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 Un petit village portuaire.

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Soujuu Aisu
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MessageSujet: Un petit village portuaire.   Dim 24 Mar - 15:49

[zoizeaux] - cui cui cui. *et autres pépiements semblables*

Le soleil commençait, timidement, à pointer le bout de ses rayons en ce bon matin sous le chant agaçant des bêtes à plumes que regorgeait la forêt. La nuit avait été beaucoup trop courte et mouvementé, et la surface plate qui avait accueilli son dos n'avait pas vraiment aidé. N'arrivant pas à s'endormir, ils s'étaient mis à raconter un peu plus leur vie dans leur village respectif pendant plusieurs heures. Si Isshin, depuis qu'il avait avoué sa passion morbide, commençait à prendre de l'assurance dans son récit et enchaînait les anecdotes plus osées et personnels. Soujuu, lui, peinait vraiment à trouver des histoires amusantes à raconter et la plupart se résumait à des anecdotes de batailles amicales entre genin ou encore celles, plus anciennes, avec son grand-père.

A court de passages amusants de sa vie, il fit un bref résumé des derniers évènements qui l'ont conduit à le rencontrer. Il n'entra pas dans les détails avec Maï et raconta simplement qu'une de ses amies chères avait été tuée à cause de la traîtrise d'un de leurs camarades. De toute façon, la seule chose qui semblait intéresser l'Eisei était le pouvoir héréditaire qui s'était soudainement réveillé et cet esprit qui prenait possession de son corps. Il voulut évidemment en savoir bien plus que le nukenin ne voulait lui en raconter mais les bâillements de ce dernier lui indiqua qu'il ferait mieux d'arrêter de parler, du moins, jusqu'au matin.

Étrangement, Isshin n'avait pas l'air de vouloir évoquer le sujet quand ils défirent leur campement provisoire. Il semblait plutôt pensif, peut-être était-il en train de réfléchir sur le cas de Soujuu ? Ou alors, il avait simplement eu une brillante intuition sur la mort durant son sommeil... Il n'aurait su le dire mais, laissant cette interrogation de coté, ils repartirent sur les routes dans le but de trouver une ville plus accueillante que la précédente.

Ils la trouvèrent après seulement deux heures de marche mais ils arrivèrent à la sentir bien avant qu'ils ne la virent. En effet, étant un village portuaire, elle dégageait une odeur si particulière que nul ne peut arriver à l'ignorer sans être d'une mauvaise foi désobligeante. Arrivé au lieu-dit, leur première impression fut que c'était, certes un petit village comme ils en avaient déjà pu croiser durant leurs voyages, mais en pleine expansion comme en pouvait témoigner les nombreux bâtiments en construction. Ils en conclurent que le commerce maritime avait du leur faire du bien.

[Isshin] - Avant de s'installer ici, j'aimerais poser quelques questions aux habitants pour m'assure de quelque chose.

[Soujuu] - Tu veux savoir s'ils vénèrent le dieu sauterelle ou toute autre dieu à tête ridicule ?

Il rigola à la blague, un peu moins tendu.

[Isshin] - A peu de chose près, oui, effectivement. Trouvons une taverne pour commencer.

Isshin voulu rentrer dans une taverne proche de la mer mais Soujuu l'en dissuada vivement, sachant pertinemment ce que ce genre d'établissement pouvait contenir en étant si proche des embarcations. Il préféra plutôt choisir une auberge, plus loin du port pour éviter de croiser les marins revenant d'une semaine sur les mers. L'intérieur de "l'Auberge du Poisson Doré" était soigné et on pouvait sentir la volonté du gérant de se démarquer des autres tavernes longeant les embarcadères. Ils s’assirent le long du bar et commandèrent des pintes de bières pour étancher leur soif et pour interroger le gérant dans les meilleurs conditions.

[Tenancier] - Voici vos bières ! Autre chose qui vous ferait plaisir, messieurs les voyageurs ?

