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 1 - Premiers Jours (Entraînement + Mission de rang D)

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Hana Aisu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: 1 - Premiers Jours (Entraînement + Mission de rang D)   Lun 29 Oct - 20:58


Chapitre Un
1 - Premiers Jours

Ce jour là ne serait pas de tout repos, Hana s’en doutait, et, tandis qu’elle jetait des regards furtifs à ses deux compagnons, elle put lire sur leur visage qu’eux aussi éprouvaient une certaine appréhension. Mais, la jeune Uchiwa le savait, ils partageaient tous au fond d’eux la même excitation : c’était leur premier entrainement de groupe. Les trois jeunes genins avaient été rassemblés quelques jours auparavant seulement, et ils constituaient à présent une nouvelle équipe de Konoha. Ils avaient été placé sous les ordres de Kumaro, un jeune Chuunin fraichement promu au grade d’instructeur et qui leur avait fait particulièrement bonne impression au cours de leurs premières rencontres. Hana ne pouvait s’empêcher de ressentir une fierté certaine à l’idée d’être à présent une membre reconnu du village, même si elle était parfaitement consciente que la route serait encore longue avant qu’elle n’atteigne la gloire à laquelle elle aspirait si fortement depuis quelques années. En observant ses compagnons, elle sentit émaner d’eux une assurance certaine, et Hana acquis la certitude qu’ils iraient particulièrement loin ensemble.
A se droite se tenait Yahei Aburame, un garçon d’une quinzaine d’années autour duquel flottait en permanence une odeur de bois coupé et de forêt humide. Comme tous les membres de son clan, il était presque intégralement dissimulé sous un épais manteau, dont la capuche recouvrait son crâne, tandis qu’une paire de lunette de soleil voilait son regard. Yahei et Hana se connaissaient de longue date : ils avaient fait ensemble leur apprentissage à l’Académie, et s’étaient très vite liés d’amitié. Le caractère plutôt exubérant de la jeune fille contrastait avec l’attitude très en retrait de Yahei, mais, à eux deux, ils se complétaient plutôt bien. La dernière du trio était plus âgée qu’eux. Grande, musclée, les cheveux d’un noir jais ramenés en queue de cheval à l’arrière de son crâne, Mizuki était clairement la plus impressionnante des trois. Sa taille et sa carrure seuls auraient pu suffire à calmer les plus excités, mais ce n’était pas tout : une aura de calme émanait en permanence de la jeune fille, et, lorsque quelqu’un était confronté à un problème, il suffisait à Mizuki d’assurer posément « Ca va aller » pour que tout le monde se calme. Souple et rapide, elle était la seule de l’équipe à manier les arts du Taijutsu, don telle pratiquait une forme particulièrement rapide.
Hana ne s’était pas vraiment interrogée sur les raisons qui avaient poussée l’Académie à constituer ainsi cette équipe. Les motifs étaient pourtant assez simples : les trois jeunes shinobis étaient liés par la même passion de la performance qui les avaient mené à considérer leur voie respective comme un art, et par le même dégoût à l’idée de se battre pour tuer. Tous les trois aimaient se battre, mais ils n’y voyaient qu’un moyen de se mesurer à l’autre, et les triomphes sanglants n’étaient pas de leur goût. Pour cette raison, on les avait confiés au Chuunin Kumaro, qui s’était spécialisé dans le maniement des armes et le combat silencieux. Si cette équipe survivait au passage du temps, ils seraient amenés à remplir des missions d’infiltration, d’espionnage ou de traque, et sauf cas extrême, ne devraient probablement jamais être déployés sur un champ de bataille directement au front. Probablement.
L’arrivée de Kumaro sur le terrain d’entraînement tira Hana de ses pensées.
