Partagez | 
 

 Hopital de Kumo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Hôpital
Invité
avatar


MessageSujet: Hopital de Kumo   Mer 23 Mar - 18:45

Rappel du premier message :

Pour accéder à l'hôpital, vous suivez une longue rue bordée par des bâtiments de bien moindre taille par rapport à celui de l'hôpital ( mais tout de même assez hauts pour jeter une ombre permanente sur la chaussée ). Ce dernier se distingue par ses façades blanche crème et son arche d'entrée où trône une écriture blanche sur font violet. Passée cette arche, vous entrez dans le bâtiment par de grandes portes en bois et tombez directement sur le service d'accueil. Celui-ci est continuellement occupé par une voir deux secrétaires médicales qui se feront toujours un plaisir de vous orientez selon vos besoins. A droite de leur bureau, s'ouvre un long couloir qui conduit à l'annexe de l'hôpital. A gauche, un autre long couloir qui débouche sur les salles d'opérations et les salles de soins intensifs. Quelques mètres derrière le bureau, un escalier mène au deuxième étage et se voit orné, de chaque côté, par des portes clauses qui donnent sur des chambres individuelles aux accès réglementés.

L'hôpital est composé de trois étages. Au second, s'étendent des services de soins spécialisés pour les personnes âgées et les bureaux de quelques uns des médecins les plus réputés du village. L'accès à cet étage se fait par un escalier qui s'ouvre directement en face du service d'information. Tenu également par une secrétaire, celui-ci sert principalement à prendre rendez-vous auprès des médecins désirés mais aussi de guide pour les visiteurs venus rendre visite à un patient en particulier. Le couloir situé à droite de ce service ouvre sur les bureaux des médecins et celui de gauche, fermé par des portes coulissantes, sur les chambres allouées aux personnes âgées prises en charge par l'hôpital.

Enfin au troisième étage, se regroupent tous les services de recherches : poison et antidote, conception de pilules, anatomie, morgue et autres. Le troisième étage est exclusivement réservé aux membres particuliers du personnel qui y travaillent. D'ailleurs, personne ne sait vraiment comment y accéder. Les rumeurs diraient même que cet étage ne serait accessible que par un passage secret mis au point par le premier directeur de l'hôpital. L'information n'a jamais put être confirmé jusqu'ici mais il est certain que les meilleurs scientifiques du village des nuages concentrent des années de recherches dans ce seul étage.

Qui que vous soyez, les portes de l'hôpital vous sont ouvertes que vous ayez besoin de soins urgents comme d'un simple rendez-vous auprès d'un médecin agréé. Quoi qu'il arrive, les meilleures techniques de guérisons resteront jalousement gardés derrière ses murs blancs crème.

AuteurMessage

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 16 Nov - 23:21

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

Ses yeux fixés sur le drap blanc du lit, Sho attendait la réaction de son camarade avec une appréhension dissimulée. Qu'allait-il encore lui réserver ? Allait-il seulement se défiler sans faire d'histoires ou au contraire renchérir ? Le jeune eisei-nin ne le connaissait pas assez bien pour pencher vers l'une ou l'autre de ces deux solutions.

· Deishui · On dirait bien que t'as gagné, dire que je croyais que tu serais assez intelligent pour y trouver ton intérêt, il semblerait que je me sois trompé.

A cela il ne répondit rien, se contentant de garder une certaine constance dans son attitude. Détaché de cette folle histoire, il semblait totalement insensible aux petites provocations que Deishui se plaisait pourtant à lui glisser sous le nez. La réalité voulait que l'apprenti médecin essayait de comprendre pourquoi un shinobi de son calibre en était arrivé à un tel comportement; pourquoi un membre de son équipe devait-il recourir à un tel procédé et pour quel genre de résultat ? Certaines personnes se seraient très bien contenter de cette absence de réponses en poursuivant leur chemin comme si de rien était, mais Sho Nagoshi n'était pas de ceux-là. Deishui était un membre de son équipe et tant qu'aucun ordre ne découlerait du palais du Raikage quant à la dissolution de cette équipe, Deishui et lui-même continueraient d'en être les membres au même titre qu'Asuna. Pour cette seule et unique raison, Sho se tenait entre ce lit d'hôpital et la silhouette de son camarade.

Il était tellement prit dans ses pensées qu'il fit à peine attention à l'au revoir théâtral que Deishui présenta à cette certaine madame Plindsou. Heureusement, le débouchement de la fiole le rappela rapidement à la réalité. Ses yeux cherchèrent le visage de son homologue mais tombèrent sur la fiole ouverte et sa main crispée sur elle. Très vite, l'objet en question glissa jusqu'à ses lèvres et la totalité de son contenu se déversa dans la gorge du malheureux, confirmant ainsi le raisonnement qu'il avait émis sur la véritable nature du liquide que son camarade s'était amusé à présenter comme un remède miracle.

Brusquement, tout s'accéléra. Deishui se courba légèrement et déposa la fiole vide au pied du lit de la souffrante avant de s'élancer à travers la fenêtre sans que personne n'ait le temps de réagir. Au contact de son corps, la vitre explosa littéralement en plusieurs éclats de verre qui terminèrent leur envolée fantastique sur le sol de la chambre.

· Deishui · Que dirais-tu de m'attraper? Si tu le peux bien entendu...

Les yeux écarquillés de surprise, Sho semblait paralysé. Il était planté comme un piquet au beau milieu de cette chambre d'hôpital comme si son esprit avait explosé avec la vitre. Venait-il de rêver ou Deishui était-il bien passer à travers cette fenêtre en l'incitant à le suivre ?

Il lui fallut une bonne trentaine de secondes pour se remettre de ce choc et quasiment le double pour trouver une infirmière dans le couloir. Plus réactif, il lui expliqua rapidement et simplement comment il avait vu la fenêtre de la chambre se briser alors qu'il rendait visite à sa grand-mère. Il évita bien évidemment d'évoquer la présence de Deishui dans la pièce en détournant un minimum la réalité des évènements, jugeant qu'il était préférable d'en apprendre davantage sur ses plans avant d'entreprendre le moindre acte de dénonciation. Surprise par son récit, l'infirmière accepta de suivre Sho jusqu'à la chambre de la pauvre dame. Arrivé sur les lieux, elle put constater l'ampleur des dégâts et voulut repartir aussitôt - probablement pour prévenir les membres du personnel de nettoyage - quand Sho la retint par le bras.

· Sho · Ma grand-mère a besoin qu'on l'aide. Je sais que vous devez déjà tout mettre en oeuvre pour la soigner mais je parle là d'un autre mal. Une personne de son âge ne devrait pas avoir à suivre une existence cloisonnée entre quatre murs blancs. S'il vous plait, faîtes-la sortir d'ici, permettez-lui de se balader un peu dehors et de pouvoir ressentir de nouveau l'air frais de notre pays.

Le regard de Sho était plongé dans celui de la jeune femme. Le temps était suspendu. L'infirmière cligna une fois des yeux en gardant sa bouche légèrement entrouverte ; à croire qu'elle se trouvait une nouvelle fois de plus surprise par les propos du shinobi. Elle ne savait quoi dire ou plutôt quoi répondre qui aurait put le soulager. Elle se dégagea de son étreinte et reprit la direction de la porte quand la voix de Sho retentit une dernière fois à son intention, sur un ton plus personnel qu'il ne l'avait jamais été jusqu'ici.

· Sho · S'il vous plait ...

La jeune femme s'arrêta sur le palier de la porte puis se retourna pour le fixer à son tour. En retour, l'eisei-nin s'inclina légèrement en signe de respect et elle lui répondit qu'elle ferait son maximum avant de disparaître. Maintenant qu'il avait fait un geste pour cette vieille pensionnaire, il lui fallait retrouver la trace de Deishui. Pour cela il n'avait d'autre choix que de relever le défi qu'il lui avait été lancé.

· Madame Plindsou · Il voulait simplement m'aider ... par sa seule présence, il m'apportait un peu de la lumière extérieure.

En entendant ces paroles, Sho abaissa son regard. Il n'aurait sut dire pourquoi exactement mais il savait que ce qui venait d'être dit était bel et bien vrai. Ce n'était nullement là une manière pour cette vieille dame de justifier les actes d'un garçon bien plus jeune qu'elle mais tout simplement ce qu'elle avait toujours ressentit en sa présence. Peut-être était-il le seul individu qui lui rendait visite depuis ces derniers mois ? Sa seule famille virtuelle ? A cette simple idée, Sho ressentit un regret naître dans sa poitrine. Deishui avait mal agit mais il avait apporté un peu de soleil à cette vieille dame, voir un peu d'attention, même si celle-ci s'était avéré malsaine. Bref, d'une manière ou d'une autre, il était venu pour elle.

· Sho · Moi aussi je veux simplement l'aider ...

Sho prononça ses mots en contournant le lit. Il adressa un sourire bienveillant à cette honorable madame Plindsou puis il s'élança à son tour par la fenêtre.

