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 Cité Interdite - Terrain d'entraînement

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Takuan
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Jeu 30 Mai - 11:07

Arrow Lei Lei vient de la Cité Interdite - Temple


Au petit matin, alors que Lei Lei et son grand père sortaient du temple de Shiun après une courte nuit de sommeil, une voix surgit de l’entrée de la Cité Interdite :

- Lei Lei !

La jeune femme ne prit qu’un instant pour reconnaître la tonalité si familière qui l’avait accompagnée sur les routes ces six derniers mois.

- Takuan ? Qu’est-ce que tu fais là ?

La haute silhouette massive s’approcha à pas rapides. L’homme avait l’air d’un géant des montagnes, drapé ainsi d’un tissu effiloché de toutes parts, et d’une corde de lin en guise de ceinture. Son baluchon, qui ne contenait que quelques vêtements et deux trois objets, se balançait doucement le long de son dos dans un mouvement de métronome. Un sourire sincère se peignait sur son visage, comme à son habitude.

- Finalement, je me suis dit que je m’arrêterais bien un peu de parcourir les routes pour quelques temps. Aussi, si ma présence ne te gêne pas, je resterai encore un peu avec toi.

Elle sauta dans ses bras. Lei Lei, bien qu’elle fût d’une taille tout à fait normale pour son âge, ressemblait à une poupée de chiffon dans les bras immenses du voyageur.

- Bien sûr que non, idiot !

Elle avait éprouvé une grande tristesse lorsque leurs chemins semblaient s’être séparés, cet homme avait réussi à occuper une place immuable dans son cœur.


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Voilà six mois à peine, alors qu’elle venait de quitter Amagumo et qu’elle avait fait halte dans une auberge cossue, Lei Lei avait rencontré le moine itinérant. Elle venait juste de finir son repas dans la salle commune et se dirigeait vers sa chambre quand un samouraï l’apostropha :

-  Les bains, c’est de quel côté ?

Elle se retourna, incrédule, l’air perplexe.

- Les bains ? Aucune idée.

Le regard dédaigneux de l’inconnu s’attarda sur sa poitrine. Lei Lei n’en tint pas compte et reprit la route. Elle longea le couloir des chambres quand elle remarqua qu’elle était suivie. D’un coup, le samouraï s’élança en avant, et l’étreignit par derrière, avant de lui proposer d’un ton paillard :

- Et si nous allions chercher les bains ensemble ?

La réaction de Lei Lei ne tarda pas. Une gifle monumentale vint marquer la joue du vieil homme, qui devint rapidement d’un rouge écarlate tout à fait charmant. Quatre hommes alors occupés à boire le saké se levèrent aussitôt, suivis de deux autres. Lei Lei se rendit compte du pétrin dans lequel elle venait de se mettre. Elle songea à lui mettre un deuxième soufflet pour lui échapper, mais la vue des lames portées par ses compagnons l’incita à ne rien commettre de dangereux. Elle avait certes acquis un entraînement conséquent au combat lors de sa dernière année à Amagumo, mais rient de suffisant pour s’occuper seule de huit hommes armés.

- C’est comme ça qu’on traite un défenseur du peuple, mademoiselle ? Un membre de la garde du Daimyo ne mérite pas votre respect ? Venez par ici, je vais vous l’expliquer, le respect qui m’est dû.

Il lui barra le passage et la força à revenir dans la pièce principale.

- Tout le monde dehors ! Ca vaut pour toi aussi !

Il désigna le propriétaire en cuisine, occupé à préparer les plats. Personne ne sembla vouloir contredire la brute. Les soldats firent sortir tout le monde avant de sortir eux-mêmes. Tout le monde, sauf une personne.

- Hé toi là bas !

Takuan se tenait là, courbé comme un mendiant aveugle, absorbé dans la lecture du livre ouvert sur ses genoux.

- C’est à moi que vous parlez ?

D’un ton bourru, le capitaine répondit :

- Oui à toi, du vent !

- Oh, ça ne me gêne pas de rester, vous savez

Le moine lui rendit un sourire tout à fait angélique.

- Vraiment ça ne te gêne pas ?

- Pas le moins du monde, rassurez-vous !

Il se replongea dans son livre. Le capitaine lâcha l’emprise qu’il avait alors sur la chevelure de Lei Lei et explosa de colère.

- Eh bien moi, ça me gène ! Ca gâche le goût du saké et de la bonne chair, d’avoir quelqu’un qui lit près de soi !

D’une sollicitude feinte, Takuan se répandit en excuses.

- Oh oui pardon, comme c’est grossier de ma part, je fermerai donc le livre.

Mais il ne bougea pas d’un centimètre une fois le livre fermé. Au contraire, il tint le regard haut et droit vers l’affreux bonhomme. Lei Lei recula d’un pas, songeant d’abord à en profiter pour prendre la poudre d’escampette, puis elle se dit que non. Elle avait sa guitare à l’étage, et le spectacle qui se tenait devant elle semblait bien trop amusant pour en louper une seule seconde.

- Sa seule vue m’agace !

- Si ce n’est que ça, demoiselle, pourriez vous aller ranger le livre dans une pièce voisine ? Je viendrai le récupérer plus tard.

- Pas le livre, idiot ! C’est de toi que je parle, tu gâches le tableau, et si tu ne veux pas que ta tête orne une pique ce soir, tu ferais mieux de sortir maintenant !

- Voilà qui est ennuyeux. Je tiens à ma tête…

Le commandant se leva d’un bond.

- Hors de ma vue espèce de fou !

Takuan en fit de même. Il s’inclina ensuite doucement, fit quelques pas vers Lei Lei et la prit par la main.

- Venez mademoiselle, notre ami dit qu’il préfère être seul. L’amour de la solitude est le propre du sage, nous ne devrions pas l’embêter plus longtemps.

- Qui t’a parlé de l’emmener elle ? Sombre minable !

- Il faudrait savoir à la fin. En plus d’être laid, vous ne m’avez pas l’air très intelligent.

Cette fois-ci, au lieu de le laisser répondre, Takuan enchaîna sur un monologue ininterrompu, qui
vit la face du capitaine se décomposer petit à petit.

- Je dis ça parce que couper la tête d’un moine n’a jamais été très bien vu par la population. Couper la tête du moine qui a eu une conversation amicale avec le Daimyo lui-même lors de la dernière cérémonie du thé à son château, c’est encore moins bien vu. Mais c’est vrai que d’un autre côté, rapporter au Daimyo qu’un des représentants de son pouvoir s’amuse à vouloir abuser les demoiselles de son peuple fidèle et aimant, aurait pour conséquence d’inverser les rôles et de voir votre tête sur un pique à votre tour… Pas de chance, vous êtes dans une impasse, impasse d’autant plus grande qu’un de mes compagnons avec qui je dînais ici est actuellement au dehors, et que s’il apprend qu’il m’est arrivé quelque chose, la première chose qu’il fera sera de retourner au château pour y trouver refuge. Dans tous les cas, au moins une tête va tomber, et ce sera la votre. A moins que vous ne laissiez cette demoiselle partir dès maintenant, et que nous oublions cette histoire d’un commun accord. Qu’en pensez-vous ?

Cinq minutes plus tard, Lei Lei avait empaqueté ses affaires et reprenait les routes en compagnies du moine. Ils décidèrent de marcher pour cette nuit, n’ayant plus d’auberge où se reposer, et en profitèrent pour discuter sous le manteau d’étoiles de cette nuit de printemps. En fait, le moine ne connaissait pas le Daimyo, il n’avait jamais eu de compagnon de voyage, le tout avait été un bluff total, si bien mené que le capitaine l’avait avalé tout entier sans broncher.





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Takuan n’avait pas vraiment de but précis, il cherchait simplement à voyager, à perfectionner son art et sa méditation par la rencontre et le partage. Lei Lei n’était pas pressée non plus, sa destination, le village des Nuages, était accessible en une journée complète de marche, mais elle se dit qu’elle voulait d’abord voyager un peu, peut être pour retrouver la trace de sa famille tant qu’elle aurait encore un peu d’économies que Yorei lui avait fourni, peut être aussi par nostalgie de son enfance voyageuse.  Quand les économies fondirent après quelques mois, Lei Lei décida qu’il était temps de finaliser le retour vers Kumo, mais Takuan souhaitait poursuivre sa route, ils  se quittèrent alors au détour d’un chemin. Finalement, un lien invisible, mais tenace, avait incité Takuan à revenir auprès de son amie.

- Je pensais te trouver au temple, encore endormie, de si bon matin

- J'aurais bien aimé, mais apparemment l'aube est le meilleur moment pour rencontrer des membres du corps militaire de Kumo. Tu vois les marches là bas ? Il faut aller tout en haut.

- Eh bien, soyons sportifs alors !

