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 Marché - Rue Principale

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MessageSujet: Marché - Rue Principale   Jeu 9 Mai - 19:04


Marché - Rue principale



L'artère principale de Konoha traverse la ville de part en part tel une colonne vertébrale reliant les diverses parties du corps. Tout ce qui peut se vendre légalement dans le pays du feu se trouve rassemblé en cette longue allée bordée de chaque coté par des magasins de tout poil. Et qui dit de nombreux magasins veut également dire de très nombreux clients.

Dès l'aube, au réveil de la cité, la rue s'agite. Les commerçants profitent de cet instant de paix pour charger leur nouvelle marchandise et la disposer sur leurs étales. En effet, il ne faut guère attendre avant que les premiers "lève-tôt" n'arrivent, encore à moitié endormi, pour acheter de quoi déjeuner ou préparer le repas du midi. Suite à cela, la rue se remplit au fur-et-à-mesure de la matinée pour enfin atteindre son point culminant en début d'après-midi. Cette foule ne changera pas de toute la journée et atteindra même un autre point critique en début de soirée.

Au delà de l'aspect spatiale de la foule, un autre désagrément vous parvient rapidement. Le bruit. Véritable cacophonie permanente, cette rue est un enfer pour ceux à l'oreille fragile. Les autres sens sont , eux, épargnés. Les rues sont régulièrement nettoyées et la plupart des commerçants prennent soin de leur lieu de travail. L'odorat est quant-à-lui mis en valeur, entre les délicieuses odeurs émanant des divers restaurants et celle émanant des petites boutiques de bougie parfumée, on ne sait plus où y donner du nez.


Dernière édition par Maître du jeu le Sam 7 Sep - 19:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Sam 18 Mai - 15:46

Il y a quelques mois, près du port de Tate.

Une fois n'était pas coutume, mais Hisoka n'était derrière son bureau à étudier. Il traînait avec ses amis, discutant, assis sur l'herbe, profitant du beau temps. Les plus jeunes (comprendre les frères et les sœurs des adolescents que les parents leur avaient refourgués, histoire d'avoir la paix) jouaient tranquillement autour des grands. Les jeunes adultes discutaient de tout et de rien. Tous avaient des "métiers" différents. Les uns apprenaient à devenir pêcheur, d'autres charpentiers, certains tailleurs, bref, des métiers diverses et variés. Chacun échangeait ses connaissances avec les autres. Ils étaient toujours avides de connaissances, mais sans se réellement préoccuper des plus jeunes.
Soudain, un cri résonna dans l'air ambiant. Tous les jeunes adultes se regardèrent et repèrent rapidement l'origine du bruit. Tous les petits étaient attroupés autour d'un puits.

- Qu'est-ce qu'il se passe, les enfants? demanda Aya, une jeune femme rousse, quelque peu inquiète.
- Ko... Koen... Il... est tombé... commença Saya, sa petite sœur.
- Dans le puits? l'interrompit Hisoka.
- Oui...
- Et meeerde...

Tous les jeunes adultes repoussèrent les petits pour les éloigner du danger et aussi pour observer la situation. Hisoka se pencha doucement pour regarder. Ce n'était pas très jolie, comme situation. Le puits, qui avait été condamné par des planches, avait été abandonné depuis quelques années. Koen était tombé d'une quinzaine de mètres et était coincé entre les planches qui avaient, fort heureusement, bloqué sa chute. Hisoka enleva sa veste.

- Attends, Hisoka. Qu'est ce que tu comptes faire, demanda Aya.
- Je vais descendre le chercher.
- Nan, mais ça va pas, la tête? s'emporta Sato, un petit gringalet. Tu vas te rompre le cou!
- Je suis désolé de me mettre de son côté, mais tu vois une autre personne capable d'y aller? demanda Honda, un jeune homme à l'embonpoint prononcé.
- Non... Pas vraiment, admit Sato.
- C'est décidé. En plus, le temps qu'on aille chercher du matériel, Koen risque de tomber. Et, je ne sais pas pour vous, mais, je ne tiens pas vraiment à connaître la profondeur de ce puits.

Pendant que les autres se posaient des questions sur la sagesse de descendre comme, ça, Hisoka se hissa sur la margelle du puits. Il jeta un coup d'œil à Hitomi, une jeune femme blonde, qui parti aussitôt chercher la mère de Hisoka et accessoirement, du matériel.
Le jeune homme commença lentement sa descente. Il remercia, en silence, la nature qui l'avait doté de cette taille et de cette constitution. En effet, en collant son dos contre la paroi et en maintenant ses genoux légèrement pliés, ses pieds touchaient la paroi opposée. Tout doucement, il commença à se laisser glisser. Il descendait centimètre par centimètre. Il ne souhaitait pas se louper et tomber sur Koen, risquant, au mieux de le blesser, au pire... Hisoka ne préférait pas y penser. Il soufflait lentement, tandis que les voix de Aya et de Sato lui parvenaient, lançant des paroles rassurantes au petit garçon qui se trouvait sous lui. La descente dut longue. Très longue. Près de dix minutes. Mais, finalement, il parvint quand même à atteindre Koen.

- Tout va bien se passer. Tu sais que tu un garçon courageux. Bon, maintenant, on arrive à la phase délicate. Il va falloir que je te hisse pour te mettre sur mes jambes. Ok?

Koen était trop terrifié pour pouvoir parler. Il ne put que hocher la tête. Hisoka se cala confortablement (la blague!) et écarta doucement les genoux. Puis, il passa ses deux mains dans le trou jusqu'à ce que ses doigts crochent dans la veste de Koen. Hisoka n'avait qu'une confiance toute relative quant-à la résistance de ce bout de tissu. Aussi, descendit-il ses doigts jusqu'à qu'ils agrippent fermement les épaules du petit garçon. Hisoka tira doucement, mais le corps de Keon résista. Avec grognement digne d'un ours mal léché, le jeune homme tira d'un coup, arrachant un petit cri au jeune garçon, plus par surprise que par douleur. Dans le mouvement, Hisoka manqua de vigilance et commença à glisser vers le bas. Il ne dut son salut qu'au fait que les planches qui avaient retenu Koen étaient encore présentes.

- Ok, bonhomme. Tu mets une jambe de chaque côté de mes hanches. Oui, comme ça. Et tes bras, tu les passes autour de mon cou. Accroches-toi bien, on va remonter.

Hisoka poussa un long soupir. Il avait menti à Koen. Le plus dur allait être la remontée. Lentement, très lentement, Hisoka commença à se redresser, mettant chacune de ses mains de part et d'autre de lui, appuyées contre la paroi. Puis, se disant que ça allait le gêner plus qu'autre chose, il enleva ses chaussures. Heureusement qu'il n'avait pas mis ses bottes comme à son habitude. Les chaussures tombèrent au fond du puits, mais seulement au bout de ce qui sembla être une éternité à Hisoka. Il tendit l'oreille et les entendit tomber dans de l'eau. Ou un quelconque autre liquide du même genre. Il écarta les jambes de manière à avoir un pied sur chaque paroi, à l'exacte verticale de ses mains. Puis, il entreprit de remonter.
Il souleva son pied droit et le reposa dix centimètres plus haut. Puis, il souleva son pied gauche et le reposa dix centimètres plus haut. Il se retrouva donc légèrement courbé. Il donna un coup de reins pour se redresser, tout en décalant ses mains de quelques millimètres. Dès que son dos fut bien droit, il claqua ses paumes contre la paroi, pour se bloquer à nouveau. Puis, il répéta le mouvement ainsi de suite, afin de continuer son ascension.
Au bout d'une dizaine de minutes, Hisoka n'avait progressé qu'un mètre... Il ne put s'empêcher de pousser un énorme soupir de découragement. C'est alors qu'il vit poindre le bout d'une corde devant ses yeux. Il leva les yeux et vit que ses amis avaient été cherché de quoi l'aider à remonter. Il se cala à nouveau le dos contre la pierre froide et les pieds à l'opposé. Une fois bien calé, il saisit la corde et l'attacha fermement autour de la taille de Koen. Puis, il fit signe à ses amis de tirer sur la corde. Ses amis l'avaient passée par la poulie. Aussi, lorsqu'ils commencèrent à tirer sur la corde, Koen s'éleva dans les airs en douceur. Cela ne prit que quelques minutes pour le remonter, puis quelques minutes supplémentaires pour le détacher, repasser la corde dans la poulie et la faire redescendre jusqu'au jeune homme. Mais cela lui parut une éternité. Mais, finalement, son ticket de sortie lui apparut sous les yeux. Il fixa donc la corde autour de sa taille, puis il fit signe de tirer dessus. Dès que la corde se tendit, il entreprit de se redresser pour finir par venir coller son torse contre la paroi du puits. Puis, il entreprit d'escalader, purement et simplement, les pierres. En effet, ces dernières n'étant pas toutes parfaitement jointes, Hisoka pouvait bénéficier de prises ici et là. Et lorsque l'une d'elles étaient trop loin, ses amis, en haut, le tiraient à la simple force de leurs bras.
Tant bien que mal, Hisoka finit par atteindre le bord du puits. Mais, au moment où il allait agripper la margelle, la vieille poulie finit par rendre l'âme. Privé soudainement d'un soutien, Hisoka commença à basculer en arrière, sans pouvoir se rattraper, les deux bras brassant l'air, comme s'il souhaitait s'envoler. C'est alors qu'une solide poigne l'attrapa par le bras, le retenant... quelques secondes, avant de basculer avec Hisoka. Ce dernier se voyait déjà au fond de l'abîme, au mieux blesser, au pire... Il ferma les yeux, histoire de ne pas être trop déprimé de voir la lumière s'éloigner. Mais, à sa surprise, il ne sentit pas l'air glisser autour de lui, comme il s'y attendait.

- Tu peux ouvrir les yeux.

Hisoka s'exécuta. Et eut la surprise de voir un jeune homme, vingt - vingt-cinq ans, les deux pieds posés sur la paroi du puits, comme par magie.

- Je ne vais pas pouvoir tenir comme ça indéfiniment. Si tu pouvais t'accrocher à une pierre, ça me soulagerait. Tu pèses ton poids, quand même.

