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 Hopital de Kumo

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Hôpital
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MessageSujet: Hopital de Kumo   Mer 23 Mar - 18:45

Rappel du premier message :

Pour accéder à l'hôpital, vous suivez une longue rue bordée par des bâtiments de bien moindre taille par rapport à celui de l'hôpital ( mais tout de même assez hauts pour jeter une ombre permanente sur la chaussée ). Ce dernier se distingue par ses façades blanche crème et son arche d'entrée où trône une écriture blanche sur font violet. Passée cette arche, vous entrez dans le bâtiment par de grandes portes en bois et tombez directement sur le service d'accueil. Celui-ci est continuellement occupé par une voir deux secrétaires médicales qui se feront toujours un plaisir de vous orientez selon vos besoins. A droite de leur bureau, s'ouvre un long couloir qui conduit à l'annexe de l'hôpital. A gauche, un autre long couloir qui débouche sur les salles d'opérations et les salles de soins intensifs. Quelques mètres derrière le bureau, un escalier mène au deuxième étage et se voit orné, de chaque côté, par des portes clauses qui donnent sur des chambres individuelles aux accès réglementés.

L'hôpital est composé de trois étages. Au second, s'étendent des services de soins spécialisés pour les personnes âgées et les bureaux de quelques uns des médecins les plus réputés du village. L'accès à cet étage se fait par un escalier qui s'ouvre directement en face du service d'information. Tenu également par une secrétaire, celui-ci sert principalement à prendre rendez-vous auprès des médecins désirés mais aussi de guide pour les visiteurs venus rendre visite à un patient en particulier. Le couloir situé à droite de ce service ouvre sur les bureaux des médecins et celui de gauche, fermé par des portes coulissantes, sur les chambres allouées aux personnes âgées prises en charge par l'hôpital.

Enfin au troisième étage, se regroupent tous les services de recherches : poison et antidote, conception de pilules, anatomie, morgue et autres. Le troisième étage est exclusivement réservé aux membres particuliers du personnel qui y travaillent. D'ailleurs, personne ne sait vraiment comment y accéder. Les rumeurs diraient même que cet étage ne serait accessible que par un passage secret mis au point par le premier directeur de l'hôpital. L'information n'a jamais put être confirmé jusqu'ici mais il est certain que les meilleurs scientifiques du village des nuages concentrent des années de recherches dans ce seul étage.

Qui que vous soyez, les portes de l'hôpital vous sont ouvertes que vous ayez besoin de soins urgents comme d'un simple rendez-vous auprès d'un médecin agréé. Quoi qu'il arrive, les meilleures techniques de guérisons resteront jalousement gardés derrière ses murs blancs crème.

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 4 Avr - 15:42

Lorsque Rakurai éclata d'un rire étranger Alucard lança un regard haineux envers son élève, mélangé à la tristesse et la déception. Sa main droite s'appuya sur la vitre et celle-ci se fissura quelques secondes plus tard. Relâchant la pression, le Juunin rangea sa main dans l'une de ses grandes poches noires.

Pourquoi riait-il ? Cela paraîssait pourtant évident. Lui, le Grand, l'Unique, demandant de l'aide à un étudiant à peine promu genin... Lui, le Grand, l'Unique, nécessitant le soutien d'une tierce personne pour retrouver tout ce qu'il possédait sur cette terre. Un fils en perdition spirituelle, et une fille sombrant dans une folie incontrôlée... Il avait bien besoin d'aide, son corps n'étant pas le sien, il ne pouvait agir pleinement et possédait alors des points faibles, il était humain, plus qu'il n'était habitué à l'être. Des capacités amoindries, certaines impossibles d'utilisation. Que faire d'autre que d'appeler à l'aide ? A quelqu'un qui pouvait lui apporter le soutien nécessaire qui plus est.
MaisAlucard redoutait une réaction comme l'eut Rakurai...

Cependant, après ce rire, le jeune garçon repris un sérieux dérangeant et annonça à l'Être le contraire de ce qu'il avait affiché quelques secondes auparavant.
Il désirait l'aider, même s'il devait le faire seul, il retrouverait Alu.


*Alu... Comment as-tu fais pour que des personnes extérieures tiennent tant à toi ? Ou n'est-ce qu'une illusion de mon esprit ? ... Peu m'importe désormais. Cet homme m'aidera à te retrouver, et peut-être nous aidera-t-il à aller chercher ta soeur... Ce serait une bonne chose.*

Alucard avait changé de regard durant cette courte pensée, durant ce discours de Rakurai... Ses yeux, précédemment durs et sombres, reluisaient à présent d'une douceur inhabituelle. Quelques reflets se firent plus intenses et le ninja ferma ses paupières. Il détourna la tête, fit face à l'extérieur du bâtiment, ouvrit la fenêtre et s'avança.
Un signe de main à la famille Yugen puis il sauta, les bras légèrement écartés du tronc, le corps tombant majestueusement dans l'air libre et sournois que le vent fit virevolter en sa compagnie. Des feuilles brunes l'entourèrent un instant puis l'accompagnèrent dans sa téléportation en plein vol.


*D'une grande utilité... Il sera à la hauteur...*

[Rakurai: +10 senbons maculés de sang]
[Alucard: -stock entier de senbons.]
[Rakurai: +5xp RP]
[Alucard: +5xp RP]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 10 Aoû - 17:50

Les ténèbres, il les voyaient depuis un si long moment qu'il ne saurait donner le temps exacte depuis leurs apparations .. au début il espérait que cette obscurité disparraisse, mais il à désormais perdu tout espoir de revoir un jour la lumière ... un nombre incommensurable de question tournoient toujours au sein de son esprit chaotique ...

*Où suis-je ? Depuis quand suis-je ici ? Suis-je mort ? Que s'est-il passé pour que j'arrive là ? Quelles sont ces images que je voient sans cesse défiler ?...*

-Voix inconnue : "Ayatsuru, te rends tu compte de ce que tu as fait ? Ce pauvre Takeshi n'avais aucune chance ... tu as en toi un énorme pouvoir qui n'attends que de grandir ... mais, ce pouvoir est-il celui que tu souhaite tant obtenir ? ... Celui de la justice, le pouvoir d'empêcher que les actions de ton passé ne se reproduisent pour d'autres .. le pouvoir de préserver les êtres humains de la souffrance ? Ne serait-ce pas au contraire le pouvoir de la destruction, briser ceux qui se mettront sur le chemin de ta puissance ravageuse ! Tel est ton destin, tu ne peux lui échapper, tu as déjà fait trois victimes ... qui sera la prochaine ? .."

Des rires moqueurs retentirent dans sa tête il ressentit une horrible douleur ... la vision d'horreur qu'il avait précédemment dût voir des centaines, voir des milliers de fois apparue de nouveau !

-----------------------------------------------------

-Kempachi : " Bon, nous avons assez travaillé pour aujourd'hui, il se fait tard... Travaillez ça dans les rues et demain aprés-midi, je veux que vous me montriez vos résultats... Bon courage messieurs..."

-Ayatsuru : "Très bien, au revoir sensei, nous nous reverrons demain donc ! Attendez vous à voir 2 kempachi de plus au village demain ^^ !"

~~Brouillage~~


-Ayatsuru : "Allez, tu viens Takeshi, il faut s'entrainer pendant que le soleil éclaire encore le village ! Que penses tu de cette capacité qu'est la métamorphose ? Je trouve ça plutôt remarquable ! Mais d'un côté c'est assez effrayant tu ne trouves pas ? Cela signifie que quicquonque ayant un minimum de connaissances ninja est capable de se changer en nimporte qui, ou pourquoi pas nimporte quoi ? Il pourrait même te remplacer ... ça fait froid dans le dos !"

~~Brouillage~~


A ce moment précis, Ayatsuru et Takeshi passaient les portes de l'académie. Ils allaient entamer leur entrainement mémoriel quand Ayatsuru changea brusquement de ton :

-Ayatsuru, le sourir en coin : "Takeshi, je connais un endroit où nous pourrions nous entrainer avec plus de facilité, suis moi ..."

Ils se déplacèrent à quelques pas de là, dans une ruelle sombre ... c'est là qu'Ayatsuru se retourna et fit face à Takeshi, toujours avec ce sourire mesquin.. il prit un Shuriken en main et chargea Takeshi avec rage !!

-Ayatsuru : "Ici, personne ne t'entendra hurler ..."

~~Brouillage~~


Le sang fusa .....

----------------------------------------------------------------

Cette vision qui n'était pas très clair mais très explicite s'arrêta net lorsqu'Ayatsuru chargea Takeshi. Cela signifiait-il qu'Ayatsuru avait tué Takeshi ? Est-ce une des victimes dont parlait la voix de ses pensées ? Ayatsuru ne pouvait l'avoir tué, il était bon, il n'y croyait pas, il ne voulais y croire !!!

*Non Takeshi !!! Takeshiii !!!!*

......

-Ayatsuru : "Takeshi !!!!"

L'infirmière en charge des soins d'Ayatsuru était actuellement dans la chambre d'hospital dans laquelle il avait été hospitalisé, dans la section des comateux. Ayatsuru venait à l'instant de crier le nom de Takeshi, l'infirmière fût surprise et vérifia immédiatement l'état du patient, il allait se réveiller, enfin ! Elle partit prévenir les responsables en cas de réveil.

C'est alors qu'Ayatsuru ouvrit ses paupières ... à peine voyait il ne serait-ce qu'une silhouette qu'il s'écria, tout en se relevant en sursaut :


-Ayatsuru : "Où est Takeshi ?! Il va bien ?!!"

[Ce post n'influera pratiquement en rien le possible retour de Takeshi car celui-ci n'est mort que dans les pensées d'Ayatsuru... et une disparition de Takeshi expliquerais pourquoi Ayatsuru ne s'entraine plus avec lui, ainsi en revenant il expliquerait comment il a disparu et mon personnage comprendrais qu'il n'est que manipulé (si Takeshi revient ...)]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 17 Aoû - 15:54

La porte résonna sous trois coups, un patient restait.

¤Alucard¤
"Encore un ? .... Oh non, la barbe. M'font tous chier ceux là."

*Alu, pourquoi t'as choisi la médecine, sont casse pieds tes patients ! J'te jure que si ça continue je n'irais plus à l'hôpital pour des consultations, j'en peux plus !*

Un homme légèrement large de corps entra dans la pièce, découvrant ainsi le bureau du médecin en charge des consultations aujourd'hui. Une pièce convenablement rangée, des dossiers entassés cependant dans divers tiroirs tous retirés de leur placard et étagères. Le médecin, tout de blanc vêtu, était assis élégamment sur un fauteuil, les coudes sur le bureau, les doigts de ses mains s'entrecroisant devant son visage blème. Les yeux verrons du 'jeune' médecin perturbaient la plupart des patients, mais celui-ci ne cilla pas à leur vue. Cet homme semblait différent. Comme dit précédemment il pesait son poids sans excéder dans l'obésité, la barbe 'jeune' (également) et broussailleuse, les yeux marrons et une prestence qui ne manquait pas. Ses grandes mains, légèrement boudinées, s'avancèrent, la droite désirant visiblement rencontrer celle du médecin. Sans hésiter, le Juunin approcha la sienne et une poignée de main comme jamais il n'avait vécu s'opéra. Un contact étrange, puissant et doux, telle une transition entre deux personnage, un lien, un pont permettant le passage de nombreuses choses. Tout ceci ne dura pas éternellement, le patient retira sa main quelques instants après, sans pour autant le faire tout de suite, puis il s'assît sur le fauteuil prévu à cet effet.

¤Alucard¤
"Bien le bonjour monsieur... ?"

¤Patient¤
"Harudonu, Matsufueu Harudonu."

¤Alucard¤
"Et, quelle est la raison de votre visite ici, Harudonu-san ?"

¤Matsufueu Harudonu¤
"Depuis quelques nuits je ressens de vives douleurs à la cheville droite. Cela m'empêche de dormir, je ne fais que subir la douleur, essayant de la surmonter. Mais tout ça en vain..."

¤Alucard¤
"Laissez moi voir votre cheville, s'il vous plaît."

Le Médecin indiqua d'un signe de main la table d'examination derrière le patient, lequel se leva et s'y installa. D'un geste presque bourru il releva le bas de son pantalon pour dévoiler son membre douloureux. Le Juunin observa de loin tout d'abord en enfilant des gants, puis commença à tater de ses doigts légers et délicats la cheville du patient. Au fur et à mesure de ses pressions, il y senti le mal en question. C'est ensuite qu'il se recula et retira les gants de plastique blanc, les jetant à la poubelle aussitôt. Retournant à son bureau il attrapa une feuille de papier, notant des choses que seul lui connaitrait. Puis il revînt auprès du patient.

"Bon, il s'avère que vous avez de légères fissures sur l'os de votre cheville, à savoir le tibia. Ensuite, les ligaments sont distendu, ce qui provoque la douleur nocturne, mais juste une question. Vous ne ressentez celle douleur pas uniquement la nuit n'est-ce pas ?"

¤Matsufueu Harudonu¤
"Et bien en effet... Cela peut-être vite réparé ?"

¤Alucard¤
"Sans aucun soucis, je vous fais ça de suite."

Un léger regard malin et le Juunin releva un peu plus encore le pantalon de l'homme, découvrant pleinement le membre sensible. Enchaînant deux signes distinctifs, et malaxant son chakra, il activa une technique qu'il connaissait de mieux en mieux depuis le matin même. Il appliqua ses deux mains sur la cheville du patient, permettant au chakra de s'y introduire, lentement, puis il les écarta légèrement afin que la peau ne subisse pas de désagréments directs. Petit à petit le chakra bleuté infiltrait la peau, les tissus, les muscles, les tendons et enfin l'os de Harudonu-san, et réorganisa la structure moléculaire. L'opération, en son principe, avait beau être compliquée et délicate, une pratique quotidienne et régulière permettait de l'effectuer au mieux et au plus vite avec moins de concentration. L'os retrouva sa forme et son tonus, les tendons se tendirent de nouveau et les muscles furent soignés à leur tour, bien que ça ne fut nécessaire. Le processus de guérison/régénération se termina et le médecin se retira, retournant à son bureau. Le patient observa sa cheville et la tortilla dans tous les sens afin de vérifier l'efficacité du traitement médical. Tout allait bien. Il se rhabilla alors et s'assit en face du Juunin.

¤Alucard¤
"J'ai dû détruire et reconstruire votre tibia, idem pour les tendons et une partie des muscles. L'insensibilité vis à vis de la douleur ne fut permis que parce que j'insuflais une deuxième dose de chakra anhéstésiant dans votre sang et votre membre. Tout ça pour dire que c'est réparé, vous ne ressentirez plus de douleur que ce soit la journée ou la nuit en cet endroit de votre corps. Après je ne sais pas ce qu'il s'y passe ailleurs, mais c'est une autre histoire je suppose, vous reviendrez si nécessaire."

¤Matsufueu Harudonu¤
"Je vous remercie humblement, monsieur... ?"

¤Alucard¤
"Piètre humain que je fais, veuillez pardonner mon impolitesse. Hyuuga Alucard, médecin d'élite."

¤Matsufueu¤
"Et bien, je comprend mieux la rapidité de l'opération. Au revoir, Hyuuga-sama."

¤Alucard¤
"Veuillez, pas de ça avec moi... Alucard suffira. Au revoir."

