Partagez | 
 

 Un oiseau sur votre épaule

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

MessageSujet: Un oiseau sur votre épaule   Sam 21 Juil - 21:57

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas trouvée dans une situation aussi « calme ». Je veux dire… Vraiment calme. Limite à me faire chier même. Et ce à cause de mon équipe, ou ce qui en ressemble encore. Entre mon sensei réussit à tomber malade en mangeant du sushi pas frais et Hirano et Komuro obligés de demander une dérogation spéciale pour sortir du village afin de s’occuper d’affaires familiales, je me retrouve souvent seule ces derniers temps. Sans trop savoir quoi faire.
Ou presque.
Cela fait seulement quelques jours qu’ils sont partit et déjà j’ai commencé à faire des petites cascades à l’orée des zones d’entraînements, « mon coin ». C’est calme, loin tout en étant proche de tout, il y fait frais sans que ce soit glacial.
Et les acoustiques sont juste exceptionnel.

Je ris.

C’est vrai quelque part. Je suis souvent assise en tailleur devant les cascades, à écouter le vrombissement de l’eau s’écoulant. Le son venant de plusieurs sources, me faisant complètement entourée par ces bruits.
C’est relaxant. Bruyant aussi un peu. Meh.
Je m’étire doucement. Je ne suis pas des plus efficaces sans être encadrée efficacement. Bien que je suppose que je pourrais m’entraîner… Je suppose. Mais ça nécessiterait de faire des efforts que je n’ai pas envie de faire là maintenant.
Je baille.
C’est dur. Restons plutôt assise à écouter le bruit de l’eau, le vent qui souffle, et le piaillement incessant d’un pigeon messager dans mon oreille.
Pigeon messager ?

Ah tiens. Oui. Il est là. Il bat des ailes et semblent pas du tout content d’avoir dû faire autant de bruits pour attirer mon attention. Pour ma défense, avec le bordel ambiant, c’est normal que je n’aie pas entendue l’arrivée de la bestiole volante.
Mais c’est qu’il tenterait de m’arracher un œil avec son bec celui-là !
Avec méfiance je fais poser l’oiseau sur le dos de ma main, il a de sacré serres, pas une bonne chose. En le regardant droit dans les yeux je détache calmement son message avant de le renvoyer dans les airs.
Ouf. J’ai encore toute ma beauté. Meh.
Je regarde le point par lequel l’oiseau s’est éloigné pendant quelques secondes encore avant de regarder le rouleau dans ma main.

Avec ma chance c’est un message pour me dire que mon sensei s’est brisé la clavicule en allant uriner.

Je n’ai pas vraiment envie de le lire et je soupire doucement. Quand faut y aller… Je déroule le rouleau calmement et cligne plusieurs fois des yeux. Je referme le rouleau. Je l’ouvre de nouveau… Ah oui. C’est toujours le même message.

Code:
" Shinobi, vous êtes immédiatement convoqué à l'Académie. Veuillez-vous rendre dans les plus brefs délais au secrétariat de l'établissement.

Les autorités du village"

J’ai quand même connu plus inspiré comme message de convocations. Pas d’horaires, pas de raisons, pas de véritables expéditeurs. Ça promet.
Je soupire alors que je me lève en m’étirant.
Cette histoire ne me dit pas grand-chose. Dans le meilleur des cas c’est une réassignation, dans le pire on me renvoi dans les rangs de l’académie le temps qu’un sensei et des membres se libèrent.
Le premier cas me forcerait à rencontrer de nouvelles personnes.
Le seconde me forcerait à créer des tendances sociopathes et meurtrières pour survivre de nouveau à l’académie.
Ô joie.

Je ris.

Je suppose que je n’ai pas le choix. Pas vraiment.

Retourner au cœur du village ne me prend pas vraiment longtemps. Une dizaine de minutes tout au plus. Peut-être plus que moins. Ce n’est pas ma faute si le chemin le plus rapide pour rejoindre l’académie passe par l’une des rues marchandes avec pleins de breloques ravissantes. Et que j’ai de l’argent à dépenser.
Je devrais faire une note pour une journée de shopping quand tout sera finit ici.
Ça me fait sourire.

L’académie ! Enfin ! Home, Sweet, Home !

Pourquoi est-ce qu’il a fallu que j’oublie le kérosène ?

