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 Les ramen du samouraï [Ouvert]

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MessageSujet: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Lun 3 Déc - 8:36

C’est une nouvelle journée qui commence pour Suki. Le soleil qui passe par la fenêtre de sa chambre caresse son visage de sa chaleur et la tire peu à peu du sommeil.

Suki – Rah, qui a ouvert les rideaux. Je voulais dormir aujourd’hui.

Mitami – C’est moi et tu devrais déjà être levé à cette heure-ci.

L’aspirante, pour se protéger des rayons du soleil, enfouit sa tête sous son oreiller. Sa mère, dépité d’avoir élevé une telle paresseuse, attrape la couverture de sa fille et tire le tout d’un coup sec. Laissé sans protection contre l’air frais du matin, la jeune fille à la tête enfouit sous son oreiller n’a d’autre choix que de se rouler en boule sur son lit. Ce qui l’a rend encore plus pathétique fasse à son manque d’entrain.

Suki – Mais je n’ai pas cours aujourd’hui. Je peux bien dormir un peu.

Mitami – Justement, comme tu n’as pas cours, tu vas devoir aider ton père à la boutique, aujourd’hui.

Un petit sursaut de vie dans la carcasse comateuse de la jeune fille lui fait se retirer la tête de sous son oreiller. Sa mère, avec un mouvement de recule, comprend qu’elle a peut-être mal amené la chose.

Suki – Aider à la boutique, il a besoin d’aide en cuisine, c’est ça.

Toute sourire, Suki commence déjà à s’habiller. On croirait une tempête dans la pièce, alors qu’auparavant c’était le calme plat. Sa mère, contente de la voir si enthousiasme, elle baragouine quelques explications qu’elle veut le plus vague possible.

Mitami – Euh… Il n’a rien précisé de particulier, c’est possible, peut-être éventuellement dans l’absolu…

Suki – Ouah, il va enfin me laisser cuisiner. C’est super, ça fait longtemps que j’attendais une occasion de lui montrer que je m’étais améliorée. Il ne va pas en revenir.

La mère de Suki, alors que sa fille cherche son bandana dans le désordre perpétuel de sa chambre, se rappelle douloureusement les dernières «expériences» culinaires que Suki leur a fait subir. Trois jour en observation à l’hôpital après qu’il est mangé en famille le gâteau qu’elle avait fait pour célébrer l’accession de son frère au rang de genin. Les médecins se demandant encore comment quelqu’un peut avoir «cuisiné» un agent nocif aussi puissant en se servant uniquement des ingrédients que l’on peut trouver dans n’importe quel gâteau. C’est un souvenir que les membres de la famille n’évoquent qu’avec difficulté et en ressentant de violente brulures gastriques. Mitami n’est sorti de ses réflexions que par le bruit engendré la tornade Suki, comme une dégringolade.

Suki – Tout va bien… je suis juste tombée dans les escaliers… encore.

***

La boutique, un petit restaurant que le père de Suki a construit de ses mains peu après la fondation du village de la feuille, s’élève fièrement au coin d’une rue passante. Aussi fièrement que peut s’élever un bâtiment ne faisant qu’un étage puisse le faire, en tout cas. L’heure de l’ouverture n’est pas encore arrivée, mais des voies se font entendre à l’intérieur, des voies plutôt fortes qui semblent provenir d’une altercation entre deux individus.

? - … c’est une honte. Tu étais respecté avant.

Cette première voie est celle de Kira, le frère de Suki, qu’elle reconnait immédiatement. Il semble être en train de se disputer avec quelqu’un d’autre. Ce qui se confirme, car la réplique de son père ne se fait pas attendre.

Kitano – Je suis toujours respecté. Personne dans ce village ne m’a jamais manqué de respect.

Kira – Respecté comme cuisinier, qu’est-ce que ça vaut. Tu étais l’égale des samouraïs avant.

Kitano – Oui, avant, mais c’est terminé. J’ai déposé les armes et je n’ai plus à me battre. C’est ce que j’ai toujours voulu.

