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 Un oiseau sur votre épaule

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Soujuu Aisu
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MessageSujet: Un oiseau sur votre épaule   Lun 23 Juil - 23:02

Un oiseau sur votre épaule


C'est l'estomac rempli de délicieux ramens que je repris tranquillement la route de mon appartement.... Si seulement, j'avais fait un plus attention au chemin que j'avais pris en venant ! Le village était un vrai dédale de rues et de petites ruelles sombres, impossible de retrouver ce foutu appartement !

De plus, la nuit avait complètement transformé le village et le brouillard n'avait pas arrangé les choses. Pas moyen de retrouver les bâtiments que j'avais aperçu durant la journée en venant accompagné de Kyuushi Yaiba.
N'ayant pas envie de passer pour un boulet dès ma première journée au village, je me refusa à demander mon chemin aux villageois ou, encore pire, aux autres ninjas !

C'est donc ainsi, que j’errai pendant pratiquement une heure sans oser demander mon chemin. Il y avait tellement de brouillard que je suis sans doute passé à coté de mon appartement plusieurs fois sans même m'en apercevoir. Heureusement, quelque chose me détourna de ma pitoyable quête de mon appartement...

Est-ce que ce brouillard va s’arrêter un jour ?! Je craque ! Tant pis pour ma réputation, il faut que je demande mon chemin à quelqu'un !

Au moment où cette pensée me traversa l'esprit, j'entendis un cri perçant venant du ciel. Le brouillard m’empêchant toute visibilité sur l'origine du cri, je ne pu que regarder bêtement en l'air, les sens toute fois aux aguets.
Quelques minute s'écoulèrent sans aucun autre changement et je me remis donc à marcher en me disant que cela ne devait être qu'un oiseau ne trouvant pas le sommeille.

Il ne fallu pas très longtemps à la chose dans la ciel pour me contredire ! En effet, celle-ci se projeta dans mon dos tout en criant. Grâce à l'entrainement de mon grand-père je réussi à esquiver une partie de l'assaut en me jetant sur le coté.
Tout en mettant machinalement la main sur la griffure de mon épaule, je pu mieux apercevoir mon adversaire qui n'était autre qu'un oiseau de taille moyenne portant un rouleau sur la patte gauche.

Il s'était posé sur un tonneau et me regardais maintenant bizarrement... enfin, c'était la première fois que je voyais un oiseau de ce genre. Que pouvait faire un oiseau comme ça ici et à cette heure ? En regardant plus attentivement sa patte gauche, je me souvint qu'une fois, mon grand-père avait reçu la visite d'un autre oiseau possédant lui aussi un rouleau sur une de ces pattes et il m'avait alors expliqué que les oiseaux sont le moyen de communication des villages ninjas.

C'est à ce moment qu'il choisit de lancer le deuxième assaut, cette fois-ci, j'étais prêt à le recevoir et grâce à un mouvement plus ou moins vif et gracieux je réussi à éviter l'attaque et à le maintenir au sol. Ignorant ces coups de becs et de serres , je déroula le parchemin et pu enfin lire son contenu.

" Cher shinobi, vous êtes convoqués immédiatement à l'Académie. veuillez vous rendre au secrétariat."

Apparemment, cela commençait plutôt que prévu ! Moi qui pensait pouvoir encore dormir tranquillement, c'était raté.
Bien que débarrasser de la quête de son lit, le problème restait le même... où se trouvait cette fameuse académie ??!

Comme pour répondre à ma question, le brouillard s'était un peu estompé durant le "combat" et me dévoilait maintenant un énorme bâtiment portant le nom d'Académie. La chance me souriait enfin, plus besoin de faire encore une fois le tour du village !

L'oiseau profita de ce moment de répit pour s'envoler non sans me casser les tympans au passage. Pourquoi a-t-il fallu qu'ils choisissent un oiseau avec un cri aussi strident comme moyen pour transporter les messages ?!

Le bâtiment était assez impressionnant et dégageait une aura plutôt glaciale. Je poussa malgré tout la porte de l'Académie pour arriver dans une pièce assez vaste mais totalement vide, ce qui renforça la sensation que j'avais eu en entrant. Il n'y avait personne et cela me rendis un peu anxieux sur la suite des évènement.

N'ayant rien à faire à part attendre, je m'assis sur le sol, dos contre un mur et je patienta seul face au vide de la pièce. Mon grand-père m'avait enseigné que la patiente était une vertu et que toute grande personne se devait de posséder. Malheureusement, j'avais souvent tendance à m'endormir durant ces séances de méditation où il m'apprenait celle-ci...

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 26 Juil - 2:41

Sacha – Tu es debout?

Elle s'approcha de son mari qui regardait par le fenêtre, en l'enlaça dans le dos, déposant un baiser sur son épaule massive. Les yeux amoureux, elle regarda la vue qu'offrait l'océan. Un appartement de chuunin offrait certains avantages.

Sacha – Encore tes insomnies?

Oui, c'était probablement ça. Hughes avait du mal à dormir. Et cela depuis qu'elle le connaissait. Ce n'était pas pour ce nouvel élève qui lui était assigné. Non, cela ne le faisait pas stresser. C'est une cause bien antérieure à leur rencontre, dont il ne voulait pas parler. Il ne parlait pas beaucoup, c'était vrai. Mais la gentillesse se lisait dans son regard, sur son visage. Il n'avait jamais eu un mot de travers, était patient, doux, même. Elle, elle avait abandonné sa voix de shinobi pour mieux éduquer leur fille : Grisha. Il voulait un nom qui ressemble à la mère, pas au sien. Sa famille ne lui accordait plus d'importance, il ne voulait plus en lui donner. Son bras se leva pour caresser celui de sa femme.

Hughes – Tu devrais allez te recoucher. Ne te tracasse pas pour moi, va.

Comme d'habitude, faire passer les autres avant. C'était à la fois sa plus grande qualité, mais également son plus gros défaut. Car il pouvait se montrer d'une gentillesse et d'une serviabilité extrême, mais du coup, il s'oubliait. Il n'y avait qu'un endroit où elle l'avait déjà vu en dehors de cette aura duveteuse qui l'entoure : le terrain d'entraînement, et le combat. Son mari la toisait de plusieurs dizaines de centimètres. C'était un géant de la nature. Il n'était pas originaire de Kiri, mais il est fort probable qu'il soit issu d'une famille de marins, vue la carrure. Un mètres quatre-vingt seize pour cent dix kilos. Rien que ça. C'est tout cette masse de muscles, contrastant avec cet air gentil, presque ingénu, qu'affiche son visage, qui avait convaincu Sacha de l'aimer. Et elle n'avait pas été déçue, elle s'était mise à l'aimer, et après l'annonce de leur enfant, ils s'étaient mariés. Étonnamment, au lieu d'avoir un style de combat lourd, massif et puissant, il était incroyablement vif et précis dans le maniement des armes. Il surprenait d'ailleurs toujours ses nouveaux adversaires, mais acceptait tout aussi bien la victoire que la défaite. Elle alla donc se recoucher.