La châsse était ouverte !

¤,.°o°O ... O°o°.,¤



Arrow Boulevard of broken dreams

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 19 Nov - 13:40

Deishui : +20 XP
Sho: +31 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 8 Fév - 16:53

¤,.°o°O Chapitre 5 : Renforcement O°o°.,¤
« L'antre du poison »
-1/3-

Le voile noirâtre de la nuit drapait le village caché des nuages. Un léger vent d'ouest descendait des montagnes et refroidissait étrangement l'atmosphère. Adossé aux rambardes de son balcon, les bras croisés sur son torse à moitié recouvert de bandelettes, Sho pouvait le sentir glisser sur ses épaules et sur sa nuque comme une sorte de caresse glacée. Un frisson le saisit et ses paupières se plissèrent légèrement. Le souffle du vent avait beau poussé quelques cris en frôlant des toitures mal ajustées, ce qu'il venait d'entendre n'y ressemblait en rien. Non, on aurait dit un bruit de pas sur une tuile creuse.

A peine une seconde pour se lever, une autre pour scruter la pénombre, et une autre de plus pour apercevoir une silhouette à peut-être dix ou quinze mètres de lui. A une telle distance et en de telles conditions, il ne pouvait distinguer aucun détail. La silhouette bondissait de toit en toit à une vitesse impressionnante. Elle se dirigeait vers le nord.

Sho avait beau rien y voir, la manière dont la silhouette se déplaçait lui laissait une sensation de déjà vu. Où et quand ? Il ne s'en souvenait pas, bien que sa mémoire travaillait déjà à ces recherches. Peut-être que cela n'avait aucun intérêt dans le font. Peut-être que oui. Un désir de savoir s'insinua sournoisement dans ses pensées. Il était quasiment impossible qu'un étranger se soit introduit dans le village en ces temps de vigilance. Cette personne devait forcément être du village et à s'en fier à ses impressions, Sho l'avait déjà rencontré quelque part. Sa curiosité n'en fut que plus sollicitée. Et puis après tout, cette soirée était si paisible, voir ennuyante, qu'un peu d'activité et de mystère ne feraient que la rendre intéressante. Peu importe sur qui il tomberait, peu importe ce qu'il découvrirait, il voulait se défaire de cet ennui pesant. Son manteau enfilé, son katana placé dans sa poche horizontale, et l'eisei-nin aux cheveux partagés entre le rouge brique et le violet s'élança par dessus son balcon pour atterrir sur le toit qui y faisait face.

Avec un maximum de discrétion, Sho suivit l'individu sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à atteindre les environs de l'hôpital. Là-bas il s'arrêta quelques secondes, accroupis au bord d'une toiture, pour observer en contrebas les déplacements pour le moins suspects de l'ombre. Celle-ci semblait assuré ses arrières. Quelques secondes d’attente et elle disparut derrière les imposantes portes d’entrée.

Un regard à gauche puis à droite, un coup d’oeil derrière lui, et Sho descendit de son perchoir pour retrouver la terre ferme. Ses pas légers le conduisirent ensuite devant les portes de l’hôpital sur lesquelles il apposa ses mains puis son oreille gauche pour s’assurer que personne ne se trouvait derrière. Aucun signe de vie. Le silence. Délicatement, il poussa les portes quand il sentit une main le saisir par le col puis ses pieds décollés du sol. Une peut-être deux secondes en suspend et il retomba violemment sur le sol. Quelqu’un était là, quelque part, dans l’obscurité du hall de l’accueil et à en juger par ce qu’il venait de se passer, il n’était pas le bienvenu.

Réflexe. Sho glissa sa main droite dans son dos pour saisir son katana, en vain. Il avait disparut ...

SHO - Est-ce la peur qui vous garde caché des yeux d’un pauvre genin ?

Sa voix rompit le silence. Elle se voulait provocatrice pour obliger l’individu en présence à se faire entendre ou bien à se révéler.

SHO - Au point de lui dérober son ar ...

Cette fois-ci, il n’eut le temps de terminer sa phrase, interrompu par la froideur d’une lame glissant sous son cou. Quelque chose, l’instinct probablement, lui laissait entendre qu’il s’agissait très certainement de la lame de son katana.

Voila qu’il se trouvait en position de faiblesse au milieu du noir, face à un ou une inconnu(e). Même son odorat ne lui était d’aucune utilité lorsqu’il sentit son corps se faufiler dans son dos. Aucun parfum, pas la moindre odeur, c’était à croire qu’il nageait en plein délire et qu’il était en réalité tout seul. Un genjutsu ? L’idée n’était pas à écarter bien qu’il n’y croyait pas vraiment. Il y avait cette chaleur humaine stagnante dans l’atmosphère. Cette présence, cette lame sous son cou, il n’y avait qu’un seul moyen de s’assurer que tout ceci était bel et bien réel. Pour se faire, Sho plia très délicatement ses bras pour rapprocher ses mains de la lame.

Celle-ci se resserra un peu plus contre son cou, l’obligeant à arrêter son mouvement.

? - Ne t’a-t-on jamais appris la vigilance ?

Cette voix froide et mélodieuse. Ce ton détaché et distingué. Ce murmure presque terrifiant, il le connaissait bien. Très bien même. Un sourire se dessina sur son visage au moment où il réalisa que tout ceci n’était qu’une mise en scène de plus de la part d’une personne qu’il admirait tout particulièrement.

? - Ôte-moi ce sourire car même dans l’obscurité la plus profonde tu restes trop prévisible à mes yeux.

L’étreinte exercée par la lame prit fin. La chaleur humaine qu’il avait ressentit jusque là s’évanouit, le laissant seul au milieu du néant. Sho eut beau mettre tous ses sens en éveil il ne perçut plus rien. Via l’excellente mémoire photographique qu’il possédait, il s’avança toutefois dans le hall jusqu’au comptoir où, habituellement, se trouvaient toujours deux secrétaires. Ses mains tâtonnèrent le bois ciré du comptoir à la recherche de ses extrémités quand la lumière revint, l‘aveuglant un court instant.

Quand ses yeux se furent enfin habitués à la blancheur des lampes, il découvrit la silhouette fine et élancée d’Akai Juutai adossée contre un mur sur sa gauche - tout près de l‘interrupteur. Les bras croisés sous sa poitrine, l‘oeil perçant, la belle juunin aux longs cheveux noir lui adressa un regard sévère.

AKAI JUUTAI - Le village peut dormir sur ses deux oreilles avec toi. Il n’y a aucun doute là-dessus. Seulement, je me demande si la curiosité qui t’a poussé à me suivre est à prendre du bon ou du mauvais côté.

Sho cligna des yeux, fixa le vide un moment, puis répondit sur un ton monotone.

SHO - Ne suis-je pas habité de la même curiosité que celle qui vous a poussé à m’amener dans la caverne bleue et à m‘y entraîner ?

AKAI JUUTAI - Peut-être.

Sur ces mots, la kunoichi se décolla du mur et prit la direction du couloir qui partait vers la gauche depuis le comptoir de l’accueil sans demander son reste.

SHO - Professeur, que faîtes-vous ici à une heure si tardive ?

AKAI JUUTAI - Je n’ai pas de compte à te rendre il me semble mais si ta curiosité est bien de la même nature que tu le décris alors tu n’as qu’à me suivre.

Sho interpréta cette dernière réplique comme une invitation. C’est donc d’un pas décidé qu’il la suivit. Tous deux empruntèrent ainsi le long couloir de gauche jusqu’à des portes coulissantes en ébène. Derrière ces portes, deux nouveaux couloirs se présentèrent à eux : un vers la droite donnant sur le service de soins intensifs, un autre tout droit pour les salles d’opérations. C’est ce dernier qu’ils suivirent. Ils passèrent ainsi entre les différentes salles de chirurgie et terminèrent par se faufiler dans une salle totalement vide approximativement aussi grande que toutes celles qu’ils venaient de passer. Là, Akai s’avança jusqu’au mur qui faisait face à la porte d’entrée et y apposa la paume de sa main droite. Aussitôt plusieurs traits noirs et symboles se dessinèrent sur le mur tout autour de sa main. Un bruit sourd retentit et un rectangle noir grand de deux mètres et large d’un mètre cinquante apparut à sa droite, encastré dans le mur. Akai ramena son bras droit le long de son corps et le rectangle s’entrouvrit comme une porte. D’un geste de la main, elle l’invita à passer le premier.

