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 [BK002] Cambriolage au Village

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Hana Aisu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: [BK002] Cambriolage au Village   Mar 29 Jan - 16:42

13 – (BK001) Cambriolage au Village


Hana Uchiha n’en revenait toujours pas. En s’éveillant ce matin là, elle s’était attendue à vivre une journée ordinaire… Ou du moins, aussi ordinaire que peut être la journée d’une Genin de Konoha, jeune village en ébullition dont l’influence croissait de jour en jour. Peut-être avait-elle songé que son maître viendrait la chercher tôt dans la matinée, comme il en avait l’habitude, pour lui apprendre un nouvel aspect de son art. Ou peut-être les bureaux du Quartier Général allaient-ils lui assigner une nouvelle mission de rang D, qui lui prendrait la journée et dont elle reviendrait, fourbue et fière d’elle, se glisser dans son lit en attendant le jour suivant. Oui, c’était à ça qu’elle s’était attendue lorsqu’elle repoussa sa couverture, et commença à s’habiller. En enfilant sa tunique noire, cadeau de son père, elle y remarque quelques accrocs. Peut-être serait-il temps d’en changer ? Il était clair qu’à présent que son niveau s’était accru, le Village allait probablement lui confier des missions de plus en plus périlleuse, et cette fine armure ne la protégerait pas longtemps face aux coups mortels que ses adversaires ne manqueraient pas d’essayer de lui délivrer. Mais, néanmoins, cette armure revêtait aux yeux de Hana une valeur toute sentimentale qui l’empêchait d’accepter l’idée même de s’en séparer. Le fait même qu’il s’agisse d’un cadeau aurait pu suffire à provoquer cela, mais, plus encore que ça, c’était les circonstances qui avaient entourés ce présent qui li donnaient toute sa valeur. Shinji Uchiha, son père, lui avait acheté cette armure la veille d’un entrainement de groupe que son ancien maître, Kumaro, avait imposé à l’équipe de Hana. Trois jours passés dans la forêt dans une simulation de mission. Trois jours qui semblaient être à présent des traces d’un passé disparu. Un passé dans lequel Kumaro était encore son maître, et où Yahei Aburame était toujours vivant. En pensant à Yahei, elle se contracta un petit peu, et serra plus que nécessaire son bandeau à l’effigie de Konoha autour de sa taille. Elle ne s’était pas encore tout à fait faite à l’idée de la disparition de son coéquipier. Avec un soupir, elle noua autour de sa cuisse la sacoche dans laquelle elle rangeait ses shurikens. Cette habitude la faisait rire : depuis des mois qu’elle avait fait l’acquisition de ces armes, elle ne s’en était pas servit une seule fois. Ses armes n’avaient rien d’objets de fer forgé. Elle n’utilisait rien d’autre que son esprit pour vaincre ses adversaires. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de prendre avec elle quelques étoiles métalliques, qui ne servaient probablement à rien d’autre qu’à la rassurer. Même lorsque l’on est incapable de s’en servir, et que sa possession ne ralentira pas d’un seconde l’heure de votre mort, tenir dans son poing un sabre étincelant ravive votre courage.
Avec un soupir, Hana sortit de sa petite chambre, et descendit l’escalier qui menait à la pièce commune de la maison. Personne n’était là, ce qui était assez habituel : ses parents étaient quasiment tout le temps mobilisés par le Kage. Hana ne s’in inquiéta pas et commença à manger un peu. D’ici une petite demi-heure, Sei entrerait dans la pièce. Il frapperait à la porte, puis ouvrirait de lui même et viendrait s’asseoir en face d’elle sans dire un mot. Il se servirait à boire et à manger et, après seulement, il commencerait à parler. Hana lui avait fait la remarque, une fois.

Hana – Vous savez que ce n’est pas très aimable de rentrer comme ça chez les gens ?


Sei – Tu m’aurais laissé dehors ?

Hana – Non, je…


Sei – Tu m’aurais laissé debout pendant que tu étais assise ?

Hana – Bien sûr que non, mais…


Sei – Et tu aurais mangé et bu devant moi sans m’en proposer ?

Hana – Vous savez très bien que je vous aurais proposé !


Sei – Alors je n’ai fait que gagner un peu de temps et économiser un peu salive en faisant tout ça de moi même…

Hana n’avait rien répondu. La logique de Sei n’avait pas grand chose à voir avec la logique des autres, et il n’en avait absolument rien à faire. Hana aussi s’y était habituée, à présent, et elle finissait même pas trouver Sei assez drôle.
Avec un sourire, elle finit son petit déjeuner, puis fixa la porte. Sei n’était pas arrivé. Il n’était pourtant pas du genre à être en retard. Pas non plus à être en avance, ceci dit… Hana haussa les épaules, et entreprit de débarrasser la vaisselle qui trônait sur la table. Lorsqu’elle eut terminé, elle commença à trouver un peu inquiétant le retard de Sei.

« Peut-être que je ferais bien d’aller directement au Quartier Général ? Ils pourraient me dire où le chercher ? »


Mais elle renonça bien vite à cette pensée. Nul doute qu’à peine aurait-elle quitté la maison que Seï arriverait, et se retrouver après ça se serait avéré particulièrement délicat.

