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 Shion Akechi

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MessageSujet: Shion Akechi    Ven 13 Juil - 3:53

Nom : Akechi

Prénom : Shion

Âge : 16 ans

Village : Kumo

Affinité : Raiton

Grade Envisagé : Genin

Kekkai Genkai Souhaitée : /

Comment avez vous connu Ryoma? Google

Histoire :

Il faut d’abord comprendre que ma famille ne descend pas d’une longue lignée de shinobi légendaires qui protègent Kumo depuis l’aube des temps telle que celle des « Toshiya », on pourrait même dire que de toute la longue histoire de ma lignée je suis le premier à n'avoir jamais eu un tel souhait. Ma mère Minami et mon père Haruka tiennent un restaurant dans le centre de Kumo et ils profitent tranquillement de leur temps sans jamais remettre en question les choix qu’ils ont fait. En un sens s’il y a une qualité que l’on peut donner à notre famille c’est bel et bien la détermination d’accomplir leur rêve. Pour ma part j’étais déterminé à un brillant avenir en héritant du restaurant familial parce qu’évidemment, c’était mon devoir. Cependant, j’avais d’autres ambitions en tête.

D’aussi loin que je puisse m’en rappeler, je n’ai jamais eu la volonté de vouloir devenir autre chose que shinobi. Pourquoi ? Et bien parce que quand on est un gamin de 10 ans on a forcément envie d’être un super héros capable de marcher sur l’eau et les murs ainsi que de pouvoir utiliser des pouvoirs terrifiants pour protéger les gens que l’on aime. C’était ça pour moi être un Ninja. Un rêve d’enfant qui allait se heurter à la première difficulté pas plus loin que maintenant…

[Haruka] : Non, je refuse.

Mon père…

[Shion] : Mais pourquoi, tu m’as toujours dit que le jour où j'aurai trouvé ma voie tu ne t’y opposerais pas ?

[Haruka] : Je t’ai aussi dit que le restaurant familial restait la chose la plus importante pour la famille, tu oublies ta place Shion. Tu t’es regardé ? Tu n’es même pas capable de faire cuir un plat correctement, alors devenir shinobi pour protéger le village… tu serais capable de détruire la ville à toi tout seul avec tes deux mains gauches.

Mon père à toujours su trouver les mots justes pour me remettre à ma place, cela dit même si c’est son rôle de veiller sur moi j’aimerais par moment qu’il ait d’avantage de tact. Il a toujours eu cette attitude envers moi, me comparant tout le temps à lui dans sa jeunesse lorsque comme par magie à l’âge de 7 ans il a su préparer un plat digne d’un chef qui aurait (soi-disant) sauvé le restaurant de la faillite. Ainsi donc pour lui son fils de dix ans, incapable de réussir à faire un ramen décent serait incapable de pouvoir faire autre chose que de gêner son monde.
Dans mon esprit tenir un restaurant et devenir ninja était comme le jour et la nuit, je n’éprouvais pas un seul intérêt à me concentrer pendant des heures pour préparer un bouillon qui finalement serait ingurgité par une personne quelconque et qui oublierait tout dès le lendemain. Oui il faut l’avouer j’étais en quête de renommer, je ne souhaitais pas finir ma vie en tant que simple inconnu qui ne verrait jamais son nom hurlé dans la rue comme étant le héros du village. Je ne comprenais absolument rien aux notions de travail, détermination, volonté et courage…

[Shion] : Je ne veux pas finir ma vie comme toi ! A rester dans l’ombre comme un moins que rien en pensant que les clients soient satisfaits d’avoir un bon repas, je veux me battre pour protéger Kumo !

Silence complet, mon père me fixa pendant un long moment… un regard déterminé mais à la fois tellement sévère. Il resta à me regarder ainsi pendant un long moment sans décocher la moindre tirade, jusqu’à ce que finalement après avoir lâché un soupire de lassitude, tourna les talons pour se remettre devant ses fourneaux.

[Haruka] : Il n’y a pas de différence entre un ninja et un cuisinier. Seul leur champ de bataille diverge. Tu n’as aucune qualité pour devenir un ninja et encore moins un maitre cuisinier, retourne dans ta chambre et continue de jouer comme le gamin que tu es.

Mon corps tout entier bouillonnait de rage et de fureur, les larmes me montaient aux yeux, mon cœur se consumait tel un vulgaire papier. Et c’est dans cet état de colère, dans ce vacarme silencieux que je regagnais ma chambre sans même me retourner. Ce soir-là, ni mon père ni ma mère me demandèrent de l’aide pour tenir le restaurant, pas plus qu’ils vinrent me souhaiter la bonne nuit. Les seules paroles que j’ai pu entendre furent celles de ma mère qui discutait avec mon père quand ils partirent à leur tour se coucher.