Sho lui lança un regard interrogateur. Elle ne fit qu’insister. Alors il s’avança et s’engouffra dans l’ouverture. Là, il découvrit un escalier en colimaçon de la même couleur que l’étrange porte qu‘il venait de franchir. Talonné de près par son professeur, il grimpa jusqu’au sommet de l’escalier et découvrit une vaste pièce comme il n’en avait jamais vu de pareil dans sa vie. Sur la gauche, s’élevaient d’innombrables étagères sur lesquels une multitude de bocaux de toutes les couleurs et de toutes les formes attendaient patiemment d’être ouvert. En face, il découvrit plusieurs tables de travail ( quatre pour être exact ) où siégeaient une tonne de parchemins en tout genre, de livres, d’articles de journaux, et de feuilles encore vierges ou partiellement entamées d’une fine écriture noirâtre. Tout au fond, un grand bureau en arc de cercle était éblouit par la lumière d’une petite lampe aux reflets orangés. Derrière ce bureau se trouvaient d’autres étagères où l’on pouvait trouver cette fois-ci plusieurs ouvrages aux reliures soigneusement travaillées. Enfin sur la droite, plusieurs paillasses de travail tenaient en suspend un système complexe de ballons en verre, de tuyaux, de bac et de tubes probablement utilisé pour toute sorte d’expérimentations chimiques.

Il régnait un air de confinement dans cette pièce comme s’il s’agissait là d’un endroit tout à fait privé et secret. Les rideaux noirs tirés sur les fenêtres ne faisaient que amplifier l’ampleur du phénomène.

Étonné, surpris, et toujours aussi curieux, Sho lança un regard interrogateur à son professeur alors que celle-ci le dépassait tout juste pour rejoindre le bureau en arc de cercle au fond de la pièce. Ce n’est qu’une fois assise dans le fauteuil confortable qui se trouvait derrière le bureau qu’elle l’éclaira.

AKAI JUUTAI - Bienvenue dans mon antre.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mar 10 Fév - 21:12

¤,.°o°O Chapitre 5 : Renforcement O°o°.,¤
« L'antre du poison »
-2/3-

L'antre de l'araignée noire s'ouvrait aux yeux de son plus étrange élève. Presque aussi ténébreux qu'elle, il regardait, observait, sans plus paraître étonné. Ses yeux couleur d'ambre parcouraient la pièce, s'arrêtaient parfois dans ceux de la belle, puis reprenaient le cours de leur voyage au milieu de cet univers inédit. Une question restait néanmoins en suspend : pourquoi l'avait-elle autorisée à découvrir cet endroit ? N'était-il pas " son antre " comme elle le disait si bien ? Sa retraite calme loin du chahut du village ? Si c'était le cas alors pourquoi lui montrait-elle le seul endroit où elle pouvait se retrouver seule, déconnectée de tout ?

Blottissant ses mains au fond des poches de son long manteau, Sho longea les tables couvertes de paperasses jusqu'au bureau d'Akai sans quitter le sol du regard. Arrivé devant elle, il releva brusquement ses yeux dans les siens et laissa ses lèvres s'animer de quelques mots.

SHO - Pourquoi m'ouvrir les portes de votre antre ? La solitude qui y règne commençait à vous ronger ?

Un léger sourire se dessina sur le visage d'Akai. Elle le fixa un instant puis elle glissa une main sous son bureau et tira un tiroir d'où elle sortit un livre titré " Poisons et Venins ". Délicatement, elle l'ouvrit. Elle ne passa ensuite qu'un court instant sur la table des matières et tourna un flot de pages jusqu'au chapitre 11, intitulé " Réduction des effets sur l'organisme humain ". Là, elle fit pivoter l'ouvrage sur lui-même et le tourna vers Sho.

AKAI - Tu veux apprendre n'est-ce pas ? Alors apprends de cet endroit.

L'eisei-nin fronça très légèrement les paupières et se résigna à abaisser ses yeux sur les pages en exposition. L'introduction au chapitre était assez criarde. Elle expliquait qu'un organisme habilement soumis aux poisons pouvait apprendre à en diminuer les effets grâce à certaines méthodes bien précises. Cela pouvait aller des injections directes à la mis en contact avec la substance de base, en passant par des traitements poussés. Intrigué, Sho prit le livre entre ses mains et poursuivit sa lecture en faisant les cent pas devant le bureau. De son côté, Akai le laissa à sa prise de conscience et se dirigea vers les étagères où se trouvaient les nombreux bocaux de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

Son regard perçant s'arrêta sur un bocal contenant un liquide verdâtre. Ses doigts fins se refermèrent sensiblement sur lui et elle revint vers la table de travail la plus proche de son bureau. D'un geste de bras, elle balaya l'amas de parchemins empilés et y déposa le bocal à la place.

Sho avait beau suivre son récit, il n'avait rien manqué des faits et gestes de son professeur. Si bien que lorsque celle-ci posa le bocal sur la table, ses pupilles se logèrent brusquement dans le coin de ses yeux pour observer l'étrange liquide qu'il recélait.

AKAI - C'est un poison de type I à base d'éllide, une plante rare qu'on ne trouve que dans les étendues septentrionales du pays.

Comme toujours, Akai avait anticipé ses pensées ce qui ne manqua pas de dresser les prémisses d'un sourire sur les lèvres de Sho.

Akai ôta le couvercle d'une main ferme. Immédiatement, une vive odeur se répandit dans toute la pièce. En la respirant, Sho l'associa immédiatement aux alcools forts dont l'essence puissante saisissait les narines au point de leur laisser l'impression de s'enflammer. Ne tenant le livre plus que d'une seule main, Sho plaça son autre main devant son nez pour chasser cette terrible odeur. Trop tard. Les effets du poison ne tardèrent guère à s'exprimer. Se fut en premier lieu la vue du kuméen qui se brouilla d'un flou persistant puis se fut au tour de son esprit d'être embrumé. Il sentit son cerveau se durcir comme de la pierre. Cette douleur intenable l'obligea à lâcher le livre pour se tenir la tête. En l'espace de quelques secondes, tout devint noir, aussi noir que le chaos. Ses pensées s'évanouirent et lui avec.

***

AKAI - Sho ... Sho ....

Son prénom tourbillonnait dans ses rêves les plus enfouis. Il se sentait à la fois lourd et aussi léger qu'une plume comme s'il était une enclume qui nageait dans l'espace et le temps. Sa conscience dormait encore paisiblement, loin de la réalité.

AKAI - ... Sho ... tu m'entends ...

La voix qui s'adressait à lui était de plus en plus net. Elle lui était familière mais il n'aurait sû dire où est-ce qu'il l'avait entendu auparavant. A vrai dire, il était dans l'incapacité totale de nourrir une réflexion basique dans un tel état. Fort heureusement il n'en avait pas conscience. Il se croyait enfermer dans l'un de ces rêves psychédéliques que l'inconscient s'amusait parfois à créer. Si seulement il savait ...

AKAI - ... réveille-toi ... Sho ... réveille-toi ...

Des secousses, plusieurs secousses. Son monde intérieur commençait à s'effriter et à s'effondrer pièce par pièce comme un vulgaire château de cartes. Son rêve s'évanouissait avec comme un vestige du passé. La voix était pressante, plus réelle que jamais. Le chaos et les ténèbres se dissipaient à vue d'oeil, laissant place à un soupçon d'éclaircit.

AKAI - Sho !

Ses yeux s'ouvrirent brusquement et il sentit de nouveau son corps vibrer à chacune des pulsassions de son coeur. Les ténèbres, cette voix, tout avait disparut au moment où il avait ouvert les yeux. Si la lumière avait été vive, il aurait été très certainement ébloui. Heureusement, la lumière était sans doute ce qui faisait le plus défaut au laboratoire d'Akai. Sho cligna donc sensiblement des yeux et découvrit non sans une certaine surprise que le visage divinement sculpté de son professeur était suspendu à une cinquantaine de centimètres du sien. Elle regardait d'un air amusé. Maintenant qu'il avait reprit connaissance, il sentait même toute la froideur de sa peau sous sa nuque.

Un regard à droite puis à gauche et il comprit qu'il était étendu sur le sol là où quelques temps plus tôt il se tenait debout à lire l'ouvrage que lui avait confié Akai. Que c'était-il passé, il n'en avait pas l'ombre d'une idée.

AKAI - L'éllide est réputée pour ses propriétés olfactives. Le poison que je t'ai présenté toute à l'heure se répand dans l'air et visiblement tu en as tout de suite fais les frais.

Ellide ? Poison ? Il fallut quelques poignées de secondes à Sho pour tout assimiler correctement.

SHO - ... on peut dire que je ne l'ai pas sentit venir.

Sa voix était encore un peu affaiblie par l'expérience qu'il venait de vivre mais son esprit lui était revenu à un degré d'assimilation tout à fait normal. En prenant appuis sur ses avant-bras, il se redressa en position assise dans un premier temps puis se leva dans un second. Akai était revenue près du bocal, sa main posée sur le couvercle.

AKAI - Le meilleur moyen de résister à un poison c'est de s'en imprégner. C'est un exercice dangereux auquel tous les shinobis ne peuvent se soumettre. Fort heureusement, ton organisme a déjà été soumis à des entraînements similaires via l'apprentissage de certaines techniques appartenant à la branche eisei. Le mieux reste cependant de séparer les composants du poison et de s'y soumettre un à un pour mieux résister au mélange du tout. Suis-moi, je vais te montrer.