- Bien, lança-t-il, content de vous voir. Vous avez passé une bonne nuit ?
Les genins répondirent d’un signe de tête affirmatif.
- Impeccable. Bien, comme je vous l’ai dit hier, nous passerons la journée d’aujourd’hui à nous entrainer, ainsi que demain et après demain. Mais chaque journée aura des objectifs… différents… si je puis dire.
- Comment ça ? demanda Hana, curieuse d’en savoir plus.
- Aujourd’hui, je vais vous entrainer individuellement, c’est à dire que chacun d’entre vous va travailler une technique qui lui est propre et qui aura une utilité dans le groupe. Demain, nous travaillerons de façon plus théorique sur des situations données – je ne vous en dis pas plus, je serais plus précis demain – et après demain, nous ferons des simulations de missions – une le matin, une l’après midi – qui permettront de mettre tout ça en pratique. C’est clair ?
- Très.
- Très bien… Bon, je vais vous distribuer immédiatement les rouleaux de techniques sur lesquelles je voudrais que vous travailliez. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.
Kumaro fouilla dans son sac à dos, en en sortit effectivement les trois rouleaux, qu’il lança à ses élèves. Hana saisit le sien au vol, et l’ouvrit presque frénétiquement. Sur toute la surface vierge du parchemin étaient étalés des symboles minuscules qu’Hana eut peine à déchiffrer. Sans plus attendre, elle plissa les yeux, se pencha encore davantage sur le texte, et commença à lire.
« Dans un village siégeait un Roi, qui ne craignait ni l’eau, ni le feu, ni le fer.
Un jour qu’il alla chasser avec son fils, il vit dans la forêt un cerf d’une blancheur de neige. Désireux d’ajouter à sa collection les bois éclatants de l’animal, il encocha une flèche, et visa le cerf. Mais il lâcha son arme de surprise, car le cerf se mit à parler.
- Et qui es-tu, toi qui me menace ? demanda-t-il au Roi.
- Je suis Roi de tout ce qui vit, de tout ce qui a vécu, de tout ce qui vivra.
- Es-tu donc un Dieu ?
- Je le serais surement.
- Ne crains-tu donc rien ?
- Rien ne peux m’effrayer.
Alors le Roi ramassa au sol son arc et d’une flèche, il perça le cœur du cerf, éclaboussant de sang la neige de son pelage. A peine le cadavre de l’animal avait-il touché le sol qu’un kami effrayant en jaillit en même temps qu’en sortait son âme.
- Moi, Kami, moi, Dieu, je ne pardonne pas l’affront que ton arc fit à cette forêt.
Le Roi ne se laissa pas intimider.
- Et que feras-tu contre moi ?
- Je déchainerais sur ta tête les milles et une pluies.
- J’ai bâtis sur ma tête un toit des plus solides.
- Alors je jetterais sur toi les milles et un adversaire des hommes.
- J’ai rassemblé autour de moi les plus grandes épées du monde, et personne ne pourra franchir le rempart d’acier de ces fiers guerriers.
- Alors je brûlerai ton pays.
- L’eau m’obéit en maître, et j’éteindrais le feu.
- Alors, dit le Kami, je tuerais ton esprit comme tu tuas le cerf.
Et avant que le Roi ne puisse ajouter quelque chose, le Kami murmura des mots qui n’appartiennent pas à la langue des mortels, et le Roi s’écroula à Terre. On le porta, on le soigna, et on chanta louange aux Dieux quand un jour il s’éveilla.
- Roi, Notre Roi, Nous t’attendions.
- Je ne puis être Roi, ça, je m’en souviendrais. Je ne sais pas votre nom, ni celui des ministres, ni celui du Palais. Je ne me souviens pas des arts de la Cour. Comprenez vous alors ? Je ne puis être Roi : si je l’avais été, je m’en souviendrais.
Et la Kami, loin, loin, loin de tout, rit et murmura, seul, « Je suis Roi des Mémoires et t’ai volé la tienne ».


Hana leva les yeux du parchemin. Elle croisa le regard de Kumaro qui attendait en silence qu’ils aient fini la lecture de leur rouleaux.
- Senpaï, qu’est-ce que c’est que ce texte ?