Cette dernière remarque tira Hisoka de sa contemplation. Il s'accrocha à la paroi, tout en bougonnant qu'il n'était pas gros et que c'était ce type qui avait du fromage dans les bras et gna et gna et gna. Après quelques minutes, il sortit enfin du puits. Plusieurs adultes, au nombre desquels la mère de Hisoka, étaient présents, pratiquement tous autour du petit garçon. Hisoka se frotta machinalement le bas du dos.

- Est-ce que ça va? demanda le type qui lui était venu en aide et que Hisoka ne connaissait pas.
- Hein? Euh... Oui. Pourquoi?
- Tu te frottes le dos.
- Ce n'est rien. Je me suis juste froissé les muscles du bas du dos.
- Tu n'as pas réellement eu le temps de t'échauffer avant de descendre?
- Ouais, c'est vrai. Mais bon, je devrais pouvoir régler ça sans trop de problèmes.
- Vraiment?
- Ouais. Si je n'y arrive pas par moi-même, ma mère le fera.
- Ce que tu as réalisé est assez impressionnant. Surtout pour un jeune homme de ton âge avec des compétences normales.
- C'est sûr que ce que tu as fait est autrement plus impressionnant...

Le type eut un mouvement de la main comme pour chasser cette remarque.

- Ce n'est pas grand chose.
- "Ce n'est pas grand chose" qui dit. Comme si tout le monde pouvait s'accrocher à un mur par les pieds.
- Et bien, effectivement, tout le monde peut le faire. Mais il faut suivre un entraînement spécial. Je pense que tu as du potentiel. Si tu veux, je peux faire en sorte que tu bénéficies de cette formation... particulière...

Aujourd'hui, dans le village de Konoha.

Hisoka déambulait dans la rue principale du village caché de la feuille. Tous ses sens étaient en alerte. En effet, le bruit et les odeurs l'assaillaient de toutes parts. Avec son simple baluchon sur l'épaule, il se faisait l'effet d'un véritable touriste.
Il fouilla quelques minutes dans l'une de ses poches et en ressortit une feuille. Il l'a déplia et relut encore fois l'adresse. Iruma Ito, le jeune shinobi qu'il avait rencontré dans le port de Tate, lui avait proposé de l'héberger jusqu'à ce que Hisoka est un travail lui permettant de se payer son propre loyer.
Il n'y avait plus qu'à...
Ibuki Senjago
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Jeu 20 Juin - 16:46

La Rupture
[suite de : Guet-Apens]

Ren se réveilla, pourtant l'esprit encore très embrumé.  Une force invisible le pressait à reprendre conscience, bien que son corps suivait derrière, ses muscles émettant plusieurs contractions pour reprendre le dessus.  Se furent d'abord ses yeux, sa vue, qui se sensibilisa à l'environnement.  Le corps de l'Uchiha se trouvait en plein centre d'une rue, qu'il reconnut et identifia à la principale de Konoha.  Une fois ses oreilles éveillées, le bourdonnement familier des passants, cette énergie sonore, le frappa de plein fouet, et le garçon remarqua qu'il était pris entre deux flots de passants.  Puis, une fois que son toucher revint, il s'épouvanta de voir qu'il marchait, contre cette marée, humaine, jouant du coude pour avancer.  L'aspirant semblait se diriger vers les bonnes odeurs de beignets encore chauds...
Sans s'en rendre compte, l'aspirant accepta cette réalité et continua son manège, jusqu'à parvenir à franchir le fleuve et s'agripper au stand qui le titillait l'olfaction.  Il sortit sa bourse, paya ses beignets et s'empressa de les engouffrer.  Un large sourire inconscient illumina ses traits, alors que ses yeux se plissaient de plaisir.  Il en enfourna un second, reprenant sa marche, mené par les autres, sur son radeau olfactif en dérive...
Mais au tournant d'une rue, il s'arrêta soudainement.  Quelque chose clochait.  Ces beignets n'avaient pas bon goût.  En fait, ils ne goûtaient rien.
Ren recracha les beignets, s'étouffant presque.  Une main sur le mur, il tentait de se faire vomir.  Sa réaction était instinctive, tandis que son esprit logique tentait d'analyser pourquoi il agissait ainsi.
Puis le garçon eut un flash.  Une feuille, dans sa poche de pantalon arrière, pliée en quatre.  Il y plongea rapidement la main, ouvrit l'indice...  Et rien.  Une page blanche.
Quelque chose clochait mais quoi ?  Cette feuille...  Ren ferma les yeux, soudainement pris d'une migraine.  Sa tête, son inconscience...  On tentait d'infiltrer son esprit, crut-il.  Ce fut d'abord des taches de couleur qui se juxtaposèrent dans sa vision mentale...
Et... Et...  Où était-il ?  Ce n'était pas Konoha.  Où était-il ?

Le garçon, affolé, se mit à quatre pattes, cherchant une trape secrète.  Nul ne faisait attention à lui, Ren était oublié de tous.  Mais il ne s'en souciait guère, car peu à peu, les passants s'évaporèrent un à un, et les échoppes se dissipèrent.  Le quartier, bien que le temps était au beau fixe, s'endormit, laissant seul l'Uchiha contre son mur, sur sa trappe fictive.  Ren releva la tête, apeuré.  Les yeux écarquillés et le teint pâle, des gouttes de sueur perlaient à son front.  Une silhouette, au milieu de la route, s'affina, plongée dans la pénombre qui n'était, pourtant, pas présente en pleine route, le soleil de Konoha haut dans le ciel.
L'Uchiha ferma les yeux et les rouvrit.  Il n'était plus dans la rue Principale mais dans une pièce très sombre, d'où la seule lumière, diffuse, provenait d'une lampe de papier.  La silhouette semblait le toiser longuement, tandis que le garçon, interdit, tentait de remettre de l'ordre dans ses idées.
La silhouette parla, d'une voix humaine : « L'esprit contrôle tout.  Tu es parvenu à te défaire de mon genjutsu.
L'es... l'escalier ! ne parvient qu'à dire l'aspirant, comme hypnotisé par cette foutue trappe invisible.
Ah oui.  Tiens, le voilà, il est juste là. »
Les marches descendaient qu'à seulement quelques centimètres de l'endroit où les cherchait Ren. « Je... Oui... Vous... La tour !  Akane !  Est-ce donc... ça ?  Le genjutsu ?  Terrifiant...  Puis-je...  Pouvez-vous m'apprendre ? »
Makuren haussa un sourcil blanc.  Étrangement, l'Uchiha parvenait parfaitement à le discerner.  En fait, il n'était plus dans cette pièce sombre mais dans une pièce banale, affublée de différents meubles du quotidien.  Makuren était un homme au teint très pâle, les cheveux en bataille comme s'il venait de lever sa tête de l'oreiller. « Mh.  Je ne crois pas, non.  T'apprendre le genjutsu...  Cela reviendrait à t'apprendre comment penser, ce qui est impossible, même pour un démon.  Oui.
Mais ! fit d'abord contrarié Ren, pour ensuite se raviser.  L'esprit contrôle tout, c'est bien ça ? (Makuren ne fit rien, mais Ren n'avait pas tord.)  Donc, en somme...  Oui, je vois.  Vous ne pourriez pas m'apprendre à penser, mais m'aider à penser.  Diriger mon esprit, comme un maître de pensée.  C'est logique.  Dévelloper mon corps au chakra, user de ma tête pour... plonger mes adversaires dans un genjutsu...  Tout cela doit venir d'abord de moi, de ma propre conscience de... suspendit l'aspirant, et Makuren d'hocher de la tête, l'air sévère.  De mon esprit, qui contrôle tout.  Ah ben !  Mec, c'est tout simple ! dit tout fier, le très grand sourire aux lèvres, l'Uchiha.
En théorie oui.  Enfin.  Viens, que je te montre les bases.  Maîtrises les d'abord et nous enchaînerons, la semaine prochaine, ensuite.  Ne me déçois pas...  Peu sont parvenus à faire ce que tu as fait, aujourd'hui.
Bien... heu... maître ? sourcilla Ren. »


Technique demandée:
 



MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Sam 29 Juin - 10:36

Hisoka venait d'apprendre à utiliser son corps au mieux pour augmenter la puissance de ses coups, au corps à corps. C'était un bon début. Mais, entre deux séances de tortures avec la sorcière, Hisoka avait découvert qu'il n'y avait pas que le taï-jutsu et le ken-jutsu, dans la vie d'un shinobi.
Il existait une capacité appelée chakra. Et de cette dernière découlaient plusieurs disciplines. Ainsi Hisoka avait entendu parler pour la première fois de nin-jutsu et de gen-jutsu. Et appris, par la même occasion, qu'il existait des techniques aptes à entraîner la destruction comme la manipulation.

Akane n'ayant ni le temps ni l'envie (partagé par Hisoka) d'enseigner les bases du chakra au jeune aspirant ninja, ce dernier se mit, sur les conseils de la jeune sorcière, en devoir de rechercher un dénommé Makuren. Le jeune homme ne savait pas si cela concernait son prénom ou son nom. Il savait juste qu'il s'agissait d'un chunin de 26 ans, qui maîtrisait le gen-jutsu (et ses balbutiements) mais qui jouait souvent les filles de l'air.

Hisoka avait traîné ici et là, dans le village, à la recherche de la moindre piste sur cet étrange personnage et avait fini par avoir son adresse. Aussi, sûr de son fait et déterminé à percer les secrets du chakra, le jeune homme avait été campé (au sens propre du terme) devant la porte de Makuren. Il était inévitable que ce dernier finisse par retourner chez lui à un moment ou à un autre.

- Que fais-tu là?

Hisoka sauta sur ses pieds en entendant la voix et tourna la tête vers l'origine de la voix... et vrilla son regard sur celui du jeune homme en fasse de lui.

- Je veux que tu m'apprennes à manipuler le chakra!
- Rentre chez toi! claqua la voix de l'homme.

Hisoka, comme dans un rêve, se leva et ses pieds se dirigèrent vers l'auberge où il dormait habituellement. Arrivé chez lui, il resta un moment sans voix. Il se regarda dans la glace de sa chambre. Il ne parvenait pas à comprendre ce qu'il venait de se passer. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il était rentré chez lui sans poser de question à Makuren. Mais il refusa de laisser tomber. Il était certain que ce type était la bonne personne.
Aussi, décida-t-il d'y retourner aussi sec. Il retrouva aisément l'appartement de l'homme en question. Et se remit à camper devant la porte. Cette fois-ci, il dut patienter deux jours complets, avant de revoir Makuren.

