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 Passe-droits foudroyés

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MessageSujet: Passe-droits foudroyés   Mer 20 Juin - 22:38

??? - "Approchez approchez ! Messieurs, venez prouver vôtre force ! Avant l'art des ninja, avant même les armes, les hommes, les vrais, ne comptaient que sur leur force pour survivre ! Saurez-vous faire jaillir cette puissance ancestrale ? Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir : venez vous mesurer à un membre du trio Boxeur ! 50 ryos pour tenter sa chance, vous repartez avec le double de vôtre mise et une victoire en poche ! Qui sera assez brave pour relever ce défi ? Venez, venez !"

Le regard espiègle et vif, très jeune, frêle mais agile, l'annonceur dénotait fortement avec la foule plutôt taciturne et occupée. Les gens qui passaient ne leur prêtaient que peu d'attention, à lui et à ses deux compagnons : une fille, presque adolescente, aux cheveux blonds et au yeux bleus étrangement froids, et un jeune homme dans la fleur de l'âge, aux muscles saillants et aux traits assez fins pour que certaines donzelles à la physionnomie agréable se retournent sur lui.
Seuls quelques badauds s'arrêtaient parfois, mais la plupart étaient assez intimidés par le physique taillé pour le combat du plus âgé des combattants ; le crieur semblait d'ailleurs de plus en plus déçu, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus supporter que personne ne prenne part à son petit show :


??? - "VOUS N'ÊTES TOUS QU'UNE BANDE DE PLEUTRES ! J'AI HONTE D'ÊTRE NE DANS UN VILLAGE DE PEUREUX ! JE..."

??? 2 – "Oh ! Calme toi, Kuroji. Si tu continues, on va avoir la... et voilà, qu'est-ce que je t'avais dit..."

La voix du plus grand était profonde, grave, et étrangement charismatique, bien qu'il n'aie rien dit d'extraordinaire. Et le petit s'appelait donc Kuroji.
Un shinobi, que avait déjà remarqué dans le petit bar dans lequel il sirotait tranquillement une limonade, s'avançait vers eux deux, le visage quelques peu rougi par le malt des bières qu'il avait bues. Le barman semblait le connaître, depuis un long moment, Mû en déduisait donc qu'il s'agissait d'un habitué. Son bandeau était mollement attaché à son biceps gauche, comme une excroissance dérangeante de laquelle il ne pouvait se détacher. Sans cela, il aurait parut être un homme éméché tout ce qu'il y a de plus normal : taille et poids moyens, une très légère perte d'équilibre par moments, et surtout une odeur assez dérageante, émmanant d'une bouche aux jaunes.


??? 3 – "Alors les... hips ! Jeunesh... On, on fait du grabush ?"

Kuroji – "Non, dit-il en tournant la tête, en partie à cause des relans d'éthanol puissants."

??? 3 – "Pourtant, sh'est bien toi qu'on..."

Un rot sonore se fit entendre, et accentua la mauvaise impression que ce ninja avait fait sur .

- " Si je suis aussi dégueulasse sous saké, j'arrête l'alcool de suite, se chuchota-t-il à lui même avant d'avaler d'une traite le contenu spiritueux de la petit coupole placée devant lui. "

??? 3 - "... entend brailler depuis tout à l'heurrre ? Tapage nocturne, ça peut être très grave tu sais..."

On aurait dit que son discours qui se transformait en menace avait un effet réhinibiteur sur lui. Ses yeux n'étaient plus vides mais plein de malice, voire de vice, et il semblait être en pleine possession de ses moyens lorsqu'il tendit sa main en face lui, ne laissant clairement aucun doute sur la manière dont étaient payées ses boissons.
Kuroji allait lui sauter dessus, du moins c'est ce à quoi s'attendait . Il avait du mal à croire qu'un acte aussi flagrant ne soit pas puni : le petit nombre de personne qui assiste réellement à la scène détournait le regard.
se leva calmement de sa chaise, et vint se placer lentement, discrètement, plus près de la scène : il avait le pressentiment que l'acte allait devenir un peu plus violent.
Kuroji ramassa au ralenti le petit chapeau dans lequel étaient placés quelques pièces éparses, la tête baissée ; mais après ce qui aurait pu être une éternité, il se redressa, et le dos bien droit, la tête haute, de toute sa fierté (à défaut d'être grand), mit toute son dégoût pour le ninja dans le regard fixe qu'il lui adressa. Il était rare de voir une telle expression de défi, surtout à cet âge.


