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 Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)

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Takuan
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MessageSujet: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Mar 14 Mai - 15:08



Dernière édition par Lei Lei Isatsu le Mar 21 Mai - 8:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Mar 14 Mai - 23:47

Elle revenait en ces terres comme on retrouvait un vieil amant, laissé sur le bord de la route, comme s'il nous avait attendu depuis des années, stoïque, le coeur gelé et les regrets dissolus.

Son écharpe élimée racontait les mille et une péripéties de son voyage. Elle évoquait le soleil assomant des monts enneigés, les plaines verdoyantes et les plateaux rigoureux, les pics vertigineux et les auberges accueillantes. Elle suscitait l'effort de la marche, l'usure des ascensions, l'élévation de l'âme soumise aux aléas du pélerinage.

Lei Lei avait maintenant quinze ans, et jamais encore elle n'avait cessé de marcher.

Lorsqu'elle posa ses genoux sur l'herbe humide des jardins, une larme perla dans ses yeux. Elle ne sut expliquer ou même comprendre ce sentiment d'accomplissement qui l'inondait soudainement. Elle était née dans ce temple, sa présence ici marquait la fin d'un voyage qui avait débuté à sa naissance. Cette construction là bas, pouvait-elle l'appeler maison ?

Haut dans le ciel, les nuages, semblables a des bouquets de coton joufflus, filtraient les rayons du soleil par à coups successifs. La maison du Dieu Shiun paraissait surveillée par ses disciples célestes. L’augure était bonne, elle se sentait la bienvenue, de retour parmi les siens. Pourtant, elle ne connaissait personne ici. Jamais sa caravane n’avait jugé bon de revenir en de tels lieux. Elle ne pouvait décidemment pas saisir pourquoi son père avait toujours considéré le temple comme l’antre de ses cauchemars, pas tant que cette image angélique qui pourfendait ses rétines s’emparerait de son esprit.

- J’y suis, père, là où tu l’as perdue…

Elle avait été trop jeune pour s’en souvenir. Une chance, lui disait sa grande sœur, qui aurait préféré oublier le jour où, sans raison aucune, leur mère s’était écroulée sur le parvis de pierre du temple de Shiun. La science des médecins s’avéra impuissante à expliquer les raisons d’une pareille tragédie, les moines se chargèrent alors de clamer l’appel au Divin, le retour de Lin Isatsu dans le grand cycle de la Vie, avec un grand V, celle qui impassiblement adoucit et afflige à la fois.

Son père ne l’accepta guère. Sanyun Isatsu tenait pourtant du roc inamovible, du haut de ses trente ans, d’une composition solide et d’un mental de meneur. Lei Lei aimait tant se cacher derrière ses jambes, s’accrocher à son kimono de coton à l’odeur un peu âcre, elle se sentait comme derrière un rempart protecteur, dans une bulle indestructible, bien à l’abri des malheurs du monde ou de la peur de l’inconnu.

Quelques jours après l’évènement, pris par le chagrin, Sanyun décida d’entamer un pèlerinage, comme tous les membres de la famille avaient l’habitude de le faire. Mais à posteriori, Lei Lei se rendit compte que ce voyage n’avait pas été engagé pour les bonnes raisons. Son père avait erré pendant quinze ans en quête de réponses introuvables, à la recherche de chimères évanouies, perdu dans sa rancœur et dans l’incompréhension du Dieu auquel il avait pourtant voué sa vie. Il se sentait trahi, abandonné, refusa de retourner au temple de Kumo avant qu’on ne lui apporte une explication qui satisfasse ses exigences, en vain. Au fil du temps, le mirage mémoriel de la petite fille s’éroda doucement, le père rassurant devint bientôt cet homme amorphe, dépressif, colérique qu’elle connaissait aujourd’hui.
Takuan
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Jeu 16 Mai - 9:16

