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 11 - Seigi

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Hana Aisu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: 11 - Seigi   Mar 22 Jan - 1:03

11 – Seigi

Un mois s’était presque écoulé depuis la mission désastreuse au cours de laquelle Hana Uchiha avait assisté à la mort de son équipier, et il était temps, elle le savait, de reprendre les armes. Elle n’avait cependant pas perdu son temps depuis son retour, s’entraînant avec sa mère au maniement des arcanes Uchiha, mais la période de deuil était passée. Yahei Aburame était mort, et Hana acceptait à présent l’idée qu’elle n’avait aucun moyen de changer le cours des choses. La vie de shinobi était une vie dangereuse. Yahei était tombé sur plus fort que lui, et il avait eu le courage de l’affronter. Si il n’avait pas été tué ce jour là, il aurait été tué le lendemain, ou le mois d’après, ou l’année d’après. Ce n’était qu’une question de temps. Hana savait qu’elle aussi, un jour, croiserait la route d’un combattant plus doué, plus rusé, plus dangereux qu’elle, et que, ce jour là, elle en paierait le prix. Assez paradoxalement, cette conviction la calmait. L’inéluctabilité de sa propre mort lui apportait une sérénité qu’elle n’aurait jamais imaginé. « Après tout, puisque je suis condamnée, je n’ai qu’à faire de mon mieux. » Hana n’avait pas vraiment revu Mizuki depuis l’incident. Les deux genins s’étaient croisées une ou deux fois, mais ne s’étaient pas attardées. Quelque chose les bloquaient encore et Hana supposait que Mizuki n’avait simplement pas encore terminée son deuil. Elle irait mieux dans quelques temps. Pour sa part, son esprit était à présent tourné vers l’avenir et, surtout, sur le sort de son équipe. En plus de la disparition de Yahei, il fallait aussi compter avec la démission de Kumaro, qui avait quitté son poste de Chuunin instructeur peu après son retour à Konoha. Hana avait voulu le revoir, mais chaque fois qu’elle était passée chez lui, il était absent ou n’avait pas ouvert. Quoi qu’il ait pu lui arriver, il était clair en tout cas qu’il ne reviendrait pas sur sa décision : Hana et Mizuki étaient seules à présent. Cela contrariait la jeune genin au plus haut point. Jamais de son existence elle ne s’était sentie si vulnérable que lors de ce premier combat réel, et elle avait alors prit conscience de l’énorme chemin qui lui restait à parcourir. Plus que jamais, elle avait à présent soif d’entraînements, soif de connaissances, soif de missions…
Son souhait plus ou moins conscient fut exaucé lorsque un soir, alors qu’elle mangeait seule chez elle – ses parents étant sortis elle ne savait trop où – on frappa à sa porte. Intriguée – il était rare de recevoir des visiteurs à cette heure tardive – elle posa son bol en bois sur la table et alla ouvrir la porte. Elle se trouva face à un homme d’une trentaine d’année à l’air particulièrement sévère. Il portait des cheveux très longs qui tombaient en mèches pâles désordonnées sur son uniforme de Chuunin. Il était entièrement équipé comme s’il s’apprêtait à partir en mission, des rangées de kunaïs glissées dans la bandoulière en cuir qui lui ceignait le torse. Sans un sourire, il regarda Hana et déclara :

Sei – Hana Uchiha ?

Hana – C’est moi…


Sei – Parfait. Je n’avais pas vraiment envie de te chercher partout. Tu es occupée ?

Hana – Non, pas vraiment… Enfin… Je mangeai…


Sei – Parfait. Fais moi entrer, et retourne manger, nous parlerons à l’intérieur.

Puis, sans attendre la moindre invitation de la part de Hana, l’homme se glissa dans la maison, et se dirigea droit vers la cuisine où Hana était installée quelques instants encore auparavant. Surprise, et légèrement irritée, la genin suivit l’homme et alla se rasseoir à table. Elle avala quelques cuillères de soupe en silence, en fixant l’homme du coin du regard.