??? 3 – "Qu'est-ce qu'il t'arrive sale gosse ? Tu sais que..."

Le poing de Kuroji, contracté, fermé, se dirigeait vers l'abdomen de l'adulte. La hargne de la jeunesse, couplée à sa haine pour le shinobi, rendaient sa frappe explosive et puissante : était surpris, fasciné par une tel force d'esprit à cet âge.
Heureusement, la paume de son aîné vint arrêter son coup, juste devant le ventre de l'huissier de justice improvisé. La tête baissée, se mordant les gencives afin de ravaler sa fierté, il tendit le chapeau contenant leurs quelques économies au ninja, surpris de la vitesse du coup de poing, et de la parade.
L'étonnement passé, son air stupide d'hurluberlu quitta son visage disgracieux pour laisser de la place à un méchant sourire :


??? 3 – "C'est bien Daïshin, c'est bien. Tu as toujours bien compris... comment le monde marche...
Dommage que tu ne sois pas né sous la bonne étoile.
"

Ses propos étaient entrecoupés d'un faux rire, presque des spasmes hilares, qui montraient le plaisir vicieux qu'il prenait à les rabaisser.

??? 3 – "Mais... Pour ce coup... Hum... Je pourrais laisser couler pour cette fois, dit-il en prenant plusieurs pièces, pour 50 ryos. MAIS IL FAUT TOUT DE MÊME QUE QUELQU'UN PAYE !"

Le poing fermé se dirigeait cette fois-ci vers Daïshin, le grand frère prêt à accepter sa sentence.

– "Merci de m'avoir choisi, je vous souhaite bonne chance, dit-il avec un faux sourire qui montait jusqu'aux pomettes, tout en bloquant la main de l'attaquant."

Le jeune homme prît le bras de son adversaire, et le tordit assez d'un côté pour lui faire relacher les pièces qui ne lui appartenaient pas. Puis il le poussa, et se mit en garde.

- * Et voilà, je me suis mis dans la merde... Va falloir assumer. *

MessageSujet: Re: Passe-droits foudroyés   Mer 27 Juin - 3:31

??? 3 – "Putain mais t'es qui merdeux, s'exclama-t-il en tenant son avant-bras endolori. Non ! Réponds même pas, j'veux pas savoir. Aaah putain... Mon bras... "

ne prit pas le temps de répondre, et se lança à l'attaque : un coup de pied retourné dans l'abdomen, seulement pas dans le bon. En quelques secondes, Daïshin avait eût le temps de se placer entre eux deux, et d'absorber le choc dans sa garde atypique : ses deux paumes étaient entièrement ouvertes lui permirent d'attraper la cheville du voyageur.

Daïshin – "GRUUUUAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !"

Son cri sonnait si faux que c'en était presque risible, si la puissance avec laquelle il envoya dans le mur de la boutique de souvenirs, dérrière eux, n'avait pas été si élevée. Pas au point de le mettre K.O. , mais seulement parce qu'il était devenu assez agile pour se réceptionner sur la pointe des pieds, afin d'amortir le choc. Retombant sur le sol, il s'étira, faisant craquer chacune de ses jointures, alors que les quelques passants fuyaient la scène bruyemment.

Mû - * Je vais avoir une armée sur le dos... mais j'ai le temps de mêttre une beigne à cet enfoiré. Et l'autre... Pourquoi est-ce qu'il le protège ? Et cette projection... Il retient ses coups, pourquoi ? *

??? 3 – "Daïshin, qu'est-ce que tu fais ? Tue-le !"