- Encore toi?

Hisoka se leva immédiatement et regarda le chunin droit dans les yeux...

- Ramasse tes affaires! Et vas voir à l'arène si j'y suis!

De nouveau, Hisoka eut cette étrange sensation. Et, il eut subitement envie d'aller faire un tour du côté de l'arène. Une fois arrivé là-bas, il ne put s'empêcher de se demander ce qu'il faisait là. Loin de se décourager et bien décider à comprendre, d'une part, le fonctionnement du chakra et, d'autre part, ce qu'il se passait avec ce Makuren, Hisoka repartit à l'appartement du chunin.
Pendant les jours qui suivirent, après chaque rencontre avec le professeur de gen-jutsu, Hisoka se retrouvait à des endroits sans en comprendre la raison. Il y eu d'abord l'administration, où l'hôtesse d'accueil regarda le jeune homme un peu perplexe. Puis, il y eut la taverne des marchands où les conversations cessèrent à son entrée, avant de se retrouver au coeur de la forêt du parc Seibetsu. Après vint encore une multitude d'endroits, ce qui permit, quand-même, à Hisoka de découvrir des facettes du village qu'il n'aurait jamais soupçonnée.

Ce petit manège dura une semaine. Au bout de laquelle Makuren finit par dire :

- Tu fais preuve d'un remarquable entêtement.
- Têtu, c'est mon deuxième prénom.
- Tu as plus que largement échoué à mon test. Mais... Ta détermination force l'admiration. Aussi, je vais écouter ta requête.
- Mer... Merci. Alors... Je suis un aspirant ninja. Et la sor... prof de taï-jutsu m'a expliqué qu'il existait un truc appelé chakra que tout shinobi digne de ce nom devait maîtriser. Et elle m'a donné ton nom. En me disant que tu serais plus à même qu'elle de m'enseigner.
- Soit. Je dois t'avouer que je savais déjà pourquoi tu venais, Akane m'ayant déjà prévenu à ton sujet. Je vais essayer de t'apprendre à développer ton chakra. Après, pour son utilisation, si tu souhaites apprendre le gen-jutsu, il est possible que je te garde comme disciple. Dans le cas contraire, tu devras te trouver un autre professeur.
- Ok, ça marche.
- Je te préviens. Ce n'est pas donné à tout le monde de parvenir à maîtriser la manipulation du chakra...

Hisoka comprit immédiatement le sous-entendu : il allait en baver.

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Ven 26 Juil - 21:58

[justify]Dans d'autres circonstances, la situation aurait pu être hilarante. La douce Hanerobi, d'ordinaire toute de sucre et de miel, tremblait littéralement de rage. A grandes enjambées, elle avançait d'un pas si vif vers l'administration que sa trop grande comparse peinait à la suivre.

-Hey hey hey, calme toi!
-Je suis calme, déclara Sanae d'une voix tranchante comme l'acier.
-Faux. J'ai plutôt l'impression que tu vas déchiqueter d'un coup de dents le premier clampin qu'on va croiser...
-Bien sûr que non. Ca n'est pas de leur faute.
-Exactement. Ca n'est que de la faute de Hyûma, je te signale. Il a juste...
-Je te demande pardon?
-Euh...
-Tu allais dire quelque chose, il me semble. A propos de mon majordome.

Sanae n'avait pas bougé, mais Oboro esquissa un mouvement de recul, comme si l'autre allait la gifler. Il n'en fut rien. Voyant que son amie continuait à avaler la distance sans se préoccuper d'elle, elle trotta pour la rattraper, contrite.

C'était comme ça depuis près d'une heure. Toute la journée, depuis l'incident au concile, l'Hanaerobi avait eu du mal à tenir en place. Déjà bien échaudée par la tournure qu’avait prit la cérémonie, l’outrage avait atteint des sommets lorsque, à peine sortis de la salle, Hyûma fut remis aux soins de la sécurité du village. Sans l’intervention du junin, elle aurait fait un scandale. Morihito sut pourtant l’inciter à s’arrêter là, en l’espace de quelques mots bien choisis. Comme il l'avait dit, elle ne pourrait pas grand-chose pour son majordome si elle se mettait trop de monde à dos.

Malgré cela, elle n’avait pas pu se résoudre à partir. Les gardes avaient pris soin de la raccompagner jusqu'au hall d'entrée, malgré toute son insistance à savoir ce qu'il allait advenir de lui. Elles étaient restées longtemps sur place, Sanae usant la patience des administratifs à l'accueil avec acharnement, tandis qu'Oboro tentait de la contenir. Ceci, jusqu'à ce qu'un cortège de gardes les éjecte au bout d'une demi-heure de harcèlement soutenu. Il ne leur restait guère qu’à s’en retourner chez elles… pour le moment.

Elles informèrent immédiatement le docteur Shigemori de la tournure qu’avait prise la cérémonie. Après tout, c’était lui, le tuteur légal de Hyûma à Konoha. Le vieillard, qui s’attendait à fêter trois promotions en plus de la victoire de la championne du village, accusa le coup avec calme. Au cours de ses voyages, il avait déjà connu pire, après tout. Pire que la saute d'humeur du plus haut gratin de la noblesse d’un pays.

Il était parvenu à calmer les deux jeunes femmes, en leur signifiant qu’elles ne pouvaient rien faire d’autre qu’attendre. Lui allait essayer de faire jouer ses contacts dans le village pour en savoir plus, et quelle serait la marche à suivre. Aussi prirent-elles leur mal en patience.

Mais lorsque le shinobi de l’administration leur avait apporté le message, en soirée, c’en fut trop. Sanae avait tout simplement explosé.


*
* *


-En état d’arrestation ?, murmura-t-elle mortellement.

Le pauvre messager n'en menait pas large. La jeune femme en robe de chambre motif tartan qui le toisait… son regard lui faisait le même effet qu’une nuée de kunai prête à lui mordre les chairs. Mal à l’aise, il se dandina sur place.

-C'est une plaisanterie? C'est comme ça que Konoha gère ses effectifs? Ils comptent le garder enfermé?
-Euh je… eu-euh… je n‘ai r-rien à voir avec tout ça, vous savez?
-Quand vous a-t-on remis ce message?, l’interrogea subitement la jeune femme en observant le sceau de l’enveloppe.
-Il y a deux… euh… comment dire...
-Oui ?
-D-deux heures, Madame, répondit-il machinalement.

Le ninja sentit sa nuque se raidir sous l’œil inquisiteur qui le scannait. Il ne comprenait pas. Il n’était qu’aspirant, et faire office de coursier pour le QG, c’était juste un moyen de se faire un peu de sous. Un aspirant ne gagnait pas beaucoup d’argent. Et un adolescent de 15 ans, encore moins. Pour pouvoir progresser, le kenjutsu qu’il affectionnait tant demandait des ryos en quantité, ce que ses parents ne pouvaient lui donner. Et ces petites tâches payaient relativement bien pour le peu de risques qu’il prenait.

Encore que, peu de risques...

-Nous sommes à moins d’une demi-heure de votre point de départ, lui fit sombrement remarquer Sanae. Vous auriez du être là il y a plus d'une heure.
-O-oui, je sais, mais… euh…
-Qu’est-ce qui vous a pris autant de temps, dans ce cas ?

L’adolescent hésita. C’était la première fois qu’il eut l’impression que l’un des destinataires de ses courriers allait le mettre à mort, s’il ne donnait pas de réponse satisfaisante. Pourtant, elle n’avait pas l’air particulièrement…

Si, en fait. Elle en avait parfaitmeent l’air. Pas forte, pas armée, pas dangereuse, mais mortellement intimidante.

-M’enfin, vous voyez, j’avais une course urgente à faire et… j’ai demandé si c’était urgent, ils m’ont dit que non, donc du coup j’ai pensé que… désolé, si j’avais su que c’était pressé, j’aurais… mais j’avais faim, le travail de nuit c’est pas mon truc, et ma mère refuse de… je ne le ferais plus jamais, alors arrêtez de me regarder comme ça, je vous en prie!

Sanae se massa péniblement les tempes avant le renvoyer le gamin. Excédée, elle alla s’installer lourdement dans un fauteuil du salon, sous le regard déconcerté d’Oboro qui l’avait jusque là observée de loin. Curieuse, la jeune femme s’approcha pour lire par-dessus l’épaule de l’Hanaerobi ce qui était écrit sur le message. Sanae elle-même s'appliqua à le relire.

Le texte était court, mal écrit, probablement bâclé par l’envoyeur. Pourtant, il était bien signé de l’emblème de Konoha, une inscription nette qui tranchait avec l’encre de mauvaise qualité utilisée. Les termes de la missive étaient les suivants:

Citation :
La promotion au rang de Genin de Sanae est ajournée et sa participation à la mission n'est plus souhaitée. En tant qu'employeuse, il vous est informé que la promotion du shinobi Hyuma est annulée, et que celui-ci est en état d'arrestation.

-T'es plus genin?, s’étonna la grande brune. La meeerde.
-Hyûma est en état d'arrestation. C'est tout ce que ça te fait?
-On le savait déjà, fit remarquer Oboro.
-Bien sûr que non, répliqua Sanae. Tout ça signifie qu'ils veulent le garder. Et nous n'avons pas la moindre idée de ce qu'ils comptent lui faire. Jai cru qu'ils allaient le garder une soirée, pas... ça.

Oboro ne répondit pas. Penser à ce que le destin pouvait réserver à un imbécile heureux comme Hyûma était juste déprimant. Aussi insista-t-elle sur le sort de sa partenaire.