Après de brèves présentations, Takuan demanda au grand père s'il pouvait lui garder son baluchon de voyage, et lui annonça qu'il ferait l'ascension avec Lei Lei, ce que le vieillard accepta sans demander son reste. Les centaines de marches n'apparaissaient pas comme une perspective agréable aux yeux du vieux moine. Takuan resserra sa ceinture, et l'ascension put commencer...

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Sam 15 Juin - 23:01

Taijutsu : la routine de l’entraînement



Le terrain d’entraînement... Kokei était parvenu à le trouver sans trop de difficulté, la première fois. En vérité, il commençait à se sentir de plus en plus à l'aise à Kumo. Il était moins surpris par ce qu'il voyait, et, s'il continuait encore à regarder les Shinobi qu'il croisait avec respect et intérêt, il se comportait de plus en plus comme l'un d'entre eux. Il ne portait plus ses vêtements habituels de nomade, leur préférant un justaucorps noir qui était bien plus efficace, et n'entravait pas ses mouvements. Le soleil commençait à tanner sa peau, lui donnant une couleur légèrement halée.

Tous les jours, ou presque, depuis qu'il était arrivé, l'orphelin se rendait au terrain d’entraînement, près de la cité interdite. Il se levait aux aurores, réveillé par les rayons du soleil, et prenait un petit-déjeuner copieux. Il se préparait ensuite un petit bento pour le déjeuner, privilégiant les boulettes de riz, avec pas ou peu de viande, qui risquerait de tourner avec le soleil. Puis, après s'être habillé, il partait courir. La distance entre son appartement et le terrain d’entraînement n'était pas très importante, mais le jeune homme rallongeait son trajet en passant par des petites ruelles, en faisant quelques détours inutiles, en essayant d'emprunter un maximum d'escalier. Ces divers obstacles lui permettait de travailler son équilibre et son agilité, d'autant qu'il portait un sac contenant son repas, parfois quelques livres pour rajouter du poids. Son objectif était de ne pas trop secouer ce qu'il portait, et la réussite de l'exercice pouvait être mesurer lorsqu'il mangeait. Le plus souvent, il parvenait à ne pas trop malmener sa nourriture.


Une fois bien échauffé, il grimpait le chemin qui lui permettait de se rendre jusqu'au terrain d’entraînement. Souvent, il croisait ici d'autres jeunes aspirants, qui s’entraînaient également. Ils étaient d'âge similaire mais la plupart lui étaient bien inférieurs sur le plan physique, et paraissaient particulièrement essoufflés. Lui se contentait de les saluer brièvement, au passage, d'un hochement de tête ou par un 'bonjour' discret. Il n'était pas très sociable, et n'avait de toutes façons pas l'envie de s'arrêter pour discuter en plein milieu de ses exercices. Il les dépassait, donc, et poursuivait sa course jusqu'au sommet, là où le sol était plat. Là, il posait son sac à l'ombre d'un des deux cerisiers, généralement sous celui qui n'était pas utilisé pour l’entraînement de lancer au Kunai.


C'est alors que commençait véritablement la partie difficile de sa routine quotidienne. Les premiers jours, Kokei s'était contenter d'exercices musculaires, afin de développer sa force. Rapidement, toutefois, il se rendit compte de leur inutilité. Il ne lui servait à rien de devenir une montagne de muscle s'il n'était pas en mesure d'utiliser correctement sa force. Aussi entreprit-il de lire plusieurs ouvrages. L'un d'entre eux, notamment, qu'il avait trouvé dans son appartement, s'était révélé particulièrement intéressant. Sobrement nommé « L'introduction au Taijutsu », ce petit livre à la couverture de cuir rouge regorgeait de nombreux et précieux conseils. Entre autres, Kokei put apprendre les différents points sensibles du corps humain. Ces notions d'anatomie lui permirent d'apprendre rapidement quels étaient les meilleurs endroits à frapper lors d'un combat au corps-à-corps à main nue.


Les points dit vitaux étaient les zones qui permettait au combattant de potentiellement tuer son adversaire. L'auteur indiquait, non sans un certain humour, qu'un coups porté avec suffisamment de force pouvait tuer son adversaire, même si l'endroit visé n'était pas vitale. Toutefois, il montrait également que viser le pieds n'était pas aussi efficace que de frapper dans la gorge. Parmi les zones que l'orphelin se fit fort de mémoriser, il y avait notamment, et logiquement, la tête. Cette partie du corps regorgeait de zone particulièrement sensible. Les tempes, les yeux, la gorge, mais également le nez. Sur le reste du corps, le bas-ventre, et une notion spéciale pour le ventre lui-même, qui dissimulait certains organes susceptible d'exploser via un coups suffisamment puissant. D'autres parties du corps humain étaient mentionnées également. Les diverses articulations, notamment les genoux et les clavicules, étaient citées comme étant particulièrement handicapantes si elles étaient fracturées.

Kokei mémorisa donc chacun de ses points, et, chaque matin, s’entraînait face à un mannequin de paille. Il ne cherchait pas à frapper fort, ou vite, mais réfléchissait à la meilleure façon de frapper ces zones. Dans le livre, l'auteur rappelait une règle d'or : un combattant entraîné sera toujours supérieur à un combattant qui ne le serait pas, mais un combattant qui utiliserait des techniques qui ne lui conviendraient pas risquaient de ne jamais totalement utiliser son potentiel. Il conseillait de fait de d'abord apprendre par soi-même ce qui était le meilleur pour soi, les techniques avec lesquelles on se sentait le plus à l'aise, et ensuite de chercher une école de combat appropriée. S'ensuivait plusieurs pages de dessins montrant les diverses façons de frapper. Le Dragon d'or fut assez surpris de voir que son corps entier était une arme. Il n'y avait pas que ses poings et ses pieds, mais également ses coudes, avant-bras, genoux...

Le Dragon d'or, rapidement, trouva ses repères. Il avait une préférence marquée pour l'utilisation de ses coudes et genoux. Sa souplesse lui permettait de frapper le ventre du mannequin, là où se situait le foie, avec ses genoux. Du coude, il pouvait facilement atteindre le visage de son adversaire imaginaire. Il utilisait également ses poings et pieds pour atteindre ses même zones, préférant toutefois frapper assez directement. Bien qu'il était capable d'effectuer des coups de pieds retournés, en utilisant un mouvement de rotation, il préférait frapper du talon, en demeurant face à son adversaire.

Il passait donc sa matinée à s’entraîner ainsi, frappant chaque jour de plus en plus fort, de plus en plus vite, tout en s'assurant qu'il demeurait toujours aussi précis. Il voulait que son corps mémorise cette sensation, de la même façon qu'il avait mémorisé l'utilisation du Chakra. Ses attaques devaient être dirigées automatiquement vers les points qu'il savait sensibles. Puis, il déjeunait, en prenant son temps. Il mangeait assez peu, juste de quoi se restaurer et tenir l'après-midi. Il buvait beaucoup, toutefois. De l'eau, parfois agrémenté de citron ou d'orange pour se mettre un coups de fouet. Il mangeait seul, loin des autres jeunes de son âge. Il les voyait et les entendait rire et chahuter, mais ne s'en préoccupait pas. Il restait seul, par choix.

Son repas terminé, Kokei demeurait à l'ombre du cerisier pendant quelques temps, le temps que le soleil du midi soit un peu moins haut dans le ciel. Il méditait un peu, malaxant son Chakra. Assis en tailleur, il se concentrait, les yeux clos, ses longs cheveux blancs laissés libre sur ses épaules. Il sentait le sang courir dans ses veines, et son Chakra pulser dans son corps. Il faisait en sorte de parvenir à ce subtil équilibre qui lui permettait d'utiliser sa technique Raiton, et, s'il évitait le plus souvent d'utiliser son Ninjutsu en public, il lui arrivait à l'occasion d'utiliser sa technique, comme pour ne pas oublier qu'il la possédait.

Le reste de l'après-midi était consacré à plusieurs exercices. Il s’entraînait à frapper dans un rondin de bois pour améliorer sa résistance. Il se contentait de bander ses mains pour ne pas s'érafler inutilement, et frappait jusqu'à ce que la douleur soit difficile à supporter, augmentant chaque jour sa résistance à la douleur. Puis, il améliorait son équilibre et sa force, en se tenant en équilibre sur ses mains, par exemple. Généralement torse nu, il sentait parfois des regards se poser sur son dos luisant de sueur, et se fixer sur le dragon doré qui semblait presque vivant, dansant sur sa peau grâce au roulement de ses muscles.

Il rentrait chez lui lorsque le soleil amorçait sa descente. Parfois en courant, parfois en marchant simplement, selon la tension qu'il ressentait dans ses muscles. Il avait lu que, parfois, le corps devait se reposer, et que trop chercher ses limites pouvait résulter en de sérieuses blessures. Puis, après s'être lavé, il dînait simplement, appréciant une simple soupe et un peu de pain...