« Je peux toujours laisser un mot ? Non… Je vais l’attendre ici… Je vais aller m’entraîner un peu de mon côté… »

Hana sortit de la maison par la porte de derrière. Derrière l’habitation s’étalait une petite cour pavée où Hana, plus jeune, s’était entrainé au Taijutsu lorsqu’elle pensait encore que ce domaine était celui qui lui convenait. Elle ne put s’empêcher de rire en repensant à la façon dont elle se persuadait qu’elle deviendrait un grand maître en arts martiaux. Elle avait autant de réflexe qu’un cadavre, et était à peu près aussi forte. Les mois qui avaient précédés sa découverte du Genjutsu avaient vraiment été un fiasco absolu.
Il se passa quelques heures, au cours desquelles Hana s’entraîna un peu au lancer de shuriken – ses capacités étaient toujours aussi catastrophique dans ce domaine – et elle incanta plusieurs fois Les Sombres Messagers, l’arcane Uchiha qu’elle maîtrisait depuis peu et avec laquelle elle tentait de se familiariser, avant que, finalement, Sei n’arrive. Hana ne s’était cependant pas attendu à cela. Son maître avait l’air presque paniqué. IL déboula en trombe dans la maison, traversa la salle commune, et aperçu tout de suite Hana, qui avait pris soin de ne pas fermer la porte de derrière pour rester visible.

Sei – Hana ! Tu es prête ?

Hana – Oui… Vous êtes en retard !

Sei – Sans déconner ? Tu m’apprends un truc là. Allez, dépêche toi, il en faut pas qu’on traîne !

Hana – Il y a un problème ?


Sei – Oui. Tu vas te dépêcher de venir où il faut que je mette le feu à ta maison pour te forcer à mettre un pied devant l’autre un peu plus vite que ça ? Allez, viens ! Je t’expliquerais en route !

Hana ramassa en vitesse le dernier shuriken qu’elle avait lancé, qui gisait bien loin de sa cible, et suivit Sei dans la rue. Ce dernier ne ralentit pas, au contraire, il accélérait de plus en plus le pas, si bien qu’ils finirent pas courir franchement dans les rues du village.

Hana – Alors ? Qu’est-ce qui se passe ?


Sei – Le Quartier Général nous a confié une mission. Une mission de rang B.

La gorge de Hana se noua soudain.

« Une mission de rang B ? Mais j’ai à peine le niveau pour faire une mission de rang C ! »


Sei – J’ai dis « nous a confié », on sera tout le deux ! Pour être plus précis, la mission m’a été confiée, et j’ai décidé de t’amener avec moi.

Hana – Et … Ce sera dangereux ?


Sei éclata de rire.

Sei – Hana, tu es une guerrière ! Tu es entrainé à tuer ! Quand on a besoin de ce genre de compétence, c’est que oui, c’est dangereux !

Hana – Et qu’est-ce qu’il faut faire ?


Sei – Tu as entendu parler des Shizuka ?

Hana acquiesça. Elle avait vu l’escorte entrer dans le village la veille. Les Shizuka étaient une famille féodale appartenant à l’ancienne noblesse du Pays du Feu, qui déménageait pour rejoindre la capitale. Konoha était une étape de leur voyage, et, d’après ce que Hana avait entendu, il devait repartir le matin même aux premières heures du jour.

Hana – Ils sont toujours là ? Je croyais qu’ils devaient partir ?

Sei – Justement, ils devaient partir, mais ils sont toujours là.

Hana – Oui, c’est tout de suite plus clair.


Sei – Arrête de raconter n’importe quoi. Tu veux que je t’explique la mission, oui ou non ?

Hana – J’aimerais bien, oui, mais dites les choses franchement, je croyais qu’on était pressé et que vous détestiez gâcher de la salive ?


Sei ralentit un peu et fixa Hana d’un regard surpris. Puis il éclata de rire.

Sei – Pas mal. Tu deviens de moins en moins aimable à mon contact. Je m’en sors pas mal. Bon maintenant on arrête de déconner, et écoute moi. Les Shizuka se sont fait voler un objet de grande valeur. Si l’on ne parvient pas à retrouver les voleurs et à récupérer l’objet, ce sera un grand déshonneur pour Konoha.

Hana se mordit la lèvre. Comment étaient-ils censés retrouver qui que ce soit au milieu de la foule qui traversait chaque jour le village ?

Hana – C’est mal parti, à moins qu’ils n’aient volé un rocher de cinq tonnes !


Sei – Non, une sorte de parchemin plutôt. On arrive au point de rendez vous ! Tu vas parler à l’intendant des Shizuka.

Hana – Je vais p… Et vous ?


Sei – Moi je serais là, mais il vaut mieux qu’un clan prestigieux s’adresse à eux. Ca les flattera.

Hana fit un signe de tête. Elle ne put s’empêcher de songer que c’était peut-être là l’unique raison pour laquelle son senseï avait voulu la prendre avec lui pour cette mission. Sei ralentit enfin, et désigna un homme d’un signe du menton.

Sei – Tiens, c’est lui. Vas-y, je te suis.

Hana se dirigea vers l’homme. C’était le portrait même des fonctionnaires au service des familles nobles : petit, le regard obstrué par une paire de lunette, avec l’air si fragile que l’on pouvait penser qu’une simple éternuement pouvait le fissurer, il avait néanmoins dans le regard un air déterminé et sérieux. A côté de lui se tenait une femme plus âgée, que Hana avait aperçut la veille : Shizuka Hime. Hana s’inclina face à eux.

Hana – Je suis Hana du clan Uchiha. Nous sommes là pour régler votre problème.