Le patient se leva de tout son long, un bon mètre quatre-vingt, toujours aussi large et impressionnant. Alucard fit de même, malgré sa petite taille et son corps plus effilé. Les deux hommes tendirent leur main respective au même instant, empoignant celle de l'autre avec la même puissance que la première fois. Ce nouveau pont, le passage entre deux être, cette transition... Qu'est-ce qui affluait en Alucard ? Etait-ce la même chose pour Matsufueu ? Comment le demander ? Comment briser cet instant ? ... Rien n'était envisageable a part apprécier et jubiler de l'instant. Leurs yeux se croisèrent à leur tour, encore un. Encore un pont... Alucard se sentit aspiré avec une intensité et une pression jamais connue... Puis tout s'arrêta. Les deux mains s'écartèrent, lachant prise, et les regards se perdirent dans un vide personnel. L'homme se tourna, ouvrit la porte et la referma derrière lui.
De son côté Alucard s'effondra sur son fauteuil, comme choqué, les yeux perdus.


*Que... Qu'est-ce que c'est que ça ? ... Un tel charisme n'est pas permis. Etais-je le seul à subir ce phénomène, ou l'a-t-il ressenti lui aussi ? ... Qui est-il ? ... Matsufueu Harudonu... Matsu... Le revoir m'est nécessaire.*

Tout à coup la porte s'ouvrit avec fracas, laissant entrer une jeune infirmière aux formes généreuses et drôlement alléchantes. Le Juunin retrouvit aussitôt ses esprits et se leva d'un bond, on avait besoin de lui, la chambre n°286 où était interné le jeune Ayatsuru Hikage. Rapidement il se téléporta à l'étange désiré et s'aventura dans les couloirs à la recherche de la bonne porte. Une fois trouvée il l'entrouvrit sans frapper et déboula dans la pièce dans un silence anormal.
Le jeune garçon était étendu sur son lit, la sueur coulant de son front, impregnant son lit d'une humidité dérangeante. En voyant arriver le médecin il releva le buste et appela le nom d'un ami probablement...


¤Ayatsuru¤
"Où est Takeshi ?! Il va bien ?!!"

Quelques secondes de silence planèrent et le Juunin le brisa de sa voix douce et calme.

¤Alucard¤
"Personne ne sait ici où est Takeshi. Et nous espérions que tu nous l'apprennes... Cependant il est trop tôt pour toi pour sortir, autrement dit, reste couché."

D'un geste de la main le Juunin abaissa à l'aide d'une force inconnue le corps du garçon, le clouant sur son lit. L'enfant ne pouvait plus faire un geste, mais la parole lui était encore accessible.

[Désolé pour la longue intro, mais j'avais envie de RP un peu...]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 25 Aoû - 14:09

[Désolé pour le temps de réponse, je me suis abscenté quelques jours voir ma merveilleuse petite amie et ma semaine fût assez chargée :p]

Ayatsuru fût soudain compréssé par une force qui lui était inconnue, il se recoucha malgré lui et aucun mouvement ne lui était désormais possible à éxécuter.

Il resta silencieux tandis que sa tension monta en flèche, il ne comprenait la situation, n'étant pas encore bien réveillé, et avait entendu la silhouette lui annoncer la "disparition" de Takeshi ! les doutes rongèrent son esprit ...


*Takeshi a disparu ? Et je suis censé être la seule personne à savoir où il pourrait se trouver ? Ce n'est pas possible ! Les images dans ma tête ne peuvent être réelles !*

Ayatsuru recouvra peu à peu ses sens et reconnu l'homme face à lui, c'était un Juunin, il l'avait déjà vu !

*Un juunin ? Il est venu pour enquêter ! Il ne doit pas savoir pour mes cauchemard ! Il immaginerait peut être que je suis la cause de la disparition de Takeshi !! Je dois rester calme et lui montrer que tout va bien...*

Ayatsuru : "Je .. je vais bien, je peux bouger sans problème ... enfin, si vous cessez de faire pression sur moi ..."

Le Juunin ne relâcha point son jutsu et en rajouta même d'avantage car le jeune n'avait apparement pas encore compris la gravité de son état.
Ayatsuru lança un regard à Alucard ... dabord un de ceux que vous avez lorsque vous vous sentez impuissant, accompagné d'une touche d'admiration, de fascination ... puis le regard fût tout autre pour aussitôt redevenir aussi innoncent qu'il ne l'étais avant son sommeil...


*Quel puissance !! Il n'a pas reçu son titre de juunin pour rien ! C'est impressionant la palette de technique qu'un ninja peut apprendre ... j'aimerais tellement en maîtriser de telles ...*
*Qu'est ce qu'il m'arrive ? Je désire de la puissance ?! Ce n'est pas mon genre !! Tout ce que je souhaite c'est maîtriser assez de techniques pour survivre en mission et briser la volonté de mes adversaires !*
*Mais ... ce que je dis est stupide ! Mes futurs adversaires seront toujours plus puissants, il me faudra toujours plus, oui ... il faut que je surpasse nimporte lequel de ces juunins ...*


Il brisa soudain le silence, et ses pensées confuses par la même occasion !

Ayatsuru : "Je ne sais pas où se trouve Takeshi, j'ai un blanc dans ma mémoire, je ne me souvien plus de ce qui précédait mon sommeil, pourquoi suis-je ici ? M'as ton assomé ? Depuis combien de temps suis-je là ?"

Tant de questions sans réponses ... les médecins avaient déduits qu'il était tombé dans le coma suite à un choc mental, il n'avait aucune blessures, toutes les causes se trouvaient au fin fond de son esprit.
Peut être avait-il subit un choc assez violent suite à une vision ou une situation qu'Ayatsuru ne pouvait supporter...

Un médecin souffla à Alucard qu'aucun justu ne semblait l'avoir atteind, où tout du moins, qu'ils ne pouvaient le détécter ...

Après une courte discussion entre Ayatsuru et Alucard, le jeune homme accepta malgré lui de rester encore quelques jours à l'hospital le temps de son rétablissement total.


[Quelques jours plus tard => Maison d'Ayatsuru]

[Nous continuons de RP ici, mais je continue aussi une fois chez moi Wink j'ai du retard à ratrapper ^^]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 8 Sep - 0:13

Tout partît à la vitesse de la lumière pour Shikano. Le vieil homme fût "assassiné" par le clone du médecin Hyûuga sous les yeux de tous ces shinobis kuméens, comme promis par Alucard. Puis, c'était le tour de Shikano et Rakuraï, qui, par une force inconnue, se retrouvèrent en quelques secondes fixés solidement sur un mur via quelques aiguilles d'une allure rougeâtre afin de stopper tout mouvement qui pouvait venir de la part des deux genins.

* Merde, c'etait quoi ça ?!? Il n'a fait que lever le bras, et voilà que je me retrouve planté sur un mur ! En tout cas, c'était rapide !! Hein ? Il revient vers là !! *

Une fois en face des deux kuméens, le jounin leva son bras à hauteur du visage de Shikano, et l'infligea une claque d'une force démentielle. Après le choc, le barbare cracha deux de ses dents et laissa couler un peu de sang par la bouche avant d'essayer de s'échapper de cette immobilisation, en vain. Sans perte de temps, ce fût le tour de Rakuraï, qui céda sous le coup par un craquement de machoîre. Alucard ordonna à ses disciples d'écouter sous le silence, sous peine de recommencer en utilisant son poing cette fois.
Il entreprît une discussion avec Shikano, lui faisant la morale à chacune de ses paroles. Il affirmait que Shikano ne pouvait en aucun cas donner des ordres à des ninjas du même niveau, le barbare n'étant pas un Chuunin pour possèder cette compétence.


*... pourtant, je me suis forcé à l'appeller Rakuraï-kun... *

Puis, il continua ses paroles, expliquant cette fois que Rakuraï était plus puissant que le taijutseur, et que Shikano ne pouvait voir cette puissance qui est en lui. Puis, il conseilla Shikano de le craindre plus que n'importe qui. Enfin, il termina en exprimant que le genjutseur avait une plus grande estime à ses yeux que Shikano, car il affirmait que ce dernier lui avait rendu un bon service. Il clôtura ses paroles adressées au barbare en lui prescrivant de ne plus jamais donner d'ordre. Etait-ce terminer pour Shikano ? Pas vraiment, non. Alucard visa via son regard sans sentiment les yeux de Shikano pour lui briser très bizarrement l'avant-bras.

* QUOIIIIIIII ?!!!!!?? BORDELLLLLLLL, MON BRASSSSSSSSS !! *

Le barbare hurla de toutes ses forces, éloignant par son cri le peu d'oiseaux qui s'aventuraient dans les alentours. Un cri de douleur, un cri de panique, les deux mélangés donnèrent une ampleur assourdissante à cet hurlement.
Essayant sans y parvenir de se sortir de ces satanés aiguilles, il ne fît même pas attention à ce que disait Alucard à Rakuraï. Il ne pût décoder que ces dernières paroles du médecin avant que l'emprise exercée sur le genin s'arrêta comme si elle n'avait pas existée.


[Alucard]
"Et pour te répondre, Shikano, le combat demandé est refusé."
"On se retrouve à l'hôpital."


Deux hommes épaulèrent délicatement Shikano qui ne pût refuser cette aide, sous peine d'être jugé par le châtiment d'Alucard. D'autres kuméens déposèrent aussi le genjutseur Rakuraï, le démon Shiro, et l'aveugle Shiryu dans la salle où les premiers soins fûrent appliqués à Shikano. Puis, environ une demi-heure plus tard, Alucard pénétra à son tour dans la chambre, et constata les faits.
Malgré sa grande blessure, Shikano ne perdît pas un seul instant pour commencer une discussion avec son sensei.


" Alucard-sensei, j'aimerai vous parler... "

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mar 11 Sep - 16:18

Ce fut avec un mélange certain de satisfaction, d'amusement et d'intérêt que Rakurai observa la suite des aventures de Draculito et des mouflets. Draculito, Alucard donc, semblait enfin avoir retrouver l'usage d'un élément indispensable à la communication entre espèce humaine, même celle vampirique : la parole. Ah, la parole je pourrais vous en parler pendant des heures, de ses subtilités de ses utilités, de son usage de son utilisation de sa fonction, bref de tout ce qui permet de communiquer avec ses semblables. Enfin bref, je digresse, je digresse alors que je voulais dire que Alucard avait enfin décidé de "communiquer" avec les deux genins, bien que le terme communication soit légèrement déplacer dans ce contexte précis...

En fait, de communication, cela ressemblait plus à une exécution en règle, physique pour le vieillard qui fut emmener et réduit au silence, par une manière quelconque, et mentale pour les deux jeunes genins qu'un véritable dialogue. Mais peu importait Rakurai, seul le "Encore" et le "Et maintenant ?" semblait l'intéresser. En effet, Alucard, dans sa très grande bonté et son manganisme sans faille, avait décider de réutiliser une attaque que Rakurai allait finir par copier à force de la voir exécuter devants lui. Faute de nom utiliser par l'utilisateur de la technique, Rakurai avait décider de nommer cette technique les "Liens du Sang", un nom à double sens pour deux fois plus de plaisir, ou de souffrances, au choix. Il avait, grâce aux liens, "scotcher" les deux genins à un mur devant une bonne cinquantaine de témoins, certains curieux, d'autres anxieux, beaucoup furieux mais peu chaleureux devant la scène des trois énergumène de leurs situation amène.

Draculito avait, selon toute vraisemblance, décider de d'abord s'occuper de Shikano, grand bien leurs fasse. Rakurai préférait regarder le ciel qui se couvrait et les alentours plutôt que d'écouter. Arrogance ? Non, plutôt de l'indifférence, Alucard pouvait dire ce qu'il voulais à Shikano cela ne concernait en rien Rakurai et seul Shikano était libre de prendre pour lui ce qui était dis ou de tenter de se surpasser grâce à ses propres forces sans imitations, sans fioritures ce qu'il venait de lui arriver. Mais il est vrai que l'idée d'un combat était plaisante, depuis son arrivé ses seuls combats furent contre sa soeur et autant dire que c'était des match à sans unique à chaque fois.
Ce qui réveilla Rakurai de sa léthargie fut l'hurlement de douleur que poussa Shikano quand Alucard lui brisa net le bras. Rakurai, à ce moment là, ne pensa qu'à une chose "Estime toi heureux qu'il ne te l'ait pas arracher", mais cette pensée était… Amusée, joyeuse presque, comme si il se souvenait d'une bonne plaisanterie. Plaisanterie qui risquait fort de se finir courtement vu la mine sombre que Alucard avait quand il se tourna vers Rakurai.

Je vais vous épargner les détails inintéressant pour tout de suite aborder le problème de fond : l'attitude de Rakurai à ce moment là. Une attitude que l'on ne pouvait pas s'attendre de la part d'un génin de Kumo, mais voilà, tout génin de Kumo, il tait avant tout un assassin et surtout, il était avant tout un calculateur. Oh, certes, il aurait pu aider le vieillard, cela aurait été bien vu, non ? Mais voilà, tout bien vu que cela aurait été, dans la situation présente, seul l'inaction pouvait aider cet homme, seul l'inaction pouvait peut être éviter une nouvelle crise à "super-Shiro" et ainsi éviter que Shikano et Rakurai ne se retrouvent dans le même état. La provocation, l'inaction, le sarcasme, tout cela faisait partie d'un système défensif imaginé à la va vite et sensé assurer une défense inaltérable jusqu'à ce que quelqu'un de plus apte prenne la relève. Mais Rakurai se garda bien d'expliquer tout cela, pourquoi se donner cette peine ? Toutefois la réaction d'Alucard le fit sourire, et, pire encore ? Rire.


¤Rakurai¤
"Héhéhé, HAHAHAHA... Pardonnez moi Alucard-san, mais voyez vous, vous pouvez me rétrograder, vous pouvez aussi me tuer, ou réduire mes os en cendre, vous pouvez m'arracher tous mes sens, détruire mon corps, anéantir mon esprit, cela ne changera rien. Ce que j'ai fait, comment j'ai agis, et surtout "pourquoi" j'ai agit comme ça n'est connu que de moi seul. Agir activement n'est pas l'unique solution à tous nos problèmes, vous en conviendrez, en outre, tout blesser qu'il était, si il aurait du mourir cela aurait été déjà fait depuis longtemps. Appelons ça un coup de bluff mais cela eut le mérite de fonctionner Alucard-san. Qui sait ce qui se serait passé si Shikano ou moi, ou nos deux avions tenté de stopper "super-Shiro", qui sait de ce qu'il serait advenu de cet endroit tandis que vous récupériez de votre "faiblesse". C'est dommageable pour ce vieil homme, mai sil pouvait mourir, si cela devait protéger plus de vie. Car après tout, le plus petit nombre doit se sacrifier pour le plus grand nombre... Ou alors aurions nous du sacrifier nos vies et celle de Shiro pou en sauver une seule ? Cette question m'intéresse et la réponse que je pourrais y trouver aussi, mais je suppose n'être pas le seul, après tout, nous ninjas sommes sensé assurer la sécurité de tous dans ce village, mais, que se passe t-il quand cette sécurité est compromise par l'un des nôtres ? Devons nous le sacrifier et ainsi renoncer à notre premier devoir ? Protéger les habitants ? Où devons agir passivement attendant une évolution de la situation et quand même rompre ce premier devoir ? Si un jour vous trouvez votre réponse, gardez la pour vous tout seul, chacun ici devra trouver sa réponse à cette question. J'ai pour ma part choisit la passivité tant qu'aucune autre option n'est envisageable."