Sei – Tu ne me demandes pas qui je suis ?

Hana – Ce n’est pas très poli de demander ça à… un invité…


Sei – Tu ne m’as pas invité, je l’ai fais tout seul, donc il n’y a pas de mal à me le demander. Sauf si tu t’en fous.

Hana – Non ! Je ne m’en fous pas… Alors ? Qui êtes vous ?


Sei – Ca ne dérange pas tes parents si je fume ici, j’imagine ?

Hana commençait à le trouver vraiment énervant. Surtout lorsqu’il se moquait d’elle aussi ouvertement.

Hana – Je ne sais pas, vous devez bien le savoir, non ? Vous êtes déjà venu ici.


Sei – Moi ? Non jamais.

Hana – Pourtant quand je vous ai dis que je mangeais, vous êtes aussitôt allé dans la cuisine. Donc vous saviez où elle était. Donc vous êtes déjà venu.


Sei soupira d’un air amusé.

Sei – Pas mal… Vraiment pas mal. Mais faux. Je me suis repéré à l’odeur de ta soupe pour trouver la place. Mais c’est vrai que je sais que tes parents accepteraient que je fume, car l’endroit sens aussi le tabac à plein nez. Lequel des deux fume ? Ton père ou ta mère ? Ou les deux…

La jeune Uchiha répondit d’un ton morne, un peu vexée par la réponse du Chuunin.

Hana – Ma mère…


L’homme fit un signe de tête, puis sortit un paquet de cigarette de sa poche, en coinça une au coin de ses lèvres et l’alluma lentement. Puis s’appuya contre le dossier de sa chaise, bascula sa tête en arrière et respira tranquillement quelques bouffées. Enfin, il déclara :

Sei – Je suis Seigi, mais je préfère en général que l’on m’appelle Sei. Je suis un Chuunin de Konoha spécialiste du genjutsu. Et j’ai cru comprendre que tu étais en manque de professeur.

Hana – Je… Oui… C’est le cas. Moi et Mizuki n’avons plus d’équipe.


Sei – Qui est Mizuki ?

Hana – Eh bien… La troisième genin de l’équipe Kumaro…


Sei – Celle qui utilise le taijutsu, c’est ça ?

Hana – C’est ça…


Sei – Rien à foutre de Mizuki, alors. Je te l’ai dis, je suis un expert en illusions, et c’est bien la seule chose qui m’intéresse, et le seul domaine dans lequel je suis capable d’apprendre quelque chose à quelqu’un.

Hana en fut estomaqué. Elle n’aurait jamais cru entendre quelqu’un parler aussi directement. L’idée même de tact semblait avoir autant de chance de germer dans l’esprit de ce Sei qu’un chêne avait de chance de pousser dans le cratère d’un volcan en éruption.

Sei – On m’a dis que tu t’en sortais bien en genjutsu, c’est vrai ?

Hana – C’est la seule chose que je sais faire.


Sei eut un grand sourire.

Sei – C’est parfait. Dis moi Hana, veux tu être douée ? Je veux dire, vraiment douée ?

Il donna quelques coups d’index répétés sur sa cigarette pour faire tomber les cendres sur le carrelage, sans quitter la genin des yeux.

Sei – J’ai cru comprendre que tu avais de l’ambition. Et j’aime bien ceux qui ont de l’ambition. Alors je te répète ma question : veux-tu être douée ?

« Qui c’est ce malade ? » fut probablement la première pensée qui traversa l’esprit de Hana. Assez vite cependant, une autre idée prit le pas sur celle-ci. « J’ai besoin d’un prof, et en vitesse. Et celui là a l’air de quelqu’un qui peut m’emmener loin… oui… Celui là serait parfait. »

Hana – Je le veux depuis longtemps, ce n’est pas une nouvelle.


Sei – Dans ce cas, c’est parfait. Le Quartier Général m’envoie pour te prendre sous mon aile.

Hana – Et pour Mizuki ?