C'est une odeur de pain grillé qui la réveilla. Elle enfila rapidement un tee shirt trop grand pour que cela soit descend, et sortit de la chambre. Hughues était allé chercher du pain, et avait préparé le petit déjeuner. Grisha, assise sur sa chaise haute, mangeait déjà goulûment. Quand elle vit sa mère, elle la gratifia d'un énorme sourire affichant deux dents de lait de moins.

Grisha – On'our mama!

Cela faisait quelques jours qu'elle avait commencé à parler. Son premier mot avait été « Huheu », pour dire Hughes. Ils avaient convenu qu'elle devrait les appeler par leur prénom, pas par les célèbres maman et papa. Malgré une nuit mouvementé, Hughes n'affichait aucune cerne, et la gratifia lui aussi d'un sourire, avant de l'embrasser.

Hughes – Bonjour Sacha. Bien dormi?

Grisha – Oui. Encore mieux si tu étais venu.

Hughes – J'ai attendu que tu te lèves, mais je vais être en retard. Passez une bonne journée. Je rangerai quand je rentrerai.

Un baiser plus loin, Hughes avait déjà enfilé son gilet de chuunin pour aller rejoindre l'académie. Aujourd'hui : nouvel élève. Tisser de nouvelles relations. Il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir lui apprendre. Son premier élève. On ne peut pas dire qu'il ait eu un parcours des plus conventionnels. Arrivé à l'âge de seize ans, surpassant par sa taille et son poids les autres ninjas, il avait commencé au bas de l'échelle, dans des classes où les élèves étaient beaucoup plus jeunes que lui. C'est pour cela qu'il avait travaillé dur : pour quitter cette ambiance juvénile. Entraînement sur entraînement, il avait monté son agilité et sa dextérité au même rang que sa force. Connu pour être un géant, il avait ensuite commencé à jouir d'une réputation de bon maître des lames. Il n'acceptait cependant pas les défis, car se battre était pour lui un dernier recours, pour protéger le village, et donc sa famille.

Sur la liste des prof/élèves faîte pour l'occasion, il avait vu qu'on en avait attribué une à Aïdan. L'académie était-elle folle ? S'il y avait bien une chose qui le mettait en colère, c'était les gens de la trempe de ce shinobi : naît pour faire le mal. Le sien était un nouveau, dont il n'avait encore vu le nom. Bon, il n'y a qu'un moyen de savoir de quoi il en retourne. Il se dirigea vers l'amphithéâtre 213. Avant de rentrer, il put sentir l'aura d'Aïdan. Son instinct lui disait de foncer le rétamer. Non, pas aujourd'hui. Il entra.
Il avait un gamin avec les cheveux blancs devant lui. Pas un Aisu, il avait l'air d'avoir la tête sur les épaules. Un Satsubatsu ? Non, il possédait un corps normal. Soit. Il déposa sa sacoche de cuir sur le bureau avant de se présenter.

Hughes – Salut. Je suis Hughes, et tu peux m'appeler comme ça. Alors... heeuu. Soujuu ? Ryoku?

Il attendit la réponse, désolé de ne pas savoir distinguer son prénom de son nom, mais ne s'attarda pas sur la question.

Hughes – Quel est ton nindô?
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 26 Juil - 13:28

La lune était rouge sang et tout était teinté de cette couleur rouge comme si elle collait aux murs.... J'étais debout au milieu d'une gigantesque pièce vide dont on ne pouvait même pas voir les murs. L'air était lourd, j'avais du mal à respirer et je mon malaise commençait à croitre. Pour parfaire le tout, il y avait comme un rire horrible tout autour de moi. Un de ces rires presque inhumains qui te font froid dans le dos.

Je me réveilla de ce cauchemar au moment où une pomme rentra au contact avec ma tête. Je ne sais pas si j'étais totalement réveillé mais il m'a semblé encore entendre le même rire que dans mon cauchemar venant des escaliers. Si c'était une farce, elle n'était pas très drôle ! Du même coup, je frissonnais qu'un shinobi était capable de rentrer dans mes rêves et de les modeler à souhaits.... et il devait certainement ne pas être le seul !

Je me remis de mes émotions et observa de nouveau la pièce dans la quelle j'avais dormi. C'était le matin, la pièce me semblait beaucoup plus accueillante qu'au soir. Il y avait cette fois-ci une personne à l'accueil et je me leva pour lui demander ce que je devais faire.

- Bonjour ! J'ai reçu un oiseau messager me disant de venir à l'Académie.

- 'jour, et tu es ? Il ne devait pas être du matin et détestait certainement qu'un gosse vienne lui demander un renseignement aussi tôt.

- Soujuu Ryoku.

Il consulte une liste quelque instant et écrit quelque chose au bout d'une ligne.
- salle 213. il voit mon air désespéré et rajoute : Deuxième étage, au fond du couloir, à gauche.

- Merci beaucoup !

Je suivi les instructions à la lettre et m’arrêta à la porte 212 dont la porte était encore ouverte. Curieux, je jeta un petit coup d’œil. Une fille très belle qui devait avoir pratiquement le même âge que moi était prise d'un fou rire... ouf, il ne ressemblait en rien au rire de mon cauchemar. Celui là était plus joli mais bizarrement calculé.... drôle d'impression. Elle se tenait en face d'un homme adulte qui dévorait une pomme. Il aurait pu paraître banal si il ne m'avait pas jeté ce regard et ce sourire ! Je n'avais jamais vu un sourire qui dégageait une tel envie de meurtre ! Je déguerpit rapidement pour me mettre hors de portée de cet homme dangereux. Comment cette fille pouvait elle rire devant un type comme ça ?

Laissant ces questions pour plus tard et me promettant de revoir cette fille étrange, j'entrai dans l’amphithéâtre 213 qui était plutôt petit. J'étais le seul à l'intérieur et je me remis à patienter assis sur une des chaises.