- Ah ! Tu as lu le conte ? Très bien, très bien…
- Mais… Qu’est-ce que c’est censé m’apprendre ?
- Beaucoup de chose. Le respect, l’humilité… Continue de lire, la suite est plus technique. Nous parlerons de tout ça juste après si tu le veux.

Nakusu. « Perdu ». Telle était la technique que Kumaro attendait qu’Hana apprenne. Si elle avait bien compris la fin du parchemin – un vrai texte un peu barbant et particulièrement complexe – la technique consistait à s’immiscer dans l’esprit de l’adversaire et de jouer sur sa mémoire pour lui faire croire qu’il avait oublié ses armes et, ainsi, réduire son potentiel. Dit comme ça, cela semblait particulièrement enthousiasment, mais il fallait encore y arriver ! Et là, c’était une autre paire de manche. Mais Hana était confiante : elle y arriverait. La jeune Uchiwa avait toujours eu une grande confiance en elle même et en ses capacités – parfois un peu trop de confiance, d’ailleurs, selon ses anciens professeurs.
« Dans un Genjutsu, on peut établir trois actions : effacer, ajouter, modifer. La première est la plus simple, il suffit d’isoler une zone et de la rendre littéralement imperméable. La seconde est plus complexe. Et la dernière est de loin la plus difficile. Tu n’en as pas encore le niveau. » lui avait expliqué son professeur au début de la séance. « le Nakusu demande simplement d’isoler une zone infime du cerveau. Tu y arriveras sans souci. »
« Sans souci, sans souci, c’est vite dit » songea Hana au bout de deux heures d’essai. Elle ne comprenait pas ce qui la bloquait… Elle était capable de lancer des genujutsu pourtant ! Ce fut Kumaro qui lui expliqua le souci :
- Les techniques que tu maîtrises pour le moment sont des modifications mineures : ralentir un flux ou envoyer une décharge d’énergie. Le Nakusu demande nettement plus de précision, mais tu vas y arriver, t’en fais pas.
A mesure que passaient les heures, l’énervement d’Hana allait croissant. Alors que tout le monde semblait attendre d’elle qu’elle y parvienne du premier coup, elle en était encore à piétiner sans le moindre avancement. Pendant ce temps là, Yahei et Mizuki semblaient nettement mieux s’en sortir, ce qui n’arrangeait rien à l’énervement d’Hana. En sueur, essoufflée, elle n’y prêta aucune attention lorsqu’un jeune homme portant l’uniforme Chuunin vint murmurer quelques mots à l’oreille de Kumaro en lui tendant une enveloppe. Mais la frustration de la jeune fille atteint son comble lorsque, s’éclaircissant la gorge, l’instructeur se tourna vers les élèves et leur annonça :
- Fin de la séance d’entraînement.
Avant même qu’Hana n’ait ouvert la bouche pour protester, il ajouta :
- On vient de vous attribuer une mission de rang D.
La jeune illusionniste se calma immédiatement. « Ca change tout » songea-t-elle, avant de se rapprocher du Chuunin.