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(Anciennement Kokei Ryukin)


Dernière édition par Kokei Ryukin le Dim 16 Juin - 17:38, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Dim 16 Juin - 0:58

Taijutsu : Combat !




« Hep, toi ! Le garçon au Dragon ! »

Kokei arrêta son mouvement en entendant la voix qui l'appelait. Son coude droit était à quelques centimètres seulement du visage du mannequin de paille, en plein milieu d'une marque rouge symbolisant la tempe gauche. Un coups potentiellement mortel si la cible avait été un être vivant. L'orphelin se tourna lentement en direction de celui qui l'avait appelé. Le jeune homme s’entraînait depuis deux heures maintenant, torse nu à cause du soleil.

« Cela te dirait un vrai combat d’entraînement ? »

Face à lui se tenait 3 hommes vêtu comme des shinobis. Ils étaient plus âgés que lui, d'au moins 10 ans. Ryukin était sûr de les avoir déjà vu sur le terrain d'entraînement, mais c'était la première fois que l'un d'entre eux s'adressait à lui. La proposition était plus alléchante. Il avait passé des journées entières à s’entraîner, à améliorer son Taijutsu, mais il manquait de pratique. Il savait également que seule une vraie mise en pratique serait efficace. Aussi hocha-t-il la tête, et s'avança vers le trio.

« Pas d'armes, que du Taijutsu. Bats toi comme si j'étais ton ennemi. »

Pendant un instant, l'orphelin eut envie de répliquer que cela pouvait être dangereux. Et s'il portait un mauvais coups à son adversaire ? Mais il demeura silencieux, et se mit en garde. Les poings serrés, levés à hauteur de son visage. Il pouvait ainsi protéger ses tempes, et ses côtes grâce à ses coudes. Il se tassa légèrement, prêt à bondir, mais n'avança pas une jambe en avant. Dans cette position, il perdait en potentiel offensif, mais était bien plus capable de se défendre. Qui plus est, comme il n'aimait guère porter des coups de pied rotatifs, il n'avait pas spécialement intérêt à adopter une autre garde.

« On y va ! »

Les deux autres hommes étaient demeurés assis, visiblement désireux d'observer le combat. Ils savaient bien que le Dragon d'Or n'avait aucune chance, mais ils l'avaient observé s’entraîner, et avaient su voir son potentiel. Ils voulaient maintenant s'assurer que l'aspirant était d'un niveau correct. Après tout, il faisait partie de la nouvelle génération, celle qui allait avoir à assurer la protection de Kumo. Ils éprouvaient une certaine fierté vis-à-vis de ces jeunes gens plein d'ambition, et un peu de tendresse, également.

La première attaque du shinobi fut assez directe. Un coups de pied à hauteur d'épaule. Trop rapide pour être esquivé. La différence de niveau entre eux était trop importante. Mais Kokei savait qu'il pouvait encaisser l'attaque, et ensuite essayer de porter un coups, à son tour. Il serra les bras, et grimaça lorsque le tibias de son adversaire vint le heurter un peu en dessous des poignets. Profitant de la position déséquilibrée de l'homme face à lui, il essaya de lui faucher sa jambe d'appui. L'attaque fut esquivée.

« Bien ! L'esquive n'est pas toujours possible, et il est parfois nécessaire d'encaisser un coups. »

Le shinobi parlait tout en se défendant. Il esquivait, paraît les attaques de Kokei avec facilité, ses mains venant bloquer les attaques trop directes. Puis, brusquement, il frappa, de nouveau avec son pieds, heurtant la cuisse du jeune homme.

« Restes attentif ! Ne te concentres pas que sur l'attaque ou la défense. Tu dois faire les deux en même temps ! »

Ryukin essaya de porter un coups de poings au menton de son adversaire, mais l'attaque fut repoussée. Il fit alors un pas en avant, se retrouvant à une distance très réduite du ninja. Là, il frappa une première fois, en utilisant son genoux, visant le ventre. Son adversaire arrêta son attaque avec sa main, et s'exposa légèrement. Le jeune homme en profita pour frapper du coude, touchant le muscle.

« Bien ! Si tu sais lire les mouvements de ton adversaire, alors tu pourras créer des failles à exploiter. »

L'orphelin continuait ses assauts. Mais pour chaque coups qu'il portait, il en recevait deux. Il avait du mal à rivaliser avec la vitesse et l'agilité de son adversaire. Ce dernier semblait prévoir chacune de ses attaques avant même qu'il ne commence à bouger. Il pensa un moment être parvenu à créer une bonne opportunité pour frapper, et son poings s'arma. Un violent coups dans sa cuisse déjà endolorie lui arracha alors un cri de souffrance.

« N'hésites pas à utiliser des feintes pour tromper ton ennemi. Et méfies toi toujours d'une occasion qui te semblerait trop belle ! »

Le combat arrivait à sa fin, maintenant . Kokei sentait la sueur dégouliner le longs de ses tempes, et il sentait la douleur pulser dans ses membres. Il n'était pas blessé, mais avait récolté de nombreux hématomes, là où les coups de son adversaire avait porté. La leçon avait été durement apprise.

« On arrête là. Tu bouges bien, petit. Tu manques de pratique, par contre. N'hésites pas à venir t’entraîner avec nous, si tu nous vois. »

« D... D'accord. Merci beaucoup.»

« Ton nom ? »

« Kokei. Kokei Ryukin. »

Les trois ninjas discutèrent un peu entre eux, tandis que l'aspirant s'étirait. Visiblement, les trois hommes s'appréciaient énormément, et, pendant un instant, Kokei se demanda si, lui aussi, il trouverait ainsi des personnes avec qui s'entraîner et passer un bon moment. De vrais amis. A défaut d'avoir une famille... Ce devait être bien d'avoir quelqu'un sur qui compter. Non pas un supérieur, ou quelqu'un comme le gérant... Mais bel et bien des amis de son âge...

Dans les jours qui suivirent, le Dragon d'Or poursuivit son entraînement, selon sa routine habituelle. Un après-midi sur deux, en moyenne, il retrouvait les trois ninjas. Il n'osa jamais leur demander leur nom, et se contentait de les observer, de les écouter, et de se battre avec eux. A chaque fois, l'expérience était douloureuse, et il rentrait chez lui en souffrant en silence. Silence qu'il conservait même lorsqu'il était avec les trois hommes. Certes, il était heureux de s'entraîner avec eux, et il était conscient de la chance qu'il avait. A chaque fois, il s'améliorait, devenant plus rapide, plus fort. Il améliorait sa technique de combat, découvrait ses faiblesses et les travaillait les jours suivants... Ce fut bel et bien ces combats qui lui permirent de progresser, bien plus que ses entraînements en solitaire...


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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Dim 16 Juin - 16:29

Taijutsu : Le test !

Depuis combien de jours s’entraînait-il maintenant ? Kokei n'en avait pas la moindre idée. Ce n'était pas comme s'il marquait chaque jour d'une croix sur son calendrier. Il se contentait de sa routine. Chaque nouvelle journée était une occasion de s'améliorer davantage, de se rapprocher de son objectif, à savoir la maîtrise du Taijutsu. Bien sûr, il savait qu'il lui faudrait des années pour parvenir à son niveau maximum, mais il avait besoin de ces bases pour pouvoir continuer à progresser. Il était en train de créer le socle sur lequel seraient basés ses futurs progrès.

Comme à son habitude, le jeune homme se leva aux aurores, prépara son bento pour le midi, et se rendit jusqu'au terrain d’entraînement en courant. Il sentait la douleur sourde de ses hématomes pulser dans ses muscles, mais n'y prêtait pas attention. Deux jours auparavant, il s'était de nouveau entraîné contre les trois shinobis, et avait récolté quelques méchants coups. Mais il avait réussi à en placer également, notamment un coups de genoux dans le ventre de son adversaire, qui s'était retrouvé plié en deux, partagé entre le rire et la douleur. Ses deux compères, eux, n'avaient pas caché leur hilarité.

Avec souplesse, Kokei sauta par dessus une palissade en bois, s'aidant de ses mains pour prendre appui sur les planches. Il retomba avec légèrement, amortissant sa chute avec ses jambes, désireux de ne pas inutilement secouer ses boulettes de riz. Il poursuivit sa course, et, enfin, après avoir sprinter dans le chemin conduisant au terrain d'entraînement, il parvint à sa destination. C'est là qu'il vit les trois hommes, ses trois compagnons d'exercice, s'il pouvait dire cela. Ils n'étaient pas présent aussi tôt, d’ordinaire. Mais ils devaient avoir une mission dans l'après-midi, ou quelque chose de similaire, ce qui expliquait leur présence matinale.

« Kokei ! »

Le jeune homme se dirigea vers le trio. Les trois hommes semblaient de bonne humeur, mais on pouvait remarquer une certaine tension sur leurs traits. Quelque chose devait les inquiéter, au moins légèrement, ce qui expliquait leur présence et cette sensation étrange. Ils ne se comportaient pas exactement comme d’ordinaire, et l'orphelin hésitait à demander pourquoi.