Sei – Je te l’ai déjà dis, elle ne m’intéresse pas. Elle sera affectée dans une autre équipe. Fais pas cette tête, tu auras toujours l’occasion de la voir.

Hana ne répondit pas, et se contenta de racler le fond de son bol avec sa cuillère pour recueillir les dernières gouttes de soupe.

Sei – Alors c’est officiel. Je suis ton nouveau senseï.

La genin sourit rapidement, mais son sourire était sans joie. Elle avait accepté l’idée d’être entrainé par Sei parce qu’elle n’avait pas le choix, mais il lui semblait nettement moins sympathique de Kumaro ne l’était. Comme s’il avait lu dans ses pensées, Sei ajouta :

Sei – Je suis peut-être assez antipathique au premier contact, mais je t’assure que je pourrais t’emmener très loin sur la voie des illusions. Ce que je te propose, c’est ce que je propose à tous ceux qui voudraient être mes élèves. Un marché honorable : j’attend une totale obéissance à mes ordres, sans contestation, sans plainte, sans tricherie. En échange, je t’offre l’étendue de mes connaissances pour faire de toi une véritable kunoichi. C’est un marché des plus honnête, non ?

Hana acquiesça. Après tout, ce Sei n’avait pas l’air si fou que ça. Il était plutôt du genre brut de décoffrage, mais ses paroles étaient plutôt censées.

Sei – Parfait. Dans ce cas, on va pouvoir commencer. Cigarette ?

Hana – Je ne fume pas…

Sei – Dommage.

Hana – C’est plutôt mauvais pour la santé, vous savez…


Sei éclata de rire.

Sei – Mauvais pour la santé ? Tu ferais bien de jeter un coup d’œil autour de toi ! On est des shinobis ! Tout le monde meurt autour de nous, et mourir de vieillesse ne fait pas partie de nos options ! Je serais mort traversé par un sabre avant que cette cigarette ne m’ai fait quoi que ce soit, crois moi. Bon, mettons au travail. Qu’est-ce que tu maîtrises comme genjutsu ?

Hana – Pas grand chose encore, j’ai surtout été formée au domaine de la douleur…


Sei – Le domaine de la douleur… Très efficace, mais pas le plus subtil. Quoi d’autre ?

Hana – C’est à peu près tout… Quelques bases sinon… Le Nakusu… L’Asservissement Passionné…


Sei – Kumaro ne t’a pas fait travailler sur les Souvenirs ? A part le Nakusu je veux dire…

Hana – Non…


Sei – On va y remédier. C’est un domaine particulièrement subtil, et il faudra bien que tu t’y mettes un jour ou l’autre. On travaillera les combinaisons d’illusions aussi. Tout ça c’est la base, mais tu en as besoin. Pas de barrières mentales non plus ?

Hana – Non… non plus…


Sei – Eh ben… Au moins on ne va pas s’ennuyer. Bon. J’y vais. Demain, à l’aube, sur le terrain d’entraînement derrière le parc. Repose toi d’ici là.

Sei éteignit sa cigarette sur sa semelle et jeta le mégot dans la cheminée de pierre. Puis, se levant, il quitta la pièce sans autre salut qu’un simple signe de la main. Hana, elle, resta assise un bon moment, tentant de faire le point sur ce Sei. Pour désagréable qu’il avait été, Hana ne pouvait cacher le fait qu’elle avait été très impressionnée. Puis, excitée à l’idée de reprendre le travail dès le lendemain, elle fila se coucher, ne laissant sur la table qu’un simple mot à destination de ses parents :

« J’ai trouvé un nouveau prof. Réveillez moi avant le lever du soleil demain. Hana »

***
Sei – Le domaine des Souvenirs n’a rien à voir avec celui de la Douleur. Le domaine de la douleur joue avec les sensations, il envoie les mauvaises ondes aux mauvais endroits et le cerveau l’interprète comme de la souffrance, des blessures… C’est un coup à prendre, mais une fois que tu as chopé le truc, c’est assez facile d’apprendre plusieurs techniques d’affilée. Il suffit que ton illusion imite le mode de communication de l’esprit adverse, et c’est dans la poche. Pour les souvenirs, c’est beaucoup plus subtil. Il faut que ton chakra vienne isoler une zone du cerveau, et empêche toute circulation des informations. En d’autres termes, le principe d’action des deux domaines est tellement différent qu’il est assez dur de passer de l’un à l’autre. En gros… Tu vas en chier.