Cela faisait maintenant près de deux heures que Hana parcourait en vain les abords du Parc de Konoha. Elle et ses coéquipiers s’étaient répartis la tâche : sachant qu’une autre équipe s’occupait de fouiller la moitié nord du village, eux se chargeraient d’inspecter la moitié sud, qu’ils avaient divisés en trois zones à peu près égales. Qu’une mission de rang D nécessite le déploiement de deux escouades complètes de genins pouvait sembler aberrant, mais cette mission-là était assez particulière.
Le fils d’un des marchands de Konoha – spécialisé dans le traitement du bois des forêt alentours – avait disparus dans la journée, pour ne laisser derrière lui qu’un message particulièrement alarmiste, qui avait laissé entendre aux parents que leur rejetons souhaitait mettre un terme radical à son existence terrestre. Hana n’avait évidemment pas été informé des raisons d’un tel geste – il était probable que personne ne soit au courant – et cela ne la regardait de toute façon pas : la seule chose qui lui importait était de retrouver le garçon vivant dans les plus brefs délais.
Kumaro ne leur en avait pas parlé, mais il savait pertinemment que cette mission ne leur avait pas été confiée par hasard : pour une équipe qui se targuait de devenir des spécialistes de la recherche et de l’espionnage, c’était là le moyen de montrer que ses membres en avaient l’étoffe. Le Chuunin sourit. Même Yahei n’avait pas évoqué l’idée de laisser un hériter d’un responsable du déboisement mourir tranquille, lui qui, en tant qu’Aburame, mettait un point d’honneur à détester cordialement et ouvertement tout ceux qui avaient l’impudence d’approcher un peu trop près une hache d’un tronc sans l’accord préalable d’un membre du clan. Et ça, c’était bien la preuve que ces trois là étaient motivés.
Hana commençait à être sérieusement fatiguée. La nuit était sur le point de tomber, et la température était brusquement tombée. Elle commençait à se sentir frissonner, et ses muscles engourdis par l’entraînement aussi bien que par la course effrénée lui réclamaient une pause. Mais elle ne pouvait pas se le permettre. La tombée de la nuit. Quelque chose en elle même lui murmurait sans relâche « c’est maintenant qu’il va passer à l’acte ».
Soudain, elle le vit. Elle n’aurait pas put expliquer d’où lui venait la certitude que la silhouette qui se détachait de l’ombre d’un tronc d’arbre, juste à la bordure du parc, était le garçon qu’elle cherchait, mais elle en fut immédiatement convaincue. D’un bond elle le rejoint. Surpris, il recula vivement. « Merde » songea Hana en remarquant le couteau qu’il tenait de sa main. « C’est un vrai truc de boucher sa lame, là… »
- T’approche pas ! cria le garçon. Sa voix était tremblante, et Hana eut soudain un accès de pitié pour lui.
- D’accord, d’accord, je reste ici, tranquillement… tu vois ? Très, très, très tranquillement… Elle essayait de prendre sa voix la plus douce, sans savoir si ce qu’elle faisait était un tant soit peu utile, ou profondément dérisoire et ridicule.
- Je-veux-pas-que-tu-t’app-roches ! Hurla à nouveau le garçon en découpant les syllabes.
Il tenait le couteau sous sa gorge, visiblement prêt à l’enfoncer au moindre mouvement de Hana.
- Tu veux pas qu’on parle plutôt ? hein ? Parler ça peut faire du bien ? Qu’est-ce que tu en dis ?
- CASSE TOI !!
Le cri avait du résonner jusqu’au village. « Tant mieux, ça fera venir les autres… Bon… comment faire ? si je bouge il se plante, et, si les eseis du village pourront probablement le sauver, ça ferait très mauvais effet dans le rapport de mission… » La réponse lui vint d’elle même : c’était assez expérimental, mais ça devait marcher…
- Et tu feras quoi si je pars pas ? demanda Hana.
- Je me tue ! T’entends, je me tue ! Je me plante !
- Ah ? … Et … Avec quel couteau ?
Le garçon fronça les sourcils. Une intense concentration semblait le perturber. « Quelque chose en va pas avec ma tête », devait-il songer, mais il était trop tard pour lui : il était déjà prisonnier dans le genjutsu.
- Tu as oublié ton couteau, non ?
Derrière elle, Hana entendit les pas de Yahei et Mizuki. Elle eut un sourire. Tout serait réglé très vite maintenant.

Spoiler:
 



Dernière édition par Hana Uchiha le Mer 30 Jan - 10:16, édité 2 fois

MessageSujet: Re: 1 - Premiers Jours (Entraînement + Mission de rang D)   Jeu 1 Nov - 21:56


Attention, le bonus en prestige et réputation ne sont pas encore effectif.

Hana : +25£, +22 Xp, technique validée
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