-M'enfin... t'es plus genin, répéta-t-elle.
-Oboro. Je m'en contrefiche. Tout ça montre simplement à quel point ils peuvent être mesquins quand ils sont contrariés.
-Ouais, euh... "contrarié", c'est pas vraiment le bon mot. J'irais plus choisir du coté de "en rogne", ou "furax". Genre vraiment furax.
-...
-Je t'avais dis que ça te créerait des ennuis. Pas vrai? Je te l'avais dis.
-Tu aurais sûrement préféré que l'on laisse cet idiot s’enliser seul dans son discours?
-Tu parles, t'es tombée dans la merde en essayant de l'en sortir.
-Et il ne fallait pas?
-Franchement... à partir du moment où il a ouvert la bouche...
-Oboro! Après ce qu'il a fait pour toi jusque là! Tu ne serais jamais arrivée jusque là s'il n'avait pas agit comme il l'a fait.
-Ouais, mais on n'a pas idée de sortir des "Va chier, ton honneur!" au plus gros panzer politique du pays, quoi. Tu parles de pulsions suicidaires.
-On n'a pas idée de faire venir des adolescents formés à devenir de la chair à canon pour son armée en espérant qu'ils sachent se conduirent comme de gentils petits chiens à la cour, rétorqua Sanae.
-Pas faux, remarqua l'autre. Bon, ok, écoute cocotte... je n'ai aucune idée de ce que tu vas faire et j'ai franchement pas envie que ces conneries me retombent dessus, mais... je t'accompagne.


*
* *


Finalement, Sanae s’était largement trompée. Elle avait indiqué au coursier qu’il aurait pu faire le trajet en moins d’une demi-heure. Il n’avait fallu que la moitié de ce temps pour que ses petites jambes animées par la colère la portent jusqu’aux portes du grand bâtiment.

-L'administration est fermée, déclara négligemment la vigile.
-Les lumières sont toutes allumées, lui fit remarquer l'Hanaerobi.
-Fermée au public.
-S'il vous plait, déclara sèchement Sanae. Un terrible évènement vient de frapper les membres de ma maison, et nous venons solliciter l'aide de l'administration. A défaut, de la police. Il n'y a qu'ici que nous pouvons obtenir les informations qui nous sont nécessaires. Je suis responsable du sort de ces personnes. Alors je vous en prie. Laissez-nous passer.

Le vigile ne sut que répondre. En fait, elle ne lui laissait guère le choix. Aussi leur fit-il signe d'avancer, ce qu'elles firent sans perdre de temps. Même en cette heure tardive, la sécurité du bâtiment restait telle que deux intruses avaient peu de chances de faire grand-chose si elles osaient s’aventurer dans les zones restreintes du QG.

Et puis, de toute manière, le vigile n'avait pas spécialement envie d'argumenter contre son interlocutrice. Quelque chose lui disait qu'il aurait passé un sale moment.

Dès le hall d'entrée, les deux jeunes femmes furent interceptées par un administratif. Un visage connu, cette fois.

-Mademoiselle Hanaerobi?
-Bonsoir, déclara l'aspirante à son ancien subordonné. A vrai dire... je suis contente de vous voir.

L'aspirante s'estima chanceuse. L'homme qui lui faisait face, un administratif dans la trentaine bien avancée, avait travaillé avec elle au cours des semaines précédentes. Pendant cette période, elle agissait pour le compte d'Omae Jiga, ce qui lui conférait une certaine influence. Et son efficacité, ses bonnes manières et sa gentillesse avaient fait le reste. Au final, elle était bien appréciée dans les coulisses de l'administration, là où les petites mains effectuaient l'essentiel du travail.

-Je n'irais pas par quatre chemins, indiqua l'aspirante. Nous sommes les genin qui avons été convoqués aujourd'hui au concile pour la cérémonie de promotion, ou peu importe le terme, en présence du daimyo. Ces papiers en attestent.
-Attendez attendez attendez... vous voulez dire que vous faîtes partie de... ceux qui ont mis le bronx?? Vous!?
-Exactement. Si vous savez cela, vous comprendrez la raison de ma présence. Je souhaite savoir ce qu'il en est de Hyûma Gouryoku, le jeune homme qui a causé tous ces ennuis. Où se trouve-t-il, quel est le sort qui l'attend, si nous pouvons le voir. Cette lettre indique qu'il est en état d'arrestation. Dois-je en conclure qu'il se trouve ici?
-Ce genre d'information est confidentiel... désolé. Je ne peux rien vous dire.
-S'il vous plait, le pressa la jeune femme.
-Ca, non. Je ne peux pas. Mais je peux demander à quelqu'un qui pourrait...
-Alors faîtes-le dès que possible, s'il vous plait, l'interrompit Sanae. De même, nous aimerions nous entretenir avec quelqu'un qui pourrait nous aider. Infléchir la décision du daimyo, ou au moins s'assurer que ça n'aille pas trop loin. Quelqu'un comme...

Sanae s'interrompit. Est-ce qu'elle en faisait trop? Possible. D'un autre coté, mieux valait se préparer au pire. En plus d'un sale caractériel, le daimyo était un amateur complet. C'était peut être bien lui le chef, mais en ce qui concernait les détails techniques, il ne valait pas un clou. Sur un coup de caprice, il venait de réduire dangereusement les effectifs affectés à une mission pourtant importante.

Normalement, tout ça relevait de la Kage. Ainsi que des membres du Concile. En conséquence...

-J'aimerais que vous leur transmettiez ce message. «La championne de Konoha requiert humblement une entrevue avec l'un des membres du concile. » De préférence, Akane Nakutsu, précisa-t-elle. N'importe qui d'autre si elle s'avère indisponible, ce qui risque d'être le cas. Je vous remercie.

Sanae sentait que ses espoirs avaient de grandes chances d'être vains. La formatrice avait eu un bon contact, aussi bien avec elle qu'avec Oboro. Et comme indiqué, elle était également membre du concile du village. C'était leur meilleure carte à jouer, à priori.

Malheureusement, elle était rarement disponible.


*
* *


Sur le retour, l'aspirante ne pouvait s'empêcher de cogiter.

Elle avait besoin d'un poids... d'un levier. De quelqu'un.

Qui?

L'aspirante pensa immédiatement à Omae Jiga, le formateur en pyromancie du village de la feuille. Depuis le jour où elles l'avaient approché au cours de l'un de ses repas, sur la place centrale du village, le chunin à la coquetterie inégalée semblait les avoir prises en affection. Même si elles n'avaient jamais suivi de cours directement lié à sa discipline, il avait accepté de les former au maniement du chakra. De son coté, c'était lui, qui était allé chercher Sanae pour qu'elle le seconde dans l'organisation des festivités à Konoha. Et elle avait parfaitement été à la hauteur. Sa nomination au rang de genin en attestait. Le chunin devait être du même avis.

Or, l'administration devait probablement lui devoir plusieurs bonnes faveurs, s'il rendait régulièrement ce genre de services au village. Elle espérait bien en profiter. D'un autre coté, elle-même n'avait guère été remerciée pour sa participation à l'évènement, pourtant assez appréciée pour lui valoir une promotion. Peut -être valait-il mieux ne pas trop en attendre de sa part.

Ou du moins, pas immédiatement. C’est pourquoi Sanae s’arrêta en pleine marche, pensive, au beau milieu de la rue principale du village.

Jiga attendrait. Il y avait quelqu'un d'autre qu'elle pouvait utiliser.
Quelqu'un qui s'était expressément présenté comme étant son débiteur. L'idée était folle, le personnage inconstant. Si ça marchait, elle le verrait pourtant d'un tout nouvel oeil.

Aussi fit-elle fit volte-face, ignorant royalement sa comparse qui la regarda sans réagir. A ses yeux, Sanae devenait un peu folle. Et peut-être était-ce bel et bien le cas, après tout.

-Euh... on va où?, osa-t-elle demander au bout d’une minute de marche. La maison, c'est par-là. Tu te souviens?
-Chercher un homme aux pouvoirs... étonnants. Peut-être même qu'il sait déjà que nous venons vers lui. Je pense qu'il sait où se trouve Hyûma. Si ça n'est pas le cas, il pourrait nous l'apprendre assez rapidement. Dans le pire des cas... il devrait se révéler aussi utile que monsieur Jiga, s'il accepte de nous aider.
-Et il ne dort pas, à cette heure?
-Aucune idée. Probablement. Il dort tout le temps. Peu importe.
-Hein?

Oboro n'y comprenait plus rien. C'était maintenant officiel: Sanae déraillait sérieusement. Elle se dirigeait vers l'un des rares quartiers éteints du village, là où l'activité marchande et le brouhaha incessant des artères marchandes ne perçaient jamais. L'homme qu'elle voulait voir habitait dans une tour lugubre, qui correspondait bien à son propriétaire. Makuren, l'instructeur en genjutsu du village de la feuille.

A peine s'approchèrent-elles de la porte d'entrée que celle-ci s'ouvrit spontanément.

Drapé d’une cape sombre qui le voilait dans les ténèbres, Makuren faisait face. Ses cheveux d’un blanc grisé, en bataille, indiquaient qu’il venait récemment de quitter son lit. D'un simple regard, il invita les deux jeunes femmes à entrer. Oboro suivit sa comparse à contrecoeur, avec l'impression d'entrer dans un vieux reste de château hanté. Elle n'était pas sûre d'être à sa place.

Sanae, au contraire, était imperturbable:

-Bonsoir, professeur. Je ne m'attendais pas à être accueillie aussi vite, mais... je vous remercie de l’attention que vous nous portez. Je suppose que je n’ai rien à vous apprendre?

C'était un monstre, se remémora Sanae. Une créature qui se repaissait de la vie des autres, parfois un peu plus littéralement que la décence ne l'aurait permis. Un spectre qui hantait les nuits du village et le sommeil de ses habitants, visitant leurs esprits pour s'accaparer leur contenu. Un petit démon qui lui avait déjà fait une proposition, et qui ne serait probablement que trop heureux de la voir revenir vers lui en position de faiblesse.

Eh bien soit. Elle venait.

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Ven 2 Aoû - 19:48

Shinzo attendait patiemment que Oboro Ashikaga et Ren Uchiha arrivent. Entre la réunion d'hier et le départ, le groupe était passé de cinq ninjas à trois. Mais, le juunin n'était guère surpris. Tout comme il ne l'avait pas été lorsqu'il avait reçu la missive du seigneur du Pays du Feu. Missive qui était au fond de sa poche. Shinzo, à la lecture de ce document, avait immédiatement détaché le messager au Daimyo pour tenter d'intercéder en faveur de Hyûma et Sanae. Mais il n'avait obtenu aucun réponse.
Les deux jeunes genins n'étant pas encore arrivé, Shinzo se tourna vers les portes du village. Comme à chaque fois, cela le fit immédiatement penser à ses propres choix, il y a quelques années de cela...