Je reste un petit moment devant l’entrée des lieux. Ça fait vraiment longtemps et je ne peux m’empêcher de me demander si ces portes ont toujours été si… Petites ? Je ne sais pas. Mais elles m’impressionnent vraiment beaucoup moins qu’à l’époque.
Je suppose que ça signifie que j’ai grandis.
Merde…
Meh. Je ne pouvais pas rester une enfant toute ma vie. Même si ça aurait été drôle. Je souris doucement en coin alors que je pousse les portes. Un peu comme si j’entrais dans un palais.
Oui, je me la joue sans doute un peu trop. Mais ça m’amuse.
A l’intérieur… Cette bonne vieille odeur de chaussettes humides et de larmes d’enfants. Associé avec un zeste de sadisme et de cynisme. Oui. Nos professeurs sont de joyeux gai-lurons.
J’éclate de rire, les autres visiteurs, étudiants, flâneurs me regardent. Je ne fais que leur sourire en retour. Un sourire niais.

« Je… Peux vous aider ? »

Question à double-sens ou alors son ton limite condescendant se voulait cacher. Raté mon grand.
J’observe avec humour le chuunin responsable de l’accueil aujourd’hui. Grand. Bien bâtit. L’air sain. Un plaisir.
Je m’approche avec calme. Souriante en coin. Une fois à sa portée je pose doucement la convocation par pigeon messager à tendance psychopathe sur son bureau, lui laissant l’opportunité de lire ce message si clair et avec tellement d’informations.
Je crois que je me transforme petit à petit en vieille femme cynique. Yikes !

« Ah. Oui. Encore une. Cet endroit commence à avoir plus d’anciens étudiants que d’étudiants… » Je ne suis pas sûre que cette phrase-là était pour moi. Donc je me contente de le regarder sans rien dire. « Enfin… Saeko Suzuki c’est bien ? » J’hoche la tête. « Ouais. Rendez-vous en salle 212. Un chuunin sera là pour vous expliquer la raison de votre présence et yada, yada, yada… Tu vois la chanson ? » J’éclate de rire en le voyant me sourire en coin.

Il est sympa au final. Je lui réponds en hochant la tête. Ne cherchant même pas à cacher mon amusement de sa façon de prendre les choses.
Il me salue en levant deux doigts, que je lui rends, m’éloignant alors que je l’entends doucement ricaner dans son coin.
Ça m’a mis de bonne humeur ça.
Salle 212. Parfait. Petite salle ça si je me souviens bien ? Je ne sais plus.

Je frappe.


« Nombreuses sont les roses à avoir des épines… Méfiez-vous que ces dernières ne soient pas devenus de véritables lames… »

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Lun 23 Juil - 20:47

Aïdan – échec et mat.

Encore une victoire. Le clone se liquéfia. Pfff... ce clone était censé posséder les mêmes caractéristiques que lui, et il était un piètre joueur. Aïdo releva la tête pour faire le tour de son appartement. Tout était en une pièce. Pas petite, il aimait l'espace. Une mezzanine, sur laquelle il avait installé son salon, sa chambre, et sa salle de bain. Même la douche ne bénéficiait pas d'une pièce à part. Ça avait dérangé certaines de ses conquêtes, mais il ne l'avait pas modifié pour autant. À quoi bon ? En dessous, la cuisine, la salle à manger, encore un canapé. Sa chaîne, aussi. La musique. Oui, il aimait la musique. Les grandes symphonies. Et surtout, le piano. C'était cela, sa transition entre son salon et son lit : un piano, immense, à queue. C'était son premier objet ici. Le reste, il l'avait accumulé à force de missions, et de petits boulots. Les gens n'aimaient pas aller en mission avec lui... trop impersonnel peut-être ? L'objectif prévaut, au diable les coéquipiers. C'était ça qui dérangeait. Il sourit. Le paradoxe. Si le coéquipier est bon, il ne fait pas de grossière erreur : il ne meurt pas. Son senseï, fut un temps, avait cru entrapercevoir un lueur de camaraderie dans une embuscade, où il avait incroyablement retourné la situation, et ce en parfaite harmonie avec ces coéquipiers. Une embuscade... s'il avait pu le faire, il se serait enfui. Seulement c'était impossible. La meilleure solution était de se battre, en groupe. Pourquoi la renier ? L'instinct de survie, vivre ou mourir. L'état actuel du monde le reflétait tellement bien. Il était né pour ce monde.