Heureusement, je ne du pas attendre trop longtemps cette fois-ci car un véritable géant entra une dizaine de minutes plus tard. Il avait une carrure impressionnante et me dépassait de quelques têtes, il devait faire dans les deux mètres faciles. Il commença par me regarder et déposa sa sacoche sur le bureau. Je profita de ce moment pour me relever et lui faire face.

- Salut. Je suis Hughes, et tu peux m'appeler comme ça. Alors... heeuu. Soujuu ? Ryoku?

Contrairement à l'autre instructeur, il dégageait une aura de gentillesse malgré se carrure. Comme disait mon grand-père, il ne faut jamais se fier aux apparences.

- Bonjour, enchanté de faire votre connaissance. Vous pouvez m'appeler Soujuu.

- Quel est ton nindô?

Après un court moment d'hésitation sur la notion de nindo, je dis avec conviction :
- Je sais que le chemin sera rude mis je veux restaurer l'honneur des dojos et faire revivre l'âge d'or du kido !

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 26 Juil - 14:39

Il rit d'un rire fort et franc.

Hughes – C'est honorable, mais mieux vaut ne pas le répéter à n'importe quel shinobi.

Ce serait donc Soujuu. Voilà un mystère d’éclairci. Par contre, la réponse au nindô était inattendue. Effectivement, les ninjas et les samouraïs étaient depuis longtemps rivaux, voire ennemis. Mais il voulait rétablir cela. Un projet ambitieux. Hughes pensait que si cet élève le menait à terme, les samouraïs et les shinobis pourraient vivre en paix. Soujuu a décidé de suivre une voie aussi honorable que difficile. De l'ambition à revendre, il aimait cela.

Hughes – Bien. Je veux te connaître avant de t'enseigner quoi que ce soit. Alors dis moi, comment tu vois ta vie prochainement?

Effectivement. Hughes était bien placé pour savoir qu'à un certain niveau, le maniement des armes ninjas était mortel, et procurait un énorme pouvoir. Un pouvoir qu'il ne voulait cependant pas donner à n'importe qui. D'abord il voulait savoir si Soujuu en était digne. Sinon, il commencerait pas une éducation morale plutôt que physique, comme on les lui avait décrit, ou dont il avait profité. Un esprit sain dans un corps sain ne veut pas forcément d'être en forme physiquement et mentalement. La bonté, le bien, l'empathie sont synonymes d'un esprit sain. Pas comme l'autre Aïdan. Et pourtant, tellement puissant à ce qu'on disait. Il serra les dents à la pensée de ce shinobi, puis se détendit à nouveau : ce n'était pas une attitude à adopter devant son nouvel élève.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 26 Juil - 15:50

– Bien. Je veux te connaître avant de t'enseigner quoi que ce soit. Alors dis moi, comment tu vois ta vie prochainement?

Je sentais que cette question bien que simple pouvait être crucial pour mon avenir donc je pris un peu de temps pour y répondre. Je n'y avais jamais vraiment pensé mais c'était une bonne question. Qu'est-ce que j’attendais vraiment de kiri ? Qu'il me délivre toutes ses connaissances pour ensuite voyager pour faire la rencontre de samouraï ou du moins ce qu'il en reste ? Non, c'est encore trop tôt pour penser à ça. Il faut quelque chose de plus proche. Ah ! J'ai trouvé quoi lui répondre.

- Pour l'instant, suivre votre enseignement, m'entrainer, aider le village en réalisant des missions simples. Mon grand-père évoquait souvent la force et la sagesse des plus grands maîtres de l'ancien kido. Plus tard, je voudrais les égaler autant au niveau puissance et techniques de combat que sagesse car je sais que le force ne résout rien. C'est un des premiers préceptes qu'il m'a appris.

J’espérais avoir répondu correctement et le plus sincèrement possible.


MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 27 Juil - 17:39

C'était une réponse. Une réponse franche et honnête, même. Hughes aimait la franchise. Son élève partait donc déjà d'un bon point. Il put également noter l'allusion au grand père de son élève. Un homme respectable, car il était respecté par son petit fils, que ce soit pour sa façon d'être ou son enseignement. Un homme de valeur, qu'on peine parfois à trouver de nos jours. Hughes pensa à son propre grand père. Il sourit, cette ère était révolue. Il l'avait révolue. Il toisa son élève. Non, il n'était pas très gros.

Hughes - Dis moi, sais-tu comment faire une arme?

Il attendit la réponse de son élève, et acquiesça, le visage grave.

Hughes - Bien. En as-tu déjà faîte une? C'est une chose de manier des armes, mais il faut connaître le travail qu'il y a derrière.

Plus tard, Soujuu comprendrait que des kunaï ou que les autres armes n'étaient pas de simple bout de métal, comme les non initiés s'en servaient. Mais que chacune avait son histoire et une aura spécifique, et qu'elles devaientt être choisie et utiliser en conséquence, avec attention. Effectivement, Hughes aimait connaître ses armes. Non pas comme un shinobi connaît son matériel, mais plutôt comme on connaît des soldats. Oui, des soldats : acérés, intransigeants, mais aussi fragile et à double tranchant. Cette voix était dangereuse, mais Soujuu pouvait très bien l'approcher. Après tout, Hughes l'avait bien fait, non?
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 27 Juil - 18:03

Son sourire m'apaisa, un vrai sourire. Pas un sourire comme l'autre instructeur, celui-ci n'avait pas d'intention caché. Ma réponse avait du lui convenir.

- Dis moi, sais-tu comment faire une arme?

- Je connais seulement les gros traits du travail de forgeron, mon grand-père n'avait pas pris la peine de m'en expliquer les principes. Seulement de respecter mes armes et de ne pas les utiliser inutilement et à mauvais escients.

Il prit un visage grave, il commençait à devenir sérieux.

- Bien. En as-tu déjà faîte une? C'est une chose de manier des armes, mais il faut connaître le travail qu'il y a derrière.

- Non, je n'en ai jamais fait. Je dois avouer que je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. Pourquoi est-ce aussi important de connaître cela ?

Peut être va-t-il commencer par m'apprendre à forger mes propres armes ? J'avais entendu dire que c'était un travail de longue haleine où il régnait une chaleur étouffante et le seul forgeron que j'avais aperçu était taillé dans le même roc que Hugues. Forger une arme ou des outils devaient mettre le corps à rude épreuve. Je n'avais pas spécialement peur de travailler dur, j'étais surtout excité de mettre mon corps à l'épreuve et d'apprendre de nouvelles choses.