*
*   *

Shinzo arriva à la porte du bureau de son père, Akira Morihiko. Ce dernier l'avait convoqué et le jeune homme n'ignorait pas pourquoi. Cela l'avait d'ailleurs travaillé pendant plusieurs jours. Il avait un choix à faire et il ne savait pas lequel serait le bon.

- Entre, mon fils.

Shinzo entra dans la pièce où son père était assis à genoux, à nettoyer son katana, consciencieusement.

- Alors, fils. As-tu réfléchi à la proposition que je t'ai faite?
- Oui, père. Et, je dois vous avouer que j'ai eu beaucoup de mal à choisir.
- Ce n'est guère étonnant, répondit Akira, en souriant. Ce n'était pas à moi de prendre la décision et je n'ai pas fermé l'oeil pendant plusieurs jours.
- Il n'empêche que c'est choix crucial pour moi, mais aussi pour notre famille et surtout pour notre nation.
- Tout à fait, Shinzo. Mais si je ne croyais pas en toi, jamais je n'aurais tiré les ficelles adéquates pour te faire cette faveur.
- Je m'en doute.

Shinzo se tut quelques minutes. Les dernières paroles avaient fait mouche. Akira le vit très nettement dans les yeux de son fils.

- J'ai pris ma décision, père.
- Je sais, se contenta-t-il de répondre.
- Ce sera un honneur, pour moi, de représenter notre clan dans ce nouveau régiment.
- Je t'en remercie, Shinzo. Tu sais, jusqu'à ces derniers mois, je voyais d'un mauvais oeil tout ceci, indiqua Akira.
- Je sais, père. Mais, vous devez reconnaître que c'est un grand atout.
- Certes... Et maintenant que tu as fait ton choix, quand souhaites-tu partir?
- Dès demain, père. Je pense qu'il est plus que temps de me confronter à d'autres soldats ayant les mêmes aptitudes que moi.
- Soit. Tu peux te retirer pour préparer tes affaires. Mais...
- Je sais, père, interrompit Shinzo en levant sa main. Quittant la voie du bushido, je dois aussi quitter mon katana.

Shinzo dégaina son sabre et le tint un moment devant lui. Il eut une pensée fugace pour tous les moments passés en sa compagnie. Puis, dans un geste très théâtral, il le posa devant lui, avant de poser le fourreau à ses côtés.
Shinzo salua son père, se leva et quitta la pièce sans un mot.


*
*   *

Shinzo porta machinalement sa main à son côté gauche. Même après ces années, le poids de son katana lui manquait encore. Et aujourd'hui encore, il se demandait s'il avait pris la bonne décision...
Ren Uchiha arriva le premier. Il portait une tenue classique de ninja, simple et efficace. Seul luxe, le symbole de son clan sur son dos. Oboro Ashikaga arriva quelques secondes plus tard, accompagnée de Sanae.

- Bonjour tout le monde, les interpella Shinzo. Oboro, Ren, vous patientez quelques minutes, pendant que je discute avec Sanae. Je n'en ai pas pour longtemps.

Shinzo attrapa Sanae par l'épaule et la tira à l'écart.

- Bon, je suppose que tu as reçu le message du Daimyo, qui vous, toi et Hyûma, empêche de venir sur cette mission, du fait que vous n'êtes pas promus. Ce n'est pas faute de vous avoir prévenu pendant la séance. Il a fallu que vous n'en fassiez qu'à votre tête. En l'absence du Kage, seuls le Concile et le Daimyo ont le privilège de promouvoir les aspirants. Et aussi de casser leur carrière...
- Mais... commença Sanae.
- Silence! lança Shinzo. Et pas la peine de me regarder avec ces yeux-là. Vouloir être indépendant et libre comme l'air, c'est un luxe que vous ne pouvez pas vous permettre. Au cas où tu ne l'aurais pas compris, tu es dans le village caché de la Feuille. Village qui est financé par le seigneur du Pays du Feu en personne. Qui plus est, le Daimyo est aussi le seul et unique dirigeant du Pays du Feu, dont nous faisons parti!! Aussi, a-t-il tous les droits sur nous. Et nous n'avons pas notre mot à dire!!

Bien que ce n'était pas ce qu'il souhaitait pour le village, Shinzo était obligé de défendre cette ligne de conduite. Comme il venait de le dire à l'instant, le seigneur du Pays du Feu avait tous les droits...

- Et franchement, enchaîna Shinzo, tu devrais apprendre à mieux utiliser tes capacités d'oratrice. Parce qu'en intervenant comme tu l'as fait, tu as non seulement desservi ta cause - le Daimyo n'a retenu que ta dernière répartie et pas un traitre mot de ton premier discours - et celle de Hyûma, mais en plus, tu m'as empêché de vous venir en aide! Tu t'es tirée une balle dans le pied et tu m'as empêché de faire valoir mon point de vue auprès du Daimyo. Si tu avais pris le temps de tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de lancer ta tirade, tu aurais peut-être pris le temps d'analyser, d'une part, à qui tu t'adressais - et les risques qui allaient avec - et d'autre part, de peser le pour et le contre du poids des mots que tu as employé. J'espère au moins que ça t'aura servi de leçon.

Shinzo s'arrêta quelques instants.

- Dernier point : Hyûma dépassera certainement le grade de genin. Certes, il n'est pas fait pour commander, mais il possède des capacités utiles qui seront parfaites pour des équipes de chuunins. Ne juges pas trop vite les gens. Sur ce, je te souhaite une bonne journée.

Shinzo planta là la jeune aspirante, docile et attentive, qui s'était contentée d'écouter son discours d'un air neutre. Le juunin retourna auprès des deux genins qui l'attendaient sans broncher.

- Bon, si vous êtes tous les deux prêts, je vous propose d'y aller.

Et le groupe de trois ninjas partit alors que le soleil était déjà haut dans le ciel...

[hrp]La suite est ici[/hrp]


Dernière édition par Shinzo Morihiko le Mer 4 Sep - 19:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Mer 7 Aoû - 12:53

Shinzo : 27Xp
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MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Lun 12 Aoû - 4:19

Et Action !
[suite de : L'arnaqueur]
Ils étaient planqués, Hotaru et sa bande, dans un vieil entrepôt d'une rue moins fréquentée, parallèle à la principale. Un entrepôt qui ne servait plus, déniché par le quatuor alors qu'ils cherchaient un guet-apens. Plus tôt dans la journée, les quatre Uchiha avaient appris la bonne nouvelle que leur poisson mordait enfin à l'hameçon. De bouche à oreille, la nouvelle du riche Importateur en faisait saliver plus d'un. Aussi, une vague rumeur suivait, dans des bribes de conversation. Un vol se préparait, c'était ce qui se disait sur toutes les langues. Pourtant, le genin avait un doute, après tout ce temps passé à attendre une réponse. Pourquoi diable était-il si indiscret ?

* * *
Teruki déboula dans la planque du Hotaru's Band, une bonne nouvelle à partager. Son sourire, pourtant rare, rayonnait sur ses traits. Teruki sauta le divan défoncé et s'y écrasa au côté de Ren, qui roulait paisiblement un joint. Celui perdit la main et son petit rouleau se défit. Ren râla, mais Teruki ne lui prêta pas attention. D'une voix gai, il invita Koshi et Uchiki à les rejoindre, puis une fois tous rassemblés, il les mit dans la confidence. « Vous vous souvenez du vol chez Natsu Main Basse ? Eh ben, la petite entourloupe' qu'Hot' a monté a payé : le voleur semble s'intéresser à l'Importateur. C'est bon les gars, on va être riche ! »
Koshi explosa de joie, attrapant son frère par les épaules et le brassant quelque peu. Uchiki semblait également content, quoique un peu dérangé par le frangin.

Ren lui, resta muet. « Alors Ren, on fait quoi quand ? demanda Teruki au chanteur.
Source fiable ?
Ouais.
Alors, si tu dis vrai, le plus tôt possible, répondit le plus calmement du monde le garçon, comme extérieur à la situation ; cela énerva Teruki.
Putain, Ren, t'as pas l'air content ! Pourtant, c'tait ton idée, t'sais !
Ouais ouais, je sais, sauf que je trouve ça plutôt louche, en fait. Pourquoi maintenant ?
Tss. Tu penses trop. Il a mordu. Selon le plan, t'sais, ton plan.
Bah ouais, je sais bien, mais t'sais... Ce voleur, il est pas si bête. L'Importateur, il n'existe pas. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y croit sincèrement... »
Teruki en resta bouche-bée. « Attends... Tu veux dire... Que depuis le début, t'as fait ça pour... Quoi ? T'amuser ? C'est ça, ducon, t'amuser pis te jouer de nous ? T'es vraiment qu'un enfoiré, Hotaru, si tu n'étais pas mon ami je... »
Ren eut un petit rire. « Non non, t'inquiètes, je l'attendais autant que toi. Mais t'es trop stupide pour comprendre la finesse du plan. Le but était, évidemment, de l'appâté. Sauf qu'habile comme il a été pour s'infiltrer chez le vieux Natsu, je pensais qu'il choisissait ses proies plus discrètement, qu'il m'aurait fallu plus travailler... À croire que notre rumeur a été plus puissante... Après tout, on ne sait pas jusqu'où elle a évoluée. T'as sûrement raison, 'ruki, je pense trop, avoua enfin le chanteur ; il laissa son joint sur la table et s'écrasa confortablement, signe qu'il était maintenant attentif. Bon, voilà ce qu'on va faire... »

* * *
Pourtant, Ren n'y croyait toujours pas. Mais bon, il verrait bien. D'un claquement de doigt, il rassembla ses trois acolytes. Rapidement, ils révisèrent le plan d'attaque. T'as bien fait sous-entendre que tout se passait ici ? Oui. Rappelez-vous, l'Importateur nous a laissé en charge de sa précieuse cargaison. Parfait. Qu'est-ce qui arrive si rien ne se passe comme prévu. On alerte les autorités. Vous êtes prêts ? Évidemment. Bien, allons-y.
Les quatre garçons se placèrent.

Ren avait le coeur qui battait gros.

* * *
La nuit était tombée. Seule une petite lanterne brillait, au dessus de la grande porte entre-ouverte. Adossée à elle, Ren et Koshi, qui bavardait de tout et de rien. Le garçon ne se souciait pas de son apparence. Après tout, nul n'empêchait un riche commerçant d'engager deux presque-adultes pour ses affaires. Sa rendait, d'une part, cet entrepôt moins suspect aux yeux des passants.