Courant vers le ninja peu scrupuleux, retrouva sur sa courte route Daïshin, se servant de son corps pour couper sa trajectoire. Le voyageur avait progréssé depuis le début de son périple, mais le combattant adverse semblait le dominer totalement, aussi bien physiquement que techniquement, et pourtant il ne délivrait aucun coup dangereux : avait bien vite deviné les intentions de son rival, et ne voulait absolument pas les réaliser.
Daïshin souhaitait le protéger de la vengeance du ninja, qui s'était improvisé percepteur, en le frappant assez afin de faire passer l'éponge sur l'insolence du voyageur, tout en ne dévoilant pas trop l'écart de force entre eux deux, afin de ne pas tenter celui qu'il protégéait de s'essayer à l'exercice.


L'échange de coup se prolongea, et l'endurance, qui avait toujours fait défaut à , le rappella bien vite à l'ordre : il ne pouvait pas suivre un combat au corps à corps de ce niveau. Son ennemi était bien trop puissant. Il ne pouvait pas le battre, et il se doutait que les autres ninjas seraient là d'une minute à l'autre.
Malgré tout, il sourit, un filet de sang coulant de ses lèvres, enflées par les coups de son adversaire.


– "Ca sert à rien de le défendre, j'vais quand même le défoncer. Et si t'aimes les coups au point de protéger cette larve qui allait te mêttre une raclée pour avoir calmé la fougue de ton gosse, alors approche, sale fiotte. J'vais te démolir puis l'exploser, dit-il juste avant d'asséner un coup de poing au visage de son adversaire."

Distrait par les paroles du voyageur marqué par la foudre, Daïshin eût un petit temps de latence dans sa réaction, et dût esquiver. Le sourire de s'amplifia au contact et au son caractéristique d'une bonne beigne bien placée : le corps du prétendu ninja fut projeté sur quelques centimètres.
Son poing lui faisait mal, et le brûlait quelques peu, mais avoir réussi à briser cet interdit valait bien tous les baumes du monde.

Comme le hasard fait bien les choses, des bruits de sauts sur les toîts de tuile se firent entendre à ce moment. Le fait que ait reussi à outrepasser les défenses de Daïshin avait soutiré une exclamation à Kuroji, une expression de surprise et de stupeur totales sur le visage abîmé du shinobi, ainsi qu'un étonnement absolu à son coriace adversaire.
Sur un coup de tête, celui-ci profita du bruit des gérémiades du ninja sur le sol pour prendre sur son bras le corps épuise du voyageur, et indiqua aux enfants de le suivre ; le groupe cavalait à une allure folle, si bien que les quelques renforts, de niveau moyen, envoyés pour calmer une bagarre de rue, s'en tenèrent à assisster leur semblable, toujours au sol.

MessageSujet: Re: Passe-droits foudroyés   Mer 4 Juil - 0:42

Mû – "C'est bon... Tu peux me lacher, murmura-t-il en tapotant l'épaule de celui qui le portait."

Daïshin – "T'es vraiment un abruti."

L'expert en corps à corps le lacha brusquement sur le dur sol des égouts de Kiri. C'est içi que lui et ses jeunes compagnons avaient l'habitude de se rassembler après une journée passée...

Vous savez quoi ? C'est moi qui vais raconter l'histoire maintenant. Moi, Ruria, parce que la narrateur pro-, ça va bien deux minutes. J'suis "la petite fille" dont on parle une fois au début et qu'on jette aux oubliettes (en plus, j'suis même pas petite.)
Donc je disais, mon frère l'avait jeté sur le sol. Oui, Daïshin et Kuroji sont mes frères, même que c'est Kuro le plus petit. Bon, on a qu'un an d'écart, mais quand même. Donc, il avait jeté cet imbécile par terre, qui fit semblant de ne pas avoir mal, mais je vis tout de même sa grimace ; il est trop fier ce nigaud. Enfin, j'avais jamais vu de type comme lui, et il nous a plutôt aidés. Sans lui, on aurait continué à être harcelés jour et nuit par le fils de Mr.Ushiyamada, un haut digni... digni... bref quelqu'un qu'il vaut mieux pas embêter, sinon il envoie une armée de gens pour vous couper en petits morceaux.
Oui, il est assez riche pour s'en payer une, d'armée. Et apparement, assez riche pour acheter le titre de ninja pour son stupide fils, Jyaburo.