Un bruit se fait entendre au carreau. Un héron sponsorisé Kiri, qui tapait à la vitre. Avec un rouleau. Un message ? Deux choix se présentaient : ouvrir la vitre, et lire le message. Souvent, on lui envoyait ce genre de choses pour une mission en groupe. Ce qu'il n'aimait pas. Ou ne pas ouvrir, et prétendre qu'on n'avait pas reçu le message. Oui, c'était une bonne chose. Il alla prendre une douche. En sortant, passé le nuage de buée, le héron n'était plus là. Bien. Des tiroirs, sous son lit, contenaient ses maigres habits. Il s'habilla, en s'apprêtant à sortir. Maintenant qu'il avait refusé un message, il fallait qu'il parte en mission, seul. Pour avoir la paix. Il se ravisa, et pris une pomme dans une corbeille de fruits dans la cuisine. Quand il ouvrit la porte de son loft, le héron était. Merde. Cette fois, il était obligé de prendre réception. Il rangea la pomme dans une poche, elle attendrait.

Une promotion empoisonnée : chuunin instructeur. Mais de suite, un... non, une élève lui était assignée. Ce qui éveilla de suite sa curiosité. En se passant la langue sur sa lèvre inférieure, il frissonna. Oui, cette sensation, il la connaissait. La cruelle envie de savoir, de s'amuser. C'était fait : il ne s'ennuyait plus. Si elle ne lui plaisait pas, elle mourrait. Une élève. Quelle bonne idée. En quelques secondes, l'appartement est déserté, et avant que la porte ne se referme dans son élan, l'étrange chuunin était déjà loin. Il fusait par les toits, à peine visible, telle une ombre. Il trouva même l'occasion de voler une pomme à son pommier. Comme d'habitude, la chance lui avait donné une des meilleures. Arrivé devant l'académie, il changea de rythme. Il aimait se mouvoir souplement, et que les gens le voient. Ils le voyaient, mais ils murmuraient. « Lui, professeur ? » ,« Un juunin peut avoir des élèves ? », « il n'est plus juunin, il a été rétrogradé ». Cette dernière phrase lui fit tourner la tête vers les deux professeurs qui l'avaient émise. Ils se turent. Devant son sourire, ils étaient mal à l'aise. Il faisait tout pour qu'on le perçoive comme un danger : sa peau blanchâtre, à se demander s'il se maquillait, une étoile sous l’œil droit, une larme sous l'autre œil, des yeux tenant plus de fente, des cheveux rouge sang tirés en arrière, et cette expression de plaisir malsain, qui peut cacher tant de pensées qui échappent à tant d'hommes. Où était son élève ?

Il rentra dans l'académie. C'était l'effervescence. Étonnant, pour un endroit aussi ennuyant. Il y avait un chuunin massif, qui ne tiqua même pas devant lui. Un bon chuunin... ou un berné, remplit de postulats et de règles d'honneur ? Il opta pour la deuxième option, inintéressant. Mais Aïdan n'aimait que moyennement qu'on ne réagisse pas au danger qu'il représentait.

Chuunin – Aïdan, salle 212.

Les sons baissèrent. Tsss... non, ils n'étaient pas digne d'intérêt. Encore, s'il y en avait un, parmi eux, que venaient se proposer en tant que rival, ça en deviendrait intéressant. Même un combat l'intéressait. Mais non. L'élève attendait, et on ne fait pas attendre une demoiselle. Il lança une pomme. Les gens regardèrent la pomme, il en profita donc pour s'en aller. C'était bête, mais ça avait son petit effet. 212 était écrit en noir, sur la porte de l'amphi. Derrière se trouvait sa prochaine élève. Une fille dont il espérait tellement, oh ouuuiii. Un sourire, encore, une langue humectant ses lèvres. Cela allait être amusant. Il retient deux petits ricanements, et entre. Déception. Elle n'est pas encore là. En retard. Ce n'est pas grave. On ne va pas laisser un retard gâcher cet événement. Surtout que ça y met du piquant, lui laissant le temps de spéculer, de frémir. Il s'installa sur un banc de l'amphi, les pieds sur la table, et attaqua sa pomme tranquillement. Une femme qui sait déjà se faire désirer, voilà qui est prometteur.

On toque.

Aîdan – Entre. D'une voix qui se fait un peu trop douce.