Souriant, toujours souriant, même aux portes de la mort il sourirait de toutes ses dents, c'était à la fois terrifiant et fascinant mais ce n'était que de l'amusement, crée par le néant de son âme, vide de toute notion de "Bien" ou de "Mal", juste ouverte à l'existence.
Libéré enfin des liens du sang, Rakurai marcha sans trop se presser vers l'hôpital, son éternel sourire au coin, serrant férocement un objet qu'il avait reçu de sa soeur il y a quelque temps et dont il comprenait enfin l'utilité.

Arrivé à l'hôpital il se dirigea vers la zone de soins ou beaucoup de monde semblait s'affairer autour du vieillard, de Shikano, de Shiro mais aussi de Shiryuu et de Rakurai alors qu'eux deux n'avaient absolument rien. Un peu plus tard, Alucard apparut dans la salle, Rakurai, toujours tout souriant, le salua en levant la main avant de finalement sortir l'objet qu'il serrait si fort de sa poche. Il s'agissait d'un bandeau, cadeau de sa soeur, quand elle lui avait offert elle avait juste ajoutée "Il te servira en cas de combat" il n'avait pas compris ce qu'elle voulais dire mais quand il s'était rendu compte il y a quelques minutes de l'incapacité de sa vue à assimiler les informations devant laisser ces informations être traité par ses autres sens, il compris tout l'intérêt de ce cadeau. En vie normale son oeil unique suffisait, mais, en situation de combat, il n'était plus capable de suivre et cela pouvait être pénalisant quand on comptait autant sur sa vue.
Toujours en souriant tandis que Shikano s'approchait d'Alucard afin de lui parler, Rakurai mit le bandeau autour de ses yeux après avoir retiré le bandeau de son oeil droit, désormais il était aveugle par choix mais peu importait cette décision, il lui faudrait désormais l'accepter et surtout apprendre à vivre avec.

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 14 Sep - 18:25

Alucard écouta Ayatsuru poser des questions sur ce qu'il lui était arrivé avant de se retrouver dans cette chambre d'hôpital puis prit parole:

"Tu sais, nous n'en savons rien, pas plus que toi, et de loin ! Tu es le seul, ici, à pouvoir nous en apprendre plus. On n'a pas retrouvé de blessure sur ton crâne ou sur ton corps, comme si tu t'étais simplement évanouie tel une fillete de 12 ans qui n'a pas pris son p'tit dèj'... Va falloir que t'ailles voir les ninja en charge de l'enquête, enfin si tu veux qu'il en soit montée une. Informe-les de tout ce que tu sais, et ils verront avec toi pour la suite."
"Nous ne sommes visiblement plus seul pour longtemps..."
dit-il en tournant la tête vers la porte d'entrée.

A cet instant, celle-ci s'ouvrit et diverses personnes entrèrent: d'abord deux infirmières, puis deux blessés, et enfin un Juunin. Ce dernier s'avéra être l'exacte copie de celui déjà présent dans la pièce, et c'est en croisant le regard de l'un et de l'autre que l'un des deux disparu petit à petit, emporté comme la brume par le léger courrant d'air venant de la fenêtre. Les infirimères installèrent Shikano et Rakurai chacun sur un lit et sortirent de la pièce une fois les transfusions mises en place et les genins bien allongés. Une fois le silence arrivé dans la pièce, Alucard salua Ayatsuru de la main, libérant par la même occasion ses chaînes invisibles, et observa ses élèves.
Après divers signes des mains, le Juunin fit un léger mouvement du doigt, vers shikano puis vers Rakurai, et à cet instant plusieurs bulles bleutées apparrurent devant lui et s'en allèrent vers les cibles désignées. Une fois à leur contact elles s'installèrent près des blessures et commencèrent à décharger une dose constante et mesurée de chakra blanc, donnant une sensation de picotement mais également de bien être aux deux profiteurs.

C'est alors que se leva Shikano et qu'il vînt à la rencontre de son professeur. Il désirait visiblement lui parler...


"Et bien, disons que je vais accepter pour cette fois, ci. Je t'écoute donc."

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 16 Sep - 22:01

Le médecin Alucard accepta sans objection d'écouter ce que le barbare allait lui adresser. Mais, qu'est-ce que le barbare allait-il dire de si important à son sensei ? Et bien, pendant sa cure, il se remît un court instant en question. Et, il en conclua qu'il n'avait même pas un gramme d'intelligence.

" Et bien, je ne vais pas m'attarder trop sur ce sujet, mais, j'aimerai vous dire que, quoi que vous fassiez, vous ne me changerez pas. J'espère ne pas provoquer votre colère, car, je veux être franc avec vous, comme je veux l'être avec tous les kuméens. Je suis barbare, et je sais que je ne fais aucune preuve d'intelligence, mais, j'ai appris il n'y a pas si longtemps que ça que je n'avais tout simplement pas assez d'intelligence pour ainsi en faire la démonstration. "
" Deuxièmement, j'ai changé ma voie de ninja, et c'est en premier à vous que j'ai décidé de le dire. Jusqu'à le restant de ma vie, et ça je le promets sur mon honneur, je veux prouver au monde qu'on peut être un bon ninja en ne comptant que sur son instinct et ses réflexes. "


Il s'arrêta un brève instant, adoptant un sourire sur son visage fatigué, avant de se lever lentement, le jutsu d'Alucard ayant montré ses effets. La fracture de l'os avait été réparé par je ne sais quel force, diminuant ainsi les douleurs du barbare au niveau de l'avant-bras droit.

" Voilà, c'est tout ce que j'ai à vous dire, je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'à la fin. Et, une chose, dès que j'en ai l'occasion, je vais me battre contre Rakuraï, et j'aimerai que vous le sachiez. De votre point de vue, vous le considerez plus fort que moi, et bien, c'est pour croire en vos paroles que j'ai tant voulu ce combat, pour voir à quel point vous avez raison. Cela ne veut pas dire que je doute de vos dires, mais, voilà, ma curiosité me demande de vérifier tout celà. "

[Han]
" Et, moi j'en dis que t'en fais trop, cousin... "

Une silhouette très connue de Shikano, et peu connue des kuméens apparût au bord de la fenêtre. Le cousin de Han, de retour de sa mission, avait entendu par quelques paroles incensées que le jounin Alucard avait attaqué des genins en pleine journée. Puis, il apprît qu'il était à présent à l'hôpital, et se rendît au batîment le plus vite possible, craignant le pire pour son cousin.


[Han]
" Je me présente : je suis le Chuunin Han Naraki, ninja du clan Naraki. Je suis également le cousin à Shikano. Comment allez-vous, Alucard-san ? J'en ai tellement entendu à votre sujet, c'est un honneur pour moi de vous rencontrer. Excusez mon cousin pour ce qu'il vient de dire, il n'est pas dans un état stable on dirait. "

Puis, le buste musclé du Taijutseur se retourna vers le barbare qui se demandait ce que faisait son cousin Han à l'heure-là à l'hôpital.


[Han]
" J'ai entendu qu'on t'a bien remis en place. C'est bien ! En plus, on dit que tu mérites la prison ? Si c'est vrai, c'est moi-même qui t'emmenerais en cage. Mais, qu'est-ce que t'as foutu pour mériter ça ? "

" Pfff... J'ai soit-disant donner des ordres, et je n'ai pas sauver un vieillard mourrant. Et, concernant la cage, je n'y vais pas seul, je vais me rendre là-haut avec celui-là. "

Han se retourna un instant, afin d'analyser de son regard le corps de Rakuraï qui le regardait d'un air méprisant. Le Chuunin se dirigea lentement vers ce dernier, et lui tendît la main. Quand Rakuraï fît la même chose de son côté, Han l'attrapa agilement de son bras, et poussa brutalement ce dernier vers son propre cousin. Rakuraï atterît sur Shikano qui s'écrasa sous un des murs de la salle.

[Han]
" Excusez-moi pour ce geste, Alucard-san, et, si vous le voulez, je peux emmmener ces deux-là pour les placer sous l'autorité kuméenne, pour ainsi vous alléger les tâches. "

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 19 Sep - 20:31

Bien, bien, bien. Qu'avions nous là ? Devant Rakurai un étudiant dont il ne connaissait même pas le nom, ce dernier était visiblement troublé, par quoi ? Ça, seul le Diable le savait et de toute façon, cela intéressait que moyennement Rakurai. Pas très loin de lui se trouvait Shiro, visiblement choqué par ce qu'il venait de se passer et Shiryuu qui, soit qu'il était en train de le surveiller, soit en train de l'aider. Enfin, à sa droite et devant lui, approximativement, se trouvait Shikano et Alucard qui étaient tout deux en train de parler. Pourquoi toutes ces précisions ? Eh bien, depuis que Rakurai s'était bander les yeux il devait apprendre à repérer son environnement via ses oreilles et via les ondes qu'il pouvait percevoir, mais c'était déjà plus rare. Pour se faire ils 'était concentrer sur une constante physique totalement humaine : la respiration. C'est comme cela qu'il avait pu placer quelqu'un devant lui, bien qu'il ignore exactement de qui il s'agissait, c'est moi qui vous ait indiquer qui c'était, environs deux personnes à sa gauche, Shiro et Shiryuu, et enfin, les deux dernière à sa droite, Shikano et Alucard. Pour ces derniers, il avait entendus Shikano parler, donc bon, c'était déjà plus facile hein ?

Cela avait toutefois ses limites et n'était encore qu'au stade du balbutiement, et, d'ailleurs, il avait sortit son bâton afin de s'en servir comme canne d'aveugle, histoire d'éviter les chocs.


Mais revenons au moment présent. Shikano était aller parler à Alucard à propos de son nindo, chose intéressante étant donner que Rakurai n'en avait toujours pas. Ce dernier semblait vouloir prouver au reste du monde qu'il pouvait être un bon ninja juste grâce à ses réflexes et à son instinct, ce qui était idiot. Personne ne lui demandait d'être un bon ninja, tout ce que tous devaient attendre de lui, c'était d'être un ninja. Ensuite, être bon ou mauvais dépendrait principalement des situations, mais peu importe. Rakurai n'avait aucune ambition, aucun désir de se faire voir, nul envie de prouver quelque chose, c'était peut être en cela qu'il se considérait comme étant inférieur aux autres ninja. Par le fait de n'avoir aucun rêves. Formater pour tuer, il ne connaissait que ça, et il continuerait à ne connaître que cela, mais ce n'était pas une pensée désagréable, bien au contraire.

Enfin, toujours est il que quand Shikano dit vouloir combattre Rakurai, ce dernier se permit de parler et de s'incruster dans la conversation.


¤Rakurai¤
"Quand tu veux pour un combat l'ami, pour ce que ça changera dans nos relations."

Ceci fut dis avec amusement, un grand sourire aux lèvres,et il aurait bien voulus continuer de parler si un nouvel invité n'avait fait son apparition.
Bien qu'il ne puisse le voir ni entendre sa respiration, Rakurai l'entendis très distinctement parler, Han Naraki, cousin de Shikano. Intéressant et intriguant, le cousin de Shikano était à un rang plus élever que ce dernier, cela ne devait pas toujours être facile de subir les ordres de quelqu'un de plus grader que soit et faisant partie de sa famille. Cette pensée pourrait être étrange à qui connaissait le passé de Rakurai mais voilà, dans sa famille, ce ne sont pas des ordres,ce sont des obligations, un membre de la famille peu parfaitement refuser un contrat il ne sera en rien forcer, et en mission, c'est le membre avec le plus de contrats à son actif qui gère les missions, ce qui est, somme toute, logique.

Enfin bref, il ne s'attarda pas plus que cela vers ce nouvel arrivant, sauf quand Shikano sembla le montrer à son cousin car c'était ce dernier qui devait embarquer les deux genins en prison. Regardant dans... Le vide à cause de son bandeau, Rakurai tendis la main au pif afin de serrer, comme le font toute les personnes se croisant, la main de son futur interlocuteur. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand ce dernier lui prit le bras avant de l'envoyer valser sur son cousin jusqu'au mur. Super, ils sont tous ainsi dans la famille ? Quel que soit la réponse, Rakurai se leva lentement, se massant le crâne avec douleur.


¤Rakurai¤
"Outch, ça m'apprendra à me montrer poli, la prochaine fois c'est un kunai que j'envois." Cette phrase fut plus dite sur le coup sans réfléchir qu'autre chose. Et, Rakurai, en se levant se servis légèrement du corps du Barbare afin de se redresser. "Oh, désolé Shikano mais te fait pas de fausses idées, t'es pas mon style. Eh bien, charmant homme en vérité ton cousin, plein de douceur, de délicatesse et avec une touche de gentillesse à faire pâlir un croco."

Décidément, ne prenait il rien au sérieux ? Enfin, la situation prêtait à rire faut dire.

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 19 Sep - 21:25

Shikano avait ouvert la bouche longuement, ce qui n'était pas son habitude. Le Juunin imagina au bout d'un moment que le genin allait fumer par les oreilles à force d'user de sa salive. Mais rien ne vînt. Seuls des mots sur un Nindo découvert et sans grand intérêt pour le sanin. Soit, que Shikano tente de prouver ceci, il pouvait bien se tuer à la tâche, il ne bougerait pas le petit doigt pour l'encourager, le sauver ou encore le contredire. Puis il en vînt de nouveau au combat contre Rakurai. Toujours en train de changer de point de vue comme de tête, Shikano venait de trouver l'excuse imparable: "pour croire en vos paroles que j'ai tant voulu ce combat, pour voir à quel point vous avez raison." Il en venait aux sentiments. Gentil garçon que voilà, mais bien audacieux et arrogant.

"Si le jeune ami qui... se bande les yeux actuellement, a pu me mettre dans un état critique avec une technique de base, moi Alucard, j'imagine qu'il ne fera qu'une bouillie informe de ton cerveau. La puissance de Rakurai a failli me détruire, ne la sous-estime pas, et dire que tu veux vérifier de telles paroles est synonyme de suicide. Cependant, je t'avouerais que je m'en fou que tu ailles droit dans la gueule du loup, bien que celui ne joue à Colin Malliard... Ah et histoire de préciser, Alu, lui, le vrai Juunin, ne se moquerait pas d'une telle situation... Ne l'accusez pas à tort, au cas où."

Quelqu'un entra alors dans la pièce, par la fenêtre, ce qui pouvait surprendre. Alucard fronça les sourcils avant d'entendre le nom et le grade du bonhomme. Cousin de Shikano et Chuunin de Kumo. Le présomptueux vînt saluer le Médecin en personne, lui parlant comme s'ils se connaissaient depuis des années, ne présentant aucun respect digne de ce nom. Cependant il se rattrapa au fur et à mesure de ses paroles, ce qui soulagea l'humeur changeante du Juunin. Puis sans s'y être attendu, Alucard aperçu Rakurai voler à travers la pièce, atterrir sur Shikano lui même et se relever péniblement.

"Bon t'as fini tes conneries Rakurai ?..."
"Quant à toi, Han, je crois que tu n'as pas les galons nécessaires à une telle mission. Je refuse que tu ne les accompagne. Bien que ce n'est pas que je ne te fais pas confiance, mais que... Débarquer ainsi et demander ça comme ça, j'apprécie pas vraiment. De plus tu es dans une chambre d'hôpital. Le calme est imposé et tu fou un bordel monstre, tu maltraîte un patient et tu te permets de faire ton grand ? Donc, s'il te plaît rentre dormir, le soleil va bientôt se coucher. Et n'oublie pas de te brosser les dents !"

"Si tu ne dégage pas d'ici dans les 10 secondes, je te baptise comme j'ai baptisé Rakurai, et j'imagine que ça ne te plaira pas..."