« Un dernier combat, cela te dit ? »

Dernier combat ? Pourquoi ce combat devrait-il être le dernier ? L'aspirant avait envie de poser plein de questions, mais se retenait. Il ne voulait pas ennuyer les trois hommes, et sentait que parler de ce qui les inquiétait n'était pas une bonne idée. Il préférait leur laisser la possibilité de s'expliquer, ou non, sur la raison de leur nervosité et sur ces sinistres paroles. C'est pourquoi, sans un mot, Kokei se mit en place, en position de combat. Son adversaire prit place face à lui, et ils commencèrent à combattre.

Ils frappaient vite, et fort. L'esprit du Dragon d'or commençait à s'habituer à l'exercice. Son corps bougeait par automatisme. Il n'y avait pratiquement plus d'intervalle entre ce qu'il voyait et sa réaction. Le pieds de son adversaire commençait à peine à se décoller du sol que, déjà, son genoux se levait, bloquait l'attaque avant qu'elle ne soit devenue trop puissant. Un poings partait en direction de son visage, et son avant-bras se levait, parant le coups. Une ballet gracieux, en soi. Des mouvements de plus en plus fluides, de plus en plus précis. Il calculait ses mouvements avec une précision de plus en plus importante. Ses ripostes se faisaient également de plus en plus efficace. Il ne frappait pas seulement avec sa force, mais avec technique.

Genoux contre cuisse. Poings contre paume. Tibias contre épaule. A chaque fois, la chair venait affronter la chair, les os cognaient les uns contre les autres. Toujours plus vite, toujours plus fort. Kokei esquiva une attaque en se jetant en arrière, modifia ses appuis et bondit de nouveau vers l'avant, poings levé. Son adversaire fit un pas sur le côté, frappa du pieds, et vit son attaque bloquée par le coude du jeune homme. Ce dernier se retrouva un moment acculé, se défendant contre une avalanche de coups. Coups droit, revers. Droite, Gauche ! Les poings fusaient en direction des côtes, de la mâchoire, mais étaient tous esquivé.

Le Dragon d'Or se sentait bien. Certes, il souffrait le martyr lorsque les coups pleuvaient sur lui, réveillant d'anciens hématomes. La sueur coulait le long de ses tempes, et ses mains étaient moites. Mais il demeurait debout, se défendant de plus en plus efficacement. Ses propres attaques faisaient grimacer son adversaire.

Et, enfin, il vit une faille. Ryukin avait su lire dans les feintes de son adversaire, évitant de tomber dans les pièges tendus. Mais cette fois, il savait qu'il ne s'agissait pas d'une feinte, mais bien d'une erreur. L'équilibre de son adversaire était précaire, et il semblait avoir de la sueur dans les yeux. Le moment idéal pour attaquer !

L'orphelin bondit en avant, et, au dernier moment, s'accroupit. Il frappa du coude dans la cuisse du shinobi, lui arrachant un cri de douleur. Puis, il se redressa rapidement, et son genoux vint se loger dans l'estomac du ninja, lui coupant le souffle. Un coups de poing vint enfin le cueillir au menton, le faisant décoller du sol. Ryukin exultait. Il bondit en l'air, prêt à porter un dernier coups, lorsqu'il remarqua le sourire en coin sur les lèvres de son compagnon d'entraînement. Il essaya d'attaquer, mais frappa dans le vide : sa cible avait disparu. Comment était-il possible d'esquiver dans cette position ?

« Fumikomi-Geri ! »

Le talon vint lui faucher les jambes. Pendant un instant, Kokei ne fut plus au contact du sol. Il s'écroula lourdement, gémit de douleur. Quelle était cette technique ? Il était perdu. Il cracha par terre, expulsant les quelques brins d'herbes collés sur ses lèvres. La douleur qui irradiait dans ses membres inférieurs était incroyable. Le combat était fini.

« Ça va ? »

Le Dragon se releva sans un mot, hocha la tête péniblement. Il entendait les deux spectateurs hurler de rire, et ne put s'empêcher de sourire légèrement lui aussi. Il avait dut avoir une de ces têtes lorsque son adversaire s'était volatilisé ! Cela avait dû être une scène hilarante, en effet.

« Très beau combat. Tu as encore bien des progrès à faire... Mais tu es sur le bon chemin, en tout cas. »

Kokei rentra chez lui plus tôt que d'habitude. Sa lèvre était fendue, et un peu de sang en coulait. Un énorme hématome s'était formé, là où le talon de l'homme l'avait touché. L'orphelin ne devait jamais revoir ces trois hommes. Étaient-ils morts en mission, avaient-ils reçus une affection particulière ? Il ne le savait pas, et n'avait pas les moyens de le savoir. Depuis sa naissance, il s'était habitué à voir les gens disparaître ainsi. Ses propres parents n'avaient-ils pas disparu également, après tout ?

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Dim 16 Juin - 17:46

Technique validée

Technique apprise : Toteikikan
Rang de la technique : D
Commentaire :
La petite modif que je t'avais demandé a été faite, du coup, c'est bon pour la cohérence.
En ce qui concerne le RP en lui-même, c'est très très très bon. J'adore et j'en redemande, les combats sont hyper prenants !
Tu peux ajouter cette technique à ton répertoire.




Dernière édition par Makise Ganseki le Sam 29 Juin - 21:09, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Lun 17 Juin - 18:08

~ Un presque non-cours pour apprendre les bases du chakra ~
Il faisait beau, très beau. Le soleil était haut dans le ciel, il n'y avait presque aucun nuage, c'était vraiment une belle journée. Makise venait de sortir d'un bar. Une fois de plus, elle n'avait pas résisté à aller boire un coup pendant qu'elle se baladait, c'était plus fort qu'elle.

Elle avait décidé de s'entraîner et, pour ça, elle était allé, plus tôt dans la journée, voir quels étaient les instructeurs existants dans la cité dans un genre de lieu administratif quelconque. Elle avait feuilleté un carnet dans lequel étaient inscrits les différents professeurs, les différentes personnes vers lesquels se tourner lorsque l'on voulait perfectionner ses techniques.

La jeune femme cherchait donc un gars de dix-huit ans appelé Kanashi Yoshida. Sur le papier était marqué qu'elle aurait de grandes chances de le trouver au terrain d'entraînement, c'est pourquoi elle l'y cherchait.

Trouver un jeune homme d'environ son âge au milieu de plein d'autres personnes, essentiellement des mecs, qui ont entre quinze et vingt-deux ans, c'est plus difficile que ça en a l'air, là est toute l'ironie de la chose. Heureusement, elle avait pu lire sur le carnet que c'était un gars qui passait beaucoup de temps isoler à s'entraîner et à faire ses propres recherches dans son coin. En clair, il faisait partie d'une espèce assez précise : les associables. Et par chance, il n'y avait que quelques personnes qui s'entraînaient seules.

Elle se dirigea vers un jeune homme aux cheveux gris/argents, de taille moyenne et portant un genre de cape de moine ou d'ermite. Il s'entraînait à une certaine forme de Raiton visiblement, il balançait des éclairs sur un mannequin qui, au passage, était complètement grillé.

[Makise] – Excusez-moi, êtes vous le Chunnin Kanashi Yoshida ?

[Kanashi] – Oui.

Il répondit sans réellement prêter attention à la jeune femme et continuait de s'entraîner comme si de rien n'était. Elle le regarda bizarrement. Effectivement, il était plutôt associable sur les bords. Il reprit alors, sans s'arrêter dans ses recherches.

[Kanashi] – Vous vouliez me demander quelque chose ?

[Makise] – Oui ! J'aimerais apprendre le Yokusei et apparemment vous pouvez me l'apprendre.

Le jeune homme s'arrêta et se tourna vers Makise. Aucune émotion n'émanait de son visage. Il ne souriait pas, mais ne faisait pas non plus la tronche.

[Kanashi] – Et pourquoi je t'apprendrais la maîtrise du Ninjutsu ? J'ai des recherches à faire et j'ai pas le temps de m'amuser avec une élève.

[Makise] – Euh... Bonne question. Je vous la retourne, quelle raison vous auriez à m'enseigner une technique ?

[Kanashi] – Pour l'instant, aucune.

Au moins c'était clair, il fallait qu'elle trouve un moyen de l'intéresser pour qu'il accepte. Mais comment une fille qui vient de découvrir l'existence du chakra peut-elle intéresser un gars qui fait déjà des recherches poussées dans ce domaine ? En lui montrant son potentiel ? En l'aidant dans ses recherches ? N'en sachant rien, elle essaya de trouver des raisons... Au hasard.

[Makise] – Il y a pas si longtemps, j'ai utilisé mon Raiton et j'ai brûlé quelqu'un gravement puisque je le contrôlais pas. Peut-être auriez-vous intérêt à m'apprendre pour pas que je face de mal à quelqu'un un jour ?

