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 CK002: Mushi Mushi ! [partie 1]

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MessageSujet: CK002: Mushi Mushi ! [partie 1]   Mer 2 Jan - 11:05

Peu avant l’aube, le quartier commerçant du village est en effervescence. Normalement encore calme par une heure aussi matinale, cette activité inhabituelle est l’œuvre d’un incendie qui a touché de nombreux commerces. Peu de dégâts sont à déplorer, les nombreux départs de feu ayant été rapidement maitrisés, mais la situation inquiète la majorité des propriétaires et des habitués. On raconte un peu partout que l’incident est l’œuvre d’un terroriste, ailleurs qu’il s’agit d’un ninja se revendiquant contre l’autorité du Kage et du Daïmyo et un dernier s’exprimant en faveur de l’hypothèse d’un shinobi ivre voulant impressionner une fille, mais l’alcool aidant, les choses auraient un peu dérapées. Tout le monde y allant de son petit commentaire personnel, il est encore difficile de dire ce qui s’est réellement produit pendant la nuit. Particulièrement pour Suki, suspendu au toit et essayant de décrocher l’enseigne à moitié calcinée du restaurant familial.

Dans la rue, en contrebas, la jeune fille, toute à son affaire, continue d’entendre les passants spéculer sur l’origine des marques de brulure sur les différentes façades. Certains passants matinaux se sont mêmes rassemblé devant l’établissement familial, évaluant les dégâts, comparant leurs étendus par rapport à d’autres boutiques et prenant des paris sur la jeune aspirante et sa maladresse qui commence à être connue des habitués.

Passant – Je te parie dix ryos quelle tombe avant l’enseigne.

Passant – Moi, vingt que c’est l’enseigne qui lui tombe dessus.

Embarrassée et vexée qu’on se moque d’elle de la sorte, elle délaisse son ouvrage pour se positionner sur le bord du toit, face au petit attroupement.

Suki – Je ne trouve pas ça drôle. Je suis une kunoichi de Konoha. Je ne suis pas un clown, peut-être même qu’un jour j’écrirais l’histoire de ce pays et que… KYAAH!

En voulant lever le point vers un avenir triomphal, et voulant prendre une pose solennelle, elle ne s’est souvenue de l’absence de sol devant elle qu’en posant le pied sur le vide la séparant de la rue en contrebas. Ce qui a pour effet de ruiner l’effet de son discours, de déclencher l’hilarité des témoins de la scène et accessoirement d’imprimer l’empreinte de son visage sur le sol en face du restaurant.

Habitué – Ha, c’est bien notre Suki.

Passant – Et merci pour les dix ryos.

***

La journée avançant, les activités normales prennent graduellement le pas sur l’inhabituelle effervescence ayant précédée l’aube. On déblai les débris, on essaie de boucher le trou disgracieux creusé par les flammes dans sur une façade, on clou des planches sur une fenêtre à la vitre brisée, mais les affaires courantes continuent d’aller bon train malgré tout. C’en est même énervant pour ceux qui pensaient pouvoir profiter de la confusion pour se reposer un peu des travaux quotidiens, Suki la première. Après une attaque, crise de colère d’un shinobi mécontent ou voulant draguer, la question est encore débattue, elle pensait pouvoir prendre sa journée de travail au restaurant familial sans trop se soucier de rien. Croyant que la plupart des clients potentiels préféreraient rester en sécurité chez eux le temps que l’affaire soit réglée, elle fut surprise de constater que le désordre de la nuit dernière incita plutôt les gens à sortir et à en parler devant un vers ou un repas, à son grand désespoir. La salle à manger du restaurant n’ayant jamais été aussi pleine, on avait dû sortir une septième table d’un débarra pour pouvoir accueillir tous les clients à la fois et aller chercher des chaises au domicile familial pour que tout le monde ai une place assise. Un vrai casse-tête pour le service, avec ces nouvelles places, toutes ces commandes à prendre en même temps et cette ambiance survoltée.


À l’heure de la fermeture, Suki s’effondre, lessivé, sur une chaise. Le dernier client venant de partir, elle dénoue son bandana tout en essuyant la sueur qui coule de son front. Mais ce n’est pas encore le moment de souffler. Il reste encore le ménage à faire pour avant de partir. Balai en main, elle s’attelle à la tâche, les chaises remontées sur les tables pour faciliter le nettoyage du plancher. Le travail presque terminé, elle est seule dans l’établissement, son père ayant quitté son poste, prétextant un rendez-vous urgent.