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 27 Juil - 18:50

Il n'avait donc jamais forgé d'armes. Pourtant, ce dur labeur en disait long sur leur respect et leur maniement. Comment après des heures passées à la forge, on ne pouvait pas ensuite y repenser quand on voyait une arme? Et surtout, cela permettait de reconnaître les bonnes armes, et d'ainsi estimer ou approcher tout le temps qu'il avait fallu pour l'achever.

Hughes - Très bien. Dans ce cas, on va commencer par le début. Suis moi.

Il reprit sa sacoche en cuir qu'il arrangea sur son épaule massive, puis sortit de l'amphithéâtre. Sur le chemin, il rencontra un autre professeur qui l'appela pour le saluer. Il lui répondit par un signe de tête. Pas le temps de parler, il fallait qu'il s'occupe de son élève. Il l'emmena dans d'autres quartiers. Pas mal famés, non, mais on voyait bien qu'ici, entre les habitants militaires, les autres commerces s'étaient construits à la sueur du front. Pas ses privilégiées de clan qui habitaient dans des maisons construites par d'autres, comme on pouvait voir à Konoha. On était près de chez lui. Il entra dans une forge. Il en possédait la moitié... Cela avait été un concours de circonstances. Il s'entendait bien avec le forgeron, mais ce dernier avait du mal à finir ses mois. Du coup, il lui avait acheté une part, et les bénéfices étaient tout bonnement divisés par deux. C'était mieux.

Ator - Salut Hughes.Il toisa le Soujuu de haut en bas. Qu'est-ce que tu nous ramènes?

Plus petit, il adoptait tout de même une bonne carrure du à sa fonction. Mêmes si ses paroles pouvaient être méprisantes, un ton franc et une mine buriné par le temps ne pouvait pas trop laisser penser à méchanceté. Quoique c'était l'opinion que s'en était faîte Hughes à force de le connaître. Venant de Soujuu, il pouvait paraître trop dur, et ressemblaient à ces anciens personnages, qui éduquaient à la dure pour mettre toutes les chances du côté de ses enfant. Un homme qui ne se laisse pas faire, et qui n'aime pas trop qu'un plus jeune le contredise.

Hughes - Je te présente Soujuu. Soujuu, je te présente Ator. Cette forge lui appartient. Je vais apprendre à Soujuu à forger. Avant de lui apprendre à se battre.

Ator - Ah. Bah va déjà falloir qu'il prenne du poids, hahaha. Profite de la forge, j'ai une livraison. Et tandis qu'il s'éloignait Aaaah... ces ninjas.

Même s'il ne le montrait pas, il était d'accord avec le point de vue de Hughes. Ce dernier le savait. Quant aux shinobis, tout le monde était d'accord pour dire qu'ils étaient la base de l'économie des forges de Kiri.

Hughes enleva son haut, dévoilant un corps encore mieux sculpté qu'on ne pouvait l'imaginer. Il s'étira le dos avant de le faire craquer, fit de même avec ses épaules, et invita Soujuu à faire de même. Devant lui, le four était encore éteint.

Hughes - Alors. Une idée de comment cela fonctionne?
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 27 Juil - 21:01


Le quartier où se trouvait la forge était un quartier commerçant. J'y étais déjà allé quelques fois pour acheter certaines ressources qu'on ne obtenir qu'en ville et pour prendre les commandes de grand-père. J'avais même plusieurs fois observé de loin les armes étalées sur le comptoir de la forge. Je les trouvaient fascinantes, mortellement fascinantes...

Hughes me présenta à son ami forgeron. Il était plus petit mais tout aussi trapu que lui. Peut être un plus bourru aussi. Apparemment il me trouvait trop maigre pour le métier. C'est vrai que j'avais toujours été maigre comme un clou mais je ne suis pas dépourvu de muscles pour autant. Mon grand-père m'avait fait adopter également un entrainement physique quotidien en même temps que la méditation. Pendant deux ans, il m'a entrainé ainsi. C'est pas la fabrication d'une malheureuse petite arme qui va m'abattre !

J'imitai mon maître et j'enlevais donc le dessus de mes vêtements pour ne pas trop souffrir de la chaleur étouffante de la forge.

- Alors. Une idée de comment cela fonctionne?


Devant moi s'étalait tous le matériel nécessaire à une forge. Je savais que pour modeler le métal et lui faire prendre la forme souhaitée, il fallait commencer par faire fondre le métal en le portant à très haute température. Ensuite mettre le métal dans un moule pour qu'il prenne la forme puis.... le reste était un mystère pour moi. Laisser l'épée reposer pendant plusieurs heures peut être ?

- Je dirais : premièrement, faire fondre le métal en le portant à très haute température grâce aux braises et au soufflet. Ensuite, mettre le métal liquide dans le moule pour qu'il prenne la forme désiré pour après... Je préférais encore ne rien dire que dire n'importe quoi et passer pour un idiot.
- Après, je ne sais pas exactement. Juste qu'il faut que le métal refroidisse.


MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 27 Juil - 22:31

Le chuunin ria franchement de son rire grave.

Hughes - C'est comme ça qu'on fait normalement, oui.Il se passa la main sur le village. Mais ici, on n'est pas assez grand pour avoir une chauffe capable de fondre le métal. À moins de maîtriser le katon, mais ça court pas les rues.

Effectivement, ici, c'était un peu moins facile de donner sa vrai forme à une arme. Pour les kunaï, ils achetaient à une forge plus grande (la forge qui avait le monopole, d'ailleurs) des kunaï dont seul le manche était fait. Il en sortit un. Le haut, qui devait être la lame, était encore une lamelle de métal de vingt centimètres sur quinze, épaisse de trois. Les plus petites forges s'occupaient de travailler la lame, ce qui leur permette, malgré la sous-traitance, de conserver un certain contrôle qualité bénéficiant à leur renommée.

Hughes - Mais pour des armes plus originales, comme les épées, la première étape, c'est de la définir. Il s'assit sur l'enclume. Tu dois savoir ce que tu veux, pourquoi tu la veux, et quelle sera son utilité. Cela va déterminer le métal employé, sa forme, son poids, sa dureté, sa flexibilité. Penses-y. Mais pour le moment, il faut que tu éduques ton oeil. Et pour ça, il n'y a que l'expérience. On peut donc commencer par un p'tit kunaï, dont tu connais la forme et les caractéristiques.

Il se remit debout, et mis des charbons imbibés d'huile qu'il recouvra d'une dose massive de charbon. Il fit signe à Soujuu de regarder dans le four. À l'intérieur, toute la partie avant était encore blanche, cassées, qui devait être la couleur d'origine de la pierre. Derrière, avec la chaleur et les flammes, elles avaient noirci. Et au milieu, devant le charbon préparé, on pouvait voir une pierre rouge, de gré.