[Kanashi] – Tout le village a intérêt a ce que vous sachiez maîtriser votre chakra. Mais personnellement, je vois pas en quoi j'y porterais plus d'attention que quelqu'un d'autre. J'admets néanmoins que le fait que vous ayez brûlé un bras entier m'interpelle, peu de personnes en sont capables sans maîtrise de leurs pouvoirs.

[Makise] – Dans ce cas... Je pourrait peut-être vous aider dans vos recherches en échange ?

[Kanashi] – Vu la technique que vous me demandez de vous apprendre, vous ne me serez d'aucune aide.

[Makise] – Peut-être que je pourrais tout simplement faire une course pour vous ? Vous avez besoin de matos pour vos recherches j'imagine.

[Kanashi] – En effet je pourrais bien avoir besoin de quelque chose... Je pourrais vous faire cours en échange d'un service, effectivement, même si j'en ai pas spécialement envie.

[Makise] – Dans ce cas, marché conclu, je ferais une course pour vous et en échange, vous m'apprenez le Yokusei. Et si c'est le temps que ça va vous prendre de m'enseigner cette technique qui vous inquiète, vous faites pas de soucis, j'apprends vite.

Kanashi mit alors en stand-by ce qu'il faisait, à contrecoeur et non sans souffler, et commença a expliquer à la jeune femme en quoi consistait la technique, comment elle était réalisée et plein d'autres trucs théorique plus ou moins importants, mais très clairs et très compréhensibles.

Makise retînt principalement qu'elle devrait bien visualiser son chakra afin de pouvoir le modeler comme elle le souhaitait. Le plus dur allait d'être de le ressentir avec assez de précision pour pouvoir en faire quelque chose et, ce, très précisément.

[Kanashi] – Bon, si vous avez compris le principe, on va passer à la pratique. Assieds toi et essaye de ressentir au mieux ton chakra. Au début c'est un peu dur, mais ça va vite devenir un réflexe.

Makise s'exécuta et commença à se concentrer, tandis que Kanashi en profita pour reprendre ses recherches à coté. Cinq minutes, dix minutes, trente minutes puis une heure était passée et Makise n'y arrivait pas. Ça venait, elle ressentait mieux les flux de chakra dans son corps, mais elle n'arrivait pas a le contrôler comme elle le souhaitait.

Elle continua à persévérer jusqu'à ce qu'elle en ait marre et, au bout d'un temps assez court, elle s'énerva.

[Makise] – Raaah, mais bordel, ça veut pas, fait chier ! Kanashi, viens me filer un coup de main.

[Kanashi] – Je suis en train de faire un truc, demandez moi plus tard...

[Makise] – Plus tard tu seras encore en train de le faire ton truc, alors viens maintenant ou j'arrive pour t'emmerder et tu pourras plus bosser tranquillement.

Face à ce chantage débile, méchant, mais efficace, Kanashi revint vers elle, en soufflant encore, signe qu'il n'avait toujours pas envie de s'occuper de son enseignement. Il donna quelques conseils à la kunoichi. Des conseils pour aider à se concentrer, des conseils pour bien visualiser le chakra et des conseils pour réussir à maîtriser ses flux de chakra sans trop de problèmes. Makise se calma et exécuta les conseils.

Elle passa bien deux grosses heures à se concentrer et a essayer de faire ce qu'elle voulait de son chakra. Avec quelques conseils, ça allait effectivement mieux. Kanashi était compétent, même s'il n'avait aucune envie d'enseigner quoi que ce soit. Au bout de ces quelques heures, Makise commença alors à maîtriser assez bien son chakra. C'était pas encore automatique pour elle de le maîtriser vraiment bien, mais avec un peu de concentration, elle arrivait à le maîtriser sans aucun soucis et avec pas mal de précision. Pensant que c'était bon, elle se leva et retourna voir Kanashi.

[Makise] – Je crois que c'est bon !

[Kanashi] – Bon... On va voir ça, montrez moi.

Makise fit une petite démonstration et jongla avec son chakra. Elle le faisait circuler comme elle le souhaitait. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup sur le bout des doigts. Kanashi ne dit rien et lui fit signe de se relever.

[Kanashi] – Bon, c'est pas mal, je vais pouvoir me remettre à mes recherches. J'aurais pas perdu toute mon après-midi finalement. Entraînes toi régulièrement une heure par jour pendant une semaine et tu devrais maîtriser parfaitement cette technique.

Kanashi n'oublia pas les courses que la jeune femme devait faire pour lui en échange. Il lui donna une liste de plusieurs objets divers et variés et elle alla les chercher dans la foulé. Elle rentra ensuite à l'auberge, bu, mangea et se coucha, se rappelant qu'elle allait devoir s'entraîner régulièrement si elle veut devenir une kunoichi. Ca allait être des fois très chiant, mais ce n'est pas bien grave, elle avait l'habitude de s'entraîner avec son père quand elle était plus petite.


Ibuki Senjago
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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Ven 21 Juin - 2:24

Technique validée
(Selon ton modèle, hehe)

Technique apprise : Yokusei
Rang de la technique : D
Commentaire : 
Tu n'as pas à avoir honte de ce rp. Un peu précipité, il en va de soi, surtout vers la fin. J'ai trouvé ton début assez bien et je n'ai donc pas de doutes quant au fait que tu peux encore t'améliorer. Un truc pour mieux étirer tes actions et donc savourer autant que faire savourer la lecture serait que tu fasses d'abord une première partie puis que tu mettes de côté pour y revenir. Décortiquer, en somme, ton écriture, de sorte à n'avoir que de bonnes idées que t'aimes lorsque tu écris. Sur ceux, la logique de l'apprentissage est là, et je suis certain que tu as su respecté le PNJ instructeur. So, je valide et tu peux la placer dans ta fiche. Congrats!



MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Mar 23 Juil - 23:49

Le soleil était à son plus haut. Il était temps. Naisen se posa lourdement sur l’herbe. Il n’y avait pas été de main morte. Son entraînement l’avait épuisé. Il s’étira dans l’herbe à la recherche de son sac de fortune. Un simple et grand foulard rouge dont les extrémités étaient noués ensemble. Il lui manquait quelques centimètres pour l’atteindre. Il tenait vraiment à l’avoir de suite. A l’intérieur, l’attendait un bentô qu’il avait essayé de remplir à sa manière. Il n’était pas un fin cuisinier mais à force d’être seul, il avait réussi à faire quelque chose de mangeable et surtout nourrissant. Il se poussa légèrement à l’aide de ses jambes afin de réduire cette distance qui le séparait de son repas. Si seulement il s’était posé quelques centimètres plus en arrière. Il se demanda alors depuis quand il était devenu aussi flemmard. Peut-être la douleur qui alourdissait ses jambes.

Naisen tira finalement le foulard vers lui, posant lui et son contenu sur son torse. Mission réussie. Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. C’était ces petites joies du quotidien, bien loin et bien à part du monde qu’il chérissait. Savoir oublier le monde qui l’entoure et savourer le simple fait de pouvoir enfin manger. Son sourire grandissait de plus en plus à cette pensée. La vie pouvait paraître plus simple si on le voulait, apparemment.

Dommage que l’air était lourd aujourd’hui, plus lourd encore qu'à l'accoutumée. Il fallait dire que la chaleur n’arrivait pas réellement à perdurer ici. Ce village ne s’appelait pas Kumo par hasard. Naisen commençait à le savoir, qu’une température élevée allait amener à terme des nuages noirs chargés prêts à détonner à tout instant. Ainsi était la vie, ici. Les Kuméens étaient fort heureusement habitués à vivre au rythme des aléas du temps. Sans le moindre mal, ils pouvaient voir passer une semaine entière de pluie comme une autre saccadée de beau temps, de vent, et même de pluie. Il ne fallait surtout pas s’en plaindre. La Nature offrait de merveilleux spectacles dont certains avec des éclairs. Des éclairs que les shinobis essayaient de maîtriser. Dernièrement, il en avait vu l’autre jour, à en sortir un de sa main, à la fois surpris et fasciné. Pour le Chuunin, c’était moins captivant que ceux que la Nature proposait.

Naisen se secoua la tête comme pour revenir à la réalité. Il mit son bento à côté de lui avant de s’asseoir en tailleur. Il se passa plusieurs fois la main dans les cheveux pour les remettre en place et enlever les brins d’herbe qui avait élus domicile au sommet de son crane. Il regarda devant lui. Il ne donnait pas cher du plat, et l’engloutit en quelques instants. Sa bonne humeur avait joué de son appétit. Apparemment, cette vitesse d’assimilation de nourriture semblait étrange, car quelques regards s’étaient posés sur lui. Ils essayaient toutefois d’esquiver de croiser le regard avec le Toshiya, de peur qu’il ne les foudroie de ses yeux vifs et ambrés rappelant à certains ceux d’un fauve. Naisen ne cherchait pas à faire peut pourtant. Cependant il avait été habitué à ce genre de regard. Dire qu’on est un du clan Toshiya, à ceux qui connaissent ce nom, ils en arrivaient à en craindre de ces assassins ou à en être fascinés au chois. Naisen n’aimait pas donner cette pensée de lui aux gens. Il en était à l’opposé. Cependant, il n’allait pas pour autant renier son nom.