Ses yeux devinrent plus perçants, son regard plus étrange, la folie s'installa au fond de ses yeux verrons, un léger sourir naquit sur le côté droit de sa bouche tandis qu'une goutte de sang, puis une autre, et encore une autre, vinrent s'accumuler devant lui telle une sphère aqueuse de quelques centimètre de diamètre, grandissant à chaque instant sous le décompte du Juunin... 9... 8... 7... 6... - PomPoom ! -
Que...? Qu'était cette sensation ? Le coeur du Juunin fit un bond dans sa poitrine, sa tête se tourna brusquement vers la fenêtre, ouverte, un léger courant d'air rafraichissant Shiryuu dans son lit d'hôpital. Ses yeux s'écarquillèrent, une larme pris naissance au coin de son oeil gauche et dans un élan il s'élança vers l'extérieur, trébuchant à moitié contre le lit de Shiro, bousculant Rakurai, mais courrant toujours au devant...


"Alu... ?" souffla-t-il dans un murmure, avant de sauter au dehors et disparaître dans une fumée blanchâtre au gré du vent.

[Désolé ^^ mais ça n'a pas non plus "pas de sens"...]
[Continuez, mais je donne l'xp de ce j'ai fait avec vous]
[Shikano, Alucard: +4xp RP]
[Rakurai: +5xp RP]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 22 Sep - 13:57

Alucard murmura quelque chose avant de sauter bêtement de la fenêtre malgrès la hauteur, et disparût dans les airs, comme emporté par le vent. Han échappa de son baptême, et voulût quitter cette chambre d'hôpital le plus vite possible, demandant à Shikano et Rakuraï, qui venait de se bander bizarrement les yeux, de se préparer à quitter la clinique. Puis, il obligea en quelques sortes à Shiryuu et Shiro de dire qu'un jounin était venu chercher les deux genins, et que lui-même était parti en compagnie de ces derniers. L'aveugle aquiesça, préférant rester en silence. Quant à Shiro, aucune réaction de sa part, si ce n'est qu'il porta son regard dans le ciel grâce à la fenêtre ouverte. Comme s'il craignait quelque chose.

Une fois que les trois kuméens quittèrent la clinique, Han décida de les emmener le plus rapidement possible en prison, mais en évitant les grandes rues pour ne pas être vu par Alucard. Pendant le chemin, il vît Shikano et Rakuraï ralentir légèrement le pas, comme si ces deux-là voulaient éviter le Chuunin. Han recula à son tour, et, ne pouvant se retenir plus longtemps, attaqua les deux genins.


[Han]
" Explosion de Kumo ! "

Shikano vît à peine le coup venir. Il essaya d'éviter, mais en vain, son cousin lui avait déjà déformé la mâchoire avec un coup de poing. Quant à Rakuraï, ne maîtrisant pas totalement ses sens, il ne fît que subir bêtement le coup du taijutseur. Tous les deux crachèrent du sang de leurs bouches, et se relevèrent aussi vite que possible.

[Han]
" Bien, puisque vous avez l'air d'aimer la souffrance, vous allez tout simplement souffrir. Mais, je ne pense pas que vos corps puissent supporter beaucoup de douleur, et nous sommes encore loin de la prison. Donc, je vous conseille de rester calme le temps qu'on arrive, vous fairez ce que vous voulez après. Vous m'avez bien compris ? "

Cette dernière parole fût accompagnée d'un regard froid et sérieu, et fût suivie d'un silence tout au long de la marche. Han avait vraiment mis une pression à l'intérieur des deux genins. Néanmoins, il ne cessait de surveiller de près les deux ninjas, surtout son cousin, craignant qu'il fasse une erreur. Il connaissait très bien Shikano, et il savait qu'il s'enflammait en quelques secondes pour un rien. Mais, le barbare avait compris la leçon cette fois.


Une fois à proximité de la plus haute falaise de Kumo, trois gardes vînrent à l'accueil des trois kuméens. Traditionellement, il demanda leurs identités, la cause de leurs arrivés, et le durée de l'emprisonnement des deux genins. Ne voulant en aucun cas s'éloigner de la justice, Han souhaita un enfermement de 15 jours pour les deux genins, mais cette demande fût refusée par le garde principal, expliquant que la prison ne pouvaient pas garder les deux genins pour une durée de plus de 5 jours.

[Han]
" Ce n'est pas suffisant, leur faute est grave. "

[Garde]
" Nous sommes désolé, mais c'est le maximum que l'on puisse faire. Le nombre de crimes ayant fortement augmenté, nous manquons de cellules dans notre prison, et les travaux d'aggrandissement ne débuterons que dans deux mois. En plus, ce ne sont que des genins, et, ils vont vite retrouver le bon chemin, croyez-moi. Donc, si vous voulez bien me les remettre à présent... "

Han ne pût qu'accepter, et recula. Les deux genins enlevèrent leurs vestes, ôtèrent leurs armes, et fûrent vite enchaînés par les gardes. Le Chuunin Naraki quitta les lieux. Quant aux deux genins, ils suivèrent sans montrer d'opposition les gardes qui se dirigèrent vers le château qui était utilisé comme prison. A l'entrée, les mêmes gardes bandèrent les yeux de Shikano, mais remarquant que Rakuraï se prenait pour un aveugle, ils continuèrent leur chemin. Puis, après quelques minutes de marche, Shikano et Rakuraï se retrouvèrent dans une cellule qui était plus ou moins vaste. Très sagement, Rakuraï se mît assis, contrairement à Shikano qui bougeaint dans tous les sens.

" Si nous sommes là en ce moment, c'est à cause de toi, espèce de lâche !! "

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 2 Nov - 23:04

Shikano : +3 XP RP.

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mar 5 Aoû - 2:44

[Arai : Suite de cette séquence]

Asuna sombrait de plus en plus dans les abysses de l'inconscience au fur et à mesure que les minutes passaient. Au début, la jeune demoiselle malgré le fait qu'elle fut tombée dans les pommes, parvenait tout de même à entendre les voix autour d'elle, Asuna sentit également la fois où on la souleva du sol... mais tout ceci s'évanouissait en même temps que le temps avançait. Au bout d'un moment, la demoiselle tomba réellement dans les pommes et n'entendit ni ne sentit plus rien. Le trou noir total... Asuna n'avait plus conscience de rien.

La jeune femme ne put dire pendant combien de temps elle était restée dans cet état, mais elle finit tout de même par remonter petit à petit de l'inconscience. Et toujours petit à petit, les sens et sensations d'Asuna se remirent en fontion. La première de ses fonctions à émerger fut son odorat. ce fut la première chose qu'Asuna sentit, dans les deux sens du terme: une odeur aseptisée. Une odeur caractéristique d'un hôpital. Puis s'ensuivit des sons... Asuna mit plus de temps à reconnaître l'origine des sons, à se rendre compte que c'était plus que des sons: c'était en réalité des voix. La demoiselle reconnut une voix masculine et une autre féminine, discutant du traitement qu'elles devaient procurer à leur patiente: Asuna en l'occurence.

La vue fut le dernier sens d'Asuna à remonter en surface. Péniblement, la demoiselle se força à ouvrir ses paupières. Une lumière éblouissante rendit la tâche plus pénible. A être rester trop longtemps dans l'obscurité, façon de parler, les yeux d'Asuna n'étaient plus habitué à la lumière aussi, avaient-ils besoin de deux bonnes minutes pour s'y habituer à nouveau. Une fois sa vision adaptée à l'éclairage environnant, Asuna tourna douloureusement et lentement sa tête sur les deux côtés, afin de voir où elle se trouvait.
Une chambre blanche, et ne contenant que le strict nécessaire en matière d'ameublement. Cela donnait une impression de froideur, sans parler du silence mortel qui planait dans la pièce. On aurait entendu une mouche voler dans la chambre d'Asuna, sauf que les murmures des personnes près du lit où elle était étendue brisait un peu ce silence de plomb. La jeune élève était étroitement alitée dans son lit, tant sa couverture était serrée autour de ses jambes et de son corps.

¤???¤
Ah, te voilà réveillée! Comment te sens-tu?

¤Asuna¤
... J'ai l'impression d'avoir couru une centaine de kilomètres... J'ai des courbatures partout.

La demoiselle tourna toujours aussi douloureusement et lentement la tête en direction de la voix qui venait de lui adresser la parole. Asuna cligna plusieurs fois des yeux, avant de reconnaitre le tuteur d'Arai: Kazoku. Soudainement, la demoiselle se rapella qu'effectivement, l'homme était médecin, de même que son protégé.

¤Asuna¤
Vous êtes... Kazoku-sensei, n'est-ce pas? Nous nous sommes vus hier soir, je suis...

¤Kazoku¤
Asuna Fujibayashi, je sais. Arai me l'a dit un peu plus tôt. Il a également été admis, à cause de ses blessures. Tu sais que ton évanouissement ne l'a pas aidé pour sa convalescence: certaines de ses blessures se sont rouvertes.

Asuna se leva subitement, enfin c'est ce qu'elle aurait fait si elle avait eu la force nécessaire de se lever et si sa couverture n'avait pas été aussi serrée. Elle se contenta d'essayer et d'être bloquée en plein milieu du geste.

¤Asuna¤
Est-ce qu'il va bien? Il n'a rien de grave, j'espère... je m'en voudrais si son état s'aggravait.

¤Kazoku¤
Rassure-toi, il s'en tire plutôt bien cette fois-ci. On dirait que tu en pinces pour lui, je me trompe?

La jeune demoiselle ne put s'empecher de rougir sous la question pertinente et observatrice du médecin. Elle hocha timidement la tête, les joues en feu.
Les fines lèvres de Kazoku s'étirèrent en un léger sourire amusé, qui fit monter encore plus le rouge au visage d'Asuna.

¤Asuna¤
En réalité, je ne sais pas ce que je ressens vraiment pour Arai-sensei. Je sais juste que je tiens beaucoup à lui... C'était de ça que je suis venue discuter avec lui, hier soir.

¤Kazoku¤
C'est donc en l'attendant toute la nuit que tu as attrapé froid. C'est pas très malin comme comportement... Je comprends que tu veuilles tomber dans ses bras, mais cette méthode est.. hmmm, comment dire, un peu trop abrupte.

Asuna ne put s'empecher de sourire à la remarque de Kazoku. Elle appréciait l'humour incisif du médecin, qui était assez sembable à celui d'Arai. Une fois qu'il avait totalement vérifié qu'Asuna était en bonne voie de guérison, Kazoku s'excusa auprès d'elle et lui dit qu'il allait se rendre au chevet d'Arai, afin de voir comment il s'en sortait. La demoiselle acquiesa et remercia le médecin, afin de se recoucher dans son lit. Ces quelques minutes de discussion avaient vidé le peu d'énergie qu'elle avait accumulé et elle devait à présent, recharger sa batterie.

[HRP: J'ai essayé de jouer Kazoku avec le caractère avec lequel je le voyais quand tu le jouais. Si cela ne correspond pas au personnage, dis-le moi et j'éditerai]



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mar 5 Aoû - 17:18

[HRP : Non c’est nickel ! Par contre, dans mon Rp qui suit là, je n'aborde pas vraiment ce qui s'est passé entre Asuna et Arai... Disons qu'il y a une préoccupation majeure temporaire... :p J'espère que tu ne m'en voudras pas ^^']

Togoro passa la porte de l’hôpital, les deux ninjas entre ses gros bras. Asuna était déjà évanouie depuis un moment tandis qu’Arai atteignait les portes de l’inconscience, petit à petit. Le marchand déposa les corps aux médecins disponibles et reparti aussitôt. Des infirmières s’afférèrent aussitôt autour des malades, les transportant sur des lits prévus à cet effet, le bruit de leurs chaussures résonnait dans les couloirs tandis qu’une des roulettes d’un lit couinait en rythme. La secrétaire du rez-de-chaussée appela le médecin responsable, l’un des nouveaux patients étant dans un état peu recommandable. Arai l’entendit attraper le téléphone et demander un certain Kazoku. Un sourire s’esquissa sur son visage, il s’en était douté, et se demanda comment le tuteur allait réagir à tout ça. Les lumières blanches qu’il visualisa les unes après les autres alors qu’il traversait les couloirs sans fin prirent peu à peu davantage de puissance, jusqu’à recouvrir entièrement son champ de vision, le plongeant dans un sommeil incontrôlé.

Tandis qu’il n’était plus éveillé, le chuunin vivait un tas de choses dans son inconscience. Enfin, il en ressentait beaucoup. Des impressions, des sensations l’assaillaient, le tourmentant dans les seuls instants de repos qu’il croyait trouver. Des flashs de couleurs, dans les tons jaune et marron, entrecoupés de noir, des formes longues et sinueuses, des chaleurs et d’étranges sifflements. Mais bien qu’il puisse y trouver un caractère agressif, à ces visions, il s’y sentait parfois calme et apaisé. Puis soudain de nouveau bousculé. Il ne savait comment se situer vis-à-vis d’elles. Les craindre ou les enlacer ? Et plus le temps passait, plus il ressentait comme un manque profond. A part sa conscience, que lui manquait-il ?

Bien que cette sensation s’intensifiait, une autre commença à la chevaucher. Une chaleur humaine se fit ressentir, bientôt deux, et de nouveau une seule. Elles venaient et s’éteignaient. Il y avait du passage dans la pièce où il était, car oui il s’était arrêté.
Soudain une vive lumière blanche l’agressa et il ressenti bon nombre de personnes acculées autour de lui. Qu’allait-il se passer ? Il n’entendait rien, il ne faisait que sentir les choses, des choses mouvantes, des sensations extérieures. Et malgré qu’il veuille se dégager de là, son corps refusa tout mouvement. Paralysé. C’est alors que toute son âme fut secouée par une douleur inattendue. Que se passait-il ? Pourquoi ? Où se trouvait-il déjà pour subir autant ? Un hôpital n’était-il pas un lieu de soins plutôt que de tortures profondes ?
Il ressentait bien trop de choses, n’était-il pas censé être inconscient ? Ses souffrances augmentaient en intensité, jusqu’à atteindre un point culminant. Point qui, une fois atteint, endormit pour de bon le chuunin, jouant comme un surplus de douleur d’un seul coup.

~

Kazoku tournait en rond dans la pièce blanche. Il avait les vêtements d’Arai dans les bras et semblait réfléchir ardument, comme tracassé par quelque chose. Le chuunin était allongé dans un lit, installé sous une couverture légère sous laquelle on devinait bon nombre de bandages. L’enfant dormait profondément, gémissant de temps à autres. Kazoku y jetait parfois un œil, et reprenait son cercle. Soudain il posa les vêtements sur une chaise, quittant la chambre de son protégé.
Les lieux étaient alors vides. On n’entendait que le bruissement des draps quand Arai essayait de bouger. Des légers spasmes le prenaient une fois par heure, et se calmaient presque aussitôt.

Bientôt Kazoku revint, un peu plus serein qu’à son départ. Et c’est un Arai les yeux entrouverts qu’il découvrit à son entrée.

[Kazoku] – Allez, réveilles-toi, j’ai besoin de te poser deux trois questions…

En effet l’homme semblait bien impatient. Il avait probablement plusieurs choses à faire, mais ce dont pourquoi il était ici était visiblement plus tracassant à ses yeux. Il avait besoin de réponses. Et seul Arai pouvait les lui fournir.
Le chuunin, justement, se réveillait doucement, bien qu’un peu plus rapidement depuis les paroles de son tuteur. Et au bout de cinq petites, ou longues, minutes il y voyait pleinement dans la pièce. Kazoku fit alors remonter le haut du lit, permettant à Arai de le voir et de discuter sans peiner. Ce dernier remarqua en premier que le médecin en chef tenait en ses mains ses vêtements, sans savoir pourquoi c’était sa seule focalisation de l’instant, cela lui semblait important.