Ah qu'elle avait appris aux côtés de cet homme rabougri, grincheux et insatisfait, sur les routes séculaires du pays des Nuages. Elle avait connu la faim et le froid, elle avait vu les aurores boréales, surpris des animaux sauvages, navigué le long des canyons rocheux, rencontré mille et une personnes, des gentilles et d'autres moins. Elle avait compris l'humilité, la modestie face à ce monde bien trop grand pour elle. Elle s'était également permis de rêver, dans les espaces infinis de cette nature dure mais juste envers les hommes. L'aspect rugueux de son père l'avait poussé aux antipodes, comme pour jouer d'un effet de balance. A mesure que son humeur se détériorait, sa fille portait de plus en plus le masque de la joie de vivre. Si le voyage de Sanyun ressemblait à un chemin de croix, celui de Lei Lei tenait du voyage initiatique. Les steppes glacées du Nord pouvaient témoigner de ses éclats de rire, de son sourire omniprésent, irradiant, qui tel une lumière inextinguible guidait le trio dans son parcours. Elle arborait sa naïveté et sa curiosité comme des armes contre l'indifférence du monde envers elle. Naoko, sa grande soeur, se contentait d'observer sa progression dans le monde, se chargeait de combler le rôle maternel laissé vacant. Elle assistait avec joie, mais inquiétude également, à l'éclosion de sa petite soeur. Elle lui enseigna les techniques élémentaires de survie, l'art d'honorer le Dieu Nuage, mais ne pouvait empêcher la soif grandissante de Lei Lei envers les mystères inconnus de ce monde. Tout doucement, Naoko savait que sa soeur s'échappait, éprise d'une liberté sans pareil qu'elle enviait tant, elle dont l'horloge de la vie semblait s'être arrêtée au même moment que son départ du temple.



Lorsque Lei Lei atteignit ses huit ans, Sanyun demanda à Naoko d'enseigner la musique à sa petite soeur. Le père considérait la musique comme son ennemie depuis qu'ils étaient partis du temple. Il jouait autrefois pour honorer les Dieux. Que lui avaient-ils donné en retour ? A mesure que le pélerinage progressait, le peu de foi restante se transformait en haine envers Shiun. Il avait interdit expressément à ses filles d'honorer le "Dieu Traitre", qui avait laissé mourir sa femme et l'avait abandonné dans son chagrin.

Naoko se rendit soudainement compte qu'elle n'avait plus joué elle aussi depuis leur départ du temple. Lei Lei n'avait pour ainsi dire jamais pu écouter l'art de leur clan. A la tombée de la nuit, l'aînée sortit de son écrin la flûte qu'elle avait eu la chance de fabriquer avec sa mère. Elle s'assit sur un rocher, et au clair de lune, s'élança dans une mélopée indescriptible, chaleureuse et nostalgique à la fois. Lei Lei ne put jamais oublier ce moment, le premier jour de sa vie où s'ouvrit à elle les infinies possibilités de la musique. Naoko se sentit reconnaissante que son père laisse Lei Lei rompre le sceau du silence, qu'elle devienne une véritable Isatsu.

Naturellement, Naoko la dirigea vers la fabrication d'une flûte, prenant soin de laisser à Lei Lei le choix du bois, de la longueur, ne la guidant que pour les étapes techniques. Quelques centaines de kilomètres et plusieurs semaines furent nécessaires pour fabriquer l'objet, qui prenait forme pas à pas, tous les soirs, au coin du feu, alors que leur père dormait déjà.

Mais à son premier essai, en présence de leur père, Lei Lei ne parvint pas à faire sonner la moindre note. Le regard stoïque de Sanyun pesait sur la scène. Naoko tenta d'apaiser les choses :


- C'est normal, ne t'inquiète pas. C'est difficile de trouver la bonne méthode, ça viendra avec le temps.

Tous les soirs, elles réessayèrent, au coin du feu, quand leur père dormait, de faire sonner l'instrument. Tous les soirs, le même résultat se produisait : aucun son n'émanait de la flûte...

- Ne le dis pas à père.

Le sujet devint tabou. Sanyun n’osa pas demander à sa fille si elle arrivait maintenant à jouer de sa flûte, Naoko continuait de dire à Lei Lei de se taire, et Lei Lei ne comprenait pas la signification d’une telle tension autour d’elle. Qu’y avait-il de mal à ne pas savoir jouer d’un instrument ? Cet échec ne lui pesait absolument pas, elle se dit tout simplement qu’elle n’était pas faite pour ça.

Lorsqu’ils atteignirent le Sud, la honte devint trop grande, la folie du père aussi, tiraillé entre ses Dieux trahis et sa foi incompréhensible. Lei Lei devait savoir jouer, pour ne plus jamais le faire. Elle devait montrer à cet imbécile de Shiun que la descendance de Lin pouvait lui rendre hommage, mais ne le ferait jamais plus. Si Lei Lei ne pouvait émettre un son, alors elle n'accomplirait jamais sa vengeance stérile envers les augures célestes. Un aveu de défaite insupportable. Un soir soudainement, Sanyun exigea des progrès. Bien entendu ils ne vinrent pas. Le lendemain il en exigea de nouveau, et chaque soir sa déception grandit. Quand Amagumo fut visible à l'horizon, il offrit une dernière chance. Lei Lei attrapa sa flûte, tenta à nouveau, Aucun miracle ne se produisit. La sentence fut irrévocable.