M'enfin bref, là, sur le sol de nôtre maison, il y'avait ce voyageur dont on ne savait rien, si ce n'est qu'il aime se mêttre dans des situations pas possibles, et se prendre des dérouillées par mon Daïdaï. On l'a aidé à se remettre debout, et puis Kuro avait faim, donc on a servi le dîner. Quel estomac sur pattes d'ailleurs ce Kuro, le peu d'argent qu'on gagne passe dans son ventre.
Y'avait ce silence pesant, du genre qui reste longtemps et fait sentir à tout le monde que quelque chose cloche. Je ne comprenais pas bien quoi, mais et Daïshin qui se faisaient face se lançaient des regards pleins de haine. Et puis tout d'un coup, monsieur venu de nulle part se mit à crier sur Daïdaï, me faisant sursauter de point de faire tomber mon bol et de répandre le ragoût sur le sol.


Mû – "Pourquoi tu l'as protégé ? C'est un enfoiré, et t'aurais pu le défoncer toi même !"

Daïshin – "Pourquoi ? Parce que moi, j'ai un cerveau. Son père est tellement influent qu'il a réussi à le hisser au rang de Genin alors qu'il est stupide, faible et insurbordonné. Qu'est-ce tu crois qu'il t'aurait fait si tu l'avais frappé plus encore ? On est déjà bien dans la merde avec tes conneries..."

Mû – "Mes conneries ? Mes conneries ?! Mais bordel, t'es quel genre de mange-merd..."


J'avais jamais vu Kuro aussi énervé. D'accord il est plutôt bon, mais sa force laisse à désirer, et de ce que j'en avais vu, était presque aussi fort que mon grand frère. Donc pour le mêttre au sol, il lui en a fallu de la rage à mon Kuro ; mais c'était pas fini.
Enfin si, presque. Penché sur le corps du voyageur, mon petit frère enchaînait les coups de poing, ponctuant chaque attaque d'un mot.


Kuroji – "Ne..parle...pas...de...mon...frère...comme...ça ! Depuis...que...Papa...est..."

Il avait arrêté de taper, et des larmes coulaient sur ses joues. Moi aussi, évoquer ce souvenir me rendait triste. Daïshin me donna son bol, et ramassa Kuro par le col, puis le reposa et se mit à genoux pour lui passer sa grande main dans ses cheveux.

Daïshin – "Allez, c'est fini, lui dit-il à voix basse. On avait promis de pas pleurer, pas vrai ? Si t'as le temps de pleurer, tu as le temps de ... ?"

Kuroji - " ... m'entraîner, dit-il en essuyant ses larmes."

Le gamin, comme j'aime bien l'appeler pour l'énerver, se rassit, et finit son bol en quelques secondes, tandis que le voyageur qui avait changé d'expression s'était redréssé, et fixait sa nourriture avec des yeux pleins de mélancolie. Il était plutôt mignon comme ça, mis à part les hématomes sur son visage. Vous méprenez pas, un idiot reste un idiot.

Plus tard dans la soirée, alors que Kuro dormait déjà dans sa chambre (bien que ce soient des égoûts, Daïdaï a quand même réussi, avec des matériaux de récup', à nous aménager des petits espaces comfortables), sortit de son silence et se dirigea vers mon grand frère, qui était resté assis devant le feu.


Mû – "Ecoute... Je suis... Je suis désolé. Je sais que t'as essayé de me sauver, et que j'ai tout fait capoter en lui mettant cette frappe, dit-il en passant sa main dans ses cheveux nerveusement."

Daïshin – "Oh, c'est pas grave. Il le mérite, vraiment. Cette râclure est sur nôtre dos depuis que... enfin depuis un sacré bout de temps. Tel père tel fils..."