Le tavernier était un homme de bonne carrure sans toute fois égaler celle d'un forgeron. Il était de taille moyenne et avait un ventre qui semblait vouloir égaler la rondeur d'un tonneau. Il avait également le ton jovial qui convenait au métier et invitait naturellement n'importe qui à la discussion, autour d'une pinte ou d'alcools plus relevés. Il se nourrissait certainement de toutes ses rumeurs et commérages que pouvait véhiculer les gens bourrés à ne plus connaître la définition du mot secret.

[Isshin] - En fait, ce serait surtout pour avoir des informations. Connaissez-vous le village le plus proche d'ici, en direction du pays du Feu ? Parc...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le tavernier l'interrompit d'une voix puissante.

[Tenancier] - N'en dit pas plus ! A voir vos mines de déterrés, je comprend ce qui a du vous arriver ! Vous avez certainement essayer de faire escale dans ce village de fous et vous avez préféré dormir à la belle étoile plutôt que de vous retrouver avec ces cinglés qui égorgent des poules pour un oui ou pour un non.

[Soujuu] - C'est un peu près ce qui nous est arrivé, comment avez-vous deviné ?

[Tenancier] - Vous n'êtes pas les premiers voyageurs à qui cela s'est passé ainsi. Je peux vous garantir que personne , ici, ne vénère de dieux ainsi. Tout au plus, un ou deux marins priant un dieu lié aux océans pour ne pas avoir de tempêtes surprises mais rien de vraiment comparable.

Un autre client rentra alors et il partit le servir, les laissant rassuré sur le village portuaire. ils savourèrent leurs bières tranquillement tout en écoutant d'une oreille distraite les conversations des autres clients...
Hana Aisu
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MessageSujet: Re: Un petit village portuaire.   Dim 24 Mar - 18:07

20 – La Fuite

Kensichi s’en rendait compte à présent. Il s’en rendait même de mieux en mieux compte.

Il était dans la merde.

Plus il réfléchissait, et plus il réalisait qu’il n’y avait absolument aucun autre terme pour qualifier la situation. Sa respiration s’emballa, et il fit un effort de concentration pour ne pas paniquer. Il devait rester concentré. Concentré sur la recherche d’une solution, et pas sur l’apitoiement. A côté de lui, Hana remua lentement, et murmura quelques mots. L’adolescent l’observa. Il n’arrivait toujours pas à savoir ce qu’il pensait vraiment de la jeune fille. Elle lui avait menti, encore et encore, mais cela pouvait se comprendre. Si lui même avait été un déserteur, il n’aurait pas dévoila au premier inconnu venu sa véritable identité. Non, ce qui troublait le plus Kensichi, c’était que Hana était une adversaire de Konoha, alors qu’il était lui même un allié de ce village. Ils étaient ennemis l’un de l’autre.

Alors pourquoi, pourquoi lui avait-il sauvé la vie ?

Il ne l’avait pas choisi. Ca il en était sûr. Bien évidemment, c’était lui qui avait agit. C’était lui et personne d’autre qui avait frappé Shin’jin au visage pour l’assommer puis qui s’était élancé par la fenêtre pour rattraper la jeune fille. Et c’était encore lui qui l’avait traîné jusqu’à la rive toute proche pour se glisser dans l’eau de la rivière et se laisser porter par le courant.

Mais pourquoi avait-il fait ça ?

Tout s’était passé tellement vite qu’il n’avait pas eu le temps de vraiment comprendre ce qui se passait, ou ce qu’il faisait. Ce n’était pas sa raison qui avait ordonné à ses muscles de se mettre en mouvement pour frapper son ancien ami et sauver sa nouvelle ennemie.

Alors quoi ?

Hana toussa. Elle était en sueur. La blessure qui lui barrait le torse était impressionnante et Kensichi n’entendait rien à la médecine. Si Hana n’était pas assez robuste, elle mourrait. Et lui serait seul pour répondre de ses actes.

