. Elle sourit de nouveau. Froidement. Une nouvelle tempête se préparait. Comme une ombre au tableau, comme une goutte de vin trouble l’eau... Elle termina son saké et planta une nouvelle fois son regard tumultueux dans le vif écarlate de celui du jeune homme. Il ne put s’empêcher de les écarquiller, sentant une langue de chakra lécher son esprit, une lame de chakra trancher les résistances de son âme. Et elle y pénétra sans retenue, mettant à nu son intimité, révélant à son esprit colérique ses secrets les plus enfouis. Mais elle n’alla pas loin. Il la sentait au fond de lui. Il entendit sa voix à l’intérieur, mais il ne put rien faire pour la repousser. Elle lui avait glissé quelques mots au creux de l’oreille, tout du moins c’est ce qu’il avait cru. Il s'inquiéta de ce qu’elle pourrait trouver en son sein.

Le meurtre qu’il avait perpétré à cause de sa malédiction, ses secrets d’enfances, les souvenirs du village d’Iwa, les souvenirs de son père... Ses entraînements, ses doutes, ses peurs... Sa plus grande peur.
Toutes ces choses qu’il gardait en lui sans jamais les exprimer. Si elle avait voulu, elle aurait pu le réduire en miettes, l’annihiler simplement. Aucune barrière n’était érigée. Aucune résistance elle n’aurait rencontré. Juste un esprit faible qu’elle aurait pu écraser avec la puissance de son art, de son âme. Mais elle n’en fit rien.

Elle s’attaqua à la dernière chose qu’il aurait pensé vouloir garder pour lui. L’image de la “belle en kimono à l’odeur discrète”, analogie avec le saké, à laquelle il avait identifié Ine un peu plus tôt. Une image si respectueuse envers elle, si représentative de l’admiration qu’il vouait au Genjutsu qu’elle usait, et à sa simple compagnie qu’il trouvait agréable, qu’il ne comprit pas les mots qu’elle prononça ensuite. Un objet sexuel ?

Elle se retira d’un seul coup, furieuse. Il semblait à Aki qu’une lame de fond venait de balayer l’intérieur de sa tête, lorsque le chakra quitta son corps. Il resta hagard pendant de longues secondes, si perdu qu’il entendit à peine la kunoichi lui parler et disparaître dans la foule. Il secoua la tête lentement, reprenant pied avec la réalité. Et lorsqu’il tourna la tête, plissant les yeux pour la chercher, c’était trop tard : elle avait disparu.

Il écarquilla les paupières, et sembla pris d’une frénésie impatiente. Il saisit sa bourse et en vida la moitié sur le comptoir, sans se soucier de donner beaucoup trop au tavernier. Il se fraya un chemin à travers la salle, les yeux rivés sur la porte d’entrée. Et lorsqu’il sortit à l’extérieur, il vit la belle disparaître de nouveau, à droite, dans une rue adjacente. Il courut vers elle, bifurquant dans la ruelle. Elle était juste là, marchant devant, dos à lui. Il fit quelques pas rapides, et leva la main pour saisir délicatement son poignet. Elle sembla vouloir résister un instant, mais elle finit par se retourner et le regarder après qu’il eut murmuré “Ine...”.

Il la fixait simplement. Dans les yeux. Son regard rouge était empli d’une telle douceur qu’il en devenait presque irréel. Les nuages disparurent et la lune sembla les saluer de sa pâle lueur, tandis que ses rayons bleutés les frappaient directement. Pourquoi une telle rage... Comment était-il possible qu’une femme comme elle puisse cacher tant de haine au fond de son esprit... Il ne comprenait pas, mais ne cherchait aucune réponse, pour l’instant. Il voulait simplement s’excuser. Elle avait parcouru son âme et était tombée sur une représentation très éphémère qu’il s’était fait d’elle, mais cela avait été une erreur, semblait-il.
Il souriait doucement, tendrement. Il ne voulait pas la froisser plus encore.

“- Ine... Pourquoi cette colère ?... Il pencha la tête sur le côté. Malgré son sourire destiné à apaiser la jeune femme, lui montrant qu’il n’avait aucune intention belliqueuse, il semblait soucieux. Il se remémora ses derniers mots, qu’il venait de se souvenir. Rentrer à Kiri ? En pleine nuit ? La colère t’aveugle-t-elle à ce point ?...

Ce n’était pas une accusation ou une agression. Simplement un constat.

“- Je suis désolé... Ine. Cette image que tu as détruite... Tu l’as mal interprété... Il eut une moue contrite. Il lâcha son poignet. Tu étais en mon esprit. Je ne peux pas me défendre... Tu aurais du le voir, que je n’avais aucune intention de te juger. Tu n’es pas un objet sexuel. Je n’ai jamais eu cette pensée à ton égard.

Il recula d’un pas, et écarta les bras.

“- Doutes-tu de moi ? De mes paroles ? Pénètre encore mon esprit, et vérifie mes dires par toi-même... Je suis sans défense, ton esprit surpasse le mien... Je te respecte. Je respecte ton art. Le Genjutsu... Il est si puissant. Je t’avouerais qu’il me fait peur. Mais pourquoi la colère ?... Subitement, il se mit à rire doucement. Tu vaux mieux que moi en tant que shinobi, je pense...

Le vent se leva, et glissa délicatement sur le visage du jeune homme, faisant onduler sa chevelure grise. Il ferma les yeux, appréciant la caresse de l’air sur sa peau. Il inspira longuement. Il ne put s’empêcher de murmurer...

“- La nature est si parfaite... Il ouvrit les yeux et fixa de nouveau la belle. Il ne redoutait pas sa réponse, même s’il savait qu’elle serait peut-être dévastatrice. Si parfaite...

Il pencha la tête très légèrement sur le côté, une nouvelle fois. Attendant le verdict...

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Sam 25 Juil - 18:36

On ne change pas quelqu’un de fondamentalement gentil, hein ? Ine esquissa un sourire et se retourna vers Akizuchi, qui s’excusait de tout un tas d’inepties dont il n’était pas l’auteur. Contrairement à elle, le jeune homme ne s’était pas durci face à l’adversité, il avait laissé couler et pire, il voulait se faire pardonner de ce qu’elle s’était montrer injuste avec lui. Il lui avait même demandé de vérifier dans son esprit sa sincérité, dont elle ne doutait pas. Un peu naïf, mais admirable.

« Ca suffit ! » chuchota-t-elle en pressant son doigt contre les lèvres d’Aki qui s’arrêta net, coupé dans son élan.

« Pourquoi t’excuses-tu alors que tu n’as rien fait ? »

Le jeune shinobi demeura perplexe, surpris encore une fois du changement d’attitude de la kunoichi. De nouveau la colère avait laissé sa place à la mélancolie dans les prunelles de la jeune femme, qui s’éloigna de quelques pas pour aller s’asseoir dans l’herbe d’un petit square. Il la rejoignit sans dire un mot et s’installa à côté d’elle sans plus prendre garde au sol détrempé. Un peu de vent troublait cette nuit étoilée, ramenant sur son visage les mèches d’ébène d’Ine. Celle-ci restait silencieuse mais elle cherchait les mots qui pourraient exprimer ce qu’elle ressentait. Etait-elle aveuglée par la colère ? Et, si oui, avait-elle pour autant le droit de la laisser éclater au visage de personnes telles qu’ Akizuchi, qui semblait s’intéresser sincèrement à elle ?

Ine ramena ses mèches en arrière, puis les attacha avec une petite pince pour qu’elles n’aillent plus gêner son compagnon. Elle hésita encore un peu mais la chaleur de la présence du shinobi eut raison de ses inhibitions. Alors, sans fard, elle se lança à corps perdu dans un monologue qu’Aki se garda bien d’interrompre, l’écoutant attentivement et sans impatience :

« Quand j’étais à la rizière j’en voulais au monde entier, parce que nous autres paysans valons moins que le riz que nous ramassons aux yeux des shinobi. Puis Ren’ai est arrivé, et il était différent. Quand il est parti, j’ai saisi la première occasion de le rejoindre à Kiri, pour appartenir moi aussi aux ninjas qui protègent les faibles.

Après le… viol… »


Ine s’arrêta, enfouissant son menton entre ses genoux. Elle ne voulait pas voir la réaction d’Aki à cet épisode douloureux de sa vie mais elle poursuivit comme s’il s’était agi d’une bagatelle, reprenant d’un ton plus ferme :

« …j’en ai voulu personnellement aux hommes, mais j’ai aussi pris conscience que si je voulais me débrouiller seule, il fallait que j’apprenne. J’ai poursuivi ma route, retrouvé Ren’ai et commencé mon enseignement en choisissant le Genjutsu. Je croyais, à juste titre je pense, qu’étant donné ma constitution c’est comme ça que je m’en sortirais le mieux. Et de fait, je me suis débarrassée de deux hommes grâce à ça.

Maintenant que Kenji est devenu mon maître, je souffre de cette dichotomie qu’il m’impose en refusant la jeune femme que je suis, me rendant étrangère à mon propre esprit. J’ai l’impression de n’être pas faite pour être une lame froide que l’on sort d’un fourreau. Qui a dit, après tout, qu’on ne peut devenir expert en Genjutsu quand on se laisse porter par ses émotions ? »


Les lèvres d’Ine se tordirent en une moue contrite tandis qu’elle fixait un point imaginaire face à elle. Une larme roula sur sa joue, heureusement du côté opposé à Aki. Elle faillit sursauter quand soudain la main de celui-ci vint couvrir la sienne. A la place elle sourit et, inclinant un peu la tête de côté, osa rencontrer de nouveau le rouge sang de ses yeux.

« Tu es une personne de grande valeur, Akizuchi. Ne laisse personne t’enlever ça, pas même le meilleur professeur de Taïjutsu qui existe. »


Avant que le shinobi n’ait eu le temps de répondre, Ine se pencha et déposa un baiser sur la joue de celui-ci. Elle était consciente d’encourager l’étrange inclinaison qu’il semblait avoir pour elle, mais pour ce qu’il lui avait appris bien involontairement cela en valait la peine.

La kunoichi se leva et épousseta ses vêtements, sans autre réponse qu’un sourire amusé à la mine abasourdie d’Aki. La lune était ronde et pleine et ne cachait aucun détail, éclairant presque aussi bien que le soleil. Ine se fit plus grave :

« Je dois vraiment y aller. Quelle importance qu’il fasse nuit ? Je suis une femme, jolie peut-être, mais maintenant tout à fait capable de me défendre. »


Elle tendit sa main au jeune homme pour l’aider à se relever. Leurs visages étaient si proches qu’Ine rougit et baissa les yeux. Une sorte d’éternité magique se produisit, de ces moments où l’on ignorera toujours ce que l’on a fait ou dit. Puis la jeune femme recula de quelque pas, se détourna et s’éloigna. Avant de disparaître toutefois, elle se retourna une dernière fois vers Aki pour lui adresser un clin d’œil espiègle et un sourire coquin…

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 18 Sep - 3:00

“- Et je...

L’index d’Ine, délicatement, se posa sur ses lèvres. Elle avait chuchoté pour le faire taire. Soufflé par le changement radical de comportement de son interlocutrice, le jeune homme ne réagit pas. Il se contenta d’entendre au plus profond de lui les mots qu’elle avait délicatement glissé au gré du vent. Ces mots qui le rassuraient, ces mots qui lui faisaient peut-être espérer que le malentendu soit oublié.
Il la regardait dans les yeux. Bien entendu. La tempête les avait quitté, remplacé par la douce brise de la mélancolie. Il ne dit mot, se contentant de l’admirer. Elle s’éloigna de quelques pas, s’asseyant sur le sol du petit parc. Il s’approcha d’elle, et, toujours silencieux, toujours les yeux fixés sur elle, il s’assit à son tour. Juste à côté. La fraîcheur de la terre ne le troubla pas, tout comme le murmure du vent ne le gênait pas le moins du monde. Alors qu’elle attachait ses cheveux, sûrement pour ne pas les avoir devant le visage sous les caprices d’Éole, il ferma les paupières.
La caresse de l’air nocturne était si agréable. Ses cheveux blancs semblaient onduler comme l’herbe sur la plaine. Lorsque le premier mot du monologue d’Ine retentit dans la nuit, il ouvrit les yeux et la regarda, l’air sérieux et concentré.

Il fut surpris dès ses premières paroles. Il n’avait jamais réfléchi à cela. La valeur des paysans par rapport à la valeur des shinobis... Il ne voyait pas pourquoi, comme elle le disait, certains ninjas pouvaient voir les paysans comme des êtres inférieurs... Après tout, même s’ils ne maîtrisaient par le chakra, leur travail était nécessaire à la survie du monde. Ils nourrissaient les hommes, et ils auraient dû leur en être reconnaissant, plutôt que de les dénigrer...
Puis, il écarquilla les yeux. Horrifié. Le viol ?...
Elle avait plongé la tête entre ses genoux.
Et lui, ferma ses paupières.
Il l’écoutait, toujours. Il ne savait pour quelles raisons, mais son coeur semblait pleurer. Douloureuse réaction, à cette douloureuse confession. Elle était si forte. Inlassablement, elle continuait à se confier. Pourquoi ? En avait-elle besoin ? Pourquoi à lui ? Il entrouvrit ses paupières, tournant doucement la tête vers elle. Il l’admirait. Bien sûr. Son esprit surpassait tout ce qu’il connaissait. Était-ce l’influence de ce maître, qu’elle semblait aduler, et pourtant tant haïr, parfois ?... Ou ces personnes dont elle s’était débarrassée ? Il mesurait à quel point cet aveu pouvait être difficile.
Il posa une main sur son propre coeur. Son secret le taraudait, lui aussi. Et une simple pensée lui faisait plus mal que n’importe laquelle des blessures. Une fillette... Il avait assassiné sauvagement une fillette. Contre son gré, contre sa volonté, certes... Mais cela n’ôtait pas le poids du péché.
Il arqua un sourcil à sa question. Puis, silencieux, ne soufflant mot de ses songes, il soupira intérieurement :
L’émotion est au contraire la force de l’esprit. Les émotions le surpassent, le renforcent... Mais en aucun cas, l’absence d’émotions ne surpassent cette force...

Il la regardait à présent. Son ton avait vibré un instant, et la moue qu’elle afficha ensuite fendit son âme en deux. Son coeur, également. Il céda à son impulsion, et, déposa délicatement sa main sur celle de la jeune femme. Il sourit très légèrement, la fixant en espérant croiser son regard. Et c’est d’un sourire qu’elle lui répondit. Leurs iris se lièrent. Rouge et gris se mêlèrent un instant. Et, lorsqu’elle parla, un frisson le parcourut tout entier. Il se serait risqué à rougir, à bégayer, à répondre, à la remercier, ou il ne savait quoi d’autre. Mais ses pensées s’envolèrent hors de sa portée. Ses mots lui échappèrent, ses convictions disparurent. Il ne sut que dire, et il n’aurait pu le faire, de toute façon. Sa gorge nouée et sa respiration devenue difficile l’empêchaient d’émettre le moindre son.
Et ce qu’elle fit ensuite, le prenant totalement de cours, le laissa pantois. Rougissant cette fois sans pouvoir le retenir. Ses lèvres délicates venaient de se poser sur sa joue. Douce et éphémère chaleur, qu’il captura en fermant les yeux, gravant cette sensation en son esprit troublé. Elle se recula, et la brise nocturne reprit ses droit sur sa peau maintenant tremblante. La fraîcheur de l’obscurité lui sembla horrible, tout à coup.
Elle venait de se lever. Elle épousseta ses vêtements, souriante, amusée, tandis qu’il leva les yeux vers elle, abasourdi, toujours fébrile. Il n’aurait pas dû si bien la distinguer. Mais la lune l’éclairait de ses pâles rayons. Il l’observa - l’admira - un instant. Puis, un autre. Il ne pouvait détacher ses yeux d’elle. Un instant magique ? Juste éphémère, comme le chaste baiser - bisou - qu’elle lui avait offert. Elle parla plus gravement, annonçant son départ. Elle tendit sa main. Et, enfin, il réussit à déglutir, s’arrachant à sa rêverie passagère. L’air entra dans ses poumons soudainement et il inspira, s’avisant qu’il avait cessé de respirer pendant un moment. Il saisit la main tendue.
Et, lorsqu’il se redressa, il la vit rougir alors que leurs visages s‘effleurèrent presque. Un instant suspendu dans le temps. Une magie étrange mise en oeuvre. Fébrile détournement de leurs regards à tout deux. Il rougit lui aussi. Le cours des choses semblaient s’être arrêté une seconde.
Puis, reprenant son avancée, la trame du monde reprit.
Ine recula. Elle se détourna. Puis, le regardant une dernière fois, le clin d’oeil et le sourire qu’elle lui adressa firent bondir son âme, sinon son coeur. L’air lui manqua de nouveau, et il faillit lui hurler de rester encore là. Il n’en fit rien, toutefois, la laissant s’éloigner et disparaître dans la nuit...


Il resta debout, immobile. Le vent se leva, ses cheveux virevoltant dans les courants rageurs de cet élément capricieux. Il papillonna des cils un instant, semblant se réveiller. Qu’était-ce donc que ce qu’il venait de vivre ? Qu’était-ce, cet étrange instant de grâce ?
Évanescente rencontre... Avait-elle été réellement là ? N’était-ce pas une irréelle rencontre, un rêve éveillé qu’il avait fait ? Ine...Ine...” Il murmura doucement. Il fixait le vide. L’endroit où elle avait disparu. Les yeux toujours écarquillés, la bouche légèrement entrouverte. Fébrile, frissonnant, il leva la main. Et, deux de ses doigts se posèrent sur sa joue. Là où ses lèvres avaient tracé leur contour une seconde. Son coeur s’étreint. Elle disparaissait. Fantôme qui ne cesserait de hanter ses nuits. Ses pensées. Apparition d’un soir, qu’il ne reverrait plus. Ses doigts glissèrent sur sa peau. Cette délicate chaleur qu’il avait ressenti. Non, il ne pouvait pas. Pas comme ça. Il ne la reverrait plus...
Non. Impossible de supporter cette idée. Il fronça les sourcils, déterminé cette fois.
Elle ne pouvait pas partir ainsi !
Il s’élança dans l‘obscurité. Elle avait pris de l’avance. Après quelques minutes de course, il s’immobilisa au milieu d’un rue. Il ferma les yeux, inspirant longuement. Quel était son atout ? Ses sens. Bien sûr. Il s’efforça de calmer les battements de son coeur. Il réussit à retrouver une calme respiration. La nuit était silencieuse. Une effluve de parfum lui effleura le nez. Il le plissa, cherchant la saveur et l’odeur. Oui, c‘était elle. Elle était passée ici, il y avait peu. Aucun doute n’était possible. Il avança, marchant lentement. Il capta un son. Court, distinct, répété. Le même que dans la taverne, un peu plus tôt. Plus appuyé, toutefois. Il s’élança de nouveau, les yeux toujours clos. Se guidant à la mélodie qu’elle produisait en marchant.

