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 Mission de rang D - Le passé saigne encore

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Hana Aisu
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MessageSujet: Mission de rang D - Le passé saigne encore   Lun 10 Sep - 0:16

Spoiler:
 

Un soleil de plomb écrasait les rues de Kiri ce jour là, et rares étaient les passants à s’attarder sous la chaleur oppressante. Seuls quelques patrouilles en nage et une poignée de commis épuisés arpentait les avenues du village. Et une genin. Kaede remontait la rue principale en direction du centre-ville, qu’elle comptait traverser pour rejoindre l’Académie. En tant normal, elle contournait largement le centre ville et le quartier commerçant qui grouillaient littéralement de monde. S’y engager était alors le meilleur moyen de s’embourber dans une véritable mélasse humaine où se pressait badauts, marchands, shinobi en déplacement et, parfois, un voleur à la tire suffisamment téméraire – ou idiot – pour oser se risquer à voler quelque chose sous le nez d’un chuunin en faction. Mais aujourd’hui, la chaleur était telle en ce début d’après midi qu’il n’y avait que peu de risque d’être ralentit. La jeune fille quitta le quartier très résidentiel où elle vivait, et s’engagea enfin dans les allées marchandes. Elle avait eu raison de couper directement : les rares marchands étaient affalés sous d’immenses ombrelles colorées et, suant à grosse goutte, buvait à grande gorgée l’eau fraiche que les gamins des environs leur apportait. Kaede songea un instant qu’elle demanderait bien elle aussi à se faire offrir une tasse d’eau glacée, mais elle se ravisa. Elle n’avait pas le temps. Enfin, elle arriva devant l’imposant bâtiment de pierre qui abritait l’Académie. Elle salua d’un signe de tête les shinobi qu’elle croisa tandis qu’elle arpentait les couloirs. Ayumi, sa nouvelle – et très temporaire – senseï, lui avait donné rendez vous dans la salle des professeurs pour lui confier une mission. Cela avait d’ailleurs beaucoup surpris Kaede : depuis qu’elle avait été chassée de son équipe par maître Oda, elle ne s’attendait pas à recevoir une mission. Toutes celles qu’elle avait accompli jusqu’à présent lui avait toujours été confiée par le biais d’Oda et, maintenant qu’elle était seule, elle ne savait pas vraiment comment s’y prendre pour se voir attribué une tâche par l’Académie. Aussi fut-ce avec un grand plaisir qu’elle reçu la demande d’Ayumi.
Kaede parvint enfin devant la porte de la salle des professeurs. Elle frappa immédiatement, et attendit qu’on lui ouvre en fixant avec une concentration un peu exagérée les lézardes qui courraient sur le mur. Le battant s’ouvrit enfin sur Ayumi.

« Ah Kaede. Pile à l’heure ! » Puis elle se tourna vers quelqu’un qui se trouvait derrière elle et lu déclara « Vous voyez ? Elle est toujours à l’heure ! »

« Tant mieux. C’est une qualité rare. » commenta sobrement l’homme.

Kaede salua respectueusement son maître et l’homme. Lui jetant un œil, elle s’aperçut qu’il s’agissait d’un civil – ou du moins, il ne portait aucune arme ou armure, ni le moindre bandeau – d’un âge qu’elle ne parvenait pas à estimer. Une quarantaine d’année peut-être.

« Ce monsieur est le commanditaire de la mission. » expliqua Ayumi. « C’est Monsieur Hayao, tu as probablement du entendre parler de lui ! »

Kaede déglutît difficilement. Oui. Elle connaissait parfaitement Hayao, tout du moins, elle connaissait son nom. Il était un des hommes que Kiri avait chargé d’enquêter sur le clan Uriyama – le clan de Kaede – après la guerre civile. Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui vouloir ?

« Bien…Je vous laisse faire plus ample connaissance. Hayao, il serait peut-être plus pratique que vous expliquiez directement à Kaede ce que vous lui demandez. Vous ne pensez pas ? »

Ayumi sembla se figer un instant, attendant une réponse de son interlocuteur. Ce dernier eut un sourire aimable et acquiesça. Voyant cela, Ayumi salua, et quitta la salle des professeurs, non sans adresser à Kaede un sourire d’encouragement.