La rivière se jetait quelques kilomètres plus loin dans un petit bras de mer, et c’est là que Kensichi était sorti de l’eau. Il aurait souhaité se laisser dériver plus longtemps, mais il peinait à maintenir Hana à la surface, et se sentait bien trop épuiser pour continuer.

« Ils vont être sur nos traces », avait-il songé. « Il va falloir partir et vite… »

Il n’était pas surprenant que Shin’jin ai pu reconnaître Hana aussi rapidement. Il était connu pour être, de tous les membres indépendants de l’école du Renard, celui qui entretenait les meilleurs relations avec le village de Konoha. Il passait son temps entre Kawa et Konoha, et devait très probablement en revenir lorsque Kensichi et Hana était entré dans le refuge. Hana avait plutôt bien joué son bluff… Mais la malchance s’en était mêlée.

Ce que Kensichi comprenait moins, en revanche, c’est pourquoi ils n’avaient pas été interceptés. Il était plus que probable, en effet, que des patrouillent aient sillonné les environs dès l’instant de leur fuite. Alors comment avaient-ils réussis à se glisser entre les mailles du filet ?

La question resta sans réponse. Peut-être n’avaient-ils même pas été pris en chasse ? A moins qu’ils n’aient été attendus plus au nord, vers le port principal ? Kensichi ne le saurait probablement jamais.

Hana était toujours inconsciente, et, même si elle venait à se réveiller, son état ne lui permettrait pas de voyager à un rythme normal. Il aurait fallu trouver un médecin, et vite, mais Kensichi n’en connaissait pas. Et il était sûr et certain que tous les Eiseis du coin devaient être sous surveillance. Non, il leur fallait impérativement quitter Kawa. Les choix étaient limités. Le bateau serait leur seule solution. Mais où le prendre ? Kensichi avait sa petite idée… Le port principal devait être surveillé, mais il y avait, à quelques kilomètres plus au sud en longeant la côte, quelqu’un qui pourrait l’aider.

Avec un soupir, Kensichi se redressa. La nuit était passée à présent, et il était plus que temps de quitter l’abri sommaire qu’un énorme rocher incliné leur avait offert. Il s’approcha de Hana et la secoua faiblement, espérant le réveiller. Comme elle ne bronchait pas, il vida sur elle une moitié de sa gourde d’eau fraiche.

Hana – Yahei… arrête…


Kensichi – Hana ? Hana, tu m’entends ?

Hana – Où est-ce qu’on est ?


Kensichi – On est caché. On a presque réussi à s’enfuir, mais il va falloir qu’on se déplace maintenant.

Hana – Je veux …. Rentrer… au village…


Kensichi – On ne peut pas Hana ! Je vais te mettre sur mon dos, essaye de te tenir autant que possible d’accord ?

Hana – T’arriveras… pas à me porter…


Kensichi – Bien sûr que si, je suis assez costaud pour deux…

Hana – Cost… aud comme… un Aburame… oui…


« Elle délire à pleins tubes, là… »

Kensichi – Je ne sais pas à qui tu crois t’adresser, mais tu te plantes… Aller, on y va !

Il la prit dans ses bras, et la déposa sur son épaule. Puis, il se mit en route.

« Y a plus qu’à espérer que Akimasa est un homme de parole… »