[Minami] : Il te ressemble vraiment.

Comment pouvait-elle dire ça ? Après tout mon père était celui qui avait réussi son rêve, une personne qui s’était donné corps et âme dans ce qu’il voulait faire. Il n’y avait absolument rien de semblable entre cet homme qui ne souhaitait que tenir un restaurant et moi qui ne rêvais que d’aventures et de combats. Non vraiment mon père et moi n’avions rien en commun, c’est ce que je pensais à cette époque…
Les rayons du soleil me réchauffèrent le visage et je finis par émerger péniblement de mon long sommeil. La matinée devait être bien entamée étant donné que je pouvais entendre le tintement des casseroles et des ustensiles de cuisine s’entrechoquaient en un rythme anarchique. Comme à mon habitude je descendis et salua ma mère et mon père ??? Celui-ci ne semblait pas être au restaurant pour une quelconque raison… A la place, seul sur une table, se tenait un homme, avec les cheveux blancs comme neige portant une longue blouse de la même couleur. J’essayais de dévisager ce client qui lisait simplement le menu.

[Shion] : Il n’est pas un peu tôt pour déjeuner monsieur ?

Et oui, je n’étais guère tourné sur la discrétion, et n’hésitais pas à poser des questions quand je trouvais une chose étrange ou incongrue. Mais l’homme ne me regarda même pas et toujours le nez dans le menu murmura quelques mots que je ne pus comprendre que vaguement.

[Homme à la blouse blanche] : Spécialité… 50 ryos… plat du jour 40 ryos….. 35 ryos

[Shion] : Vous m’avez entendu il est trop tôt pour commander, rentrez chez vous monsieur !

[Homme à la blouse blanche] : Hé Minami !! Je vais prendre le menu spécial avec un verre de saké !

[Minami] : Tu ne travailles pas après ? tu devrais éviter le saké Oni-san.

[Homme à la blouse blanche] : Mais euh Onee-sama je ne suis plus un enfant, j’ai besoin de forces pour continuer à travailler.

Alors que je contemplais la scène mes yeux regardèrent l’homme en face de moi avec stupeur. Ce type qui ne répondait même pas quand on lui parlait était le frère de maman… autant dire qu’il devait être mon oncle.

[Shion] : Quoiii ! Tu es vraiment le frère de maman Oji-san ?

L’homme en question se retourna vers moi le regard interrogatif et me dévisagea à son tour un long moment avec une tête de parfait idiot.

[Homme à la blouse blanche] : Tiens Haruka ? Ça fait longtemps dis-moi, je te voyais plus grand dans mes souvenirs.

Etait-il simplement stupide ou le faisait il exprès. Je me posais la question et au moment au j’allais lui lancer une phrase acide une main douce et chaleureuse me caressa la tête derrière moi.

[Minami] : Tiens, bonjour Shion ! Tu devrais t’habiller je vais avoir besoin d’aide à la cuisine aujourd’hui. Soru je te présente mon fils Shion. Shion voici ton oncle.

[Soru] : Oh, alors c’est pour ça qu’il ressemblait à un modèle réduit de ton mari, mmmh maintenant que je le regarde de plus près c’est vrai que même s’il a le sale caractère d’Haruka, il a tes yeux. Salut morveux.

Trop c’était trop, en plus d’être mal poli ce mec se foutait ouvertement de ma tête. J’entendis la porte du restaurant s’ouvrir, et je vis mon père rentrer avec un sac de de nourriture dans les mains. Il passa à côté de moi sans m’adresser la parole et salua mon oncle d’un mouvement de tête.

[Soru] : Yo, ça fait longtemps Haru, je vois que finalement tu t’en sors pas si mal que ça, tu m’épates vraiment tu sais. Tu vas léguer ça au morveux ?

En entendant ça, je m’apprêtais une nouvelle fois à contredire ce qu’il disait sauf que mon père me prit de vitesse.

[Haruka] : Non, Shion n’est qu’un échec, il n’est pas digne de me succéder, et encore moins de devenir shinobi…