Quelques secondes plus tard, et elle apparut. Enchantement. Il avait ouvert les yeux de nouveau. Une foulée ensuite, et il fut derrière elle. Il tendit le bras, saisissant son poignet. Un air connu, se dit-il, comme plus tôt. Mais il ne venait pas s’excuser, cette fois. Elle se retourna, croisant son regard, étonnée de le voir ici, sûrement. Il lui adressa un doux sourire. Puis, hésitant à peine une seconde, sa voix, faible mais grave, s’éleva dans la nuit :

“- Attends.

Il la fixait toujours dans les yeux, luttant contre l’envie de détourner le regard.

“- Ne pars pas. Je... Il hésita un instant de trop, et ce fut suffisant pour qu’il bégaie légèrement. ... Je veux te montrer quelque chose... Avant que tu ne quittes Konoha.

Elle ne dit mot, mais ce fut à son tour d’hésiter. Elle eut un très léger mouvement de recul, imperceptible. Mais il tenait son poignet, et il s’en aperçut donc. Il baissa la tête.

“- Tu ne crains rien, je te le promets... Il eut un petit sourire.”

Elle sembla céder, hochant la tête sans jamais prononcer la moindre parole. Souriant cette fois franchement, il se retourna, et, ne lâchant pas son poignet, de peur de la voir s’évanouir dans la nuit, l’entraîna derrière lui.
Après quelques minutes de course, ils arrivèrent non loin du flanc de la montagne des Hokage, là où les plus grands chefs du village avaient leurs visages gravés à jamais sur la roche. Akizuchi fit signe à la jeune femme, lui indiquant un petit chemin de pierre, presque invisible, qui montait à travers la montagne. Ils s’y engagèrent tout deux. Un moment plus tard, et il lâcha la main d’Ine, ne la regardant plus.
Et, ce fut à lui, de se lancer dans un monologue. La voix vibrante d’émotions, qu’il sut malgré tout maintenir directe et assurée.

“- Il y a peu de temps - avant que j’arrive à Konoha, en réalité - j’ai tué une petite fille. Il frissonna un instant. Notre clan est maudit, depuis plusieurs générations. L’histoire est compliquée, mais toujours est-il que le résultat importe... J’espère ne pas être décousu dans l’explication que je vais te donner, mais... Chaque mâle de notre clan, passé l’adolescence, subit un changement corporel important. La couleur de ses iris change, pendant une crise intense où il perd pied avec la réalité. Où il devient fou l’espace de quelques heures. À l’origine, cette crise avait pour but de nous faire tuer un membre de notre famille. Père, mère, frère ou soeur. C’est ce que voulait la personne qui nous a maudis. Tuer une personne de notre entourage pour nous faire souffrir, puis nous éveiller avec la marque qui nous rappellerait notre péché à jamais. Mais avec le temps, nous avons appris à reconnaître les signes avant-coureur d’une crise. Et donc, à s’en prémunir...

Il s’arrêta de marcher une seconde, inspirant longuement en fermant les yeux. Il ne regardait toujours pas son interlocutrice, ne souhaitant voir comment elle réagissait. Il était perdu dans ses pensées, dans ses souvenirs. Dans sa douleur, aussi.

“- ... Celui qui est touché est envoyé... Lâché, pour utiliser le mot exact... Dans un village civil... Je me suis réveillé, quelques heures plus tard. Sans souvenirs. Excepté le visage d’une enfant. Et son sang sur mes bras nus...

Il accéléra un peu le rythme, sa voix se brisant soudain. Il resta silencieux, continuant de monter le petit chemin rocailleux. Puis, lorsqu’il reprit, il semblait calmé. Son ton, presque rieur.

“- Je ne sais même pas pourquoi je te raconte cela... Un juste retour des choses, après ta confession ?...

Il rit doucement. Les yeux brillants, plissés, tandis qu’il fixait le sol devant lui.

“- Nous arrivons...

Ils débouchèrent au sommet du mont. En observant la nuit, éclairée uniquement par la lune, Ine pouvait apercevoir une petite tente, maintenue au sol par quelques grosses pierres. Une sorte de campement de fortune. Et, plus loin, une lueur étrange, comme émanant du sol. Il saisit à nouveau son poignet et l’attira vers cette dernière. Et, lorsqu’ils arrivèrent au bord de la falaise, il recula légèrement, la laissant profiter de la vue. Ils étaient au-dessus des têtes sculptées des Hokage.

La lune était ronde, éclairant la nuit de ses rayons. Sous leurs pieds s’étendaient Konoha, puis la forêt. Douces nuances de vert et de gris. Bleutés rayons de l’astre crépusculaire, auxquels se mêlaient les lueurs du village endormi. Ou presque, à en juger par les légères rumeurs émanant des rues en contrebas. Une chouette cria, lui répondit la brise. Le temps était doux, les étoiles nombreuses. Le cadre, magnifique. Un paysage d’une beauté mystique. À en couper le souffle, à en faire pâlir d’envie Dieu lui-même. Akizuchi ferma les yeux, inspirant longuement l’air pur. Ses cheveux blancs volant légèrement, un sourire au coin de lèvres. Il tourna la tête vers Ine. Puis, s’approchant d’elle, il posa les mains sur ses épaules, très délicatement. Il murmura, ne voulant briser la magie.

“- Merveilleux spectacle, n’est-il pas ?... Que rêver de plus beau ? La nature a tant à nous offrir... Que n’aurais-je pas donné pour contempler pareille merveille à jamais... Que ne donnerais-je pas, maintenant, pour continuer de pouvoir contempler la beauté.

Il avait dit cette dernière phrase en observant la nuque de la jeune femme. Il soupira, doucement, imperceptiblement, et passa à côté d’elle, inclinant la tête en lui offrant un délicat sourire.

“- Moi, mes émotions font ma force...

Il tapota son coeur un instant, la fixant toujours. Puis, il s’assit sur la roche, laissant ses jambes pendre dans le vide. Il leva les yeux vers elle, et l’invita d’un regard, à s’asseoir près de lui. Qu’elle le fasse ou non, ça lui était égal à présent. Il lui avait dit, et montré, ce qu’il voulait. À présent, il espérait qu’elle y réfléchisse. Au pouvoir de ces émotions, et qu’elle apprécie ce parfait spectacle...
Attendant qu’elle se décide, il tendit la main, ne cessant par contre de la regarder. Une envie de gourmandise lui tenaillait le ventre, et il sourit en sentant un petit sachet sous ses doigts, qu’il avait laissé là la nuit précédente. Il en sortit une framboise, qu’il porta à ses lèvres, la gobant tout entière, fermant les yeux, et rompant le contact avec les iris gris, si beau, de la jeune Kiréenne. Il en savoura le goût, souriant doucement, avant d’avaler le fruit.
Et, ses paupières s’ouvrirent, renouant le contact avec la belle...


Dernière édition par Akizuchi Hayasa le Dim 20 Sep - 5:43, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Sam 19 Sep - 8:45

J’éprouvais des sentiments contradictoires à quitter ainsi Aki. D’un côté quelque chose me disait d’avancer, de ne pas m’attarder, car le vieux fou serait intransigeant sur mon retard. De l’autre, je regrettais de ne pas avoir la possibilité de discuter plus longuement avec le jeune homme. Je m’étais bien gardée de visiter plus avant son esprit, et même si je m’étais emportée sur l’image de la Belle en kimono – ce qui, au passage, avait été totalement stupide – j’y avais senti quelque chose, une attitude peut-être, qui m’avait poussée à me confier. A dire des choses que je n’avais partagé avec personne, sauf avec Ren’ai, Takeo dans une moindre mesure.

Je m’éloignais, mais à regret.

Est-ce que je m’en voulais d’avoir dit ces choses ? Un peu. J’étais mal à l’aise, surtout, de l’admiration que me vouait Akizuchi et que je ne pensais pas avoir méritée. J’avais fait l’amusée, essayé de prendre de la légèreté pour ne pas le faire souffrir. J’avais toutefois l’impression d’avoir raté mon coup. Et pourtant, difficile de ne pas ressentir quelque chose quand tant d’émotions filtraient au travers de la dimension créée, le temps d’une fraction de seconde, entre nos deux regards.

Il m’avait écouté mais sans rien dire, et je lui en étais reconnaissante pour cela. J’avais été un livre ouvert, mais cette fois contrôlé par le flot de mes paroles et non pas par une intrusion insidieuse venue violée mon intimité dans ma tête. Je m’étais senti moi, Ine. Pas une Reine Noire, pas une Reine Blanche, et ces instants dénués de toute façade me paraissaient à présent avoir été magiques.

J’avançais toutefois à pas vifs.

En réalité trop de choses s’étaient passées que j’aurais bien laissées en arrière. Pour me protéger. Tant de choses qui laisseraient à Kenji le soin de m’humilier davantage à notre prochaine rencontre, comme des mains qui se touchent, un baiser spontané, des regards trop fébriles. Je m’étais ouverte à un Konohéen, et donc par essence à un shinobi d’un village antagoniste qui pourrait un jour se servir de cela pour me faire tomber. Et puis merde ! C’était trop rageant de penser ainsi. J’avais plutôt envie de retenir tout cela comme d’un interlude apaisant après un troublant combat, et avant la tempête.

Cette décision intérieure m’enleva comme un poids des épaules, et je commençais à m’ouvrir de nouveau à la nuit konohéenne qui m’environnait. C’était une nuit magnifique, belle conclusion à la journée pleine de rebondissements que j’avais passée. Konoha, un joli village, qui aurait valu le coup qu’on s’y attarde plus. En fait, j’aurais tout donné pour une raison de m’y attarder plus. Oh, pourquoi donc avais-je l’impression de manquer quelque chose si je ne restais pas au moins cette nuit ?

Tout de même, avais-je le cœur en guimauve pour que n’importe quel garçon le fasse fondre malgré l’horreur qui m’était arrivée ? N’importe quel garçon ? Non, c’était assurément être méchante. J’avais d’abord été amoureuse de Ren’ai en adolescente naïve, puis d’un amour vrai construit au fil du temps. J’avais détruit cette histoire au nom de Kenji. Je savais, aussi, que c’était une cicatrice qui marquerait à jamais mon cœur. Pourquoi donc aussi, étais-je troublée par des gens torturés ? Cela se serait passé différemment si Ren avait été une personne forte, capable de soutenir les tourments de deux êtres. Mais il en avait été différemment.

Aki portait lui-aussi quelque déchirement en lui, je l’avais ressenti au plus profond de son être. Malgré tout il avançait, semblant vivre avec l’optimisme qui me manquait, à moi. Quelqu’un dont j’aurais eu beaucoup à apprendre. Plus de légèreté, moins de prise de tête. Moins de prise de tête…


Complètement enfoncée dans ses pensées, Ine avançait au radar et elle n’entendit pas Akizuchi la rejoindre en courant. Sentant qu’on lui agrippait le poignet elle fit volt-face, prête à se défendre. Elle fut surprise de croiser de nouveau les iris rouges. Un instant, Ine se sentit incapable de bouger. Elle ne s’attendait pas à le revoir jamais et une seconde elle s’en trouva contrariée. Le sourire d’Aki l’adoucit toutefois, et elle s’attendrit du « Attends » qu’il lui lança, presque comme une prière. Suspendue à son regard, elle le dévisagea tandis qu’il lui glissait quelques mots tremblants. Il disait qu’il voulait lui montrer quelque chose, avant qu’elle ne quitte Konoha.

Ine recula bien involontairement. Il y avait trop d’amour dans les yeux d’Aki, et elle en fut apeurée. Elle avait envie de fuir mais il la retenait toujours par le poignet. Qu’avait-elle fait ?

« Tu ne crains rien, je te le promets… »

Ine soupira mais ne répondit rien. Elle hocha la tête, l’air légèrement crispé, et se retrouva entraînée à la suite du jeune homme, courant presque pour ne pas tomber, jusqu’à un chemin escarpé à flanc de la montagne des Hokage. Là, Akizuchi ralentit tandis qu’Ine levait la tête, émerveillée par ces sculptures taillées à même la roche. Finalement, il la lâcha. La kunoichi se massa le poignet en faisant une grimace qu’il ne vit pas : il était à quelques mètres devant déjà. Accélérant le pas pour le rejoindre, Ine se rendit compte qu’elle avait raté le début de la conversation.

Akizuchi parlait de son clan comme d’une famille maudite. Ine frissonna quand elle apprit la teneur de cette malédiction. Elle voulut avancer la main vers le bras du jeune homme en gage de compassion et le heurta alors qu’il s’arrêtait. Même de dos, elle pouvait voir l’accablement peser sur les épaules du shinobi. Elle resta donc en arrière, respectant sa douleur comme il avait respecté la sienne quelques instants plus tôt.

« ... Celui qui est touché est envoyé... Lâché, pour utiliser le mot exact... Dans un village civil... Je me suis réveillé, quelques heures plus tard. Sans souvenirs. Excepté le visage d’une enfant. Et son sang sur mes bras nus... »

Ine s’arrêta net. Elle refusait de croire ce qu’Aki venait de dire. Elle essaya d’avaler sa salive, mais une grosse boule lui entravait la gorge. Akizuchi s’éloignait tout en poursuivant son discours, sans remarquer que la jeune femme ne le suivait plus. Parfaitement dégoûtée, Ine sentit ses poings se serrer sous l’assaut de la colère. Quel était ce clan de shinobi qui, une fois de plus, laissait les petites gens payer à sa place ? Des larmes de frustration roulèrent sur ses joues.

Un instant, Ine hésita. Aki était loin devant, il ne remarquerait pas tout de suite qu’elle était partie. D’un autre côté, il n’était pas responsable de la cruauté de son clan. Il l’avait écouté. Il ne l’avait pas jugée. Il l’avait, elle en était sûre, comprise. Prise d’un élan, Ine s’élança pour rejoindre le jeune homme, au moment même où il disait :

« Nous arrivons…»

Elle ne vit pas la tente de fortune qui gisait par le côté. N’osant s’approcher, le souffle court, elle se laissa entraîner par la main chaude d’Aki au plus proche du bord de la falaise. Sous leurs pieds se trouvaient les mêmes sculptures qu’ils avaient vues plus bas. En contrebas, une forêt gigantesque s’étendait à perte de vue, encadrant le village de la feuille illuminé par la lueur sélène comme par un projecteur. De la vallée montaient les bruits de la nuit, composant une douce mélodie qui les enveloppait d’un duvet de velours. Aki murmura, mais Ine n’entendit pas. Epoustouflée, elle observait, les yeux écarquillés devant tant de beauté. Elle avait voyagé pourtant, mais jamais ses pas ne l’avaient menée vers pareille merveille.

« Moi, mes émotions font ma force… »

Soudain sortie de son enchantement, Ine tourna la tête vers son voisin qui lui souriait tout en la dévisageant. Son cœur se mit à battre légèrement plus vite, et elle passa sa mèche derrière son oreille pour masquer sa gêne. Les émotions font la force ? C’était une chose à laquelle elle avait envie de croire tellement plus qu’à la neutralité prônée par Kenji. Mais là, maintenant, elle ne voulait pas penser à Kenji. Le moment était trop beau. Le regard de la jeune femme se perdit à l’horizon.

Akizuchi s’assit à l’extrémité de la falaise, les jambes pendues dans le vide. Ine devina l’invitation implicite que cela cachait. Mais elle ne voulait pas se presser. Elle détacha ses cheveux et les laissa se faire emporter par la brise, heureuse, soudain, de se trouver là.

Une odeur… de framboise ! La jeune femme tourna vivement la tête vers Akizuchi et retrouva les yeux si particuliers à qui la lune donnait une teinte sanguine. Se laissant tomber auprès de son compagnon, quitte à l’effrayer un peu par son inconscience, Ine se pencha vers le sachet dans lequel elle piocha à pleine main avant de tout engouffrer dans sa bouche. Elle ferma les yeux pour en apprécier l’explosion de saveur, puis elle se déporta en arrière en éclatant de rire tandis que ses cheveux volaient autour de son visage.

Désormais allongée sur le dos, les pieds dans le vide et les yeux rivés aux étoiles, Ine sourit. Toujours assis à côté, Aki la regardait, ou plutôt la dévorait des yeux, mais curieusement cela ne la gênait plus. Elle se redressa et se mit à balancer ses jambes.

« Tu sais, commença-t-elle, ce que fait ton clan est très moche, et malheureusement tellement représentatif de ce dont je te parlais. Je pensais qu’il suffirait que j’arrive pour que tout change, mais tout n’est pas si simple, hein ? »

Ine attrapa la main d’Aki et la serra entre ses doigts tièdes.

« Je ne t’en veux pas parce que je sais que tu n’en es pas le responsable. Toi non plus, tu ne dois pas t’en vouloir. »

Ine se pencha sur le visage d’Aki jusqu’à ce que leurs fronts se touchent, mêlant à l’extrême leurs regards. Aki se sentit soudain partir et Ine envelopper dans son esprit, lovée en lui comme elle l’avait été chez Sho. Elle n’osa d’abord pas bouger, pas avant de ressentir l’approbation d’Akizuchi. Alors, délicatement, elle ouvrit les tiroirs, découvrant la terrible histoire qui s’était produite ce soir-là, rendant à l’enfant tuée un nom, un prénom. A l’extérieur Aki tremblait fort, si fort qu’Ine se mua en une chaleur douce et, avec ses mains de feu, elle effaça la culpabilité qui habitait le cœur du jeune homme. Puis, doucement, elle se retira.