***

« Dès l’instant où je me suis réveillée, j’ai su que quelque chose n’allait pas. Je n’aurais pas su dire quoi. C’était… Comme la sensation tenace d’oublier quelque chose quand on part pour un long voyage. Je savais que quelque chose m’avais échappé, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Du moins, pas pendant les trois premières secondes.
Certaines vous diront que la douleur est rouge, ou noire. D’autres, que c’est un puits de lumière qui vous aspire. La sensation que j’avais, moi, c’était un silence. Un putain de silence à n’en plus finir. Un silence qui me remplissait tellement la tête qu’il ne laissait de place pour rien d’autre, et surtout pas pour la réflexion.
La plaie que j’avais au ventre… Pour être franche, je ne l’ai jamais regardé. Ou alors seulement un peu… Je n’avais pas le courage. Je n’ai jamais été très courageuse vous savez.
Je me suis rappelée assez vite ce qu’il s’était passé, même si je n’arrivai pas à comprendre comment j’avais été reconnue aussi vite. Kensichi m’expliquerait plus tard que l’homme qui m’avait attaqué était un des plus grands alliés de Konoha au sein de l’école du Renard. Conneries… Je commence à me demander où est-ce que j’ai pu accumuler autant de mauvais karma…
Je l’ai appelé Yahei… Kensichi… Je l’ai appelé Yahei. Tu te rends compte ? Je croyais vraiment que c’était lui… J’aurais bien aimé en fait… Des fois, j’aimerais bien tout recommencer, tu sais… Revivre encore et encore les débuts de l’équipe, les entrainements, les missions sans intérêt. C’était chiant, mais simple à vivre.
Les choses sont ce qu’elles sont et ils ont tué Yahei.
Sa mort avait été inévitable. Elle était le fruit de décennies d’évolution, de changements… Des décennies qui avaient menés à la création de ces Villages maudits, à la désertion de ces deux Nuke Nin de Kumo, à la confrontation entre Yahei et Hideki.
J’aime bien Kensichi. Il me fait rire. Il me fait un peu penser à Yahei.
J’ai mal.
Vraiment…
Peut-être que je vais mourir, moi aussi ?


***
Deux jours plus tard, dans le port de Cha.

Akimasa – Vous y êtes…

Kensichi – Putain… enfin…

Akimasa – Je sais que tu préfères pas en parler, mais ta copine, là… Elle va claquer si tu ne fais rien…

Kensichi – Akimsasa, fais moi plaisir, concentre toi sur ta manœuvre et laisse moi éponger le sang des mes amies tout seul…

Il avait beau avoir dis ça sur le ton de la plaisanterie, Kensichi était loin d’être détendu. Même si l’état de Hana s’était plutôt stabilisé au cours des derniers jours, elle était loin d’être tirée d’affaire.

« Au moins, elle ne… on ne devrait pas être recherché à Cha. Et on y trouvera bien un foutu médecin pour la remettre d’aplomb… »

Le bateau heurta le sable de la plage avec un bruit sourd, et Kensichi faillit perdre l’équilibre.

Kensichi – C’était prévu ça ?

Akimasa – Plus ou moins… Je mettrai les pieds dans l’eau pour repartir, c’est tout…

Kensichi – L’avantage d’avoir une barque…

Akimasa – C’est un bateau..

Kensichi – Un bateau de deux mètres… C’est une putain de barque ! Quand je suis venu chez toi pour te demander de l’aide, tu aurais pu me filer autre chose que ça !

Akimasa – Hé ! On est arrivé, et sans problème, alors calme toi…

Avec un soupir, Kensichi prit Hana dans ses bras, et se laissa tomber dans l’eau. Il en avait jusqu’à la taille.

« Et merde… »

Akimasa – Tu feras attention quand même…

Kensichi – T’en fais pas… Et… Merci quand même pour le bateau…

Akimasa – Je te devais bien ça après tout ce que tu as fait pour moi !

Kensichi – On est quitte maintenant ! Allez, rentre chez toi, le vieux !

Akimasa – Et toi, évite de te faire tuer…

Le vieux pêcheur agita une dernière fois la main, puis il sauta à l’eau et commença à traîner son embarcation vers le large. Kensichi le regarda un instant, puis se mit en marche. Il était tard, et les chances de trouver un médecin à cette heure étaient nulles… Il fallait en revanche trouver un endroit ou dormir.

Hana – On est … arrivé ?

Sa voix était faible, ce qui était autant du à sa blessure qu’au très violent mal de mer dont elle était victime.