Hughes - Tu vois la pierre rouge, là bas? Le brasier ne doit jamais la dépasser.

Il jeta ensuite une allumette dans le feu, qui prit doucement. Après quelques minutes, quand les charbons commençaient à devenir des braises. C'était le moment de pomper sur l'énorme soufflet, greffé à la cheminée. Il rajouté encore des braises dans le feu, et les repoussa avec l'outil adéquat derrière la pierre de gré. Il lui montra ensuite une pince.

Hughes - Tu vois, tu prends ensuite la kunaï qui de demande qu'à être terminé, et un des marteaux. Il montra tout un pan de la forge avec différents marteaux, de par leur taille et leur forme. Puis tu la travailles, et tu l'as remet au feu. Tu la travailles deux centimètres seulement par sortie, parfois moins. C'est laborieux. C'est pour ça que les fonderies coulent des kunaïs, c'est pas rentable pour une forge, niveau temps. Et ce n'est que la première étape..
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Sam 28 Juil - 14:24

J'observais avec attention toutes les explications de mon Senseï. J'ignorais complètement qu'il pouvait y avoir des forges encore plus grande que celle-ci. J'avais du mal à imaginer la chaleur nécessaire pour faire fondre le métal tellement la température a coté des braises étaient déjà élevé.

Le kunaï non terminé avait une forme vraiment étrange. J'imaginais un ninja lancer un kunai ainsi sur sa cible et que ce dernier ferme les yeux en attendant la mort avant de se rendre compte que le kunai n'était pas pointu. Cette scène me fit rire intérieurement et me détendit un peu.

Apparemment le travail de forgeron était aussi laborieux qu'il en avait l'air. On voyait à peine chaque modification apporté par les coups de marteaux. Malgré cette lenteur, après une dizaine de coups de marteaux bien placé, on pouvait commencer à percevoir la forme du kunaï à travers le bloc de métal.

C'était éprouvant mais on devait ressentir une certaine fierté à avoir fait ses armes de ses propres mains. De plus, si l'arme venait à être cassé au beau milieu d'un combat, on ne pouvait s'en prendre qu'a sois même.

- ...Et ce n'est que la première étape..

Il ne suffisait donc pas de bourriner à coup de marteau la lame, j'avais hâte d'apprendre la suite de la fabrication.
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Dim 29 Juil - 2:09

Petite pause XP, vous l'avez méritée.

Soujuu : + 13XP
Hughes (alias Jin') : + 33XP

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 2 Aoû - 14:36

L'étape suivante du schéma classique de la forge était faîte pour rendre la lame plus tendre, afin de l'aiguiser sur les bords. C'est ainsi qu'on arrivait à donner la forme de l'épée : plus épaisse au centre, plus fine (pour plus tard, être plus tranchante) sur les extrémités. Le jeunot ne s'en sortait pas trop mal. Ses coups de marteau étaient faibles, mais il semblait s'en être rendu compte, et redoublait d'effort pour améliorer la qualité de son kunaï. Il y allait plutôt bien. Bientôt, la chaleur du four envahit toute la forge, faisant suer à grosse goutte n'importe qui qui faisait un effort. Cela ne manqua pas sur Soujuu. Quand le kunaï commençait à ressembler à un une arme digne de ce nom, mais encore un peu maladroite, Hughes jugea qu'il était temps de passer à l'étape suivante. Son kunaï ne serait pas de bonne facture, mais le but n'était pas de faire une arme parfaite dès le commencement. C'était lui montrer la façon dont on fabrique ses propres armes.

Hughes - Bon. Une fois le forgeage terminé, on passe au Recuit. Tu prends ta lame, la chauffe, puis la laisse refroidir. En général, on accorde vingt-quatre heures de refroidissement. Plus elle refroidit lentement, mieux c'est. De cette façon, le métal se fait plus tendre, et donc plus facile à aiguiser.

Mais cette étape nécessitait une force de chauffe plus grande. Il mit quelques braises imbibés d'une huile made in Konoha, capable de brûler à de grandes températures, diminua le diaphragme de la cheminée et donna quelques coups de soufflets. Quand Soujuu ressortit le kunaï à son signal, ses bords étaient rougeoyant. Ce rouge vif, si fascinant. Hughes indiqua l'endroit où la laisser refroidir, et monta dans les appartement d'Ator. Il en redescendit avec deux gros sacs : deux hamacs pliés. Il en envoya un fortement dans la poitrine de Soujuu, sous-estimant peut-être sa propre force : tout le monde n'était pas de la même trempe que lui. Cependant, le jeune genin ne se laissa pas surprendre, et le rattrapa.

Hughes - Trouve toi une place. On ne va pas éteindre le feu, mais rester pour surveiller la place.

Les poutres de la charpente de la forge offraient une multitude de possibilités pour accrocher le hamac. Il le déplia, fit vite deux noeuds de chaise, et se mit dedans, après avoir déposé la deuxième couverture près de Soujuu, vérifiant qu'il arrivait bien à faire son trou pour la nuit.

Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 2 Aoû - 15:30

[HRP]cela va faire un peu tâche pour la continuité de ce rp mais je vais essayer de le faire à la troisième personne[/HRP]

La forge était devenue une véritable fournaise comme on pouvait s'y attendre. Pendant un long moment qu'il lui parut une éternité, on n'entendait que les coups de marteau sur la lame aux éclats oranges vifs. Ce bruit...inlassablement... Soujuu finissait par ne plus entendre que lui. Il couvrait tout autres sons qui pouvaient émaner de l’extérieur, comme si les battements de son cœur s'étaient calqués dessus.

La chaleur était telle qu'à chaque mouvement de marteau, la sueur tombait à grosses goutes sur le sol de la forge. Le travail était épuisant. Plus que n'importe quel travail ou entrainement qu'il avait pu effectuer jusqu'à ce jour.

Le kunaï prenait forme petit à petit, coup par coup sous l’œil attentif du géant. Soujuu ne voyait qu'une chose, ne pensait qu'à une seule et unique chose à cet instant. Ce bout de métal que n'importe qui aurait jeté dans une poubelle et pourtant, à cet instant, il incarnait tout pour lui. Ses ambitions, ses peurs d'échouer et de décevoir son grand-père mais également sa fierté. Il n'avait jamais ressenti ce sentiment auparavant. Celui qu'on obtient après avoir mené une tâche à bien ou d'avoir construit quelque chose.

Il sortit de cette transe brusquement quand Hugues lui dit qu'il pouvait arrêter et passer à l'étape suivante.