J'avais déjà vu ça chez mon grand frère. D'habitude, c'est toujours lui qui nous dit de pas être triste, et il fait tous les éfforts pour qu'on soit bien. Je l'ai jamais vu pleurer, même à l'enterrement de Papa ; mais parfois, il reste seul, jusque tard dans la nuit devant le feu, et ses muscles se contractent, ses mains se ferment. J'ai peux presque sentir ses dents se serrer, comme pour contenir toute la peine qu'il ne nous montre pas. J'avais choisi de ne pas le voir, puisqu'il mettait un tel point d'honneur à nous protéger ; c'était le fardeau qu'il voulait porter seul.

Daïshin – "T'as pas fini ton bol. Quoi, c'est si dégueu que ça ?"

– "Crois moi, j'ai mangé bien pire, lui répondit-il avec un sourire chaleureux. Non, je pensais simplement à tout ce qui c'était passé. Ca fait combien de temps que tu fais tout tout seul ?"

Allongée sur le lit de mon grand frère, faisant semblant de dormir, je pouvais voir les yeux de cet idiot. Ils étaient emplis d'un éclat... lumineux, à défaut d'autre mot. Je sais que c'est bizarre à dire mais c'était le cas. Et c'était pas la réflexion du feu dans ses prunelles, non non non ! C'était une lumière bien plus forte.

Daïshin – "Qu'est-ce que tu veux dire ?"

Même moi, je trouvais qu'il mentait mal.

Mû – "Franchement, je trouve ça admirable. Tu les as toujours protégés, et t'as gardé tout ton ressentiment alors que t'as largement les moyens de faire éclater ta haine, tout ça pour qu'ils continuent à garder espoir que ça s'améliore, dit-il en lui donnant une tape sur le dos. Mais ça doit être chiant de garder tout ça au fond de soi, ça peut te dévorer. Si tu veux en parler, je peux au moins t'écouter... Pour te remercier."

Mon frère restait muet, prostré, la tête soutenue par ses poings ; quand moi je lui posais la question, il me répondait toujours qu'il n'était pas en colère, mais là, il semblait considérer de lui en parler. A ce moment, je vous l'avoue, j'étais un peu déçue : bien que je comprends qu'il veuille me protéger, qu'il en parle à un étranger alors qu'il le garde pour lui quand je lui propose de l'aider, c'est vexant. Enfin, cet étranger en particulier, était assez convainquant.

Mû – "Comme tu veux... Moi aussi j'ai perdu mes parents. Enfin, pour être exacte, je n'ai jamais connu mes vrais parents ; mais ma mère, celle qui m'a elevé, a... disparu. Si je suis si loin de chez moi, c'est parce que je la cherche..."

Il fit une petite pause.

Mû – "Tu lui ressembles un peu. Bon, elle est magnifique et toi t'es difforme, mais vous avez la même manière agaçante de vouloir toujours protéger les gens, la même gentillesse niaise qui fait qu'on peut pas vous en vouloir pour autant. Vous vous retrouvez toujours à porter des fardeaux incroyables, juste pour voir ceux que vous appréciez aller bien..."

Daïshin – "Ca va, ca va, je vais t'en parler. Mais avant ça..."


Il se retourna lentement, puis leva la couverture sous laquelle j'étais cachée.

Daïshin – "Ruria, au lit !"

Pff... Il m'énerve, à toujours savoir quand je l'écoute.

MessageSujet: Re: Passe-droits foudroyés   Dim 22 Juil - 7:58

Difficile de dire quelle mouche l'avait piquée. J'avais bien remarqué qu'il était spécial, ce type. Prêt à se manger mes coups juste pour apprendre une leçon à un gosse pourri gâté...
Après nôtre session blabla, qui malgré tout, m'a fait un certain bien, je me couchai enfin, fatigué par cette journée pleine de... rebondissements. Il était parti super tôt, alors que je me levais à peine. Il faisait encore nuit, et il me dit juste :


Mû – "Ne bougez pas, je reviens."