Pourquoi ? Pourquoi devait-il obligatoirement me dédaigner ouvertement de la sorte ? Tenait-il tellement à ce que je reprenne le restaurant ? Ou alors tout simplement un plaisir sadique une simple pulsion qui l’aidait à se sentir mieux. Mon esprit perdit sa contenance, je tremblais de rage, des larmes chaudes et douloureuses sortant d’elles même sans que je puisse les contrôler. Sans chercher à réfléchir je me précipitai vers la sortie du restaurant, tête baissée je courus ainsi pendant une dizaine de minutes avant de m’arrêter devant mon chez moi. Ce que j’appelais mon chez moi n’était ni plus ni moins, mon antre secrète située dans un petit enfoncement sous terre pas très loin du mur ouest du village, c’était ici que je m’amusais m’imaginant être le futur héros du village.
Le souffle bruyant et saccadé par ma course folle, je me glissai dans le renforcement et m’assis sur une pierre la tête dans les genoux exprimant ainsi à l’écart de tous ma tristesse et ma rage. Brisé, finalement mon père n’avait peut-être pas tort, je n’avais pas l’étoffe pour quoi que ce soit de potable, un raté c’était peut-être ça qui m’attendait, incapable de réussir quoi que ce soit…
Je ne sais combien de temps je suis resté là, à me lamenter sur mon propre sort et incompétence. Je ne savais pas vraiment quoi faire, mais ce qui était certain c’est que je ne souhaitais pas retourner chez moi, je ne voulais pas affronter une nouvelle fois le regard froid et résigné de mon père. A la simple image de ce dernier tout mon corps se contracta et je serrai plus fortement encore mes bras autour de mes genoux.

[Soru] : Eh bien, voilà un trou qui te convient à la perfection morveux, tu as l’intention de rester cacher comme un ver encore longtemps ?

Cette voix si désagréable et pourtant si chaleureuse, même si je ne l’ai rencontré que depuis peu, ce type est resté gravé en moi. Je sortis timidement ma tête d’entre mes genoux et je regardai l’homme à la blouse blanche qui se tenait devant moi avec des yeux tuméfiés par les larmes. Je n'eus même pas la force de répondre à sa provocation, je le fixai alors avec un regard inquisiteur me demandant ce qui lui avait valu l’intérêt de me pourchasser jusqu’ici. Soru soutint mon regard un sourire satisfait flottant sur son visage. Il me donnait de plus en plus envie de le frapper, il se tenait là devant moi sans rien ajouter me regardant comme s’il avait devant lui le dernier des perdants. Finalement, je fus le premier à craquer et continua la conversation ou plutôt espérant qu’il parte rapidement une fois qu’il aurait eu ce qu’il voulait.

[Shion] : Tu veux quoi ? Ça t’amuse de te moquer de moi comme ça, je n’ai vraiment pas envie de jouer à ça, je ne suis pas d’humeur…

[Soru] : Tu penses vraiment qu’un adulte responsable tel que moi, aurait fait tout ce chemin, rien que pour me moquer d’un petit morveux incapable d’affirmer sa volonté d’accomplir son rêve parce que son père le provoque méchamment ? Tu es moins naïf que tu en as l’air finalement.

Son visage était toujours autant satisfait, et ses mots étaient aussi tranchants que des kunaïs. Mais je n’avais guère la force de lui renvoyer la pareille, je me contentais de le fixer intensément sans vraiment savoir quoi faire.

[Shion] : Comment tu m’as trouvé ? Même mes parents ne connaissent pas ce lieu.

[Soru] : Ce n’est pas difficile il m’a simplement fallu suivre l’odeur de chien battu que tu laisses derrière toi, crois-moi ce n’était guère compliquer morveux.

[Shion] : Morveux, ver, chien battu, gamin, raté, me voilà avec des surnoms de bien mauvais gouts. Enfin ils ne sont pas éloignés tant que ça de la réalité.

[Soru] : En effet, mais ça ne veut pas dire que les choses ne changent pas. Je repose ma question, tu comptes ruminer ton incompétence encore longtemps ou tu vas aller de l’avant ?

[Shion] : A quoi bon, je ne suis pas un génie, je suis qu’un perdant, qui n’arrivera rien à faire par lui-même, laisse-moi.

[Soru] : Un génie hein ? Tu n’es vraiment qu’un morveux, je vais t’apprendre un truc gamin, plus d’une fois dans l’histoire des personnes communes ont pu surmonter l’adversité en se positionnant devant ces génies. Tu n’es certainement pas une personne dotée d’un talent quelconque qui te permettrait d’accomplir tout ce que tu veux en claquant des doigts, tu n’as pas non plus un don particulier qui te distinguera comme les Uchiha ou les Hyuuga de Konoha. Mais gamin crois-moi, ces types ils ne sont qu’une minorité dans ce monde. Tu n’es pas un perdant parce que tu es né sans une capacité exceptionnelle, non… toi tu es un perdant parce qu’avant même d’essayer quelque chose par toi-même tu abandonnes. Ca fait de toi définitivement le roi des perdants. Quitte à attirer les railleries sur toi pour tes nombreux échecs, quitte à travailler cent fois plus que tes camarades, quitte à toujours te surpasser, c’est ça qui fait qu’un homme et un homme. Quel que soit son domaine, quel que soit son rêve.