Sho acquiesça et suivi Akai à l'autre bout de la pièce, du côté des paillasses de travail ( tables recouvertes d'un carrelage blanc traité ). Là, elle lui demanda de se pincer le nez et de couper sa respiration s'il ne voulait pas retomber dans l'inconscience pendant quelques minutes. Elle ouvrit ensuite le bocal et en déversa le tiers du contenu dans un ballon de verre qu'elle referma à l'aide d'un bouchon de la même composante. Elle tourna ensuite un robinet situé tout juste en dessous du ballon. Ce qui eut pour effet de faire couler le liquide verdâtre dans le système de tuyauterie, lui aussi en verre, jusqu'à finir sa course dans un bac. Le liquide n'était alors plus vert mais parfaitement translucide. Pendant près de cinq minutes, il dormit dans le bac soumis à plusieurs poussés de vapeurs dont Sho ne connaissait pas la provenance. Une fois les parois du bac rendues opaques par l'addition de vapeur, Akai ouvrit de nouveau un robinet. Le tout se sépara via trois conduits captant les différentes composantes selon leur poids, leur volume, ou encore leur concentration. Au final, le poison de base fut séparé en cinq composants différent ; chacun logé au fond d'un tube à essai.

Akai décrocha ces derniers du complexe en verre et les déposa sur un support en bois. Elle se tourna alors vers Sho et lui dit :

AKAI - Maintenant que nous avons tous les composants en notre possession, je vais te les appliquer un à un sur la peau pendant quinze minutes. Au terme de ces quinze minutes tu nettoieras la parcelle de peau où j'aurai appliqué les composants et nous te soumettrons de nouveau à l'effet du poison pour voir le résultat.

Sans même attendre la moindre réponse de sa part, Akai retroussa la manche droite de son manteau et appliqua une dose de chacun des cinq composants sur son avant-bras, en les espaçant toutes d'un petit centimètre.

Sho resta tapis dans son silence, attentif au moindre mouvement de son professeur comme s'il photographiait sa méthode.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 11 Fév - 21:09

¤,.°o°O Chapitre 5 : Renforcement O°o°.,¤
« L'antre du poison »
-3/3-

Au contact des composants sur sa peau, Sho sentit une vague de chaleur étrangère l'envahir depuis son bras. L'onde se répandit lentement dans son corps, lui laissant un très mauvais pressentiment sur ce qui était entrain de se passer. Une douleur plus vivace le saisit au bout d'une vingtaine de secondes. C'était comme si on venait de le marquer au fer. Son visage se crispa légèrement et ses deux rangées de dents se serrèrent l'une contre l'autre dans un grincement sourd. Le regard d'Akai se logea alors dans le sien. Elle l'observa attentivement pendant plusieurs minutes qui parurent une éternité à Sho.

Le temps s'écoulait inlassablement. Pas un seul bruit n'émanait de la pièce à part peut-être les coups de vents qui venaient frapper les fenêtres.

Au fil du temps, le champ de vision de Sho se réduisit considérablement. L'image du monde réel devint aussi floue que quelques instants plus tôt. Comme toute à l'heure, son cerveau se transforma en une roche compacte qu'il lui était impossible de briser. Ses pensées commencèrent à se mélanger les unes aux autres et ses paupières à cligner de plus en plus fréquemment. Une terrible fatigue lui tomba sur les épaules d'un seul coup. Le soutient de ses jambes parut soudainement obsolète tant son corps lui semblait lourd. Quelque chose lui disait qu'il devait résister, qu'il devait tenir, mais cela lui était quasiment impossible. Tout bascula brusquement et les ténèbres l'envahirent de nouveau.

AKAI - Dokunuki !

La voix de la belle kunoichi retentit au beau milieu des ténèbres comme pour les dissiper. Ce qui se produisit.

A mesure que l'obscurité disparaissait, Sho prenait conscience que quelque chose était appuyé contre son ventre. Lorsque ses yeux se rouvrirent fébrilement, il distingua vaguement le visage de son professeur face à lui et la pénombre qui l'entourait. Ce n'est que lorsqu'il recouvra totalement la vue qu'il abaissa son regard et constata, non sans une certaine surprise, que la main d'Akai était collée contre son ventre.

Au fond de lui, il pouvait percevoir des vagues successives d'énergie se perdre dans les profondeurs de son corps et resurgir quelques secondes plus tard pour rejoindre une source approximativement placée près de la main de son professeur. Qu'était-elle entrain de faire, il n'en avait aucune idée. Ce qu'il savait en revanche, c'est que les symptômes qu'il avait ressentit plus tôt disparaissaient un à un. Un profond sentiment de plénitude commençait à renaître, signe incontestable qu'il était entrain de retrouver les forces qu'il avait perdu quelques secondes plus tôt. Ses pensées reprenaient progressivement le dessus, lentement certes, mais sûrement.

Deux minutes passèrent et le silence était toujours roi. Akai, dont le visage était toujours crispé par la concentration, décolla sa main et avec elle une sorte de bulle de couleur bleu. Cette bulle de chakra pur contenait plusieurs substances de différentes couleurs flottantes comme des plumes en plein air. Ces substances rappelaient vaguement à Sho celles qui s'étaient dissociés du poison verdâtre au terme de sa transformation chimique. Il n'eut toutefois le temps de confirmer ou non ses observations car Akai avait déjà rejoint une de ces paillasses recouvertes de carrelage pour relâcher la bulle dans un petit bac en verre. En touchant le font, la bulle éclata littéralement, répandant son contenu à l'intérieur du bac dans un bruit de chute d'eau.

Il était évident aux yeux de Sho qu'Akai avait utilisé une technique dont il n'avait pas connaissance. Une technique capable d'extraire le poison accumulé dans son corps si jamais celui-ci ne se montrait pas assez résistant pour le neutraliser seul.

SHO - Une technique d'extraction ?

Akai tourna son visage vers lui et acquiesça d'un hochement de tête tout en passant le bac de verre sous un jet d'eau froide pour le laver.

SHO - Apprenez-la moi.

La jounin attrapa un chiffon et nettoya le bac après l'avoir rincer correctement. Une fois cette opération terminée, elle jeta le chiffon dans un coin de la paillasse et revint vers son élève avec un léger sourire aux coins des lèvres. Subtilement, elle glissa son bras droit derrière son dos et se porta si près de Sho que son corps se colla presque au sien.

Sho resta de marbre, impassible, comme à son habitude. La situation en aurait gêné plus d'un ou excité les autres, mais pour lui il n'en était rien. Son regard perçant s'abaissa dans celui d'Akai. Tous deux se fixèrent un long instant. Sho savait que quelque chose ne tarderait guère à arriver. Il commençait à comprendre le mode de fonctionnement de son professeur autant qu'il décelait maintenant très nettement sa sournoiserie de son sourire purement décoratif. Il n'y avait aucun doute à avoir. Elle allait le mettre devant le fait accompli, une fois de plus. Et encore une fois, il devrait se sortir de là tout seul. Ce qui se confirma assez rapidement - dès lors qu'elle lui injecta un liquide translucide dans la hanche via une toute petite seringue qu'elle gardait jalousement caché sous sa ceinture.

Cette fois-ci ce ne fut pas une sensation de chaleur qui l'envahit mais plutôt un sentiment d'immobilité grandissante. Son cerveau avait beau demander à ses jambes de bouger sensiblement rien n'y faisait. S'il en croyait le sourire affirmé que venait d'afficher Akai, il était d'ailleurs fort probable que d'ici quelques secondes il se retrouve totalement paralysé. Pour ralentir l'avancé du poison, Sho ne trouva rien de mieux que d'éveiller son chakra, le temps de savoir utiliser la technique d'extraction comme il se doit.

Akai se décolla puis retourna s'assoire à son bureau avec ce petit air satisfait brandit fièrement sur son visage.

AKAI - Tout ce que tu dois savoir se trouve dans ce livre.

Elle désigna le livre échoué sur le sol, tout juste devant son bureau. Ce même livre que Sho avait commencé à lire.

La mobilité de ses jambes étant plus que réduite, Sho fut contraint de ramper sur le sol à l'aide de ses bras pour se retrouver assez près du livre pour le lire. La paralysie se répandait progressivement à son bassin alors qu'il caressait la table des matières du regard. Son index droit s'arrêta sur le chapitre 14 " Extraction du poison " page 204.

82 ... 158 ... 220 ... 207 ... 204 !

Ses yeux parcoururent les lignes à une vitesse démesurée. A ce rythme là, il serait à même d'engloutir le chapitre tout entier en trois bonnes minutes. Avait-il seulement ces trois minutes ? Rien ne pouvait le lui confirmer. La paralysie continuait de grimper vers les parties supérieurs de son corps. Il devait absolument l'empêcher d'atteindre son coeur ! Il ne voulait même pas imaginer ce qui se passerait si jamais ce cas de figure se présentait. Concentré sur sa lecture, il arriva finalement à la technique souhaitée : le Dokunuki.