Leurs pupilles étaient toujours ancrées les unes-aux-autres. Ine rompit le contact en fermant les yeux, puis elle avança ses lèvres pour rencontrer celles d’Aki. Tétanisé, celui-ci la laissa prendre les commandes. La jeune femme se mit à pouffer, amusée. Leurs bouches avaient conservé le goût de la framboise…

Tout en l’embrassant, Ine poussait gentiment Aki en arrière, jusqu’à ce qu’il fut complètement allongé sur le dos. Là elle se laissa glisser, collée contre son flanc, à son côté et de nouveau elle admira la lune, les étoiles. Tournant enfin la tête après ce petit interlude, elle murmura au creux de l’oreille d’Akizuchi :

« Maintenant, tu vas pouvoir te rattraper pour cette petite fille… Et promets-moi de ne jamais laisser ton fils tuer un jour une innocente.»

Aki ne répondit rien mais il serra plus fort la main d’Ine. N’y tenant plus, la jeune femme se laissa aller à un bâillement et sa tête glissa sur le côté.

***


Ine plissa les paupières et porta la main devant ses yeux, aveuglée par une lumière vive. Elle se redressa, effrayée soudain de s’être endormie si près du vide. Aki était assis à son côté. Il la regarda, amusé, un sourire léger sur les lèvres. Elle voulut parler mais il la fit taire d’un doigt sur les lèvres et lui indiqua du menton le spectacle qui se déroulait face à eux. A l’horizon, le soleil commençait à peine à darder ses rayons sur la canopée, déclinant toute sa panoplie d’orange et de rose. Bouche-bée, Ine eut à peine la force de souffler ces mots :

« Tout est tellement beau que j’en oublie de respirer. »

Elle posa sa tête sur l’épaule du jeune homme et ils regardèrent ensemble, sans un mot, le soleil se lever. Quand tout fut fini et que l’agitation commençait à gagner Konoha en contrebas, Ine se leva et épousseta la stupide robe trop courte fournie par l’infirmière. Aki la regardait faire, de l’air de celui qui savait ce qu’elle allait dire. Ine ouvrit la bouche mais il la devança :

« Tu vas partir ? » demanda-t-il.

Ine fit la moue :

« Je ne peux pas rester. »

Remettant un peu d’ordre dans ses cheveux, Ine réfléchit à ce qu’elle pourrait dire mais elle avait encore l’esprit trop embrouillé. Elle se pencha une dernière fois pour déposer un baiser à la commissure des lèvres d’Aki et le fixa de ses prunelles grises.

« Merci de m’avoir amenée ici, c’était absolument magique. Mais je dois y aller maintenant. Il y a encore beaucoup à faire pour rendre ce monde meilleur, tu ne crois pas ?

Ine se redressa et Aki se leva précipitamment pour agripper son bras. Il croisa le regard noyé d’Ine qui souffla :

« S’il-te-plaît, n’essaie pas de me retenir cette fois ! Je te promets qu’on se retrouvera, un jour. Laisse-moi m’en aller… »

A regret, Akizuchi la lâcha. Ine s’éloigna et se retourna une dernière fois avant de disparaître, esquissant un geste timide de la paume. Glissant sa main dans sa poche, Aki sourit : la gourmande avait embarqué les framboises…

***


Ine avait le pied léger malgré l’escarpement du chemin coincé entre les roches. La bouche pleine de framboises, elle pensait à la nuit qu’elle venait de passer et sourit. Ren’ai, Takeo, maintenant Akizuchi. Elle n’était peut-être pas une grande kunoichi, mais elle savait au moins rendre les blessures mentales plus douces…

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 25 Sep - 4:39

Elle détacha ses cheveux, un magnifique sourire accroché au coin de lèvres. Akizuchi se délectait de la framboise, tout en l’observant toujours. Elle tourna vivement la tête vers lui, renouant le contact. Ce contact si particulier. Ce frissonnement imperceptible, qui ébranla le jeune homme alors qu’il semblait se noyer dans ce regard grisé. Son coeur se mit à battre plus fort, presque douloureusement, et il se retint de porter une main à sa poitrine. Était-ce mal de ressentir quelque chose d’aussi pur et d’aussi important ? Il gardait cette idée en tête. Il y reviendrait plus tard, mais pour le moment, seul l’instant présent importait. Seule Ine était digne d’occuper ses pensées. Elle se laissa tomber près de lui. Il eut une étincelle de frayeur durant une seconde, mais elle passa vite lorsqu’il songea qu’elle ne risquait rien. Après tout, elle savait ce qu’elle faisait. Par contre, ce qu’elle entreprit ensuite le surpris. Tendant la main vers le sachet de fruits, d’où elle extirpa une pleine poignée. Et les framboises qu’elle sembla presque dévorer toutes entières. Elle éclata de rire, et lui aussi, à moindre mesure, alors qu’elle s’allongeait sur le dos. Elle était radieuse, belle et divine, sous la lune. Il ne pouvait détourner ces yeux. Jamais. Si par malheur il tournait la tête et revenait sur elle, il ressentait toujours ce coup au coeur, ne pouvant s’empêcher de la trouver... Parfaite. Et de toute façon, il n’avait pas la volonté de cesser de la dévisager. Et... Elle ne semblait plus gêner par son regard rouge. Il s’étonna de sourire doucement, ne parvenant plus à retrouver un visage neutre. Ne le voulant plus.

Lorsqu’elle le redressa et lui parla, il ne put s’empêcher de trembler, un peu. Il faillit se défendre, défendre son clan, mais tout cela était futile. Elle avait raison, après tout. Elle le coupa dans ses élans en attrapant sa main. Il inspira doucement. Et c’est de son coeur apaisé par ses mots, que venait le sourire qu’il lui offrit en retour.

Elle approcha son visage du sien, et joignit leurs fronts. Il put se plonger, s’oublier presque dans son regard. Comme une bouée de sauvetage, dans la pénombre des souvenirs qu’elle avait éveillée. Il sentit son esprit forcer délicatement son âme. Cette fois, ce fut un contact doux. Il la sentit pénétrer doucement, se blottir dans sa tête. Il se sentit partir. Et il lui sembla qu’elle attendait quelque chose. Mon esprit est à toi... Il venait de lui donner son aval. Délicatement, elle prit possession de ce qu’il avait enfui au plus profond. Son histoire et son meurtre. Il partit dans les méandres de ses regrets, revenant à ce jour fatidique...

“Akizuchi ouvrit les yeux. Et la douleur explosa dans son crâne, tandis qu’il tentait de pousser sur ses bras pour se lever. Il était allongé sur le sol, sur le ventre.
Mais il y avait quelque chose de différent. Sensiblement différent. L’adrénaline montait en lui, et il pouvait ressentir le chakra tourbillonner dans son corps. Il tremblait de tous ses membres, sans pouvoir contrôler l’excitation qui semblait prendre possession de lui. Sa raison tint bon, mais les décharges d’énergie que son corps subissait eurent bientôt raison de celle-ci, lui faisant perdre pied avec la réalité.
Ses yeux s’écarquillèrent.
Il eut un flash, et enfin, dans sa folie, il comprit ce qui était en train de se passer. La malédiction du clan Hayasa était en train de le toucher... Comme elle touchait chaque enfant du clan, sans exception. Il allait devoir commettre un acte impardonnable, un acte brutal qu’il ne pourrait contrecarrer. Ses yeux prendraient la marque du Mal, et il deviendrait un membre à part entière du clan.
Puis, après ses quelques réflexions, sa volonté fut totalement annihilé.
Il se mit debout, tête baissée. Un veine battait à son front. Emplie de sang, emplie de chakra, comme son corps. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire, il vibrait d’une excitation diabolique, perverse. Il était devenu une bête sauvage.

Il détecta un mouvement à sa gauche. Son regard tourna en direction de celui-ci. Une petit fille venait de s’engager sur la piste. Une proie. Il écarta les bras, se pencha en avant. Un rire venant du fond de sa gorge s’échappa d’entre ses lèvres. Et il bondit, donnant une impulsion avec ses jambes. Il tendit les mains vers la fillette qui ne pouvait plus rien faire. Et en une seconde, il fut sur elle.

Elle hurla. Un cri aigu. Brut, sans artifices. Un cri de douleur qui résonna, attirant quelques badauds du village. Et lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, ils purent voir un spectacle d’une horreur sans commune mesure. La bête aux yeux rouges venait de planter ses doigts dans l’abdomen innocent, éclatant d’un sordide et terrible rire, en proie à une folie meurtrière impossible à contenir. Il s’acharnait sur le petit corps, le lacérant de ses ongles et le frappant inlassablement. Le sang giclait tout autour, formant flaques et fresques sur le sol terreux. Akizuchi, ou, tout du moins, ce qu’il restait de lui, s’arrêta lorsque l’enfant ne bougea plus. Il leva les yeux vers les spectateurs, et plus précisément vers une femme qui avait les yeux écarquillés. Cette dernière hurla. Pauvre mère séparée de son enfant par un homme qui ne l’aurait pas voulu, dans des circonstances normales.

Une larme glissa sur la joue du maudit. Il pleurait son action, encore sous le coup de sa malédiction. Sa volonté avait repris le dessus un court instant. Un instant suffisant pour qu’il prenne la mesure de l’horreur. Et le nom que prononça la vieille femme résonna en lui, comme une accusation.

“- ALICE !

Il se redressa. Les bras pendants le long du corps, il n’accorda pas un regard à la dépouille. Il tremblait. Mais la bête reprit le dessus. Il se recula, puis se mit à courir à travers les bois. Il s’arrêta, un long moment plus tard, et s’évanouit au centre d’une clairière baignée par la lumière du soleil...”

Il tremblait. Fort. Le souvenir éveillait en lui douleur et souffrance. Culpabilité, regrets. Peur, aussi, de ce qu’il avait été capable de faire, malgré que ce ne soit sa volonté. Une larme coula sur sa joue, une deuxième. Puis, une chaleur apaisante se logea en son esprit troublé. Une douce flamme apposée par Ine. Son coeur se remit à battre normalement, alors qu’à nouveau, il se sentait bien. Mieux. Il la sentit s’ôter de son âme, revenir à son enveloppe. Et il n’y eut aucun contrecoup, cette fois. Il eut à peine le temps de croiser son regard gris, et elle rompit le contact, fermant ses paupières.

Et, sans qu’il ne puisse le prévoir, toujours en proie à la chaleur réconfortante de son esprit, elle joignit ses lèvres aux siennes, comme elle l’avait fait plus tôt avec leurs fronts puis leurs âmes. Il inspira doucement. Son parfum. Son goût. Framboise. Elle pouffa, et il se sentit léger. Exister. Il ne se rendait pas compte, ne savait pas quoi penser, et n’y arrivait pas. Le baiser se prolongea tendrement. Les rumeurs du village s’estompèrent, il ferma les yeux à son tour. Il leva une main, déposant délicatement ses doigts sur la joue de la jeune femme, effleurant sa peau délicate. Participant à l’étreinte sans en avoir l’air. Son coeur battait fort, tandis qu’elle posa une main sur sa poitrine pour l’aider à s’allonger.
Les larmes venaient de s’assécher.
Il sentit la pierre contre dos, mais c’était la dernière chose qui importait. Elle glissa à son côté. Il passa un bras derrière son épaule, la serrant doucement contre lui. Elle semblait heureuse, et il ne lui en fallait pas plus pour qu’il sourit. Elle regarda les étoiles, et quand elle tourna la tête pour lui murmurer, il frissonna doucement.
Il ne dit rien. Ne répondit rien. Il serra juste la main de la jeune femme, signifiant par ce geste silencieux qu’il accordait crédit à ses paroles. Je te le promets... Elle s’endormit, se laissant emporter au pays des songes. Mais le sommeil ne trouva pas de suite le jeune homme. Il avait matière à réfléchir.

Je n’y avais jamais songé, avant... Bien sûr, que nous n’avons pas le droit... Je me - nous - pensais aussi blanc que neige, mais non. C’est... Moche, comme elle l’a dit. Mais est-ce vraiment notre faute ? Doit-on se résoudre à laisser mourir les pères et mères de notre famille ? Avons-nous seulement le choix... ? Il serait aussi moche de laisser les adolescents tuer leurs parents. Ou assassiner l’enfant avant une éventuelle crise qui n’arrivera peut-être jamais. Pourquoi suis-je le premier depuis tant de temps ? À cause de mon ancêtre ? Il faut trouver une solution à ça... Je suis encore trop faible. Beaucoup trop. En ce moment même, peut-être un autre Hayasa connaît-il la même souffrance qui a été la mienne... Je te promets de changer ça, Ine. Les autres ne devraient pas avoir à souffrir de notre propre erreur. La légende dit que Ryuuzaki a été puni par cette malédiction. C’est pourquoi nous devons la porter... Mais le méritons-nous vraiment ? N’a t-on pas été assez puni comme cela ? Toutes ces années de peur, notre bannissement, notre errance... Nous nous sommes battus pour nous relever... Mais nous avons payé, plus que notre dû...
Tu disais que tu pensais qu’il suffisait que tu arrives pour que tout change, mais que ce n’était pas si simple.
Mais si, Ine... Ca l’est. Je m’en rends compte, grâce à toi. Que nous devons changer. C’est ta venue ici, qui m’a fait réfléchir à ça... Tu auras atteint ton but, finalement...

Je tourne la tête vers toi. Je te souris. Tu es belle, dormant, apaisée sous la Lune... Est-ce que je mérite vraiment que tu m’accordes ne serait-ce qu’un peu d’attention ?
Est-ce vraiment ça ? Est-ce que je rêve, encore ? Et si je me réveille seul, au matin ?...

Je frissonne. Je te serre délicatement contre moi. Je ne veux pas m’endormir. Non... J’ai peur... Je me sens partir... Je ne veux pas. Je te regarde alors que mes paupières se ferment lentement.

Ne disparais pas...
S’il-te-plaît...


***

Il ouvrit les paupières, délicatement. Son visage pâle, frappé par les rayons du soleil doux caché encore par l‘horizon, est tourné vers le ciel. Le rougeoiement de ses iris côtoient le bleu céleste. Son coeur s’étreint, et il tourna la tête. Un soupir de soulagement silencieux passa ses lèvres. Il sourit doucement, puis, délicatement, se redressa en faisant attention de ne pas la réveiller. La faim lui tiraillait le ventre, et il n’était pas question qu’il se gave de framboises. Peut-être lui restait-il quelques croissants dans sa besace. Il hésita à aller jusqu’à la tente. Il jaugea Ine, endormie, du regard, avant de finalement soupirer de nouveau et se mettre debout. Il se déplaça jusqu’à la toile, ne cessant de l’observer.
Veillant à ce qu’elle ne remue pas trop. Elle était toute proche du vide, mais il serait assez rapide pour réagir, au cas où.
Le soleil n’allait pas tarder à se lever. Il tendit la main, fouillant un instant jusqu’à trouver un petit croissant qu’il dévora. Il se retint de fermer les yeux pour en apprécier toute la saveur, ne voulant cesser de veiller sur Ine. Il retourna près d’elle, s’asseyant les jambes dans le vide.

Le premier rayon du jour pointa, et elle remua, plissant les yeux et se redressant rapidement. Il la regardait toujours, souriant. Amusé par ce brutal réveil, pourtant si doux. Elle faillit briser la magie, mais il leva un doigt qu’il posa avec délicatesse sur ses lèvres closes, désignant l’horizon d’un signe de tête. La forêt semblait flamboyante. Maelström de couleurs chaudes qui apaisa ses sens et le détendit, tandis qu’elle murmura les mots qu’il ne put qu’acquiescer silencieusement. Elle posa la tête sur son épaule, et lui sa joue sur les cheveux de la belle. Ils admirèrent ensemble la beauté de cette nature s’éveillant.

Puis, elle se leva, époussetant sa robe. Il la suivit du regard, l’oeil soudain mélancolique, presque nostalgique. Elle sembla vouloir parler, mais il la devança, cette fois. Un millier de pensées parcouraient son esprit, un millier de mots lui paraissaient adéquats. Il avait des milliers de choses à lui dire. Mais seul trois mots franchirent ses lèvres :

“- Tu vas partir ?...

Elle répondit. Il savait, bien sûr. Elle devait partir. Elle était une kiréenne, et n’était que trop restée. Elle se pencha et déposa un baiser au bord de ses lèvres, puis joignit leurs regards. Magique... C’était le mot. Voulait-ce aussi dire que ce n’était qu’éphémère ?... Il hocha imperceptiblement la tête.
Beaucoup à faire. Devenir fort, devenir méritant. Changer les choses. Tant de notions qu’il avait presque oublié. Il fallait qu’il se reprenne en main.

Elle se redressa, et il se leva, sans réfléchir, instinctivement, pour agripper son bras. Ses iris rencontrèrent une nouvelle fois ceux d’Ine. Elle le supplia de la laisser partir dans un souffle, la voix presque tremblante. Avec une promesse qu’il n’oublierait pas... Il la lâcha en frissonnant, laissant retomber son bras le long de son corps. Elle recula, se retourna une dernière fois dans un geste timide de la main, et disparut.

Je te regarde partir. Je te souris, un peu tristement. Tu es belle, heureuse, t’éloignant sous le Soleil... Est-ce que je mérite d’avoir eu tant d’attention de ta part ?...
Le rêve est-il terminé ? Te reverrais-je jamais ? Et si jamais nous ne nous retrouvons ?...


Je frissonne. Je tends la main vers toi, tu me tournes le dos. Je ne veux pas que tu partes. Non... J’ai peur... Je te regarde partir... Je ne veux pas. Je t’observe alors que tu disparais lentement.