Kira – Alors pourquoi est-ce que tu gardes ta vielle armure ici. Ce n’ai surement pas seulement pour décorer ce misérable endroit. Je sais que tu as encore envie de voir les champs de bataille. Si tu te décidais à apprendre le ninjutsu, tu pourrais te battre dans cette nouvelle ère et être à nouveau respecté…

Kitano – Ça suffit. Tu dépasses les bornes. Comment est-ce que tu pourrais comprendre quoi que ce soit à ce qui a motivé ma vie. Si j’ai porté le sabre et endossé l’armure des samouraïs, ça n’a jamais été pour la gloire et encore moins pour l’amour du combat. Tu devrais prendre exemple sur ta sœur. Même enfant, elle était plus proche de l’idéal que je défendais autrefois que tu ne l’as jamais été.

Un bruit sourd se fait entendre dans la pièce. Kira doit avoir frappé sur une table ou un mur sous le coup de la colère.

Kira – Ne me compare pas à elle. Je serai bientôt chunin et j’aurai une équipe sous mes ordres sur les champs de bataille. Alors qu’elle n’est encore qu’aspirante. Nous ne sommes en rien comparables.

Kitano - Qu’est-ce que tu pourrais comprendre à ce qu’est un vrai champ de bataille et à la guerre. J’ai vu les champs de bataille et ce n’est pas un endroit honorable où l’on peut espérer briller.

Kira – Je n’ai pas à écouter un lâche qui fuit devant les combats, cette discussion ne mène à rien. Aujourd’hui, je pars en mission, je venais seulement te le dire. Tu diras aux autres que je suis partie et que je reviendrai dans deux semaines.

Kitano – Fait comme tu veux, mais ne prend pas de risques inconsidérés, pense au moins à ta mère. Elle ne s’en remettrait pas si tu disparaissais en mission.

Kira – Je n’ai plus l’âge que l’on s’inquiète pour moi.

Dans la pièce, les lattes du planché grinchent, quelqu’un se déplace vers l’opposé de la porte derrière laquelle Suki écoute ce qui se passe.

Kira – Si tu t’inquiètes tant que ça, je t’emprunte ton vieux sabre. Un restaurant n’est pas la place d’une telle arme.

Des pas se font de nouveau entendre, puis le son de la porte arrière de l’établissement qu’on ouvre et que l’on referme. Ensuite, tout n’est que silence pendant plusieurs minutes. Silence qui n’est brisé que par le son d’une chaise que le déplace et qui craque sous le poids de quelqu’un s’assoyant dessus. Sans savoir quelle conduite adopter, Suki reste elle aussi silencieuse derrière la porte. Ce n’ai que l’impression d’être ridicule à rester immobile comme ça qui la décide à pousser le battant. En entrant, elle se décide à adopter un air naturel, comme si elle n’avait rien entendu. Bien qu’une chaise soit à terre, surement l’explication au bruit sourd de tout à l’heure, rien ne semble avoir été endommagé par la crise de colère du frère de Suki. L’établissement est impeccable, comme toujours. Les six tables sont en ordre, les calligraphies accrochées aux murs n’ont pas soufferts et l’armure que Kitano expose en guise de décoration est… il manque le sabre qu’elle tient habituellement en main. Kira l’a réellement emporté.

Suki – Bonjour papa… euh… est-ce que ça va? Tu n’as pas l’air bien.

Kitano – Non… je veux dire oui, tout va bien. C’est seulement que ton frère est passé avant que tu n’arrives et nous nous sommes disputés, mais ça lui passera. Ce n’ai pas un mauvais garçon, au fond. Allez, mettons-nous au travail. Nous allons bientôt ouvrir.

Pleine d’entrain, Suki enfile déjà un tablier en se dirigeant vers les cuisines.

Suki – Oui, je vais te montrer que j’ai fait des progrès. Tu n’en reviendras pas.

Rapidement, le père s’interpose entre elle et les cuisines. Évitant ainsi la catastrophe de justesse.

Kitano – En fait, aujourd’hui, j’aurais plutôt besoin de toi pour faire le service et les livraisons.