Tout de suite, le tutoiement. L'entrée de l'amphi se fait sur le bas, de son banc, il la jauge, de loin. Oui, c'est une femme. Une belle femme. Pas tout à fait une femme, en fait. Non, une adolescente, mais bien avancée. Quinze à dix-sept ans. Cela n'enlève rien à son charme. L'esthétique est parfaite, qu'en est-il de la psychologie ? Il la laisse rentrer. Il meurt d'envie de lui dire tout, tout et n'importe quoi. D'apprécier chacune de ses réactions, pour enfin juger si elle est digne d'intérêt. Non, il faut qu'il se retienne, oui, grand dieu qu'il se retienne, qu'il se contrôle. Ne pas la tuer tout de suite, évaluer son potentiel d'abord. Soit. Cette montée d’endorphine passée, il renoue avec lui même, décrochant le sourire pervers de ses lèvres. Attendons. Quels seraient ses premiers mots ?

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mar 24 Juil - 2:36

Je ne mets vraiment pas longtemps pour entendre une réponse à mon « toc ». Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose. Pas du tout en fait.
Ca veux soit dire que mon enseignant est un coincé du règlement qui est arrivé là une heure avant l’heure dites en croyant que tout un chacun devrait suivre les sacro-saintes règles comme si il s’agissait de mantra divins.
Soit le chuunin à l’entrée s’est trompé de salle et je vais avoir droit à un moment embarrassant.
Pitié, faites que ce soit le moment embarrassant.
Cependant quelque chose me dérange quand même. La personne qui m’a répondu ne m’a pas vouvoyé. N’a pas répondu en question, comme si elle était surprise d’entendre quelqu’un frapper. Et surtout je n’entends aucuns bruits venant de l’intérieur.

Il y a des chances que la personne à l’intérieur soit bel et bien mon enseignant.

Meh. Ce n’est pas vraiment un problème au final. J’installe un sourire vainqueur aux lèvres. J’ajuste ma tenue… Hey. Je reste une femme hein. Bref. J’ouvre la porte et j’entre, croisant le regard de mon enseignant.
Je cligne des yeux.
Je me frotte les yeux.
Penchant la tête à l’extérieur de la salle je vérifie le numéro. 212. C’est le bon. Je rentre la tête de nouveau…
Je cligne des yeux. Je ressors.
Je compte jusqu’à trois puis j’ouvre la porte de nouveau. Oui. Il est toujours là.

Aïdan le « Magicien ». Aïdan le « Tueur ». Aïdan le « Il vous laissera crever dans une mission ».

Je cligne des yeux.
Je souris.
Mon sourire s’élargis à dévoiler des dents blanches. Impeccables.
Je finis par éclater de rire. Un rire franc et honnête. Ne montrant ni honte. Ni gène de rire devant mon futur enseignant. Je n’ai pas peur. Pourquoi ?
Si Aïdan ne me juge pas indigne à son premier regard cela devrait aller. Sinon… Peu importe ce que je ferais ou dirait. Je mourrais.
Bien sûr je ne le connais pas personnellement. Personne ne le connaît personnellement. Mais quiconque fait partie des rangs de Kiri depuis au moins un an à entendu parler du Magicien.
Personne ne peut dire le contraire. Je continue de rire.
Je le laisse me juger alors que je finis lentement par me calmer. Un petit ricanement m’échappe encore cependant. Cela m’amuse.

Je risque même de repartir de nouveau en voyant plusieurs chuunins passer près de la salle. Plusieurs fois. Toujours les mêmes. Curieux ou inquiets, ils sont suffisamment peu discrets pour que cela n’arrange pas mon cas.

Avec un clin d’œil dans leur direction je referme la porte doucement avant de me tourner vers le Magicien. Détendue. Inutile de me stresser. J’échoue, je meurs. Je réussis… Quelqu’un a déjà réussi avec lui ?

Meh. C’est à mon tour.

Je l’observe de loin. Peu discrète. Mais cela on s’en moque. Après tout c’est le but dans une première rencontre. On se jauge. On se mesure. On vérifie qu’on n’a pas fait une erreur.
J’ignore cependant quoi penser avec le Magicien.
De son apparence à sa façon de se tenir, j’ai l’impression qu’il veut être à la fois présent et absent de la pièce. Je ne peux pas le rater mais je ne peux pas non plus l’approcher.
Une pression.
Cela est ma première barrière à franchir. La première limite à passer. J’aime ça.
Je lui souris de plus belle. Je suis contente.