Il met une main dans sa poche, détournant un peu le regard. Puis, une pointe de joie pique son coeur. Les framboises ont disparu. Il soupire longuement, regardant le chemin maintenant vide. Un petit sourire au coin des lèvres. Heureux, malgré cette pensée qui lui effleure l’esprit :

Ne m’oublie pas...
S’il-te-plaît...
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Mer 28 Oct - 12:56

Akizuchi : +43 XP
Ine : +42 XP

Milles excuses pour le retard. Très bonnes sessions, sympathique à lire et, j'imagine, à écrire. Encore désolé pour le temps de validation et bon jeu à tous les deux =)
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Mer 3 Fév - 23:20

Retour dans le passé :

L’eau chaude ruisselait sur sa nuque. Il se laissait aller. Ses muscles se relâchaient à longueur que cette douche durée. Il se passait les mains dans les cheveux laissant aller la mousse. L’odeur aromatisée du miel se faisait ressentir dans la salle de bain. La vapeur d’eau venait se poser sur les vitres créant un effet de condensation. L’eau se coupa et la paroi s’ouvrit laissant Hakai sortir du carré. Il se frotta à l’aide d’une serviette propre qui caressait sa peau. Il coiffa ses cheveux à l’aide d’un peigne puis posa son regard sur ses habits. Aujourd’hui il ne les porterait pas. Il se dirigea vers sa chambre ou sur le lit, était posé un kimono brodé de l’éventail distinctif du clan Uchiha. Malgré la réticence qu’il avait montré au départ, c’était avec fierté qu’il portait les couleurs du clan. Même si sur certain point il ne le comprenait pas, il n’en restait pas moins sa famille. Enfin l’une de ses familles… Car même si le sang des Uchiha coulait dans ses veines, son cœur était celui d’un renard.

Il passa les bras dans les manches puis vint saisir la ceinture. Il tira de chaque côté d’un coup sec qui referma le kimono sur sont propriétaire. Il avait bien l’allure d’un homme de vertu malgré son passé. Cela l’étonnera toujours…

Un bruit sec vint résonner dans l’appartement. Hakai passa la tête par la fenêtre et reconnu Junko. Il étouffa une remarque qui aurait très bien pu blesser la jeune femme. Mais c’est qu’elle ne l’écoutait jamais… Il lui avait pourtant bien dit qu’il viendrait la chercher mais non il avait fallu quel fasse encore sa forte tête. C’était une occasion en moins de prouver sa galanterie mais qu’importe…

Il ouvra la porte en essayant de garder un air neutre. La femme laissait apparaître un sourire d’ange. Elle savait parfaitement que le jeune homme en face était mécontent mais elle avait toujours su se faire pardonner au prêt de lui-même lorsqu’il était plus jeune. Il lui porta cependant un regard noir qui disparu bien vite en contemplant la femme. Elle avait frisé légèrement ses cheveux bruns qui retombaient jusqu'à sa nuque. Son visage était toujours superbe et brillait au soleil. Elle s’était remarquablement bien habillée dans une robe couleur émeraude qui lui sciait à ravir. En voyant le soudain blocage de son ami, la jeune femme porta une main devant sa bouche et ria de plus belle en laissant échapper une petite phrase en passage.

[Junko] « Oui… Tu es plus tôt pas mal aussi… »

Le jeune revint à lui et se frotta la tête anxieux.

[Hakai] « Oui bon allons y. »

Les deux amis marchèrent alors tranquillement vers les quartiers populaires. Ils avaient décidé aujourd’hui de passer l’après midi ensemble. Pas d’entraînement pour venir contre carré les plans de la jeune femme. Elle pourrait demander tous ce qu’elle souhaitait à son jeune ami. Ce n’est pas que les activités manquaient en sein de la compagnie mais lors du départ de ce jeune homme, elle avait ressentie comme un vide par la suite. Il faut dire qu’Hakai l’avait suivi pendant prêt d’une année avant que Nago ne prenne personnellement son entraînement. Un lien s’était crée pendant ses trois années. Elle était simplement heureuse de revoir ce grand gaillard qui n’était alors qu’un gringalet à l’époque.

Ils tournèrent à un carrefour et purent admirer le monde qui se trouvait dans cette rue. Il y était. La rue ou la plupart des bar restaurent se trouvait. Bien sur Hakai avait son habitude et c’est sans surprise qu’ils allèrent s’installer à une table en plein air sous une légère balustrade en bois qui protégeait les tables de la pluie. Ce restaurent était devenu le lieux de rendez vous parfait pour Hakai. Lorsqu’il devait sortir avec quelqu’un c’était toujours ici qu’il venait. Le patron le reconnaissait de loin à présent et n’hésitait pas à lui faire des prix par moment.

Pas mal de monde semblait vouloir profiter du bon temps. Les tables étaient bondées de monde. Ils avaient eu de la chance d’en trouver une. Ils eurent le temps d’observer tout cela pendant un court moment. Le chef ayant repéré Hakai, il s’était empressé de remplir les commandes pour avoir la joie de l’accueillir une nouvelle fois. Cette fois ci, Hakai ne démarra pas la conversation comme les deux hommes en avaient l’habitude. Ils passèrent leurs commande puis laissèrent le chef s’activer. Hakai fixa les yeux verts de sa charmante compagne. Il se demandait ce qu’elle avait bien pu faire pendant tout ce temps. Cela faisait trois ans qu’Hakai avait quitté l’école du renard. Il était passé genin en quelque mois impressionnant les professeur par sa maîtrise d’un taijutsu que la plupart ne connaissait pas. A présent c’était un peu plus compliqué. Sa carrière ne bougeait pas mais il avait une chance d’impressionner du grand monde avec cette école. De plus il partirait bientôt en mission. Peu être que tout cela fera enfin bouger sa carrière ?

[Junko] « Cette endroit est agréable. Il me rappelle d’autre auberge que nous avons visité. »

[Hakai] « Cela remonte à loin pour moi. »

[Junko] « Oui… Tu te souviens de notre première rencontre ? »

[Hakai] « Comment oublier ? »

_________________________________________________________________

Le gamin était occupé de ranger le matérielle. Le spectacle avait été un franc succès comme d’habitude. La troupe avait gagné pas mal d’argent. Ils allaient bientôt quitter ce village pour en rejoindre un notre à une journée de marche. Hakai était appliqué pour ranger le matérielle. Tout devait être convenablement installé pour éviter de perdre trop de temps lors de l’installation. Plus tôt la troupe ce mettait à travailler et plus grand était le salaire. Cela faisait maintenant une semaine que l’enfant avait quitté les siens. Il n’avait pas encore une seul fois pratiquer le ninjutsu ni même le taijutsu. IL n’avait que jusqu'à lors ranger le matérielle, par moment il dansait sur scène mais il ne se plaignait pas. Au moins il avait un toit et de quoi se nourrir. C’était déjà cela.

Il avait enfin fini. Certain outil était assez lourd et cela demandait un effort considérable pour un gosse de quatorze ans. Il passa un revers de manche sur le front lorsqu’il aperçu une ombre qui lui tournait autour. Pensant être attaqué par un animal sauvage, l’enfant se protégea la tête.

[Junko] « Du calme petit. Je vais pas te manger. »

Le garçon, un peu peureux à l’époque, leva doucement les yeux vers la jeune femme qui se dressait devant lui, un sourire ornant son visage. Doucement le garçon commençait à reprendre confiance. Il enleva les bras de sa tête mais resta par terre.

[Junko] « Tu en es encore à cette partie de l’entraînement. C’est que Nago veut vraiment faire de toi un homme. »

[Hakai] « Je veux être ninja. »

[Junko] « Ninja ? Cela explique pourquoi il s’acharne à te laisser faire le sale boulot. Tu vois petit, on ne dirait pas, mais en portant tout cela tu forges deja un peu plus tes muscles et bien tôt tu seras un grand jeune homme. »

_________________________________________________________________

[Hakai] « Tu avais raison. Je suis devenu un grand jeune homme. »

Ils rigolèrent tous deux en pensant à la frousse qu’avait eu Hakai en voyant cette ombre.


Dernière édition par Hakai Uchiha le Jeu 18 Fév - 1:58, édité 2 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Lun 8 Fév - 3:11

Les sourirent étaient de rigueur. Après tant d'année de séparation, cela les comblaient de se retrouver ainsi. Jamais ils n'auraient pensé se retrouver réuni par pareille situation. En faite tout deux ne pensait voir débarquer Junko à Konoha. Ce n'était son élément. S'il n'avait eu Akogare pour la quérir, jamais elle ne serait venu à sa rencontre dans ce village militaire ou les règles étaient strict. Elle ne supportait les règles. Cela était du à l'enfance qu'avait vécu la jeune femme et à son mode de vie. Les nomades tel que la compagnie du renard ne pouvait comprendre les villages. Hakai avait, à son temps, était pareille. Il comprenait la jeune femme mais il comprenait aussi les villageois qui préférait restait en dessous du toit qui les protégeait. Le jeune homme se situait entre les deux frontières. Par moment il regrettait d'avoir échangé sa liberté pour venir dans ce village. Mais il pouvait grâce à lui devenir quelqu'un. Déjà aujourd'hui, son nom commençait à être quelque peu prononcé dans le clan. Et cela ne fera que s'accentuer au fur et à mesure qu'Hakai s'affirmera.

Ils se regardèrent un long moment avant que le chef posa leur commande. L'alcool semblait être de mise. Enfin surtout pour Hakai car Junko semblait avoir prit un cocktail typique de Konoha. Il valait mieux éviter l'alcool. La dernière fois avait eu des conséquences assez troublantes. Même si ce n'était avec la même personne, Hakai redoutait surtout ses gestes. Mais qu'importe, il n'était pas dans la même situation que lorsqu'il avait failli faire l'irréparable avec Nara. Il n'y avait pas les sources chaudes, la nudité et le décor exotique à côté. La baraque était propre comme on disait.

Tout en dégustant chacun leur verre ou un parfum subtile pétillait leur papille pou ensuite venir réchauffer leur estomac. Junko sembla être subitement attiré par l'emblème brodé sur le kimono de son vieil ami. Elle réfléchi quelque instant, elle avait semble il entendu trois personne dont Hakai porter le même nom. Uchiha... Cela devait être un clan car le fait que tous trois faisaient parti de la même famille était impossible. Hakai n'avait aucun lien de parenté avec qui que ce soit. La jeune femme bu une dernière gorger avec de montrer toutes ses dents à son opposant.

[Junko] « Cette emblême... Tu fais partie d'un clan? »

Cette question étonna le genin. Il ne pensait avoir à parler du clan devant cette femme qui montrer un désintérêt certain pour les villages habituellement. Il comprit vite que c'était simplement lui et son histoire depuis son arrivé à Konoha qui intéressait Junko. Il fixa les yeux d'émeraude de la femme. Pouvait il parlait librement du clan devant elle? Probablement pas. De toute façon, il en connaissait à peine plus que n'importe qui d'autre. On ne lui avait toujours pas révélé tous les secrets que le clan conservait précieusement. Ils seront bien forcé un jour ou l'autre, d'accorder en Hakai toutes les responsabilités qu'il méritait. Il était bien décidé à devenir quelqu'un. Non pas à remplacer Takeshi à la tête du domaine mais bien à devenir un porte étendard. Partout ou il ira, tout le monde sera que s'était Hakai Uchiha, membre du domaine du cygne. Mais pour combien de temps? Lorsque ce jour arrivera, il sera probablement assez influant pour faire pression sur le conseil. Le temps des domaines est révolu... Seul un clan uni pourra renforcer le village contre les agresseurs. C'est un regard rempli d'envie qui fixait à présent la jeune femme. Il bu une gorgé de son alcool fort. Quarante pour cent d'alcool ne passait pas comme de l'eau...

[Hakai] « C'est exact. Mais je te vois déjà dire que j'avais besoin d'une autre famille et tralala... C'est faux. Je me débrouillais très bien seul. Les liens du sang mon juste rappelé. On ne devient pas Uchiha, on l'est dés la naissance. »

Cette dernière phrase surprit la représentante du renard. Elle voyait bien que son ami avait changé. Ce n'était plus le jeune garçon rempli de rêve fou. Il avait muri. Mais elle se demandait encore si cela était bien ou non. Elle ne pouvait penser que le jeune renardeau qu'elle avait vu partir il y a de cela trois ans se tenait en face d'elle aujourd'hui. Il n'avait pas grandi, juste prit un peu de muscle. Son visage était le même, ses cheveux avait légèrement noirci mais globalement, il était resté le même physiquement. Elle le ressentait, le garçon qu'elle adorait était encore devant elle. Il y avait juste un sujet sur lequel elle ne pourrait le comprendre...

[Junko] « Au moins tu as retrouvé une part de tes origines. C'est bien... »

Hakai regarda son amie baisser la tête comme ci quelque chose l'avait bouleversé. Il ne la comprenait pas en cette instant. Elle devrait être heureux pour lui. Il avait trouvé une partie de ses origines. Une famille adorable l'avait prit en charge lorsqu'il était en détresse. Avait telle simplement peur qu'il oublie la compagnie? C'était totalement impossible et elle devrait le savoir. De deux doigts il releva le menton de sa sœur et lui offrit un sourire radieux.

[Hakai] « He... Je n'oublierais jamais d'où je viens. Je suis un renard pour la vie même si une distance me sépare de toi et de maître Nago. »

Ces quelques mots eurent raison des craintes de la femme et elle sourit à son tour. Hakai comprit que le problème était réglé. Il pourrait passé à autre chose. Comme il l'avait deviné, la femme ne s'intéressait nullement au clan. C'était mieux ainsi, Hakai n'aura donc pas à lui dire non.
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Mar 9 Fév - 19:18

L'alcool était épuisé. Les verres étaient vide et leurs propriétaire ne semblaient vouloir les remplir. C'était plus sage ainsi. Ils prirent leur commande. Car oui, il s'était également venu pour manger. Comme à son habitude, Hakai conseilla le plateau de viande rouge. Il faut dire que Taka l'avait très bien conseillé lors de leur première venu dans ce restaurent charmant. Mais bon, comme accoutumé, la jeune femme n'en fit qu'a sa tête et choisi des crudités. L'idée d'un régime traversa la tête du genin qui pour sa part, avait demandé l'assortiment de viande rouge.

[Hakai] « Tu fais un régime? Comme cette fois? »

_________________________________________________________________

Cela faisait maintenant un an que le jeune homme avait rejoins la compagnie du renard. Ils avaient parcouru de nombreuse région, s'étaient arrête à deux nombreux villages et avaient gagné pas mal d'argent. Jamais personne ne demandait ou partait l'argent. Hakai ne savait même pas qui s'en occupait. Nago probablement. Mais l'homme était tellement dédaigneux que cela ne l'étonnerait même pas qu'il confiait cette tache à un de ses proches ami. Qu'importe, tous l'argent devaient passer dans les voyages. Il fallait nourrir la troupe, remplacer le matériel cassé et tout autre service qui demandait les pièces rondes.

Ce jour là, la compagnie était en route vers Nérobi, un petit village côtier du pays du feu. Généralement, les voyages se passaient tranquillement. De temps à autre, la caravane était bien attaqué par quelque brigand de fortune qui arpentait les routes à la recherche de petit commerçant sans défense. Inutile de dire qu'il était vite mis hors d'état de nuire. Mais bon, ce genre d'événement se produisait trois ou quatre fois par ans, pas plus. La première fois que cela était arrivé. Hakai avait eu une peur bleu. Il se trouvait sur le toit de la carriole, regardant au loin le village qu'ils approchaient. Tous avaient vu l'attaque arrivait sauf lui. Une flèche passa devant ses yeux, le manquant de quelque centimètre. Il chuta lourdement sur le sol et y resta, les bras sur la tête. Ce n'est qu'au moment de repartir que Nago le remarqua sur le sol. Inutile de vous dire que les mois qui passèrent furent... compliqué pour le jeune garçon.

Lors d'un déjeuner, tout ce qui avait de plus basique. Hakai se jeta comme à son habitude sur la nourriture qu'on lui offrait. Le blanc de poulet ne fit guère le poids contre les dents du jeune garçon. Alors que celui ci dévorait à pleine dent les aliments, sa jeune amie, en face de lui, avait le regard dans le vide. Elle n'avait touché à son repas ce qui attira le regard inquiet du jeune homme.

[Hakai] « Tu es malade? »

Elle ne prit même pas la peine de le regarder ce qui n'était normal. Hakai cessa alors de manger et s'approcha de la femme qu'il considérait comme sa sœur. Il lui offrit une tape amical avec son sourire habituel, celui d'un enfant de dix ans.

[Hakai] « Tu sais que tu peux tout me dire. »

[Junko] « Nago... A dit que j'avais prit du poids... »

Le garçon éclata de rire se qui horrifia la jeune femme. Il se tenait le bide et tomba à la renverse sous l'émotion. La jeune femme ne bougeait d'un pouce. Elle restait pétrifiait la bouche à moitié ouverte regardant la scène devant elle. Le garçon qui voulait la consoler, il y a peine deux minutes se foutait monstrueusement de sa tronche. Entre deux rire, le garçon se risqua à des grimace, il s'étirait les joues et tout autre geste pouvant faire réagir la femme. Sa réaction ne se fit guère attendre. Elle se jeta sur lui telle une lionne enragé. Ils firent quelque tours sur eux même avant que tous deux tombent à la renverse dans une flaque de bout.

_________________________________________________________________

[Junko] « Non! Plus jamais... C'est juste que depuis que je suis arrivée je n'ai cessé de manger de vos spécialité. Il faut que je remette un peu d'ordre dans tout cela. »

[Hakai] « Dommage. Tu en aurais bien besoin. »

Un crouton de pain vint s'abattre violemment contre son nez ce qui le fit rire. Un deuxième vint alors atterrir dans sa bouche. La jeune femme arrêta rapidement le jeu par peur que tout cela ne finisse en bataille de pain et elle savait bien que son jeune ami était plus fort qu'elle à ce jeu.
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Mer 17 Fév - 1:38

Les plats vide s'en allaient, apporté par la main sûr du chef d'établissement. Le repas avait été copieux et les deux ami se tenaient la pense. Junko avait dégusté une salade avec différent légume alors que le jeune homme avait dévoré comme un prédateur affamé l'assortiment de viande rouge. Il avait eu le plaisir de découvrir différent goût tous délicieux les un des autres. Il remercia en son fond intérieur qu'un beau jour, une femme magnifique l'ai bousculé causant la perte d'un beignet.