Spoiler:
 


Dernière édition par Suki Satô le Lun 10 Déc - 18:49, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Lun 10 Déc - 13:45

HASAN - Zoooooom. Zoooooom. Zooooom.
JUN - Tu es sûr que ça aide à la concentration de répéter ça en boucle ?
HASAN -

Il a peut-être raison. Du coup Hasan arrête de faire résonner ce son caractéristique de la méditation religieuse dans sa tête. Car le but, est surtout d’utiliser ce son et de le faire résonner dans son crâne pour en chasser toutes les pensées parasites. Après tout, en quoi la méditation religieuse serait-elle moins efficace que la méditation guerrière ? Les deux disciplines impliquent un même dévouement et un même sérieux. Pour Hasan, tout cela se vaut. Bien sûr il n’ira pas reconnaître devant un quelconque pratiquant d’un culte que ses prières lui servent à se concentrer pour faire réchauffer à distance l’eau d’une casserole de riz.

Un exercice qu’il essaye de faire depuis maintenant… Oh, dix bonnes minutes ? Sans résultat. Encore une fois, tant que ce n’est pas sous le coup de l’émotion, le Genin n’arrive pas à mettre assez de puissance dans le maniement de son Chakra. Mais comme on le lui a répété : se laisser aller aux émotions au combat, quelque soit la forme d’art martial que l’on adopte, est un risque bien trop grand pour quelqu’un d’aussi « normal ». Mettons « normal » entre guillemets car peut-on qualifier de normal quelqu’un qui commande aux flammes ? Hein ? Non. Mais dans le contexte de Konoha, de ce rassemblement de personnes aptes à contrôler le Chakra, oui, Hasan est fichtrement normal.

Il n’est pas comme tous ces Uchiha, ou ces Aburame, avec leurs, trucs, bizarres. Leurs yeux, leurs insectes. Brrrr ! Il en frissonne rien qu’à l’idée ! Non, il est très loin de tout ça et bon dieu pourquoi cette eau ne boue pas ! Merde ! De dépit, il rompt le contact de ses mains et frappe le sol de ses deux poings.

Sur quoi, Jun vient lui tapoter l’épaule pour le réconforter. Lui aussi est « normal » et même un peu moins. Mais il est Genin, tout comme Hasan et a droit au même respect que les autres. Je dirais même plus, que pour quelqu’un maniant aussi mal son Chakra, il a fait très fort en devenant Genin, car ce n’était guère gagné. Ah, ces longues journées passées à apprendre le Bunshin avec lui… Pour qu’il y arrive finalement ! Preuve qu’il lui fallait juste un peu plus d’entrainement que les autres pour attendre son objectif ! Sacré Jun.

JUN - Laisses tomber Hasan. On va aller manger dehors d’accord ?
HASAN - Pfff… ok. - Répond-il en déposant les armes devant cette maudite casserole.

Le jeune homme s’étire, se lève et va vider la dite casserole par la fenêtre avant de rejoindre son ami à l’entrée. Il attrape au passage sa veste noire bordée de vert, ses gants - qu’il ne retire qu’en présence de Jun - et sa bourse qu’il range à l’intérieur de la dite veste.

JUN - Ah, j’ai pas pris d’argent. - S’aperçoit-il en sortant de l’appartement d’Hasan. - Pars devant, on se rejoint au restaurant.
HASAN - Je veux bien mais, auquel ? - Crie-t-il à son ami déjà en bas des escaliers.
JUN - Euh, le resto qui fait des ramen à la sortie du marché !
HASAN - Ça marche, on se retrouve là-bas !

Un sourire en coin, il descend à son tour les escaliers et commence à se diriger, les mains dans les poches, vers sa destination. Bien sûr qu’il sait de quel restaurant il s’agit ! Cela fait presque un an qu’ils sont arrivés à Konoha, ils ont eu le temps d’en faire le tour. Et de goûter, la bouche en cœur, à toutes les spécialités culinaires du coin ! Parce que mine de rien, le voyage pour arriver n’ayant pas été de tout repos, ils avaient un peu la dalle en arrivant. Mais on ne va pas s’étendre sur les détails de cette histoire aujourd’hui.