« Enchantée. » je fais une semi-révérence. Sans être moqueuse, elle reste joueuse. « Saeko Suzumi comme vous le savez déjà monsieur le magicien. » Je ris doucement. Inutile de cacher cette information. Même si c’est la seule information que je possède. « Je suis désormais votre élève on dirait. » S’il ne me tue pas. Je souris.

Je place mes mains sur mes hanches. Rejetant une mèche de cheveux blancs par-dessus mon épaule droite. Plaçant mes yeux émeraude dans les siens.
Imperturbables.

Je souris.


« Nombreuses sont les roses à avoir des épines… Méfiez-vous que ces dernières ne soient pas devenus de véritables lames… »

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mar 24 Juil - 3:56

Elle le voit, sort, rentre à nouveau. Saeko le connaît. Oui, c'est évident. Les marginaux tels que lui sont souvent plus connus que les gens normaux. Un marginal ? C'est sans doute uniquement lui qui se voyait comme cela. Elle rit. Elle rit ? Pourquoi ? Non, question inutile, elle a ris, il n'y a que cela qui compte. D'autres se seraient enfuis, auraient porté plainte, demandé un autre professeur. Elle non, elle se contente de rire. Puis elle rentre. Mal à l'aise peut-être ? Sa réputation le précède, et il s'amuse de voir cette même réputation écraser son élève, la guider, l'influencer. Il respire la mort, il le sait, et elle le sait. Oh, cela va être très amusant. Elle se présente. Zut. Elle dit des choses inintéressantes. Pour détendre l'atmosphère ? Pourquoi détendre une tension si jouissive ? Comment va-t-il l'appeler ? Par son nom, son prénom. Non. Mademoiselle. Oui, c'est très bien. Belle enfant ? Ce n'est pas mal non plus. Non, il faut un surnom qui inspire des situations délectables. Chérie. Non plus, il risquerait des ennuis (encore) avec la hiérarchie. Darling. Pas assez personnel, et beaucoup trop distingué. Honey. Oui, Honey est bien, cela lui va à ravir.

Une deuxième question intervient : le jeu d'esprit. Doit-il la piéger ? Ce serait tellement beau. Il risquerait de la tuer. Justement. Non. Le plaisir n'en ai que plus intense que s'il détruit ce qu'il a construit. Et pour ça, il faut construire. Oui, il allait la construire, la façonner. Peut-être à son image. Ce serait beau. Magnifique. Revenons à la réalité. Monsieur le magicien. C'est absurde, en plus d'être moche. Ça sonne mal dans sa bouche, dans une aussi jolie bouche. Vite, il pense à autre chose. Il faut poser les bases.

Aïdan – Appelle moi Aïdan, Honey.

Que faire maintenant ? La torturer ? Non, pas tout de suite. Il se redressa, après avoir jeter avec mépris le trognon de sa pomme. Puis se lécha les doigts de sa main un à un, guettant sa nouvelle élève du coin de l’œil. Oui. Qu'allait-il bien pouvoir en faire. Il n'avait jamais eu d'élèves. Peut-être un ou deux genins en mission... qui n'étaient plus là pour se vanter, mais ce n'était pas sa faute, ça. Une question gênante, qui la mettrait au défi. Oui, un test. Son enseignement serait de cette manière. Une série de défis, qui n'aurez qu'un seul but véritable : lui montrer que la vie ne se résume qu'à une série de choix, à savoir vivre, ou mourir. Les autres choix sont secondaires.

Aïdan – Alors, Saeko Suzumi, crois-tu que je ferais un bon professeur?

Alors, Saeko Suzumi, vas-tu vivre, ou mourir ?

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mar 24 Juil - 13:26

Je hausse un sourcil en faisant une légère moue. Croisant les bras. Je ne m’appelle pas « Honey » mais « Saeko »… Ah ouais. Il doit s’en foutre en vérité.
Et ce n’est pas comme si ça changerait quoi que ce soit si jamais je lui rappelais mon prénom. Au mieux il m’ignore, au pire il m’éventre.
Je tiens à mes organes. Honey ce sera donc.
Je retiens un rire.
D’après les rumeurs il est excentrique, égocentrique, un peu fou aussi… Je vais peut-être finir par les croire ces rumeurs. Pas qu’il n’y a pas une certaine forme de vérité dans ces propos, il suffit de voir sa tenue après tout… Mais je me demande si il n’existe pas « plus » à ces rumeurs.
On n’est pas qui on est sans bonnes raisons.
Ou au moins une double-personnalité.