Pendant quelques minutes, aucune des deux personnes ne parla, profitant du plaisir d'un estomac vide. Chose qui n'était pas si récent pour ces deux compères. Ils avaient tous deux grandit dans la rue. Ils avaient tous deux connu la misère et la faim. C'est probablement la raison qui fait que ces deux personnes sont bon amis.

Finalement, Hakai interpella le chef. Alors qu'il allait demander les desserts, une forte migraine vint le saisir à la tête. La main sur le crâne, il se massait légèrement. Les deux personnes en face de lui regardaient la scène avec intérêt. L'homme avait subitement arrêté sa phrase et son amie craignait qu'il ait attrapé un virus pendant leur journée.

Après de longue seconde, l'homme releva la tête. La frayeur s'empara alors de sa sœur qui porta ses mains à la bouche. Du sang s'écoulait des yeux de l'Uchiha. Les gouttes perlèrent et s'écrasèrent sur la table en bois. L'homme regarda ses doigts maculé de sang. Il comprenait ce qu'il se passait contrairement aux deux autres.

[Hakai] « Finalement... Non pas de dessert chef. »

L'homme montra un sourire qui n'était pas forcément adapté pour l'instant. Il déposa une bourse avec l'argent destiné à payer ce repas. Alors qu'il s'apprêtait à se lever, un appui vint le saisir. Junko n'était plus impressionné par le sang abondant qui coulait. Son ami saignait pour une raison qui lui échappait. La seul chose que celle ci pouvait faire était de l'emmené à l'hôpital. Devinant ces pensées, l'Uchiha lui posa une main sur l'épaule.

[Hakai] « Inutile de t'affoler. C'est impressionnant mais sans danger. Il suffit juste de m'emmener au clan. »

La jeune femme ne savait ou le conduire mais du moment que l'homme ne s'évanouissait pas, tout irait bien. Elle remercia faiblement le responsable et s'engagea dans la rue, son ami soutenu dans ses bras. Ils marchèrent difficilement, zigzaguant par moment. La jeune femme jeta un regard derrière elle, un petit filet de sang suivait leur trace. Elle avait mal au cœur pour son ami, elle aurait aimé le questionner sur ce phénomène mais il n'était en pas condition de subir un interrogatoire.

Ce n'est qu'après de longues minutes que les deux compagnons arrivèrent difficilement au domaine. Le garde s'interposa mais après un rapide coup d'œil laissa passer la jeune femme. L'homme s'était proposé à ramener lui même l'Uchiha mais celui ci refusa. Il avait déjà une personne qui se chargeait de cella, inutile d'en déranger une seconde.

La demeure de l'Uchiha se dessinait à l'horizon. Hakai lui indiqua difficilement la demeure. Le sang commençait à trouble la vision du jeune homme et très bientôt il perdrait connaissance. Sans même toquer, la jeune femme entra dans la demeure et très bientôt, se fut deux femmes qui vinrent s'occuper du genin. Sans même s'occuper de la femme, Nora et sa mère arrachèrent l'homme des bras de Junko. Contrairement à la femme du renard, les deux Uchiha savaient effectuer les geste nécessaire. Ils déposèrent l'homme dans son lit, une bassine d'eau à côté. Nora s'occupa de son frère, elle rinça le sang des yeux. Le sharingan ne tardera pas à murir.

Plus bas dans le salon, l'agitation s'était enfin calmé. Tina avait enfin le temps de s'occuper de cette étrangère avec laquelle son fils était rentré. Elle la regarda de bas en haut. Son allure ressemblait comme deux goutes d'eaux à celle qu'avait affiché Hakai lors de son arrivé au domaine.

[Tina] « Je vous remercie d'avoir ramené Hakai ici. »

[Junko] « Comment va t-il? »

[Tina] « Il reçoit un don. Le sang n'est qu'un des effets de cette... donation. Ne vous en faites pas. Il ira mieux demain. »


[HRP: Fin de cette session. Bonne lecture ^^ (demande XP+validation technique)]

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Sam 20 Fév - 13:56

Hakai : +22 XP - Technique validée.
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 28 Mai - 13:25

L'attention soudaine qu'elle porta à sa jeune sœur indiqua au genin qu'elle avait comprit le sens de ses mots. Comme elle lui avait si bien dit, cette jeune kunoichi n'était pas encore prêt pour s'immerger dans se monde assez cruel. Taka tout comme Hakai faisait de leur mieux pour protéger les gens chère à leurs yeux de cette tentions palpable que faisait régner les domaines.

Puis leurs regards se recroisèrent. Hakai fut une nouvelle fois observer. Il s'était un peu attendu à cette fouille au peigne fin. L'homme débarquer pratiquement ici comme un nouvel homme. Taka essayait probablement de retrouver quelque indice prouvant l'identité de son ami. Et puis se bandage... Hakai commençait à vraiment regretter de ne rien avoir mit par dessus. Une certaine touche d'inquiétude avait élu domicile quelque seconde dans les yeux de son amie. Mais il s'empressa de réduire cette petite poussé d'affection à néant. Il valait mieux ainsi... Pour elle et surtout pour le genin. L'homme avait déjà commit des bourdes, une de plus pourrait faire déborder le pot déjà remplit à raz bord.

Cette phrase fit retomber tout sentiment de compassion. Elle retomba dans ce soudain état d'agacement qu'Hakai ne comprenait pas. Était ce sa présence qui dérangeait son amie? C'était peu probable mais les choses changeaient. Il avait changé alors pourquoi pas Taka. Elle détourna le regard en laissant échapper un petit soupir qui déplaisait toujours autant au genin. Jamais il n'avait aimé voir son ami dans cet état et particulièrement quand il en était le responsable. Une question germait peu à peu dans son esprit: Devait il vraiment insister pour lui parler aujourd'hui? Suzu avait vu juste, elle était assez étrange et les mois passés loin d'elle n'aidait nullement le genin pour lui prêter main forte. Il ignorait tout de la vie qu'avait mené ces derniers temps la chuunin et il ne voulait se risquer à lui demander sachant particulièrement que cela la fatiguerait de le voir toujours se mêler de ses affaires.

Taka – Ma foi... Je ne pense pas avoir besoin de thé, mais puisque tu proposes.

Au moins elle avait accepté. Cela voulait dire beaucoup pour le genin. Malgré l'embarras que vivait la jeune femme en ce moment, elle voulait encore prendre un peu de temps pour voir son ami. Un dialogue au quelle Hakai ne faisait pas partit commença alors sous son nez. Comme à son habitude, la plus grande avait donner ses ordres à la cadette qui devait exécuter sans rien dire sous peine de recevoir une punition. Hakai sourit en voyant ce petit soldat affirmer toutes les questions de son supérieur. Et puis un petit regard que seul c'est deux la pouvait comprendre. Hakai ignorait alors la requête qui se demandait en secret. Il ignorait même qu'il en était le sujet avant que Taka ne parle.

Taka – Ça m'est égal, tu vois avec lui.

Ignorant complétement de quoi les deux femmes faisaient allusion, l'homme fut surprit de se retrouver face à face avec la jeune sœur. Une lueur d'espoir dans les yeux la petite regardait l'Uchiha comme un élu venant la libérer de son fardeau.

Suzu – Ça te dérange si je vous accompagne? J'en ai marre de rester enfermée, ça fait deux jours entiers...

[Hakai] « Euh... »

L'homme regarda quelque instant Taka qui était déjà partit en direction du portail. La présence de cette jeune personne changerait beaucoup de chose à la note. Hakai ne pourrait parler librement mais d'un côté ellelui permettrait de ne pas faire de bourde.

[Hakai] « Très bien j'accepte. »

Il posa sa main sur le dos de la fillette le sourire au lèvre. Il la poussa un peu en avant, ne voulant faire attendre plus longtemps Taka. Ils traversèrent tous les trois le petite portail en bois et marchaient à présent dans les rues du domaine du Tigre. Hakai parla un peu avec Suzu et rigola par moment. Cette jeune kunoichi était remplie de vie et cette balade semblait lui faire le plus grand bien. Hakai n'aurait jamais pu la priver de sortir... Mais contrairement à l'adolescente, Taka ne riait pas beaucoup, son état commence peu à peu à inquiéter l'Uchiha.

Une nuit, prêt d'un petit court d'eau, dans un jardin d'une demeure, l'homme lui avait déjà prié de vivre un peu. Son sourire était un bien précieux de ce monde et il aimait le voir. Et aujourd'hui c'était tout le contraire qui se produisait. Il laissait pour le moment les choses se faire. Avec le temps peu être que cela reviendrait à la normal.

Ils arrivèrent dans le centre ville et le toit de la petite auberge se dessinait à l'horizon. Hakai était aujourd'hui un client fidèle de cette petite baraque et le patron était un ami. Le temps était radieux, idéal pour s'asseoir sur l'une des nombreuses tables. Hakai impliqua les bonnes manières et présenta la table à ses deux accompagnatrices. La terrasse était bondé de monde mais lorsque le patron remarqua la haute silhouette de son client il abandonna toute commande pour venir le saluer.

[Patron] « Hakai! Mon ami! Comment vas tu? »

L'Uchiha se leva et serra dans ses bras l'homme d'un certain age.

[Hakai] « Je vais bien merci et regarde qui j'ai amené. »

[Patron] « Taka-chan! Cela me fait plaisir de vous revoir. »

L'homme se baissa respectueusement devant la personne avant de se relever, un sourire immense sur le visage.

[Patron] « Que puis je vous servir? »

[Hakai] « Demande donc à ces dames. »


Dernière édition par Uchiha Hakai le Mer 9 Juin - 16:09, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 28 Mai - 20:06

Hakai ne connaissait pas Suzu, il suffisait d'un regard pour le voir. Il venait de poser sa main dans le dos de l'adolescente, la poussant un peu pour la presser de rejoindre sa sœur qui patientait un peu plus loin, près du portail de bois qui était entrouvert. La fillette fit un pas en avant, subissant l'action du Genin puis elle se rattrapa en trottinant jusqu'à l'entrée du jardin, prise d'une émotion joyeuse qui débordait du moindre pore de son corps. Malgré les années passées, Suzu ne changeait pas, elle était toujours celle que chacun connaissait, à savoir ce petit bout de fille qui avait tout le temps le sourire au lèvre, très agréable bien que teinté de malice. Elle ne pouvait se retenir de bouger et parfois elle était bruyante. Taquine, elle s'amusait souvent à narguer et embêter les gens qu'elle côtoyait à l'exception faite de sa sœur avec qui elle avait toujours entretenu des rapports privilégiés, première conséquence de l'admiration qu'elle lui avait longtemps porté.

Les trois jeunes gens passèrent finalement le portail pour se retrouver à se balader dans les rues du domaine du Tigre où les deux frangines étaient souvent reconnues du reste de la population, particulièrement dans leur propre ruelle, et si Suzu répondait gaiement et avec une gestuelle presque exagérée, il y avait très peu de sourire du côté de Taka qui se contentait d'une simple et basse réponse, parfois même juste un petit signe de tête. A côté d'elle, ses deux camarades du jours discutaient, riaient parfois d'un tout et d'un rien. Ils échangeaient de façon vivante sans en perdre une miette. Étrangement, elle ne comprenait plus cette attitude. L'esprit à la blase, elle se contentait de suivre leur cadence en observant les alentours. Où qu'elle eût pu poser ses yeux, elle ne voyait plus qu'une chose, des sourires, des rires, de l'insouciance apparente... Elle en tirait une frustration inexpliquée qui n'arrangeait rien à son état premier.

D'allée en ruelle, de ruelle en avenue, ils arrivèrent droit au centre ville où le monde se faisait plus vif, plus actif, un peu à l'image d'une fourmilière. Elle suivit machinalement ses pas, elle qui n'avait pourtant plus remis les pied dans cet endroit depuis des lustres. Pourtant son corps n'avais visiblement pas oublié le chemin qui la conduirait jusqu'à cette fameuse place où elle prenait, avant, le temps de boire un verre et de lire un livre. Depuis quand n'avait-elle pas lu quelque chose d'enthousiasmant, de frissonnant? Elle se rappelait ne pas avoir finit une ou deux trilogie d'un ou deux de ces romans dramatiques teintés d'une histoire d'amour poignante... qui lui semblait débile quand elle se mettait à y penser; enfin, c'était depuis peu. Lorsqu'ils arrivèrent à la terrasse, Hakai montra poliment la table à laquelle ils passeraient une partie de leur après midi. Suzu s'installa en premier, Taka passa sous le nez de son ami sans même lui jeter un regard, puis elle pris place sur la deuxième chaise. Elle eut à peine le temps de se mettre à l'aise que le patron arrivait déjà. Apparemment, il connaissait bien Hakai, sans doute étaient-ils devenus amis? Ou en tout cas bonnes connaissances. Rapidement, le Genin détourna l'attention de l'hôtelier attention vers la jeune fille.

Patron –
Taka-chan! Cela me fait plaisir de vous revoir.

Elle lui adressa un infime sourire avant de prendre bassement la parole.

Taka –
Ça fait longtemps... Et vous ne me tutoyez toujours pas.

Le patron servit un large sourire avant de s'inquiéter des envies de sa clientèle. Suzu commanda un cocktail de fruit bien frais tandis que sa grande sœur semblait hésiter entre deux... Elle leva les yeux au ciel comme si la réponse pouvait tomber... et elle tomba.

Taka –
Ce sera un abricot frappé...

Patron – Et pour toi, Hakai?

Hakai – Un lait de coco s'il te plait.

La jeune fille leva un sourcil, presque surprise de n'être la seul à en boire. Evidemment, ce n'était qu'un détail qu'ils avaient en commun, mais peut-être que les détails viendraient à faire la différence. Finalement, le garçon prit place à la table, face à ses deux accompagnatrices. La plus âgée le regarda tandis que l'autre se retournait pour jeter un œil à la rue adjacente.

Taka –
Ça leur prend souvent? Si ça devient régulier, il va falloir faire quelque chose... qui ait un impact réel. Elle tourna ses yeux vers Suzu qui venait de se retourner tout en écoutant. Inspirant, elle décida de poursuivre. Il se pourrait que tu entendes des choses dont tu n'aurais jamais du avoir connaissance. Qu'une chose à faire, les garder pour toi. Tu apprendras vite que notre monde est parfois clair et accueillant... mais qu'il se peut avoir été construit sur des bassesses et autres dégoutants comportements. Pour dire vrai... je préfère que ce soit avec moi que tu t'en rendes compte plutôt que seule, et que tu y réagisses mal par la suite. Elle revint vers Hakai, soutenant son regard, le voulant insistant pour indiquer qu'il n'y avait pas d'échapatoire.



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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 28 Mai - 21:04

Hakai souriait en observant cette silhouette massif que possédait le patron de cet accueillant édifice. L'Uchiha c'était toujours plus ici et il ne remercierait jamais assez Taka pour lui avoir fait découvrir le village ainsi que cette auberge. Peu être que cet endroit rappeler les longs voyage qu'Hakai avait entreprit avec la compagnie du renard? Qu'importe, il s'y sentait bien et comptait bien faire profiter de sa bonne humeur à son amie.

Les commandes furent passé. Se sera donc un coktail, un jus d'abricot et un lait de coco. Le thé n'était vraiment pas de rigueur aujourd'hui vu la chaleur qu'il faisait. Le genin avait donc fait une nouvelle fois une bourde.

Après cette commande qui fit sourire le patron, l'homme s'attela au bar ou Hakai savait que son groupe passerait en priorité. Il était rare pour cet homme de recevoir une belle brochette de client préféré. Tandis qu'Hakai s'installa en face de Taka, il sentait son regard le fixer. Elle allait prendre la parole cela ne faisait aucun doute. L'Uchiha regarda alors Suzu. Sa présence pouvait être une gêne et il devrait donc parler avec son ami d'un dialogue que seul ces deux la comprendraient.

Taka – Ça leur prend souvent? Si ça devient régulier, il va falloir faire quelque chose... qui ait un impact réel.

Hakai n'en croyait pas ses yeux. Alors qu'il mettait en place toute des combines dans sa tête, Taka venait de tout faire partir en fumer. Son expretion facial ne changea pas. Il garda son regard d'ébène sur Taka avec un simple question en tête: Pourquoi avait elle parlait de cela en présence de sa jeune sœur? La réponse suivit. La plus vieille des deux se tourna vers la plus jeune qui se retourna vers elle.

Taka - Il se pourrait que tu entendes des choses dont tu n'aurais jamais du avoir connaissance. Qu'une chose à faire, les garder pour toi. Tu apprendras vite que notre monde est parfois clair et accueillant... mais qu'il se peut avoir été construit sur des bassesses et autres dégoutants comportements. Pour dire vrai... je préfère que ce soit avec moi que tu t'en rendes compte plutôt que seule, et que tu y réagisses mal par la suite.

Ainsi donc Taka avait choisi de ne plus rien cacher à sa sœur. Fort bien, Hakai approuva d'un fin sourire. Malgré la tronche que semblait tirer aujourd'hui Taka, elle gardait son côté protectrice qui plaisait tant à l'Uchiha. Son regard qui était doux et chaleureux en observant Suzu se changea vite en sérieux lorsqu'il revint sur Taka. Une nouvelle fois, ils allaient mettre de côté l'une des choses au-quelle ils avaient parlé. Ne pas parler boulot ensemble. Car oui malgré que cette attaque ne face pas officiellement parti du job, Hakai considérait cela comme tel. Il était un Uchiha du domaine du cygne et cela amené certain avantage comme inconvénient.

