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 [Mission D] Patrouille sous les étoiles.

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MessageSujet: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Mer 20 Fév - 5:18

Il n'est de sensation plus enivrante que celle de voler, d'étendre ses ailes sur toute leur envergure et d'une poussée se saisir des courants d'airs chauds pour prendre son envol. Sentir le vent dans ses plumes, la chaleur monter dans les muscles à chaque battement avant de planer au dessus d'un monde peuplé de petites silhouettes. Ses deux yeux dorés en forme de disque scrutaient le crépuscule, son plumage brun passant inaperçu dans la nuit, la chouette poussa un long hululement en survolant Konoha. L'oiseau de proie survolait rarement la ville, les humains avaient parfois des réflexes malheureux envers les animaux de la nuit. Décrochant avant de redresser au dessus des toits, elle continua son vol, effleurant les gouttières, frôlant les tuiles avant que ses yeux de chasseur nocturne détectent soudainement une proie. S'enfuyant à tire d'aile et piaillant, une chauve-souris tentait tant bien que mal d'échapper à la mort. S'éloignant trop de la niche et des quelques autres chiroptères vivant dans le coin, son minuscule cerveau avait pris la mauvaise décision. Pour la chouette, rattraper sa proie ne fut l'histoire que de quelques battements d'ailes, planant au dessus de la chauve-souris, la mort silencieuse s'abattit, ses serres se resserrant et pénétrant les chairs, le petit cœur battant la chamade s'éteignit rapidement. Piquant sur le rebord d'un toit pour profiter de son diner fraichement estourbit, la chouette tout en sectionnant la tête sa proie, qui vola dans les airs, d'un coup de bec acéré lorgna sur les humains s'agitant en contrebas.

Chaque coup ne rencontrait que le vide là où un instant plutôt s'était trouvé une tête, un bras, un torse, il semblait brasser le vent. Tomoka arrêta de s'agiter et plié en deux appuya ses mains sur ses genoux en soufflant, essuyant la sueur perlant à son front du revers de sa manche, il se redressa et regarda son frère. Quelques mètres plus loin, ayant retiré sa veste habituelle et portant un t-shirt noir sans manche, Katsu, les mains sur les hanches, observait Tomo, pensif. Sa poitrine se soulevait lentement alors qu'il reprenait sa respiration, secouant un pendentif en forme de coquillage logé sur son torse. La musculature noueuse de ses bras joua sous sa peau alors qu'il se passa une main dans les cheveux, un entrainement quotidien de funambule puis de ninja lui avait donné un corps fin et musclé.


« Tu ne cherches même pas à me toucher Tomo. » Il ajouta avant que son frère ait le temps d'objecter. « Je t'ai vu quand tu t'entraines aux lancers, tes gestes sont plus rapides et plus précis, je comprends que tu ne veuilles pas me faire mal mais ... » Katsu n'eut même pas le temps de finir sa phrase, au visage de plus en plus courroucé de son cadet, il aurait du se douter qu'il allait lui en vouloir. Plongeant sur le côté alors que Tomo lui jetait un projectile, il crut voir passer une tête de chauve-souris effrayée. Il se réceptionna facilement sur les mains et d'un bond retrouva son équilibre sur ses pied puis releva les yeux pour voir une boule de colère, la tête baissée lui foncer dessus. Le genin esquiva les deux premiers coups de poing destinés à son visage mais fut obligé de sauter en arrière pour éviter le coup de pied en direction de son ventre. « Tu vas voir si je peux pas te faire mal, enfoiré ! » Reposant son pied droit au sol, Tomo pivota dessus pour lancer le gauche en direction des cottes de Katsu qui dut cette fois parer l'attaque avec son bras. Se saisissant de la cheville de son frère collée contre son flanc, il s'aida de son autre main pour envoyer le garçon bouler en arrière.

« Je t'ai dis combien de fois de ne pas parler pendant que tu te bats ? Tu perds du temps et de la concentration, une faille à exploiter pour le shinobi d'en face. » Katsu soupira et tendit le bras à son frère en l'aidant à se relever d'un secousse et ajouta « Tu es plus petit que moi et tu as moins de force, essaye de t'en servir comme avantage. Tu vises mon visage avec tes poings qui est trop haut et mon torse qui encaisse plus facilement les coups. Frappe au ventre, tu peux couper la respiration ou alors dans les jambes, c'est plus proche et je serais obligé de sauter ou de perdre un peu mon équilibre pour esquiver. Compris ? » Il ne vit pas venir le poing qui fulgura dans son estomac lui coupant le souffle. « Compris ! » lâcha Tomo avant de courir en éclatant de rire. Reprenant difficilement sa respiration, Katsu regarda le dos de son frère s'éloigner. « Je … ord.... je … je vais … te ... » Se calma et emplissant ses poumons d'oxygène, il se pencha en arrière avant de hurler. « Tu va me le payer Tomoka Uchiha ! » L'interpellé se retourna quelques mètres plus loin et se retourna en lui tirant la langue. « Oh oui, très théâtral ! » Le genin regarda son frère d'un œil torve et eut un sourire carnassier avant de se mettre à courir.


Quelques minutes plus tard, Yori Uchiha fit son apparition dans le jardin, grande, le teint pâle et d'une beauté renversante qui commençait à se faner sous quelques rides et pattes d'oies. Caressant sa tresse machinalement, elle chercha ses neveux du regard et repéra Katsu en train de passer sa veste et fouillant dans son sac. Un sourire effleura son visage, il devenait un beau jeune homme, elle était fier qu'il n'est pas mal tourné malgré toutes les horreurs de son enfance. Elle le considérait comme son fils mais s'il persistait à l'appeler « Tante Yori ». Contrairement à Tomoka, il avait connu ses deux parents et s'en souvenait parfaitement. Tomo était encore un bébé quand ses deux parents étaient morts, parfois, il l'appelait « maman » et à ses moment là, son cœur se remplissait de joie, elle qui n'avait jamais pu donner d'enfant à Kanemura. Elle le regarda passer son sac en travers de son dos, sur le devant brillait la plaque de ninja, son âme de mère se tordit à cette vue. Elle n'aimait pas savoir que le garçon était un shinobi, elle se rendait compte que son jugement était totalement faussé par l'amour qu'elle leur portait mais elle aurait donné n'importe quoi pour que ses garçons soit des artistes et ne soit jamais amenés à mettre leur vie en danger.


« File vite, tu vas te mettre en retard pour ta patrouille. » Elle lui effleura la nuque de la main alors qu'il passait devant elle en lui plantant un baiser sur la joue. « Fait attention à toi. » ajouta-t-elle alors qu'il s'engouffrait dans la maison. Scrutant l'obscurité à la recherche de Tomo, elle repéra une ombre en dessous de l'arbre unique du jardin. Il lui semblait qu'une silhouette se débattait reliée à l'une des branches en poussant des gémissements étouffés. Yori se pressa l'arête du nez d'un air exaspéré avant de se tourner vers l'entrée. « Katsu ! Ne me dis pas que tu as encore saucissonné ton frère à l'arbre ! Katsu !? »


Mais le genin était déjà sorti et courait sur le chemin menant à l'entrée du quartier Uchiha et donnant sur la place devant le marché où se réunissait la milice avant la patrouille. Se mêlant à la quinzaine d'Uchiha se tenant en une masse compacte, de tous les âges apparemment comme à chaque fois. Devant la petite troupe se tenait un autre membre du clan en habits de Chuunin qui donnait ses instructions.