Shizuka et son intendant saluèrent à leur tour, puis le noble se mura à nouveau dans le silence, et il laissa la parole à son intendant. L’homme sortit un parchemin qui semblait griffonné d’un bout à l’autre.

Intendant – J’ai pris l’initiative de lister les biens que nous avons emportés avec nous.

Hana eut un sourire.

« Bonne idée, ça… »


Intendant – Nous avons fait le récapitulatif des objets hier soir, et nous l’avons refait ce matin. Lors du premier comptage, nous avons rapidement remarqué l’absence d’un des trésors familiaux.

Cette fois, ce fut Shizuka Hime qui prit la parole.

Shizuka – Le parchemin de la famille Shizuka a été dérobé. C’est une sorte de relique très ancienne.

« Merde… Et comment on est censé retrouver un parchemin qui est probablement déjà à deux heures d’ici ? »


Intendant – Et de plus, elle a une valeur historique très importante. Les experts, n’ayant pas réussi à l’ouvrir, ont néanmoins reconnu des signes datant de l’ère des anciens cultes. Pour un collectionneur, l’objet n’a pas de prix tant sa valeur est gigantesque.

Hana se mit à réfléchir à toute vitesse.

« Allez… Réfléchis. Ne néglige aucune piste… Un rouleau qu’est-ce que ça t’évoque ? Des techniques ? Est-ce que … »

Hana - … Bien… Et… Est-ce que l’on pourrait supposer que l’objet à un intérêt autre que financier ?


Intendant – Difficilement à vrai dire. Sa valeur est potentiellement incroyable si on sait la vendre à la bonne personne…

Hana entendit Sei émettre un claquement de langue en signe d’impatience derrière elle. Les choses n’allaient pas aussi vite que le Chuunin l’aurait souhaité. Pendant ce temps là, la noble reprit la parole.

Shizuka – A Boya, la capitale du Pays du Feu, avoir une télé relique montre à quel point sa famille est respectable et ancrée dans les traditions. C’est un signe de richesse, autant que l’or ou les bijoux. Vous comprendrez que la perdre risque de nous discréditer.

Hana – Je comprends très bien… Ce parchemin est-il connu ? Je veux dire, qui aurait pu savoir que vous transportiez actuellement un tel trésor ?


Intendant – Nous avons été le plus discret possible. Et nous ne sommes connus de personne ici. Nous avons même réduit nos effectifs de peur d’attirer l’attention.

« Dans ce cas… Si personne d’extérieur ne pouvait être au courant… »


Hana – Et… Excusez moi de poser une telle question, mais c’est une piste que l’on ne peut pas négliger. Parmi votre troupe même ? Quelqu’un aurait-il pu le faire ?

Shizuka et son intendant si fixèrent d’un air gêné, et Hana dut se retenir pour ne pas soupirer ostensiblement. Elle faisait tout son possible pour rester la plus respectueuse qu’elle le pouvait, mais ces deux là, uniquement préoccupés par la vitrine que leur famille présentait au monde, commençaient à l’irriter sérieusement.

Intendant – Difficile de le dire, ce ne sont que des employés que nous gardons avec nous depuis longtemps. Mais de là à dire qu’ils nous voleraient…

Puis il ajouta rapidement :

Intendant – Mais le voleur court, et nous n’avons pas de temps à perdre. Je peux peut-être vous parler de nos effectifs sur le chemin si vous souhaitez voir l’entrepôt où le crime a été commis…

Sei – C’est une excellente idée.

Hana – Nous vous suivons. Mais si vous aviez également parmi toutes vos listes une qui référencerait tous les membres de votre cortège, ça pourrait nous être très utile.

Tout en marchant vers l’entrepôt, ils continuèrent à discuter.

Intendant – Nous n’avons que peu d’employés avec nous. A peine deux employés s’occupent de Hime Shizuka. Ensuite il y a les deux chauffeurs, dirigeant les caravanes qui transportent les affaires de Madame… Et trois gardes qui assurent notre sécurité et celle de nos biens.

Sei – Très efficaces, ces trois là, murmura le Chuunin.

Hana – Et en plus de vous même et de Shizuka Hima, il s’agit des seules personnes vous accompagnant ?

Intendant – Oui. Madame est seule pour le voyage. Monseigneur son mari est déjà arrivé à Boya par une autre route.

Hana – Bien… Nous aurons peut-être besoin de rencontrer quelques uns de ces employés. C’est l’entrepôt ?


Elle avait demandé ça en désignant du doigt un bâtiment de bois sombre qui semblait être la destination de l’Intendant.

Intendant – Oui, c’est ici que le vol a eu lieu.

Hana observa l’endroit un peu plus en détail. Il n’y avait qu’une seule porte devant laquelle était posté un des gardes de l’escorte. Dès qu’ils se furent approchés un peu, le garde se mit au garde à vous d’une façon très rigide, et frappa à la porte de l’entrepôt. Puis, il barra le passage de son arme.

Soldat – Qui êtes vous ?

Hana soupira, et dut se retenir pour ne pas lui lancer : « On est là pour réparer vos conneries. ». Elle se contenta simplement de se présenter, mais son ton était sec et impatient.

Hana – Hana du clan Uchiha. On enquête sur le vol qui a eu lieu cette nuit.


Soldat – Ravi de vous rencontrer. Je suis à votre service pour élucider ce mystère. Puis-je vous aider d’une quelconque façon ?