À l'intérieur de la bâtisse, les quatre garçons avaient recouverts d'un grand drap blanc plusieurs caisses, et installé devant, à jouer à un jeu de cartes en solitaire, Teruki fumait, à la lueur d'une lampe à l'huile. Uchiki lui s'était tapis dans l'ombre des caisses de bois, pour surprendre le voleur au cas où il débarquait, complètement invisible de tous.
De temps à autres, Ren pénétrait l'entrepôt et venait échanger quelques propos avec son bassiste, pour ajouter un soupçon de réalisme à la scène.

Le voleur mordrait-il ?



MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Lun 19 Aoû - 22:02

... suite de...



Elle avait fait de son mieux. Sanae avait passé une douzaine d'heures, étalées sur deux jours, à s'efforcer de recueillir des informations sur la personne que voulait retrouver son client. En vain.

Et déjà, elle envisageait sérieusement d'abandonner. C'était complètement idiot. Avec le peu d'éléments qu'elle avait, l'aspirante pouvait tout simplement prier pour se retrouver accidentellement nez à nez avec la bonne personne au bon moment. Un exploit quand on avait déjà du mal à se retrouver soit même dans la foule renversante des marchés de Konoha.

Ou alors, elle pouvait tout simplement questionner les habitués du coin.

"Excusez-moi, sauriez-vous où se trouve la jeune femme aux ongles blanc perle et aux orteils opale qui tenait un étal ici, il y a deux mois?"

Elle s'était abaissée à ça auprès de quelques marchands du coin, en enrobant la chose au maximum pour ne pas passer pour une abrutie complète. Et ça n'avait bien sûr servit à rien. Une part non négligeable des marchands de Konoha étaient des marchands itinérants. Cela signifiait qu'ils n'avaient qu'une expérience assez épisodique de ce qui se passait au village. La majorité d'entre eux ne seraient plus là dans deux semaines, et ne repasseraient pas avant un, peut être deux mois.

Non, non. Ca ne pouvait pas marcher...

*
*     *
*

-Vous êtes en train de me dire que vous n'êtes pas à la hauteur?, demanda Kikuchima.
-Je suis en train de vous dire que vous n'êtes pas à la hauteur, s'énerva subitement Sanae.
-Nan nan nan, c'est pas ce que je voulais dire.... enfin... pardon. Hurmf. D'habitude, ça marche toujours, de motiver les ninjas en remettant en cause leurs talents...

L'aspirante ne releva pas, même si elle comprit bien que l'artiste avait bel et bien l'habitude de recourir à des ninjas de bas rang pour effectuer ses petites corvées. Ils ne coutaient rien, étaient malléables et insignifiants, et travailleurs, en plus, puisque leurs échecs étaient encore trop peu nombreux pour ne pas être cuisants.
Sauf qu'il y avait des limites à ne pas dépasser, et que l'Hanaerobi perdait très facilement patience. Surtout ces derniers temps. Si cet idiot voulait maintenir l'affaire en l'état, elle lui suggérerait de recourir à des ninjas ayant des dons un peu plus développés. Quelque chose comme pouvoir lire dans les souvenirs des gens, lui réparer le cerveau et enfin pouvoir voyager dans le temps pour réaliser l'impossible.

-J'ai déjà perdu deux journées à écumer les marchés pour vous, indiqua calmement la jeune femme avec une posture pourtant tendue. J'ai questionné les habitués. Je connais maintenant l'endroit dans ses moindres recoins. Et tout ça n'a été qu'une gigantesque perte de temps. Avec les informations que vous m'avez donné, je n'ai aucune chance de réussir cette mission. C'est pourquoi je suis venue vous reposer cette question. Avez-vous d'autres informations qui pourraient m'aider à retrouver votre Mana?
-...

Kikuchima ne répondit pas. Forcément, il réfléchissait. S'il disait non trop rapidement, la réaction de sa ninja ne serait probablement pas belle à voir. D'un autre coté, elle l'avait aidé à se remémorer pas mal de choses qu'il avait pourtant jugées insignifiantes, la dernière fois. Ca pouvait marcher. Déjà, voyant qu'il réfléchissait, elle tentait de le guider.

Pourtant, ils ne parvenaient pas à dégager quoi que ce soit d'utile. A aucun moment, il ne s'était véritablement rien passé qui pouvait supposer que la jeune femme ait envie de tout plaquer et d'abandonner l'artiste. Il n'avait pas eu de geste particulièrement déplacé. Pour être plus précis, Sanae l'avait forcé à expliciter que rien dans son comportement ne pouvait passer pour du harcèlement, ou quoi que ce soit. Avec lui, on n'était jamais sûr. Il avait achevé d'un air convaincant.

De même, aucune des autres modèles de l'artiste n'avait interagit avec elle.

-Vous en êtes sûr?
-Ouais, ouais. A part Maya, personne n'a...

Sanae remua. L'artiste, pour sa part, la dévisagea avec de gros yeux. Voyant l'aspirante s'incliner légèrement en avant, il remarqua immédiatement sa gaffe. Il venait de dire quelque chose de vraiment idiot.

La ninja attendit une dizaine de seconde que l'autre réagisse. Et enfin, lorsqu'elle comprit qu'il ne reprendrait pas...

-Maya quoi?, demanda-t-elle simplement.

Il ne fit pas un geste. Mal à l'aise, ça il l'était. Il ouvrit la bouche, sans qu'aucun son n'en sorte pour autant. Vingt secondes s'écoulèrent ainsi.

Et finalement, Sanae compris. Et s'énerva aussitôt.

Pour l'aspirante, il était évident que Kikuchima était un très mauvais menteur. Et qu'il avait quelque chose à cacher. Elle n'avait pas la moindre idée de ce que c'était, mais sentit sa colère monter rapidement en réalisant qu'il s'était fichu d'elle. Avec l'expression d'un mauvais rapace en train de guetter un rongeur, l'Hanaerobi le pressura immédiatement.

-Monsieur. Je vous assure que si en plus de m'envoyer en mission avec un trop peu d'information, il s'avère que vous me... cacheriez des choses... je trouverais un moyen de m'assurer que l'administration se souvienne de vous. Je suis une ninja aspirante. Nous sommes peut être une main d'oeuvre payée pour une misère, mais j'entends bien réaliser des missions où l'on ne me fait pas perdre mon temps. Et je suis sûre qu'il serait dommage qu'un tel incident se reproduise à l'avenir, pour un autre aspirant.
-Hey, ça n'est pas du tout...
-Qui est cette Maya?
-Ma langue a fourché, je voulais dire Mana...
-J'apprécierais que vous ne me preniez pas pour une idiote.
-Hurmf. Bien essayé quand même, non?


A nouveau, le silence s'installa. Alors que l'Hanaerobi hésitait entre abandonner cette mission et ou faire cracher la vérité à cet abruti complet, l'autre se mit finalement à éclater de rire.

-Okay, okay, vous avez gagné. C'est une partie que je vais forcément perdre. Il y a bien une Maya. Et une Mana. C'est rigolo comme coincidence, non?
-...
-Par contre, vous êtes très mauvaise, niveau interrogatoire. Faîtes gaffe, ça vous servira un jour.
-...
-Mmmh... oui. Donc, Maya. C'est une autre de mes modèles. Et maintenant que j'y pense, elle s'entendait bien avec Mana. Eeeet... euh... vous savez garder un secret?
-...
-Les ninjas sont tenus au secret professionnel, non?
-...
-Ouais, j'me disais aussi. C'est un truc que je préfère ne pas raconter trop fort, mais... en fait, elle n'a pas le droit d'être ici. Du coup, elle vient en douce, pour qu'on travaille. J'ai quelques toiles d'elle, si vous voulez la voir... là, par exemple. 'Ttendez, nan, prenez celle là, elle est mieux.
-Mais c'est... une enfant?, remarqua Sanae.
-Et ses parents ne sont pas trop chauds pour qu'elle pose devant moi. La petite adore, pourtant. Elle arrête pas de raconter que quand elle sera grande, elle sera... enfin bref. Elle adore parler avec mes modèles. Et s'entendait super bien avec Mana. Peut être qu'elle sait des trucs.
-Bon, reprit l'aspirante. Et où est-ce que je pourrais la trouver?
-Bin je sais pas. La petite adore se balader dans le village, surtout le parc, et...
-Où est-ce qu'elle habite?, l'interrompit la ninja.
-Ah, vous comptez aller la voir?

Ce faisant, Kikuchima se leva, contourna la table, et se dirigea vers...

-Laissez tomber, lâcha-t-il en ouvrant la porte de sa demeure. Je m'en occupe.

Avec des yeux grands comme des soucoupes, l'Hanaerobi regarda l'artiste sortir de son appartement, effectuer une dizaine de pas dans le couloir, faire un quart de tour, et...

Frapper à la porte des voisins.

-Bonj... ah, c'est toi?, fit l'homme qui émergea de l'entrée, tout sourire.  
-Salut, mec! Dis, Maya est là? J'ai un truc super important à lui demander.
-Ouais, aucun soucis. Je te sers un verre?

Lorsqu'elle acheva enfin de digérer le fait que la réponse, qu'elle était allée chercher au marché pendant deux jours entiers, était à quelques mètres de son point de départ, l'aspirante envisagea sérieusement de se frapper la tête contre un mur.

Non!

-Ah. Mana est malade, semblerait. Indisposée pour la semaine, l'informa Kikuchima en criant depuis le couloir.
-Vraiment?
-Ouais. Clouée au lit, genre un virus vraiment violent. D'après la petite, le docteur Shigemori lui a diagnostiqué un...

Paf. Cette fois-ci, Sanae se claqua les tempes en plongeant sa tête entre ses mains.

Non. Non non non non non non non.

Là, c'en était trop.

Shigemori?
Le Shigemori?
Le docteur qui avait installé son cabinet chez elle, était le tuteur légal de son majordome, et qu'elle côtoyait au jour le jour depuis plus d'un mois?

C'était tellement ridicule qu'elle ne voulait vraiment pas y croire. Elle ne voulait pas y croire. Lorsque, dix minutes plus tard, l'artiste Kikuchima revint à ses cotés, elle n'avait pas bougé d'un poil.