[Arai] (la voix pâteuse) – Kazoku… Pourquoi tu as ma veste… ? Je l’avais laissée à la maison… Tu as fait l’aller-retour… pourquoi ?

Kazoku sembla ravi qu’Arai lui pose cette question. Il put enfin attaquer le vif du sujet.

[Kazoku] – Oui justement… Tu as de la chance que ça soit moi qui me suis occupé de toi à ton arrivé. Car en te déshabillant j’ai trouvé un drôle d’animal caché dans ton pantalon.

[Arai] (ayant retrouvé toute sa fougue) – Qu’en as-tu fait ?

[Kazoku] – Moi rien, mais lui il m’a regardé longuement. J’étais… envouté. Et j’ai senti qu’il m’a demandé quelque chose… D’aller chercher ta veste. Je me suis étonné à le faire. Il m’a guidé jusqu’à elle et une fois que je l’avais en main il s’est faufilé à l’intérieur. Et c’est de ça, dont je veux te parler. Qui est cet animal ? Parce qu’il n’a pas l’air si animal que ça…

Arai secoua ses cheveux, incompréhensif.

[Arai] – Je n’en sais rien… Je l’ai trouvé dans une maison abandonnée, dans un coin de la ville plutôt lugubre. Et sans savoir pourquoi, comme ça te l’a fait, je crois savoir que je dois le garder avec moi. C’est comme si une connexion était établie entre nous…

Soudain tout s’amorçant dans sa tête. Il vécu en flashs rapides ce qu’il avait vécu depuis quelques mois. Du plus récent au plus vieux, jusqu’à tomber sur une image, profondément enfouie mais réellement gravée dans sa mémoire.

[Arai] - … le serpent…

[Kazoku] – Oui j’ai bien vu que c’était un serpent Arai. Ne me prend pas pour un imbécile.

[Arai] – Non ce que je veux dire c’est… je parle de l’autre. Celui qui m’a sauvé de l’ours. Durant la mission que j’ai échouée.

[Kazoku] – Il est vrai qu’on a retrouvé un serpent, plutôt gros d’ailleurs, mais il était mort.

[Arai] – Oui, et juste avant que je ne m’évanouisse j’ai senti ce serpent se frotter à moi. Comme s’il me disait que tout allait bien se passer…

Un long silence s’installa, lourd d’incompréhension. Les deux hommes ne se regardaient pas, chacun dans ses pensées. Jusqu’à ce que le chuunin ne relève la tête, l’air abattu et inquiet.

[Arai] – Kazoku… Suis-je devenu comme mère… Suis-je devenu fou ?

[Kazoku] – En toute honnêteté… Je n’en sais rien. Je ne peux pas te dire ‘oui’ car le reptile dans ta veste m’a comme parlé à moi aussi… Mais je ne peux non plus te répondre ‘non’. Cette histoire est… inhabituelle. Je ferais des recherches quand j’aurais le temps. Je ne vais pas laisser mon p’tit Arai sans réponse à de si oppressantes questions !

Quoiqu’il en soit. Tu dois te reposer. Ces blessures que tu t’étais faites se sont rouvertes quand tu as porté Asuna-chan. Je t’avais bien dit de ne pas bouger non ? Même si tu as désobéis pour sauver une amie, tu m’as tout de même désobéi. Je te clous ici de force, quoique t’en dises, pendant une semaine. J’autoriserais la fille à venir te voir qu’à partir d’après demain. D’ici là, ta seule visite se sera moi. A ce soir, Arai.


Ce retournement avait été si brutal. Kazoku était passé du tuteur inquiet au médecin autoritaire. Ce qui ne manqua pas d’agacer Arai. Rester ici aussi longtemps… A part gamberger au sujet du serpent et de sa possible folie, que pouvait-il faire ?
Deux jours…

[Je pense qu’on peut clore la séquence ici. Sauf si tu as de quoi écrire bien entendu Very Happy]
[On pourra la reprendre plus tard « in game » parlant. A toi de voir.]



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 10 Aoû - 19:00

Arai était fatigué de ce séjour à l’hôpital, Asuna lui manquait… Et la seule personne qu’il voyait c’est Kazoku. Ce dernier avait rallongé la durée du traitement en ‘solitude’, ce n’était pas deux jours mais quatre qu’il dû passer seul dans sa chambre. Sa veste était toujours accrochée au mur du fond, il avait insisté et Kazoku ne ‘pouvait’ pas, littéralement, la retirer. Le charme qui opérait sur cet animal n’était pas à prendre à la légère, et cela n’arrangeait en rien l’inquiétude du tuteur, ainsi que celle du médecin. Avoir deux statuts était probablement difficile. On aurait dit un réel schizophrène à chaque visite, il passait d’un rôle à l’autre sans vraiment prévenir.
Bien que c’était, il fallait le dire, chiant à mourir, ce séjour lui permit de récupérer largement. Les soins apportés étaient d’une grande qualité, Kazoku était un médecin très compétent et Arai n’arrêta pas de penser que c’était lui son modèle d’avenir. Aider autrui, se tuer pour quelqu’un. Un geste qui lui paraissait si noble. Qu’il aimerait se sacrifier pour ses parents, leur faire retrouver une vie, une vraie. Il ne pouvait leur rendre visite pendant sa convalescence, cependant Kazoku s’y rendait à sa place, prenant de leurs nouvelles et leur apportant celles de leur enfant. Et tout allait bien !

Durant son séjour Arai avait le temps de réfléchir à plein de choses, dont son orientation future. Enfin la façon dont il allait gérer son avenir en tant que Ninja, chuunin qui plus est. Les deux dernières missions avaient eu un fort impact sur lui à tel point qu’il se demandait s’il était capable d’assurer la suite. Il aurait aimé avoir un maître qui lui explique toutes les ficelles… Kazoku était trop occupé. Enfin, pour ce qui était de la médecine il ne pouvait pas rêver meilleur professeur, mais si c’était pour un sujet autre, il ne fallait guère compter sur lui. Il avait tendance à s’évader assez rapidement. S’il continuait comme il devrait le faire, il aurait bientôt une équipe à sa charge. Ca lui faisait froid dans le dos. S’occuper d’élèves, leur apprendre les bases, les guider dans leurs choix et les mener en mission. En était-il capable vraiment ? Reprendre confiance en lui était un objectif qui prévalait. Qu’est-ce qui lui manquait pour y parvenir ? Comment pouvait-il y arriver ? Peut-être que ce genre de caractère n’était pas possible d’être développé en cours de vie. Peut-être était-ce un trait héréditaire et inchangeable. Ce serait alors bien triste pour lui. Il serait voué à ne jamais monter en échelon. Mais… En avait-il besoin ? Monter en grade, était-ce nécessaire ? Tout dépendait de ce qu’il comptait faire. Trouver une voie médicale permettait de sauver ses parents ne serait jamais à la porter d’un Chuunin… Peut-être lui faudrait-il accéder à l’état de Sanin, afin de pouvoir partir et observer le monde. La tâche lui parut si… impossible, bien que nécessaire. Et c’était pas en restant ici qu’il allait surmonter son handicap !
D’ailleurs Kazoku pointa le bout de son nez.

[Kazoku] – Bonjour Arai, tu te liquéfies pas trop dans ton lit sans rien faire ?

La blague était d’un goût… Arai lui aurait bien arraché la tête, même s’il n’en serait jamais capable au fond.

[Arai] – Ba écoute, c’pas que je suis nécrosé de partout mais quand même hein. Je sors quand ?

[Kazoku] – Héhé, le coup de la nécrose t’en rigolerais pas je pense. C’est assez dégueu faut l’avouer. Tu sors… pas de suite. Cela dit…

Arai vit en cette fin de phrase pas finie, hu, un espoir inespéré (hu bis). Il n’allait bientôt pas en revenir.

J’ai une lettre pour toi de la part de l’intendant. Et ouais, rien que ça ! Elle a été déposée à l’académie cependant comme tu es ici pour encore quelques temps Izawa me l’a fait transmettre. Tiens.

Kazoku lui tendit le document, Arai se demandait réellement ce que pouvait contenir une lettre de l’intendant Koyama. Cet homme politique connaissait Arai ? Ou était-ce seulement une lettre envoyée à l’académie en général, sans destinataire particulier. Il ouvrit la lettre sans trembler bien que son esprit s’en chargeait. Il sentait instinctivement la mauvaise nouvelle. Il en sortit un fin papier sur lequel était dessinée une écriture douce et délicate à l’encre satinée. Surpris, il en entama la lecture.

Citation :
A Tsumetai Arai, Chuunin de Kumo. (Tiens la lettre était finalement nominative…)

En raisons de nombreux arrivages à l’académie et du manque de professeurs disponibles, hors missions, nous avons le plaisir de vous attribuez à vous, simple Chuunin, le statut de Sempaï. Cela permettra un pallier provisoire à votre future rang de Chuunin Instructeur, puis nous l’espérons sincèrement, Juunin, voire Juunin d’élite. Nous pensons, et savons que vous avez les compétences requises pour ce post et que vous vous ferez une réelle joie de l’accepter. Les élèves dont vous aurez la charge légère et sans implication profonde, c'est-à-dire à responsabilité réduite, sont les suivants : Kagurazaki Asuna et Ikuma Kairyû, tous deux étudiants.

En espérant vos rapports réguliers, je vous souhaite une agréable journée.

Mes sincères salutations, à vous et vos parents.

Shigeo Koyama, intendant de Kumo.

Arai ne savait pas pourquoi, mais il avait ressenti comme un pic au cœur alors qu’il lisait cette attention à ses parents. D’où cet homme se permettait-il cela ? Bien que la question elle-même fût étrange, Arai n’en pensait pas moins. Il avait été brusqué sur cette dernière phrase. Kazoku ne tarda pas à le sortir de ses pensées.

[Kazoku] – Alors, que te veut-il ?

[Arai] – Il me nomme Sempai de deux étudiants… C’est le début de la catastrophe. Moi qui désirais prendre mon temps, je crois que Kumo n’est pas d’accord. Tu me diras, j’ai tout de même de la chance d’un certain point de vue. Je vais m’occuper d’Asuna entre autre. Le second est un nouvel élève dont j’ai ouïe dire, mais rien de plus. Je sais pas, du coup, si c’est très… réglo de cottoyer Asuna comme je l’ai fait ces derniers jours. Enfin, la relation qu’on entretient je veux dire.

[Kazoku] – En tant que Sempai ? C’est vrai que c’est potentiellement délicat. Mais ce n’est pas interdit. Il faudra simplement ne pas le montrer durant vos réunions à trois. Le favoritisme n’est pas une bonne chose. Traite tes deux élèves de la même manière. Et à partir du moment où vous n’êtes plus trois, mais deux, tu peux, je pense, te lâcher un peu. Sans pour autant t’exhiber hein, mais je te connais on risque rien à ce niveau.

[Arai] – Koyama-sama est au courant de mon hospitalisation ?

[Kazoku] – Je ne crois pas. C’est pour ça que je vais sûrement te faire sortir plus tôt. Autant appliquer sa demande au plus vite. La gestion de Kumo est importante, et celle de deux étudiants ne te tuera pas à la tâche. Cependant, nous appliquerons le traitement chaque matin et chaque soir.
Bon Arai, tout va bien pour toi. Tes soins se déroulent bien, tant mieux. J’ai les résultats des examens. Tes jambes sont hors de danger et ton bras droit également. J’ai d’autres patients à fouetter héhé, donc je te laisse.


Les deux hommes se saluèrent d’un geste familiale plus que conventionnel et Kazoku sorti de la pièce. Arai se retrouva seul, de nouveau. Sempai… Allait-il en être digne ? Asuna allait probablement lui rendre la tâche plus facile, telle qu’elle était elle l’aiderait probablement à supporter le ‘fardeau’. Même si leur relation allait probablement compliquer certaines choses. Cela dit, il allait grâce à ça sortir plus tôt… et la revoir.



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 13 Aoû - 14:39

Kazoku-san avait totalement et catégoriquement refusé la demande d'Asuna, qui était de la laisser sortir dans la soirée qui suivit son entrée
à l'hôpital. La décision du médecin en chef n'avait même pas vaciller devant l'obstination et les demandes incessantes de la jeune demoiselle. A vrai dire, il prit même la peine de menacer sa jeune patiente de la maintenir en état de sommeil pendant toute la durée de son hospitalisation si elle n'acceptait pas de se calmer, en plus de se résoudre de rester dans l'établissement pendant ces deux jours.

¤Kazoku¤
Prends les choses du bon côté Asuna. Ce ne sont que deux petits jours: juste le temps de faire des analyses et de vérifier que tu es bel et bien rétablie. Je ne voudrais pas te relâcher pour qu'on te ramène à moi quelques heures après...

¤Asuna¤
Bien. De toute façon, je n'ai pas tellement le choix...

¤Kazoku¤
Non, tu ne l'as pas. Mais la pilule sera plus facile à faire passer si tu te dit que tu es d'accord avec ma décision.

La première impression d'Asuna à propos de Kazoku-san et d'Arai-sensei avait à cet instant volé en éclats. Alors qu'elle était persuadée que le caractère du Chuunin avait été calqué sur celui du premier, la jeune demoiselle venait de se rendre compte que le médecin en chef avait un sens de la répartie qu'Asuna n'avait jamais observé chez son élève. Mais peut-être qu'Arai possédait également cette répartie acide qui donnait tant de mal à la jeune élève cependant, Asuna n'avait jamais eu l'occasion de la voir au grand jour chez le ninja.

La demoiselle prit bien le temps de méditer sur toutes ces différences qui pouvaient exister entre Arai-sensei et son tuteur pendant les deux jours où elle fut coincée dans son lit. Cela faisait passer le temps, en plus d'éviter de ne trop penser au Chuunin qui devait certainement se reposer à quelques chambres de la sienne. Cependant, elle n'en était pas réellement certaine puisqu'il lui était défendu de rendre visite à Arai, sur les directives de Kazoku. Toutes les fois où Asuna fit la demande d'aller voir son supérieur, Kazoku refusait et lui donnait tout le temps la même excuse.

¤Kazoku¤
Il doit rester seul encore un bout de temps. Sois patiente Asuna.

Avez-vous déjà remarqué que lorsque les gens ne cessent de vous répéter d'être dans un certain d'esprit, ce fameux état d'esprit est de plus en plus difficile à atteindre? Alors imaginez ce qu'Asuna pouvait ressentir à chaque fois que Kazoku lui demandait d'être patiente. La jeune femme ne tenait plus en place et commença sérieusement à envisager l'idée de s'en aller sans le consentement du médecin en service. Mais finalement, les deux jours passèrent et Asuna fut autorisée à sortir de l'hôpital. Tous ces examens ne montraient rien d'anormal et le coup de froid n'était plus qu'une petite note dans le dossier médical d'Asuna.

Mais alors même qu'elle n'était plus une patiente, Kazoku refusait toujours de laisser Asuna rendre visite à Arai. Le médecin tenta à plusieurs reprises de lui faire comprendre que plus le Chuunin resterait seul à se rétablir, plus son état physique à sa sortie sera meilleur. La demoiselle comprenait parfaitement ces raisons, cependant elle ne voyait pas comment le fait d'aller le voir pouvait nuire à son rétablissement. Mais le médecin en chef de la clinique ne voulut rien savoir et ne changea pas d'un pouce la décision qu'il avait prise pour le cas Arai.