- Bon. Une fois le forgeage terminé, on passe au Recuit. Tu prends ta lame, la chauffe, puis la laisse refroidir. En général, on accorde vingt-quatre heures de refroidissement. Plus elle refroidit lentement, mieux c'est. De cette façon, le métal se fait plus tendre, et donc plus facile à aiguiser.

Il lui fallu un moment pour retrouver ses esprits et assimiler les paroles de son Senseï. Son bras droit vibrait encore au rythme du marteau et était passablement engourdi. Il souffrirait sans-doute le lendemain mais ce serait le signe qu'il progresse et qu'il devient plus fort. Il profita du répit pour observer la lame, le kunaï était clairement visible mais on voyait bien que c'était un travail d'amateur. Il espérait juste ne pas avoir déçu Hughes.

L'étape suivante était donc de laisser la lame refroidir durant une journée pour obtenir une lame plus facilement maniable. Après avoir déposé la lame sur un support adéquat pour qu'elle repose la nuit, Hughes partit à l'étage pour chercher 2 hamacs, il en envoya un de manière plutôt brusque à son disciple qui le rattrapa malgré tout sans trop de peine. Apparemment ils allaient rester tous les deux là cette nuit.

- Trouve toi une place. On ne va pas éteindre le feu, mais rester pour surveiller la place.

Soujuu choisit une place assez éloigné du feu pour ne pas trop souffrir de la chaleur tout en se mettant dans un coin de la pièce pour pouvoir en surveiller l'entièreté. Le hamac était plutôt confortable, la température agréable et il était épuisé par le forgeage... Il ne fallait pas beaucoup plus pour qu'il commence à somnoler et il commençait déjà à confondre rêve et réalité....

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mer 8 Aoû - 19:14

La matinée arrivait tôt, à Kiri. Mais elle était atténuée par le brouillard. Ce brouillard typique du pays de l'eau. Hughes se souvenait que certains forgerons prétendent que ce brouillard permettait de refroidir les lames avec une douceur, leur conférant une qualité qu'on ne pouvait trouver nulle part ailleurs. À ce tarif là, les différentes atmosphères régnant aux quatre coins du globe confèrent également des propriétés originales aux lames qui y sont forgées. Avant de se mettre à l'ouvrage, il fallait se restaurer. Déjà que le dîner avait été sauté la veille, au profit d'un apprentissage intensif. Soujuu dormait encore.... Hughes sourit en se demandant quelle serait l'intensité de ses courbatures.
Il sortit avec ce silence qui surprend tellement pour un homme de sa carrure, et ce n'est que dans la rue qu'il repassa sa chemise. Il alla chez lui informer sa femme de la suite des évènements et embrasser Grisha, puis revînt à la forge de son ami avec deux bentôs. Il réveilla Soujuu en donnant un coup dans son hamac, manquant de le faire se retourner, ce qui le fit rire de bon matin.

Hughes - Debout bonhomme, j'ai ramené à manger. Bien dormi?

Il lui tendit le bentô, et ils mangèrent en échangeant peu de banalités. L'un était peur bavard à son réveil. Hughes rangea les bentôs, et sortit la lame de la veille. C'était un kunaï grossier : pas encore prêt à l'emploi.

Hughes - L'étape suivante est l'affûtage. Faut aiguiser ça. Et si tu veux y graver quelque chose, c'est également le moment.

Il se rapprocha d'une grosse meule de pierre, qui tournait à l'électricité.

Hughes - On affûte les lames là dessus. Comme le métal a refroidi lentement, il se fait plus tendre, donc plus facile à magner. Mais d'un autre côté, il est aussi plus fragile, donc nécessite plus de soins. Il y a des affinités à développer avec chaque étape.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Jeu 9 Aoû - 13:54

Le silence régnait entre les deux hommes où seul le vent osait encore dire son mot. La rivière, les animaux, les arbres... tous se taisent dans l'attente d'une première action. Comme si le monde s'était arrêté et s'était concentré sur eux.

Ils se tenaient face à face séparé d'une petite dizaine de mètres. Le premier qui devait avoir la quarantaine avait plutôt une assez grande carrure, le genre de mec qu'on avait pas envie de chercher au premier regard. Son regard était dur et attentif au moindre mouvement de l'autre homme. Il portait une large épée qui devait être un zanbato. Elle avait l'air beaucoup plus puissante et lourde que les zanbato classiques que l'ont pouvait acheter à Kiri. On pouvait voir qu'elle était particulièrement usée, ce qui n’atténuait en rien sa puissance destructrice. Son porteur était logé à la même enseigne et portait une belle collection de cicatrices en tout genre. Pratiquement aucun espace de peau n'avait été épargné.

Le second, plus jeune, était de plus faible constitution et son corps était couvert par un épais manteau de telle sorte qu'il était difficile de deviner les contours de son corps. Seul ses yeux indiquait une résolution sans faille et une force latente presque sauvage prête à être libéré à tout instant. Il dégageait une aura effrayante bien que complètement dépourvu de mauvaises intentions comme celle d'Aidan mais plutôt celle que tu ressens à coté de quelque chose ou quelqu'un qui a la possibilité à tout moment de te tuer sans aucun problème. Il avait quand à lui comme seul arme apparente une lame étrange. Elle ressemblait beaucoup à l'outil utilisé par les paysans pour faucher le blé mais avec une lame beaucoup plus affutée et mortelle. Elle pouvait paraître simple pour un œil profane mais les autres pourraient voir que c'était l’œuvre d'un forgeron extraordinaire. Elle devait être de qualité légendaire... au minimum.

Une brise légère parcouru la plaine et souffla entre les deux opposants. Comme s'il n'attendait que cela pour agir, le colosse s'élança son zanbato pointé sur son adversaire à une vitesse qu'on ne pourrait soupconnait qu'il la possédait.
Ce dernier attendit le dernier moment pour esquiver l'attaque et inscrire une première courbe dans l'air avec sa faux. Le colosse dévia la lame de son encombrante lame et le combat commença enfin.

Impossible de déterminer qui serait le gagnant tellement leur niveau semblait similaire. Autant l'un représentait la force brute et l'expérience du combat, l'autre utilisait sa dextérité et son agilité pour esquiver et contre attaquer. Le jeune semblait danser sur le terrain, son arme n'était qu'une extension de son bras. Celle-ci décrivait des cercles tout autour de son possesseur et interdisait quiconque d'entrer dans son périmètre.