[Hakai] « Ce n'était pas arrivé depuis la dernière fois. Cependant... Ils étaient quatre cette fois-ci. Les chiens ont emmené leur maitresse avec. »

La jeune femme fronça des sourcils. Un nouvel élément venait d'apparaitre dans son esprit, un élément que personne n'aurait pu se douter. Même Hakai restait bouche bée qu'une bande d'Uchniha se laisse contrôler par une femme aussi frêle.

Taka - Leur maîtresse?

[Hakai] « Paï Uchiha, du domaine du Lion. Elle m'a emmené droit dans un piège qu'elle s'est elle même venté d'avoir mit en place. C'est trois gugusses étaient le piège. Ils en ont eu pour leur grade mais... Je n'ai pas réussi à avoir la fille. »

L'homme serra le point. L'idée de s'être fait ainsi berné lui était insupportable. Il n'avait pu accomplir totalement sa vengeance, il manquait une tête à son contrat. Mais il l'aurait un jour ou l'autre même s'il devait allez la débusquer dans son domaine. Cependant... Les choses commençaient à devenir tendu et Hakai devait faire profil bas dans les prochaines semaines. Son nom devait être de plus en plus cité au sein de ce domaine dont Hakai ignorait tout.

Taka jeta un rapide coup d'oeil à sa sœur. Se devait être la première fois que celle ci apprends les tentions qui existaient entre les deux domaines. Ou tout au moins, cela devait être la première fois qu'elle entendait parler d'un trac nard pareille. Mais elle restait calme et sereine, elle avait été correctement éduqué.

Taka - Lâche l'affaire... une prochaine fois. Ça sert à rien de s'énerver maintenant. T'as appris quelque chose d'eux? de leur motif? de leurs consignes?

[Hakai] « Les hommes voulaient simplement se venger de moi. Mon intervention avec Kenji... Mais cette Paï... C'est une vraie vipère. Je ne sais pas vraiment mais... je pense qu'elle cherche à s'attirer les bonnes grâces des lions. En tout cas... Je dois faire profile bas pendant quelque temps. Me faire oublier et c'est pour cela que je viens te voir. Il en est quoi de la mission? »

A peine l'homme avait il fini sa phrase qu'un plateau transportant quatre ver se posa sur la table. Le patron, toujours souriant, distribua à chacun les vers accompagnés de paille.

[Hakai] « Merci chef. »

L'Uchiha laissa trainer trois pièces jusqu'au poignet de ce colosse. Inutile de regarder Taka, il savait déjà ce à quoi elle pensait.

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Sam 29 Mai - 22:39

Un sourire se dessina sur le visage de Hakai, mais il s'estompa rapidement lorsque les yeux du jeune homme revinrent vers Taka. Elle semblait sûre de son choix et s'attendait à poursuivre la conversation comme elle avait commencé... en toute franchise et sans détour. Elle fronça les sourcils et eut un petit rictus lorsque le Genin annonça qu'il ne s'agissait que de la deuxième attaque. Un peu comme si elle méprisait la manœuvre et le peu de moyens qu'ils mettaient en œuvre. Elle s'adossa bien au fond de sa chaise et balaya l'assemblée du regard. Évidemment, l'identité de la chef de groupe l'intéressait, mais que pouvait-elle faire? Une action aurait sans doute mêlé le Tigre dans cette petite guerre et Kuzako, qui ne la tenait plus tant en estime, aurait eu vite fait de la faire jeter aux lions.

Paï... Inconnue au bataillon.

Taka – Lâche l'affaire... une prochaine fois. Ca sert à rien de s'énerver maintenant. T'as appris quelque chose d'eux? De leur motif? De leurs consignes?

Les yeux de Suzu suivaient la conversation autant que ses oreilles. Allant d'un interlocuteur à l'autre, ils s'agitaient comme s'ils avaient la possibilité de l'aider à comprendre. De son côté, Taka était étonnamment... calme, ce qui n'avait pas pour effet de rassurer la plus petite des deux soeurs qui se retrouvait être la cible du regard de son aînée. Cette dernière adressa un petit signe de tête pour la tranquilliser puis elle revint au discours du Genin qui ponctuait d'un retour à leurs propres projets. La jeune demoiselle voulut répondre immédiatement mais le bras du patron lui coupa tout élan. La main puissante de l'homme, qui s'était penché au côté de la table, posa un premier verre rapidement suivi par deux autres. Il servit un sourire que la clientèle lui rendit aimablement, bien qu'avec quelques efforts, puis il pris la parole en se redressant.

Patron – Voilà un visage que je ne connais pas encore... Mademoiselle, vous êtes? Ses yeux se posaient alors plus précisément sur Suzu tandis qu'il prenait la monnaie de Hakai qui s'était bien fait comprendre par sa simple célérité; Taka ne paierait rien aujourd'hui, bien que l'envie lui tiraillât les entrailles.

Taka – C'est ma petite soeur.

Patron – Ah? Depuis tout ce temps que vous venez ici, j'ai toujours ignoré que vous aviez une sœur. Enchanté, alors!

Elle ne répondit pas vraiment. Suzu s'était contentée d'un large sourire à l'adresse du propriétaire des lieux, un sourire accompagné d'un regard qui en disait long. L'homme salua le petit groupe puis il se retira, pièces en main, jusqu'à son bar. Taka revint donc sur Hakai après avoir tiré une gorgée de son breuvage grâce à cette jolie paille colorée qui ornait son verre. Elle tapota sa langue à son palais afin d'en faire sortir toutes les saveurs puis elle déglutit avec élégance.

Taka – Il y aura toujours des avides de pouvoir, peu importe leur domaine, leur quartier ou leur ville. Si cette Paï a faim de reconnaissance, elle se manifestera à nouveau quelle que soit la façon. Fais comme tu veux, mais à te faire blesser ainsi pour rien, tu vas perdre un temps considérable. C'est pour ça que je crois qu'on ne partira pas immédiatement. Je ne sais pas quel type de plaie tu as, ni en combien de temps ce sera parti. Je sais juste que tu feras comme si tout allait bien, et même si les dangers ne sont pas bien importants, c'est hors de question que tu sortes comme ça du village. Son regard était grave, elle plongeait ses yeux sans retenue dans ceux de son ami, sa voix perdant peu à peu de sa froideur bien qu'elle ne fût toujours pas des plus accueillantes. Ses iris se tournèrent alors subitement vers Suzu qui venait de prendre la parole.

Suzu – Paï est du domaine du Lion? Alors pourquoi elle attaquerait un autre Uchiha?

Taka baissa un peu la tête, expirant un peu plus longuement à la recherche d'une réponse viable. Cependant, rien ne lui permettait d'affirmer où de répliquer avec exactitude. Elle n'aimait pas dire de bêtises particulièrement quand elle enseignait; après tout, elle considérait ce genre de situation comme une forme d'enseignement, et l'élève n'était pas n'importe qui.

Taka – Même au sein du clan, et surtout au sein du clan, il y a des différends. Et si parfois nous y sommes mêlés – de près ou de loin – je ne saurai t'en expliquer les détails. A la base, ils ne me concernent même pas. Ils ne nous concernent pas, nous, habitants du Tigre. Si tu en as l'occasion, tu verras que l'architecture du clan est complexe et qu'elle est due à ses divergences qui s'entretiennent de génération en génération. Sauf pour quelques uns... Son regard se tourna vers Hakai. Comme Hakai et moi.

En face, la plus jeune baissa les yeux sur sa boisson.

Suzu – Tu y as été mêlée toi aussi?

Taka – Pur hasard... Je passais par là et je me suis retrouvé au milieu d'un affrontement entre quelques types du Lion et des amis. Évidemment, Kuzako-sama a été mise au courant, histoire que mes actions irréfléchies ne soient mal interprétées. Mais je ne pouvais pas laisser Hakai dans cet état... Alors qu'elle écoutait ses propres paroles, Taka se rappelait un certain nombre de souvenirs. Tous dataient de cette période là, pendant laquelle elle doutait déjà. A nouveau, elle eut un petit rictus, puis ses lèvres s'étirèrent dans un fin sourire. Quand je pense que t'as osé m'embrasser... A côté, la petite tomba totalement la face. Elle écarquilla les yeux et les jeta sur Hakai, l'air de dire « Merde! T'as osé et t'es pas mort?! ». Taka, quant à elle, regarda l'expression de sa sœur qui la fit sourire de plus belle.



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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Dim 30 Mai - 2:53

Hakai saisit son dû et fit entrechoquer son ver avec celui de la jeune Suzu. Celle ci prenait du plaisir à ce trouver parmis eux aujourd'hui et cela se voyait sur son visage. Il ignorait ce qu'elle pouvait subir au sein de sa famille mais cette balade ne pouvait que lui faire du bien et Hakai était heureux de l'aider à lui procurer se bonheur. L'Uchiha écouta la petite discutions qui se passait entre le chef, un petit trop collant, et Taka tout en prenant la première goûte de son cocktail exotique. Le lait de coco avait un goût très particulier qu'Hakai dégustait avec la plus grande attention. Cela faisait de nombreuse année qu'il n'avait regoûté à se petit plaisir.

Puis le colosse s'en alla remettre son bien dans la caisse. Hakai sourit à Taka quand leur regard se croisèrent. Il savait pertinemment qu'elle lui en voulait un minimum pour cette addition mais cela deviendrait une habitude... à force. Elle profita également de son cocktail coloré qu'Hakai n'avait eu le plaisir de goûter. De toute façon, l'homme avait tout son temps et aura terminer un jour ou l'autre la carte de cette petite auberge.

Taka – Il y aura toujours des avides de pouvoir, peu importe leur domaine, leur quartier ou leur ville. Si cette Paï a faim de reconnaissance, elle se manifestera à nouveau quelle que soit la façon. Fais comme tu veux, mais à te faire blesser ainsi pour rien, tu vas perdre un temps considérable. C'est pour ça que je crois qu'on ne partira pas immédiatement. Je ne sais pas quel type de plaie tu as, ni en combien de temps ce sera parti. Je sais juste que tu feras comme si tout allait bien, et même si les dangers ne sont pas bien importants, c'est hors de question que tu sortes comme ça du village.

L'homme eu un demi sourire. La réponse ne l'arrangeait vraiment pas. Ce départ aurait été le meilleur moyen pour se faire oublier quelque temps et avoir un peu de « tranquillité ». Mais soit... Il obéirait à son ami car justement il l'était son amie. Il ne pouvait risquer de mettre leurs vies en danger en cas d'accident ou d'attaque. Hakai ne se pardonnerait jamais si quelque chose devait arriver à Taka par sa faute. Mais il souriait tout de même. Taka connaissait parfaitement le genin. Autant sa fierté que ses envies, elle pouvait prévoir certain de ses dires ou même deviner quelque pensé. Mais il en valait autant dans l'autre sens. Ces deux la avait apprit progressivement à se connaître jusqu'à temps que les sentiments ne fassent leurs apparitions et ne mettent un peu de bordel à tout cela.

Les deux amis ne se quittaient du regard. L'une se voulait insistante tandis que l'autre prêtait attention au dire tout en étant doux et chaleureux. La voix de la jeune femme était peu être froide mais l'Uchiha se sentait bien. Elle pensait avant tout à sa sécurité et il ne pouvait lui en vouloir pour cela.

La petite Suzu posa une question tout à fait pertinente. Hakai se l'était beaucoup demandé avant qu'un beau jour, Kenji ne lui ouvre les yeux. Le genin aurait volontiers répondu à cette question qui était destiné à l'assembler mais il laissa faire son amie. Elle était née dans le clan, avec son expérience Suzu ne pouvait rêver mieux comme professeur et comme exemple. Lorsque celle ci eut terminer, il se contenta juste d'ajouter:

[Hakai] « Le principal c'est la vie, et les proches. »

Phrase que l'on pourrait probablement dénoncer. Il se l'imaginait d'ailleurs bien dire « Le clan surtout » mais il savait autant qu'elle pourquoi elle s'entrainait. Tout comme lui, elle voulait protéger avant tout ses proches même en se pourrissant la vie...

Suzu – Tu y as été mêlée toi aussi?

Taka – Pur hasard... Je passais par là et je me suis retrouvé au milieu d'un affrontement entre quelques types du Lion et des amis. Évidemment, Kuzako-sama a été mise au courant, histoire que mes actions irréfléchies ne soient mal interprétées. Mais je ne pouvais pas laisser Hakai dans cet état...

Le hazard? Il avait bien fait les choses alors. Mais le genin n'y croyait pas vraiment. D'ailleurs la situation n'avait toujours pas été tiré au clair. Peu importe... Si Taka les avait belle et bien espionner ce n'était bien grave. Hakai ne représentait aucune menace pour le domaine du Tigre, bien au contraire il pourrait représenter un allié de poids.

Mais tout cela refaisait surgir des souvenirs assez... douloureux pour le genin. Ce jour la... il en avait prit plein la tronche et avait été contraint d'utiliser une technique interdite pour s'en tirer, épuisant ainsi encore un peu plus son corps. Et puis ensuite vint l'hôpital, l'opération et surtout...

Taka - Quand je pense que t'as osé m'embrasser...

Les yeux de l'homme s'écarquillèrent tout d'abord, ne réalisant pas qu'elle avait osé dire cela en présence de sa sœur. L'homme détourna le regard en direction de la rue, l'air gêné, un mince sourire sur les lèvres. Suzu le regardait l'air tout aussi stupéfié. Allait elle encore le charrier? Oui il avait osé et alors? Il y avait bien quelque chose entre ses deux personnes mais quoi? Ils ne le savaient pas eux même et Taka ne souhaitait s'aventurer plus loin dans ce contexte. Alors oui Hakai avait osé et dans un certain sens ne le regrettait pas même si... même si aujourd'hui il devait recoller les pots cassés. Mais tout cela la faisait rire. L'expression qu'affichait Suzu était certes drôle mais Hakai n'avait plus le courage de sourire. Les choses allaient être différent à présent. Taka subirait probablement les vannes de celle ci tout comme le genin d'ailleurs...

[Hakai] « Euh... »

Aucun mot ne semblait vouloir sortir. L'homme baissa la tête honteusement, rouge vif. Tout cela ne sentait pas bon, pas bon du tout. Taka regarda l'homme, son sourire disparaissant peu à peu pour que son visage retrouve ses traits naturel. Tandis que la plus jeune ne pouvait plus s'en empêcher, ses deux mains vinrent se plaquer sur la table et d'un mouvement rapide, presque un bond, elle se retrouva debout et hurla presque:

Suzu - T'es Sérieux?!!

Les yeux écarquillaient, la bouche entre ouverte, le cœur battant de plus en plus vite. Mais pourquoi l'homme avait il le trac devant une adolescente de quatorze ans? Peut être parce qu'il parlait des vrais sentiments de l'homme? Quoi qu'il en soit, la discutions tourné mal et cela pouvait avoir le don d'énerver la plus vieille.

[Hakai] « Euh... Oui.... »

Les mots étaient à peine audible, il fallait posséder une bonne paire d'oreille pour avoir réussit à comprendre c'est quelque mot qui sonnait comme un aveu. Suzu, qui avait elle très bien entendu se tourna à toute vitesse vers sa soeur, elle n'en croyait pas ses yeux. Qui avait il de si incroyable que sa sœur avait une minuscule vie sentimentale? Hakai se souvint alors de la mort de celui qu'elle avait jadis aimé et le drame que cela lui avait causé.

Suzu - Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !

Incapable de l'arrêter, Taka ne put que sourire timidement à l'agitation de la petite. Comment arrêter cette furie qui découvrait une nouvelle facette de sa sœur, de son idole?

Taka - Et pourtant... Il en aura volé au moins un.

Celui ci était belle est bien volé... Suzu se rassit finalement, son visage était rayonnant décoré par un large sourire qui aura bien du mal à disparaître semble t-il. Hakai reprit son souffle, son cœur reprenait peu à peu son rythme normal. Il y avait eu trop de surprise, trop d'adrénaline d'un seul coup. Mais à présent il était prêt à reprendre la parole.

[Hakai] « Oui j'en aurais volé un... J'aurais du me contenter de celui que tu m'as offert. »

Et il reprit une gorgée de son nectar.

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Dim 30 Mai - 16:04

Evidemment, l'affirmation claqua comme un fouet aux oreilles des deux autres. Pendant un instant, Taka crut lire la même expression sur chacun des visages, cependant ils divergèrent bien vite; Suzu restant dans sa surprise, Hakai se terrant dans sa gène. C'était un coup bas, un coup très bas même. Après tout, Taka n'était pas le genre de fille qui laissait ces petits à côtés prendre le dessus sur la discrétion générale qu'elle entretenait à propos de sa vie. Et si elle avait rarement, voire jamais laissé filtrer quelque chose de ce genre, il était normal que sa petite sœur tombe des nues devant pareille déclaration qui laissait le Genin sans voix. Alors qu'un très bref, un infime silence s'était installé, la plus petite des demoiselles bondit sur la table, y faisant claquer ses mains. Et comme si le vacarme de ses actions n'avait pas suffit, elle s'exclama tellement fort qu'une grande partie des clients se retournèrent.

Face à elle, Hakai ne savait visiblement plus où se mettre. Il semblait bien mal dans ses pompes alors qu'il ne faisait face qu'à un petit bout d'adolescente. Taka ne put se retenir de rire légèrement, marquant à nouveau son visage d'une expression quasi angélique. Enfin! Elle n'y était pas arrivée seule mais elle semblait en bonne voie pour sortir de ce mauvais caractère qu'elle avait eu pendant les semaines passées. Elle regarda Hakai répondre avec timidité, murmurant des sons à peine audibles. La petite se retourna vers son aînée, toujours aussi soumise à sa surprise.

Suzu –
Naaaaaaaaaaaaaaaaan!

Le rire de Taka s'estompa en un simple sourire.

Taka – Et pourtant... il en aura volé au moins un.

Hakai Oui j'en aurais volé un... j'aurais du me contenter de celui que tu m'as offert.

Aie! C'était un prêté pour un rendu. Suzu venait de s'asseoir, Hakai avait retrouvé sa faculté à parler. Mais les choses n'étaient visiblement pas destinées à rester en l'état puisque la remarque du shinobi semblait avoir déclenché un nouveau volcan chez la plus jeune des trois. Elle se tourna vivement vers sa soeur, sans ne rien ajouter, la question écrite sur son visage. Taka la regarda droit dans les yeux avant de lui répondre calmement et avec ce ton qu'on lui avait toujours connu.