Il ne fallait pas croire qu'Asuna restait plantée devant les portes de l'hôpital toute la journée en essayant de convaincre un médecin dur de la feuille de la laisser rendre visite à une connaissance! Non non, la jeune demoiselle mit à profit ces journées pour rattraper son retard accumulé sur les cours dispensés à l'amphithéâtre. C'est d'ailleurs en allant rendre un devoir à l'académie que la jeune élève se retrouva en train de lire une annonce affichée sur un des panneaux d'information que contenait l'établissement.

Citation :
Senpai : Arai Tsumetai
Élèves :
- Asuna Kagurazaki
- Kairyû Ikuma

Note : ceci n'est pas une vraie équipe. Mais Arai est un Chuunin compétent qui, j'en suis certain, vous apprendra une base solide. Et qui sait, peut-être pourriez vous partir en mission avec lui ?

Arai, j'attends tes rapports, tu connais mon bureau.

Ainsi, Arai avait en charge une nouvelle équipe, qui comprenait Asuna plus un autre élève dont la jeune femme n'avait jamais entendu parler. Qui pouvait bien être ce nouveau coéquipier? A quoi ressemblait-il? Asuna n'en avait aucune idée, et elle décida de lâcher l'affaire pour le moment tout du moins.

La jeune demoiselle prit l'initiative d'aller annoncer la nouvelle à son nouveau Sempai et pour cela, elle se rendit à l'hôpital... pour la seconde fois de la journée mais cette fois-ci, les raisons étaient différentes, enfin un peu. Par elle ne savait quel miracle, Kazoku accepta de laisser Asuna rendre visite au Chuunin: il lui donna le numéro de la chambre et il laissa la demoiselle partir en direction de cette fameuse chambre. Une fois devant, Asuna resta quelques secondes plantée devant la porte puis finalement, elle toqua timidement mais fermement à la porte avant d'entrer dans la pièce.

Celle-ci était similaire à celle où Asuna séjournait lors de son hospitalisation: les mêmes murs blancs et vierges de toute décoration qui aurait pu égayer la chambre, la même odeur aseptisée qui planait dans l'air et surtout le même silence qui régnait dans la pièce. Mais ces détails n'avaient aucune importance aux yeux d'Asuna aujourd'hui, parce qu'elle savait que ce n'était pas elle qui était obligée de dormir dans un tel endroit. Deux jours entiers lui avaient entièrement suffi, et la demoiselle s'était jurée de ne plus jamais tomber malade, ni faire quoique ce soit pour être obligée à retourner dans un hôpital.

Dans cette pièce, il n'y avait qu'un seul lit et au fond de celui-ci, se trouvait un Arai qui semblait bien embêté d'être retenu ici. Asuna se rapprocha du ninja, qui s'était assis sur son lit. Il semblait aller beaucoup mieux depuis la dernière fois que la jeune demoiselle l'avait vu, à son grand soulagement. En voyant son visage, Asuna se rendit compte à quel point cet homme lui avait manqué au cours de ces derniers jours et toutes ces tentatives de visite prenaient enfin ses justifications à ce moment. Même s'il était véridique qu'Asuna souhaitait voir Arai afin de voir comment il se remettait de ses blessures, l'autre part de la vérité était qu'elle voulait le voir tout simplement... et peut-être d'être près de lui.

¤Asuna¤
Bonjour Arai-sempai. Comment vont vos blessures? Vous avez l'air d'aller beaucoup mieux, j'en suis heureuse. Je suis venue prendre de vos nouvelles, en réalité, je serais bien venue plus tôt seulement Kazoku-sensei m'en a empêché à chaque fois que je lui demandais.

Pourquoi ce formalisme et ce ton respectueux tout à coup de la part d'Asuna? En réalité, la jeune femme s'amusait de la situation dans laquelle elle était plongée avec son nouveau supérieur. Elle savait parfaitement quand et comment agir de la bonne façon: elle était consciente qu'elle ne devait en aucun cas mélanger sa vie privée avec sa vie professionnelle, si l'on pouvait dire. Arai-sempai était son supérieur et elle se devait de l'écouter comme elle ferait avec n'importe quel professeur: avec sérieux et discipline et Arai était... Qu'est-ce qu'il était en réalité pour Asuna? Elle ne savait pas vraiment... à vrai dire, ils n'avaient pas réellement discuté de la chose ensemble.

Asuna décida de garder cette question pour plus tard, lorsqu'Arai s'y attendrait le moins. Pour le moment, elle afficha son plus beau sourire pour le malade attaché à son lit. Sa voix avait retrouvée sa chaleur habituelle et la jeune élève avait mis de côté ce formalisme qu'elle avait employé quelques secondes plus tôt

¤Asuna¤
As-tu déjà reçu la nouvelle à propos de la nouvelle équipe formée,
Arai? Alors, que ressens-tu à l'annonce de nouvelles responsabilités? Pas trop stressé, j'espère? Ne t'en fais, je te promets de ne pas de mener la vie dure... enfin tant que tu comporteras de façon raisonnable hein?

Le petit rire ainsi que le sourire qu'elle abordait en cet instant, auraient pu chasser le ciel le plus nuageux tellement ils étaient chargés de chaleur et de joie. Asuna se rapprocha encore plus d'Arai et déposa un doux baiser sur le front de ce dernier, en signe de salutation et d'affection.

¤Asuna¤
Quand Kazoku-sensei a-t-il prévu de te laisser sortir? Cela fait déjà quatre jours qu'il te retient prisonnier comme une princesse dans cet hôpital... Tu passes encore un jour enfermé ici, et je débarque avec un cheval blanc pour te délivrer et te ramener à moi.

Bien sûr, elle n'en pensait pas un mot et le rire qui suivit cette déclaration le faisait parfaitement savoir. Asuna savait parfaitement que la santé d'Arai était la priorité et si le médecin en chef avait décidé de le garder quelques jours de plus, elle ne s'y serait pas opposée... même si cela ne lui ferait pas plaisir mais Kazoku était le spécialiste dans ce domaine et Asuna ne pouvait que se plier à ses décisions.



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Lun 18 Aoû - 16:08

L’ennui était grand dans la chambre… jusqu’à ce que la porte ne s’ouvre de nouveau. Arai imaginait déjà la tête de Kazoku apparaître, mais il se trompa. A moins que Kazoku n’ait radicalement changé de sexe en très peu de temps. Asuna avait enfin pu lui rendre visite ! La douce ninja s’avança près de lui, souriante. Retrouvailles silencieuses, mais pas pour autant dénuées de profondeur. Arai sembla redécouvrir son sourire si chaleureux. Il ne s’en lassait pas.

[Asuna] – Bonjour Arai-sempai. Comment vont vos blessures? Vous avez l'air d'aller beaucoup mieux, j'en suis heureuse. Je suis venue prendre de vos nouvelles, en réalité, je serais bien venue plus tôt seulement Kazoku-sensei m'en a empêché à chaque fois que je lui demandais.

[Arai] – Bonjour Asuna… Mes blessures vont comme elles peuvent, ça se soigne au compte goute. Mais je pense pouvoir marcher, ce qui est un bon point ! Kazoku est plutôt borné lorsqu’il prend son rôle de médecin. Je suis assez admiratif en un sens, il est tel que j’aimerais devenir. Sur de lui, autoritaire, talentueux… J’ai encore du boulot !

[Asuna] - As-tu déjà reçu la nouvelle à propos de la nouvelle équipe formée,
Arai? Alors, que ressens-tu à l'annonce de nouvelles responsabilités? Pas trop stressé, j'espère? Ne t'en fais, je te promets de ne pas de mener la vie dure... enfin tant que tu comporteras de façon raisonnable hein?


Ba que lui arrivait-il aujourd’hui ? Elle était en pleine forme ! Arai aurait bien eu la même énergie s’il n’était pas en pleine convalescence.

[Arai] – Oui j’ai reçu un mot ce matin. Et puis, toi qui m’appelles Sempai ça semblait étrange. Va falloir que je m’y habitue. Ce n’est pas vraiment une équipe… ça ne doit pas l’être. Ca m’arrangerait en tout cas, que ça ne le soit pas. Mes responsabilités sont réduites, tant mieux, car ça va me permettre de m’habituer à ce nouveau rôle. Les deux dernières missions que j’ai effectuées n’ont pas vraiment été à 100% réussies alors j’avoue que je balise un peu. Toi, tant que tu me montreras le respect que tu me dois lors des futures réunions, tout se passera bien. Attention à l’écart, je saurais de mon côté faire la part des choses. Héhé.

Ils rirent en cœur, recréant cette douce et chaude atmosphère durant leur mission commune. Avant que tout ne dégénère, lorsqu’ils étaient encore insouciants de leurs propres sentiments. La naïveté est parfois si belle, et si simple.

[Asuna] - Quand Kazoku-sensei a-t-il prévu de te laisser sortir? Cela fait déjà quatre jours qu'il te retient prisonnier comme une princesse dans cet hôpital... Tu passes encore un jour enfermé ici, et je débarque avec un cheval blanc pour te délivrer et te ramener à moi.

Arai ne put retenir un rire immédiat. Asuna était vraiment surprenante avec de drôles d’idées plein la tête. C’était magique. Il imaginait parfaitement la scene, l’apprentie kunoichi vêtue de nobles atours et chevauchant une monture d’un blanc pur. S’il avait eu le choix, il serait resté un jour de plus à l’hôpital, rien que pour voir cette scène.

[Arai] – Mwarf, je pense que ça ne sera pas nécessaire ! Où comptais-tu trouver un tel animal ?
Quoiqu’il en soit, je sors en fin d’après-midi, c'est-à-dire dans une petite heure je pense. C’est grâce à cette nouvelle responsabilité, celle de sempai, que je peux sortir si tôt. Ceci dit, je devrais, à raison de deux fois par jour, me soigner moi-même, ou avec Kazoku s’il est présent, et ce pendant un moment encore… Je suis pas mal amoché au final !

Je me demandais… Ca te dirait de venir passer la soirée à la maison ? Il devrait y avoir Kazoku, et peut-être Izawa, comme chaque soir. Enfin… comme tu le souhaites, mais ça me ferait vraiment plaisir de t’y accueillir moi-même cette fois-ci.


Il est vrai que la première fois qu’elle était venu chez lui, c’était de son propre chef et c’était Izawa qui l’avait faite entrée. Arai n’était arrivé que pendant la nuit. Il aimerait profiter cette fois, et être là.

[J’avoue ne pas avoir apporté grand-chose :p]



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 18 Oct - 17:22

Asuna : +19 XP
Arai : +36 XP

J'étais sûr d'avoir déjà donné cet XP.

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mar 11 Nov - 21:43

===> Kumo, Venant de nul part

Une belle journée d'hiver venait de commencer pour le jeune écrivain aux yeux d'argent. Il était près de onze heure de la matinée alors que l'étudiant se levait à peine, encore la gueule de bois de la veille et l'haleine à tuer un ours du réveil qui allait de pair. Ses journées commençaient généralement à ces heures là. Non pas qu'il soit particulièrement friand de son lit, petit et inconfortable, mais les songes de ses nuits ravivaient en lui sa fantaisie. Sans un bon et lourd sommeil, il n'était plus le même. l'alcool l'altérait bien plus rapidement et les mots qu'il posait sur son calepin n'avait plus cette saveur sucré dont Deishui raffolait. Le sommeil lui était vital, plus que pour tout autre humains. Ajouté à cela, pourquoi devrait-il se lever pour participer à quelques cours inutile sur les arts du combat ninja alors que la possibilité de gagner sa vie autrement lui était donnée?

En effet, depuis plusieurs joueurs, le jeune homme avait mit en application une idée qu'il avait jugé lui même comme lumineuse : travailler à son compte. Cette révélation lui était venue lors de son premier séjour à l'hôpital, après son entrainement avec ce mystérieux Yudachi. En effet, bien que le blondinet n'eut pas oublié le mystère autour du vieux Yudachi, il avait trouvé en son compagnon de chambre une inspiration sans égal. Ce compagnon était un vieillard en fin de vie à qui nul ne rendait visite. Ses distractions principales étaient la lecture, bien que sa vue baissait de jours en jours, et le monologue vu que nul ne lui rendait visite. Lorsque Deishui vit l'effet que sa présence eut sur ce pauvre homme mais aussi lorsqu'il sentit les premières pièces rouler dans sa main, il comprit que l'hôpital habitait de bien plus grandes richesses que toutes les missions ninja du monde.

Ainsi, il choisi de ne plus assister à ces cours de ninjutsu pour se rendre chaque jours à l'hôpital du village, passant de chambres en chambres pour repérer un éventuel pigeon en fin de parcours. Bien entendu, cette activité se voulait discrète car immorale. Voilà pourquoi, pour s'assurer une couverture sans failles, mentais sur les raisons de sa venue en évoquant son faible pour de si jolies infirmières.

Cette journée d'hiver débutait donc de la même manière que les précédente. Il était environ midi quand Deishui arriva à l'hôpital armé de son calepin et tâchant de garder le plus discret possible son fidèle rhum. Un clin d'œil par ci, un clin d'œil par là et le tour était joué. L'écrivain en herbe s'en allait vers les étage, rejoignant celui des grands malade que l'on accompagnait pour la dernière ligne droite.
Malgré l'austérité de cet étage, le Da se voulait souriant et avenant. Il ne savait que trop bien, après plusieurs heures passés avec ceux qu'il surnommait grossièrement ses "portes monnaie sur brancard", que ces personnes là avaient besoin d'un peu de magie pour s'en aller sans regret vers l'au delà. c'est donc avec cette attitude que le jeune homme poussa la porte de sa première chambre de la journée en scandant :


"Bien le bonjour ! Deishui est là !"

Sourire au lèvre, l'étudiant s'avança d'un pas léger vers l'unique pièce où était installée deux lits mais dont seul l'un d'entre eux était occupé.

*Madame Plindsou, je le sens bien aujourd'hui ! Avec elle je pourrais surement récolter de quoi me faire masser au bains !*


[HRP]Voilà comme promis je le fais mon RP bizarre. Par contre y'a moyen d'avoir une toute petite réaction de MJ car c'est pas super marrant de jouer tout seul.[/HRP]


$ Nindo $
"Tant qu'il a du Rhum, il y a de l'espoir !

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 12 Nov - 14:05

¤,.°o°O Chapitre 5 : Renforcement O°o°.,¤
« Vision surprenante »

Existait-il seulement un seul eisei-nin au monde qui n'avait jamais fait de séjour à l'hôpital ? La question soulevait un non-sens épouvantable. Allongé sur son lit, son regard occupé à l'observation du plafond de sa chambre, Sho était penché sur la question bien que l'horloge posée sur son chevet indiquait maintenant 11h30. Habituellement, à cette heure, il se trouvait dors et déjà dans l'enceinte de l'académie à travailler sur quelques vieux parchemins d'archives, ou bien à suivre un cours théorique sur quelques notions basiques de médecine. Mais aujourd'hui, il avait décidé de repousser ses occupations habituelles à plus tard pour s'abandonner à une réflexion plus profonde.

De grandes choses étaient en mouvement. Des choses dont il ne savait absolument rien, d'autres choses qui demanderaient toute son attention quand elles viendraient à se manifester, et d'autres encore qui ne le concerneraient jamais. Quoi que le futur lui réserve, il avait un devoir à tenir aussi bien vis à vis du village que de sa famille. Il était venu ici pour devenir médecin, alors il devait suivre son engagement quoi que cela puisse lui en coûter.