Naisen leva le menton pour regarder le ciel ensoleillé de Kumo. Il espérait que l’astre de jour continuerait de briller cet après-midi. Il prendrait une pause pour digérer mais aller continuer son entraînement. S’il pouvait ne pas finir trempé, ça serait tout aussi bien.

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Mer 24 Juil - 12:20

Le genoux de l'aspirant vint heurter le ventre du mannequin de bois. Quelques instants après, c'était son coude qui venait heurter la gorge de son ennemi immobile. Ses mouvements étaient de plus en plus fluides, de plus en plus précis et violents. Il était parvenu à transformer son corps en arme meurtrière. La question était de savoir pour qui cela allait servir, car il avait entendu dire que le Raikage avait disparu. Était-ce seulement possible ? Le trouble qui envahit un instant les pensées de l'aspirant lui firent manquer son coups de quelques centimètres, aussi se reconcentra-t-il sur son entrainement. Il maitrisait maintenant les bases du Taijutsu, mais il devait à tout prix poursuivre ses efforts. Il n'était pas un de ces génies autodidactes, et seul son travail lui permettait de progresser rapidement.

Mais cela faisait plusieurs heures maintenant qu'il s'entrainait sans relâche. Il avait fini par se mettre torse nu, et son dos ruisselait de sueur, faisant briller plus que d’ordinaire le Dragon d'or tatoué entre ses omoplates. Un bref coups d’œil vers le ciel lui indiqua qu'il était l'heure de déjeuner. Kokei s'approcha de l'arbre sous lequel il avait ses habitudes, où l'attendait d'ailleurs son Bentô, préparé le matin même.

Non loin de lui, un homme mangeait également. L'avait-il déjà vu auparavant ? Certainement, si ce dernier s'entrainait plutôt régulièrement. Mais il n'avait pas dû y faire attention auparavant. Conscient que la chaleur allait durer encore plusieurs heures, et que, malgré sa peau hâlée par le soleil, reprendre son entrainement en plein soleil de midi n'était pas la meilleure idée possible, l'aspirant se mit à observer un peu son voisin... Et s'aperçut avec un sourire en coin que cet homme semblait être son opposé, physiquement parlant.

Là où ses cheveux étaient blancs, ceux de l'homme étaient ébène. Ses yeux étaient bruns, ceux de son voisin étaient ambrés. Ryukin avait la peau naturellement pâle, même si son bronzage actuel le rendait un peu plus foncé ; l'homme était basané, comme s'il vivait au soleil depuis longtemps. Quand au reste... Disons que son voisin avait l'air un peu plus détendu, peut-être moins sérieux, que le jeune orphelin. Mais ce dernier ne put s'empêcher de remarquer quelque chose, quelque chose qui lui arracha un sourire.


"Tenez..."


Kokei s'était adressé à l'homme d'un ton calme, mais suffisamment fort pour se faire entendre. Il lui jeta ensuite une des deux gourdes d'eau qu'il prenait avec lui pour ses entraînements, celle qu'il n'avait pas encore ouverte.

"La vôtre est percée..."


Pour la première fois depuis des semaines, Kokei avait envie de rire. Si son voisin s'y mettait, nul doute qu'il se joindrait à lui pour se détendre un peu. Rire était un bon moyen de décompresser après un entrainement aussi intense. Et, ainsi allongé dans l'herbe, à l'ombre de l'arbre, Ryukin se sentait bien...


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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Jeu 25 Juil - 0:33

Naisen n’avait pas senti venir la personne qui se trouvait désormais devant lui. Ce n’était pas son habitude alors qu’on lui avait appris dès son plus jeune âge, à se servir de son instinct. Cet instinct qui peut paraître bestial, mais qui permettait de rester en vie en quelque sorte. Rester en alerte au moindre bruit à la moindre anomalie du paysage. Réagir en toute circonstance. On lui avait toujours répéter qu’en danger, une personne immobile était considéré comme morte. Mais là, c’était différent, peut-être qu’il se sentait lui-même changé. Sûrement par cette vie à Kumo. A l’intérieur du village, il n’avait pas réellement à craindre quoi que ce soit. Un sentiment qu’il avait à Agamuno, mais qui s’était renforcé par ici. Il était désormais dans un village militaire, avec des remparts – qui paraissait peut-être faibles mais ils étaient présents –, et des gardes scrutant l’horizon.

Ces facteurs n’étaient pas pour autant les seuls responsables de son relâchement. Il était rare qu’on le surprenne même à l’intérieur du village, même s’il n’était pas en alerte. Seulement là, il s’était senti emporté par le vent, l’amenant dans ses pensées. La fatigue de l’entraînement aidant à cette dissipation. Il avait apprécié cette douce brise sur son visage. Cela rendait l’air plus léger, sur le moment. Une sensation agréable pour son corps.

Le Chuunin fixa un bref moment le garçon qu’il se trouvait devant lui. Il était moins âgé que Naisen, bien que sa musculature développée criait le contraire. Certainement, un habitué de l’entraînement comme lui. Pourtant, il ne l’avait jamais vu. Un nouvel arrivant peut-être ? Il n’était pas plus sûr. Il fallait dire qu’il ne prêtait pas réellement attention au gens se trouvant sur ce terrain. Il n’était pas pour autant un personnage qui pouvait se fondre dans le décor. De longs cheveux blancs, et un teint qui suivait cette tendance. Tout cela contrasté par la noirceur de son regard. Il ne remarqua pas de bandeau ninja, un aspirant ? Sûrement. Il se demandait ce qu’il venait faire, et Naisen ne savait pas sur quel pied jouer, le relationnel n’était pas son fort.

? – Tenez…

Naisen fut surpris du propos de son interlocuteur. Ce dernier ne tarda pas à lancer un objet. Naisen le récupéra sans difficultés. C’était une gourde d’eau. Pourquoi il venait de donner de l’eau ? C’était bien étrange.

? – La vôtre est percée...

Le jeune homme jeta un regard à son sac de fortune. Il semblait effectivement trempé. La gourde avait donc lachée. Il se demandait comment elle avait pu être trouée. Il jeta un nouveau regard sur l’homme au teint pâle.

Naisen – Merci. Il faut vraiment que je pense à faire attention à mes affaires. Il esquissa un sourire. Sans toi, j’allais mourir de soif.

Naisen ne put s’empêcher de transformer son rictus en un rire bref, mais naturel. Il l’invita d’un geste de la main à s’inviter à côté de lui. Il pourrait ainsi profiter de l’ombre de l’un des deux cerisiers qui décoraient cet endroit. La puissance des rayons devait être à son apogée. Un peu de fraîcheur ne lui ferait sûrement pas de mal.

Naisen – J’ai l’honneur d’avoir affaire à qui ? Il marqua une courte pause, avant de se rappeler qu’il était plus poli de se présenter en premier. Pour ma part, c’est Naisen Toshiya.

A peine sa phrase achevée, Naisen enleva le bouchon, seule barrière le séparant de son hydratation. Il porta le récipient à ses lèvres avant de boire une longue gorgée de l’élixir translucide. Ses yeux étaient fermés, mais ses oreilles étaient prêtes à capter le moindre son que son locuteur lui ferait parvenir.

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Ven 26 Juil - 12:24

Le rire de Kokei se joignit à celui du Toshiya, et s'arrêta au même moment. Depuis combien de temps n'avait-il pas ri ? Cela remontait à quelques temps maintenant, du temps où il était encore à l'orphelinat d'amagumo, certainement. Lorsque l'individu l'invita à le rejoindre, le jeune homme se déplaça un peu, se rapprochant du tronc de l'arbre, et donc de son voisin. La chaleur était amoindrie par l'ombre projetée par le cerisier, et il hésita un moment à remettre son justaucorps noir. Il décida finalement d'attendre encore quelques instants, le temps que sa sueur finisse de s'évaporer.

"Je m'appelle Kokei Ryukin."

Un nom qui n'était pas courant, et, à sa connaissance, qu'il était le seul à porter, puisqu'on le lui avait attribué à l'orphelinat. Celui de son interlocuteur, par contre... Toshiya. Le Dragon d'Or, allongé dans l'herbe, redressé sur ses bras, prit quelques secondes pour réfléchir. Il avait déjà entendu ce nom quelque part... Mais où ? Peut-être au cours d'une discussion, ou dans une de ses lectures ? Il ne parvenait pas à le savoir. Il détailla rapidement Naisen. Ce dernier était un peu plus âgé, portait le bandeau caractéristique des ninjas de Kumo. Il était au moins Genin, mais probablement d'un grade supérieur.