Taka – Ce n'était que sur le front. Rien de plus, un baiser amical en quelque sorte.

La petite soupira, comme un soulagement. Pendant une seconde, elle croyait devoir remettre totalement en question l'image qu'elle se faisait de sa grande soeur. Or, cette déclaration venait aplanir tout ceci, laissant entendre qu'elle ne s'était pas trompée et que sa soeur ne se livrait pas ainsi. Si seulement elle avait su... avec quels garçons Taka avait passé du temps. Bref, passons! Après tout, si ces faits là étaient restés à l'état de rien du tout, un rien du tout que seuls elle et les concernés connaissaient, ce n'était pas pour rien.

Les esprits se calmèrent un peu pendant que chacun dégustait sa boisson dans un calme que Taka trouvait agréable après tant d'agitation. Elle posa son verre rempli à la moitié avant de revenir sur la conversation précédente.


Taka – Ça m'ennuie que tu doives raser les murs... J'ai beau y réfléchir, les deux seules options me déplaisent, pourtant il faut en choisir une. Soit on part rapidement et tu as la paix avec le Lion qui n'aura que Kenji en vue, si ça n'a pas changé. Soit, tu restes te reposer sous risque de te faire agresser de nouveau. Parce que s'ils sont déjà venus se venger, rien ne dit qu'ils ne le referons pas avec plus d'ardeur.

Elle afficha une petite moue pensive.

Suzu – Sinon, il peut venir à la maison... Qui irait chercher dans le domaine du Tigre.

Ce fut à Taka de tomber sous la surprise. Elle regarda sa soeur, la mine presque hébétée. En fait, elle n'arrivait pas à réaliser ce qu'elle venait d'entendre. L'idée n'était pas débile en soi, mais une foule de questions s'était soudainement glissée dans son esprit. Où dormir? Comment faire pour la salle de bain? Avoir un autre homme sous son toit, que diraient les parents? L'aînée sembla demander plus de précisions à sa cadette, avec un simple signe de tête.

Suzu – Bah... Au moins il y aura un homme à la maison...

Taka – On ne remplace pas les habitants d'une maison comme ça. C'est de père dont tu parles là..

La petite baissa les yeux, dans une mine attristée. En face, sa soeur soupira légèrement, puis elle s'approcha doucement pour poser sa main sur l'épaule de la plus jeune.

Taka – Ecoute... Je sais que ça fait deux semaines, mais ça n'a aucune signification. Il est tôt pour tirer des conclusions. Je sais que les craintes vivent en nous, et je te comprends, mais il faut savoir vivre ces choses là. C'est comme ça que l'on devient quelqu'un de fiable sur qui l'on peut compter. Allez... la famille a besoin de ça. Mère en a besoin... Moi aussi.

Suzu redressa la tête. C'était la première fois qu'elle entendait sa soeur lui parler ainsi. Jusque là, Taka s'était contentée de veiller et de la protéger, et en l'espace de quelques minutes, elle semblait avoir élevée sa soeur à un rang supérieur, comme si elles parlaient d'égal à égal, ce qui – elle le pensait – ne tarderait pas. Les deux se redressèrent pour se tourner vers Hakai, s'excusant sans mots pour ce petit instant leur ayant appartenu.

Taka – L'idée est exploitable, il faut juste trouver une organisation qui tienne la route. A toi de voir...

Ses traits étaient déliés, loin de cette contrariété qui l'habitait, cependant elle était devenue sérieuse, semblant sérieusement considérer la proposition de Suzu.



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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Dim 30 Mai - 22:17

Hakai – Oui j'en aurais volé un... j'aurais du me contenter de celui que tu m'as offert.

Un sourire se dessinait sur les lèvres du genin. Malgré un départ des plus calamiteux, cette petite après midi commençait sérieusement à plait à l'Uchiha. Il découvrait peu à peu la petite Suzu tout en s'amusant avec sa vieille amie... Un petit brin de nostalgie venait embellir tout cela. De mauvais souvenir, des bons et des très bons, les deux compères revoyaient presque leurs histoire tout en la racontant à la petite fille qui était vraisemblablement sur le cul d'ignorer tout cela.

Décidément, la petite n'était pas prêt d'arrêter de découvrir les sombres secrets de sa sœur. Après avoir apprit que quelqu'un avait eu le culot et également le courage d'embrasser cet être qui se voulait renfermé, elle apprenait que la femme avait participer à l'embrassade. Déclaration qu'elle s'empressa de réfuter. Le genin afficha alors un air fier tout en dégustant une nouvelle gorgée de son ver qui était à présent à mis chemin du fond. Soit Taka venait de cacher une chose à sa sœur ou alors elle avait oublié ce jour au lac du domaine du cygne ou elle l'avait embrassé tout en faisant disparaître une goûte de sang. Et pourtant il était peu probable qu'ils aient oublié. C'était à partir de ce moment que tout avait changé. Hakai avait avoué ses sentiments et les événements se déroulèrent par la suite.

Les têtes aux alentours qui s'étaient précipitamment retourné se remette à leur position d'origine. L'agitation était redescendu et ne remonterait probablement pas. Qu'est ce qui pourrait étonner autant la jeune fille que la vie sentimentale de sa sœur? Rien, absolument rien.

Le soleil était agréable sur le village de la feuille. La populace sortait de leurs logis pour profiter de l'aubeine qu'offrait mère nature aujourd'hui. Et tout comme les hommes, les animaux étaient ravi. Ainsi donc, Hakai observa pendant deux petites minutes un couple d'oiseaux perchaient dans un arbre aux alentours. Il profitait comme les membres du groupe du silence qui régnait avant que la douce voix de Taka ne refit son apparition.

Taka – Ça m'ennuie que tu doives raser les murs... J'ai beau y réfléchir, les deux seules options me déplaisent, pourtant il faut en choisir une. Soit on part rapidement et tu as la paix avec le Lion qui n'aura que Kenji en vue, si ça n'a pas changé. Soit, tu restes te reposer sous risque de te faire agresser de nouveau. Parce que s'ils sont déjà venus se venger, rien ne dit qu'ils ne le referons pas avec plus d'ardeur.

La conversation redevenait sérieuse comme les visages. Raser les murs... Oui ou rester calfeutré chez soit. Mais Hakai ne croyait pas à une nouvelle attaque dans les prochains jours. Cette femme agissait comme une gamine jouant à un jeu. Il lui faudrait du temps pour avoir le temps et l'envie de rejouer. Cependant, la sécurité était de mise autant sur la mission que sur le repos... Aucune des deux options n'étaient l'idéal et pourtant il fallait choisir...

Suzu – Sinon, il peut venir à la maison... Qui irait chercher dans le domaine du Tigre.

Les sourcilles fronçaient, Hakai fut surprit par cette idée. Loin de lui l'idée de venir s'incruster chez cette famille dont le genin ne connaissait que les deux filles. D'ailleurs les principes et le train de vie devait être différent de celui auquel il était à présent habitué. Un homme à la maison et trois femmes... Le père devait souffrir... L'avantage d'être le seul représentant de la gente masculine était la tranquillité. Hakai pensait au nombre de conflit qu'il avait eu avec Sakechi.

Cette perspective semblait...irréalisable aux yeux du genin. Taka n'accepterait jamais cela... surtout après ce qu'avait fait Hakai. Cela serait beaucoup trop dangereux... Alors qu'ils se voient une fois de temps à autre, que donnerait la vie commune? C'était le noir total.

L'Uchiha semblait réfléchir, le pouce au niveau des lèvres, il regardait Taka tout en réfléchissant de son côté. La jeune femme était tout aussi surprise que lui et demanda des explications plus approfondi. Le dialogue qui suivit n'appartenait pas au genin et celui ci ni fit attention. Trop plongé dans ses pensées, il réfléchissait à d'autre solution mais rien... Il n'y en avait vraiment que trois...

Taka – L'idée est exploitable, il faut juste trouver une organisation qui tienne la route. A toi de voir...

[Hakai] « Avant tout il faut que vous voyez cela avec vos parents. Je ne tiens pas à me faire imposer... Mais... Je tiens déjà à vous remercier pour l'offre. »

Il leur offrit un sourire. L'homme connaissait déjà le caractère généreux de Taka mais il savait également que cela faisait parti de leurs gènes étant donné que la jeune sœur en faisait également preuve. Son sourire éclairait son visage qui ressemblait un peu à celui de sa sœur.

Suzu - Tant que tu laisses pas trainer tes affaires et que c'est pas trop sale, mère ne dira rien. De toute façon, on se partage les tâches ménagères. Juste... On laissera peut-être tes caleçons sales à onee-sama.

L'homme se cacha le visage sous sa main. Il l'avait pressenti que les vannes ne tarderaient à venir mais il avoua que celle ci était bonne. Il souri, gêné de l'expression qu'affichait Suzu qui effectuait un mouvement de sourcil qui voulait en dire long sur ses pensées.

[Hakai] « Je pense pouvoir laver mes affaires moi même. »

Dit il avec un sourire avant de finir son ver.

[Hakai] « Bon... Vous voulez faire quelque chose? »

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Mar 1 Juin - 20:00

[Suite au Quartier Uchiha]



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Ven 11 Juin - 22:40

On ne pouvait dire que le temps était gâté aujourd'hui. Le soleil était à son paroxysme et la température bien que lourde était rafraichi par un léger courant d'air à peine capable de faire vaciller les branches et de faire flotter les cheveux. Le ciel était d'un bleu azur, presque marine. Bref, aucun nuage à l'horizon. Le paysages était fleuri de milliers de petite fleurs multicolore. Vraiment un temps magnifique pour les habitants du pays du feu.

Malgrè tout ce beau temps, un homme et uniquement un ne savait en profiter. Tous avaient des occupations. Certain jouait au ballon, d'autres se baladaient en mangeant une glace, d'autre encore lisait allongé dans l'herbe et puis il y avait les dragueurs habituel.

Et en dehors de tout cela, un être sombre marchait dans la rue, évitant comme il le pouvait les centaines de passants qui se trouvaient sur son chemin. Il dut jouer des coudes à plusieurs reprise mais son physique lui donnait toujours raison.

C'est au bout de très longues minutes qu'il parvint enfin à destination. Au coin d'une rue se dressait la battisse ou l'homme y avait ses habitudes. Il prit place sous le préaux tout en gardant une vue incroyable sur la rue et sa population. Il regardait tout cette fourmilière d'un air las, comme ci la vie qui grouillé dans ce village n'avait plus aucune importance. Il était loin de tout ce qu'il aimait, loin de Taka... Mais c'était lui qui avait choisi de sortir. Cela était une mauvaise idée.

Blasé de cette vie, il s'apprêtait à s'en aller lorsqu'une poigne d'une force monstrueuse le saisit au poignet. D'air surprit et à la fois agressif il regarda qui osait le retenir ainsi. Son regard sombre fit face aux petits yeux globuleux du gérant qui le regardait l'air contrarié. Face à cet homme qu'Hakai appréciait, il cessa toute agressivité dans son regard et attendait une réponse à cette étreinte.

[Chef] « Tu viens à peine d'arriver... Reste donc boire un verre. »

Curieuse façon de garder ses clients. Mais l'Uchiha n'était pas un client comme un autre. C'était presque un ami à présent et le fait de partir seulement quelque minute après s'être installé n'était pas dans ses habitudes. L'homme eu un petit sourire avant de finalement céder devant les « caprices » du chef. Ses yeux analysèrent à une vitesse folle la carte des boissons et il choisi.

[Hakai] « Un Jak's s'il te plait. »

Un alcool fort qu'était le whisky. Rare était les gens à en boire à cette heure mais l'homme avait le cœur à boire. Oublier quelque instant son dur passé, son dur présent... Les sourcils de l'homme se levèrent voyant bien que quelque chose n'allait pas mais finalement il nota. Le coude sur la table, la tête appuyer sur cette main, l'homme regardait la foule. Il ne daigna regarder son interlocuteur lorsque celui ci lui servi son verre. La vie n'était plus aussi rose qu'auparavant. Savoir que l'on pouvait mourir un jour ou l'autre d'une maladie que les médecins n'arrivaient à déceler... Il y avait de quoi être bouleversé. Heureusement qu'il avait Taka... Plus rien ne le retenait ici hormis la chuunin.

Il attrapa son verre et en bu la moitié cul sec. Le truc chiant avec ce genre d'alcool, c'est que ça couté chère et que l'on en avait moins dans le verre. Prévoyant, l'Uchiha ne commandant un second tout de suite.

La foule était vraiment débile pensa l'homme. Allant de point en point, magasin à magasin dépenser de l'argent. Il ne savait faire que cela... Ne pouvait il pas faire autre chose comme s'occuper de leur gosse!! Après on s'étonne que des psychopathe soit en liberté. Après on s'étonne que des gosses soit abandonné... Le poing du genin se resserra sur le verre provocant une pression insupportable pour celui ci. Partant en éclat dans un bruit crystallin, le verre se répandait partout sur la table ou une giclé de sang avait également fait son apparition. Sang qui coulait en fine gouttelette. Tous les regards alentours était tourné vers lui, comme un animal blesse... L'homme ne réagissait pas, il regardait son sang coulait, le même qui été son don et peu être sa mort... C'est après une minute que le chef arriva, des bandages en main.

[Chef] « Mais il t'a prit quoi?! Tu es devenu fou? »

L'homme s'en foutait, il se laissa bander la main tout en réclamant un nouveau verre comme il était décrit. Et puis soudain dans la foule, son regard croisa celui d'une autre personne. Personne qu'il semblait connaître. Il fouilla dans sa mémoire et son nom refit surface. Akizuchi...

Un simple geste de la main pour l'inviter à table. A lui de voir à présent.
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Jeu 24 Juin - 20:49

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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Dim 4 Juil - 2:33

L'homme n'avait trouvé d'autre moment pour annoncer la nouvelle. Il quittait le domaine. Ces quelques mots eu l'effet d'une bombe dans la demeure du cygne. Naka laissait déjà les larmes couler sur ses petites joues rosâtres. Nora quant à elle, s'appliquait de regarder l'homme qui avait été son grand-frère pendant de longues années de telle sorte à le supplier de revenir sur sa décision. Sakechi de son côté restait inflexible, son esprit probablement torturé par tant de questions. La maîtresse de maison cachait son visage sous son tablier. Le genin observait tout cela, sac sur le dos. Son visage était neutre malgré la peine que cela lui causait. Mais ce départ était ressenti de tous depuis plusieurs semaines. La vie au sein de la demeure n'avait fait que se dégrader surtout dans les relations entre père et fils. Ils se reprochaient tous deux certaines choses qui pouvaient être vrais ou sorti de l'imagination. Les faits étaient là. Hakai voyait les frontières du cygne comme des barrières et en son sein vivait le futur... Kenji... Hakai était dans cette ombre, ne pouvant s'en défaire, s'en échapper et inverser les rôles. L'homme avait de trop bonne relation notamment en étant le disciple de Takeshi. Ils combattaient à arme égale et le genin essayait tant bien que mal de réagir.

Il tourna les talons coupant cours à cette scène théâtral. Il ne partait pas à la guerre, il quittait simplement le foyer familial comme le font chaque gens arrivé à un certain âge. Les raisons étaient certes différentes, mais cela devait arriver à un moment ou un autre. Il allait poser le premier pas alors qu'une masse venait l'enlacer. Il savait de qui il s'agissait, de tous, elle était celle avec qui il avait passé le plus de temps, celle avec qui il avait rigolé le plus. Les bons moments s'étaient fait avec elle. L'homme ferma les yeux, connaissant l'amour que sa jeune soeur lui donnait, mais il ne pouvait rester, se serait stagner encore un peu plus. Et sa voix, à peine audible venait caresser les oreilles du jeune homme.

[Nora] « Tu t'absentes une semaine... Tu as logé chez elle... Et quand tu reviens, tu nous quittes... Que c'est-il passé Hakai ? »

[Hakai] « Tu fais fausse route. Cela n'a rien avoir avec Taka. »

C'est alors que la voix impériale de Sakechi résonna dans la pièce. Son ton était comme toujours neutre, mais on pouvait comprendre qu'elle était réfléchi, comme toujours.

[Sakechi] « Kenji n'est plus à Konoha. Il est loin, partit en mission pour une durée indéterminée. Il n'y aucun d'obstacle. Tu peux saisir ta chance et le dépasser. »

Le genin pivota en direction du patriarche. Sa soeur desserra son étau tout en regardant son visage. Les deux hommes affichaient la même tête, calme sereine, comme ci aucun problème n'avait court. La kunoichi ne comprenait pas ce comportement, elle qui affichait toujours ses humeurs et elle détestait particulièrement lorsque ces deux la se mettaient à réagir ainsi.

[Hakai] « En mission ? Où cela ? »

[Sakechi] « Je n’ai pas poussé les informations aussi loin. Peu importe. L’important que qu’il n’est plus dans le domaine. A toi de saisir ta chance. »

L’homme resta quelque peu silencieux avant de croiser le regard insistant de Nora. Il fit une moue légère avant de céder. Il posa son sac contre le mur tout en observant le léger sourire que cela provoqua chez tout le monde.

[Hakai] « Je sors. »

Ça par contre, ce n'était pas prévu. Nora regarda stupéfaite son frère sortir. Mais cela n'avait plus d'importance. L'homme avait laissé son sac, Nora s'avait pertinemment qu'il ne quitterait plus le foyer, pour aujourd'hui au moins...

Les mains dans les poches, l’homme en sorti son briquet. Petite babiole en argent, on pouvait y voir graver une chimère dessus, bestiole assez étrange qui représentait différents animaux. Le lion, le serpent, la chèvre, le dragon. On pouvait associer à chaque bête un comportement, une façon d’être. Hakai était un peu de tout cela à la fois. Le courage d’un lion, la force d’un dragon, le sang froid du serpent. Mais tout cela le représentait uniquement en combat. Dans la vraie vie il était… con ? Il n’avait toujours pas digéré cette aventure avec Seji… Il ne pouvait plus rien y faire et oublier serait beaucoup trop simple.