Au bruissement d'un tissu de vent contre la vitre, il dévia son regard dans sa direction. Dans ses yeux, aucune lueur ne trahissait la moindre de ses pensées. Le tout demeurait impassible, presque indifférent face à n'importe quelle tournure de l'existence humaine. Il observait sans vraiment observer, écoutait sans vraiment écouter. Son corps agissait mais son esprit était ailleurs, définitivement ailleurs. Quelque chose en lui, l'appelait à résonner sur ce qu'il devait entreprendre. Espérer était une chose, agir en était une autre. Il pouvait rêver de puissance et de force, rien d'autre que ces agissements ne pouvaient l'y conduire. Plus que jamais, il devait apprendre, encore et encore, et s'élever progressivement à ce qu'il avait toujours rêvé d'être : un médecin digne de ce titre. Le chemin serait long, peut-être plus long encore que celui qu'il avait parcouru entre la vallée verte et le village caché des nuages. Mais plus qu'une question de longueur ou de difficulté, il s'agissait d'honneur et de principe autant que de volonté et de courage.

Désormais assit sur le rebord de son lit, Sho contemplait le vide qui pouvait se dresser devant son regard d'une noirceur presque envoûtante. Les avant-bras appuyés sur ses cuisses, il avait joint ses mains l'une contre l'autre, en se demandant ce qu'il pouvait bien faire pour atteindre ses objectifs. Comme une évidence, les façades de l'hôpital lui apparurent en flash, laissant un signe, une symbolique qu'il était le seul à pouvoir déchiffrer. Légèrement surpris par cette manifestation pour le moins étonnante, l'eisei-nin fronça légèrement les sourcils en étudiant minutieusement ce qu'il venait d'entrevoir.

L'hôpital du village ... aussi fou que cela puisse paraître pour un spécialiste en médecine défensive, il n'y avait jamais mis les pieds jusqu'à maintenant. Mais peut-être était-ce le temps pour lui de bouleverser ses habitudes ? Si son inconscient lui avait légué ces images, c'est qu'il y avait forcément une raison.

Même s'il ne réussissait à comprendre le sens premier de cette vision, Sho se persuada qu'il apprendrait davantage sur les lieux dont il était question que de rester assit ici à ne rien faire. C'est pourquoi il se leva, attacha son bandeau de shinobi autour de son front, et enfila son long manteau rouge brique, avant de sortir de son appartement. Une fois dehors, il sentit la caresse de la brise sur son visage, et la fraîcheur hivernale lui picoter les joues. Les temps étaient entrain de changer avec la nouvelle saison qui s'insinuait lentement dans les ruelles du village.

Le pas plus ou moins lent, Sho s'aventura dans le centre-ville après s'être arrêté un court instant chez son vieil ami, Kôsuke Hôndo, qu'il n'avait plus revu depuis une semaine déjà. Comme à son habitude, il salua le gérant du Chien Fou d'un simple geste de main et d'un sourire sincère en passant devant sa vitrine. Il en fit de même en passant devant l'armurerie, à ceci près que l'armurier se trouvait être en pleine conversation avec ce qui devait probablement être un ami des environs. Enfin, ses pas débouchèrent sur la grande arcade où l'hôpital se dressait comme une petite montagne aux façades blanche crème. Avec une légère appréhension, il s'avança jusqu'à l'entrée et resta un long moment planter devant elle, comme s'il attendait que quelque chose de particulier se produise, en vain. Des shinobis entraient et sortaient, des villageois entraient et sortaient, mais lui n'était visiblement pas décidé ni à entrer ni à en sortir.

Que venait-il chercher dans ce lieu ? La question resta un long moment en suspend dans son esprit avant de trouver une réponse. Le savoir ? Mais qui pouvait bien le lui transmettre si ce n'était un médecin désigné ? Voila ce qu'il était venu chercher ! Les conseils d'un médecin !

Décidé, Sho entra et se surprit à voir tant de monde allez et venir dans la multitude de couloirs qui partaient du centre d'accueil. Ne sachant exactement comment s'y prendre, il s'arrêta devant une secrétaire et lui demanda s'il était possible de parler à un médecin en lui expliquant qu'il était un étudiant de l'académie et qu'il venait en quelque sorte pour s'entretenir avec un adulte plus compétent qu'il ne l'était. Le sourire aux lèvres, la secrétaire lui indiqua le bureau d'un spécialiste au deuxième étage et le chemin à prendre pour le retrouver. Bien que les explications furent longues, Sho les retint avec plus ou moins de difficultés et prit le chemin indiqué après avoir poliment salué son hôtesse.

Au contact des premiers couloirs, il du joué de son agilité pour éviter les détour de certains personnages en présence. Bien heureusement, son chemin le mena dans un couloir beaucoup plus calme où les chambres de malades se succédaient aussi bien sur la gauche que sur la droite. En passant devant l'une d'entre elle, Sho marqua un arrêt brusque en croyant reconnaître une silhouette du coin de l'oeil. Il ne sut poser un nom sur cette silhouette au premier abord mais en revenant sur ses pas et en glissant son regard dans la chambre en question, il se surprit à reconnaître la silhouette imposante d'un des membres de son équipe.

· Sho · Deishui ?

Il marqua une courte pause et reprit, un brin intrigué :

· Sho · Ça fait longtemps qu'on ne t'a plus aperçu dans les parages, qu'est ce que tu fais ici ?


¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 12 Nov - 15:38

Surprise.
Une voix peu familière au blondinet venait de se manifester alors même que celui ci pénétrait dans la chambre de madame Plindsou. Qui était-ce? Comment une personne dans l'hôpital, outre les patients en phase terminale, pouvaient connaitre son nom? Le jeune homme ne se retourna pas immédiatement. Se pouvait-il que les professeurs de l'Académie ait remarqué son absentéisme récurent et aient envoyés quelqu'un à sa recherche? Si tel était le cas, notre ingénieux profiteur risquait gros. En effet, pour camoufler son identité au personnel du village, il n'endossait pas son costume d'étudiant ninja mais d'un brave qui donnait son temps aux personnes dont il n'en restait plus beaucoup. De fait, son bandeau ninja s'était rapidement retrouvé au fond d'un tiroir, au milieu des caleçons et autres attributs du quotidien.
La voix de la résidente de la chambre ramena toutefois Deishui à la réalité.


[Madame Plindsou]
"Ah mon enfant....Te voilà...Tu es venu avec un ami à toi? Approchez Approchez...Ton visage me manquait..."


Le Da déglutit bruyamment puis, tâchant de se reprendre en main fit volte face. Il se retrouva face à un jeune homme tout aussi âgé que lui, arborant le bandeau des ninjas de Kumo. Pour autant, aucun nom ne venait se coller à ce perturbateur qui venait fendre la routine quotidienne du blondinet. Qee fallait-il dire? Mentir, encore? Probablement que oui, c'était la seule manière de ne pas perdre sa réputation au sein de l'hôpital et probablement d'éviter des sanctions de la part de l'Académie.
D'une voix légère, Deishui répondit à l'inconnu :


"Eh bien vois-tu, je m'en vais passer quelques minutes aux côtés de cette chère madame, comme tout les jours. Allons ne sois pas timide, viens t'installer avec nous un brillant euh....médecin comme toi se doit aussi d'être au contact de ses patients !"

Coup de poker. Bien qu'il ignorait tout du type en face de lui, Deishui avait prit le risque, sur une simple observation, de le qualifier de médecin. Mais après tout, quel type de ninja si ce n'est un ninja médecin, mettrait les pieds sans la moindre blessure, dans un hôpital? Pour mettre en application ses mots, l'étudiant s'avança dans la chambre un sourire quelque peu crispé aux lèvres. Il s'assit lentement sur le lit libre et commença la discutions dans l'espoir que l'élément perturbateur de sa journée prendrait part à la comédie.

"Alors alors ! Le repas est déjà passé? Ils vont ont donné quoi encore à manger hein?"

Visiblement enjouée, la vieille dame répondit de plus belle :

[Madame Plindsou]
"Oh vous savez mon enfant, c'est sans cesse les même repas. Petits pois, carotte vapeur et haricots, pas même la place pour un petit digestif ou je ne sais quoi d'autre. Tout de même, en connaissant mon état je devrais pouvoir profiter encore un peu de la vie !"


Les éternelles réflexion sur la vie et la mort que se livraient ces patients...Oui Deishui commençait à les apprivoiser, à les comprendre. Au départ, il avait trouvé fort intéressant le point de vue de ces gens en fin de parcours, des gens pour qui le bonheur résidait en peu de chose : un regard, un sourire, des mots. Ces personnes là semblaient s'élever vers une autre position que celle des humains, égocentriques et insatisfaits. Ils aspiraient à des choses simples sans toutefois se leurrer de ce qui les entouraient. Il n'était pas véritablement possible de leur mentir. D'ailleurs, Deishui y avait renoncer en croyant pouvoir leur exposer de faux sentiments. Cependant, rapidement, il fut pousser à être sincère non pas sur ce qu'il était mais sur ce qu'il pensait et ressentait. Ainsi, il répondit avec cette même dynamique :

"Voyez vous, c'est pour cela qu'un médecin est là pour vous, pour résoudre toute ces aberrations auquel vous devez vous plier. Finit les réveils tôt le matin, finit les repas monotones. Laissons la place à autre chose !"

Tout en sortant une de ses fioles d'alcool de sa poche, l'étudiant souffla plus bas :

"Tenez j'ai apporté votre petit digestif, du rhum comme vous l'aimez."

Un sourire illumina le visage de la vieille dame. Peut-être était-elle une veuve alcoolique avant son entrée à l'hôpital ou peut-être souhaitait-elle noyer son chagrin dans ces drogues mais cela n'avait pas vraiment d'importance car au final, lorsque son dernier souffle sera rendu, elle se souviendra de ses éclats de rire provoqués par le précieux liquide au lieu de se morfondre sur la nourriture infecte de l'hôpital.


$ Nindo $
"Tant qu'il a du Rhum, il y a de l'espoir !

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 12 Nov - 21:27

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

Deishui, un personnage qu'il ne connaissait que très peu et pour cause. Il était rare de le voir à l'Académie. A vrai dire, cela faisait déjà un petit moment qu'il ne l'avait plus entrevu dans les couloirs de cette institution. Etait-ce une absence volontaire de sa part ou bien un concours de circonstances qui l'amenaient à ne plus le croiser ? La réponse n'était pas la plus évidente qui soit. Peu importe dans le fond, il faisait toujours partie de son équipe en compagnie d'Asuna, et de leur superviseur, Reisui Shouka. Bien qu'il n'avait plus donné signe de vie depuis leur réunion au cimetière, il était encore un membre à part entière de cette équipe. Un détail laissa toutefois Sho perplexe quant à son véritable désir d'appartenance ... son bandeau. Il avait beau chercher, front, cou, bras, jambes, rien, absolument aucun signe de sa présence. Étrange, pensa-t-il, le bandeau frappé de l'insigne du pays était considéré par beaucoup comme un symbole fort dans leur vie de shinobi, mais peut-être n'était-ce pas le cas pour lui. Bien que cela semblait suspect, Sho ne se posa pas plus de questions qu'il fallait s'en poser à ce propos. Après tout, il y avait toujours des exceptions à tout.

A côté de lui se tenait une vieille dame dont le nombre d'années devaient être conséquent au vu des nombreuses rides qui entaillaient son visage, et la profonde solitude qui semblait être la sienne à l'intérieur de cette chambre étriquée. Elle désigna Deishui en l'appelant " mon enfant " puis l'invita, lui, à s'approcher d'eux, croyant que son camarade l'avait invité à venir avec lui. Cette femme et Deishui partageaient-ils un lien familial quelconque ? Elle avait en tout cas l'âge et l'attention pour lui d'une grand-mère bienveillante. Peut-être était-ce le cas. Peut-être Deishui venait rendre visite à sa grand-mère malade au lieu de perdre son temps à l'Académie. Si c'était vraiment le cas, son action était louable. Malheureusement, la réponse qu'il apporta à sa question laissa échapper toutes les suppositions que Sho s'était faîtes jusqu'à maintenant.

· Deishui · Eh bien vois-tu, je m'en vais passer quelques minutes aux côtés de cette chère madame, comme tout les jours. Allons ne sois pas timide, viens t'installer avec nous un brillant euh....médecin comme toi se doit aussi d'être au contact de ses patients !

Madame ? Une bien étrange manière de désigner sa grand-mère, trop étrange pour ne pas dire impensable. Non, Sho en était certain désormais, cette vieille dame ne possédait aucun lien de parenté avec Deishui ; non aucun. Il s'avança néanmoins jusqu'au pied du lit, comme ce dernier venait de l'y inviter. Pendant un bref instant, ses pupilles se logèrent dans le coin gauche de ses yeux pour observer le visage de son homologue. Il semblait si détendu, si enjoué, mais quelle était la raison de sa présence ici, auprès de cette personne âgée. Il disait passer tous les jours à son chevet, pendant plusieurs minutes, mais pourquoi ? Ce n'était pas une habitude très répandue de nos jours, encore plus chez un étudiant de l'académie.

Ne comprenant pas ce qui pouvait bien se passer dans cet endroit, Sho laissa son questionnement en suspend et dévia son regard vers la vieille dame à qui il offrit un sourire radieux et aimable à la fois. A ce moment là, Deishui lui demanda ce que le personnel de l'hôpital lui avait apporté à manger aujourd'hui. Bien que la réponse fût quelque peu triste à entendre, l'eisei-nin aux cheveux rouge brique nota plus particulièrement la forme de vouvoiement utilisée. Cette dame n'était définitivement pas une lointaine connaissance pour Deishui, sinon elle ne l'aurait jamais vouvoyez de la sorte. L'affaire devenait de plus en plus intrigante, mais Sho se contenta de garder le silence et de ne pas rompre la discussion entre les deux individus.

La patiente semblait lasse de sa situation. Dans son discourt, elle avait même mentionné le désir de profiter un peu plus de son existence, sûrement en lieu et place de cette chambre et de l'éventail réduit d'aliments qu'on lui offrait ici. Sho était touché par ses paroles mais bizarrement, il ne prononça le moindre mot, se contentant de garder son regard doux posé sur elle. Les affres de la vieillesse, une angoisse permanente qu'il ne pouvait comprendre. Lui possédait encore une longue espérance de vie devant lui mais elle, combien de temps lui restait-il ? Personne ne pouvait le savoir, pas même le meilleur médecin de ce monde. La mort frappait toujours sans prévenir, il n'appartenait qu'à chaque être humain de choisir comment allez à sa rencontre. Ce lit, cette chambre, Sho ne pensait certainement pas que la vieille dame en question les avait choisi. Ils s'étaient imposés à elle comme un fléau qui la privait aujourd'hui de la chaleur de la lumière extérieure et de la douceur de la brise hivernale.

· Deishui · Voyez vous, c'est pour cela qu'un médecin est là pour vous, pour résoudre toute ces aberrations auquel vous devez vous plier. Finit les réveils tôt le matin, finit les repas monotones. Laissons la place à autre chose !