Kensichi – Dans dix secondes, on y sera… Il y a des maisons là bas, on trouvera bien une taverne quelconque ! On y passera la nuit, et demain, on te trouvera un médecin.

Ils mirent plus de temps que prévu à sortir de l’eau. Kensichi n’arrêtait pas de glisser sur le sable traître, et manqua plusieurs fois de mettre carrément Hana à l’eau. Puis, enfin…

Kensichi – Pas trop tôt… J’ai un peu envie d’être au sec, tu vois…

Hana – Pose moi…

Kensichi – Je peux te porter, encore, hein…

Hana – Je préfère marcher… Et on aura l’air bizarre si on rentre comme ça…

Kensichi – Ca se tient… Tu vas y arriver ?

Il déposa la jeune fille sur le sol, qui se cramponna à son épaule.

Hana – Comme ça, je peux le faire.

Et ils traversèrent en boitillant les rues. Kensichi se dirigea vers une des auberges qui longeait le port, mais Hana le retint.

Hana – Ce sera rempli de marins. Et les marins qui viennent de Kawa sauront que l’on est recherché…

Ils jetèrent finalement leur dévolu sur une petite taverne, située. plus en retrait de la mer. Hana toujours cramponnée à lui, Kensichi ouvrit la porte et se dirigea vers le comptoir derrière lequel siégeait l’aubergiste.

Il ne fit pas attention aux clients de la taverne.

Hana non plus.

Ils avaient tort.

Soujuu Aisu
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MessageSujet: Re: Un petit village portuaire.   Sam 30 Mar - 15:44



L'après-midi se passa tranquillement pour une fois et ils purent se balader dans le village sans tomber sur quelconque bandit ou prêtre d'un culte païen. Ils apprirent que le port entretenait des échanges commerciaux réguliers avec Kawa, le pays des rivières et le village se développait lentement mais surement à la faveur des taxes. Le port restait encore un endroit particulièrement sale et ils n'y passèrent pas plus de temps que nécessaire.

Alors que la nuit commençait à tomber sur le village, ils s'installèrent dans leur chambre en attendant l'heure du souper. Ils en profitèrent pour faire le point sur leur voyage et sur ce qu'ils comptaient faire par la suite.

[Soujuu] - Le village m'a l'air de correspondre à ce que je recherche. A ce que j'ai pu entendre, les marins se font régulièrement attaquer par les pirates. Je n'aurais donc pas trop de problème à me faire engager pour les protéger eux et leurs précieuses marchandises.

[Isshin] - Moi également, ils n'ont un peu près rien qui se rapproche de près ou de loin à un médecin. Je pourrais facilement devenir le médecin du village et en cachette réaliser mes expériences. Il me faudra juste un petit temps avant de pouvoir construire une base adéquate pour mes travaux.

[Soujuu] - Le tout reste à savoir si j'ai vraiment envie de me poser et de travailler comme mercenaire... *se laisse tomber sur son lit* Maintenant que je me suis enfin arrêté de courir pour prendre le plus de distance possible entre Kiri et moi, j'ai enfin le temps de réfléchir.... Et, je sais vraiment pas où j'en suis ni se que je veux vraiment faire de ma vie. Autant, avant que cette chose qui est dans ma tête n'interviennent, je voulais juste servir Kiri et rester avec Maï jusqu'à la mort mais là, j'ai tout perdu de ce qui faisait mon identité. Il ne me reste plus que le katana de mon grand-père pour me rattacher à mon passé.

[Isshin] - Je peux difficilement t'aider avec ma propre expérience puisque mon rêve depuis que je suis bambin n'a jamais changé. Cette soif de connaissance ne se tarira pas tant que je n'aurais pas découvert tous les secrets de ce monde. Pour toi, peut-être, dois-tu encore chercher le sens à ta vie, ce qui te poussera à survivre quoi qu'il puisse t'en coûter ? Peut-être dois-tu simplement explorer un peu plus ce monde si vaste qu'est la notre pour répondre à cette question ? Ou alors me laisseras-tu disséquer ton corps pour percer les mystères de ton deuxième esprit ?