« … patrouillerez par groupes de trois avec chacun son secteur. Vous connaissez la musique, on reste vigilant, on interpelle qu'en cas de dernier recours. Vous êtes des ninjas en cas de comportement suspect, on pose des questions et les autres tendent une embuscade au cas ou, c'est pour ça que vous êtes trois. Et évitez le ninjutsu élémentaire, à part en cas de dernière nécessité, je ne veux pas me retrouver avec le feu à un restaurant comme la dernière fois, compris ? » Cette dernière remarque semblant se diriger plus particulièrement vers un adolescent qui se mit à rougir comme une pivoine. « Bon. » Le chuunin sortit un rouleau de sa poche et le déroula. « Je vais donner les groupes, à l'appel de vos noms, vous vous regroupez et vous filez dans le secteur indiqué. » Katsu jeta des regards autour de lui, il reconnut quelques visages et put mettre un nom sur quelques uns. Il fit un signe à Mori avec qui il avait patrouillé dans le parc la semaine passée mais les équipes devaient tournés et il n'avait été de patrouille avec aucun des autres.

« Akaki ! Mori ! Uchibaya ! Enceinte du village, secteur nord ! » Trois shinobis s'avancèrent puis filèrent par la ruelle la plus proche. L'énumération continua puis enfin son nom retentit. « Saneaka ! Junko ! Katsu ! Marché, secteur A ! » S'extirpant des quelques miliciens restant, Katsu dépassa le chuunin pour rejoindre ses deux associées et leur jeta un coup d'œil en se dirigeant vers l'entrée de leur secteur. Il connaissait vaguement Saneaka qui devait approcher de la vingtaine, les cheveux clairs presque blonds, elle jouait d'un instrument dans le clan avant d'arriver à Konoha. Il l'avait toujours considérée comme une fille plutôt timide et occupée à glousser en regardant les garçons comme beaucoup d'adolescentes. Regardant le ciel étoilé, il expira l'air qui se condensa dans un petit nuage de fumée et posa son regard sur son autre partenaire. Aussi brune que l'autre était blonde, un peu plus âgée aussi, étrange, elle dégageait une aura de calme, presque paisible et quelque chose de … gracieux ou de léger ? Beaucoup de Uchiha pouvait se permettre de prétendre posséder une démarche souple, entre l'aigle prêt à s'envoler et le tigre prêt à bondir. Autant briser la glace.

« Je suis Katsu, ravi de te rencontrer Junko-san. » Il ponctua sa phrase d'un sourire éclatant, autant essayer d'être à agréable à quelqu'un destiné à couvrir tes arrières.
Ayena Satoru
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MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Jeu 21 Fév - 1:50

Mmmm…. Hiiiii aaah…

Elle venait de s’asseoir. Les yeux piquants et l’esprit embrumé, Jun avait passé les trois dernières secondes à s’étirer lamentablement. Une paupière mi-close, l’autre luttant difficilement pour rester ouverte la kunoichi se leva avec difficulté et nonchalance puis sortit de sa chambre. Un épi par-ci, une mèche rebelle par-là, elle marchait d’un pas vif comme une moule et empreint de la détermination du paresseux.

Sans prêter nulle attention à la maison, la jeune fille traîna ses pieds jusqu’à la cuisine où elle entama de fouiller les placards à la recherche d’une casserole et d’une tasse. Remplissant machinalement la casserole d’eau elle la posa sur le feu ; ce fait elle s’immobilisa devant l’évier, le regard perdu dans le ciel de Konoha.

Ses yeux s’écarquillèrent soudain tandis que les traits de son visage se tendaient sensiblement. Prise d’un éclat d’elle ne savait quoi, elle courut jusque sur la marche de bois qui faisait office de porche et entourait la maison. Un brin d’air tiède vint lui lécher la peau alors qu’elle s’arrêtait face au village. À en juger par l’extérieur, la journée était déjà bien avancée. En réalité, elle réalisa que le soir viendrait bientôt frapper aux portes de Konoha.

Mais j’ai dormi combien de temps… ?

Sans autre choix que de se résigner devant le fait accompli, la kunoichi tourna les talons et entra dans le séjour qu’elle laissa grand ouvert pour profiter de la vue.

Ce fut confortablement installée sous le kotetsu, qui ne fonctionnait plus en cette période, qu’elle dégusta une infusion au parfum fruité. Tout était calme. La maison, qui se meublait progressivement, respirait une odeur agréable où se mélangeaient bois et arômes naturels. Exactement comme le faisait sa mère dans leur roulotte, Jun avait pris l’habitude de dissimuler de-ci de-là des petits sachets en tissus renfermant des aromates. Alors qu’elle soufflait sur son sa boisson chaude, une silhouette de petite stature apparut dans l’encadrement de la porte.


Je suis rentré, onee-san.

Le gamin retira ses chaussures avant d’entrer et traversa la pièce un grand sachet en main qu’il déposa dans la cuisine avant de revenir, tasse à la main. Sa grande sœur le regarda s’installer à un autre côté de la table et se servir. Lorsqu’il leva ses yeux sur elle, il sut quoi faire.

Bonne journée. On a commencé à parler du chakra ! J’espère que bientôt je pourrai faire comme toi. Il sourit à sa sœur qui le lui rendit, quand soudain il tiqua. Dans ses yeux se mit à briller une lueur de malice qu’elle connaissait bien. Ah oui et… ton amoureux est venu me voir.

Surprise, elle manqua de s’étouffer avec la tisane, crachant un peu partout devant elle. Elle posa un regard ahuri plein d’incompréhension sur l’enfant.

Oui, Hideki-niisan est passé juste avant que je ne parte, annonça Kazuki en jouant des sourcils. Fallait voir comment les autres me regardaient. Tu l’as bien choisi hein ! Ses lèvres s’étirèrent jusqu’à largement découvrir ses dents.

Mais qu’est-ce que tu racontes… ? Hideki est un ami, répliqua-t-elle. Niisan ?

Ouais, ouais, ouais ! A d’autres ! Jun-neechan est amoureuuuseuh ! chanta-t-il dans toute la maison. Après quelques répétitions, il cessa de taquiner Jun et reprit son sérieux. Il m’a donné ça. Le gamin attrapa son sac à dos et plongea la main au fond. Lorsque ses doigts en sortirent, ils tenaient fermement un ruban noir. Ce dernier glissa entre les dents de la fermeture éclair jusqu’à ce qu’une plaque de métal brillant n’en jaillisse à son tour. Délicatement, Kazuki posa le bandeau sur la table. La lumière orange qui entrait dans la maison zébrait l’insigne qui y était gravé, donnant à la plaque un éclat de coucher de soleil. C’est ton bandeau de kunoichi, n’est-ce pas ?