Sei tapota sur l’épaule de Hana, et lui dit à l’oreille :

Sei – Hana, va faire un peu le tour du bâtiment. Si il y a un tunnel en plein milieu, ça ne servira à rien de chercher plus loin.

Puis il se tourna vers le garde.

Sei – C’est vous qui étiez en poste cette nuit ?

Soldat – Je… Euh… Oui ! Je suis n peu honteux d’avoir permis qu’une telle chose arrive alors que… j’étais à mon poste.

Sei – J’imagine. Vous n’avez rien remarqué de spécial ? Absolument rien ?

Soldat – Rien Monsieur. Pas un bruit !

Sei - Vous avez ouvert la porte ? Même une seconde ? Pour jeter un œil ?

Soldat – Toutes les heures monsieur, comme nous avons l’habitude de le faire. Et rien ne manquait jusqu’à l’arrivée de l’Intendant.

Sei – Vous ouvrez la porte toutes les heures ?

« Merde. Si un shinobi a fait le coup, il aurait très bien pu se glisser dans l’entrepôt à ce moment là. Ce n’est pas évident, mais jouable pour quelqu’un qui aurait de solides bases en maîtrise du chakra. Faut vérifier…"

Sei – Montrez moi… Je voudrais que vous fassiez la manœuvre devant moi, j’aimerais vérifier quelque chose.

Le garde sembla un peu surpris, mais il s’exécuta. Mais la porte était à peine entrebâillée que Sei sut que sa théorie tombait à l’eau : un deuxième garde se trouvait en poste immédiatement derrière la porte, rendant vaine toute tentative d’infiltration par cette voie.

Pendant ce temps là, Hana fit le tour du bâtiment. Elle ne vit rien d’intéressant à l’extérieur, mais elle continua ses recherches. Il lui fallut encore quelques longues minutes d’observation pour trouver quelque chose qui s’approchait enfin d’un indice. Dans le mur, quelques planches branlantes dissimulaient mal un passage. Intriguée, elle arracha les planches du mur. Quelque chose, cependant, obstruait encore le passage. Quelque chose qui ressemblait à une pile de caisse.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »


La jeune genin entreprit alors de libérer le passage. Mais elle eut beau forcer, tirer, pousser, elle ne parvint à rien d’autre qu’à s’enfoncer quelques échardes douloureuses dans les doigts.

« Merde ! je n’y arriverais pas toute seule ! ».


Hana – Sei ! Je crois que j’ai trouvé quelque chose ici !


Le Chuunin remercia le garde qu’il interrogeait, et se précipita vers Hana.

Sei – Quoi ?

Elle montra d’un signe de tête les caisses qui obstruaient le passage. Sei haussa les sourcils.

Sei – Et tu n’es pas allé voir derrière ?

Hana – Je… Hum… Les caisses sont un peu lourdes pour moi…


Sei laissa échapper un soupir, et murmura quelque chose qui ressemblait à un « non mais vraiment… » et il repoussa les caisses, qui s’effondrèrent sur le sol avec fracas. Derrière le mur de caisse, un simple rideau barrait le passage, que Sei s’empressa de repousser. Ils étaient dans l’entrepôt.

Sei – une voie royale pour entrer dans le bâtiment… Mais les voleurs n’auraient pas pu défoncer ce mur de caisse tout en restant discret !

Soudain, l’intendant accourut, probablement attiré par le bruit des caisses. Il balaya du regard l’entrepôt et s’exclama, l’air perturbé :

Intendant – Ce matin, ces caisses n’étaient pas ici, elles étaient au milieu, dispersées !

Hana – Hein ? Qui est entré ici depuis ce matin ?


Intendant – Nous avons vigoureusement surveillé l’intérieur et l’extérieur de la pièce, ce n’est pas possible !

Hana – Vous avez surveillé l’intérieur ? Qui surveillait l’intérieur ?


L’intendant ne répondit pas, mais son regard glissa vers le garde dans l’entrée. Hana se contracta.

« L’enfoiré ! »


Elle courut presque jusqu’à lui, et lui lança d’un ton sec :

Hana – Vous ! Vous n’auriez pas oublié de nous parler de deux ou trois petites choses ?


A peine avait-elle fini sa phrase que le garde tourna les talons et se précipita vers la sortie.

Hana – Merde ! Il se barre !


Sei – Merci, j’ai vu !, hurla le Chuunin en se précipitant sur ses talons.

Alors que les deux shinobis courraient aussi vite que possible derrière le garde, ils ne purent que constater qu’ils étaient progressivement distancés.

Sei – Merde, il va vite le con !

Hana – Il faut… le… ralentir !


Sei – T’es marrante, je ne vais pas balancer un katon dans la foule !

A court d’idée, Hana se mit à crier de toutes ses forces.

Hana – Arrêtez le ! Arrêtez cet homme !

Dans d’autres circonstances, le manque de réaction de la foule aurait pu faire rire Hana, mais à cet instant précis, elle aurait tout donné pour qu’un des passants se décide enfin à faire autre chose que de regarder stupidement le fugitif passer devant lui en se demandant quoi faire. Devant eux, l’homme était déjà arrivé sur la route principale. Avec un cri de dépit, Hana se résigna à tenter ce qui était probablement quelque chose d’horriblement stupide. Elle cessa soudain de courir et, joignant les mains, elle se mit à malaxer du chakra. Comprenant ce qu’elle comptait faire, Sei s’exclama :

Sei – Non ! Hana ! Ne …

Mais trop tard. Hana relâcha son énergie en un choc psychique. Le Fléau. Tout ce qu’elle pouvait faire à présent, c’était prier pour que l’attaque ne cause pas la mort de l’homme. Dès que l’attaque l’atteint, l’homme se mit à titube, et Hana crut un instant qu’elle l’avait tué. Mais il ne fit que ralentir. Il lui restait des forces. Profitant de sa perte de vitesse, Hana fonça et, sautant sur l’homme, le plaqua contre le sol.

