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 Marché - Place centrale

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MessageSujet: Marché - Place centrale   Jeu 23 Mai - 20:19


Marché - Place Centrale



Considérée à juste titre comme l'un des poumons de Konoha, la place centrale du marché est la plus grande de tout le village. A l'instar de la rue principale, elle accueille nombre de commerces, parmi lesquels les plus prestigieux de Konoha.

La place centrale est également un haut-lieu de la société konohéenne avec ses grandes auberges, ses restaurants, et ses comptoirs de jeu. Un dicton konohéen dit d'ailleurs que même si toutes les lanternes du monde venaient à s'éteindre, il en resterait toujours une allumée au-dessus de la place centrale pour éclairer le peuple de Konoha. Les autorités l'ont bien compris et n'hésitent plus à l'utiliser pour les grands rassemblements.


Dernière édition par Maître du jeu le Sam 7 Sep - 19:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Jeu 23 Mai - 20:59

ACTE DEUX
L'Aube Rouge

***

Konoha ne s'était pas établit du jour au lendemain, comme ça, par hasard. Konoha naissait d'un droit universel auquel chaque être humain avait le droit de prétendre. La protection.

Le désir d'être protégé, de se sentir en sécurité, était la raison de tout ce qui essayait de se construire à cet endroit précis du monde. Nier ce fait revenait à renier la vocation principale des shinobis et plonger leur monde dans l'obscurité pesante de la barbarie. Konoha n'était pas un village de barbares. Konoha était une entité nouvelle qui observait, pour le moment, le monde d'un regard neuf et nécessairement méfiant. Des ennemis dormaient là, quelque part, dans le vaste monde, c'était une certitude, attendant la moindre faille du colosse pour le priver de sa hauteur.

Mais Konoha n'était pas n'importe quel colosse.

Konoha accueillait des hommes et des femmes dont les horizons se confondaient pour former une force nouvelle, cohérente, et déterminée. Une force qu'une nouvelle venue dans le paysage politique du village incarnait à la perfection. La Nidaime Hokage, Yachiru Susuka. La jeune femme en était à ses premiers pas, mais des pas déjà bien encrés dans le sol pour une nouvelle née. Sous son commandement, certaines décisions avaient déjà été prises quant à certains aspects de la sécurité du village et de ses habitants. D'aucuns disent que des réseaux nouveaux avaient commencé à s'étendre au coeur et en dehors du village, comme une multitude de toiles d'araignées tissées en prévention d'un futur incertain. Le coeur de ce réseau battait présentement dans le bureau de l'Hokage sous la coupe du Concile et du Nidaime, assise derrière son bureau, les yeux rivés sur les hommes et les femmes qui constituaient cet organisme vital.

Elle avait appris à les connaître en quelques heures de temps. Toshiro Uchiha le premier, l'actuel chef du Concile et du clan Uchiha. Un homme qu'elle avait encore du mal à cerner, peu avare en sentiments, mesuré, mais indéniablement efficace dans tout ce qu'il entreprenait. Akane Nakatsu, la fille d'Aya, qui siégeait au Concile en lieu et place de sa mère, gravement malade. Une trentenaire déterminée qui faisait preuve d'une étonnante perspicacité pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l'évaluation des effectifs armés. Yachiru avait entendu dire qu'elle travaillait depuis quelques années à l'enrichissement du taijutsu. Yoshinori Senjago, le chef du clan Senjago, véritable volcan endormi, aussi redoutable orateur que tisseur d'intrigues. L'homme le plus redoutable du Concile par ses prises de position fermes et inflexibles. Ohatsu Reitaro, la doyenne, une femme qui n'intervenait qu'en de très rares occasions dans les discussions, mais dont la parole était visiblement très respectée par tous les membres du Concile. Une proche du daimyo, très attachée aux intérêts commerciaux du pays et plus encore aux intérêts du village. Kagetsu, le seul étranger de l'assemblée, mais homme non moins fermement respecté pour son expérience du terrain et de la formation. Un homme qui avait apporté à Konoha son étonnante connaissance en matière de doton. Une arme que Yachiru comptait bien exploiter de la meilleure façon qui soit. Enfin, la plus jeune membre du Concile, Seika Eichi, une femme observatrice, très impliquée dans la société konohéenne, excellente analyste en matière de besoins sociétaux. Yachiru nota dans un coin de sa mémoire qu'une septième place aurait du être occupée par le représentant ou la représentante du clan Aburame, mais pour des raisons qui lui échappaient encore, personne n'était venu l'occuper depuis plusieurs semaines d'après les propres membres du Concile.