[Soujuu] - Même pas en rêve ! *rire complice* Oui, tu as sans-doute raison. Il y a sans-doute énormément de chose que j'ignore encore... *regarde pensivement et passivement le plancher sous ses pieds* Puis, je peux essayer de me faire accepter dans un Dojo pour suivre la voie de mon père ainsi que mon grand-père avant lui.

[Isshin] - Je te propose de laisser ses questions pour plus tard car je meurs de faim !

C'est ainsi qu'ils s'installèrent sur une table dans un coin de la pièce et commandèrent un sanglier rôti à la bière, spécialité de la maison. Délicieux mélange entre la viande porcine et la délicatesse du houblon, ils dégustèrent leur imposante pièce de viande en observant les autres consommateurs. Tandis que la pièce baignait dans une chaude lumière provenant du feu crépitant dans la cheminée de la salle à manger, les consommateurs consommaient leurs consommations dans une ambiance bonne enfant. Au bar, les bières coulaient à flot dans les gosiers mais également sur les sièges rehaussés de cuir des clients déjà trop beurrés pour aligner le saint breuvage et leur bouche rehaussée d'une moustache.

Il se faisait tard et peu de personnes rentraient encore. De ce fait, il put apercevoir facilement un couple rentrer avec une démarche particulière. En effet, l'homme semblait maintenir la femme pour l'empêcher de tomber, cette dernière lui paraissait d'ailleurs familière comme s'il l'avait déjà croisé auparavant... Mais où ? Plutôt grande et élancée... Si seulement, il pouvait voir ses yeux, il était sur de pouvoir la reconnaître. Comme pour répondre à son appel silencieux, elle tourna la tête dans sa direction et bien que son regard semblait aussi vide que celui d'un imberbe nudiste dans une soirée cuir&moustache, il l'a reconnu immédiatement. C'était la fille qu'il avait failli trucider dans le pays du feu et sauvée in-extrémiste par son regard au pouvoir particulier.

Comment s'appelait-elle encore ? Alla ? Lala ? Nala ? Hanabelle ? anaconda ? Non c'était plus court... Hana, c'est ça ! Félicitant sa mémoire infaillible, il promit à Isshin de ne pas être long et vint à la rencontre de la miss aux yeux envoûtants. Alors qu'elle était assis au bar en compagnie de l'inconnu qui lui servait de béquille vivante, il l'interpella.

[Soujuu] - Hana ?! C'est toi ?

Simple question rhétorique mais il n'avait pas trouvé mieux pour l'appeler. Au moment où il finit de prononcer son nom, son acolyte avait fait volte-face et lui adressait alors deux yeux ronds de surprise en baragouinant des paroles incompréhensible pour le commun des mortels tout en lançant des regards inquiets à Hana. Peut-être aurait-il mieux fallu de les aborder de face... Cette dernière se redressa et demanda à sa béquille humaine d'aller voir plus loin si on y était.

[Hana] - Soujuu ? Qu'est ceque... qu'est ce que tu fais là ?

[Soujuu] - Et bien, je t'avais dit que je voulais me faire oublier au pays de Cha... et bien on y est ! C'est plutôt à moi de te poser la question !

[Hana alias "Mizuki"] - J'ai eu... des soucis... je... ne m'appelle pas Hana, appelle moi Mizuki. Pour le moment en tout cas... Je... J'ai du fuir le Pays du Feu...

[Soujuu] - *haussement de sourcil intéressé sur son nouvel état de réfugié politique* Ok, va pour Mizuki. Je te souhaites la bienvenu dans le cercle très fermé des nukenins ayant survécus à la fuite de leur village ! * rire* ... Et ton ami aussi s'est enfuit ?