Bien sûr, Naoko tenta de le faire revenir sur sa décision, mais aucune des deux soeurs n'avait la force ou le pouvoir d'aller contre la volonté du père.

Quand ils quitteraient la capitale, Lei Lei viendrait pas avec eux. Elle avait dix ans.


Dernière édition par Lei Lei Isatsu le Jeu 16 Mai - 15:04, édité 1 fois
Takuan
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Jeu 16 Mai - 17:10

Cinq ans plus tard, avec du recul, Lei Lei s'estimait heureuse de son sort. Ce qu'elle avait pris pour un abandon qu tout début s'était révélé devenir soudainement une libération. Lei Lei aimait s'imaginer le destin comme un funambule sur une toile d'araignée, à jouer avec sa vie sur un coup de tête, prendre des embranchements inattendus. En l'espace d'une semaine, elle avait connu la peine et la joie, la perdition et l'espoir, la détresse et la quiétude.

Parcourir les rues de la plus grande ville du pays avait quelque chose de terriblement exotique. Tous les colons venus du Sud venaient marchander à Amagumo, qui représentait une véritable porte d'entrée pour l'économie du Nord, et un nouvel eldorado pour tous ces entrepreneurs en mal d'aventure. Le Nord avait toujours été rugueux, concentré sur le nécessaire, l'essentiel. Le raffinement n'avait jamais été une qualité répandue sur ces terres, à part dans les quelques familles féodales qui pouvaient encore se targuer d'exercer une certaine influence.

Lei Lei avait entendu que les membres de sa famille avaient pour habitude de voyager partout dans le pays, et que généralement, annoncer son appartenance aux Isatsu assurait au moins le respect, au plus l'hospitalité et l'entraide. La jeune fille se dit qu'elle pourrait profiter de cet aspect pour retrouver des membres de sa famille, obtenir un toit pour quelques jours et s'attacher à une nouvelle caravane. Mais qui croirait qu'elle fait partie d'un tel clan, quelle preuve pouvait-elle apporter ? Si la ruse ne pouvait l'aider, alors peut être la chance, pour une fois...

Dans les entrailles d'Amagumo, d'inombrables dédales de ruelles se développaient en une arborescence incompréhensible pour le premier venu. La jeune fille, qui n'avait toujours pas perdu son indétrônable sourire, décida de tirer au sort les rues à prendre, de regarder les opportunités, d'essayer de parler avec les gens. Bref, faire tout ce qu'elle n'avait pas été autorisé à faire depuis son plus jeune âge. Niché sur un relief pentu, Amagumo partait dans tous les sens, à gauche, à droite, en haut, en bas, le tout en même temps. L'architecture des bâtiments, bien que soignée, était désespérément la même pour le voyageur en quête de repères. Si tant est qu'au bout de quelques minutes d'inattention, se perdre devenait soudain une situation extrêmement fréquente. Certains habitants, pour arrondir leurs fins de mois, s'étaient même spécialisés dans le rôle de guides pour piétons riches et perdus.

A tout dédale, ses trésors cachés. Lei Lei reconnut bientôt le quartier marchand, un sac de noeuds de ruelles pavées étroites empli de boutiques en tout genre, entassées les unes sur les autres, où l'on pouvait trouver absolument tout ce qu'on désirait, pour peu de chercher comme il faut. Au centre même de ce quartier, le coeur de la ville, s'étendait une petite place paisible, au milieu de laquelle une fontaine claire aux pierres blanches envoyait valser de petits jets d'eau rafraichissants. Derrière cette fontaine, dans la pénombre, une grande échoppe sans prétention se dressait au milieu des autres. Telle était la destination chanceuse de l'Isatsu.

Lei Lei mit quelques instants avant d'oser franchir la lourde porte de bois verni qui la séparait de la caverne aux merveilles qu'elle avait repéré au moment où elle s'aspergeait le visage avec l'eau de la fontaine. Elle regarda la vitrine l'air interdite, puis avala un grand bol d'air avant de prendre son courage à deux mains. Devant elle, un tableau magnifique, des dizaines d'instruments de toutes les formes et couleurs s'étendait indéfiniment. L'incroyable spectacle qui s'offrait à elle se décupla à l'intérieur. Cette maison ne vivait que par le bois, un bois verni, peint, traité, coloré, un bois sculpté, un bois naturel, parfois épais, parfois fin. Une multitude d'objets s'étalaient aux quatre recoins du magasin, dans un chaos qui pourtant ne dérangeait pas du tout la contemplation. Des flûtes ça et là, traversières ou de pan, ponctuées de claveçins, de hautbois, de clarinettes d'un métal détonnant. Et puis tout au fond, des guitares, de magnifiques violons. Enfin, derrière le comptoir, comme un trésor inaccessible, de superbes guitares. On eut cru qu'elles avaient été sculptées dans une seule et même pièce de bois, tant il semblait impossible de cerner le travail de collage entre les différentes pièces.