Les yeux toujours tuméfiés par mes larmes, j’écoutais ce que mon oncle, qui semblait mieux savoir que tout le monde ce qu’était l’échec, disait. Avait-il raison ? En y repensant il est vrai que j’ai abandonné tout ce que j’avais entrepris sans même essayer plus intensément. Je finis par me relever et avec mon oncle nous retournâmes ensemble au restaurant familial. Je ne pensais plus à rien, comment pourrais-je réussir dans un domaine où je n’avais aucun talent ? Non penser de cette manière c’était une nouvelle fois se trouver des excuses, une simple illusion pour me convaincre que je n’étais pas destiné à réussir dans ce domaine.
Une fois arrivé chez moi, je pris le soupé avec tout le monde, l’ambiance était glaciale et le repas se finit de la même manière qu’il s’était déroulé, silencieusement. Je finis de débarrasser la table et montai dans ma chambre le corps lourd et l’esprit las. J’eu du mal à m’endormir cette nuit, je repensai à ce que mon oncle m’avait dit, cet homme qui d’apparence sérieuse, m’avait donné une impression de confiance et de force comme j’en avais très peu vu jusqu’à maintenant. Finalement la fatigue ma gagna et mes pensées se dissipèrent rapidement jusqu’au lendemain matin.

Il était encore très tôt, quand je me levai. Je fis ma toilette et m’habillai avant de descendre en direction de la cuisine. J’aperçus mon père, je pris une grande inspiration et me dirigeai dans sa direction d’un pas rapide et décidé. Je finis par lui faire face et déclarai sur un ton de défi cette simple phrase qui changera ma vie.

[Shion] : Dans deux ans, je serai capable de refaire tes trois spécialités et je les améliorerai pour te surpasser. Je vais te montrer que je ne suis pas un perdant.

Mon père plongea son regard dans le mien, pendant plusieurs minutes la situation resta inchangée quand finalement il fit demi-tour en direction de son fourneau.

[Haruka] : Ce midi, tu gouteras les trois plats que je mettrais devant toi, tu n’auras ni les ingrédients, ni les proportions à ta disposition. Tu auras le droit d’accéder à la cuisine en dehors des heures de services et tu seras limité aux ingrédients que je laisserai dans l’entrepôt de service.

Sur ce mon père ni dit plus rien et me demanda de sortir de la cuisine, je m’exécutai et en retournant dans la salle principale du restaurant j’aperçu ma mère et mon oncle qui me regardaient souriants et ravis.

[Soru] : Voilà une belle déclaration de guerre morveux, ta mère et moi seront les juges finaux avec ton père, tache de ne pas nous empoisonner.

[Minami] : Allons Oni-san, pas besoin de lui mettre plus de pression sur les épaules. Es-tu certain de ce que tu fais mon chéri ?

Je les regardai tous les deux, je sentis l’adrénaline montait en moi, j’avais osé provoquer mon père sur son propre terrain, mon corps tout entier tremblait, non pas de peur mais d’excitation. Alors que je ne savais pas pour ou commencer, alors que je ne savais même pas comment j’allais m’y prendre, je sentis pour la première fois le désir d’aller jusqu’au bout de mes choix. Je voulais qu’il me reconnaisse.

[Shion] : Je vous montrerai à tous que je ne suis pas un perdant. Et quand j’aurai remporté ce défi, je deviendrai shinobi même si je dois passer ma vie pour y arriver !

Ma mère sourit encore plus alors que mon oncle éclata d’un rire roc et chaleureux. Il se rapprocha de moi et en se mettant à mon niveau me lança une nouvelle pique.

[Soru] : Tu es vraiment qu’un sale morveux, mais au moins tu as moins l’allure d’un perdant qu’hier.

Il me frotta vigoureusement les cheveux me regardant avec une certaine fierté avant de sortir du restaurant. Je ne savais pas encore à quel point cet homme allait jouer un point déterminant dans ma vie mais ce que je savais en revanche c’est que je me sentais très proche de lui. Comme si toute notre vie nous courrions vers le même but. Je me ressaisis laissant mes sentiments de côté me préparant psychologiquement à la prochaine épreuve qui m’attendait.



Dernière édition par Shion Akechi le Mer 18 Juil - 18:58, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mar 17 Juil - 22:23

Me voilà devant les portes de l’académie ninja de Kumo. Déjà deux ans, le temps avait filé à une vitesse fulgurante, mais j’avais finalement atteint mon objectif et convaincu mes parents à me laisser tenter ma chance. Je pouvais voir dans le grand amphithéâtre, ou s’étaient réuni tous les nouveaux venus, des personnes de tous âges. Chacun souhaitant intégrer l’académie pour ses propres raisons mais avec au final le même objectif : Passer l’examen genin et soutenir le village caché de la foudre.