-Bon, bah... mystère résolu. J'imagine que pour vous, ça veut dire mission accomplie, non?
-...

Sanae ne réagit pas. Voyant qu'il lui faudrait visiblement plusieurs longues minutes pour se remettre du choc, il se contenta de la laisser là, pendant que lui s'en retournait à ses affaires, sourire aux lèvres.


Et ce RP est tellement débile que moi même je vais me frapper la tête contre un mur en hurlant plus jamais pour bien me l'imprimer dans le crâne...
Ouais, boucler le machin et partir en mission avec Saitama qui s'ennuyait tout seul dans son coin. Saitama qui va donc se jeter à mes pieds, plein de reconnaissance et conscient des sacrifices consentis pour lui. N'est ce pas?

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Mar 20 Aoû - 17:53

Expérience

Sanae: 42 points pour le RP




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Ven 23 Aoû - 0:22








Procuration de Shinzo pour boucler le RP à sa place... chuis trop une bonne pâte. Par contre, il rédigera sa séquence papa ours réconfortant tout seul, et dans un flashback, sinon j'le torpille sauvagement!






Et après une longue traversée dans les âpres plaines d'Hebi, nos héros s'en retournèrent à Konoha, la cité des ninjas, où ils pourraient prendre du repos. Aux yeux de Shinzo, ils l'avaient bien mérité. La mission avait été un succès.

-Vous pouvez disposer, déclara le junin. Je me charge d'apporter les plantes à l'administration. Et n'oubliez pas. Pas un mot quant à l'objet de notre mission. La discrétion est aussi une qualité importante, pour un ninja. Vous risqueriez de vous attirer des ennuis. C'est bien compris?

Les deux genin acquiescèrent. En ce qui concernait Ren, ce fut un soulagement. La mission avait déjà été un gros morceau. Il n'avait pas spécialement envie de participer à un after à l'administration. Aussi se désolidarisa très rapidement de ses coéquipiers, après un signe de tête sommaire.

Oboro, en revanche...

-Vous... euh nan... tu es sûr que ça va aller? Tes blessures, je veux dire.
-Ca ira, indiqua Morihiko. Je connais un bon médecin qui a l'habitude de voir des mauvais retours. Et je compte m'y rendre sans perdre de temps.
-Juste après l'administration, hein? Mmmh... il s'appelle comment, ce médecin?

Le monde était petit. En posant cette question, Oboro avait déjà sa petite idée en tête. Et avait vu juste, d'ailleurs.

-Le docteur Shigemori, tu dis?, s'amusa-t-elle.

Haha! Avoir un médecin réputé du village qui officiait dans sa baraque, ça avait du bon, ricana la genin. Si le junin pensait qu'il ne la reverrait plus avant un moment, il allait avoir une chouette surprise. D'autant plus qu'elle pouvait faire son petit effet, avec assez de temps.

Ca n'était pas si compliqué que ça: le temps que Shinzo se rende jusqu'à l'administration et en finisse avec le bataclan administratif de confirmation de mission, qu'il rende les feuilles en main propre à qui de droit, puis se rende au cabinet de Shigemori...

Ca lui laisserait probablement à elle le temps de se préparer pour l'acceuillir sous son meilleur jour. Il lui fallait prendre une douche (~35 min après cette mission), se changer (~15 min pour se décider en temps normal), se pomponner (1 min en l'absence de Sanae pour la retravailler), et surtout, surtout, se coiffer correctement (35+ min sans sa comparse pour lui remettre les pieds sur terres).
Et il fallait absolument qu'elle se fasse un shampooing, et ses ongles étaient...

Euh...

-Shinzo, tu peux me laisser une heure d'avance? Voire même, deux heures?
-Je te demande pardon?
-Mmmmehbienenfait... nan, laisse tomber en fait. J'y arriverais pas. Donne plutôt les fleurs.
-Je te demande pardon?, répéta le junin en comprenant toujours aussi peu la genin.
-Tu es super mal en point. Passe directement par la case médecin. Je me charge d'aller apporter les fleurs aux grattes papiers. Allez!

Le junin la considéra un instant, l'air aussi strict et sévère qu'un rapace. Une façade, ou du moins un aspect du junin, qu'elle parvenait plus ou moins à occulter maintenant qu'elle savait qu'il y avait aussi un chic type sous cette caboche peu avenante. Elle pouvait répliquer sans risquer de mauvaise surprise. Il ne fallait pas trop pousser, bien sûr, mais le fait qu'il soit lardé de blessures et de morsures peu avenantes jouait en sa faveur. Surtout qu'ils n'avaient pas eu de trousse de soin à utiliser, en mission.

Le junin avait besoin de soins sans attendre, voilà. C'était juste à elle de le bousculer dans la bonne direction, tout simplement.

-Quoi, y'a une procédure spécifique qui dit que les chefs d'équipe n'ont pas le droit de saigner avant la fin d'une mission?, insista Oboro avec bonhommie.

Shinzo ne répondit pas. Ceci dit, elle était presque sûre qu'il avait failli rire. Et grimacer du fait de ses blessures au torse. A moins que ça ne soit dans sa tête, tout ça.

-Et je suis loin d'être assez cruche pour perdre ou me faire piquer des plantes sur le chemin du retour. Je fais pas potiche quand même, non? J'veux dire, même ma stat d'intelligence a de la gueule, mine de rien.
-..., déclara-t-il d'un air peu avenant.
-Rhooo, s'il te plait. Je ne suis pas une enclume, je suis super-genin, quand même! Et j'ai déjà aplatit assez de pifs l'autre jour pour être à prendre au sérieux. Non?
-J'accepte, mais à une condition, lâcha-t-il finalement.
-Ah, là on parle vraiment. Oui?
-Qu'ils t'accompagnent.

D'un geste, il lui désigna deux Uchiha du domaine du Lion, les gardiens de la paix du village, qui arrivaient vers eux. Sans doute savaient-ils qu'ils revenaient de mission, même s'il était fort probable qu'ils en ignorent les détails. De même, leur présence ici n'était qu'une coincidence. Ils étaient simplement en patrouille. Mais ils remarquèrent immédiatement Shinzo, une figure bien connue à Konoha. Ainsi que son état assez piteux. Ne serait-ce que pour le saluer, ils vinrent à sa rencontre. Ils étaient également curieux de savoir quel était son avis sur Ren, récemment promu au rang de genin, et qui avait immédiatement enchaîné par cette mission à ses cotés.

Mais tout ça attendrait une autre fois, comprirent-ils.

Par respect pour Shinzo, ils firent mine de ne rien remarquer de son état. Ha ha. Ca, c'était sûr. Par respect pour le junin, ils ne posèrent d'ailleurs pas la moindre question à la jeune femme qu'ils escortèrent jusqu'au QG, et lui en voudraient carrément de s'épandre sur le sujet.

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Jeu 5 Sep - 15:09





Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.


Dernière édition par Teppouuo le Sam 7 Sep - 11:57, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Jeu 5 Sep - 19:38

Le trio s'était séparé dès leur arrivée. Shinzo avait réquisitionné deux ninjas qui passaient par là et leur avait ordonné d'accompagner Oboro. Cette dernière avait réussi à convaincre le juunin d'aller se soigner pendant qu'elle allait déposer les plantes à l'administration.

Shinzo s'était alors précipité chez le vieux Shigemori. Certes, c'était un médecin tout ce qu'il y avait de traditionnel, mais Shinzo, malgré l'engouement du chakra et le développement de l'Eisei, préférait, et de loin, cette méthode à une chose qui était complètement empirique. Cela pouvait sembler paradoxal venant de la part d'un shinobi, mais c'était ainsi.

- Ah! Shinz... Dieu du ciel. Que t'est-il arrivé, mon garçon?

Venant de la part de n'importe qui d'autre, ce terme - mon garçon - aurait fait tiquer Shinzo, mais de la part du vieil homme, le juunin savait que c'était affectueux.

- C'est simple, j'ai été très imprudent.
- Tu peux m'expliquer, demanda le médecin, en s'affairant sur les différentes blessures.
- Je suis sorti faire une petite course pour le village, avec deux jeunes genins.
- Ah? Toi? Avec deux genins? Lesquels?
- Un jeune Uchiha, Ren. Et la championne du tournoi, Oboro Ash...
- Oboro Ashikaga!
- Euh... oui? Tu la connais?
- Bien sûr. Elle habite avec moi. Avec mon disciple Hyûma Gouryoku et une autre demoiselle, Sanae Hanaerobi.
- Je les connais. Ils se sont malheureusement fait remarquer lors d'une entrevue avec le Daimyo.
- Oui, je suis au courant. Ce sont des têtes brûlées. Enfin, surtout, Hyûma. Mais tu as changé de sujet, là.
- Tu t'en es aperçu, hein? Vieux grig... Aïe! Doucement! Bon, sur le chemin de notre mission, nous sommes tombés sur deux chiens. Et comme je n'avais pas franchement l'habitude de travail avec des bleus, j'ai commis quelques impairs. Qui ont bien failli avoir ma peau... Et il a fallu que je joue les psy de service.
- Ah?

*
* *

Les chiens venaient de s'enfuir. Au grand soulagement de Shinzo. Et, bien entendu, les deux genins étaient tout aussi soulagés. D'ailleurs, Oboro était vraiment sur les nerfs. Elle s'était mué dans un mutisme profond.
Shinzo le comprenait parfaitement. En effet, lui-même était choqué. Il prit une profonde inspiration puis s'approcha de la jeune genin.

- Oboro, ça va?
- Purée d'bordel de pourriture de fiel de chiottes, non, ça va pas.
- Inspire profondément. Respire lentement.

Oboro s'exécuta.

- Voila, c'est bien. Ren, approche-toi et écoute-moi. Ce qu'il vient de se passer n'est en aucun cas de votre faute. C'est moi et moi seul qui en porte la responsabilité. J'ai commis des erreurs, qui vous ont mis en danger.
- Mais... commença la jeune femme, qui n'était guère convaincue.
- Croyez-moi. La première erreur, c'est que j'ai oublié que vous n'étiez que des genins et que vous n'aviez pas autant d'expériences que moi ou les compagnons avec lesquels je travaille d'habitude. La seconde erreur, ça a été de me précipiter au corps à corps pour vous protéger. Et je me suis mis en danger.
- Mais...
- Il ne faut pas que vous vous mettiez martèle en tête. Ce qu'il faut que vous fassiez, c'est que vous preniez le temps de repenser à ce qu'il vient de se passer. Et que vous en tiriez les leçons qu'il faut. Et que vous tiriez de cette expérience de quoi éviter les mêmes erreurs que celles que j'ai pu faire. Vous devez comprendre qu'un ninja est amené à affronter ce genre de situations plus souvent qu'à notre tour. Et à chaque fois que nous survivons à une confrontation, quelle qu'elle soit, elle nous enrichit.