La main gauche de la jeune fille glissa sur la table jusqu’à surplomber le vêtement. De son index et son majeur, elle caressa doucement la feuille qui s’enroulait sur elle-même, au centre de la plaque de métal. Elle n’émit qu’un faible son en guise de réponse. Le silence s’installa entre les deux tandis que Kazuki entamait de déguster sa propre boisson.

Ce soir je suis de garde, le bandeau fait partie de la tenue réglementaire. Hideki ne me l’avait pas donné jusqu’ici. Merci Kazu. Sur ces mots, elle se leva, déposa un baiser sur le front de son petit frère et quitta la pièce pour la salle d’eau.

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Comme souvent, il avait pris un livre et s’était retiré dans sa chambre. De son côté, Jun lavait les derniers plats. La pièce n’était animée que par le son d’un mince filet d’eau et celui des dernières braises qui crépitaient dans le fourneau. La jeune fille déposa la paire de baguette qu’elle tenait sur l’égouttoir et s’essuya les mains. Sur le chemin de la chambre de Kazuki, elle saisit le bandeau qui était posé sur le petit meuble de l’entrée et s’arrêta devant le miroir. Expirant longuement, elle l’attacha solidement par-dessus la manche gauche de sa veste en veillant à ce que le nœud ne la gêne pas. Un dernier baiser à l’enfant qui s’était endormi au milieu de sa lecture, puis comme chaque soir elle souffla la veilleuse dont la flamme dansait calmement.

Discrète comme un coup de vent, elle saisit sa sacoche ceinture et se glissa hors de la maison et ferma la porte coulissante sans bruit. Dans le village l’air était devenu frais et le son de quelques grillons résonnait parfois entre les collines et il n’y avait pour vous accompagner que le calme des sentiers vides.

Les yeux perdus dans le ciel dégagé, la kunoichi descendit le chemin qui la séparait du cœur du quartier avant de bifurquer sur sa droite. À cet endroit et à cette heure, pas un chat. Elle louait la lune de l’accompagner dans ses déplacements, éclairant de sa robe d’argent les silhouettes sombres des bâtiments, allées et carrefours. Bientôt elle rejoignit la route principale pour la suivre jusqu’à la place du marché où quelques ninjas s’étaient déjà regroupés.

De tous les présents, elle ne connaissait personne. Depuis les quelques jours qu’elle était à Konoha, elle se rendit compte que de ses habitants elle avait plus fait la rencontres de personnes qui n’appartenaient aucun clan qu’autre chose. Ce pensant, elle se dit que dans le pire des cas, les missions successives lui permettraient d’apprendre à connaître ses camarades et confrères. Le temps, elle l’avait. Du moins elle l’espérait.

Les troupes se réunirent autour d’un homme dont l’éclaircissement de gorge fit taire les conversations parasites. Il glissa les mains dans ses poches et entama son petit discours.


Bonsoir à tous ! Bien, l’activité de ces dernières nuits était plutôt basse. Ce n’est pas une raison pour s’autoriser des distractions. Le protocole reste le même ; vous patrouillerez par groupes de trois avec chacun son secteur.

Évidemment, personne ici ne semblait débarquer comme elle. Un bref coup d’œil sur les quelques visages pouvait en dire long. Jun se sentait de loin la seule novice, au milieu de ces hommes et femmes. Submergée d'un soudain mal-être, elle inspira profondément et calma son rythme cardiaque. Un petit coup de coude la surprit néanmoins et la fit se retourner.

Première patrouille ? demanda une jeune fille aux cheveux châtains, un peu plus petite qu’elle. Jun ne lui répondit que par un signe de tête afin d’éviter de se faire reprendre par les supérieurs. T’inquiète pas, ça va rouler. Soit attentive et rend toi disponible pour ton équipe. La kunoichi ajouta un clin d’œil qui sembla dissiper les doutes de Jun.

Urara, Tôru, Suguru ! À l’appel de son nom, la jeune femme passa à côté de Jun, lui tapotant l’épaule en guise de bonne chance. Vous prendrez la zone du parc, à l’extrême sud. Les suivants… Saneaka ! Junko ! Katsu ! Marché, secteur A !

Cette fois-ci, c’était pour elle. Alors qu’elle s’extrayait de la foule, un homme l’arrêta en l’attrapant par la main. Souriant, il lui tendit un papier roulé sur lui-même et la laissa aller. Sur la feuille était imprimé le plan de la ville avec les différentes zones. D’un signe de tête elle remercia ce shinobi et alla se poster là où sa tâche la menait. Ses équipiers du soir : une jeune fille blonde, probablement plus jeune qu’elle. Elle s’inclina légèrement pour l’accueillir avant de se tourner vers le garçon qui arrivait. Pas timide pour deux sous, Jun mit de côté sa crispation lorsqu’il prit la parole.

Putin, un de ces quatres il faudra vraiment que je fasse changer ce nom.

Arborant ce léger sourire qu’elle utilisait si bien et si souvent elle jeta ses yeux sombres comme la nuit dans ceux de Katsu qui, il fallait le reconnaître étaient aussi noirs que ceux de la kunoichi. Elle s’accorda aussi le loisir de détailler le jeune homme… plutôt l’adolescent qui lui faisait face. À son inverse, il portait une tenue qui clamait haut et fort son appartenance au clan et à la force armée du village. Evidemment, si le bandeau se devait d’être visible, les armoiries de la famille étaient un détail – bien gros détail – que Jun s’était gardée de mettre en avant.


Le plaisir est pour moi, lança-t-elle en s’inclinant de nouveau très légèrement. J’espère que nous assurerons la sécurité du quartier avec succès. Si je le connais bien de jour, j’ignore totalement ce qu’il est la nuit. Comme toujours, sa voix s’élevait sans faille, sans tremblement et sans désagréablement percuter les tympans ; juste assez forte pour être audible, juste assez basse pour rester agréable. Je vous propose de faire plus ample connaissance sur le terrain… Ce disant elle pivota d’un quart de tour et montra la direction à ses camarades.

Dans la seconde qui suivit leur mouvement, elle se glissa à leur hauteur en poursuivant ce qu’elle disait.

Vous avez une tactique particulière pour le couvrir?


Citation :
Satoru Ayena - 16 ans - 1m62 - 53kg

Apparence Physique

Grande pour son âge elle admet une silhouette que la puberté n'a pas terminé de dessiner. Ayena s'en sort néanmoins avec des mensurations respectables et des courbes construisant un corps fin d'apparence presque athlétique.

Sa peau est pâle et ses cheveux atypiques. De prime abord foncés, ils jouent un jeu de couleurs étonnant en laissant la lumière les rendre argents et scintillants. Ayena leur accorde deux iris gris, souvent glaciaux et les fait ressortir en portant des vêtements sombres.