Le restaurant familial dont il a oublié le nom, se trouve donc à la sortie du marché. C’est un petit endroit, un étage, sans grande prétention. La seule chose de notable est la présence d’une armure de Samouraï authentique dans la boutique. Elle appartenait au propriétaire surement, qui était donc, de ce qu’il a comprit, un Samouraï en son temps. Mais aujourd’hui il ne fait pas bon d’en être un, sauf si tu veux juste être l’homme de main d’un quelconque seigneur. Comme ces types qui en voulaient à la vie de Jun. Enfin, tout ça c’est bien beau, mais il ne faut pas qu’on en oublie le pourquoi de cette sortie : on est obligé d’aller manger dehors parce que « je » n’ai pas réussi à faire chauffer de l’eau par la pensée et qu’on a trop faim pour cuisiner ! Voilà, c’est dit !

Ce n’est pas qu’Hasan aime se torturer l’esprit ou quelque chose comme ça. C’est surtout qu’il ne veut pas oublier les raisons qui le poussent à agir. C’est une manière de contrôler son émotivité. Des fois ça marche. Mais souvent ça rate et quand il se laisse submerger, ok, il arrive mieux à faire certaines choses. Mais à côté il perd totalement en cohérence dans ses actions, ses mouvements, sa concentration…

Vous remarquerez qu’Hasan en est encore à un point où seul son entrainement le préoccupe.
Dans la vie d’un Ninja aussi jeune que lui, il n’y a pas grand-chose d’autre qui compte d’ailleurs. Les missions, ça va bientôt venir mais pas d’impatience. Les combats ? Amicaux, ils viendront aussi en temps et en heures. Tout ce qu’il doit faire pour l’instant c’est se préparer, corps et âme, à « grandir » même si ce mot est un peu étrange dans le contexte. Bon, et puis, quand il ne pense pas à son entrainement, il pense à la demoiselle dont son cœur taquin semble s’être éprit sans le consentement de son esprit. Mais après le ratage vis-à-vis de son père… Mieux vaut ne pas y penser et se concentrer sur…

HASAN - La bouffe ! - Déclare-t-il avec joie en arrivant devant le petit restaurant.

Personne à gauche. Personne à droite. Il en met du temps Jun. Bon, on va entrer et commander d’avance, ce sera plus pratique ! Poussant d’une main le rideau marquant l’entrée, le Genin entre donc après le rush du déjeuner. Il reste encore quelques clients mais le gros de la foule est déjà passé. Il est presque quinze heures en même temps.

? - Bienvenue ! - Lui dit-on presque immédiatement pour l’accueillir dans le restaurant.

C’est le patron, et cuisinier qui vient d’ailleurs de l’accueillir. En même temps, a-t-il de quoi se payer un employé ? Bonne question.

HASAN - Bonjour Satô-san !
KITANO - Ah, Suisen-kun, ça faisait un moment. Un ramen à l’aileron de requin ?
HASAN - Deux ! Mato dois me rejoindre.

Le cuisinier hoche positivement la tête et l’invite du regard à s’installer où bon lui semble. Car la place ne manque pas. Mais quitte à être en comité réduit, le Genin préfère s’installer au comptoir. Satô est un brave homme, et discuter avec lui, lui rappel un peu les discussions qu’il pouvait avoir avec son père. Ça le rend un peu nostalgique mais dans le fond, c’est pas une mauvaise chose : ça nous fait prendre conscience des choses importantes que l’on a laissé derrière nous, et qui attendent de nos nouvelles ! Merde, j’ai oublié de leur écrire la semaine dernière… Je le ferais tout à l’heure, pense-t-il en prenant place à côté d’une demoiselle en train de déjeuner elle aussi, tardivement. Une demoiselle portant un bandana noir, et une veste blanche, dont le regard lui ait caché par une chevelure brune mais dont il devine la jeunesse… ou pas. Hasan est loin d’être un grand physionomiste.