Sur l’estrade devant une salle quasi pleine, s’étaient rassemblés les différents instructeurs de l’académie. Je tremblais d’impatience, mon cœur faisait des bonds dans ma poitrine à tel point que je me demandais si mon entourage ne pouvait pas l’entendre. L’un des instructeurs se démarqua des autres et en faisant signe de la main demanda le silence dans la salle. Il se présenta sous le nom de Hakamairi Genkotsu, un géant de 2 mètres dont le corps massif le rend plus imposant que n’importe quelle montagne. Il présenta le règlement en quelques minutes, d’un ton assez courtois qui ne collait pas vraiment avec son physique, pourtant ça lui donnait un côté protecteur et fiable qui collait à la perfection de l’idéal ninja que je me faisais. Comme quoi, j’étais encore tout à fait naïf et ignorant du monde ninja tel qu’il était réellement et c’est justement ce même personnage qui me réveilla en premier. A peine avait-il terminé d’énoncer la présentation et le règlement de l’académie, qu'il frappa violement l’estrade sur laquelle se trouvait les professeurs et fit déferler autour de son corps des décharges électriques. Puis d’un ton menaçant expliqua qu’en entrant dans cette académie c’était le premier pas vers un monde où on côtoyait la mort jour après jour, que les mauviettes qui partaient dans un état d’esprit différent allaient finir comme de simples morceaux de viandes à l’état de cadavres. Voilà qui était clair, en plus d’être vraiment effrayant ce type semblait prêt à nous réduire en charpie pendant même les phases d’entrainements. Effectuant un léger sourire nerveux j’essayais de toutes mes forces de me souvenir de la raison du pourquoi j’avais voulu intégrer l’académie… Non plus important, au fond de moi je savais que ce que disait cet homme était vrai, même si actuellement je n’étais pas préparé à de telles éventualités, il était plus que certain que je devrais me forger un esprit de combattant, avec une détermination implacable, c’est pour cela que ces deux dernières années n’avaient pas étaient fortuites.

Pendant que je reprenais mon calme, une autre personne s’approcha de Genkotsu et lui demanda gentiment de céder sa place, cette personne était beaucoup moins imposante que lui, pourtant dans son regard on pouvait y lire une force d’autant plus grande que cette montage de muscles ambulante. Tasogare Shayou, il se présenta un grand sourire aux lèvres et termina en quelques mots et avec légèrement plus de tact ce que son compère avait disons explicité. Quoi qu’il en soit j’avais un an pour me préparer à passer l’examen, et essayer de trouver ma voie dans les nombreuses aptitudes du shinobi.

Cette année, je fus placé dans la classe 4, signalée comme une classe composée de véritables débutants en ce qui concerne la manipulation du chakra et tout ce qui en découlait. Une classe qui me convenait parfaitement étant donné ma très faible connaissance et surtout compétence dans ce domaine, domaine qui comme notre professeur principal Uchiha Hoshi, ne cessait d'appeler un art tout en se vantant d’en connaitre toutes les subtilités. L’année serait séparée en deux semestres, le premier sera consacré à l’apprentissage théorique de toutes les voies disponibles, et le deuxième tout simplement à un apprentissage plus poussé des domaines qu’on maitriserait le mieux, le tout en passant un test écrit qui confirmerait nos niveaux dans les différents domaines. Autant dire que le premier semestre sera chargé de cours magistraux interprétés par un professeur tout aussi théâtral qu’Hoshi-senseï peut le faire penser au premier abord.
Je fus alors instruit dans le domaine de la manipulation du chakra, la première étape de notre entrainement était de ressentir le flux de chakra présent en nous et à le concentrer dans la paume de notre main, sous la surveillance d’Hoshi-senseï qui ne se lassait jamais de nous faire profiter de ses nombreux exploits. J’ai du passé un temps considérable rien que pour pouvoir ressentir la présence du chakra présent dans mon corps, alors pour le concentrer dans un point précis… c’était du domaine de l’impossible et alors que les jours passaient, je voyais la plupart de mes camarades reussir cette épreuve que je fus finalement capable de réaliser 3 mois après, en véritable dernier de la classe. Mais ça ne m’importait guère, je savais depuis le début que je n’avais aucune prédisposition pour devenir ninja et donc de ne pas réussir du premier coup chaque étape d’apprentissage. Ainsi chaque échec répété encore et toujours ne faisait que me motiver d’avantage pour réussir.
Vint ensuite, l’explication théorique des voies du ninja :

Le ninjutsu : L’art de façonner son chakra de manière à handicaper et d’infliger des dégâts élémentaires en le combinant avec les éléments primaires qui nous composent. De base nous possédons tous un élément dominant, par la suite j’ai appris qu’il était possible de modifier la nature de ce dernier de manière à exploiter d’autres éléments, choses que seuls les ninjas les plus expérimentés peuvent accomplir. J’ai appris pour ma part que l’élément de base lié à mon chakra était la foudre, chance remarquable étant donné qu’il s’agit de l’élément de prédilection de notre village caché. J’ai ainsi pu avoir des conseils détaillés sur l’utilisation de cet élément, ses forces, ses faiblesses et les ravages qu’il peut provoquer sur le système nerveux et musculaire.