[Hana alias "Mizuki"] - C'est un peu plus compliqué... Techniquement, je crois qu'on est adversaire.. mais je ne sais pas... il me suit... et m'a aidé. J'ai été blessé au cours d'une escarmouche à Kawa, et je cherche à me planquer ici...

[Soujuu] - Tu as l'air de t'être fait salement amoché à voir tes bandages, que dirais-tu de manger avec nous *pointe du doigt Isshin qui les regarde depuis le début d'un regard curieux*, c'est un ami, il est dans le même cas que nous. On pourra mieux discuter autour d'une bonne bière et j'ai l'impression que tu en aurais bien besoin *sourire encourageant*

[Hana alias "Mizuki"] - *à un sourire* Oui... ça a été plutôt violent... Je te suis... m’asseoir me fera du bien !

[Soujuu] - tu ferais peut être mieux de rassurer ton ami d'abord, il a l'air un peu à cran là. Je vais déjà retourner à la table, tu nous rejoindra quand tu l'auras calmé sur mes intentions.

[Hana alias "Mizuki"] - J'arrive... T'en fais pas pour lui... Il ne nous posera pas de problème.

Satisfait de la tournure qu'avait pris la discussion, il retourna à table, non sans commander deux bière supplémentaires au préalable et entreprit de faire un bref résumé au nukenin de Kumo.

[Soujuu] - Désolé de t'avoir laissé seul mais j'ai reconnu une... euh.. on peut dire amie. Je l'avais rencontre lors de mon bref passage au pays du feu il y a une semaine et j'avais, comment dire... essayer de la tuer mais c'est une longue histoire et apparemment, entre-temps, elle est parvenue à devenir nukenin de Konoha. Je lui ai proposé d'en discuter autour d'une bière. Ah, elle s'appelle Hana mais elle a décidé de changer de nom pour pas se faire pister, il faudra donc l'appeler Mizuki.

[Isshin] - pas de problème, et son ami, tu le connais ?

[Soujuu] - absolument pas, j'avais justement l'intention d'en apprendre plus sur ses mésaventures à table.

[Isshin] - Ok, comme on dit : plus on est de fou, plus on rit non ? dit-il tout en rajoutant deux nouvelles chaises alors qu'ils s'approchaient justement d'eux en slalomant entres les tables de l'auberge.

MessageSujet: Re: Un petit village portuaire.   Jeu 11 Avr - 18:51

Spoiler:
 
La route était chaotique et la charrette était fréquemment prise de violentes secousses. Affalée dans le tas de paille entreposée à l’arrière de la carriole, Ogen semblait ne pas être affectée par ces ballottements qui auraient empêcher qui que ce soit d’autre de s’endormir. Le bruit de ses ronflements masquait presque le piaillement des mouettes qui planaient dans les airs à la recherche de nourriture.

« Petite ? Eh, petite ? » Hurla le conducteur de la charrette.

Ogen entrouvrit les yeux. La lumière du soleil l’aveugla un moment puis elle discerna plus clairement ce qui l’entourait. Elle entendit les mouettes et sentit l’embrun. La mer était proche.

« On est arrivés. » Poursuivit l’homme en tirant la bride du boeuf qui tirait sa carriole.

L’adolescente descendit de la charrette et s’ébroua à la façon d’un chien trempé, se débarrassant ainsi des brins de paille qui s’étaient logés dans ses cheveux et dans son kimono.

« Merci monsieur. » Dit-elle en s’avançant vers l’homme.

Celui-ci afficha un large sourire.

« D’ici tu peux atteindre le Pays du Feu par la mer. Tu gagneras au moins trois jours de marche. » La conseilla-t-il.