Hana – J’ai déjà fait des choses pires que ça…


Sei – Je me rappelle dans le temps, j’avais un élève qui n’arrêtait pas de sous-estimer mes avertissements.

Hana – Et qu’est-ce qui lui est arrivé ?


Sei – Eh bien… Si je t’ai pris comme élève, c’est que j’étais libre, non ?

Hana ne put s’empêcher de sourire, malgré l’apparente menace proféré par son tout nouveau senseï.

Sei – Rigole tant que tu le peux, quand tu rateras ta technique pour la trentième fois d’affilée, c’est moi qui rirais.

Hana se raidit un peu, et prêta une oreille un peu plus attentive aux conseils de Sei.

Sei – L’objectif à long terme est de te permettre de combiner domaine de la douleur et domaine des souvenirs. Mais on va procéder par étapes. Sinon on perdrait juste du temps et de l’énergie à te regarder rater. T’as déjà entendu parler de l’Amnésie ? Je te parle de la technique…

Hana – Alors non… C’est quoi ?


Sei – Un choc psychique assez simple. C’est une technique de rang C, donc tu devrais y arriver vite.

Hana – Et… ca consiste en quoi ?


Sei – Envoyer une grosse déferlante de chakra dans l’esprit adverse pour lui faire oublier autant de techniques que possibles pendant quelques instants.

Hana – C’est possible ça ?


Sei – Yep… Et autant de dire que si tu ne maîtrises pas ça, tu peux tout aussi bien arrêter de te prétendre illusionniste et devenir fermière.

Hana – Je n’ai pas l’intention de devenir fermière…


Sei – On va voir ça … Je serais ta cible.

Le Chuunin se mit en garde d’un air amusé.

Hana – C… Comment ça ?


Elle s’était attendue à tout, mais surement pas à ça.

Sei – Ca reste le meilleur moyen d’apprendre. C’est dans le danger et l’adrénaline que les humains atteignent leurs meilleures performances.

Hana – Vous allez m’attaquer ?


Sei – Non… Seulement si tu n’arrives pas à m’arrêter. Je vais te lancer un genjutsu. Je ne chercherais pas à t’épargner. Les deux seules choses que tu es autorisée à faire, c’est réussir à me faire oublier la technique à temps, ou reconnaître que tu n’as pas le niveau pour suivre mon enseignement. L’un ou l’autre. C’est compris ?

Hana sentit son rythme cardiaque s’accélérer. Il était sérieux ? Elle n’avait jamais essayé de lancer cette technique, et il voulait déjà la tester en condition réelle ?

Hana – Mais… Vous ne m’avez même pas expliqué … comment lancer l’amnésie…


Sei – Si. Je t’ai expliqué comment la technique fonctionnait. C’est plus que suffisant. Prépare toi. A mon signal. 3… 2… 1…

« C’est dément. Complètement dément. Je n’ai aucune chance d’y parvenir ! Il … il serait bien capable de me tuer, ce n’est pas le genre d’individu qui retient ses coups ! Merde ! Allez Hana, concentre toi ! Il faut le priver de ses souvenirs… Ses souvenirs à court terme… C’est jouable… »


Sei – C’est parti !