Le Genjutsu : L’art de pénétrer dans le psychisme d’autrui et de provoquer des dommages parfois irréparables sur l’esprit de ce dernier. Le domaine du temps, de la souffrance, des souvenirs, en jouant sur les sens il trompe le cerveau en utilisant le large réseau cérébral que l’humain possède. Un art qui d’après mon professeur me serait inaccessible étant donné que je n’étais pas du tout de ce type-là. Malgré mes longues semaines d’entrainements à tenter de réussir les tests d’aptitudes de base de ce domaine, mes résultats étaient négatifs.

Le Taïjutsu : L’art du combat au corps à corps. Se synchroniser entièrement de manière à renforcer le corps et l’esprit, afin d’acquérir une vitesse et une puissance de frappes du proche du divin. Une faculté qui avec beaucoup de patience et de volonté pouvait montrer des résultats évidents, tant soit peu qu’on possède un niveau physique assez développé. J’appréciais grandement l’étude du taïjutsu, peut-être parce que tout simplement c’était le seul domaine que je pouvais travailler par moi-même sans vraiment me mettre en danger où tout simplement parce que ça me permettait d’évacuer ma frustration devant mes nombreux échecs. Quoi qu’il en soit je respectais cet art qui permettait de consolider le corps et l’esprit pour en exploiter le maximum de ces capacités.

L’Eisei : La longue voie de la médecine. Un domaine très abondant qui requiert un niveau de connaissance extraordinaire dans le domaine du corps humain, des composés de la faune et la flore ainsi qu’une faculté d’adaptation hors norme. Cette voie n’est pas à proprement enseignée durant le premier semestre étant donné que le domaine de la médecine à elle seule couvrirait des notions bien supérieures à l’ensemble des facultés citées précédemment. Néanmoins, certains médecins voire même leurs enfants possédant des bases dans ce domaine ont la possibilité d’acquérir des compétences dans ce domaine suffisamment rapidement pour pouvoir en comprendre pleinement son contenu. J’ai une fois tenté de me plonger dans un livre de médecine qui décrivait les différents muscles, os et composants du corps humain, ce fut un apprentissage long et fastidieux qui ne m’avait servi que dans le cadre d'un questionnaire pour un examen, lorsqu’il s’agissait de mettre en œuvre ces connaissances sur un cas pratique, je ne faisais vraiment pas le poids.

En plus de ces différentes voies, on nous formait au maniement des armes ninja, en passant par les armes de corps à corps, les armes de jets ainsi que les parchemins explosifs. Je trouvais le maniement de ces armes tout à fait gracieux à tel point que j’essayais d’en connaitre tous les secrets de manière peut être un jour pouvoir forger mes armes dans mon propre atelier.

Quoi qu’il en soit le premier semestre touchait à sa fin et je passais mes examens pour valider chacun de ces domaines. Inutile de vous dire que j’ai effectivement raté l’épreuve de Genjutsu théorique, le Ninjutsu théorique m’a été accordé pour une mention passable, le domaine de la médecine pour assez bien ainsi que pour le Taijutsu. Il m’a donc été demandé si je souhaitais me spécialiser dans la voie de L’Eisei et dans ce cas-là me contenter de notions de ninjutsu de soutient ou alors me spécialiser dans le Taijutsu et choisir de manipuler les bases du ninjutsu dans lequel je pouvais m’orienter élément ou combat.

J’ai décidé de suivre mon instinct et j’ai voulu me développer dans l’apprentissage de la médecine, en devenant Eisei. Disons simplement que même avec des notions de bases, je n’avais tout simplement pas la maturité nécessaire pour accomplir le devoir d’un Eisei. Les domaines de la médecine se séparaient en deux branches, la voie offensive et la voie défensive, cependant chaque aspect de ces voies répondaient à une lecture bien précise d’une situation donnée, une situation qui évoluait en permanence et qui nécessitait un esprit tactique de premier ordre de manière à savoir frapper l’ennemi au bon moment ou apporter les premiers soins à un allié blessé sans être la cible d’une riposte quelconque des opposants. Je n’avais pas à 13 ans cette faculté de percevoir le danger et d’anticiper plusieurs coups à l’avance, je me suis donc borné à étudier les cas classiques répondant mécaniquement à chacun de ces derniers comme le manuel le prévoyait. Il n’y avait dans mes actions aucune logique propre aucune détermination qui m’appartenait juste un automatisme. Ce qui n’a pas échappé à mes examinateurs le jour de l’examen, à tel point qu’ils m’ont positionné dans une situation particulière ou je devais prendre une ultime décision instinctivement.