Dernière édition par Uchiha Jun le Mar 26 Fév - 19:03, édité 3 fois

MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Ven 22 Fév - 5:46

Alors qu'ils avançaient dans le méandre des rues, Saneaka, la bouche en cœur repoussa une mèche de cheveux blonds avant de les réunir en une queue de cheval et de parler d'une voix fluette.

« Je trouve ça bizarre qu'il est mis trois Uchiha ensemble pas vous ? Je veux dire, les groupes sont censés s'équilibrer, non ? »

Katsu remonta lentement la fermeture de sa veste et boutonna son col et rentra son menton dedans en réfléchissant. Ses yeux scrutaient machinalement le toit et les recoins sombres par habitude alors que son pas prenait la vitesse régulière de patrouille. Toutes les milices de toutes les villes du monde utilise tacitement le même mode de marche, un pas léger et souple capable de tenir des heures sous la pire des pluies, un instinct de groupe chez tous les policiers du monde. Puis regardant les deux jeunes femmes, il posa une question sur un sujet qui le préoccupait et qu'il avait entendu Ichimaru évoquer.

« Saneaka-san, je t'ai vu t'entrainer avec tes cousines et j'ai vu Ichimaru te parler … je … qu'est ce qu'il t'a conseillé ? »

La jeune fille blonde le dévisagea interloqué un instant, elle fronça les sourcils comme pour le réprimander puis la curiosité pris le dessus. Elle soupira avant de répondre brièvement du bout des lèvres sans cesser de le scruter avec attention.

« Le genjutsu. Pourquoi ? »

Katsu hocha de la tête, il avait bien deviner et il ne lui restait plus qu'à vérifier sa théorie. Il profita qu'une ruelle se rapproche pour devancer quelques peu les deux filles et jeta un coup d'œil. Vide, des caisses reposaient dans l'impasse sans fenêtre. Se retournant et marchant à reculons tout en regardant ses deux compagnons avancer, il sourit à Jun et ses yeux noirs comme deux grands lacs brillèrent d'une lueur espiègle.

« Parce qu'Ichimaru m'a conseillé de commencer à m'intéresser au taijutsu. Enfin … ordonner plutot et ... » Il fit un clin d'oeil malicieux à Jun avant d'ajouter. « Et je parie que Junko-san doit s'être entrainée au ninjutsu, pas vrai ? »

Il reprit le sens normal de marche et se laissa rattraper avant d'ajouter en haussant les épaules
. « Tu vois, pas de mystère, on est tout les trois du même clan même si je ne t'ai jamais vu avant Junko-san mais on se complète, enfin, ou on se complétera si on est amené à retravailler ensemble. » Saneaka le regarda en coin un instant puis haussa les épaules et le mit de côté pour se tourner vers Jun avec son plus beau sourire et se rapprocha d'elle, complice. « Je ne t'ai jamais vu au village avant, tu es là depuis longtemps ? Je crois que mon frère m'aurait déjà bombardée de question si il avait vu une aussi jolie fille que toi, fais attention, c'est un grand benêt aux cheveux châtains, il va surement essayer de te draguer. » Saneaka fit une pause avant d'ajouter. « Je vis avec lui et père, ils fabriquaient les instruments pour le clan avant, maintenant père a une douzaine d'apprentis. Katsu, lui, il vit avec son oncle, c'était un équilibriste, hein ? Oui, et avec sa tante et son petit frère. » L'intéressé opina du bonnet avant de lancer un regard en coin à Jun souligné d'un sourire compatissant, quand Saneaka commençait à parler, difficile de l'arrêter. « Et toi, tu es avec tes parents ou … avec ton amoureux ? » La blonde gloussa avant d'ajouter. « En tout cas, ça fait plaisir de voir une autre fille en ville, faudra que tu me dises, comment tu fais pour avoir un aussi beau teint de peau. » Katsu trébucha à la dernière remarque et étouffa un rire. « Un problème Katsu-chan ? » Le jeune homme se redressa droit comme un i à la question au ton acide de la jeune fille et cacha son sourire tout en niant de la tête. Il se souvint d'autre chose à propos de Saneaka, elle était souvent prise pour superficielle mais, il y avait quelque chose en elle qui faisait qu'on lui pardonnait aisément. Elle semblait sincèrement s'intéresser à vous et sa gentillesse maladroite et abondante vous submergeait. On ne pouvait s'empêcher de bien l'aimer comme on appréciait une espèce de gros chien velu toujours heureux.

Bientôt, ils débouchèrent sur leur secteur s'ouvrant sur le marché, de grands étals ouverts de jour formaient naturellement un labyrinthe. Le jour, le marché de Konoha fourmillait de vie, milles senteurs venaient vous chatouiller l'odorat, les colporteurs se précipitaient pour vous faire toucher le plus doux de leur tissus, goûter les spécialités venant de villages éloignés. Des draperies, un brouhaha constant et une foule compacte bouchaient la vue alors que les clients se bousculaient pour acheter les meilleurs épices ou les bijoux les plus finement travaillés. De nuit, le marché vide semblait encore résonner des échos de la journée agitée mais, il y avait quelque chose de lugubre devant tout ses étals fermés et ses bannières enroulées. Malgré tout, le silence régnait sur la place et à part quelques lanternes ici et là, les ombres étaient souveraines dans la majorité de la place. Katsu jeta un regard à leur secteur et se tourna vers ses camarades pour parler.

« Niveau stratégie ? La place est très grande mais, pas de toit à part sur les bords donc difficile de se mettre en hauteur. Il y a beaucoup d'ombres et l'espèce de labyrinthe n'offre que quelques chemins une fois dedans. Si on repère un individu et qu'on peut l'aborder, deux d'entre nous s'efforcent de couper sa fuite et le troisième va se renseigner ? »

La blonde croisa les bras sous sa poitrine avant de parler de sa voix de soprano. « On devrait pas plutôt rester ensemble ? En marchant avec des lanternes et seulement chercher des comportements suspects. Il n'y a pas de couvre feu après tout et on doit éviter de se disperser. » Katsu s'efforça de percer les ombres du regard avant d'ajouter. « On devrait pouvoir avancer sans lanternes, non ? La lune est haute et le ciel dégagé. Tu en penses quoi, Junko-san ? »
Ayena Satoru
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MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Ven 22 Fév - 23:13

L’air frais se glissait entre les pans de sa veste pour aller se frotter aux vêtements sous-jacents. Le rythme lent mais régulier de la marche faisait entrer Jun dans une certaine monotonie que seules les paroles de ses équipiers venaient briser.

De toute évidence, ces deux-là s’étaient déjà croisés. Peut-être avaient-ils même déjà partagé leur temps ensemble. Pour la kunoichi, cela se résumait à n’être, une fois de plus, qu’une sorte d’intrus. Pourtant, il fallait bien qu’elle s’intègre un jour quelque part. Une chance que le sens de l’observation de Katsu fût une aide. Jun, qui regardait alors à l’entour, posa ses yeux sur l’adolescent à qui elle ne répondit que par un mouvement de tête affirmatif et un petit « mm… ».