Si le regard et les pas des clients les menaient un peu n'importe où dans le magasin, Lei Lei quant à elle n'avait pas bougé du comptoir, et contemplait dans un silence religieux une guitare d'un bois foncé, aux reflets flamboyants.


Luthier – « Bonjour mademoiselle ! Puis-je vous aider ? »

Un vieux monsieur vêtu d’un tablier recouvert de sciure de bois et aux lunettes rondes descendit d’un escalier derrière le comptoir.

Lei Lei – « Bonjour monsieur. Pourrais-je… pourrais-je voir cet instrument ? »

L’homme répondit d’un regard surpris, puis amusé, et ajouta :

Luthier – « Vous savez jouer de la guitare, jeune fille ? Attention, c’est un instrument délicat. »

Il décrocha l’outil du mur, puis le déposa doucement dans les mains de la demoiselle, dont la concentration aurait pu faire croire à quiconque qu’elle tenait un objet sacré, interdit. D’un geste délicat, elle fit tourner la pièce de bois, pour l’observer sous toutes les coutures, puis s’aventura sur les cordes, les caressant du bout des ongles avant d’oser en pincer une pour afin de tester sa résonnance.

Lei Lei – «Le son est fabuleux »

Luthier – « Je vous remercie jeune fille. Souhaitez-vous l’essayer ? "

Lei Lei – « Vous seriez d’accord ? »

Luthier – « Comment le refuser à quelqu’un qui montre un tel respect pour ce qu’elle tient dans ses mains ? »

Il attrapa un tabouret qu'il plaça devant le comptoir pour laisser la demoiselle s'installer, elle avait déjà placé la guitare dans la position adéquate. Elle testa doucement la tension des cordes, puis presque instinctivement, posa ses doigts sur les cordes du manche, et remarqua que le son changeait. Un haussement de sourcils amusé s'esquissa sur son visage.

Luthier – « As tu déjà joué de cet instrument ? "

Elle ne répondit pas, préférant laisser sa créativité voguer vers d'incroyables univers. En quelques secondes, elle parvint à créer une mélodie sortie de nulle part, qui ressemblait vaguement à ce qu'elle avait entendu de sa soeur à la flute. Puis elle improvisa. Le luthier en fit tomber le torchon qu'il tenait entre ses mains.

Cette petite était une virtuose.

Lei Lei - « Non jamais, mais il me plait. Avec celui là, je n'ai pas besoin d'utiliser la bouche ! »

Une virtuose, et une génie.

Luthier - « C'est... c'est incroyable... Comment t'appelles-tu ? Où sont tes parents ? »

Lei Lei - « Je m'appelle Lei Lei. Mes parents, ils ne sont pas là. Je suis seule dans cette ville, depuis ce matin. Dites, est-ce que vous pourriez m'apprendre à fabriquer ma propre guitare ? »

L'homme ne savait plus quoi répondre. Des milliers de pensées s'entrechoquaient dans sa tête. Une petite, abandonnée dans la capitale ? Les temps étaient si durs... Lui montrer comment fabriquer sa guitare ? Avant tout, il fallait qu'il sache ce qu'il allait bien pouvoir faire d'elle...

Luthier - « As-tu quelqu'un chez qui dormir ce soir ?»

Lei Lei - « Non, père est parti, il ne veut plus me voir. Parce que je n'arrivais pas à jouer de la flûte... Mais si vous m'apprenez à fabriquer ma guitare, je pourrai lui montrer que je sais faire de la musique ! »

Il ne comprenait pas tout, il découvrirait plus tard son histoire et ses origines Isatsu. Ce clan légendaire dans le monde de la musique, des générations de prodiges... Pour le moment, il la ferait dormir dans la remise, où il installerait un lit. Ils verraient le reste plus tard. Lei Lei ne le savait pas encore, mais cette rencontre marqua sa vie bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Le lendemain de la perte de son père fou, la demoiselle venait de trouver un second père. Un père aimant, et attentionné, comme tous les pères devraient l'être...