A quel jeu jouait-il ? Cherchait-il vraiment à le faire passer pour un médecin agréé de l'hôpital ? Cela n'avait aucun sens. Qu'avait-il à gagner dans cette affaire ? Qu'attendait-il de lui ? Il désignait le tout comme une aberration mais était-ce bien le terme exact à employer quand il était question de prolonger et d'apaiser l'existence d'une personne âgée en la gardant en observation dans cet hôpital. Leur vision de la médecine semblait différer sur ce point. Si cette personne se trouvait allongé sur ce lit, c'est qu'il le fallait, pour son bien. A la regarder ainsi, il ne pouvait reconnaître le mal qui la rongeait mais il savait pertinemment que sa vie ne pouvait être synonyme de souffrance dans ce lieu. Au contraire, il y était question de survie.

Brusquement, ses pensées se dissipèrent et son regard suivit le mouvement de main de Deishui. Il la regarda s'engouffrer dans sa poche et en ressortir avec une fiole. Puis le shinobi s'adressa à la vieille dame, un ton plus bas, comme s'il ne voulait pas qu'il l'entende. Sho n'entendit bien évidemment rien mais quelque chose lui disait que ce qui se trouvait au fond de cette fiole n'était en rien recommandé par le personnel de l'hôpital. C'est donc sur un ton tranchant qu'il s'adressa à son camarade, de manière à rompre son mouvement.

· Sho · Es-tu seulement agréé à administrer ce liquide à cette personne ?

Son regard, plus insistant que d'habituel, était fixé sur lui. D'un pas lent, il se décala ensuite et se rapprocha jusqu'à se trouver assez près de lui pour retenir son bras si le besoin s'en faisait ressentir.

· Sho · Ouvre cette fiole Deishui, je veux savoir ce qu'elle contient ...

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Jeu 13 Nov - 20:23

[Sho Nagoshi]
"Es-tu seulement agréé à administrer ce liquide à cette personne ?"


Décidément, ce type était un vrai boulet pour Deishui. En plus de le placer dans une situation fort inconfortable, voilà qu'il s'autorisait maintenant à contrecarrer ses plans destinés à soulager les patients à qui il rendrait visite. Il fallait régler ce problème et vite sans quoi la journée risquait d'être peu fructueuse. Le blondinet stoppa son mouvement, sentant peser sur lui le regard lourd de cet ennuyeux shinobi. De son côté, la vieille femme sembla surprise, prête à hurler pour qu'on lui donne ce qu'elle considérait à présent comme son bonheur quotidien.
La voix de l'élément perturbateur résonna à nouveau dans la pièce, tel un gong grave, presque autoritaire :


[Sho Nagoshi]
"Ouvre cette fiole Deishui, je veux savoir ce qu'elle contient ..."


Silence.
La tension était montée d'un cran si bien que le sourire auparavant fixé sur le visage mal rasé de Deishui avait disparu. Que faire? Dans le cas ou il obtempèrerait, l'écrivain en herbe s'exposait, en plus des remontrances de l'académie ninja, à la colère de madame Plindsou qui, mécontente de n'avoir pu recevoir sa dose de rhum quotidienne aurait probablement passé ses malheurs sur son unique confident. Néanmoins, si il se refusait à obéir, si il défiait cet étrange personnage vertueux, il perdrait son image de brave garçon au sein de l'hôpital, si ce n'est la vie. Car l'étudiant n'était pas dupe : son encombrant homologue devait avoir de l'expérience, bien plus que lui qui n'en avait aucune.
Soudain, une idée lui vint à l'esprit. Les yeux vert du Da s'illuminèrent et sa bouche se fendit à nouveau dans un sourire plein de malice. Il tourna la tête en direction de la vieille dame elle lui adressant un clin d'œil discret puis s'en retourna vers son collègue. D'un air détendu, la comédie était devenu naturelle chez cet enfant du cirque, Deishui lâcha :


"Mon cher ami, vous seriez surpris de connaitre l'effet de cette petite merveille sur l'organisme d'une pauvre vieille dame ! Allons laissez moi vous instruire un instant."

Le mensonge prenait forme. Par chance, le jeune homme venait de se souvenir de l'un des remèdes que son père lui avait transmit. Il était grand temps d'épater la galerie, enfin seulement cet encombrant compagnon de chambre.
D'un geste vif, le blondinet déboucha sa fiole et la fit passer sous le nez de Sho, libérant ainsi des effluves de rhum. Aussitôt, il reboucha le précieux récipient puis reprit tout en l'agitant sous les yeux de l'autre étudiant.


"Cette merveille aux fortes odeurs de rhum n'est pas une simple mignonnette d'alcool pur et désastreux pour l'organisme, non ! Il s'agit d'un remède ancestral dont peu connaissent la recette exacte. Je la tiens de mon père, un ancien médecin à présent trop vieux pour exercer, c'est bien dommage d'ailleurs. Soit ! Il m'a chargé de remettre à quelques uns des patients de cet hôpital ce petit bijou de médecine ancienne. Ce qu'il contient, je n'en sais trop rien pour être tout à fait honnête. Je l'ai vu user d'ail et de rhum mais les détails de la préparation m'échappent."

Deishui marqua une courte pause, s'assurant de captiver toute l'attention de son auditoire.

"Il est dit que ce remède guérit bien des maux. Il redonne au corps une seconde jeunesse en agissant sur les vaisseaux sanguins et brulant les graisses. Caillots, sinusite, hypertension, rhumatismes, arthrose et maladies pulmonaires ne sont qu'un mauvais souvenir ! Mais venons en aux effets qui justifient son emploi sur cette chère madame Plindsou dont nul ne veut s'occuper, pas même ces bougresses d'infirmière : ce remède atténue les troubles auditif et de la vue sans oublier son action sur les tumeurs. Ah et aussi, j'oubliais..."

Le comédien du dimanche s'approcha de l'oreille de l'apprenti médecin et lui chuchota d'un air amusé :

"Il parait aussi que cela peut guérir les...hémorroïde...Sa t'éviterais de serrer autant les fesses, d'être plus souple sur tes pattes arrières hé hé."

Finalement, l'amusement était de mise avec ce nouvel intervenant. Deishui se redressa, toujours souriant à la manière de ces vendeurs de porte à porte qui vantent des produits déjà dépassés. Il ajouta alors d'une manière la plus douce que possible :

"Je suppose que je peux maintenant donner à cette chère madame le traitement adapté à ses maux non?"


$ Nindo $
"Tant qu'il a du Rhum, il y a de l'espoir !

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 14 Nov - 21:01

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

Le temps semblait suspendu autour des trois protagonistes. D'un côté, les deux shinobis qui s'observaient, chacun à la recherche de leurs propres réponses. De l'autre, cette vieille dame allongée sur son lit d'hôpital. Le tout demeurait immobile, comme si personne n'osait plus s'exprimer ni même bouger.

Les pupilles de Sho étaient fixés sur celles de Deishui. Il attendait une réaction de sa part même s'il ne pouvait encore prévoir la forme sous laquelle elle se présenterait. Allait-il s'énerver ? Esquiver sa remarque et tenter de portée sa fiole jusqu'aux lèvres de la vieille dame ? Ou tout simplement ramener son bras contre son corps en prenant en compte ce qui venait d'être dit ? Rien n'était moins sûr pour le moment. L'ambiance restait en tout cas chaotique voir quelque peu électrique entre les deux jeunes gens, bien que l'eisei-nin souhaitait écarter toutes tensions entre lui et son camarade d'équipe. Son but premier n'étant que de comprendre l'étrange situation qui se tramait sous ses yeux.

Finalement, se fut Deishui le premier qui rompit le lourd silence du moment.

· Deishui · Mon cher ami, vous seriez surpris de connaître l'effet de cette petite merveille sur l'organisme d'une pauvre vieille dame ! Allons laissez moi vous instruire un instant.

Le ton employé sonnait étrangement faux à l'oreille de Sho. Cela n'allait pas en s'arrangeant pour son homologue car chacune de ses interventions le rendait encore plus soupçonneux à ses yeux. Restait encore à savoir ce qu'il cherchait à obtenir en ce comportant de cette manière. Autant dire que cette information échappait encore totalement au contrôle du jeune eisei-nin. Deishui était ce genre de personne en qui il était bien difficile de lire quoi que ce soit, sans doute parce que son regard n'exprimait rien et que sa fausse ironie dressait une barrière entre ses sentiments profonds et ce masque de cirque qu'il arborait continuellement.

Inconscient, c'est le premier mot qui vint à l'esprit de Sho lorsque son camarade passa la fiole sous son nez. La vive émanation d'alcool qui s'en dégagea le laissa totalement perplexe devant l'attitude de ce bien étrange personnage. Indifférent, il continua pourtant de le fixer du regard sans prononcer le moindre mot. C'était donc ce ... cette vulgaire potion à base d'alcool pur qu'il voulait administré à cette pauvre personnage âgée ? Avait-il seulement perdu la tête depuis la réunion au cimetière ou prenait-il un malin plaisir à s'imaginer les effets dévastateurs de son acte ? A moins qu'il n'ait été mis au courant que l'alcool s'avérait être un réactif très dangereux en complément de certains traitements. Dangereux au point d'en devenir un instrument de mort dans certains cas. Non, décidément toute cette histoire n'avait ni sens moral ni éthique. Il ne savait pas si c'était la première fois qu'il apportait cette fiole à cette patiente mais dans tous les cas, il ne pouvait le laisser agir comme si de rien était.

Sho n'eut toutefois le temps de réfléchir à quelque chose de discret que Deishui se lança dans une interminable tirade faîtes de mots douteux et de non-sens. Il évoqua ainsi les quelques ingrédients connus de ce qu'il osait appeler un " remède " et mentionna tout particulièrement que celui-ci avait été mis au point par son père, un ancien médecin, toujours d'après ses dires.

Qui pouvait avaler de telles paroles ? Cette vieille dame peut-être ? Quelques autres vieux pensionnaires de l'hôpital ? Mais sûrement pas l'étudiant en médecine qu'il était. Un remède établit à base d'ail et de rhum ... Deishui ne savait définitivement pas de quoi il parlait. Ce qu'il était entrain de décrire relevait davantage d'une bombe artisanale que d'un véritable remède médical. Cette histoire était vraiment insensée et plus les minutes s'égrainaient, plus il venait à se demander si le troisième membre de son équipe était autorisé à se trouver dans cette chambre. Il était certain qu'aucune infirmière, aucun médecin, n'aurait tolérer sa visite s'ils n'avaient ne serait-ce que soupçonner l'existence d'un tel contenu en sa possession.

Pour autant, cela ne répondait toujours pas à la raison de sa présence. Voulait-il vraiment le bien de cette vieille dame sans avoir conscience des risques auxquelles il l'exposait ? Ou ... ou alors, non, Sho écarta cette idée de sa tête, ne pensant pas qu'un shinobi reconnu de Kumo puisse en arriver à de telles extrémités.

Il se contenta seulement d'esquisser un sourire aux coins de ses lèvres. Un sourire principalement nourrit par la liste de guérisons aussi longue qu'un parchemin d'invocation que Deishui venait de prononcer. Il n'avait vraiment peur de rien, pas même du ridicule. Un simple remède capable de soigner des maux de nature et de spécificités diverses, voir totalement opposés ? Incroyable ! Tout simplement prodigieux ! Mais un semblant risible. A l'entendre, il tenait dans sa main le plus grand traitement du monde connu, capable de guérir toutes sortes de maux pourtant complexes à résoudre même avec les meilleures plantes médicinales des environs.

Pour en ajouter à cette triste farce, son camarade s'approcha assez près de lui pour lui murmurer ces quelques mots à l'oreille en guise de conclusion.

· Deishui · Il parait aussi que cela peut guérir les...hémorroïde...Sa t'éviterais de serrer autant les fesses, d'être plus souple sur tes pattes arrières hé hé.

Le regard plongé dans le néant, Sho essuya la remarque en appuyant davantage sur la signification de son sourire. D'un mouvement lent, presque gracieux, il arrêta sa main sur l'avant-bras de son camarade. Pendant quelques secondes, il resta tapis dans son silence à l'entente de sa dernière question. Il était désormais très clair qu'il ne le laisserait pas faire. Non, vraiment pas.

Tout aussi lentement, ses pupilles dévièrent du vide pour s'arrêter sur le visage du farceur. En un seul murmure, il répondit en empruntant l'exacte ironie que son interlocuteur venait d'employer.

· Sho · Je me demande qui de nous deux serrera le plus les fesses quand le personnel de l'hôpital apprendra que tu viens distribuer un bien mauvais alcool à ses pensionnaires.

Sans plus attendre, Sho fit un pas en arrière et désigna la porte de sortie à son camarade d'un simple mouvement de bras. Sur un ton désormais solennel et audible de tous, il ajouta :

· Sho · Je crois que tu connais le chemin à suivre ...

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 16 Nov - 17:04

Pour la première fois depuis bien longtemps, le visage si jovial de Deishui laissa place à une grimace des plus révélatrice sur l'état d'esprit du jeune homme. Ainsi, c'est de cette manière que se poursuivrait cette affaire... L'écrivain en herbe s'était trompé au sujet de cet élément perturbateur, il ne serait pas coopératif et de surcroit, il s'avérait être celui qui chamboulerait son commerce à l'hôpital. Cette journée n'était résolument pas des meilleurs. En plus de son manque à gagner journalier, Deishui devait à présent trouver un moyen rapide de se débarrasser de ce prétendu médecin.
Il inspira profondément, fixant successivement la porte entrouverte et le jeune homme qui l'invitait à sortir de la pièce. L'étudiant lâcha un petit rire amusé.


 « On dirait bien que t'as gagné, dire que je croyais que tu serais assez intelligent pour y trouver ton intérêt, il semblerait que je me sois trompé. »

Le petit escroc fit glisser la fiole de rhum entre ses doigts, comme pour attiser encore un peu plus l'esprit carré de son camarade. Ensuite, il se retourna vers la vieille dame, totalement désemparée par ce qu'elle venait de voir et d'entendre. D'un air sincèrement désolé, Deishui lui dit en la fixant :

 « Je suppose qu'il s'agira là de notre dernière entrevue. Ce fut un plaisir de vous apporter un brin de bonheur pour votre fin de vie chère madame Plindsou. Néanmoins, je crains de devoir vous abandonner à ses médecins moralistes et aveugles. »

Finalement, il s'en retourna vers Sho et déboucha sa fiole. Un sourire malicieux aux lèvres, il leva le précieux récipient puis siffla, amusé par sa mise en scène :

 « Santé cher ami, il serait bien dommage de briser dans nos ébats cette petite mignonnette. »

D'une traite, il vida la fiole. La chaleur du liquide vint raviver son cœur et ses membres engourdis par un sommeil visiblement trop profond. D'un geste lent, il déposa le récipient à présent vide au pied du lit de la vieille Plindsou. A peine la fiole eut-elle effleuré les draps que Deishui sembla totalement se métamorphoser. Il n'avait plus l'air de ce jeune homme innocent et plein de bonne volonté, ni même de ce comédien qui se rit de vous, il était redevenu ninja. D'un bond vif, il s'élança au travers de la vitre en lançant pour Sho :

 « Que dirais-tu de m'attraper? Si tu le peux bien entendu... »

Le corps du jeune homme percuta de plein fouet la vitre de la chambre. Des éclats de verres s'éparpillèrent dans la chambre alors que pendant ce temps, Deishui atterrissait dans la cours de l'hôpital. Deux étages, ce n'était pas vraiment sorcier pour un étudiant de Kumo, d'autant que ses années passées au cirque lui avait valu la compagnie de quelques acrobates de talent.
Le fuyard prenait à présent la direction des ruelles de Kumo, d'un pas rapide, sans même se retourner.


===> Kumo, Boulevard of broken dreams


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