La flamme s’éteignait et s’allumait. Tranquillement assis sur une table dans cette petite auberge. Hakai fouillait dans ses poches à la recherche de son « dernier » paquet de clope. Celui-ci, il l’avait découvert sur sa table de chevet. Pas de gaspillage comme on dit. Le filtre blanc vint se loger entre les deux lèvres et cette fois-ci, la flamme persista quelque secondes de plus, suffisamment pour faire flamber le papier fin.

[Hakai] « Chef, une vodka. »

[Chef] « Hakai ? Tu es la depuis quand ? »

[Hakai] « Hum… On s’en fou… non ? Donne moi ma vodka… »

[Chef] « Oula… Mon ami, toi tu as quelque chose à oublier ? »

Dans un bruit à peine perceptible.

[Hakai] « Toute ma vie… »

Une main tenant fermement le briquet, la seconde qui venait flirter avec les flammes. En tant qu’Uchiha, il avait certaine affinité avec le feu, mais rien de bien supérieur au autre. D’ailleurs l’homme ne pratiquait nullement le ninjutsu. Sa main se stoppa, restant sur cette flamme qui venait d’abord caresser la peau avant de ronger peu à peu la chair. Le regard sombre de l’Uchiha regardait tout cela, l’air intéresser. Il avait mal, cela suffisait il à prouver son existence ? Il partait bientôt en mission, il était temps… Il replaça ses mains dans ses poches sans faire attention à l’homme qui venait de poser son bien sur sa table. Comme seul réponse, il laissa échapper un souffle avant que son regard ne croise celui d’une jeune femme assise à la table d’en face. Ses partenaires venaient de la laisser en plan et elle se retrouvait comme une conne à présent. Son regard était de la même couleur que ses cheveux, auburn. Hakai observait les détails de son visage, penchant légèrement la tête. Son petit numéro d’avant avait probablement attiré se regard, mais rien de plus… Débardeur noir, jean troué, elle était habillée à son aise. Rien n’indiquait qu’elle était kunoichi ou simple fille venu boire un verra avec des amis. Mais qu’importe, ce n’était qu’un visage que l’homme oublierait dans les prochaines minutes. Il vida son verre et se leva. Ses pas se dirigeant vers cette table ou, la jeune femme semblait cherchait quelque chose, un briquet posé sur la table. Il ne pouvait s’agir que d’une seule chose… Son bras tendu, une clope au bout, un sourire aguicheur. Il faisait sa bonne action de la journée…


Dernière édition par Uchiha Hakai le Mer 14 Juil - 21:43, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Dim 4 Juil - 22:15

La flamme caressa doucement mes doigts, agréablement, alors que j'approchais toujours plus près le briquet de mes doigts, indifférents à sa morsure. Mon regard fixe scruta les nuances orangées, avant que je referme ma poigne sur le feu et l'étouffe, mettant fin à ce spectacle. Briquet rangé, je me recentrais sur mes deux compagnons de toujours, et sur mon soda à la cerise qui m'avait coûté horriblement cher. Les joies du bar, bref.
Ma main glissa sur mon genou, grattant la peau nue à travers le fin tissu des pantalons, puis je menais enfin le verre à mes lèvres, savourant la boisson non-alcoolisée de tout mon soul.

- Non, mais arrête, j'te dis que l'hippopotame est plus fort que l'éléphant, tu peux me croire quoi ... Affirma, ferme, Mianzo, alors qu'il faisait tourner sa paille dans son verre allongé, aux fragrances d'épices et de rhum, le regard quelque peu blasé.

- Mais l'éléphant c'est plus gros quoi ! Répliqua Koga sur un ton animé, serrant sa choppe de bière dans sa main.

- L'hippopotame est plus méchant, ça compense.

- Ah ouais, pas bête ... Ça doit jouer !

Je roulais des yeux, avant de chuchoter sur un ton âcre.

- Z'avez pas finis de dire des conneries, tous les deux ?

- Attends, Zaza', on parle d'un sujet très sérieux là ...

Je levais la main, pour dire que ça n'avait pas d'importance, et que de toutes façons, j'en avais rien à faire. Je préférai être claire plutôt que Mianzo me noit sous un flot de paroles avec moins de sens les unes que les autres, et dont je connaissais le but, de toutes façons : Me désorienter pour que je lui paye un autre verre. Il est très fourbe, je le confirme. Je ne pensais pas à grand chose en ce moment, alors que je constatais que mon verre était déjà à moitié vide, ou à moitié plein, selon comment on regardait celui-ci. Mon regard s'attarda alors sur la table en face, où un homme à la chevelure noire s'amusait à se brûler les doigts. Les gens sont vraiment cons, mais on n'y pouvait rien. Peut-être s'incendierait-il tout seul, avec un peu de chance, contribuant à assainir cette terre.
Les Dieux m'ont pourtant appris à ne pas trop espérer de la vie.


- Hey, Zaza' ... Tu nous accompagnes à l'armurerie ? On part tout à l'heure, on doit r'faire le plein. Demanda Mianzo, agitant une main devant mon visage, pour que je me recentre sur lui.

- Bah, allez-y sans moi, j'ai trop la flemme. Rétorquais-je, remuant le contenu de mon verre, dans un soupir.

- Comme tu veux, mais j'aurais au moins droit à un gros bisou alors, pour me souhaiter bonne chance ? Dans le sarcasme le plus complet.

- Dégage tout de suite.

Un éclat de rire résonna doucement, avant que Mianzo ne se lève, et me fasse un petit signe de la main, en guise d'au revoir. Koga me tapota l'épaule amicalement, avant de rejoindre son compère et de sortir du bar. Je ne m'inquiétais pas trop pour eux, ils avaient vu bien pire. Moya entre autre, ce n'était pas une mission de routine qui aurait raison d'eux. Enfin, c'est ce que je me complaisais à croire, et ce n'était pas dans ma nature de m'inquiéter pour quoi que ce soit. La pensée qui occupait mon esprit, à l'instant présent, était de savoir comment orner le restant de ma journée, dans l'immédiat. Je fermais les yeux un moment, pour mieux m'y consacrer. Faire les courses peut-être, jouer de la contrebasse, écouter de la musique à fond sur mes écouteurs, me balader dans les rues ... Mouais, très peu pour moi, tout ça. Je cherchais sans trouver mon paquet de clopes, histoire d'en fumer une avant de partir.

Je rouvrais les yeux, frustrée, juste pour voir que l'abruti qui essayait de se brûler les doigts se trouvait ... devant moi. Avec un sourire bête et me tendant une cigarette, que je regardais avec dédain. Je le regardais tout d'abord de haut en bas, puis je le dévisageais sans gêne aucune, regard quelque peu courroucé. Au bandeau qu'il porte au bras, il est shinobi de Konoha. Ma voix résonna instantanément, sur un ton qui était tout sauf amical.


- C'quoi ton nom ? En n'y allant pas par quatre chemins.

- Hakai ... Uchiha. Répondit-il, comme si ce nom ne lui plaisait pas, ce qui me déplut aussitôt. Renji-sama appartenait à cette même famille, et il disait toujours qu'il fallait être fier de ses origines. Mais, il fallait aussi l'avouer, que cet Uchiha était plutôt du type "minable".

Il n'a rien de son feu. songeais-je, aussitôt.

- Grade ?[i] Continuais-je, sur le même ton âcre, avec le même regard.


- On s'en fou de mon grade ... Répliqua-t-il, sur la défensive, avant que je réponde, avec les tonalités de l'injonction.

- Non. Grade, tout de suite.

A ce moment là, je ne savais plus si je devais rire ou autre chose. Il tenta une esquisse de sourire qui se voulait ... heu ... un brin charmante ? Nous dirons cela ainsi, avant de répondre une phase toute construite, dont il ne devait sûrement même pas comprendre le sens. Je me contentais de hausser un sourcil parfaitement droit.

- Le grade ne fait pas la valeur d'un homme.

- Ok, la répartie d'un raté.

- Je connais des ratés capable de battre des juunin ...

Nous y étions, l'affabulation maintenant. Les ratés essayaient de baratiner un peu plus, avant d'y avoir recours. Après tout, c'était connu que les gens pouvaient tuer des dragons par dizaines et détruire les villages d'un simple clignement des yeux. Non, vraiment, on avait tout entendu.
Il déposa néanmoins la cigarette qu'il m'avait présenté, avant, devant moi, pour je ne sais quelle obscure raison, et dont je n'avais strictement rien à faire.

- Je suis probablement le meilleur exemple ...[i] Continua-t-il, toujours aussi sur de ces mensonges qui me révulsaient.

Je me contentais de saisir la clope posée, et de la réduire en cendres, comme unique réponse. Et je me levais, lentement, finissant mon verre d'un trait, avant de me diriger calmement vers la sortie.

Je sentis dés lors sa présence à coté de moi, silencieuse juste quelques secondes, avant que les calomnies ne résonnent de nouveau, désagréablement.


- Pas besoin de fuir tu sais...


Je lui claquais la porte au nez, sans aucun regard en arrière, m'engouffrant dans l'atmosphère étouffante de la ruelle du Quartier Populaire. L'ombre me suivait toujours, agaçante, encombrante, fumant une clope que je n'avais pas, avant qu'il chuchote un quelque chose qui m'exaspéra au plus haut point.

- Genin ...

- Un raté, qui fait déshonneur à son sang. La réplique venant naturellement, venimeuse.

Il s'interposa violemment en travers de mon chemin, sans que j'eus le temps d'esquisser le moindre mouvement de recul. Son visage s'assombrit, alors qu'il disait.


- Ne parle pas de choses que tu ignores.

- J'connais ton nom et ton grade, ça en dit assez pour moi. Barre toi maintenant, j'ai pas la tête à ça. Alors que je le congédiais d'un mouvement de la main, lasse.

Je n'avais aucune envie de m'attarder avec ça, j'avais tellement mieux à faire, tellement de façons plus intéressantes pour combler mon temps vide.


- Hum... Ouep... Tu connais tout cela. Et moi je connais rien de toi.

Il n'avait pas saisis que la conversation était close. Je me doutais pas mal que ce genre d'individus ne me lâcherait pas même si je répondais à sa question. Bref.

- Juunin. Dis-je simplement.

Puis, j'allumais un léger katon dans la paume de main, un katon dont la taille grandissait au fur et à mesure jusqu'à nimber ma main d'une douce aura orangée, avant de finalement s'assombrir, crépitant furieusement, menaçant.


- Senjago. Faisant danser les flammes entre mes doigts.

Le Genin raté contempla le feu, ses iris sombres tournant peu à peu à l'écarlate, trois petites virgules s'y installant en même temps. Le légendaire Sharingan, sous sa forme la plus puissante. Bon, il fallait au moins avouer qu'il avait une certaine force. Mais il n'en restait pas moins un ...


- ... Genin. Dans un chuchotement.




Spoiler:
 


~ Je veux entendre ce monde hurler de douleur à en devenir sourde ~

~*o Azami's song o*~
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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Lun 5 Juil - 1:22

Cette fille avait quelque chose d'attirant et qui se voulait particulièrement repoussant : son joli minois. Mais ce n'était certainement pas la raison qui poussa l'homme à lui tendre ce bras. Il le voyait bien, elle avait envie de cette cigarette et pourtant, c'est sans sourciller que l'homme voyait ce tube contenant le tabac s'envoler sous forme de braise. Un mince sourire venait décorer son visage, cette femme avait un sacré caractère. Et la voici qui se levait à présent ! L'homme ne pouvait se retenir de sourire, rarement il n'avait vu de fille pareille. Son regard sombre analysait cette fille, des cheveux auburn, des yeux de la même couleur, un caractère des plus... brûlant... L'Uchiha avait un doute sur les origines de cette petite qui s'en allait à présent. Une chose était sûre, son métier était kunoichi. Son intérêt pour le nom et le grade du jeune homme était beaucoup trop grand pour une civile.

Son regard suivait la jeune femme avant que par élan de curiosité, il ne se jette à sa poursuite. Laissant échapper quelque mot, il esquiva la porte habillement qui lui avait jeté la jeune femme. L'homme souriait, il était rare de le voir courir après une femme, une parfaite inconnue. Ce n'était pas qu'il avait flashé ou toute autre connerie pouvant se rapporter sur le sexe, mais elle l'avait intéresse. Son comportement, son aisance, sa confiance en soit et son arrogance faisait qu'Hakai voulait en connaître plus sur ce « démon ». Les mains dans les poches, la clope au bec, l'homme suivaient tranquillement la jeune femme. Sur sa gauche, légèrement derrière, il la suivait comme son ombre. Restant silencieux pendant de longues secondes, l'homme lacha alors d'un souffle son grade. La réaction de celle-ci ne tarda pas à venir. Etrangement malgré les insultes, l'homme était amusé. Il arrivait peu à peu à mettre un nom sur ce puzzle. Il y avait cependant un sujet qu'il ne fallait pas aborder. L'homme se décala d'un large pas, coupant la route à cette demoiselle. Son visage se voulait réprobateur, on ne déconnait pas le clan surtout lorsque l'on en faisait partie. Cela n'eut aucun effet, cette femme était tout aussi tête que le genin, si ce n'est plus. Mais il ne lâcherait pas l'affaire, il voulait en savoir un peu plus sur elle, sur ses capacités.

Un nom sortit de la bouche de la jeune femme. Senjago... C'était évident. Un clan aussi puissant qu'arrogant. Mais Hakai n'avait aucune haine contre ces types. En fait il était même fasciné par leur puissance de feu. La rumeur voulait qu'il ait un caractère explosif à la hauteur du volcan qui les accueillait. Il fallait de tout dans un monde, des cons, des heureux, des forts des faibles et il semblerait qu'aux yeux de la demoiselle l'Uchiha était un faible. Il n'avait de cesse de lui dire, le grade ne fait pas la qualité d'un homme. Un civil pouvait avoir une plus grande valeur qu'un juunin... D'ailleurs comment celle-ci avait elle réussi à devenir Juunin avec ce tel comportement ? N'étaient ils pas censé représenter la crème de la crème ? Elle paraissait surtout constipé...

Genin... Mais qu'avait elle avec ça ? Le fait d'être genin signifiait t'il vraiment de n'avoir aucune valeur ? Lesgenin représentaient l'avenir, elle-même y était passée. Quand a Hakai... Sans doute n'avait pas fait ce don il aurait dû. Cependant il n'était né dans ce petit paradis, ne pouvant aller à l'académie comme tout le monde. Son passé était lourd et il ne le souhaitait à personne, mais surtout il ne lui raconterait pas... Se serait encore un prétexte pour se moquer de lui. Même la puissance de son sharingan n'avait pu lui faire ravaler ce mot...

[Hakai] « Oui genin… Et alors ? Je suis prêt à te parier un sharingan que je peux te battre. »

*Je me demandais quand on allait en arriver là ...*


Elle éclate d'un rire sans joie, tout cela était faux… L’homme n’avait aucun mépris pour cette jeune femme, mais son comportement forçait l’homme de révéler sa partie moqueuse… Celle-ci même que le contact avec Taka avait effacé.

*Non, un combat n'aurait aucun intérêt pour moi. Va impressionner la coconne du coin avec ton blabla*

[Hakai]"Tu sais... La personne qui a à prouver des choses ici ce n'est pas moi... Si tu te crois si supérieur au genin, vient donc en affronter un. Sinon tu fais déshonneur à ton sang."

*Epargne moi avec tes conneries.*

[Hakai]"Tu vois donc tout l'effet que tu fais. Ca me rassure"

Un large sourire venait se dessiner sur le visage de l’homme. Moqueur, provocateur, il n’avait de cesse de vouloir faire réagir cette femme. Il n’aimait vraiment pas ça façon d’agir, de penser et de parler. En fait, tout était à refaire chez elle. Mauvais fond ? Non, après tout elle était Juunin, quelqu’un l’aurait déjà remarqué.

*C'pas moi qui suis en manque de reconnaissance*

Touché ! Bravo Aza vous avait gagné ce magnifique… tirage de langue qu’Hakai vous offres généreusement. Oui, l’Uchiha cherchait la gloire, la reconnaissance de son village. Etre genin sachant avoir un niveau largement supérieur avait quelque chose de complexant, mais vaincre une Juunin ramènerait il réellement de la gloire ? Non… un Juunin n’était pas seulement un bon combattant mais un chef et un fin stratège. Difficile à première vue d’imaginer cette femme dans ce rôle. Mais il était fini le temps des blablas, il n’arrivait à rien. Sans prévenir, l’homme bondit en avant telle un renard prenant par surprise un lièvre. Son bras venait faucher les jambes de la jeune femme qui s’écroulait de tout son poids en arrière. Le second bras tendu, l’homme accueillait le colis, un large sourire. Elle écarquilla les yeux avant de rugir comme un dragon.

*M'touche pas sale dégénéré !*

Et voici le couple numéro 3 faisant une parfaite vrille exécuter joliment par madame… Oui bon, ils n’étaient pas en spectacle, mais l’homme fit exécuter une parfaite vrille à sa partenaire du moment tout en la remettant sur ses pieds. Et comment elle le remerciait ? Avec un poing volant tout droit vers la mâchoire de l’homme. Décidément cette femme était mal éduquée. L’index tendu, l’homme bloqua ce coup qui manquait franchement de punch. Après tout, il s’attendait à quoi ? C’était une Senjago en face, un être de feu. Elle ne pouvait avoir une poigne inquiétant l’homme qui gardait se même sourire moqueur. Il aimait faire tourner cette Juunin au ridicule. Peut-être verrait elle qu’un genin était aussi capable qu’elle de réaliser des missions, de torcher le cul au supérieur ou d’insulter les gens… Et la voici qui s’en aller laissant transparaître son mécontentement. Une chose est sûre, l’Uchiha ne faisait pas partie de sa liste d’ami.

MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   Jeu 22 Juil - 19:30

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MessageSujet: Re: Bar - Restaurant de Konoha   

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