"Toshiya... Il s'agit d'un clan de Kumo, n'est-ce pas ?"

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas conversé, mais, si ses souvenirs étaient bons, il était nécessaire de poser des questions pour continuer à discuter. Ryukin voulait de plus profiter de l'occasion pour en apprendre plus sur Kumo. Tout ce qu'il pourrait apprendre lui servirait un jour ou l'autre, il en était sûr. Et, au moins, discuter ainsi occupait son esprit l'empêchant de raviver ses inquiétudes au sujet de la disparition du Raikage.

En attendant la réponse de son interlocuteur, Kokei décida lui aussi de boire un peu d'eau. Il dévissa sa gourde, et avala lentement quelques gorgées. Il prenait son temps, afin de ne pas gaspiller et surtout parce que cela apaisait bien mieux la soif que de boire trop vite. Il n'avait pas encore commencé à manger, mais préférait prendre son temps également. Il faisait encore bien trop chaud pour reprendre l'entrainement de toutes façons.

L'orphelin se rendit alors compte qu'il ne savait même pas quel entrainement suivait Naisen. Ce dernier était plutôt musclé, ce qui prouvait qu'il connaissait un peu le taijutsu, ou au moins qu'il faisait en sorte de ne pas être trop faible au corps-à-corps. Mais était-ce la sa spécialité ? Kokei se promit de poser la question, afin éventuellement de partager quelques conseils... Du moins si le Toshiya ne posait pas la question en premier...








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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Mer 7 Aoû - 21:59

Kokei + 35 XP
Lei Lei + 11 XP
Makise + 10 XP
Naisen + 10 XP

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Jeu 8 Aoû - 15:37

Kokei Ryukin ? Cela sonnait étrangement dans l’oreille du Chuunin. Non, pas que cela le dérangeait tellement comme nom, mais il semblait spécial, surtout dont la manière où le jeune homme au teint pâle l’avait prononcé. Mais il n’y prêta pas plus attention, il avait juste le sentiment qu’il allait devoir s’habituer à ce nom dans le futur. La simple question suivante fit sourire le Toshiya. Toshiya un clan de Kumo ? Les plus extrémistes du clan serait piqué au vif en entendant cela. Le clan n’avait aucune appartenance même au village militaire qu’était Kumo. Certes ils avaient des accords communs avec le village, mais cela s’arrêtait là. Ils primeraient toujours leur indépendance. Après tout, dans ce contrat avec le village, il y avait une close qui permettait de quitter le village sans pour autant devenir un déserteur. Naisen releva la tête vers le ciel avant de soupirer longuement.

Naisen – Plus ou moins. Nous sommes un clan de ce pays, c’est vrai. Mais de là à dire que nous appartenons au village, il y a une différence. Il n’y a qu’une minorité qui se trouve ici…

Naisen s’arrêta un bref moment. Il ne devrait peut-être pas trop développer cette partie, si ça se trouvait, il ne s’attendait que d’une réponse affirmative pour faire la conversation. Cependant, le Chuunin aimait bien rappeler que le clan et Kumo était assez éloigné. Cela le rassurait d’une manière. Il pouvait se dire qu’il était à Kumo, loin du clan. Et c’est ce qu’il désirait aussi bizarrement que cela puisse paraître. Le jeune homme teint reprit la conversation avec le sentiment qu’il devait plutôt changer de sujet.

Naisen – Vu comment tu es, je pense qu’il est évident de ne pas te demander sur quelle spécialité tu t’es dirigé. Il est facile de deviner que ça serait le Taijutsu. Ou le Kenjutsu ? Non je pencherais plus pour le Taijutsu.

Il essayait de jouer au mentaliste. Bien qu’il n’y arrivait pas la plupart du temps, ici la déduction était assez simple. Vu la tenue du jeune homme, torse nu, et au vu de sa musculature. Il ne  devait pas s’entraîner pour du Genjutsu. Peut-être connaissait-il des rudiments de la force destructive de la médecine que représentait la voie de l’Hihei. Mais sur ce dernier point, il en doutait car même s’il possédait le chakra. Le contrôle de ce dernier devait être absolu pour la médecine. Pour un aspirant, si c’était bien ce qu’il était, ce n’était pas une chose aisée. D’ailleurs, Naisen jeta un nouveau regard à Kokei. En y repensant c’est vrai, qu’il n’avait jamais encore vu. Le jeune homme n’avait pas l’habitude de bavarder à tout va, mais il savait reconnapitre les têtes qu’il avait croisé rien qu’une fois. Celle de Kokei ne lui disait rien par contre.

Naisen – Je n’ai pas l’impression de t’avoir vu ici, avant. Tu es un nouveau ?

Enfin, pas sûr qu’il soit si nouveau que ça. Naisen s’était pas mal absenté ces derniers temps. Pas vraiment absenté du village. Il était en quelque sorte reclus dans son coin, à s'entraîner chez lui, plus qu'autre chose. Bien sûr qu'il participait à des missions, mais il était en attente depuis qu'il était passé Chuunin. On lui avait soufflé qu'il en aurait une, un peu spéciale, pour confirmer son passage de grade. Bien qu'il avait déjà prouvé que ce passage était nécessaire, il devait maintenant s'asseoir définitivement sur cette nouvelle place. Après, tout dépendait de ce que voulait le Raikage à son sujet. S'il tenait plus à l'envoyer sur des missions dangereuses ou s'il était plus apte à diriger ou entraîner une équipe. Vu sa piètre qualité d'orateur, il s'y voyait mal à cette dernière position.

HRP:
 


Dernière édition par Naisen Toshiya le Jeu 8 Aoû - 17:23, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Jeu 8 Aoû - 17:18

Kokei écouta Naisen en silence, respectueusement. Il avait fourré une boulette de riz dans sa bouche, non sans l'avoir préalablement trempé dans de la sauce soja, pour le goût. Une astuce simple qu'il avait vu il y a quelques jours, en observant un autre shinobi. Un petit flacon contenait la sauce, et il en versait quelques gouttes sur sa nourriture, avant de l'avaler. La mastication s'en voyait faciliter également.

Donc, les Toshiya étaient bien un clan de Kumo. Ou, plutôt, un clan du pays de la Foudre. Dans l'esprit du jeune homme, la différence n'était pas très claire. Du moins, comme Kumo faisait parti du pays de la Foudre, il allait de soi que, si l'on faisait parti de l'un, on faisait parti de l'autre également. D'autant que, si ce clan formait des shinobis, alors il devait dépendre plus ou moins directement de l'autorité du Raikage.

Ryukin aurait aimé avoir un peu plus d'informations sur ce clan. Mais était-ce approprié d'en demander ? Après tout, si son interlocuteur avait choisi de ne pas trop s'étendre sur le sujet, c'était sûrement pour une bonne raison. N'empêche que, bien que ce trait ne soit pas très développé chez le jeune homme, sa curiosité demeurait insatisfaite.

Le concept de clan, pour quelqu'un qui n'avait jamais vraiment eu de familles, était assez inconnu. S'agissait-il simplement d'une grande famille ? Ou bien existait-il des règles d'un autre genre ? Un code à respecter, peut-être ? Dans ce cas, cela devait être plus proche de l'orphelinat dans lequel il avait vécu. Un groupe de personnes qui vivaient ensemble grâce à un ensemble de lois plus ou moins officielles. Avec des liens de sang en plus, dans le cas d'un clan.


"Taijutsu, pour le moment... Mais le Kenjutsu m'attire aussi."

Enfin... C'était de bien grand mots ! Il était à peine au début de son entrainement. Il maitrisait à peine les bases de cet art. Du coups, pour le moment, il se contentait de se muscler, travailler son équilibre, sa force et sa vitesse...

"Et vous ? Quelle est votre... votre spécialité ?"

Mais une autre question avait fusé entre temps. Depuis combien de temps était-il là ? Kokei prit quelques instants pour réfléchir. Cela devait faire plusieurs semaines... mois, peut-être ? Il n'en était pas sûr. Pas très longtemps, en soi. Certainement pas des années.


"Je suis à Kumo depuis quelques semaines maintenant... Pas très longtemps !"


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MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Sam 10 Aoû - 21:09

Cela faisait un moment qu’il n’avait pas pris de pause. Naisen commençait à aimer ça. A vrai dire, il n’y pensait plus, avoir le temps de se poser et discuter avec les autres. C’était peut-être ceci qui lui manquait pour s’installer véritablement dans le village. Y habiter ne faisait pas tout apparemment. Dire qu’il tenait à protéger ce village mais sans savoir ce qui constitué véritablement un village. Ce n’était pas un lieu, enfin ce n’était pas qu’un lieu. L’ambiance qui se dégageait, elle ne venait pas des murs, mais des villageois. Naisen se surprit à penser tout ceci. Cette prise de contact avec ce jeune homme lui a ramené sur Terre. C’était idiot de le dire, cependant il restait que les choses simples restaient les plus efficaces. Pourtant, ce Kokei avait tout d’un inconnu, et il n’aurait pas une place dans la vie du Chuunin. Néanmoins ce n’était pas ça l’important. L’important était de chérir ces moments.