Aussi précisément que possible, Sho enchaîna chaque signe de l'incantation avant d'acheminer quantité de chakra dans sa main gauche dont il appliqua la paume sur sa hanche. En apposant sa main contre le haut de sa jambe, Sho vit la bulle de chakra disparaître à l'intérieur de son corps. Il lui fallut quelques dizaines de secondes d'attente pour réaliser que la paralysie était entrain de reculer. Cinq minutes plus tard, l'opération était terminé et la paralysie réduite à néant.

Légèrement essoufflé par cette épreuve, Sho relâcha totalement la pression en écartant ses bras et ses jambes comme une étoile. Ses yeux fixèrent longuement le plafond quand la voix d'Akai résonna à nouveau dans la pièce.

AKAI - N'as-tu jamais eu peur de mourir ?

Sho cligna des yeux et dressa un sourire discret.

SHO - Non ...

Silence.

SHO - ... ce n'est pas comme si elle pouvait retarder l'heure du départ.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

[ FIN ]

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Lun 23 Fév - 16:03

Sho : +38 XP - Techniques Validées.

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 3 Avr - 21:43

Médecin – Cela fait déjà plusieurs mois qu'elle n'a pas bougé de son lit... Que m'avez-vous dit sur ce qu'elle avait déjà?

??? - On en sait rien justement. Asuna est plongée dans cet état depuis l'attaque de Konoha.

Médecin - Je vois, mais tant qu'on ne connaîtra pas la raison de son traumatisme, on ne pourra rien faire pour elle.

??? - N'y a-t-il donc aucun moyen de la rendre consciente au moins?

Médecin - Je n'en sais rien, vous pouvez essayer de lui parler. Peut-être se raccrochera-t-elle à votre voix pour émerger mais n'y comptez pas trop. Elle pourrait rester très longtemps dans cet état.

Les deux personnes jetèrent un dernier regard en direction du lit sur lequel Asuna était assise, la tête entre ses genoux, les mains sur la tête, le regard effrayé et avec ses dents qu'elle ne pouvait empêcher de faire claquer. La jeune femme portait toujours les mêmes habits que lors du Tournoi Chuunin et avait les cheveux dans un état pas possible. La petite faisait peine à voir dans cet état mais toutes les tentatives de l'équipe médicale de Kumo pour ramener Asuna à son état normal, ou tout du moins la rendre consciente, avaient échoué. Les médecins avaient fini par admettre qu'ils ne leur restaient plus qu'à attendre. Attendre jusqu'au moment où la jeune Genin d'ordinaire si énergique et pleine de vie, se remette d'elle-même. Venir chaque jour voir si son état demeurait stable, était tout ce qu'il pouvait faire pour Asuna en ce moment.

Dans l'esprit de la jeune femme, c'était les mêmes images qui défilaient, sans arrêt. Des explosions accompagnées d'énormes nuages de poussière. Les cris de femmes et d'enfants qui tentaient de fuir la place, les hurlements des hommes qui tentaient tant bien que mal de repousser l'attaque que leur foyer venait de subir. C'étaient des visions qu'Asuna croyait pourtant avoir réussi à surmonter, depuis son arrivée au sein du village de Kumo.
Mais l'attaque du village de Konoha avait fait ressurgir toutes ces visions douloureuses qui étaient les seuls vestiges de sa vie passée, du fond de l'esprit d'Asuna. Et plus encore, puisqu'en plus des ces visions que la jeune Genin connaissait déjà par cœur, l'attaque du village du feu a permis de débloquer son cerveau et la demoiselle eut l'horreur de se rappeler tout le spectacle du massacre de son village, quelques années plus tôt. Ce qui n'étaient que des silhouettes sans visages dans ces premières visions, devinrent des personnes réelles qu'Asuna connaissait et avec qui elle avait passé la première partie de sa vie. Elle se rappela que la femme qui venait de passer à côté d'elle en hurlant était Kanako, l'épouse du forgeron du village, que le petit garçon qui était en train de pleurer devant elle était Keitarô, le dernier enfant du menuisier. Elle se rappela également que la femme qui se tenait en face d'elle et qui lui ordonnait de fuir aussi vite que possible n'était autre que sa mère, Asuna et l'homme qui se tenait à ses côtés, une main tenant un katana et l'autre posée sur la tête de la jeune fille qu'était Asuna à cette époque, se trouvait être son père, Masaki. Ce dernier adressa un dernier sourire à sa fille avant de se lancer à l'assaut de l'attaquant. Asuna, si telle était son vrai nom, poussa un cri afin de retenir son père mais rien n'y fit. L'issue du combat fut prévisible et la jeune femme assista impuissante à la mort de son père, taillé aisément en deux par cet inconnu. Asuna la mère se releva et se plaça entre l'homme à l'épée qui était en train de commettre un massacre dans le village et sa fille.

Bien évidemment, la mère n'avait aucune chance contre le monstre assoiffé de sang qu'était l'inconnu aussi ordonna-t-elle à sa fille de courir le plus loin possible avant de se jeter contre l'ennemi, afin de laisser laisser le temps à cette dernière de filer. Malheureusement, la demoiselle était trop effrayée pour pouvoir prendre ses jambes à son cou et c'est pourquoi elle dû également assister à la mort de sa mère, transpercée par la même lame qui venait d'ôter la vie de son père. Le sourire que l'individu arborait paralysait davantage, si cela était possible, la jeune demoiselle qui ne pouvait faire autrement que de regarder avec les yeux remplis d'horreur l'homme à l'épée meurtrière s'avancer dans sa direction. Alors qu'il ne se trouvait qu'à quelques pas de sa position, Asuna eut comme un électrochoc et reprit le contrôle de son corps. Elle put alors enfin courir dans la direction opposée à son adversaire contre qui elle ne faisait évidement pas le poids mais elle entendit rapidement les pas accélérés de ce dernier derrière elle. Elle avait beau courir plus vite, la jeune fille n'arrivait jamais à distancer son poursuivant... jusqu'au moment où elle eut l'horreur de le voir apparaître devant elle, l'épée levée, prête à pourfendre la demoiselle.
Asuna ne pourrait jamais l'expliquer, car elle ne savait pas elle-même comment elle avait fait mais contre toute attente, elle était parvenue à éviter le coup meurtrier de l'homme. Le prix à payer pour cela était cette immense cicatrice qui lui traversait tout l'avant du corps, mais qui était le symbole de la chance qu'elle avait eu cette nuit là. Alors qu'elle gisait au sol, incapable d'esquiver un second coup et donc à la merci de son poursuivant, ce dernier ne lui porta pas le coup de grâce et disparut, laissant la jeune fille sous la pluie battante. Ce fut peu de temps après qu'elle fut découverte par Mashiro et que sa seconde vie commença, mais ça elle ne le savait que maintenant.

C'était donc ces mêmes images, nouvellement retrouvées qui repassaient sans arrêt dans l'esprit d'Asuna. Et la jeune femme ne les revivait pas seulement dans sa tête, mais également dans tout son corps. C'était l'origine de sa paralysie, de ses yeux horrifiés et de son claquage de dents. Asuna était prisonnière de ses propres souvenirs et rien ne semblait pouvoir l'en délivrer...




Dernière édition par Asuna le Dim 5 Avr - 14:58, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 4 Avr - 22:41

Plusieurs semaines s'étaient écoulées et la demoiselle paraissait toujours aussi fragile et terrorisée que le premier jour où elle fut emmenée dans cet hôpital. Pire encore, la mystérieuse maladie dont elle souffrait, semblait avoir empiré, rendant les pronostics de guérison d'Asuna encore moins optimistes qu'ils ne l'étaient à la base. En effet, depuis quelques jours, la jeune femme était victime de crise durant laquelle elle hurlait et tentait d'échapper à une chose qui en réalité n'existait que dans ses souvenirs. Asuna, qui depuis le début revivait les épisodes sombres de son enfance comme des souvenirs traumatisants, commençait désormais à les vivre sous forme d'illusions, ce qui annonçait une dégradation de son état mental.