Il croisa son regard, l’espace d’un instant, sans doute parce qu’il était juste à côté d’elle à la fixer, d’une, et qu’il était le seul à faire ça dans l’immédiat ce qui était assez flagrant, et de deux. Un peu gêné, il détourna le regard en s’excusant.

HASAN - Excusez-moi, je ne voulais pas vous importuner durant votre repas. Mais… votre visage me dit quelque chose, on ne se serait pas déjà croisé par hasard ?
- HRP :
 

MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Lun 24 Déc - 8:53

C’est une dure journée de travail pour Suki. Elle, qui se faisait une joie de pouvoir cuisiner, la voilà à récurer les casseroles et à faire le service aux tables. Ce n’est pas que les clients soient nombreux et se précipitent dans le restaurant familiale, c’est seulement la déception qui l’empêche de mettre tout son cœur à l’ouvrage. Même simplement couper les légumes pour décharger un peu son père de son travail en cuisine aurait suffi à lui mettre un sourire aux lèvres pour le reste de la journée. Mais la journée ne s’annonce que comme une répétition de récurage, service, récurage, service...

Ce qui s’avère être le cas, sans surprise. Une journée ennuyeuse au possible, accompagnée du stress et du rythme un peu plus frénétique du coup de feu du midi, mais toujours aussi monotone. L’affluence diminuant, Kitano rappel sa fille en cuisine.

Kitano – Bon, je crois que je n’ai plus besoin de toi pour aujourd’hui. Je t’ai fait un petit quelque chose à manger. Tu pourras partir après.

Suki – Des sushis, super. J’adore ça.

Kitano – Je sais. Avant que j’oubli, ton frère est passé ce matin. Il devait partir en mission pour une semaine ou deux, mais il t’a laissé quelque chose avant de partir.

Suki – Aya, un cadeau.

Kitano – En fait, c’est une boite de kunaï. Il voulait que je te dise de t’entrainer un peu.

Suki – Ho, mais c’est pas marrant.

Kitano – Suffit, jeune fille. Je suis d’accord avec lui. Tu n’églises un peu trop tes entrainements à mon gout. Ton frère à raison de pousser un peu. Tu ne peux pas rester aspirante indéfiniment. Il faudra bien que tu passes les tests d’admission au rang de genin un jour. Tu as déjà échoué une fois et je ne sais pas s'il vont continuer à t’enseigner si tu ne te montre pas plus intéressée et que tu ne leur montre aucun progrès.

Suki – Bon, d’accord. Pas la peine de venir me faire la morale. Je vais m’y mettre demain. Ce n’est pas comme si j’étais complètement nul et que je ne m’entrainais jamais.

Kitano – Ce n’est pas ce que ton frère ma dit. Il a pris une journée de congé pour t’entrainer, la semaine dernière, et il lui a fallu deux heures seulement pour te faire sortir du lit. Ce n’est pas ce que j’appel de la rigueur à l’ouvrage.

Suki – C’est…

Kitano – N’essayes pas de te justifier et va manger. Tu iras t’entrainer après et sérieusement, cette fois.

***


L’ambiance de la salle à manger du restaurant est des plus tranquille. La plupart des clients sont déjà partis, ne laissant que de rares retardataires et Suki, attablée devant son plateau de sushis. En connaisseuse, elle déguste de la manière adéquate. Toujours commencer par les poissons à chair blanche, puis se rincer la bouche avec du thé, pour pouvoir ensuite attaquer la suite, les poissons à chair rouge. Seul les ignorants des subtilités de ce qui fait ou non un bon repas apprécient les sushis autrement. Savourant son repas, la jeune fille sent un regard se porter sur elle avec insistance. Doute confirmé lorsqu’elle tourne discrètement la tête pour surprendre un garçon la fixer.

Des regards insistants, c’est tellement soudain. C’est toujours comme ça que ça commence. Après, c’est la déclaration de sa flamme et ensuite… mais je ne le connais pas. Non, je ne peux pas accepter les avances d’un inconnu. Mais, si c’est un pervers et un détraqué qui va me suivre et me harceler, ma vie va devenir un enfer. Épiée 24 heures sur 24, tous les jours et avec des messages inquiétants écrits sur le miroir de ma chambre.