Hana – Ose bouger un orteil et la prochaine sera dix fois pire ! Tu m’entends ?


Sei, lui, ne prit même pas la peine d’adresser un mot à l’homme, et se contenta de le redresser. Ils traînèrent l’homme jusqu’au hangar sous l’œil intéressé des passants, et assirent brutalement le garde sur un chaise au milieu de l’entrepôt. L’homme tenta bien de se débattre, mais Sei le tenait ferme, et il ne parvint qu’à énerver davantage le Chuunin, qui entreprit de le ligoter solidement avec le fil robuste qu’il utilisait normalement en combat.

Sei – Où est passé l’intendant ?

Hana ne répondit pas. Elle se précipita au sol, là où gisait, à moitié dissimulé par les caisses, le corps de l’intendant.

Hana – Ca va ! Il est vivant ! Mais… Mais le deuxième garde à disparu.


Sei – Merde ! Réveille l’intendant pendant que je pose un ou deux questions à notre ami fuyant.

Hana entreprit de secouer l’intendant, ce qui n’eut aucun effet.

Hana – Il ne se réveille pas !


Sei – Gifle le.

Hana – Le gifler ?


Sei – Ah, mais c’est pas possible ça !

Il se dirigea à grand pas vers l’intendant, le saisit d’une main par le col, et fit claquer une gifle sonore sur sa joue.

Sei – Monsieur ? Monsieur ? Vous m’entendez ?

Hana – Euh… Je… J’étais sûre qu’il fallait plutôt mettre plusieurs petites gifles … Plutôt qu’une grande baffe comme ça…


Sei s’apprêta à répondre quelque chose, mais il fut interrompu le réveil brutal de l’intendant. Ce dernier semblait complètement paniqué.

Intendant – Il … Le garde ! Il m’assommé !

Sei – Sans blague…

Hana – Qu’est-ce qu’on fait ? Si ce deuxième garde à le rouleau, il peut déjà être loin ! Je… Je sais à quoi il ressemble, il faut que je parte vite à sa recherche !


Sei – Dans cette foule ? Non, mauvaise idée… Il vaudrait mieux savoir dans quelle direction il est parti avant de se mettre à courir…

Hana – Mais comment … ?


Sei – T’en fais pas pour ça…

Son visage resta parfaitement neutre lorsqu’il sortit un kunaï de sa ceinture et se dirigea à grand pas vers le garde attaché. Ce dernier n’eut pas le temps de paniquer : Sei agit extrêmement vite. Il fit une entaille profonde d’un coup de kunaï juste au dessus de l’arcade. Le sans se mit à couler de façon impressionnante. Hana savait que Sei n’avait pas blessé le garde à cet endroit pour rien : bien que n’était pas si douloureuse, les blessures au crâne saignaient abondamment et l’impact psychologique était extrêmement fort.

Sei - Tu cours très vite... Je suis très impressionné... Tu n'avais pas l'air de vouloir nous attendre... Pourtant, on a été plu qu'aimable avec toi... Alors... Pourquoi as-tu soudain eu cette envie... disons irrépressible... de courir ?"

Garde – Vous alliez m’attraper de toute façon… Autant que je tente ma chance !

Sei – Hum… et pourquoi est-ce que l’on aurait voulu t’attraper ? … Non ne te fatigue pas, ça je le sais. On voulait t’attraper parce que tu as l’air de quelqu’un de coupable. Et à Konoha, les gens qui ont l’air de quelqu’un de coupable… On les découpe… Entre autre…

Hana sentit sa gorge se serrer. Elle savait exactement comment les choses allaient se passer, et elle n’avait aucune envie d’y assister.

Sei – Mais peut-être que je pourrais être extrêmement clément. Par exemple, si l’envie de me raconter tout ce que tu sais à propos du vol de rouleau… Si tu vois ce que je veux dire…

Garde – On a décidé de prendre le rouleau pour s’offrir une retraite … convenable… sur les plages de Hinata… On s’est dit qu’on arriverait facilement à le vendre à Boya… puisque les Shizuka l’exposaient tellement facilement pour montrer leur influence.

Hana fut soulagé que le garde avoue aussi vite. Mais cela pouvait se comprendre. Il devait avoir encore moins envie qu’elle que les choses deviennent sanglantes.

Sei – L’idée n’était pas si mauvaise… Et donc vous l’avez volé cette nuit ?

Garde- Oui ! A l’heure qu’il est, il sera bientôt vendu…

Sei – Et tes amis … Ils vont venir te chercher ? Je veux dire, ils ne vont pas te laisser là, dans les cachots de Konoha…

Garde – Et risquer de se faire prendre … On est des collègues, pas des amis…

Sei – Hum… Et qu’est-ce que ça te fais, à toi ? Je veux dire… D’imaginer ces années… Parce que ce sera des années tu sais… Et j’aimerais pouvoir te dire qu’il ne s’agit que de prison… Mais tu sais très bien, toi aussi, que Konoha te fera payer cet affront au centuple. Ce sera très long…

Le garde recommença à se débattre en vain sur sa chaise. Sei continua de parler d’une voix presque amicale.