« Bonjour Kaede… J’imagine que ça en doit pas être simple de me voir débarquer comme ça n’est-ce pas ? Même si nous ne nous sommes jamais croisé… »

« Je… Je ne m’y attendait pas, mais … Enfin… Quelle est ma mission ? »

« Il s’agirait d’une mission de rang D, sans aucun risque. Je veux que tu m’accompagnes jusqu’à l’ancienne demeure des Uriyama. Ton ancienne maison en quelque sorte… »

Kaede ne répondit pas, mais Hayao sembla percevoir dans son regard à quel point la genin n’aimait pas cette idée.

« Je sais que ça ne va pas être très simple pour toi, mais il est probable que cette maison comporte des éléments qui seraient capitaux pour le village. Et on suppose que nous n’avons pas pu tout trouver au cours des premières fouilles… »

« Mais… En quoi est-ce que je vais devoir vous aider ? »

« C’est simple : tu connais la maison. Même si nous ne pensons absolument pas que tu nous ai caché des informations – à vrai dire, tu nous as même donné de bonnes preuves de ta loyauté envers Kiri – peut-être te souviendrais tu de quelque chose qui ne t’avais pas paru important… Tu comprends ? »

« Non. Enfin si, bien sûr, je comprend ce que vous voulez que je fasse, mais je ne vois pas comment. J’ai déjà tout dis il y a des années ! »

« Oui c’est vrai, et je te répète que nous ne pensons pas que tu puisses nous cacher des informations ! Non, ce que je voudrais de toi, c’est que tu me fasses visiter la maison, et que tu me dises tout ce que tu peux me dire sur chacune des pièces. Peut-être que si tu te souviens d’une pièce où on t’empêchait d’aller ou quelque chose comme ça, cela pourrait nous mettre sur la voie… »

« Mais qu’est ce que vous cherchez exactement ? »

« Je vais faire comme si tu n’avais pas posé cette question, et toi, tu vas faire comme si tu n’avais pas envie de le savoir, marché conclu ? »

Kaede se sentit rougir. Il était évident que ce que cherchait l’homme était bien trop secret pour qu’il puisse en parler à la première genin venue, même si cette dernière avait des liens assez proches avec l’affaire !

« Bien, à moins que tu n’ai d’autres questions, je te suggère que nous nous déplacions. »

La demeure des Uriyama était très excentrée. Tellement, à vrai dire, que beaucoup considérait que leur domaine était situé hors des limites du village. C’était faux : la bâtisse se dressait à derrière le parc de Kiri, et, s’il fallait une bonne heure de marche pour rallier le centre ville, elle n’en demeurait pas moins sous la juridiction immédiate des autorités du village. Depuis la chute du clan, plus personne n’y vivait, et l’endroit était désormais la propriété exclusive de Kiri. Si Kaede l’avait souhaité, elle aurait pu entamer des démarches administratives et judiciaires pour en récupérer le contrôle : elle était la seule Uriyama dotée des deux caractéristiques nécessaires à la réussite de l’entreprise : elle était loyale au Mizukage, et elle était vivante. Cependant, Kaede n’avait aucune envie de faire valoir ses droits sur la demeure : trop de mauvais souvenirs y étaient liés, et la genin ne désirait rien d’autre que de faire table rase sur son passé. Elle avait même voulu changer de nom pour qu’elle même et sa descendance n’ai pas à porter le poids de ce nom si honteux, mais pour une raison qu’elle ne comprenait pas vraiment, on lui avait déconseillé. Peut-être avait-on pensé qu’il serait judicieux que Kaede aie l’occasion de laver l’honneur de son clan, plutôt que de le faire disparaître entièrement ? Quoi qu’il en soit, elle restait aujourd’hui encore Kaede Uriyama.