Alors qu’elle fourrait ses deux mains gantées dans ses poches, en soulignant intérieurement les coutumes de chacun, elle tourna la tête de nouveau pour regarder de part et d’autre de la rue ; ralentissant tantôt le pas pour s’assurer qu’une ombre ne fût qu’une ombre et qu’aucun mouvement suspect ne l’agitait, accélérant de nouveau pour revenir à la hauteur de l’équipe. Là, ce fut Saneaka qui, cette fois-ci, l’interpella. Si elle avait l’air tout particulièrement sympathique, la jeune blonde avait parfois des façons de faire qui mettaient Jun mal à l’aise ; elle qui était un peu plus… timide. La jeune femme ne put néanmoins cacher sa surprise devant les propos tenue par sa consœur.

Un sourire gêné sur les lèvres, elle la laissa terminer ce qu’elle avait à dire, en profitant au passage pour échanger un regard avec Katsu. Oui, malgré tout cette Saneaka était sympa… Un peu indiscrète, mais aimable. Jun s’inquiéta un instant du sort garçon du trio, qui avait manqué de s’affaler sur le sol avant de, une fois assurée qu’il allait bien, revenir à la conversation.

À dire vrai… ça ne fait pas si longtemps que ça. Moins d’un mois, je crois. J’ai un peu perdu la notion du temps à cause de mon emploi du temps.Temporisant sa réponse pour vaquer à son rôle de patrouilleur, elle revint rapidement sur la blondinette. Elles se regardèrent un moment puis Jun lui sourit.Il faudra que tu me dises qui est ton frère, même si je doute qu’il me voie. Peu importe la personne concernée, je ne fais pas beaucoup se retourner les garçons.

Un haussement d’épaule, suivi d’un mouvement similaire des sourcils, ponctua sa phrase. Pourtant, malgré ce geste, quelque chose trahissait le fait qu’elle semblait se sentir bien ainsi. Au fond, elle savait pertinemment qu’elle n’avait que peu de temps à accorder à un autre garçon que celui qui occupait déjà toute son attention.

Et je ne peux pas te révéler mon secret…annonça-t-elle avec un air désolé. Car il n’y en a pas. Je ne prends pas bien le temps de me maquiller ou quoi que ce soit, je n’ai jamais vraiment aimé ça.

Cette phrase lancée, Jun eut comme un blocage. Se repassant ce que venait de dire Saneaka, elle réalisa que ni elle, ni Katsu ne vivaient avec leurs deux parents. Baissant la tête légèrement, elle continua d’avancer en pensant à tout ce que devaient traverser les gens qui voyageaient comme elle le faisait avant. Quelque part, s’imaginer qu’ils avaient pu vivre une telle tragédie la confortait dans sa position de sédentaire, ce même si en son for intérieur elle était déjà désolée de voir que sa propre histoire n’était probablement que le miroir de celle de nombreuses personnes. Balayant tant bien que mal ces pensées négatives, elle redressa la tête pour reprendre une surveillance convenable.

Et je vis avec mon frère, moi aussi,finit-elle par ajouter avec un petit sourire qui même s’il ne se dirigeait pas vers ses interlocuteurs leur était tout attribué.

Avançant toujours à vitesse constante, ils débouchèrent bien vite sur le marché où les étals, réservoir à clameur le jour, n’affichait que de sombres mines sous la lueur opaline de la lune. Impossible pour elle de ne pas comparer ces lieux dans leur état nocturne à ceux qu’elle connaissait lorsqu’elle les regardait depuis sa petite colline ; ou lorsqu’elle les parcourait en se frayant un chemin à travers vendeurs et à acheteurs, dans le bourdonnement général de cette ruche à échelle humaine. La kunoichi pouvait sentir cette énergie jusque dans le calme apparent de l’obscurité, où parfums et sons demeuraient empreints dans vos oreilles et vos narines comme s’ils occupaient toujours l’espace à l’entour.

La jeune femme leva les yeux vers la lune qui dominait toute la place, croisant les ombres des étals entre elles, les projetant sur les silhouettes floues des caisses et sur les dalles de pierre de Konoha. Progressivement, elle fit redescendre ses pupilles des nues et fronça les sourcils le temps de s’habituer de nouveau à la pénombre de certains coins du marché.

Appelle-moi Jun,annonça-t-elle calmement à Katsu tandis qu’elle scrutait encore la pénombre. Toujours la mine froissée, elle termina sa petite inspection avant de se dérider et de pivoter vers ses équipiers.C’est un terrain urbain avec peu d’espace pour bouger… Un mètre et demi, à deux mètres d’écart entre chacun de nous devrais suffire à ce qu’on ne soit pas isolé et qu’on couvre une zone assez large.Elle prit un instant pour réfléchir à la situation avant de poursuivre.Et surtout, évitons de nous mettre en file indienne. Légèrement décalés afin de toujours avoir une vue les uns sur les autres, je pense que ce sera mieux d’avancer les uns à côté des autres. Quant aux lanternes… elles sont bien pour voir, mais surtout pour être vus. Je crois qu’on peut s’en passer pour ce soir. À nous d’être un peu plus vigilants pour compenser.

S’écartant de deux à trois pas de Saneaka, elle posa ses mains sur ses hanches avant de conclure suite à une dernière observation. La kunoichi tendit son bras dans la direction dans laquelle ils se dirigeaient en arrivant.

On n’a qu’à commencer par là en longeant le bord des étals pour aussi jeter un œil dans les ruelles qui quittent le marché. En revenant on pourra sans doute zigzaguer entre chaque point de vente sans trop se séparer. Même si ça m’étonnerait que quelque chose s’y cache…Son idée exposée elle revint vers le duo Uchiha.Ça vous va ?

Elle n’était pas bien sûre de la justesse de sa stratégie, ni même de son observation. Ce qui lui importait, c’était surtout que personne ne se retrouve en danger peu importe celui qu’il fût. Qui plus était, elle espérait aussi que l’on ne découvrirait pas son amateurisme au cours de cette tâche. Il en allait de sa fierté personnelle. Si on lui avait demandé pourquoi, elle n’aurait simplement pas su répondre autre chose que : c’est comme ça. Quoi qu’il en fût, c’était important et c’était tout.


Citation :
Satoru Ayena - 16 ans - 1m62 - 53kg

Apparence Physique

Grande pour son âge elle admet une silhouette que la puberté n'a pas terminé de dessiner. Ayena s'en sort néanmoins avec des mensurations respectables et des courbes construisant un corps fin d'apparence presque athlétique.

Sa peau est pâle et ses cheveux atypiques. De prime abord foncés, ils jouent un jeu de couleurs étonnant en laissant la lumière les rendre argents et scintillants. Ayena leur accorde deux iris gris, souvent glaciaux et les fait ressortir en portant des vêtements sombres.



MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Mer 27 Fév - 17:09

Une douce brise nocturne vint lui caresser la nuque, soulevant ses cheveux de sa peau couleur de nacre, les mèches noires comme les plumes d'un freux lui glissèrent dans le cou sous la douce poussée de la bourrasque. D'un revers de la main, il écarta la chevelure qui commençait à lui tomber devant les yeux tout en écoutant parler Jun et Saneaka. Silencieusement, il remit en place la lanière du bagage qui lui barrait le torse avant de réajuster ses vêtements, pensif. Ses pupilles, telles deux lacs obscurs scrutèrent la nuit, le marché semblait calme sous les rayons argentés de l'astre lunaire. Il se retourna vers ses deux camarades à quelques pas l'une de l'autre et les détailla un instant, scrutateur. Saneaka, la bouche boudeuse, réfléchissait tout en réunissant sa longue crinière claire en une queue de cheval puis épousseta sa veste, le regard dans le vide. Jun, les mains sur les hanches, semblait une fois de plus observer les environs avant de parler. Le jeune homme avait participé à quelques rondes mais n'avait jamais eu à discuter de stratégie, des genins plus expérimentés connaissaient déjà les lieux. Les miliciens changeaient constamment de secteur et d'horaires, sûrement pour garder leur vigilance affutée. Il posa un nouveau regard sur ses camarades alors que Jun reprenait la parole, personne ne serait dupe qu'ils représentaient la milice en les voyant arborer le symbole du village au milieu de la nuit. Lors de ses précédentes rondes de jour, il en était venu à se demander de nombreuses fois pourquoi devaient ils porter ce symbole ? Après tout, le criminel, lui, ne portait rien pour le différencier du citoyen lambda, il lui suffisait de tourner au coin d'une rue en se mêlant à la foule pour redevenir un inconnu.

Dispersant ses pensées d'un mouvement d'épaules, il ouvrit la bouche pour répondre à Jun quand un long croassement rauque retentit lui coupant la parole. Levant vivement les yeux, il vit un freux poser sur le bord du toit, il les observait de ses orbites d'un noir brillant en tournant sa tête par à coup et la penchant de gauche à droite rapidement comme le font les oiseaux. Le silence qui suivit le cri du corbeau semblait assourdissant de vide, ouaté, le moindre bruit, ne serait ce qu'un frémissement, un simple murmure parut à Katsu pouvoir briser la toile de la réalité. Les serres du charognard crissèrent sur les tuiles alors qu'il se redressait, son bec s'entrouvrit et vint caresser son plumage. Les yeux du corbeau se posèrent une nouvelle fois sur les humains, hypnotisant, ils paraissaient sans fond à ceux du jeune homme qui ne quittait le corbeau du regard. Un main s'abattit sur l'épaule de Katsu et le secoua rompant ainsi le charme, il se retourna pour voir Saneaka le dévisager d'un air inquiet.


« Tu vas bien ? Ça fait deux minutes que tu regardes ce piaf sans bouger. » Elle semblait inquiète, les sourcils froncés et ses yeux ne cessaient de le scruter en attente d'une réaction. Le jeune homme secoua lentement sa tête et sourit pour lui montrer que tout allait bien. Deux minutes ? Il avait cru passer des heures à se perdre dans le tunnel sans fond ni lumière qu'était le regard de cette animal. Un croassement qui ressemblait à un ricanement et un bruit de battement d'ailes et il vit le corbeau prendre son envol et s'éloigner dans la nuit.

« Désolé, on y va ? On fait comme tu as dis, Jun. » Il fit un rapide sourire avant de se rapprocher du bord des étals de bois sans un dernier coup d'œil au toit. Les minutes suivantes, ils avancèrent le long des stands, un rabat de métal maintenu par un cadenas d'acier fermait hermétiquement les rares étals contenant encore des produits de nuit. Katsu soupira, encore une longue soirée de garde sans rien à signaler, il avança machinalement sur la route pavée en compagnie de ses camarades vérifiant de temps à autre que l'ombre entre deux stands n'était rien d'autre qu'un panier d'osier ou un tas de tissus. Ses yeux scrutèrent un moment les toits à la recherche d'une forme suspecte, d'un mouvement anodin alors que ses oreilles cherchaient le moindre bruit étrange, n'importe quoi pour les sortir de la monotonie.

« Je sens qu'on ... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Saneaka tendait un bras devant elle pour montrer un petit coffre éventré sur une table. « C'est le stand de Shimosawa-san. » murmura la petite kunoichi avant de spécifier qu'il s'agissait d'un coutelier réputé du clan Senjago. Alors qu'ils s'approchaient, ils purent voir de plus près l'objet du délit. Posé sur une table recouverte d'une lourde nappe, un coffre de cinquante centimètres de haut d'un acier sombre sur des pieds, une porte sur charnière et peu épais, seulement quelques feuilles de métal. La porte n'était pas arrachée de ses gonds mais un trou en son centre éventrait le coffre. Katsu passa précautionneusement son bras dans l'orifice et tata le fond du coffre, il le retira vivement au contact d'une substance visqueuse et chaude. Du sang tâchait sa main.

« Je sais pas qui a fait ça mais il a du s'écorcher en enfonçant le coffre, y avait un peu de sang encore chaud au fond et c'est vide. Si c'est la caisse, elle devait être vide, personne ne laisserait un coffre plein la nuit ici. »

Le genin recula et s'essuya la main avant de regarder ses deux collègues examiner la scène du crime. Ça collait pas, pourquoi ouvrir un coffre qui serait selon toute logique vide et surtout pourquoi l'éventrer alors qu'il suffirait de faire sauter les gonds ou crocheter la serrure ce qui serait rapide et peu bruyant. « Y avait pas beaucoup de sang cela dit et pas du tout sec, ça a du arriver il y a peu, non ? » Saneaka se redressa et posa un doigt sur ses lèvres alors qu'elle arborait une mine pensive avant de finalement prendre la parole. « C'est bizarre, non ? Tout les morceaux de métal sont enfoncés à l'intérieur mais c'est irrégulier, il a du se couper en retirant sa main. Regardez bien, c'est totalement enfoncé avec force, pas découper. On ferait mieux de chercher dans les environs, non ? »

« Hé Jun, y a pas un truc cassé à côté de ton pied ? » Katsu se rapprocha pour regarder un tas de crochets tordus sur le sol, dissimulés sous la nappe tombant à ras le sol. « Je crois qu'on a à faire au plus mauvais voleur du monde. » Son regard se porta sur la porte enfoncée éclairée par la lune et il ajouta. « Et le plus colérique. »

[J'ai utilisé le corbeau pour rallonger mon texte même si il devait servir à un autre rp, à toi de voir si tu le vois comme un oiseau normal ou étrange. Saneaka le voit elle comme un oiseau banal, c'est simplement un repère pour le développement futur du sharingan de Katsu dans un rp futur.]
Ayena Satoru
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MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Dim 3 Mar - 21:04

Je déteste les corbeaux.