« Non acquis » C’était ce qui figurait sur le rendu de l’examen eisei. C’était assez frustrant et mon moral était au plus bas… l’échec en lui-même n’en était pas la raison, c’était plutôt le fait d’avoir donné mon maximum est de n’avoir toujours rien compris dans le domaine de la médecine. Ma méthode de travail n’était pas la bonne mais rien n’était définitif, je n’espérais pas réussir l’examen du premier coup et ma détermination n’avait pas flanché pour autant. Ainsi je tentai pour la seconde fois l’examen toujours en m’incarnant dans la spécialité eisei.

Je repris donc le soin de m’appliquer à retravailler les bases de chaque domaine de manière à ne jamais perdre les bases, le premier semestre passa à une vitesse fulgurante et malgré mes connaissances je ne pus m’illustrer vraiment cette année-là comme un bon élève, assidu et sérieux mais sans plus. Je réussis tout de même sans mal à atteindre la partie pratique et je me préparai à passer l’examen d’eisei. Cette fois ci j’essayai de travailler mon esprit de manière à faire attention aux moindres détails, visualiser une situation donnée, l’étudier et agir en conséquence. Pour cela j’ai appris à jouer au Go et au Shogi qui permettait justement d’anticiper les intentions de son adversaire. Je fis des progrès dans ces notions cependant je gardai de sérieuses lacunes à instaurer une tactique capable de prendre en compte l’état de mes alliés et celui de mes opposants, ce qui fit que malgré mes efforts je fus une nouvelle fois recalé sur l’examen psychologique sur la réaction instinctive à une situation dite critique.

A la fin de cette session, un des examinateurs vint me voir et m’expliqua prosaïquement que malgré les progrès que j’avais fait, le métier d’eisei était sans aucun doute le plus difficile à obtenir et que mes connaissances en ce domaine étaient trop vagues pour pouvoir espérer avoir le niveau requis, qu’il n’y avait pas de honte à avoir et que j’avais fait de mon mieux.

Certes j’avais fait de mon mieux mais ce n’était pas suffisant, j’avais raté deux fois l’examen, seulement deux fois, il était trop tôt pour abandonner aussi tôt. Je me souvins alors dire à l’examinateur qu’il risquait de me voir l’année prochaine pour ce même examen et qu’il était hors de question d’abandonner aussi près du but.

Jamais deux sans trois, dirait-on… Une nouvelle fois je fus recalé à cet examen. J’étais brisé, anéanti, quel que soit l’effort que je pouvais prodiguer dans la réalisation de mon rêve celui-ci n’était pas suffisant pour pouvoir l’accomplir. Ce sentiment, c’était le même sentiment de défaite que j’avais ressenti quand malgré mon défi de surpasser mon père dans ses spécialités je fus incapable de le mener à bien jusqu’au bout. J’avais travaillé dur pendant des mois pour connaitre les ingrédients et les dosages nécessaires à leurs compositions et pourtant il y avait toujours une différence entre nos plats. J’avais aussi perdu à ce moment-là, pourtant mon père ne me critiqua nullement, au contraire il gouta mes plats et me dit avec fierté, il n’y avait que notre niveau d’expérience qui pouvait à présent séparer les saveurs de nos plats, et que ceci malgré tous les efforts que je fournirais, cela resterait un gouffre qui ne se refermerait pas. Il avait ajouté que je n’avais pas échoué seulement que je n’avais pas compris que dans un domaine il fallait aussi avoir du cœur pour réussir et non pas que compter sur la force de son esprit, la détermination, l’audace et le courage ne trouvaient aucune réussite si on allait à l’encontre de ce qu’on aimait vraiment. C’est en repensant à ces mots que je me posai une question, cette question qui me semblait avoir résolue lors de mon choix de spécialité. Pourquoi avais-je choisi la médecine ? En y repensant, je l’avais choisi simplement pour le prestige et la difficulté de la tâche, je n’avais pas du tout le cœur à vraiment devenir médecin. Pourtant juste pour pouvoir me donner une preuve de ma capacité à surmonter toutes les épreuves je m’étais acharné à réussir l’examen. J’étais plutôt imbu de ma personne pensant qu’avec juste de la volonté et des connaissances on pouvait devenir ce que l’on voulait, de la même manière que nous possédons un élément naturel qui nous est propre, il est tout aussi vrai que nous avons naturellement une préférence pour un domaine en particulier. Et c’est calmement, avec un léger sourire que je m’apercevais que j’avais fait fausse route sur ce domaine, que finalement je mettais en avant d’avantage le prestige d’un domaine au lieu de mes préférences. Finalement le domaine que j’appréciais le plus était celui du taijutsu et le maniement des armes.