Après un temps qui semblait durer une éternité, ils s'éloignèrent de quelques mètres pour reprendre leur souffle. Le premier était complètement essoufflé et suait à grosse goute. Il avait dépensé énormément d'énergie pour que sa lame ne rencontre que du vent ou dans le meilleur des cas la lame adverse. Il rageait intérieurement qu'un jeunot sans expérience arrive à lui tenir tête ainsi.

Le second était également essoufflé mais n'avait pas l'air de souffrir autant que le vétéran. Pour le seconde round, il enleva quand même son épais manteau pour dévoiler son torse musculeux. Une seule cicatrice entaillait la chair de son torse, elle avait certainement du le laisser entre la vie et la mort après l'avoir reçu tant elle était grande. On pouvait également remarquer qu'il portait une lourde chaine enroulé autour de son bassin. En effet, celle-ci était relié de plus à la base de son arme. Il entreprit d'ailleurs de ce moment de répit pour la dérouler et la faire pendre devant lui tout en enroulant l'extrémité autour de sa main gauche. La suite fut impressionnante car il lança son arme en direction de son adversaire...

- Debout bonhomme, j'ai ramené à manger. Bien dormi?

Il fit un bond dans son hamac en sortant de ce rêve bizarre qui lui avait semblé si réel. Le coup sur le hamac accentua le mouvement de balancement qui finit par le déstabiliser pour de bon. Il parvint toute fois à reprendre son équilibre de justesse non sans entendre le rire du géant.

Il reprit ses esprits et prit le bento que lui tendait son Senseï.

- Bonjour Senseï ! Merci !

Il prit ensuite conscience que tous son dos lui faisait souffrir, il apprit ce jour-là que le hamac était très confortable au début mais offrait en contre-partie des courbatures le matin suivant. Il entreprit de s'étirer dans tous les sens sous le regard amusé de Hughes.

Il profita du déjeuner pour repenser à son rêve. Encore maintenant, tous les détails de celui-ci était clair dans sa tête. IL revoyait encore l'éclat du soleil se refléter sur la lame de l'arme étrange. Il n'avait jamais vu de personne en utiliser pour combattre mais le combat qu'il avait vu en rêve l'avait perturbé au plus haut point. Il n'avait qu'une envie sur le moment qui était d'apprendre quel était cette arme, comment s'en procurait une et apprendre à s'en servir. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que le type d'arme qui lui était destiné n'était pas le katana mais cette étrange arme. Il espérait que Hughes pourrait l'aider.

Ce dernier était déjà entrain de regarder le kunaï à moitié achevé.

- L'étape suivante est l'affûtage. Faut aiguiser ça. Et si tu veux y graver quelque chose, c'est également le moment.

Soujuu hocha la tête pour dire qu'il avait compris. Ils se rapprochèrent d'une grosse pierre bizarre.

- On affûte les lames là dessus. Comme le métal a refroidi lentement, il se fait plus tendre, donc plus facile à magner. Mais d'un autre côté, il est aussi plus fragile, donc nécessite plus de soins. Il y a des affinités à développer avec chaque étape.

Soujuu profita du moment où Hughes commençait à affuter la lame en exemple pour lui poser la question qui le tirlupinait depuis son reveil. Pour ne pas qu'il s'inquiète de ce rêve étrantge, il décida de mentir sur l'origine de cette question.

- Désolé de vous interrompre mais j'ai une question qui me taraude l'esprit depuis un bout de temps déjà et je pense que vous pourriez y répondre ! Étant plus petit un étranger est venu chez mon grand-père. Je ne connais pas la raison de sa venue mais il avait fait une démonstration de la maitrise de son arme à mon grand-père. C'etait une arme qui ressemblait beaucoup à l'outil utilisé par les paysans pour couper le blé. Un long baton avec une longue lame perpendiculaire à son extrémité. Pouvez-vous m'en dire plus sur cette arme ?


Il avait tout dit d'un seul trait sans que Hughes puisse intervenir avant la fin de sa tirade. Soujuu espérait qu'il ne le prendrait pas mal qu'il interrompe ainsi son cours mais il devait absolument savoir.

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 24 Aoû - 16:06

Alors qu'il avait allumer la meuleuse et qu'il aiguisait tant bien que mal le début du kunaï, Soujuu lui posa une question. Comme à son habitude, il répondit le plus franchement qu'il put. Il pensait beaucoup à la franchise et à dévoiler sa pensée tel quel, plutôt qu'à la véracité de ses dires. C'était un trait de caractère, et une lutte permanente contre l'hypocrisie. Il n'y avait qu'avec deux personnes qu'il se réservait, ou plutôt qu'il se permettait d'avoir du tact : sa femme et sa fille. Car sa femme était sensible, et s'il fallait apprendre le tact à sa fille, il fallait bien commencer par l'apprendre soit même.

Hughes – C'est une faux. Je ne la manie pas, bien qu'on l'a étudié à l'académie. C'est une arme rarement utilisée chez les shinobis. Et toute aussi rare dans la kido. Cependant, elle est souvent maniée par des personnages à d'étranges croyance, entre la prêtrise et la folie. C'est peut-être pour ça qu'on n'en voit pas beaucoup.

Il nota une adresse sur un bout de papier, dans les îles Uzu, au Sud de Nagi

Hughes – Il y a un homme... Fuji... fuki... ou Fougas ? Je ne me souviens plus trop. Il forge et il manie beaucoup d'armes, et est maître dans ces deux arts. Peu connu : il ne recherche pas la célébrité, synonyme de problème. Tu peux aller le voir de ma part, mais n'y va pas les mains vides par contre.

Spoiler:
 

Il ne donna pas plus de précisions sur le mot. Après tout, s'il devait effectivement trouver ce maître, autant qu'il s'en montre digne : qu'il trouve quoi lui apporter, et qu'il trouve seul son emplacement. D'ailleurs, avant que Soujuu ne pose la moindre question, Hughes lui avait déjà remis son futur kunaï entre les mains pour qu'il l'aiguise. C'était pas un travail très physique, certes. Mais il fallait du doigté, pour éviter d'écailler les bords de la lame si jamais elle était trop inégalement travaillée. Après trois heures à le faire aussi délicatement que possible (Soujuu avait vite compris qu'en appuyant trop fort les bords de la lame sur la meule, il pouvait la denteler), l'objet avait pris la forme la forme d'un kunaï, et ne ressembler plus au bout de métal plat du début. Pour un premier essai, ce n'était certes, pas parfait, mais ce n'était pas non plus un désastre.
Hughes ralluma le four, et rajouta encore un autre charbon, en grand nombre, pour faire monter la chaleur la plus haute possible, en maniant le soufflet avec brutalité, pendant que Soujuu le regardait distraitement, sans perdre son arme de vue.