Le shinobi au teint mat posa son regard vers le sol. Il réfléchissait vraiment trop. Sa main passa le long de sa nuque pendant que Kokei lui répondait. Ce dernier avait pris un certain moment avant de lui répondre. Apparemment, il restait sur sa faim, pour la réponse sur les Toshiyas, il le montrait, peut-être de manière inconsciente, mais il le montrait. Il allait devoir s’y faire, il n’était pas tombé sur la bonne personne pour se renseigner à ce sujet. Naisen préférait taire toutes informations sur son clan.

Le jeune homme au teint pâle avait confirmé la suggestion du Chuunin en dévoilant sa spécialité. Naisen ne fut pas surpris, un corps comme celui-là ne trompait personne. Le détail où Naisen s’y attacha, est qu’il était intéressé aussi par le Kenjutsu. Le Toshiya se demandait ce qu’il pensait de cet art. S’il s’imaginait que cela ressemblait en tout point à du Taïjutsu mais avec des armes, il se tromperait. Cela est bien plus complexe qu’en apparence, de par sa diversité. Il ne crachait pas sur le Taïjutsu, mais contrairement à ce qu’on pouvait croire, la voie de l’arme était différente. Enfin, Kokei lui retourna la question. Naisen prit son temps avant de lui répliquer, attendant la réponse sur sa dernière question. Elle, encore ne confirma ce que pensait Naisen. Il était bel et bien nouveau. Naisen pensa qu’il pourrait alors le renseigner sur ce qui lui attendait mais se ravisa au dernier moment. Certaines expériences devaient se mériter et être découvertes seul, par soi-même. Il ne savait encore rien de l’adolescent, il ne lui priverait donc pas de ce plaisir, même son goût pouvait être amer.

Naisen – Pour répondre à ta question. Je préfère garder une certaine distance avec toutes ces voies. Il est difficile encore de s’en faire une idée. Le chakra est encore à ses balbutiements, on ne peut pas prévoir si ce pouvoir ne nous révélera pas quelques surprises, tu ne penses pas ?

Naisen prit une courte pause, le temps que son interlocuteur comprendrait bien ses propos. Il continua avant de laisser ce dernier riposter. De toute façon, sa question n'était que rhétorique.

Naisen – J’imagine que tu t’attendais à une réponse plus direct, soit. Il semblerait pour le moment comme toi, je sois plus disposé à user de mon corps comme une arme qu’à façonner quelque chose de mon esprit.

La maîtrise du chakra était subtile. Ses origines, ses conséquences ou encore ses effets étaient encore pour la plupart inconnues. Mais rapidement, les hommes qui la possédaient avaient compris que cela pouvait devenir une force. Une étape vers l’évolution crierait d’autres. Cette énergie semblait en tout cas bien polyvalente vu la diversité des voies de combat qui en découlaient. Même les scientifiques le plus doués de leur générations s’arrachait les cheveux pour percer le moindre de ces secrets. Naisen lui se contentait de sa version : ce n’était pas qu’un outil ou pouvoir dont l’homme devait abuser, c’était avant tout une partie de soi et par ce fait il fallait la respectait.

Naisen examina avec tristesse son bentô. Avec la discussion, il ne s’est même pas rendu compte qu’il l’ait vidé en un rien de temps. Ce n’était pas si grave. Il avait trouvé quelqu’un à qui parler pour le moment. Il tourna la tête vers le jeune homme. Bien qu’étrange, il était intrigué par ce personnage. A vrai dire, si on y regardait de plus près, chaque personne devenait intéressante. Naisen ne prenait juste pas le temps de le faire.

Naisen – Si cela n’est pas trop indiscret, j’aimerais savoir pourquoi tu as intégré Kumo. Je n’ai qu’une vision personnelle sur ce sujet, et j’aimerais comprendre comment un village comme Kumo arrive à rassembler...

Le Chuunin arbora un nouveau sourire, essayant d’établir une confiance avec Kokei. Cette question était personnelle, mais elle avait le mérite d’être posée. On pouvait se demander pourquoi certaines personnes pouvaient s’engager dans un village militaire comme Kumo. Cela semblait absurde, vu que lui aussi était un ninja de Kumo. Mais, chacun avait ses raisons, Naisen voulait juste découvrir celle du jeune homme. Après tout, il n’y avait pas de mal à le connaître un peu plus. Bien qu’il en doutait au début, Naisen savait maintenant qu’il finirait par se rencontrer à nouveau, dans d’autres circonstances, sûrement. Ces informations pourrait donc être utile par la suite.

MessageSujet: Re: Cité Interdite - Terrain d'entraînement   Mar 13 Aoû - 12:27

Faire de son corps une arme. Kokei ne put s'empêcher de sourire légèrement. La formulation était pratiquement la même que celle dans son livre, le petit bouquin à la couverture rouge dont il s'était servi pour apprendre les bases du Taijutsu. C'était également l'objectif qu'il s'était fixé, après sa rencontre avec le Raikage. Devenir aussi fort, aussi puissant, aussi rapide que possible. C'était là ce qu'il cherchait à faire. Pousser les limites de son corps jusqu'à leurs limites.

Ryukin avait hoché la tête en entendant son interlocuteur mentionner le fait qu'il n'y avait encore que peu de choses à découvrir. Le Chakra était quelque chose de nouveau, et l'on en découvrait chaque jour un peu plus sur lui. N'était-il pas un peu trop tôt pour dire ce que l'on souhaitait devenir ou faire plus tard ? Le jeune aspirant comprenait bien que Naisen souhaitait attendre et faire le bon choix. Mais lui-même préférait se dire qu'il n'avait pas de temps à perdre, et que, ce qu'il ne prenait pas le temps d'apprendre dès maintenant, il prendrait le temps de le faire plus tard. Autant devenir fort physiquement puis ensuite améliorer ses autres talents... Rien n'indiquait, après tout, qu'il soit limité dans son apprentissage, et sa soif d'apprendre était sans limite.

Kokei avait écouté le Toshiya parler en finissant son repas. Il avala les dernières boulettes de riz, avala quelques grosses gorgées d'eau, et termina avec quelques fruits. Lorsqu'il s'entrainait, le jeune homme faisait en sorte de manger suffisament, pour ne pas risquer de s'écrouler, mais pas trop non plus, afin de ne pas se sentir lourd. Cela nécessitait d'utiliser des aliments ayant un bon apport d'énergie tout en n'était pas trop dur à digérer, un exercice qu'il commencait à bien maîtriser depuis ces quelques jours. Comme il avait pris plutôt trop de fruits que pas assez, Kokei en posa quelques uns entre lui et Naisen, sur un morceau de tissu, indiquant ainsi qu'il souhaitait les partager. Il y avait là quelques lichis et pêches, achetés le matin même.

Et c'est alors qu'arriva une question étrange, assez personnelle. Pourquoi était-il venu à Kumo ? La réponse méritait réflexion. Bien sûr, il était venu ici parce qu'on lui avait demandé. L'ancien gérant de l'orphelinat lui avait dit de voyager jusqu'à Kumo. Mais la question sous-entendait surtout : pourquoi y était-il resté ? Et, à cela, Kokei ne savait pas trop quoi dire.


“Eh bien... Il y a plusieurs raisons en fait.”

Et il devait les énumérer ? Kokei prit quelques instants pour réfléchir. Il n'avait rien à cacher, mais il devait faire attention à sa formulation. Certaines choses ne regardait pas le Toshiya. Comme le fait que le Dragon d'Or avait trouvé ici la famille qu'il n'avait jamais eu, ou du moins qu'il pensait l'avoir trouvé dans la personne du Raikage.

“J'avais des talents spéciaux que certaines personnes ne souhaitaient pas voir gâchés. De plus, je ne ressentais aucun intérêt envers les autres métiers auquel j'ai été formé, mais devenir shinobis me semblait intéressant.”

L'aspirant était en train d'éplucher un lichi tout en parlant, et il le fourra dans sa bouche. Il arracha la chair du fruit avec agilité et recracha le noyau. Il put ensuite reprendre la parole, tandis que le jus coulait encore dans sa gorge.


“Passionnant, même. J'ai l'impression d'être vraiment utile, et cela me permet de sans cesse repousser mes limites.”

Puis, il se rendit compte que cette question avait été posé étrangement. Quels étaient ses liens avec Kumo ? Pourquoi le Toshiya demandait-il cela ? Avait-il lui même des doutes quand à sa fidélité pour le village, ou bien avait-il un autre but ?

“Pourquoi cette question, en fait ?”


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(Anciennement Kokei Ryukin)
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