Suki - Rendez-vous urgent, rendez-vous urgent, rendez-vous avec son oreiller, oui.

Bougonnant toute seule et balayant rageusement, la jeune aspirante est interrompu par un individu ayant décidé de franchir le seuil de la porte, malgré le panneau bien visible indiquant que l’endroit était fermé pour la nuit.

Suki – Revenez demain, nous sommes fermés.

Malgré tout, l’inconnu attrape une chaise sur une table et la pose au sol, avant de se poser lui-même sur cette dernière.

Kami Aburame – Oui, je vais revenir demain, mais je voulais voir qui j’allais avoir sous mes ordres avant.

Suki – Sous vos ordres?

Surprise par cet individu portant poncho et lunette noire alors qu’il fait déjà nuit, elle ne sait quoi répondre d’autre.

Kami – Pas au courant, c’est vrai que l’administration a déjà «cette autre histoire» sur les bras. Ils ont dû oublier d’envoyer un message. Demain, à l’aube, j’ai ordre de t’amener avec moi pour surveiller un camp de bucheron à proximité du village. Une affaire d’une semaine, peut-être plus. Assurer la sécurité, rien de compliqué.

Des étoiles dans les yeux, elle ne peut que s’exclamer bêtement.

Suki – Ouah, une mission.

Kami – Pas d’emportement. Ça ne me fait pas spécialement plaisir de devoir faire du baby-sitting. J’aurais préféré y aller seul ou au moins avec quelqu’un d’expérimenté, mais j’ai des ordres m’obligeant à amener un aspirant n’ayant pas encore fait ses preuves sur le terrain.

Toujours des étoiles dans les yeux, Suki ne semble même pas écouter ce que son interlocuteur lui raconte.

Suki – Ouah, une mission.

Kami – C’est pas gagné, cette histoire. Bon, sois juste demain, au lever du soleil, devant les portes du village et équipée pour le voyage.

Sur ce, il se lève et repart comme il est venu, laissant sa subordonné à ses étoiles pleins les yeux.

Suki – Ouah, une mission.


Spoiler:
 

MessageSujet: Re: CK002: Mushi Mushi ! [partie 1]   Mer 16 Jan - 10:16

Le soleil ne s’est pas encore levé sur ce nouveau jour. Les rues et les maisons de Konoha sont calmes et paisibles…

Suki – MERDEUH!

… étaient calmes et paisibles.

Suki – Je vais être en retard, en retard, en retard.

Dévalant les escaliers à moitié nue, un chandail à l’envers, portant une seule chaussette et un sac débordant de vêtements fourrés là sans ménagement, Suki est comme une tempête qu’on aurait lancée sur le domicile familial.

Suki – Kyaah, je devrais être partie depuis une heure.

Dans la cuisine, elle passe devant ses parents, attablés devant leur café. Pas encore tout à fait réveillés, et habitués à ce que leur fille se donne en spectacle de cette façon, ce débordement d’énergie les laisse pour le moins indifférent.

Mitami – Je crois qu’il va faire beau aujourd’hui.

Suki – Kyaah, je n’ai rien préparée, je vais être en retard!

Kitano - En effet, nous devrions en profiter et aller au parc cette après-midi.

Suki – Arg, pourquoi ce chaudron ne rentre pas dans mon sac!

Mitami – Mais tu ne dois pas tenir le restaurant, cet après-midi?

Suki – Ma brosse à dents, où est ma brosse à dents, je l’avais bien mise là, hier.

Kitano – Le patron ne m’en voudra pas si je m’absente pour passer l’après-midi avec une jolie jeune fille.

Suki – Hiiii, mes toasts brûlent.

Mitami – Ho, vilain flatteur.

Suki – Et plus important, pourquoi est-ce que vous faites ça devant moi, c’est gênant.

***

Ses affaires bouclées, Suki ouvre la porte du logis familial

Mitami – Ma chérie, je vois bien que tu es pressée, loin de moi l’idée de te mettre encore plus en retard, mais n’oublierais-tu pas quelque chose d’important, d’essentiel même, avant de partir.

Suki – Ha, bien sûr. Je vous aime, je reviens le plus tôt possible, au revoir et portez-vous bien.

Sur ce, elle claque la porte derrière elle, se précipitant dans la rue, vers le lieu de rendez-vous convenue le soir précédent avec son chef de mission. Derrière sa tasse de café, le père de la petite tornade commence un décompte repris par sa femme.