Un frisson lui parcourant la nuque, la respiration de la jeune fille se fait plus rapide, ses ongles s’enfonçant dans la table, alors qu’elle tente de jeter des regards discrets à se «stalker» en puissance. Celui-ci, la fixant toujours avec un regard qu’elle imagine comme celui d’un prédateur en rut, un nouveau frisson lui parcours la nuque, se propage le long de sa colonne vertébrale jusqu’au bas du dos.

HASAN - Excusez-moi, je ne voulais pas vous importuner durant votre repas. Mais… votre visage me dit quelque chose, on ne se serait pas déjà croisé par hasard ?

Avant qu’elle ne s’en rende elle-même compte, un verre s’est retrouvé dans sa main et le contenu du dit verre sur le visage de son interlocuteur. Ce dernier étant sur le coup passablement trempé, mais pas autant que surpris et interloqué.

Suki – J’ai le droit de dire non, pervers!

Dans la confusion du moment, la jeune fille trébuche sur son propre pied en tentant maladroitement de prendre la fuite. Allongé sur le sol, le garçon trempé se penche vers elle pour semble-t-il l’aider à se relever. Mais le geste, qu’elle interprète comme une tentative d’elle ne sait quelle obscénité, la pousse à courir vers la de l’établissement. Sa course piqué, le garçon est laissé sur place, trempé et fixé avec réprobation par les deux autres clients présents. L’hostilité ambiante n’étant pas pour lui plaire, particulièrement parce qu’elle est dégagé à son égard, quitter les lieux semble être, pour lui aussi, la meilleure solution.

Dans les rues du village, Suki continu de courir. Pour où? Aucune idée. Pour encore combien de temps? Pas plus de réponse. Jusqu’à percuter un mur et à se retrouver à terre… ou plutôt percuter quelqu’un et tous les deux se retrouver à au sol.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Sam 5 Jan - 17:27

Kakouko venait d'écraser sa cigarette par terre. Il attendait Aïdan, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire, encore? Enfin attendre, c'était un grand mot. En fait, Aïdan était toujours à l'heure. Pas avant, pas après, mais pile à l'heure. Kakouko ne l'avait jamais vu arriver en retard... ou en avance. La ponctualité avait dû se réincarner en sa personne. Du coup, Kakouko était toujours en avance. Par politesse d'abord, et ensuite, pour respecter la ponctualité de son coéquipier... oui, "son" coéquipier. Normalement, les équipes fonctionnent pas trois, sauf que là, l'un d'eux était mort au combat, et personne, non, personne, ne voulait faire partie de l'équipe d'Aïdan. Il laissait une désagréable impression sur les gens. Pas sur Kakouko, du moins. En tout cas, la ponctualité était là. Il sortit sa légendaire montre à gousset et regarda l'heure. Encore quinze minutes à attendre... voilà ce que c'était de faire de l'excès de zèle. Du coup, il sortit une autre cigarette et l'alluma. En regardant la rue, avec des gens d'ici de là, sans être bondée; il aperçut une fille qui courait vers un homme (qui n'était pas Aïdan). Elle se le prit de plein fouet, et tomba à terre, se faisant insulter par le passant qui venait de se la prendre, évidemment, il se barra aussi sec, encore énervé. Kakouko se rapprocha d'elle, lui attrapa de bras et la remit d'aplomb, en la regardant. Elle n'était pas trop sale.

Kakouko - Rien de cassé?

Visiblement non, plus de peur de mal. Il sortit son paquet de cigarettes. Cette fille sentait la bouffe. Pas la malbouffe, cependant, mais un mélange d'odeurs... bouillon, herbes, épices. Ramens? Oui, ça devait être ça. Il n'y avait pas beaucoup de restaurant de ramens à Konoha, en tout cas pas encore beaucoup, il y allait surement avoir d'autres commerces qui ouvriraient leur porte d'ici là. Elle devait bosser chez le vieux Saïto, Satoï? Un truc comme ça, Kakouko s'en souvenait car dans le restaurant, il y avait un katana plutôt bien foutu, avec l'armure et tout le tralala samouraï qui va généralement avec.