Aussitôt, l’élève et le maître commencèrent à composer une série de signes. Hana était lente dans ses gestes car elle ne pouvait s’appuyer que sur ses connaissances théorique et son sens de l’intuition pour réaliser ses signes. Sei, en revanche, allait particulièrement vite. La genin était concentrée de toutes ses forces sur le choix des signes lorsqu’elle reconnut les gestes qu’effectuait son senpaï. Des gestes qu’elle connaissait elle aussi. Hana eut l’impression qu’une brique lui était tombée dans l’estomac. « Il ne va pas oser me lancer ça ! ». Elle était tellement surprise et, il faut bien le dire, effrayée, qu’elle s’immobilisa une seconde. Une seconde de trop.

Sei – Saigai ! Le Fléau !

La douleur éclata dans le crâne de Hana comme un feu d’artifices. Des couleurs étranges dansèrent un moment derrière ses paupières closes, et elle sentit qu’elle perdait l’équilibre. Jamais elle n’avait eu aussi mal. Il lui semblait que son cerveau enflait, enflait, enflait à toute vitesse et s’écrasait contre son crâne. « Il faut que ça s’arrête… il faut que ça s’arrête maintenant… S’il vous plaît… » pensa-t-elle. A sa grande surprise, la douleur diminua. D’abord lentement, puis de plus en plus. Enfin, en quelques instants à peine, c’était fini, et elle se sentait à nouveau en pleine forme – quoiqu’un peu plus fatiguée. La genin se releva, un peu honteuse. Sei la toisait, un air réprobateur sur le visage.

Sei – Tu t’es laissée distraire. C’est très bien de garder un œil sur l’adversaire pour savoir ce qu’il fait, mais si ça t’empêche d’agir, alors le combat est perdu. On recommence.

Hana – Ca fait un mal de chien…


Sei – Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça le Domaine de la Douleur. C’est la première fois que tu subis un genjutsu ?

Hana – Oui…


Sei – Ca ne m’étonne pas que tu n’ai pas ressenti le besoin d’apprendre à utiliser des barrières mentales alors… Mais on verra ça un autre jour. On recommence. Ah, et au fait, c’était la première et la dernière fois que tu faisais ça devant moi…

Hana – De quoi ?


Sei – Pleurnicher.

Hana sentit le feu lui monter aux joues. Elle ne pleurnichait pas, c’est lui qui lui avait asséné un choc psychique particulièrement violent. Pour qui se prenait-il ? Sans donner de signal, Sei se remit à composer les signes. Cette fois, Hana ne se laissa pas distraire et réagit au quart de tour. Elle enchaîna les cinq symboles qui lui semblaient devoir composer l’Amnésie, et libéra son énergie. Face à elle, Sei acheva de lancer sa technique au même moment, et elle ressentit encore une fois la douleur lui traverser le crâne comme une lame de couteau chauffée au rouge. Elle tomba à genou, mais parvint à éviter de s’écrouler de tout son long comme auparavant. Elle serra les dents pour ne pas gémir de douleur – elle ne voulait pas faire ce plaisir à Sei – et se redressa sitôt le pic de douleur passé. Sei, lui, semblait un peu désorienté.

Sei – Ce n’était pas une Amnésie que tu m’as lancé… C’était trop brutal… Tu as terminé par quel signe ?

Hana – Le tigre… C’est comme ça que je finis presque tout mes genjutsu…


Sei – Le tigre clôture la majorité des illusions et des chocs psychiques, mais c’est un signe trop … brusque. Il t’en faudrait un plus subtil pour le domaine des souvenirs. Essaye encore, on recommence.

Toute la matinée, ils s’entraînèrent ainsi. Hana subissant les chocs répétés tandis qu’elle se rapprochait à tâtons de la bonne composition de signes. Sei corrigeait les erreurs de Hana en lui expliquant la nature fondamentales des signes.

Sei – Les signes ne sont pas juste là pour décorer. Si ils sont définis et nommés, c’est pour une raison. Il sont chacun un rôle, une identité. Identifie leurs propriétés et tout ira beaucoup plus vite.

Hana, elle, n’en pouvait plus. Même si elle arrivait à présent à rester debout, les multiples chocs psychiques l’avaient affaiblie plus qu’elle ne voulait – ou n’osait – le dire. Enfin, aux alentours de midi, Sei fit un signe de la main.