Les années passèrent à Amagumo. Lei Lei ne se perdait plus dans le village. Elle aidait son père le matin au magasin, à concevoir des instruments, l'après midi, elle s'attelait à la construction de sa propre guitare, avec l'argent qu'elle gagnait de son travail et en rendant de menus services à d'autres marchands voisins. Le luthier, qui gagnait plutôt bien sa vie, lui paya un précepteur pour lui enseigner les nombres et les lettres. Elle nomma sa guitare "Saikai", les retrouvailles, en l'honneur de cet homme, Yorei Toguro, qui l'avait sauvé d'une vie dans les rues de la capitale, qui lui avait permis de retrouver l'amour d'une famille. Elle n'oublia pas sa promesse toutefois, qu'elle retrouverait Sanyun, et Naoko, pour leur prouver qu'elle était également une Isatsu. A quatorze ans, ses envies de départ la poussèrent à se faire plus insistante. Elle entra dans une école martiale afin de pouvoir se défendre sur la route, et le jour de ses quinze ans, elle quitta le vieux Toguro, malgré toute la tendresse qu'elle éprouvait pour lui. Il ne la retint pas, il comprenait qu'il n'avait été qu'un remplaçant dans le coeur de la demoiselle, qu'elle avait besoin avant tout de l'amour de son vrai père.

Lorsque Lei Lei apprit qu'un village Shinobi se formait près du temple de Shiun, elle attrapa la balle au bond. Le meilleur moyen de retrouver sa famille consistait à revenir au point de départ, là où tout avait commencé. Un travail de shinobi lui permettrait de voyager pour commencer ses recherches, tout en étant payée. Le plan semblait parfait, plus rien ne la retenait. Armée de son sac de vivres, de quelques vêtements et de Saikai, elle attaqua de nouveau les sentiers du pays des Nuages, à la recherche de sa famille oubliée...




Dernière édition par Lei Lei Isatsu le Ven 17 Mai - 16:47, édité 1 fois
Takuan
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Ven 17 Mai - 16:40

Description Physique :

Lei Lei est une jeune femme à l'apparence atypique. Exubérante à souhait, elle adore porter les étranges vêtements que les marchands du Sud apportent à Amagumo. Elle se teint régulièrement les cheveux dans des couleurs excentriques. D'une taille et corpulence normale pour ses quinze ans, elle commence à ressembler de plus en plus à une vraie femme. Lei Lei est doté d'un corps robuste et bien entraîné, héritage de dix ans de pélerinage, puis d'une formation martiale complète dans un dojo d'Amagumo, où elle a appris les bases du combat et de l'auto-défense.


Description Mentale :

Lei Lei est une impassible, inarrêtable machine à ondes positives. Toujours souriante, jamais fâchée ou désespérée, elle en a presque du mal à comprendre lorsque d'autres se comportent mal envers elle. Des années passées auprès d'un père à moitié fou lui ont donné une capacité de tolérance et d'abnégation incroyable. Rien ni personne jusque là n'a réussi à lui faire enlever ce petit rictus de bonheur perpétuel qui se dessine invariablement sur son visage.


Candidature terminée, pour un rang Juunin au village de la Foudre. L'arrivée en elle même au temple sera décrite dans le premier RP de Lei Lei. Je souhaite en faire un gros chapitre, du coup ça aurait doublé la taille de la présentation si je l'avais laissé là.
Merci d'avance pour votre lecture ! Smile
Maître du jeu
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Ven 17 Mai - 19:24

Bonjour !

Ta présentation est sans pareil et respecte entière à la fois le contexte du forum et celui des Isatsu. Je laisse néanmoins le dernier au Raikage pour te valider ton rang.

Félicitations, te voilà ninja de Kumo !
Hansha Toshiya
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Ven 17 Mai - 21:36

Comme d'habitude tes écrits sont toujours un plaisir à lire. Tu t'es bien imprégné du contexte de Kumo et des Isatsu. Cependant j'aurais bien aimer avoir un chapitre pourquoi et comment Lei Lei est devenue juunin, mais si tu compte le faire par rp directement ça ne me pose pas plus de problème que ça. Je te valide donc le grade de juunin de kumo.
Takuan
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Ven 17 Mai - 21:56

Tout ça va se passer dans un premier chapitre. D'ailleurs il faut que j'en discute avec toi Smile
Ibuki Senjago
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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    Jeu 8 Aoû - 3:25

Ren a écrit:
Bonjour Lei Lei,

Pour cette présentation, tu te mérites 43 xp's.

Cordialement,
Moi


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MessageSujet: Re: Lei Lei Isatsu (Reroll Takuan)    

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