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 La fille de l'épicier

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MessageSujet: La fille de l'épicier   Lun 10 Déc - 12:22

Maintenant que la lumière a été faite sur l’identité, ou « les » identités du Narrateur, je ne vois pas pourquoi je les nommerai différemment ? Mais si maintenant apparaît un nouveau Narrateur ? Retournement de situation ! Ou simple délire de l’auteur. Quoiqu’il en soit, voilà maintenant plusieurs mois, presque une année, que Jun et Hasan sont arrivés à Konoha et y sont devenus des Shinobi. Leur petite vie à prit des tournures de dessin animé et ce n’est pas pour leur casser du sucre sur le dos mais ils se coulent douce, vraiment. Encore trop « faibles » pour partir affronter le danger des vraies missions, ils restent au village et y plantent des racines d’appartenance de plus en plus profonde. Peut-être qu’un jour, ils pourront dire tous les deux de ce village qu’il est le leur ? Mais ce jour est loin d’être arrivé !

NARRATEUR - Mais toutes ces questions ne sauraient empêcher deux adolescents d’être, et bien, des adolescents ! Chasser le naturel il revient au galop et bien que réprimé pour l’un comme pour l’autre par de très durs moments au cours de ces dernières années…
HASAN - Ça tu peux le dire.
JUN - Moi je n’ai pas trouvé ça aussi horrible.
NARRATEUR - Vous allez me laisser finir oui ?! Je disais donc… Nahnahnah, durs moments de ces dernières années, les deux garçons rattrapent aujourd’hui le temps perdu et se laissent aller à une joie de vivre peut-être éphémère, mais qu’ils désirent tous les deux réelles.

Comprenez par là qu’on ne peut effacer les évènements qui les ont conduit jusqu’au village de la feuille. Mais ils essayent, es espèrent tous les deux, que ces évènements sont, et resteront derrière eux sans jamais les rattraper. Aussi trompent-ils la déprime en agissant comme des adolescents agissent, et ainsi espérèrent-ils réellement y prendre du plaisir. Vous trouvez ça trop tordu pour des adolescents ? Mais si vous regardez votre propre passé, n’étiez-vous pas vous-même tout aussi prompt à vous triturer l’esprit pour pas grand-chose ?
À méditer, au cours de cet épisode intermédiaire « la fille de l’épicier » qui en dit long sur les aspirations des adolescents non ?


HASAN - REVIENS ICI ! - Crie-t-il au fuyard.
JUN - JAMAIS ! - Lui répond le dit fuyard.

Si maintenant, vous vous demandez ce qu’ils fabriquent, à se courir après au beau milieu des rues du village, vous serez bien avisez de remarquer qu’ils ne courent pas : ils bondissent. Et si vous regardez de plus près encore, vous verrez qu’ils bondissent, de murs en murs, et non-pas du plancher des vaches vers les toits par exemple. Cela n’aurait d’ailleurs eu aucun sens !
Et si je vous dis que sur fond de funk music, ces deux zigotos s’entrainent dans la plus pure tradition pop-américaine des séries des années 80 ? Vous me répondez : mais what the fuck ?! Qu’est-ce qu’il nous chante celui-là ? Il a bu ou il fait des anachronismes gratuits ?! Et vous auriez raison, mais disons que le narrateur de cette histoire a lui aussi ses propres inspirations ! Et quoi de mieux pour deux gamins que de s’entrainer en rêvant d’une musique qui siérait au plus haut point à leur péripéties ?

C’est donc avec une apparente férocité cachant un sourire amusé qu’Hasan court après son ami pour entrainer son corps et son esprit à malaxer du Chakra, à le concentrer dans la plante de ses pieds, et tout ça en mouvement messieurs dames ! Et comme il avait besoin de motivation, le Genin n’a rien trouvé de mieux que de demander à son meilleur ami un coup de main. Et dieu lui est témoin que jamais, ô grand jamais, Jun n’aurait eu dans l’idée d’en profiter, non, jamais.
C’est donc la bouche en cœur qu’il s’est ramené sur la petite placette à côté de chez Hasan, pour retrouver celui-ci qui sortait tout juste d’une bonne séance de méditation, qui lui fût… totalement inutile ! Car non-loin du calme méditatif qui aurait convenu à un tel entrainement, c’est dans une colère noire qu’il entra lorsque Jun, l’air totalement désintéressé, se mit à draguer devant lui la petite Yumiko, la fille de l’épicier, sur qui avait flashé Hasan.

Si ça n’avait été que des mots… mais non ! Ce pitre n’avait rien trouvé de mieux que de l’inviter à venir manger avec lui un soir prochain ! Bon, elle avait refusé certes, mais si elle avait accepté ?! Et la perspective de toutes ces péripéties, déclencha la tentative d’accrochage de Jun par son ami, qui le rata, et s’étala par terre la tête la première. Faut dire que Jun est super agile, et lui, pas super dégourdi. Alors évidement qu’il allait le rater ! Mais bon sang qu’est-ce que ça n’énervait ! Et c’est donc sous le coup de la colère, et de l’émotion, qu’il malaxa son Chakra et activa la technique de, de, de… !

HASAN - Suimen, Hokouno Waza ! - Cria-t-il en joignant les mains.