Avançant parmi les étals, Jun avait lancé ces quelques mots autant pour elle que pour ses camarades. Un claquement d’aile retentit faiblement dans le ciel, témoin de l’éloignement de l’animal. Passant l’angle d’un présentoir, Saneaka arriva à sa hauteur mais dans l’allée voisine.

Ce sont juste des oiseaux.

Non… ce sont des messagers. Des messagers avec une robe noire comme la nuit sans lune, froide comme le glas de la mort, sombre comme un puits sans fond. Plus elle les évoquait, plus Jun sentait le froid s’insinuer entre ses vêtements ; puis en elle. Elle jeta un regard en l’air avant, s’arrêtant un instant. C’était certain, il n’était plus là sinon elle l’aurait entendu. Cependant, elle frissonna. Tss… j’aurais dû prendre quelque chose de plus chaud.

Ces mots disant, elle reprit son inspection des étals. Que ce fut à gauche ou à droite, il n’y avait rien. Pas un chat, pas un rat, pas un objet ; même pas une poussière. Dans son dos, la lune éclairait ses pas et ses fouilles. Sur les toits, les tuiles ocres le jour resplendissaient d’argent quand le soleil se trouvait sur l’autre face du monde. La kunoichi avança de quelques pas sur sa droite pour s’approcher d’une ruelle dont la noirceur cachait l’origine des bruits qu’elle percevait depuis moins d’une seconde.

Il y a quelqu’un ? demanda-t-elle peu rassurée. Mais aucune réponse ne vint alors elle s’avança. Un pas, puis deux… et le troisième sembla tomber dans quelque chose de gluant. Réprimant un « beurk » elle recula et regarda un peu plus loin en plissant les yeux. Il faisait noir, trop noir. Un sachet plastique se froissa et soudain une ombre surgit des ombres. Sursautant et se décalant contre le mur, Jun ouvrit la voie à un chien errant qui, content de son larcin, s’éloigna à toute vitesse avec les restes d’un coquelet dans la gueule.

La jeune fille reprit son souffle, posant la main sur sa poitrine le temps de sentir son cœur se calmer, puis elle revint vers ses équipiers en haussant les épaules, se faisant une raison sur l’incident fraîchement survenu.


Je sens qu’on…

Mais la phrase à peine entamée était déjà coupée par Saneaka. Alors qu’elle s’avançait vers une boutique, la jeune fille pointait cette dernière du doigt. Elle connaissait visiblement le propriétaire, un nom connu dans le village dont même Jun avait fugacement entendu parler. Quoi qu’il en fût, cet homme était assez crédule pour laisser un coffre sur une place de marché durant la nuit. Encore que rien ne prouvait qu’il ait contenu quoi que ce soit avant de subir son funeste sort.

Jun baissa les yeux lorsque Katsu attira son attention sur les crochets utilisés. Elle s’accroupit pour en ramasser un et l’examiner en détail avant de se saisir d’un second pour confirmer la chose.


Effectivement, ils sont tous tordus au même endroit. Ce voleur, ou cette voleuse, doit manquer de technique. Malheureusement, s’il ou elle ne saigne pas assez pour nous dire par où il est parti, ça risque d’être compliqué.

Le tintement métallique d’un crochet heurtant le sol résonna dans tout le marché, rapidement suivi d’un deuxième. Regardant les alentours, Jun finit par hausser les épaules.

Pas moyen d’en savoir plus en restant ici. Continuons.

La patrouille reprise, la jeune femme se contenta de garder le silence. Sa vigilance exaltée par l’incident, elle épiait les moindres recoins de la place puis des rues qui en découlaient. Mais le village était un endroit calme à la nuit tombée et, encore une fois, leur seule compagnie pour la soirée était cette ronde dame blanche qui veillait sur l’entière région.

Les trois Uchiha empruntèrent l’axe nord qui coupait le village en deux. Si fréquenté le jour, il semblait si désert la nuit. En quelques endroits charrettes et attelages demeuraient posés à côtés d’écuries. En effet, les convois marchands n’étant pas rare, il avait bien fallu trouver le moyen de les organiser lorsque ceux qui les constituaient décidaient d’une halte à Konoha, au soir tombé. Et si la surveillance shinobi était en place pour dissuader un grand nombre de méfaits, Jun s’étonnait que l’effectif naissant de la milice eût été suffisant pour faire face à un ensemble de méfaits du niveau de celui de ce soir-là.


Vous pensez que ça arrive souvent? Se faire voler quelque chose… au village, lança-t-elle en posant les yeux sur un gardien assoupi devant une écurie.

Si le calme de la rue était reposant, en tout cas suffisamment pour cet homme-là, il contrastait sévèrement avec l’intérieur de quelques bâtisses. Auberges ou bars, certains établissements affichaient encore de brillantes lumières derrière leurs fenêtres et la clameur qui s’en élevait parfois semblait souvent proche de tourner à la virulence d’une bagarre.

Alors qu’ils dépassaient une carriole emplie de ballots de foins, Jun percuta quelque chose qui vint littéralement s’écraser entre ses seins. Sous la surprise, elle poussa la chose de toutes ses forces en lâchant un petit cri, puis se mit en garde face à ce corps qui gisait par terre.


Eee.. euh s’cusez mad’moiselle. J’ai.. err, j’ai po vu… J’veux dire…

Levant un sourcil, la kunoichi regardait ce qu’il restait de cet homme. Il avait l’air grand, plutôt fin, barbu et pas du village, à en croire son accent étrange. Quant à sa langue qui collait et son odeur qui empestait, il était clair que ce bon monsieur était loin d’être lui-même.

Je veux… j’vous avais po vu ! lança-t-il après avoir lamentablement lutté pour formuler sa phrase. Hé hé hé… C’est qu’vos seins… eer… ils sont p’utôt doux. Un large sourire dégarnit ses dents en piteux état dont une incisive jaune comme le cœur d’un œuf.

Courroucée, en plus de la frustration première que la sensation d’une main pressant sa poitrine avait faite naître, Jun s’avança dangereusement vers l’homme pour lui agripper le cou avec force.

Si tu tiens à ce qu’il te reste de dents, je te conseille de la fermer, menaça-t-elle, le bandeau de Konoha bien visible sur son bras, en tentant tant bien que mal de combattre la nausée qui naissait des effluves atroces émanant de l’homme.

Non ! Non ! M’tapez pas… cria-t-il en se cachant derrière ses bras. J’vous… err… j’vous cherchais en plus !

Ne comprenant pas de quoi il parlait, la kunoichi se retourna vers ses équipiers avant de lâcher le type qui s’effondra lamentablement. Elle recula de quelques pas pour lui laisser la place de se relever – s’il y arrivait – puis elle s’adressa directement à l’ivrogne.

Circule. T’as du pot qu’on n’emprisonne pas les glands qui tripotent les jeunes filles de la garde… et surtout que j’aie pas le droit de te démolir maintenant.