Kakouko - Cigarette?

MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Mar 8 Jan - 10:30

Suki – Cigarette?

Ce grand dégingandé qui l’avait relevé après sa collision, lui proposait de fumer. Comme ça, le paquet de cigarette tendu vers elle, une douce et innocente jeune fille, selon ses propres qualificatifs, de seize ans. Elle ne sait pas ce qui la retient de lui faire la morale à ce décoloré. En fait, rien ne la retient et c’est ce qu’elle fait, le sermonnant allègrement, en pleine rue.

Suki – Une cigarette, une cigarette, vous offrez une cigarette à une innocente jeune fille, comme ça. Vous ne savez pas le mal que cela pourrait me faire et ce que cela vous fait. Vous êtes vraiment un irresponsable. En plus de créer la dépendance, ça vous pollue lentement l’intérieur. Le goudron et la fumée encrassent les poumons, nuisent aux échanges d’oxygène dans le sang. Sans parler des risques de cancer. Vous avez envie qu’on vous enlève un morceau de la trachée à 30 ans, pas moi.

Pour donner du corps à l’image qu’elle décrit, la jeune fille s’attrape la gorge à deux mains et mime l’étouffement.

Suki - Mais vous allez peut-être que sa fait classe et que c’est pour le look, que ça plait aux filles. Vous pensez vraiment que des dents jaunes et une halène de cheminer c’est attirant.

Tout en continuant son sermon, elle attrape l‘une des mains du principal intéressé et l’examine.

Suki – Ho que c’est moche, des ongles assorties aux dents. Alors non, je ne veux pas de cigarettes.

Satisfaite de son petit discours, elle en aurait presque oublié la raison de sa course et de sa rencontre inopportune avec cet étranger voulant lui offrir une cigarette. Se raidissant, elle sursaute en regardant tout azimut autour de sa personne, cherchant le «pervers» du regard, sans le voir.

Suki - Kyaah, j'avais presque oublié le pervers. C'est votre faute, vous m'avez fait relacer ma vigilance. S'il avait profité de se moment d’inattention pour me sauter dessus et me faire des choses... comme ça... ou ça... et aussi ça.

Perdu dans ses pensées, imaginant on ne sait quoi, le visage de la jeune fille prend peu à peu une couleur tirant de plus en plus vers le rouge. Son esprit se déconnectant un peu plus de la réalité à mesure que ça phrase se termine.

Citation :
C’était la minute santé, conscience éco-citoyenne et tous ces autres trucs qui nous bousillent un après-midi pénard à ne rien faire en nous faisant nous sentir comme un moins que rien.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Mer 16 Jan - 14:32

- Une cigarette, une cigarette, bla bla bla

Cette fille parlait beaucoup trop. Elle bougeait trop. Elle avait une vitesse pour déblatérer son lot de connerie, Kakouko n'avait jamais vu ça. En plus, vue sous cet aspect comme ça, elle n'avait vraiment pas l'air bien méchante (dans le sens pas très expérimentée dans l'art du combat). On ne lui avait jamais dit qu'on ne saoulait pas les gens quand ils pouvaient vous en mettre une bonne, là, de suite. L'envie de la faire griller le prit. Elle ralentit enfin son discours, virant au pourpre. Blasé, Kakouko ressorti une énième fois sa montre : Aîdan allait bientôt arriver. Il le senti, cette aura froide, qui inspirai la peur. On sait qu'il y un truc qui cloche, un danger imminent, mais on ne sait pas. Cette aura été reconnaissable, Aïdan était arrivé. Il s'était approché d'une façon inconnue de Kakouko, mais il était maintenant là, derrière la fille. Il regardait en se léchant le bout des lèvres, et le moulin à parole ne s'aperçut de sa présence que quand il se mit à parler.

Aïdan -Tu pourrais avoir un peu plus de considération pour l'homme qui t'a relevé, Honey.

Kakouko leva un sourcil. C'était vrai.

Aïdan - Surtout que cet homme peut décider de te souder la bouche à tout moment.