Sei – Non arrête… Tu te trompes d’idée… Tu ne pourras pas t’enfuir… Tu ne peux que nous aider... En fait, il faut que tu te fasses à l'idée : tu vas parler. Tôt ou tard, tu nous diras tout ce que tu sais. Tes ... "collègues" seront retrouvés, et tout rentrera dans l'ordre. La question n'est même pas "combien de temps penses-tu que tu vas tenir sous la torture ?"... Non, la vraie question c'est "A quoi bon essayer de tenir alors que toutes ces souffrances seront vaines..."

Garde – Qu’est-ce que vous voulez savoir ?! Je vous ai tout dit !

Sei – Où sont tes associés ? Combien sont-ils ? Où est le prochain point de rendez vous ? Qui est le contact à qui vous vouliez vendre le parchemin ? Allons… Je suis sûr que tu as plein de choses à dire qui pourraient nous intéresser…

Garde – Mais vos êtes bouché ou quoi ? Ils vont vers Boya.

Il éclata de rire, et Hana ferma les yeux. Dans quelques instants, Sei allait lui faire rentrer son rire dans la gorge.

Garde – Vous n’êtes pas très fûtés en fait. A moins que me torutrer compte plus que d’aller les chercher. C’est ça, vous aimez torturer, vous êtes sadique !

Le garde poussa un cri. Sei avait frappé à un endroit douloureux.

Sei – Je t’avoue que celui là m’a plutôt soulagé, oui… Mais je ne vais pas sortir d’ici pour chercher tous les gens que tu connais. Je veux savoir qui exactement était dans le coup…

Garde – On est trois… juste trois… les trois gardes…

Sei – Et vous ne vous êtes pas dit à un seul moment que vous seriez suspects dès la disparition du rouleau ? Pffff… Hana, file sur la route principale. On pourra peut-être en rattraper si ils sont assez stupides pour avoir emprunté un axe principal. Repère les mais n’engage pas le combat avant que je te rejoigne. Compris ? Bien… Quant à toi, je vais te remettre aux autorités du village…




Hana ne se le fit pas dire deux fois. Deux minutes à peine après que Sei ne le lui ai ordonné, elle courrait déjà en remontant la route qui conduisait à Boya. Elle avait hésité un moment sur le rythme à adopter… Trop rapide, elle serait épuisée en retrouvant les gardes, trop lente, et elle n’aurait aucune chance de les rattraper. Confiante dans ses capacités, elle se décida cependant à courir assez vite. Tout en avançant, elle ne pouvait s’empêcher de penser à l’ordre de Sei. « N’engage pas le combat ». Allaient-ils vraiment se battre, ces gardes ? Sei semblait assez inquiet à leur sujet, et Hana se promit de faire attention.
Il ne lui fallait qu’un quart d’heure pour rejoindre le premier fugitif. Assez stupidement, il s’était assit sur le bord de la route, se croyant à l’abri.

« Merde, comment je vais m’approcher moi ? Si je m’arrête pour faire demi tour au milieu de la route, ça va être suspect, si je le dépasse, je le perd… »


A tout hasard, et consciente du peu de chance que son plan avait de se réaliser, elle se mit à adopter une marche lente, et décrocha vivement son bandeau de Konoha. Peut-être le garde ne ferait-il pas suffisamment attention à elle pour qu’elle puisse se rapprocher et le prendre en filature ? Mais le garde n’était pas aveugle, et il se rappelait encore très bien le visage de la genin. Dès qu’il la vit, il se redressa mais, contrairement au premier garde, ne chercha pas à fuir. Au contraire, il tira un sabre étincelant de son fourreau, et se mit en garde.

« N’engage pas le combat, n’engage pas le combat… Il s’est engagé tout seul, le combat ! »


Hana s’en remit alors à un tactique qui avait souvent fait ses preuves : le bluff. Elle se concentra un instant et ses yeux virèrent au rouge tandis que ses pupilles se marquaient d’une petite virgule noire. D’un ton qu’elle voulait impressionnant, elle lança :

Hana – Tu n’as aucune chance de t’en sortir… Qu’est-ce que tu comptes faire avec ce sabre ?