Kitano – 5

Mitami – 4

Kitano – 3

Mitami – 2

Kitano – 1

De la rue, retenti un appel aussi déchirant de sincérité qu’empreint de ridicule.

Suki – KYAAH, mon pantalon!

***

Aux portes du village, c’est une Suki débraillée, épuisée et courbaturée d’avoir couru en portant un sac débordant du «matériel de mission» récolté à la dernière minute et fourré là précipitamment. Cette fois, portant belle et bien un pantalon, le souffle court, elle dépose son sac au sol. Soulagée d’être arrivé à l’heure, elle peut enfin souffler, quelques instants.


Kami – Bon, enfin arrivée. On ne peut pas vraiment dire que tu es en avance, mais pas encore en retard non plus.

Se détachant de l’ombre entre deux édifices, l’Aburame referme sa montre de poche en en faisant claquer le couvercle. D’un mouvement de tête, sous ses lunettes noires, son regard se pose sur le sac de sa subordonnée.

Kami – C’est… intéressant comme façon de faire ses bagages.

Suki – Heu… c’est que…

Kami – C’est que faire ses bagages le matin même du départ, ce n’est pas l’idéal.

Suki – Non… j’ai… je l’ai fait hier, après que vous soyez venu me voir. Oui, c’est ça, hier soir.

Attrapant un objet dépassant du sac, qu’il examine quelques instants, il le repose avant de revenir à la jeune fille embourbée dans ses explications boiteuses.

Kami – Donc, hier soir, tu t’es dit qu’un canard en caoutchouc jaune serait utile à la mission. De toute manière, je ne pense pas que tu es beaucoup l’occasion de prendre un bain dans la semaine qui va venir. Débarrasse toi de ce truc et ouvre ton sac, si tu dois te trimballer encore d’autre objets aussi inutiles, tu seras morte d’épuisement avant la fin du premier jour de marche.

Suki – Attendez…

Kami – Attendre quoi, nous devrions déjà être en route. Je savais bien que j’aurais dû insister pour prendre quelqu’un de plus expérimenté, quand on m’a confié cette mission. Même si je suis obligé de faire du baby-sitting, j’aimerais au moins que tu puises te débrouiller seule pendant le voyage. Alors vide ton sac que je fasse le tri entre ce qui peut être utile et ce dont tu te débarrasse.

Suki – Ici, devant tout le monde. Mais c’est gênant de…

Kami – Pas de «mais».

L’Aburame, excédé par les caprices de sa subordonnée, attrape le sac et en déverse le contenu au sol par un rapide mouvement de poignet. Défile devant lui les affaires que l’aspirante avait rassemblées à la hâte. D’abords, casserole, poêle de voyage, couteau de cuisine, spatule, thermomètre de cuisson, bol à mélanger, ustensiles, balance. Devant cette pluie d’article de cuisine, bien qu’il n’en montre rien derrière ses lunettes noires cachant son visage impassible, le chuunin est en premier lieu surpris, ensuite seulement exaspéré devant le manque complet de sens des priorités et de sens pratique de celle qu’il devra baby-sitter durant cette mission, qui s’annonce être un défi pour ses nerfs.

Suki – Kyaah, arrêtez. Les gens regardent par ici, c’est gênant.

Sans porter attention aux protestations émanant de la jeune fille, il continu à répandre le contenu du sac de celle-ci. Défile cette fois vêtements, mais toujours rien de bien utile pour la tâche qui les attend, bandanas, pantalons, chandails… culottes.

Suki – Hiiii.

La jeune fille, morte de honte, se jette sur ses affaires répandues au sol par Kami. Autour d’eux, une petite foule de curieux s’amuse de la scène plus cocasse qui se joue sous leurs yeux. C’est aussi l’occasion pour la plupart des spectateurs de voir un semblant d’émotion humaine se lire sur le visage d’un Aburame. Bien que tout cela soit plus humiliant pour Suki, à quatre pattes en train de rassembler ses affaires et accessoirement ce qui lui reste de dignité, le visage du chuunin s’empourpre derrière ses lunettes noirs.

De ce moment honteux, ce qu’en retiendra principalement la jeune aspirante, c’est un nuage de fumé l’entourant et obstruant son champ de vision, puis un coup sur sa nuque alors qu’elle se débattait pour retrouver un semblant de visibilité.


Spoiler:
 

La suite disponible ici.

Mushi Mushi! [Partie 2]
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