Les médecins n'eurent d'autre choix que de placer la jeune femme sous tranquillisants, afin de l'empêcher de s'échapper mais également de se blesser accidentellement. Asuna se retrouva donc allongée sur son lit, continuellement assommée de tranquillisants et les pieds et poings liés afin de prévenir l'apparition éventuelle d'une crise.
Durant les moments où les médicaments faisaient effet, la conscience de la jeune demoiselle se retrouvait comme enveloppé d'un voile qui permettait de le séparer des souvenirs. Lorsque c'était le cas, la conscience d'Asuna continuait toujours à revivre le même scénario, à la différence qu'elle n'était qu'une simple observatrice. Elle revoyait toute la scène d'un point de vue extérieur comme si elle était en train d'observer l'histoire d'une autre personne et dans ces moments-là, la jeune Genin n'était plus habitée par ce sentiment de frayeur et de paralysie qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle vivait cette scène dans la peau de la jeune fille qu'elle était à cette époque. Cependant dès que les médicaments cessaient de faire effet, Asuna revenait immédiatement à l'intérieur de son corps d'antan et était de nouveau sous l'emprise de la terreur de l'instant. Généralement, ce moment coïncidait avec l'apparition d'une crise ce qui obligeait le corps médical à lui injecter de nouveau une dose de tranquillisant, qui avait pour résultat de faire revenir le voile protecteur autour de sa conscience.

Au fur et à mesure que la conscience d'Asuna s'habituait à ce petit changement, cette dernière put peu à peu faire le tri dans son esprit trop encombré. Le fait qu'elle ne revivait plus ces souvenirs de manière directe, si l'on pouvait dire, lui permettait dans une certaine mesure d'aller plus loin dans ces souvenirs. En effet, lorsqu'elle vivait son passé dans la peau d'Asuna de cette époque, elle ne pouvait aller plus loin que le moment où elle perdait conscience au milieu de cette route, l'avant du corps saignant. Mais puisque sa conscience était désormais hors de ce corps inconscient et gisant dans son propre sang, cette dernière pouvait forcer son cerveau à sauter le trou noir et à passer sur le souvenir suivant, au lieu de rembobiner jusqu'au début, comme il le faisait à chaque fois.
Ainsi Asuna put revoir sa rencontre avec celui qu'elle considérait comme son second père, Mashiro qui était accessoirement le père du meurtrier de son village et de ses vrais parents. Elle put se rappeler combien elle était heureuse à cette époque là jusqu'au moment où elle perdit de nouveau sa famille, emportée par le même individu qui avait sévit quelques années auparavant. Asuna se hâta de passer ce souvenir douloureux, de peur d'y être également prisonnier car bien qu'il ne soit pas aussi terrifiant que le premier, il possédait le même pouvoir destructeur sur son mental.
La demoiselle revit également sa rencontre avec Fûji et son arrivée au village de Kumo, mais aussi sa rencontre avec les autres ninjas du village de la Foudre, à savoir Reisui, Mad', Sho, Deishui, Arai et bien d'autres encore. Les souvenirs de ses journées remplies de rires, de ses crises de colère, de ses (bonnes) larmes au sein du paisible village apaisèrent l'esprit d'Asuna. La Genin prit conscience que malgré les horreurs qu'elle avait vécu dans son passé, ceux-ci devaient rester dans son passé et qu'elle devait surmonter ces images qu'elle venait de récupérer et pour cela, les souvenirs de son présent allaient l'aider à aller dans ce sens. Asuna chérissait tous les souvenirs qu'elle avait accumulé depuis son arrivée au sein du village qui était niché aux pieds des montagnes et elle ne souhaitait pas s'arrêter là. Elle en voulait encore plus, elle voulait encore vivre des journées d'entraînements épuisants avec Fûji pour apprendre de nouvelles techniques...

??? - ...un...ent...ota...

Elle voulait passer des journées entières à rire avec ses camarades ninjas...

??? - Il...drait...être...ager...

Elle voulait... Elle voulait...

??? - ...l'éventualité...ne se...llera jamais.

*Non, je veux... me réveiller*

??? - Impossible! Asuna n'est pas du genre à baisser les bras! Je suis sûr qu'à l'heure qu'il est, elle tente tout son possible pour refaire surface!

*Fûji...*

Asuna tenta de parler, mais sa bouche était sèche et sa gorge lui faisait horriblement mal. Elle avait l'impression qu'on était en train de lui racler la trachée et ce n'était pas une sensation géniale. Ses cordes vocales paraissaient figées et la demoiselle semblait oublier comment bouger ses lèvres. Alors qu'elle allait lever son bras droit afin de masser sa gorge, son mouvement fut coupé dans son élan, idem pour son autre bras ainsi que pour ses deux jambes. La kunoichi ouvrit les yeux afin de voir ce qui la retenait mais l'éclat aveuglant de la lumière de la salle lui brula les rétines les premières secondes. Des contours flous firent ensuite leur apparition à travers cet éclat aveuglant, avant de se préciser et de se colorer. C'était comme revoir la lumière du jour après des années passées sous terre... mais peut-être était-ce plus ou moins le cas? Asuna n'avait aucune idée du temps qui s'était écoulé et un tas d'autres questions commençaient à se former dans son crâne, déjà bien rempli par un affreux mal de crâne enveloppé par un épais brouillard, dû aux tranquillisants.
La jeune femme tenta de nouveau de parler mais le seul son qui sortit de sa bouche ne fut qu'un faible râle, qui lui fit encore plus mal à la gorge. Malheureusement, celui-ci était trop faible pour pouvoir attirer l'attention sur sa personne et Asuna ne se sentait pas la force de recommencer de nouveau, sa gorge ne lui pardonnerait pas un second essai. Mais comment faire autrement? Si la Genin ne faisait rien, Fûji et l'autre personne n'allaient pas tarder à s'en aller et laisser la demoiselle seule, peut-être même qu'on allait de nouveau lui administrer des tranquillisants et la dernière chose qu'Asuna voulait en ce moment, c'était bien de s'endormir et de rêver de nouveau.

*Tant pis pour ma gorge... je me rattraperai avec des litres de thé...*

Asuna - ...H... Hey... Y'a quelqu'un... qui morfle ici. *tousse *

Sa voix n'était pas plus forte que son premier essai et comme prévu, sa gorge se vengea en brûlant encore plus fort, manquant de faire pleurer la Genin. Cependant, la toux qu'elle avait eu à la fin semblait avoir attiré l'attention des deux hommes au bout de la salle. Ces derniers approchèrent près de la demoiselle et eurent la surprise d'apercevoir une Asuna qui les fixaient avec un faible sourire sur les lèvres.
Aussitôt, le médecin ausculta la jeune femme pendant que Fûji défit les liens qui retenaient Asuna sur son lit. Le premier posa toute une série de questions afin de déterminer si Asuna était bel et bien consciente et si elle n'était pas simplement victime d'une autre crise. Les réponses corrosives d'Asuna finirent par lui faire comprendre qu'elle était consciente, et que s'il n'arrêtait pas avec ces questions auxquelles elle était obligée de rallumer le feu dans sa gorge afin d'y répondre, elle allait lui faire avaler sa blouse...

Fûji – Ahaha, pas de doute, notre Asuna est bien revenue à elle.

Médecin – Euh... et bien, si vous le dîtes. Bien, je vais vous garder encore quelques jours en observation afin d'être sûr que vous êtes bien rétablie. Pouvez-vous nous dire ce qui vous est arrivée?

Asuna fronça les sourcils et inspira profondément. Fûji conseilla au téméraire médecin d'oublier cette question, pour quelques temps du moins et de filer avant qu'elle ne trouve quelque chose à lui balancer. Le médecin ria nerveusement aux propos de Fûji, mais s'éloigna tout de même de la jeune femme au cas où.

Fûji – Heureux de te retrouver, Asuna. Tu nous as manqué pendant tout ce temps, tu sais.

Asuna remua les lèvres à l'attention de son précepteur. Ce dernier n'eut aucun mal à lire sur les lèvres de la jeune femme et lui répondit avec un demi-sourire.

Fûji – Plus ou moins 6 mois se sont écoulés depuis la fin du tournoi à Konoha. Tu en as loupé des choses mais t'en fais pas, je vais te faire une mise à jour version accélérée.



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 15 Avr - 21:03

Les jours qui suivirent le réveil d'Asuna furent utilisés pour permettre à la demoiselle de réapprendre à manger, boire mais également se lever, marcher et surtout dormir normalement. La Genin devait se rapproprier son corps après tant de semaines plongée dans ses cauchemars mais le processus de guérison suivait tranquillement et surement son chemin, sans presqu'aucun gros problème et bientôt Asuna retrouva toute la vitalité et la bonne humeur qui la caractérisait. Son franc-parler lui, n'avait pas bougé d'un poil et l'équipe médicale devait surement regretter que cette patiente se soit réveillée.

Entre deux séances de rééducation, Fûji bombardait le cerveau encore fragile d'Asuna de tous genres d'informations à propos de la vie du village, de ses amis, des autres villages ninjas ou des sombres événements qui eurent lieu au village du Feu, juste après qu'Asuna soit tombée malade. A la fin d'un de ses interminables monologues, Asuna poussa un long soupir avant de regarder par la fenêtre de sa chambre.

Asuna - Il s'en est passé des choses en 6 mois... J'ai l'impression de revenir au village après un long voyage. Je sais même pas si je suis encore capable de pratiquer le ninjutsu.