Sei – On s’arrête là pour ce matin. Rentre chez toi, repose toi un peu, mange, fais la sieste, fais ce que tu veux. Mais reviens ici, ce soir. Je ne compte pas te lâcher avant que tu ne maîtrises l’Amnésie, c’est la base de tout un pas de genjutsu que tu te dois de maîtriser.

Hana s’inclina, balbutia quelques mots d’au revoir, et rentra chez elle en traînant des pieds. Le mal de tête qui la suivait depuis déjà deux heures s’était particulièrement intensifié à mesure que le soleil s’élevait dans le ciel, l’assommant de sa chaleur aussi efficacement que s’il s’était agi d’un gourdin. Ce fut avec un immense soulagement qu’elle arriva enfin dans le quartier Uchiha. Là, engourdie et nauséeuses, elle fit une pause près de la petite fontaine qui s’élevait sur la place. Lentement, presque inconsciemment, elle s’allongea sur le petit muret de pierre. Il faisait chaud, mais de petites gouttes d’eau la rafraîchissaient. La clapotement de l’eau la berçaient lentement. Il y eut de moins en moins de bruit autour d’elle, puis elle s’endormit franchement.

***

Sei – J’ai entendu des gens dire que tu t’étais endormie sur la fontaine…

Hana rougit. Elle y avait passé toute l’après midi, somnolant à moitié, avant de se réveiller bien plus tard qu’elle ne l’aurait voulu. Elle avait à peine eut le temps de se changer et d’avaler un morceau qu’elle avait du filer jusqu’au terrain d’entraînement.

Hana – Je me suis juste… reposée…


Sei – Bien. Tu vas pouvoir être plus efficace ce soir que ce matin ?

Hana – Sans doute.

Elle se mordit la lèvre pour ne pas dire un mot de trop, qui aurait pu servir à Sei de motif suffisant pour l’enfoncer encore plus. Décidément, la cohabitation ne serait pas de tout repos.

Sei – En garde, Hana. Les consignes sont les mêmes : utilise Amnésie pour m’empêcher de te lancer ce choc psychique. 3… 2… 1… Parti !

Cette fois, Hana savait exactement quoi faire. Chien. Cheval. Rat. Singe. Ses mains exécutèrent les signes à une grande vitesse.

Hana – Kenboushou ! Amnésie !

Sei - …

Une seconde passa. Puis une autre. Puis encore une autre. Dans le silence de la soirée, ces petits instants s’étendaient jusqu’à durer plusieurs éternités. Hana fixait son maître. Il s’était immobilisé. « A quoi est-ce qu’il joue ? C’est encore un test ? ».
Soudain, Sei se remit en mouvement. Avant même que Hana n’ai eut le temps de réagir, il enchaîna les symboles et lancer un Saigai redoutable qui projeta Hana en arrière. Alors que, vexée d’avoir été eue ainsi et endolorie de partout, la genin se relevait, Sei applaudit rapidement.

Sei – Pas mal. Tu as réussi à lancer une Amnésie plus que satisfaisante. Evidemment, ça aurait été mieux si tu avais évité de baisser ta garde immédiatement après. Je n’ai jamais dis que l’exercice s’arrêterait lorsque tu aurais réussi à produire une fois une Amnésie…

Hana – Vous… Vous m’avez fait un compliment là…


Sei – Oui, mais j’ai aussi dis quelque chose qui aurait du t’inquiéter…

Hana – Quoi ?


Sei – Que l’exercice n’était pas fini.

Hana – Merde…


Simultanément, les deux shinobis composèrent les signes. La nuit allait encore être longue…


Demande de validation de technique : "Amnésie", technique rang C, genjutsu des souvenirs

MessageSujet: Re: 11 - Seigi   Lun 28 Jan - 9:41

+25 XP - Technique validee

Il me semble que tu n'as plus besoin de mes conseils, c'est toujours aussi chouette, et je prends toujours autant de plaisir a te lire Smile
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