Durant le trajet qui les mena jusqu’à leur destination, Kaede et Hayao ne parlèrent pas beaucoup. La jeune fille l’ignorait, mais c’était grâce à Hayao et au soutien qu’il avait apporté au cas de la genin que les autorités avaient consenties à loger Kaede dans un appartement où elle aurait le loisir de poursuivre ses études. Et elle ignorait encore davantage qu’Hayao l’avait faite surveiller pendant plusieurs années, afin de déceler en elle toute trace de traîtrise potentielle.
Hayao la questionna malgré tout longuement sur sa vie, et il s’enquit à plusieurs reprises qu’elle ne manquait de rien. Il lui manifesta beaucoup de sympathie quand ils abordèrent le renvoi de Kaede de son équipe, mais il n’était pas surpris. Non pas que les affaires internes d’une petite équipe de genin aient fait grand bruit dans la hiérarchie, mais Hayao – et quelques autres shinobi qui assuraient le rôle de police – gardaient un œil sur le rejeton des Uriyama.

Quand ils arrivèrent enfin devant le portail, Kaede eut la surprise d’y découvrir une équipe de chuunin. « J’aurais du m’en douter, il ne va pas rester seul » songea-t-elle. Cela lui convenait plutôt bien cependant. Moins elle aurait à rester seule dans ce lieu, et mieux elle se porterait. Elle salua timidement les trois shinobis, puis fit face au portail. Elle songea un moment à la dernière fois qu’elle était venue ici, et qu’elle s’était intérieurement promise de ne jamais revenir. Elle remua la tête pour chasser cette idée comme si elle avait voulu chasser une mouche qui lui chatouillerai le nez.

« On commence ? » demanda Hayao à Kaede.

Elle leur fit signe que oui et se dirigea vers l’entrée de la maison. C’était une demeure riche, digne d’un petit seigneur, mais que les années avaient usée irrémédiablement, confirmant année après année la décrépitude du clan Uriyama. Kaede leur fit visiter toutes les pièces. La salon de réception, la pièce réservée à la cérémonie du thé… Même les placards durent inspectés. Chaque fois que la genin laissait entendre que l’endroit était interdit aux enfants, Hayao et ses hommes retournaient la pièce de fond en comble. Kaede ne connaissait pas assez l’art du chakra pour reconnaître les techniques utilisées, mais elle comprit néanmoins qu’ils se servaient de sceaux dont elle ne comprit pas les effets. A un moment, dissimulés sous le parquet de la salle du conseil, et protégés par de multiples barrières arcaniques, les chuunins semblèrent trouver quelque chose d’intéressant sous la forme d’une liasse de papier liés par un ruban ocre. Hayao eut l’air particulièrement excité, et fit disparaître la liasse dans un pli de son kimono avant de faire signe à Kaede de poursuivre la visite. Le manège se répéta ainsi pendant plus d’une heure avant qu’Hayao ne déclare d’un ton posé :

« On s’arrête là, on ne trouvera rien d’autre. »

Il prit aussitôt congé avec le reste des hommes, laissant à l’un des chuunin le soin de raccompagner Kaede. Cette dernière n’était pas complètement idiote, et une voix en elle lui hurlait que quelque chose clochait. Si les recherches avaient été bien faites après la guerre, alors la liasse aurait été découverte bien avant ! Les fouilles avaient-elles été bâclées ? Vu l’importance mineure du clan, ce pouvait être possible : ils n’étaient clairement pas au centre de l’attention. Mais alors quelle était cette liasse de papier mystérieuse ? Et surtout pourquoi Hayao s’intéressait-il aux Uriyama si longtemps après les évènements ? Et pire encore – et ce fut cette hypothèse qui glaça le sang de la genin – quelqu’un de haut placé avait-il pu protéger les Uriyama ?
Ce fut ce jour là que Kaede comprit enfin à quel point elle ignorait tout de son clan. Et ce fut ce jour là qu’elle se décida finalement à s’y intéresser.

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MessageSujet: Re: Mission de rang D - Le passé saigne encore   Sam 15 Sep - 15:36

Kaede : +20 XP + 1Réputation
En effet, l’effet mission ici n’est pas réellement rempli puisque tu ne fais que rendre service aux autorités du village. Il n’y a donc pas de soucis d’argent. Néanmoins, tu reçois le bonus en réputation.
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