Hughes – Comme tu as l'air de pas trop mal te débrouiller, je vais te laisser faire la prochaine étape. Tu va mettre lame dans le four. Il faut que toute la lame chauffe, et ensuite, que tu la plonges le plus vite possible dans le bac de refroidissement à ta gauche – il indiqua le tonneau d'eau – C'est le durcissement. Le métal va énormément durcir, et se densifier. Ça va immortalisé ton affûtage si je puis me permettre. Il s'autorisa un sourire en se passant une main sur son visage en sueur. Le problème de l'étape, c'est que la lame est tellement dense, qu'elle casse, comme du verre, parfois, donc manie la avec précaution, et rentre là par la pointe dans l'eau. Et évite de mettre ta tête au dessus, ça va va fumer sec.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Ven 24 Aoû - 17:14

Soujuu s'était attendu à une rebuffade pour avoir changer de sujet ainsi et avoir posé une question sans aucun rapport avec le cours actuel. Mais sa réponse dépassa largement ses espérances.

- C'est une faux. Je ne la manie pas, bien qu'on l'a étudié à l'académie. C'est une arme rarement utilisée chez les shinobis. Et toute aussi rare dans la kido. Cependant, elle est souvent maniée par des personnages à d'étranges croyance, entre la prêtrise et la folie. C'est peut-être pour ça qu'on n'en voit pas beaucoup.

C'était donc une faux. Maintenant qu'il en parlait, il se souvenait que l'outil utilisé par les paysans portait le même nom.
Bizarre, Il ne se souvenait pas dans son rêve que la personne qui la magnait était fou. C'était même plutôt le contraire. Il avait une tel maitrise de l'arme et chacun de ses gestes dégageait une précision mortelle. La faux était une continuité de son bras et la lame volait exactement là où il le voulait.

- Il y a un homme... Fuji... fuki... ou Fougas ? Je ne me souviens plus trop. Il forge et il manie beaucoup d'armes, et est maître dans ces deux arts. Peu connu : il ne recherche pas la célébrité, synonyme de problème. Tu peux aller le voir de ma part, mais n'y va pas les mains vides par contre.

Il ne pourrait jamais remercier assez Hughes pour ce précieux renseignement qu'il aurait sans-doute mit des mois à trouver par lui même. Il avait même prit le temps d'écrire les cordonnées sur un papier ! Il avait vraiment eu le meilleur instructeur du village. Il irait faire un tour là-bas plus tard mais pour le moment il devrait se reconcentrer sur son kunaï.
De toute façon, Hughes semblait avoir clôturé la discussion et était déjà retourné sur ce dernier.

S'en suivit trois heures de polissage pour rendre la lame la plus lisse possible et équilibré possible. C'était assez long mais le travail en valait la chandelle. Le kunaï ressemblait maintenant à un vrai kunaï presque prêt à l'utilisation mise à part le faîtes que la lame était actuellement encore trop fragile. Il devait manquer une dernière étape. Faire refroidir la lame lentement rendait la rendait fragile et facilement maniable donc si on suivait la logique, la faire refroidir très rapidement devait la rendre plus solide.

Effectivement, il avait bien compris la logique derrière tous cela et le géant lui demanda même de réaliser cette étape lui-même. Il prit donc la lame et la plongea dans la fournaise jusqu'à ce que Hughes lui indique qu'elle était assez chaude pour l'opération. Grâce à la pince, il la retira facilement du four pour ensuite se diriger vers le tonneau en prenant soin de ne pas tomber ni faire cogner la lame contre quelque chose.

Il suspendit ensuite le Kunaï au dessus de l'eau et plongea la lame dedans d'un seul coup rapide. heureusement il se souvint au dernier moment d'éloigner sa tête de la surface car dès l'instant ou la pointe toucha la surface de l'eau une grande quantité de vapeur lécha son visage. S'il l'avait prit de plein fouet il aurait certainement lâché le Kunaï ce qui aurait eu des conséquences désastreuse pour la lame naissante.

Soujuu attendit que le Kunaï ne produisait plus de vapeur pour le retirer. Il lança ensuite un regard interrogateur à Hughes pour connaître la suite de la fabrication. Il ne savait pas encore s'il restait une étape ou s'il la lame était maintenant prête à l'emploi.
Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Sam 13 Oct - 1:20

- Ne t'inquiète pas, c'était la dernière étape ! Il est maintenant prêt à l'emploi. Montre moi le résultat de ton travail. J'aimerai bien voir la lame.

L'élève obtempéra et retira le kunai de la pince avec précaution. Sans même prendre le temps de le regarder, il le donna à son Senseï. Ce dernier observa l'arme sur toutes les coutures et finit par admettre qu'elle était de faible qualité mais que c'était là, un travail tout à fait respectable pour une première fois.

- Je pense que tu as compris le truc. Ceci-dit, il te faudra un peu plus d'expérience si tu veux réaliser des armes de meilleur qualité voir même les vendre si tu t'achète un étal. Il est également possible de reforger et affiner une arme déjà forgée pour en améliorer sa qualité mais c'est encore une autre paire de manche et les outils sont plus coûteux.
Tu sais maintenant comment sont forgées les armes, on passera donc les jours à venir à apprendre les techniques de base du Ninjutsu de combat. As-tu des questions ?


- Non, pas vraiment. Le cours d'aujourd'hui est donc terminé ?

- Tout à fait ! Forger une arme est assez éprouvant et j'ai encore quelques affaires à régler.

Il en avait enfin fini avec son kunaï ! Cela avait été difficile mais il était tout de même fier de son travail malgré la maigre qualité de l'arme. Il était déjà en train de s'éloigner quand son maître l'appela :

- J'ai presque oublié de te rendre ton kunaï ! Attrape ! Après tout, c'est toi qui la réalisé, il est normal qu'il te revienne. Je ne pense pas qu'il tienne le coup longtemps en combat donc n'hésite pas à en faire un trophée. Quoi de plus nostalgique que sa toute première création ?! (Il avait joint le geste à la parole et avait lancé le kunaï dans une courbe parfaite que Soujuu rattrapa sans soucis.

Il n'était pas trop sentimentale mais l'idée d'exposer sa première création dans son appartement ne le déplaisait pas non plus. Et ainsi se clôturait son premier apprentissage avec Hughes.


MessageSujet: Re: Un oiseau sur votre épaule   Mar 6 Nov - 19:36

Soujuu : +25 exp
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