Shinzo fit une pause et regarda les deux jeunes genins. Puis, il posa une main sur l'épaule de chaque genin.

- Vous avez tous les deux du potentiel. Et même si certains en doutent, moi pas. Alors, je compte sur vous pour être capable de faire part des choses. Et s'il vous prend l'envie d'en parler, venez me voir.


*
* *

- Quoi? C'est tout ce que tu lui as dit?
- Et bien, oui. D'une part, je ne suis pas un spécialiste de ce genre de choses et d'autre part, nous étions pressés.
- Oui. Mais tu aurais quand-même pu être un peu plus...
- Et bien, tu n'auras qu'à rattraper le coup, vu qu'elle est sous ta responsabilité.
- Je suis médecin. Pas psychologue, je te signale.
- Et moi, je suis ninja. Pas psychologue.
- Bref, à toi la jeune genin fringante et pimpante, prête pour les missions. Et à moi, les cauchemars, les crises d'angoisses et tutti quanti.
- Tu râles, tu râles, mais au fond, je sais que tu es plutôt satisfait. Tu es un protecteur dans l'âme et tu n'es content que quand tu as des gens dont tu dois t'occuper.
- Mouais. Bon, et c'était quoi cette mission?
- Je ne suis pas sensé en parler, tu sais.
- Allons, Shinzo. Je suis bien plus au fait des secrets du village que bien des ninjas. Donc, si tu pouvais cracher le morceau, on gagnerait du temps. Tu finiras bien par céder. Alors autant le faire maintenant.
- Ce qui est énervant, avec toi, c'est que ton secret professionnel te donne un trop grand avantage. Bref. Notre objectif était simple. Aller dans la forêt d'Hebi, trouver une plante et la ramener. Tu vois, rien de bien compliqué.
- Sauf que tu ne me dis pas le plus important.
- Cette plante doit servir à soigner la Nidaime Hokage!
- Sauver le Nidaime Ho... Tu n'es pas au courant, alors...
- Au courant de quoi, vieil homme?
- Elle vient de décéder. Aujourd'hui.
- Quoi?! C'est une blague!?

Shinzo se leva précipitamment, sortit en trompe du cabinet médical et se précipita vers l'administration. Tout en courant au travers des ruelles de Konoha, Shinzo ne pouvait s'empêcher de pester et de penser.

Shinzo était assailli de doutes. Où avait-il commis une erreur?

MessageSujet: Re: Marché - Rue Principale   Jeu 12 Sep - 19:28

Il était environ neuf heures du matin lorsque le petit groupe se réunit dans la rue principale du village, non loin des portes. Le marché battait déjà son plein, mais nos ninjas se tenaient à l'écart de toute cette agitation.

Ren, étonnament, était là le premier. Il s'était séparé de sa bande un peu avant de quitter le domaine de son clan. Du regard, il observait la foule, à la recherche des trois autres.

Surtout de la petite "Flower-Bee" sur lequel il avait des vues, en fait. Sanae. Sans elle, la mission n'aurait été qu'une gigantesque corvée, et il aurait maudit Shinzo d'avoir demandé sa participation. Mais là, il pouvait au moins s'amuser un peu avec elle. A sa façon.
Les deux autres, par contre... eh bien, Saitama ne présentait pas le moindre intérêt, et il ne sentait pas particulièrement à l'aise avec Oboro. Pas depuis qu'elle ait vu sa déconfiture lors de leur dernière mission, quand bien même la jeune femme n'en menait pas large non plus.

Saitama, Oboro et Sanae arrivèrent ensemble en même temps au point de rendez-vous, visiblement en grande conversation. L'Uchiha fut déçu de voir les deux jeunes femmes accompagner le miséreux, trop solidement charpenté à son goût. Profitant de toutes les occasions, Ren profita surtout de leur approche pour détailler les deux filles.
La plus grande ne portait rien de vraiment révélateur, mais l'Uchiha apprécia ses longues jambes gainées de nylon, qui complétaient un short à mi cuisses. L'autre portait une simple robe d'été, qui ne libérait pas grand chose d'autre que le bas de ses mollets. Seuls ses bras étaient exposés, simplement couverts d'un châle aux motifs tartan pour se protéger de la brise.

S'il avait été en compagnie de sa bande, Hotaru aurait sûrement fait un commentaire comme quoi, le seul à s'habiller sexy était malheuresement l'autre mec du groupe. Avant de proposer aux autres d'en faire de même d'un air pas très sérieux et plein de sous-entendu.

Mais là...

Armé de son habituel petit sourire, Ren laissa les autres s'approcher. Toujours aussi nonchalant.

-Salut tous!, s'exclama Oboro. Prêts pour aller dans la fosse aux lions? Putain, j'ai pas envie de foutre les pieds dehors...
-Toujours, répliqua Ren en feintant la bonne humeur. De toute manière, tant que tu es avec nous, ça devrait le faire, nan?
-Huhu... on espère, pria la grande sans saisir l'ironie.
-Ne vous inquiétez pas, indiqua Saitama d'un ton apaisant. Il ne nous arrivera rien.

Car au sein du quatuor, seul Saitama avait l'air serein. Il avait l'habitude des voyages et se savait sous la protection de son dieu. Qu'il leur arrive quelque chose était inconcevable. Son assurance était telle qu'il parvenait presque à influencer l'état d'esprit des autres.

Mais c'était probablement plus son physique imposant qui les rassurait, cela dit. Au mieux, ils avaient là un grand combattant. Au pire... suffisament de viande pour repaître deux ou trois prédateurs à lui seul.

On n'était jamais à court de plan de secours, après tout.

C'était le cas de Ren et Oboro, qui avaient une sacré boule au ventre. Leur dernier voyage s'était franchement mal terminé, malgré la présence d'un junin avec eux. Aujourd'hui, ils auraient à aller plus loin, et seraient pourtant les plus gradés du groupe. Ce qui, à leur sens, ne correspondait à rien. La jeune femme s'estimait à peine plus compétente que son amie. Inifiniement plus endurcie et préparée, mais aussi largement moins versée dans le chakra. Quant à Ren, il sentait bien qu'il ne pèserait pas plus lourd dans le groupe que la dernière fois, où il avait été complètement inutile. Rien de bien rassurant.

-Enfin, bonne nouvelle, on a la Miss avec nous, tenta de positiver la grande brune. Si jamais quelqu'un prend cher, elle devrait pouvoir le rafistoler. Si ça a marché pour les gros bobos du terrain d'entraînement, ça devrait aussi le faire pour nous. Putain, qu'est ce que je raconte... j'ai encore moins envie de foutre les pieds dehors.
-Ah? Tu es une Eisei?, comprit Saitama.
-Eisei?, répéta l'Hanaerobi sans comprendre.
-Magie pour guérir, lui traduit Oboro en désespérant.
-Oui, oui.

Et enfin, Sanae, qui ignorait encore pas mal de choses sur le monde des ninjas, et pratiquement tout des bêtes féroces du monde extérieur. Elle avait entendu des rumeurs, ainsi que le récit enfiévré que lui avait fait son amie le jour même de son retour. L'Hanaerobi savait que Shinzo avait pratiquement failli devant les deux bêtes. Que Ren n'était effectivement qu'un gosse immature et vaniteux, totalement dépourvu du moindre intérêt. Et qu'elle ne ferait guère mieux que lui en cas d'ennui.

Mais tout ça, c'était complètement virtuel, pour elle.

Ce qu'elle savait, c'est qu'ils allaient chercher Hyûma, son majordome. Ils avaient été convoqués à la demande de Shinzo Morihiko pour une petite expédition qui visait à le ramener au village. L'idée était tout simplement de rapartrier l'aspirant pour qu'il s'adonne à des tâches plus productive qu'un séjour à Tate.

A partir de là, Sanae était prête à y aller en courant, s'il le fallait. Et ça n'était pas un pauvre chien qui lui ferait peur au point de la retenir. Le Gouryoku était une catastrophe ambulante, un enfant attardé qu'il fallait constament surveiller. Et dans le même temps, il était tellement candide, bienveillant et adorable qu'il lui manquait déjà cruellement.

Sans compter qu'elle avait vraiment besoin de quelqu'un pour la chouchouter.

Et qu'il cuisinait trop bien. Elle le soupçonnait d'avoir déjà deviné les habitudes et préférences de chacun, en particulier les siennes.

Et qu'il avait été admirablement stupide et fidèle envers elle à de trop nombreuses reprises. Ne serait-ce qu'en abandonnant le tournoi en faveur d'Oboro parce qu'elle était l'amie de sa patronne.

Et que même ses bêtises en matière de chasse au fantôme et de maison hantée commençaient à lui manquer. Personne dans la maison n'avait eu le coeur de disposer de la bonne quinzaine de balais "anti-fantômes" qui trainaient un peu partout.

-Sanae, tu m'écoutes?
-...

Il fallu un petit moment à la jeune femme pour se rendre compte qu'elle n'avait pas prêté la moindre attention à Saitama, qui s'était détourné des deux autres pour s'occuper d'elle.

-Tu n'as pas l'air dans ton assiette, s'enquit-il avec sa bienveillance habituelle. Quelque chose ne va pas?
-Mmmh? Je rêvassais. Désolée.

L'ascète ne chercha pas à pousser davantage. Il sentait qu'elle n'avait pas vraiment envie de parler... et qu'il en était de même pour les autres, d'ailleurs. D'un sourire, il se contenta donc d'inciter Sanae à presser le pas, au même titre que Ren et Oboro. A défaut de vider son sac, la marche méditative était un bon exercice.

Saitama trouverait bien un moyen d'apaiser les âmes en peine. Il lui fallait au moins faire ça, s'il voulait devenir digne des faveurs de son dieu... et prêcher la bonne parole au monde entier.



La veille au soir:
 
 
 
  
  
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