L’homme ne répondit pas. Si les pupilles Uchiha l’avaient troublé, il n’en montra rien. Puis il passa à l’assaut.
Hana réagit au quart de tour. Elle incanta immédiatement les Sombres Messagers afin de bénéficier d’une certaine protection contre la lame d’acier adverse. Ce n’était pas grand chose mais c’était tout ce qu’elle avait en sa possession pour se défendre. Son adversaire arriva au contact et la frappa d’un violent coup de taille. Hana eut juste le temps de se reculer pour éviter de subir un autre assaut. Elle profita du court instant de répit que lui procurait son repli pour préparer un nouvel assaut. Mais lequel ? Joignant les mains, elle entreprit de mélanger aussi efficacement que possibles deux illusions, qu’elle parvint à libérer à l’instant même où le garde parvenait à la frapper une deuxième fois. Ses coups étaient violents mais il semblait perturbé par l’arcane Uchiha des Sombres Messagers et sa stupéfaction se ressentait dans la force de ses coups. Il grimaça lorsque l’attaque mentale le toucha de plein fouet. Hana s’était introduit dans son esprit. Le jeu allait maintenant vraiment commencer. La Morsure de l’Ame et les Démons Intérieurs faisaient partie des deux techniques les plus efficaces du répertoire de Hana, et son adversaire allait en prendre la pleine mesure. Il tenta de balayer la genin d’un revers de sa lame, mais son coup était si grossier que le sharingan de l’Uchiha n’eut aucune peine à en prévoir la trajectoire. Maintenant son illusion, Hana se laissa glisser vers le sol et esquiva le coup. L’homme tenta alors de la frapper de haut en bas avec toute la force dont il était capable, mais Hana ne se laissa pas faire. Une fraction de seconde plus tard, elle avait lancé sa permutation, et se trouvait à présent a quelques mètres derrière le garde, qui vit, incrédule, sa lame ne rencontrer qu’une simple branche là où son adversaire se trouvait encore quelques instants auparavant. Hana n’eut aucune pitié. Si elle avait hésité une seconde de trop, sa tête serait à présent bien loin de ses épaules. Elle devait mettre cet homme hors d’état de nuire, et vite. Profitant des quelques secondes d’incompréhension pendant lesquelles l’homme tenta de comprendre ce qui s’était passé, Hana double sa Morsure de l’Ame, dont les griffes mentales lacéraient à présent l’esprit de son adversaire. Rugissant de douleur, ce dernier fit volte face et la chargea. Cherchant à atténuer la puissance du coup, la jeune Uchiha lança une dernière illusion qui vint parasiter les muscles adverses, réduisant sa force. L’homme tituba alors, et s’effondra au milieu de la route. Hana s’empressa de rompre ses illusions et se précipita vers le corps de l’homme. Le saisissant par le col, elle le secoua pour tenter de le réveiller, mais sans succès.

« Inutile, il est parti pour rester un bon moment comme ça… »


La genin jeta un œil en direction de Konoha, espérant distinguer la silhouette de Sei, mais elle ne vit rien. Elle jura intérieurement et resta quelques secondes immobile, se demandant que faire. Elle pouvait ramener celui là jusqu’à Konoha, mais le temps qu’elle traîne son corps, le dernier fugitif aurait dix fois le temps de disparaître dans la nature. Elle devait continuer… En même temps, il aurait été vain de tenter de nier que le combat avait été éprouvant. Hana avait du puiser dans ses ressources de chakra plus qu’elle ne l’aurait souhaité, et les coups de sabres, bien qu’amortis par son armure et ses illusions, avaient été violents. Courir jusqu’à un nouveau combat dans ces conditions n’était pas une bonne idée. Mais elle ne pouvait vraiment pas se permettre de perdre la trace du dernier voleur. Avec un soupir, elle fit rouler le corps inanimé de l’homme dans le ravin qui bordait la route. Elle lui retira ses chaussures pour rendre sa fuite plus difficile si il se réveillait pendant son absence, et lui prit son Katana pour le neutraliser. Elle le fouilla également, au cas où le rouleau se serait trouvé en sa possession, mais ce n’était évidemment pas le cas. Puis elle se remit en route, son nouveau sabre accroché dans le dos. Avec un peu de chance, Sei la rattraperait avant qu’elle ne soit confrontée au troisième garde.
Elle avait espéré que la garde n’aurait pas trop d’avance sur elle, mais elle comprit vite que ce n’était pas le cas ! Il devait être parti à l’aube de Konoha, car, une heure plus tard, il n’était toujours pas en vue. Sei non plus n’était pas là, et Hana espérait qu’il n’avait pas eu de problème. Avec un peu de chance, il s’était arrêté pour s’occuper du garde inconscient qu’elle avait laissé derrière… Quoi qu’il en soit, il semblait de plus en plus certain qu’elle devrait affronter le dernier garde seul, et, dans son état, cela n’était pas vraiment une bonne nouvelle.
Il lui fallut deux heures pour retrouver le dernier fugitif. Ce dernier devait penser être assez loin du village car il se déplaçait lentement, et ne semblait pas trop paniqué. Hana en profita pour ralentir et se glisser derrière lui aussi silencieusement que possible. Lui aussi était armé d’un sabre, et s’il savait s’en servir aussi bien que le dernier, il pourrait poser problème, d’autant que Hana ne pourrait plus compter sur les Sombres Messagers. Elle avait prit la décision d’envoyer autant de techniques offensives que possible dès les premiers instants du combat dans l’espoir de terminer rapidement. Dès que son adversaire sombrerait dans l’inconscience, elle n’aurait plus qu’à attendre les renforts en le surveillant, récupérer le parchemin, et tout rentrerai dans l’ordre. Mais pour cela, il fallait déjà gagner le combat. Elle hésita une dernière fois à incanter les Sombres Messagers, mais y renonça. Elle n’avait plus assez de chakra. En revanche, elle activa les sharingans dès qu’elle fut assez proche du garde.
Elle ferma les yeux, et commença à façonner son illusion. La Morsure de l’Ame et l’illusion de Faiblesse qu’elle mélangea frappa l’adversaire surpris. Hana recula immédiatement pour se maintenir à bonne distance de l’homme, qui dégaina son sabre et la chargea.

Garde – Et qui est-ce que t’es toi ?!