Même si ça ne remarquait pas au premier abord, les passants s'écartaient maintenant instinctivement du groupe. Ce que Kakouko avait inconsciemment appelé "l'effet Aïdan". Dans un petit bruit mat, il referma sa monte et la rangea.

Kakouko - Ca mérite presque un bol de ramens. T'as déjà mangé Aïdan?

Aïdan - Mais quelle bonne idée.

Kakouko et Aîdan prirent chacun la fille par un bras, en commençant à se diriger vers l'endroit d'où elle venait.

Aïdan - La petite fille a-t-elle un nom?

Kakouko - Et puis pour la peine, on te débarrasse du pervers, fais nous confiance.

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Mer 30 Jan - 8:38

C’est porté par le fumeur et son comparse à l’allure inquiétante que Suki est ramenée à son point de départ, sans avoir la possibilité de toucher le sol une fois. Après réflexion, bien qu’une résistance que l’on pourrait qualifier de futile, désespérée et désespérante est précédée cette réflexion, ce mode de transport n’est pas si désagréable. Pas si désagréable, si l’on oublie le sourire de psychopathe qui semble capable te découper en rondelles, de cuisiner les dites rondelles et de les servir à des chatons innocents.

Malgré tout, Suki passe un moment agréable à se faire porter ainsi dans les rues. Se sentant comme une princesse, une princesse entourée de deux personnages inquiétants, ne prêtant pas la moindre attention à son confort ou sa conversation, préférant l’ignorer et converser entre eux sur un sujet qui lui est hermétique, mais une princesse tout de même. C’est au moins ce dont elle essaie de se persuader pendant le trajet la menant du lieu de l’incident jusqu’au restaurant familiale.

La porte franchie par l’improbable trio, elle annonce haut et fort à son père, discutant avec le seul client profitant actuellement des lieux, son retour avec deux clients. Quoique l’on en dis-je, des clients restent des clients, même s’ils ont des allures de voyous.

Suki – J’apporte des clients.

Le client, se prenant pour un rigolo, y va de son petit commentaire sur cette scène cocasse.

Client - C’est pas plutôt les clients qui la portent.

Kitano – Ça équilibre bien les choses pour celui que tu as fait fuir.

Se sentant vexée, elle essaie de se défendre comme elle peut. Pas facile quand on ne touche toujours pas le sol.

Suki – Mais c’était un pervers qui voulait abuser de moi, une jeune fille pure et innocente.

Kitano – Bien sûr, bien sûr.

Les deux porteurs voient bien qu’il dit cela sans vraiment y croire, uniquement pour ne pas avoir à s’enfoncer dans un débat stérile qu’il se sent bien incapable de gagner, tout en tapotant gentiment la tête de la jeune fille «pure et innocente».

MessageSujet: Re: Les ramen du samouraï [Ouvert]   Lun 4 Mar - 12:55

Suki +28 XP
Kakouko + 7XP
Hasan + 12 XP

Dommage qu'il n'a pas été terminé, ça commençait seulement à devenir bien :p

ps : spécial décidasse au : "Tu n’églises un peu trop tes entrainements à mon gout" Ange


Une ombre se déplace silencieusement dans la nuit... Vous n'arrivez pas à le distinguer clairement, seules ses deux grands yeux reflétant la lumière de la lune vous observent, vous inspectent jusqu'au plus profond de votre âme... Il sait tout de vous, de vos pensées, même les plus intimes. Au delà de son aspect spectrale et de son regard démoniaque, son rire.... mais quel rire ! Un rire à vous glacer le glacer le sang, peu importe les moyens, ce rire venu de l'autre monde vous poursuivra jusqu'à votre trépas.

Néanmoins, n'ayez crainte ! Il ne vous fera rien, ce n'est qu'un observateur tel une faucheuse attendant patiemment de pouvoir trancher le fil de votre vie. Non, il vous suivra encore plus fidèlement que votre ombre, guettant la moindre action de votre part, vos futures batailles ou autres hauts faits épiques. Il sera aux premières loges de tous les évènements importants de votre vie, parfois même le seul spectateur.
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