Eerr.. Non mais.. C’po fait exprès. C’juste que… coupant sa phrase en plein milieu, il secoua la tête, avant de se relever avec difficulté. J’d’vais vous dire. Euh… Titubant alors même qu’il tentait de se tenir simplement sur ses deux jambes, l’homme sembla réfléchir un instant. Ah ouais ! On était avec mon pot’ qui dort… eerrr… et euh… on a vu passer un p’tit gars. Un rot se glissa dans sa narration puis il reprit tant bien que mal. L’avait pas l’air bien l’gamin. Y regardait partout et y s’tenait la main. Comm’ qu’si y s’était blessé. V’voyez c’que j’veux dire ?

Jun s’avança d’un pas, son regard noir braqué sur le vieux.

Sa direction ?

Pour seule réponse, l’homme leva un doigt tendu vers une petite rue qui commençait quelques mètres plus loin.

C’était il y a combien de temps ?

Boarf… même pas dix minutes… euh.. ou bien vingt ? Doutant soudainement, il se tourna vers un type qui dormait derrière la carriole. Hé… Hé ! Botan ! C’tait quand qu’on l’a vu l’gamin ?

Pas de réponse. Jun fit volte-face et revint vers Saneaka et Katsu.

On fait quoi, on y va ? Il y a fort à parier que c’est lui… Son regard se plongea à tour de rôle dans ceux de ses équipiers. Derrière elle, l’autre essayait de réveiller le dit Botan, visiblement sans grand succès.


Citation :
Satoru Ayena - 16 ans - 1m62 - 53kg

Apparence Physique

Grande pour son âge elle admet une silhouette que la puberté n'a pas terminé de dessiner. Ayena s'en sort néanmoins avec des mensurations respectables et des courbes construisant un corps fin d'apparence presque athlétique.

Sa peau est pâle et ses cheveux atypiques. De prime abord foncés, ils jouent un jeu de couleurs étonnant en laissant la lumière les rendre argents et scintillants. Ayena leur accorde deux iris gris, souvent glaciaux et les fait ressortir en portant des vêtements sombres.


Ayena Satoru
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MessageSujet: Re: [Mission D] Patrouille sous les étoiles.   Jeu 18 Avr - 19:59

C'est d'un commun accord qu'il se mirent de nouveau en route, laissant ce poivrot à ses activités nocturnes. Tout trois côte à côte, ils avançaient avec un rythme plus soutenu que précédemment. Dix minutes représentaient un intervalle de temps déjà bien trop grand pour que la cible eût pu être interpellé facilement mais il semblait que chacun prenait à cœur cette patrouille et ses résultats.

Le silence gagnait la patrouille. Dans le dos des shinobis, les lumières du centre s’amenuisaient, plongeant progressivement les rues dans la claire obscurité de cette nuit de pleine lune. Il n'y avait rien dans ces ruelles. Pas un chat, pas une poubelle, pas un moustique; et Jun ignorait si ce frisson qui la parcourait était né du froid où de cette once d'excitation mêlée de peur qui l'envahissait.

Elle prit les devants sans mot dire, calmant les battements de son coeur. Elle se répétait sans cesse que tout irait bien, qu'il ne s'agissait que d'un petit rien. Parfois même s'indignait-elle intérieurement de sa fragilité psychologique. C'était... c'était probablement l'inquiétude que chacun ressentait lorsqu'il faisait ses premières armes.

Ils marchaient désormais en file indienne. Pour des raisons qu'ils ignoraient, les allées se rétrécissaient si bien qu'il devenait impossible de progresser correctement dans la formation précédente. La kunoichi s'arrêta un instant. Ses yeux scrutèrent l'arête des toits pour tomber sur la silhouette anthracite d'un chat. C'était une perte de temps, il n'y avait rien dans ces rues, absolument rien.


C'est quoi ça? Hé! Vous!

Elle eut à peine le temps de se retourner vers Saneaka que cette dernière se précipitait dans un rue perpendiculaire rapidement suivie par Katsu. Reprenant ses esprits, Jun entama une course sur le chemin qu'ils suivaient jusqu'ici. De grands fracas et des bruits de course poursuite s'élevaient jusqu'à elle depuis la rue parallèle. À la première bifurcation, la jeune femme prit sur sa droite et fonça tout droit. Ses semelles soulevèrent un peu de poussière en dérapant et ses pieds s'immobilisèrent.

Elle leva la tête. Ses yeux croisèrent deux homologues assombrit par une capuche. Son corps fléchit légèrement sous la pression exercée sur son épaule et, en un instant, elle faisait dos au fuyard.


Ils sont deux!

Faisant volte-face, elle se retrouva de nouveau face à une silhouette sombre qui, cette fois, pris le chemin qu'elle avait emprunté pour arriver là. Saneaka, engagée dans une course folle, et elle échangèrent un bref regard avant que chacune ne prenne une direction. Déjà concentrée sur sa propre poursuite, Jun n'eut pas le temps de voir quelle décision Katsu avait prise. Mais à en juger par le calme qui régnait derrière elle il avait choisi de suivre l'autre kunoichi.

Dès lors qu'elle se sut seule Jun se sentit comme libérée. Ses iris se fixèrent sur l'horizon et elle accéléra le mouvement autant que possible. Aussi lointains furent-ils, elle percevait les sons issus des déplacements de sa cible. Puis les objets renversés sur sa route constituaient de bons indices.

Fonçant à travers les couloirs noirs, la kunoichi se laissa guider par les sons. Par chance, la poursuite la ramena vers des rues plus larges où il était plus facile de se mouvoir. Alors qu'elle débouchait dans une allée, elle vit l'ombre de l'homme s'engager dans une autre. Sans prendre le temps de changer de cap força la cadence et attendit deux croisements avant de prendre sur sa droite.

Des pas, une poubelle renversée, une respiration... plus forte, toujours plus forte. Sur sa main une aura bleue, puis leurs deux corps s'entrechoquèrent dans un bruit sourd. Une bagarre s'engagea au sol. Elle ne vit pas les coups partir mais sentit une douleur aiguë à l'abdomen avant d'avoir le goût du sang dans la bouche. Sans même réfléchir elle décocha quelque coups à son tour. Se débattant, le jeune homme lui mit un coup de genou pour se dégager avant de se relever.


Ne bouge pas ou tu meurs!

Genoux au sol, une main dans la même situation l'autre formant un signe devant elle, elle tentait de se relever malgré les douleurs.


Je déconne pas, si tu essaies de t'enfuir tu vas finir en pâtée pour chien.

[à venir]


Citation :
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Grande pour son âge elle admet une silhouette que la puberté n'a pas terminé de dessiner. Ayena s'en sort néanmoins avec des mensurations respectables et des courbes construisant un corps fin d'apparence presque athlétique.

Sa peau est pâle et ses cheveux atypiques. De prime abord foncés, ils jouent un jeu de couleurs étonnant en laissant la lumière les rendre argents et scintillants. Ayena leur accorde deux iris gris, souvent glaciaux et les fait ressortir en portant des vêtements sombres.


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