Ainsi donc pour la quatrième fois je me représentai pour l’examen genin mais cette fois çi avec la spécialité en Taijutsu. Malgré mon niveau moyen j’éprouvais d’avantage de facilité et de plaisir à travailler les bases. Détermination plus cœur à l’ouvrage c’était le combo parfait pour arriver à réaliser son rêve. Et cette fois ci à l’âge de 16 ans je finis par réussir l’examen et à obtenir mon bandeau du village caché de la foudre.

Malgré tout le chemin que j’avais parcouru pour en arriver là, je ne venais que de gravir la première marche pour atteindre mon objectif.


Description physique : Shion est plutôt grand pour son âge à peu près cent soixante-quinze centimètres, il a une corpulence assez légère mais son corps et bien bâti de manière à pouvoir pratiquer le taijutsu avec aisance. Il a un visage fin pas trop désagréable à regarder, ses yeux et ses cheveux sont d’une couleur verte bleutée. Il porte habituellement une longue tenue noire aux reflets verts ainsi qu’une paire de botte en cuir noir assortie à ses gants.

Description psychologique : Rêve de devenir ninja depuis son plus jeune âge. C’est une personne souriante qui affiche très souvent ses émotions, cet aspect lui a été vivement reproché à cause de la nature même d’un shinobi. Il est tout de même encore un peu immature à cause de son jeune âge et il est loin de bien imaginer tous les sacrifices qu’il pourrait devoir faire pour mener ses missions à bien. Il en reste tout de même un camarade jovial qui aime par-dessus tout apprendre, en cas d’échec, il réagit souvent de manière extrême pouvant refaire un exercice encore et encore jusqu’à voir ses propres résultats.

Techniques gratuites choisies :
-Apprentissage du Taijutsu
-Raiton Daishino – L'Éclair Fendu


Dernière édition par Shion Akechi le Mer 18 Juil - 19:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mar 17 Juil - 23:13

Peut-on considérer ta présentation comme terminée ? Si c'est le cas, on passera à ta validation.

MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mar 17 Juil - 23:16

Oui excuse moi j'ai oublié de le mentionner.
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MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 0:18

Bonjour Shion, bienvenue et merci pour l'intérêt que tu portes à Ryoma - le forum des shinobi. Je suis là pour t'aider à améliorer ta présentation dans le but d'être validé. Tu verras que je n'ai pas beaucoup de travail.

En effet, ta présentation est tout à fait convenable et tes exigences, à savoir le rang de genin sans Kekkai Genkai, sont tout à fait raisonnables. C'est don c sans plus de cérémonie que je t'annonce que tu es accepté dans le village de Kumo. Félicitations !

Malheureusement, avant de te donner ton expérience, je dois tout de même signaler qu'il y a quelques erreurs d'orthographe et que tu ne peux pas appeler l'un de tes professeurs Uchiha, tu es à Kumo, pas à Konoha.

Ma question est donc la suivante : veux-tu faire quelques modifications dans ton orthographe avant que je te donne l'xp ? Modifier te demandera peut-être un peu de temps mais tu recevras plus d'expérience. Mais ce n'est pas obligatoire.

Tu reçois dès à présent ta couleur et ton bandeau. Tu peux commencer tout de suite à RP à Kumo. Si tu as la moindre question, tu peux m'envoyer un MP, je suis là pour ça.

MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 0:27

Je vais certes modifier mon orthographe, cependant il y a bien un professeur à Kumo qui est Uchiha, il est dans la liste des professeurs disponible à Kumo, j'ai sans doute du faire une erreur dans ce cas.
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 0:30

Je répond pour mon frère qui vient de partir faire dodo. Il y a effectivement des Uchiha à Kumo, ils ont été envoyé pour représenter Konoha à la suite d'une guerre opposant les deux pays. Mon frère ne le savait pas, pour le reste, tiens toi à ce qu'il t'a dit. Bienvenu dans la famille Smile
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MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 12:45

Je ne connais pas le BG par coeur, mea culpa. Réponds moi ici quand tu veux recevoir ton expérience.

MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 19:24

J'ai essayé de retirer les fautes que j'ai pu voir, elle est toute à vous ^^
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MessageSujet: Re: Shion Akechi    Mer 18 Juil - 20:14

Bienvenue à un nouveau shinobi de la foudre.

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MessageSujet: Re: Shion Akechi    

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