Je retiens un rire.

Je le laisse m’observer, regardant sans vrai passion le trognon de pomme. Ça me donne faim. Par contre je croise doucement les bras devant ma poitrine, pas qu’il y ait grand-chose à voir mais il paraît que c’est un pervers.
Et je préfère rester habillée encore un moment, merci beaucoup.
Quelque chose me dérange dans sa façon de me regarder cependant. Je n’arrive pas à savoir s’il veut me manger, me tuer, ou simplement me laisser là. Difficile à dire. Peut-être un mélange des trois ? Ce n’est pas des plus rassurants.
Pourtant je continue de sourire.
Pas pour me montrer arrogante, ou cacher mes émotions, comme si je pouvais arriver à faire ça… Mais plus que la peur que je ressens, plus que le malaise qui se déplace en vague dans mon estomac, plus que tout ça…
Je suis amusée.

Mon sourire s’élargis.

Sa question me prend un peu au dépourvus. Question bizarre. Et surtout la réponse peut… La réponse va, plutôt, être dangereuse pour moi.
Cela aurait été n’importe quel chuunin instructeur… Il aurait suffi de lécher les bottes dans le bon sens.
Mais voilà, c’est le Magicien.
Si je me mets à lui lécher les bottes il serait capable de me les enfoncer au fond de la gorge pour me les faire avaler, et sans mâcher.
Je le regarde.
Ferrait-il un bon enseignant ? Je dirais que oui. Peut-être. Probablement. En tout cas il m’apprendrait à survivre, et à supporter un peu tout et n’importe quoi…
Mais est-ce que ça suffit à en faire un bon enseignant ?
Oh. J’ai ma réponse.

Je le regarde droit dans les yeux. Souriante comme la chatte qui aurait mangé le canari après l’avoir trempé dans la crème « Non. » Pas plus. Cela suffira.
S’il veut que je développe il devras demander.
Et puis cette réponse suffit. Ce n’est pas un bon enseignant. Mais ce sera un excellent maître de la survie.

C’est plaisant.


« Nombreuses sont les roses à avoir des épines… Méfiez-vous que ces dernières ne soient pas devenus de véritables lames… »

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mar 24 Juil - 14:16

Non. Juste non. Elle avait répondu non. Seulement non. Un frisson le prit, partant du bas du dos pour remonter jusqu'à sa nuque. Il sourit, retenant un rire de plaisir.

Aïdan – Bonne réponse.

Oui, c'était une bonne réponse. À partir du moment ou cela le distrayait, c'était une bonne réponse. Une autre question ? Non, il n'a pas le droit de tricher. Même dans son propre jeu. De l'arrêter, oui, quand cela ne lui plaît plus. Mais Honey se révélait intelligemment distrayante, et amusante. Elle rit, et sourit à tue tête. S'amuse-t-elle également de la situation ? Si c'était le cas, quelles étaient les probabilités que cela arrive, que Aïdan tombe sur un élève aussi proche de lui ? Il se lécha les lèvres. Revenons au jeu. Une bonne réponse... qu'a-t-elle gagné ? Il est son professeur, il se doit donc de lui enseigner. Une technique ? Non. Si. Il n'a jamais enseigné qu'à lui-même. Comment fait-on ? Oh, il trouvera bien le moyen d'éduquer, encore une fois, à sa manière. Il sort une pomme. Et lui lance. Va-t-elle la rattraper ? Oui, bien sure. Elle a un minimum d'entraînement. Oui, un minimum. Quand on vise l'excellence, on ne peut pas se contenter du minimum. Sauf quand on est un génie, comme lui. En est-elle une ? Peut-être un potentiel qui ne demande qu'à être révélé. Il en frémit de joie. En lui lançant une pomme, il frémit de plaisir. Quelle étrange élève.

Il lève l'index en la regardant, l'air amusé.

Aîdan – Tu as gagné une technique, Honey. Choisis laquelle.

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 9 Nov - 18:29

Aïdan alias Jin' : +23exp
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Un oiseau sur votre épaule
» Un oiseau qui chante....
» Quel est votre caractéristique préférée ?
» Le patronus de votre personnage
» L'oiseau messager

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Académie de Kiri-