Si j'avais su, je l'aurais retenu. Il a vraiment une chance hors du commun. Enfin, d'après ce que j'en ai compris, il est allé titiller Jyaburo, et lui a donné un rendez-vous pour régler les choses d'homme à homme. Sauf que ça, il ne me l'a pas dit sur le moment. Il est simplement rentré en sueurs, et des cris se faisaient entendre au loin. La petite troupe de genins détachée pour répondre aux ordres de ce pourri, tout ça pour qu'il laisse tranquille les autres ninjas plus... sérieux. Je les connais, parce que ce sont d'anciens amis : avant que Papa ne meure, j'étais moi même étudiant à l'académie. Un des meilleurs en taïjutsu d'ailleurs ; mais vous savez, maintenant qu'ils n'ont que moi, je ne peux pas abandonner Ruria et Kuroji pour continuer mon entrainement. J'ai continué mon entraînement seul, apprenant aux petits ce que je savais : c'est toujours utile de savoir se défendre.
Enfin bref. Le voilà, se ramenant comme une fleur. Son sourire d'auto-satisfaction niaise fixé sur son visage, il reprend son souffle, le torse courbé maintenu par ses mains posées sur ses genoux.

Daïshin – "Ca va ?"

Mû – "Ouais... Je... aahh aaahh... Je vais bien, dit-il hâletant."

Des marques de coupures sur ses mollets, et plusieurs sur sa veste noire me firent comprendre que Jyaburo avait autorisé, si ce n'est encouragé, l'utilisation de méthodes léthales afin de ramener le corps de ce garçon. Oui, c'est pour ça que je ne riposte pas. Non, ce n'est pas le genre à couper des bras et à les recoller pour faire des créations impies, il n'est pas assez intelligent pour ça ; mais je l'ai déjà vu frapper des gens à terre, inconscients. Juste pour évacuer sa malveillance naturelle.
Finalement, il n'est pas si mauvais ce garçon, en tout cas assez pour éviter et semer ces nazes : ils n'étaient pas mauvais quand je les avais quittés. Et puis... Enfin, je vais pas vous gâcher l'histoire.


Mû – "Aaahh, ça pique ces bétises. Franchement, juste pour une petite bagarre, c'est plutôt disproportionné comme réaction, dit-il ironiquement en essuyant le sang qui coulait depuis ses plaies."

Il reprit le sabre qu'il avait laissé posé à côté du lit de Kuroji... C'est à ce moment que j'ai vu cet éclat dans ces yeux, plein de malice. Si j'avais été plus rapide... Enfin, avant que j'aie le temps de faire quoique ce soit, il avait déjà pris le petit sous son bras et sorti sa lame afin de la placer sous sa gorge. Un sourire était gravé sur son visage, j'aurais dû m'en rendre compte à ce moment ; mais sur le coup, j'ai pas tilté.

Kuroji – "Lâch..."

Il n'eût pas le temps de finir sa phrase que avait déjà recouvert sa bouche avec sa main, sur laquelle ses gantelêts le protégeaient de toute morsure libératrice. Je dois vous avouer qu'à ce moment précis, j'étais hors de mes gonds. J'avais envie de lui sauter dessus, et de l'attaquer sans retenue, de déchaîner ma rage sur lui.

Mû – "Si tu bouges, il meurt, dit-il simplement."

Ma petite soeur allait lui sauter dessus, mais, une fois de plus, je retint la fougue et me soumettai aux conditions, sous le prétexte d'éviter le moindre mal. J'aurais dû la laisser faire.

Ruria – "Mais qu'est-ce que tu vas faire de lui ? Lâche le, on peut discuter..."

Mû – "Désolé, mais je pense que je pourrais faire en sorte que vôtre pote d'hier me laisse tranquille si je lui livre cette teigne. En tout cas, c'était sympa, on devrait vraiment se refaire une bouffe un de ces quatre. A plus !"

Kuro s'agitait, mais ce fou furieux lui fit une petite entaille sur la gorge, pour lui montrer qu'il était sérieux. Et il partit sur ces mots. Cet imbécile...
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