Ogen lui adressa un clin d’oeil et lui tourna le dos. Devant elle, en contrebas, un petit village portuaire se tenait fièrement face à l’immensité de la mer. Le soleil irradiait sa surface qui scintillait telle une myriade de diamants. Emerveillée, l’adolescente fut émue lorsqu’elle réalisa que son rêve était devenu réalité. Elle voyageait et découvrait le monde.
Soudain, son ventre gronda et elle se souvint qu’elle mourrait de faim. Elle se traîna jusqu’au village à la recherche de quoi se repaître.
En réalité, il s’agissait d’avantage d’un lieu-dit que d’un village. Mais plusieurs bâtiments étaient en construction ce qui démontrait la prospérité de cette région.
Dans les rues, un calme serein régnait. En revanche, les quais étaient agités d’une animation considérable.
Ogen décida de ne pas s’aventurer en ces lieux et se dirigea directement au coeur du village où elle trouva rapidement une auberge prometteuse. Le bâtiment était sommaire mais accueillant. L’adolescente poussa donc la porte de« L’auberge du Poisson Doré ». Une fois à l’intérieur, elle repéra immédiatement le bar et les cuisines d’où s’échappait une odeur de poisson frit qui exacerba son appétit.

« Qu’est ce que je te sert la petiote ? » Demanda le tenancier.

Ogen fourra sa main dans son kimono et en extrait ses maigres économies. Elle avait de quoi payer le bateau qui la conduirait jusqu’au Pays du Feu mais pas plus.

« Un verre d’eau s’il vous plaît. » Répondit-elle.

« On ne sert que ceux qui peuvent payer. » S’exclama-t-il l’air en pétard.

« Vous ne cherchez pas une serveuse par hasard ? Supplia l’adolescente avant d’ajouter : J’accepte d’être payée en brochette de poisson frit. »

« Bon, vas derrière le bar et apportes les boissons. » Finit-il par lâcher.

« Merci ! Vous n’allez pas le regretter. » S’écria Ogen en serrant la main du tenancier.

Elle se précipita donc derrière le bar, comme le lui avait demandé son nouveau patron, et commença à remplir des coupes de saké et des chopes de bière en souriant de toutes ses dents.
Le service allait bon train lorsque deux hommes à la dégaine étrange pénétrèrent dans l’auberge et s’installèrent sur les tabourets qui longeaient le bar. Une fois leurs boissons servies, l’un d’eux posa une question qui interpella l’adolescente. Ils désiraient savoir où était situé le village le plus proche en direction du Pays du Feu. Ogen, intéressée, prêta une oreille plus attentive à leur conversation. Elle fut surprise de la réponse du tenancier et commença à réaliser les dangers auxquels elle devrait faire face tout au long de son périple à venir.

Une fois sa discussion terminée, le tenancier s’avança vers Ogen. Il la dominait de plusieurs têtes même s’il était de taille moyenne et la peau de son ventre était plus tendue que celle d’un tambour.

« Tout le monde a été servi. Tu mérites bien ta brochette de poisson. » Dit-il en souriant, la mine guillerette.

Il s’engouffra dans les cuisines et en ressortit avec le repas qu’il avait promis à Ogen.
Cette dernière s’en empara et avala le tout d’une traite sous le regard effaré du tenancier.

« Merci beaucoup monsieur ! C'était délicieux. » Parvint-elle à dire malgré sa bouche pleine.

Avant de partir, elle voulut questionner les deux individus qui semblaient intéressés par le Pays du Feu. Elle aurait aimé avoir d’avantages de détails sur ce qui l’attendait là bas. Pourtant, au dernier moment, elle se ravisa. Elle ne voulait pas attirer l’attention et encore moins celle de ce genre d’individus.
L’estomac plein, Ogen s’avança vers la sortie. Mais au moment même où elle ouvrit la porte, deux personnes pénétrèrent dans l’auberge. Il s’agissait d’un jeune homme et d’une jeune femme brune, apparemment blessée, qui boutait. Elle avait l’air épuisée et mal en point. L’adolescente les dévisagea alors qu’elle manqua de les bousculer.

« Excusez moi. » Murmura-t-elle avant de sortir discrètement.

Une fois dehors, elle se précipita sur les quais à la recherche d’un passeur qui pourrait la mener en bateau jusqu'au Pays du Feu.
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