Fûji - Bah ça, c'est sûr qu'il te faudra un bon bout de temps pour te ré-habituer à la maîtrise de ton chakra mais c'est comme de marcher sur l'eau, ça ne s'oublie pas.

Asuna - Reviens me dire ça quand j'aurai essayé de marcher sur l'eau......

Fûji - Asuna, tu voudrais pas être mignonne et être un peu plus aimable? Ca donne pas vraiment envie de venir te rendre visite, tu sais...

Asuna - Je voudrais bien t'y voir Fûji. C'est pas toi qui est obligée de rester toute la journée dans ta chambre à devoir subir des séances de rééducation en plus de tes histoires. Quitte à me raconter tout ce qui s'est passé durant ces six mois, autant essayer de rendre tout ça plus... intéressant. A chaque fois, j'ai l'impression que tu me récites les noms de tous les élèves de l'académie.

Oui, le mal de gorge d'Asuna était passé et Fûji commençait à regretter celui-ci. La demoiselle avait commencé à s'énerver et c'était le ninja qui avait eu la "chance" d'amener la kunoichi au sein du village de la Foudre, qui était en train de tout prendre sur la figure. Une mine boudeuse s'afficha sur son visage suite aux paroles d'Asuna, et avec un ton de bête blessé, il répondit à la jeune convalescente:

Fûji - ... Tu sais que tu peux être très vexante quand tu t'y mets. Et puis si tu en as si marre de cette chambre, rien ne t'empêche de retourner chez toi et de revenir à l'hôpital uniquement pour les séances de rééducation.

Sur le coup, Asuna ne put rien dire à cause du choc. Elle resta une minute la bouche ouverte et les yeux fixés sur la personne de Fûji qui lui, pour le coup, afficha désormais un énorme sourire insolent. Il savait qu'il venait d'avoir sa revanche et tenait à en profiter avant que la Genin ne l'incendie pour ne pas l'avoir prévenu plus tôt.

Asuna - T'es en train de me dire que je pourrai être à la maison à l'heure qu'il est, au lieu de rester bloquée dans cette foutue chambre?!

Fûji - Oui, j'ai signé les papiers ce matin et je comptai t'en parlé après ma mise à jour mais comme tu ne m'as pas laissé le temps d'en placer une...

Asuna - Fûji, sors de cette chambre avant que je t'envoie ce lit dans ta face...

Fûji - A vos ordres, M'dame! Je te revois à la maison.

Le ninja fila hors de la chambre avant qu'Asuna n'ait eu l'occasion d'attraper quelque chose à lui envoyer dessus. Mais il laissa derrière lui un énorme éclat de rire moqueur qui était encore audible le temps qu'il disparaisse du couloir du bâtiment hospitalier.
Asuna inspira profondément, plusieurs fois de suite afin de se calmer. Une fois ceci fait, la demoiselle enfila ses vêtements avec un grand soulagement, avant de se coiffer comme à son habitude. Une fois prête, elle jeta un dernier regard sur la chambre qui avait été sa maison pendant les six derniers mois.



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Mer 15 Avr - 22:29

Très jolie RP Asuna Wink

Asuna : +27 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Lun 27 Juil - 18:20

[Viennent de l'académie - salle des profs]

Ce grand gaillard à la crinière rouge était aussi intriguant que son apparence. Serviable, aimable, mais aussi fourbe et visiblement joueur. Il avait pris les rennes de la marche, transportant le duo de l’académie à l’hôpital. Personne n’était présent là où ils attendaient, autant gagner du temps et trouver soit même les professeurs et autres médecins qui pourront répondre aux questions. Mais, Sho avait également pris les rennes de la discussion. Arai était complètement perdu. Un coup il se taisait, un coup il répondait à une question, qui, détail important, était vieille d’une dizaine de minutes. Sans queue-ni-tête, mais amusant.
Arai se rappela maintenant d’où venait ce souvenir accroché à ce visage. Sho Nagoshi avait été l’un des participants kuméens au tournoi Chuunin de cette année. Il était maintenant Chuunin, bien sûr. Un excellent passage. Ce tournoi avait pourtant été quelque peu perturbé, c’est une bonne chose que des ninjas aient tout de même réussi à faire leurs preuves malgré toutes ces agitations, plutôt dangereuses qui plus est, voire mortelles.

Ce tournoi… ce moment… Arai n’eut pas le temps de s’y replonger, Sho le déconcentra avec une nouvelle phrase sortie de nulle part.

Jamais vu de serpent ? … Bien qu’étrange au premier son, cela semblait finalement bien naturel. Les serpents n’étaient pas du genre à s’afficher aux yeux du monde. Sournois pour la plupart, ils se laissaient glisser près de leur proie à l’abri des yeux de tous. Arai était une exception, en avoir un dans sa poche était guère banal. D’ailleurs, Sousei n’avait toujours pas bougé depuis leur méditation commune. Allait-il bien ? Le chuunin n’était pas vétérinaire… Qui sait, peut-être que cette Juutai-sama l’était, elle ?

Ils quittèrent l’académie après une série de couloirs et d’escaliers et se lancèrent sur le chemin de l’institut hospitalier. Il y avait plus de monde dorénavant à leurs côtés. La population s’afférait à ses petites mœurs, beaucoup s’arrêtaient pour observer ne serait-ce que d’un œil la chevelure hautement discrète du compère chuunin. Arai, moins habitué à être le centre des attentions n’appréciait que peu cette exposition évidente. Il ne savait malheureusement pas paraître naturel dans ce type de situation, ce qui décuplait alors l’effet négatif. Mais encore une fois Sho sauva le duo, ramenant l’attention d’arai sur la réponse qu’il avait à donner.

[Arai] – Je n’ai pas vraiment de choses à cacher… enfin, si. Mais qui n’en a pas. Enfin passons. Je t’ai dit que ma main avait changé, étrangement, de composition. Ceci dit c’est ce que j’en ai déduis, maintenant que ça a disparu, je ne suis plus sûr de rien… Quoiqu’il en soit j’aimerais lui présenter la chose, lui expliquer au plus précis ce que j’ai cru voir et ressentir, et lui demander une explication, voire un remède si nécessaire.

Machinalement le chuunin avait repris sa main dans l’autre, l’observant avec perplexité. Une vingtaine de minutes auparavant, elle était si froide, si lisse et luisante… Ca n’était vraiment pas naturel.
Sho pensait qu’il n’y avait pas de mal à se faire aider d’autrui. Il n’était pas le seul, et Arai savait que sa propre pensée n’était pas la plus répandue. Ce n’était pas par égoïsme, non, mais un médecin ne sert à rien s’il doit être sauvé lui aussi. Jusqu’à ce qu’il ait maîtrisé la voie dans laquelle il s’était lancé, il allait probablement en avoir besoin, des autres. Il fallait s’y faire, l’accepter. L’entêtement d’Arai était, lui, plutôt courant. Beaucoup de gens étaient têtus, et les faire changer était possible, bien que long et délicat. Peut-être lui fallait-il se prendre des murs pour se rendre compte de son erreur. Quoiqu’il en fut, il avait conscience de tout cela. Restait plus qu’à bouger.

Les portes de l’hôpital se dessinèrent bien après son imposante silhouette. Arai la connaissait bien, il aurait aimé ne pas s’y rendre. Il n’appréciait que peu cet endroit, trop chargé en symboles et divers souvenirs peu plaisants. Ses parents y étaient internés, et tant qu’il n’aurait pas trouvé de solution pour les en sortir, sains, il allait avoir du mal à pénétrer les lieux sans se sentir coupable. Coupable de revenir, une fois de plus, sans remède.

L’accueil, ses bureaux, ses secrétaires. Pas forcément intéressantes, mais qu’importe, elles n’étaient pas là pour ça. Arai devança Sho de quelques pas, il en faisait déjà beaucoup, à lui de faire les choses un peu.

[Arai] – Bonjour, nous voudrions voir Juutai-sama. Est-elle présente ?

La jeune femme pris quelques instants pour vérifier dans ses calendriers et autres tableaux de référencement. D’un regard neutre elle annonça que la médecin était absente pour une durée indéterminée. Le chuunin s’en retourna vers son acolyte.

[Arai] – Elle n’est pas là non plus… D’après mes souvenirs sur les participants de l’examen Chuunin, tu faisais partis des quelques médecins de kumo à concouris. Tu as sûrement quelques notions que je n’ai pas ,on peut toujours aller dans une salle afin d’examiner avec plus de précision ce que je pourrais avoir. En attendant…
Mais avant, si ça ne te dérange pas, j’irais bien rendre visite à mes parents. Tant que je suis là. Si tu veux tu n’as qu’à nous trouver une petite pièce et préparer le matériel. Je reviens.