Hana ne répondit pas. Elle lança une nouvelle morsure de l’ame et se prépara à esquiver le coup de sabre qui n’allait pas tarder à la frapper. Elle n’avait pas assez de chakra pour maintenir ses assauts et lancer une technique défensive : ses yeux seraient son seul moyen d’esquiver cet assaut. Tout reposait sur cette esquive.
Alors que la lame s’élançait vers son cou, Hana eut soudain la sensation très étrange que le monde autour d’elle se ralentissait. Elle crut tout d’abord être la cible d’un genjutsu, mais elle sut très vite que ce n’était pas le cas. Un tel genjutsu aurait eu pour effet de l’empêcher d’agir, alors que cette sensation ressemblait davantage à une augmentation prodigieuse de ses réflexes. Elle se jeta en arrière et sentit le sabre glisser à quelques millimètres de sa peau. Elle avait réussi. Sans prendre le temps de chercher à comprendre d’où lui venait cette étrange sensation, Hana lança une nouvelle attaque mentale. Face à elle, le regard de son adversaire devint soudain terne, et il s’effondra, inanimé.
Hana sut aussitôt que quelque chose ne s’était pas passé comme prévu. Dès l’instant où le corps de l’homme avait touché le sol, les illusions qui l’affectaient avaient été immédiatement stoppées, sans que Hana ne fasse quoi que ce soit. Comment cela pouvait-il être possible ?
Puis elle comprit. Elle l’avait tué. Il était mort. Elle sentit un grand poids dans son ventre, et elle s’assit par terre un moment. Ses blessures saignaient et elle se sentait extrêmement épuisée, mais elle ne parvenait pas à détacher son regard du corps de l’homme. Elle avait tué un homme.

« Je suis une meurtrière. »
« Ne sois pas ridicule, il allait te tuer ! »
« J’aurais pu me contenter de l’assommer… »
« Tu as essayé ! C’est l’important ! »
« J’ai échoué… »
« Tu as vaincu deux guerriers ennemis de Konoha aujourd’hui ! C’est ça l’important ! »
« Ennemis de Konoha ? Me fais pas rire… ils étaient ennemis de la noblesse, et Konoha est à leur botte. »
« Tu t’en es très bien sortie, c’est l’essentiel ! »
« C’était un coup de chance. Cette esquive à la fin. Quelqu’un a du m’aider, je n’étais pas dans mon état naturel. »
« Tu n’as donc toujours pas compris ? »


Hana déglutît difficilement. Elle devait vérifier quelque chose. Avec toujours cette impression de planer légèrement, d’être cent fois plus consciente de toutes les choses qui se déplaçaient devant son regard, du frémissement d’une flaque d’eau sous le vent au lent ballotement des branches d’arbres, elle sortit son nouveau sabre. Elle planta son regard dans la lame miroitante et faillit lâcher le Katana sous l’effet de la surprise. Son regard. Elle avait progressé. Elle avait fait un nouveau pas. Deux virgules tranchaient à présent dans le rouge de ses pupilles.
Elle désactiva son sharingan en sentant ses dernières gouttes de chakra disparaître. Elle se sentait nauséeuse, et l’idée de devoir fouiller l’homme qu’elle avait abattu n’améliorait pas son état d’esprit. Elle prit une grande respiration, et commença à le fouiller. Ce ne fut pas long : il ne lui fallu que quelques secondes pour faire sortir d’une poche intérieure le rouleau volé.

Hana – Putain… J’ai réussi.



Puis elle reprit la route de Konoha, courbaturée, essoufflée, tenant dans son poing la relique volée et portant dans son dos son sabre comme un trophée.

Hana – Au moins, y a un truc qui est sûr maintenant… C’est que je vais vraiment avoir besoin d’une meilleure armure.


Spoiler:
 
Hana Aisu
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: [BK002] Cambriolage au Village   Lun 4 Mar - 16:09

J'ai retrouvé la résolution de combat de la mission. Ne sachant pas où la poster, et ayant un peu la flemme dans l'inclure dans le post, je met tout ici ><

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: [BK002] Cambriolage au Village   Mer 20 Mar - 1:01

Me voilà enfin ! Le train spectrale à eu un peu de retard mais mieux vaut tard que jamais ! Enfin... Si ça tenait qu'à moi.... Après tout, j'ai toute l'éternité devant moi hein !

Bon trêve de de blague sur l'immortalité, voici ton attribution d'xp et tout le tralala.




Hana +175XP +150£

Technique non validée,.... oh tient, une virgule en plus ! Ange


PS : Si notre cher maître du jeu passe par ici, je te laisse faire des modifications ou mettre une intervention MJ mais au moins, l'xp c'est déjà fait ^^


Une ombre se déplace silencieusement dans la nuit... Vous n'arrivez pas à le distinguer clairement, seules ses deux grands yeux reflétant la lumière de la lune vous observent, vous inspectent jusqu'au plus profond de votre âme... Il sait tout de vous, de vos pensées, même les plus intimes. Au delà de son aspect spectrale et de son regard démoniaque, son rire.... mais quel rire ! Un rire à vous glacer le glacer le sang, peu importe les moyens, ce rire venu de l'autre monde vous poursuivra jusqu'à votre trépas.

Néanmoins, n'ayez crainte ! Il ne vous fera rien, ce n'est qu'un observateur tel une faucheuse attendant patiemment de pouvoir trancher le fil de votre vie. Non, il vous suivra encore plus fidèlement que votre ombre, guettant la moindre action de votre part, vos futures batailles ou autres hauts faits épiques. Il sera aux premières loges de tous les évènements importants de votre vie, parfois même le seul spectateur.
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