Son premier bond fût un lamentable échec.
Ses pieds glissèrent, et n’adhérèrent aucunement au mur pour rejoindre Jun qui avait fui sur un toit avoisinant. Pas assez de puissance. Merde.
Notez la pensée de notre personnage, organisée en phrases monosyllabiques. C’est là la marque des gens très énervés par une situation qui les insupporte d’autant plus qu’ils s’acharnent pour y mettre un terme. Le second essai fût le bond, nonobstant le fait que c’était loin d’être son premier entrainement à l’usage de cette technique. Utile cette technique d’ailleurs : pouvoir adhérer aux murs, plafonds, et même à l’eau, cool tout ça ! Et puis quand on poursuit un singe, ça aide de pouvoir le suivre quelque soit le terrain !

Le premier entrainement sur le sujet remonte en fait à environ un mois. Il s’agit de la longue suite d’entrainements de « base » à faire effectuer aux aspirants pour leur apprendre à bien maîtriser leur Chakra. Parce que ça sert à rien de l’avoir, si on fait n’importe quoi avec ou qu’on ne peut pas l’appeler à soi quand on le désire !
Et comme c’était un peu le « gros » problème d’Hasan en arrivant au village, tu m’étonnes qu’il suivait ces entrainements avec assiduité. Ce qui n’était pas toujours le cas de Jun qui, depuis qu’il avait réintégré la vie « normale » d’un village se permettait quelques folies. Comme s’il rattrapait d’un coup ces deux dernières années. Certes il était loin d’être le plus grand farceur qui soit mais il avait de l’esprit et ce dernier s’était affiné, au contact de cette culture nouvelle. S’était-il, perverti ? Non, pas à ce point mais il avait changé, c’était indéniable. Finalement il avait l’air plus en paix avec lui-même, tout comme devait l’être Hasan en fait, qui vivait finalement plutôt bien sa séparation avec sa famille, avec qui il entretenait une correspondance assez quotidienne. Peu de chance que de simples Samouraïs osent défier des Ninjas d’ailleurs ! Finalement, cette « situation critique » dans laquelle ils se trouvaient avant d’en arriver là n’avait été qu’un tremplin à cette nouvelle aventure, non ?

Mais assez de questions rhétoriques, et place à l’action !
Hasan a bien saisi le truc avec le contrôle du flux du Chakra à travers le corps, pour cibler certains points en particulier et y concentrer son énergie. Mais pour ce qui est du dosage, y’aura peut-être des choses à revoir. Heureusement il n’en met pas « trop » ce qui pourrait avoir des effets désastreux sur les murs du village. Il n’en met juste pas assez et se retrouve souvent à glisser le long du mur auquel il cherche à adhérer.
En fait, vu de l’extérieur, on dirait presque qu’il surf sur les murs, si quelqu’un avez su ce que cela pouvait signifier bien sûr. Dans le cas de Jun, bien que celui-ci ne sache pas spécialement adhérer aux parois, il compense par sa grande agilité et sa vitesse de course bien supérieure à celle d’Hasan. Lui aussi essaye de réaliser cette technique mais il galère, beaucoup plus que son ami, à maintenir intact sa concentration de Chakra dans des moments comme celui-ci. Aussi, après une première dizaine de minutes de cette course-poursuite, Hasan a rattrapé une partie de son retard sur son camarade qui voit sa marge de manœuvre se réduire. Au passage cela les entraine au combat urbain, bien que ce dernier ne soit pas au programme des apprentissages Ninja. Enfin, pas à sa connaissance.

HASAN - Concentres-toi imbécile ! - Crie-t-il à Jun.
JUN - J’essaye ! Ohla, ohhhh !

Jun vient de rattraper une corniche, mais répondre à Hasan l’a perturbé une seconde où il devait rester concentré. Déséquilibré, le Genin a alors commencé à tomber en arrière, mais c’était sans compter sur l’intervention héroïque de son meilleur ami ! Atterrissant sur le mur sous lui, Hasan augmenta alors la concentration de Chakra dans ses jambes pour soutenir la chute de Jun. Le mur sur lequel il se tenait commença à se craqueler sous l’impulsion d’énergie qu’il y mettait et il laissa en fait deux trainées bien net d’environ trois mètres avant de tout lâcher et de retomber sur ses pieds, Jun dans ses bras, sur le plancher des vaches.

JUN - Merci… Ô mon amour...
HASAN - Roh ça va. - Lui répondit-il en repoussant ses avances sur-jouées.

Alors qu’ils se remettent de ce petit coup de sang, prouvant bien à tous que malgré l’énervement affiché, Hasan adore assez Jun pour lui éviter de se briser la nuque, un homme avec un tablier blanc sort en trombe du coin de la rue.

? - BON DIEU ! Qu’est-ce que vous avez fait à mon mur ?! SALIGAUDS !
HASAN - Je suis désolé ! J’ai juste voulu rattraper mon ami qui allait tomber et…
? - C’est vos têtes que je vais faire tomber sales petits vauriens ! - Rétorque-t-il en sortant un rouleau à pâtisserie de sa ceinture.

Ni une, ni deux, les Genin prennent la poudre d’escampette. C’est alors, qu’au moment de tourner à l’angle de la rue, un pâtissier fou sur les talons, Hasan remarque à l’autre bout de celle-ci une jeune fille dont il croise le regard. Faisant alors le lien entre cet homme et elle, il se maudit cent fois, et Jun un bon millier de fois : c’est le père de Yumiko ! Qui devait être en train de cuisiner des produits frais pour son épicerie ! Pourtant, nulle trace de peur dans le regard de la demoiselle. Je dirais même plus, qu’ayant entendu la justification du garçon avant que celui-ci ne s’enfuit, il avait sans doute gagné des points auprès d’elle. Mais en contrepartie il en avait perdu beaucoup auprès de son père.
Ah, la saison des amours, quoi de plus débile dans la vie d’un gosse non ?
- Modération :
 
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