Arai se retourna alors, prenant le premier escalier sur sa gauche, seul. Il en gravit les marches, jusqu’à cet étage dont il connaissait par cœur la composition. Trente pas avant d’atteindre la porte de leur chambre… 28… 25… A mesure qu’il s’en approchait, il ralentissait, machinalement. Soudain la porte s’ouvrit, à sa grande surprise. Une infirmière en sortit, poussant un chariot de médicament devant elle. Elle salua le chuunin, sachant qui il était. Ils s’étaient souvent croisés ces quelques années passées. Il attendit qu’elle ne disparaisse au fond du couloir pour approcher de nouveau.
Ses pas se stoppèrent devant la porte, fermée. Face à elle, il resta bloqué. Une minute, deux… une dizaine passa, il ne l’avait toujours pas franchi. Sa main s’était crispée, posée contre le mur. Il n’y arrivait pas, c’était une fois de plus trop difficile. Sa culpabilité le tétanisait.

Des bruits de pas retentirent dans le couloir, Arai tourna légèrement la tête et y vit Sho Nagoshi avançant prudemment jusqu’à lui, interrogateur. Un rapide coup d’œil à l’horloge… cela faisait trente minutes qu’il était resté planté là, sans s’en rendre compte. Et il n’était même pas entré. Sho avait dû facilement trouver l’étage, il suffisait de citer le nom Tsumetai à l’accueil pour y être conduit.
Ne sachant quoi répondre en cas de question, Arai devança les mots, se retournant face à son compagnon.

[Arai] – Je… suis désolé… il baissait les yeux, n’assumant rien. Rien, jamais rien. Tu… as trouvé une salle ?



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Sam 1 Aoû - 21:28

¤,.°o°O Chapitre 8 : L'Ombre Croissante O°o°.,¤
« Prévention »
3

Étrangement, Sho ne fut nullement surpris par la nouvelle. Akai était absente, ou tout du moins était-ce le message qu'elle avait demandé de faire passer si jamais on la demandait. Rien d'étonnant. Jamais il ne l'avait croisé de son plein gré jusqu'à maintenant. Elle était toujours venue à lui. Elle n'acceptait pas que les rôles soient inversés. Cela lui permettait de garder une marge de liberté. La liberté de choisir où et comment.

Sho se mit à observer attentivement les va-et-vient du personnel hospitalier notamment entre le couloir situé à la gauche de l'accueil, qu'il savait déboucher sur les salles d'opérations, et les couloirs se trouvant derrière le comptoir de l'accueil, de part et d'autre du grand escalier qui menait au second étage. Les chambres individuelles se trouvaient dans ces couloirs. L'activité était calme, presque inexistante. Depuis que lui et Arai Tsumetai étaient entrés, il n'avait vu qu'une dizaine de personnes, tout au plus, traverser le vaste hall d'entrée entre ces différents services. Si Akai n'était pas disponible, Sho avait peut-être la possibilité de demander l'accès à une salle d'observation au vu de la faible activité qui régnait. Il aurait alors de quoi mener les premiers examens sur cette fameuse main et sûrement de quoi rassurer un minimum son homologue.

Arai, qui affichait une bien drôle de mine depuis leur entrée dans l'hôpital, eut exactement la même idée à peu près au même moment. Dans une sorte de précipitation que Sho ne chercha pas à analyser, il évoqua la présence de ses parents dans l'établissement et le besoin de leur rendre une petite visite. Sho inclina la tête en souriant légèrement pour lui faire comprendre que cela ne le dérangeait aucunement. Quelques secondes plus tard, la silhouette d'Arai disparaissait derrière la porte en bois conduisant aux chambres.

La secrétaire médicale, une femme d'une quarantaine d'années aux longs cheveux roux, tourna son regard insistant vers Sho. Mais lui ne le croisa pas tout de suite, bien qu'il le sentit peser lourdement sur ses épaules.

Ses pensées étaient diffuses. Il s'interrogeait sur le comportement d'Arai depuis qu'ils étaient tous deux entrés dans ce haut lieu. Il se demandait si cela n'avait pas un rapport avec l'internement de ses parents. Arai Tsumetai était un personnage étrange à ses yeux. De ce qu'il avait put observer jusqu'à maintenant, il se laissait très souvent dominer par ses émotions, comme s'il était incapable de les dissimuler ou tout du moins de les retenir. C'était en soit une particularité étonnante pour quelqu'un qui se voyait mal demander de l'aide à autrui à cause de son statut. D'autant plus particulier que le domaine des émotions était habituellement le domaine le mieux maîtrisé par les eisei-nin.

Une porte claqua et les interrogations de Sho se dissipèrent. Avec une certaine légèreté, ses yeux se posèrent sur le visage de la secrétaire.

SHO # Il me faudrait obtenir l'accès à une salle d'observation s'il vous plait.

La secrétaire abaissa aussitôt ses yeux sur le planning de la journée. De nombreuses cases étaient vides. Trois salles d'observation étaient inoccupées : la première pour les deux heures à venir, la seconde reprendrait du service dans une heure, et la dernière dans une demi-heure.

SECRETAIRE # La salle B-03 est disponible. Elle devrait être libre pour les deux heures qui viennent.

Parfait. Il ne pouvait espérer mieux.

SECRETAIRE # Vous vous doutez bien que ce genre de requête inhabituelle vous oblige à vous inscrire sur le registre.

La secrétaire ouvrit un épais cahier sur le comptoir et tendit une plume à Sho.

SECRETAIRE # Nom, prénom, rang, ici et ici.

Sho nota tous les renseignements demandés avec soin avant de lui rendre sa plume en inclinant poliment la tête pour la remercier. La secrétaire vérifia scrupuleusement les informations, même si elle savait pertinemment qui était Sho pour l'avoir déjà vu plus d'une fois accompagner Akai Juutai jusqu'à son laboratoire.

SECRETAIRE # La salle B-03 se trouve au bout du couloir à votre gauche, avant-dernière porte avant l'escalier. Bonne journée Nagoshi-san.

L'eisei-nin la gratifia d'un sourire puis il se dirigea vers la salle B-03 d'un pas assuré, les mains enfoncées dans les poches de sa veste. Comme il s'y était attendu, il trouva le strict nécessaire dans la salle d'observation. Une table au centre, un bureau jouxtant le mur droit où trônait un microscope, et une série d'armoires au fond de la pièce avec toutes sortes de substances chimiques, de médicaments de base, et de linges propres dans leurs tiroirs. Dans un silence absolu, il prit place derrière le bureau après s'être assuré qu'il ne manquait absolument rien. Débuta alors une longue attente. Interminable attente qui dura pas moins d'une demi-heure sans que Arai ne pointe le bout de son nez.

Sa curiosité naturelle l'amena à quitter la salle d'observation après cette demi-heure. Il retourna à l'accueil pour demander si Arai n'avait pas été aperçu, mais rien, la secrétaire ne l'avait pas vu revenir de sa visite. Sho demanda alors à ce qu'elle lui indique la chambre des Tsumetai, ce qu'elle fit.

Une minute plus tard, Sho avançait lentement le long d'un couloir, la silhouette d'Arai en ligne de mire. Il ne bougeait pas, comme s'il avait été pétrifié. Mais les bruits de pas le réveillèrent et il présenta ses plus plates excuses, l'air terriblement gêné.

SHO # Oui, j'en ai trouvé une ...

Sho avait répondu à sa question. Son regard glissa vers la porte devant laquelle Arai s'était tenu raide comme un pic. Aucun doute à ses yeux, ses parents devaient se trouver derrière elle. Difficile il était pourtant d'expliquer pourquoi il avait cette impression ; mais Sho se demandait si Arai en avait réellement terminé de sa visite, selon toutes apparences, ou bien s'il n'avait pas encore osé franchir le palier de cette porte. Presque sans le vouloir, il lui adressa un regard interrogateur avant de réaliser qu'il venait peut-être d'interrompre son moment de solitude.

SHO # ... mais je l'ai réservée pendant encore une heure et demi. Si vous avez besoin de plus de temps pour voir vos parents, vous l'avez.

Le ton employé était dégagé, courtois. Sho s'adossa contre le mur et dirigea son regard vers le vide.

SHO # J'ai perdu ma mère il y a quelques temps, je peux imaginer ce que vous ressentez.

Quelques mots. A peine quelques mots pour expliquer l'inexplicable.

¤,.°o°O ... O°o°.,¤

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Ven 28 Aoû - 13:37

En attendant que tu puisses retrouver un pc en état ^^

Arai : +11 XP
Sho : +11 XP

MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   Dim 9 Mai - 21:09

[ha bah le voilà le sujet ><. J'y répond sous peu à mon avis. Désolé du faux espoir =p]


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Hopital de Kumo   

Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

 Sujets similaires

-
» Chartre de l hopital militaire de l'ost Artésien
» Operations de protection du Morne l'Hopital
» CK005 : Tournoi Chuunin, partie de Kumo
» Hopital de Konoha
» Armurerie de Kumo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ryoma - Le forum des Shinobi :: Ryoma 1.0 :: Les Autres Lieux-