Yachiru – Honorables membres du Concile, permettez-moi de vous renouveler mes remerciements pour avoir géré de façon si admirable la situation qui a résulté de la disparition du Shodaime. Il est clair à mes yeux, que Konoha ne saurait grandir sans vos avis éclairés et votre incomparable expertise du monde politique. C'est pourquoi j'ai décidé que le Concile continuerait de servir Konoha comme il l'a toujours fait. Le pouvoir de nomination d'un nouveau Kage vous est renouvelé si par ma mort ou ma démission, je venais à être incapable de nommer un successeur. Le Concile conserve également son rôle consultatif dans le cadre des décisions vitales au village. Bien que le pouvoir de la décision finale me revienne, je tiens à ce que votre opinion soit entendue et puisse continuer à influencer la vie au sein de ce village. Le Concile accepte-t-il la mission qui lui est confiée ?

Des sourires s'animèrent sur quelques lèvres. Des têtes acquiescèrent. Mais se fut, comme on pouvait s'y attendre, Toshiro Uchiha qui, par sa voix grave, parla au nom de tous les autres.

Toshiro – Le Concile accepte avec joie cette mission et vous présente ses remerciements pour votre humble considération à son égard. Nous vous épaulerons du mieux que nous le pourrons, aussi longtemps que vous vivrez, Nidaime Yachiru Susuka.

Le Concile acceptait. Yachiru en éprouva un profond soulagement. Le Concile était essentiel à ses plans. Personne à Konoha n'ignorait les noms qui composaient ce groupe prestigieux. Personne n'ignorait leur importance ou leur aura. A travers ces figures, c'était tout le village qui rayonnait. Yachiru comptait bien profiter de ce rayonnement pour tenir ses futurs adversaires en cage. Car l'attaquer personnellement reviendrait désormais à attaquer le Concile par l'accord qu'ils venaient de conclure. Et si jamais le mal devait naître au sein même du Concile, Yachiru savait que l'unanimité ne le gagnerait jamais pour se dresser contre elle. Les personnalités de chacun de ses membres ainsi que leur nombre total, la dispensait d'une telle malchance.

Mais la jeune Nidaime n'était pas prête à céder à la paranoïa ou au déshonneur en rompant les vœux qu'elle venait de prononcer. Le Concile lui avait donné son entière confiance. Quoi de plus normal, en retour, de lui offrir ce même degré de confiance et de respect. Pour avancer, elle avait besoin de regarder à l'horizon sans ressentir le besoin de se retourner pour surveiller ses arrières. Par les décisions qu'elle avait prise depuis sa nomination, elle avait réussi à se placer dans une telle disposition. Rien ne la retenait plus d'avancer. L'essentiel avait été décidé. Pour le moment. Le temps était venu pour elle de s'attaquer aux dossiers centraux de sa nouvelle politique. La construction d'une académie, la centralisation des techniques, la formation des cadres supérieurs de son armée, et tant d'autres choses encore. Le temps était venu de se retrousser les manches, mais avant cela, il y avait encore une chose à accomplir pour en terminer définitivement avec le protocole.

Ohatsu Reitaro sortit du rang, une main cachée dans son dos, l'autre posée sur la canne qui, de son propre aveu, l'aidait à soutenir sa vieille carcasse.

Ohatsu – La foule vous attend Nidaime. Et ceci ne sera pas de trop pour la conquérir.

Le chapeau conique des kages. Objet d’apparat dominé par le rouge et l'idéogramme du pays du feu dans un encadré blanc. Yachiru remercia la doyenne du Concile et lui prit l'objet des mains. Il était le symbole de son pouvoir, aussi bien pour la population dans les rues qu'au delà des frontières du village. Sans lui, elle n'était qu'une kunoichi parmi quelques autres. Une enfant du chakra comme certains aimaient à appeler la caste grandissante des shinobis.

Ce qui faisait son autorité était là, symbolisé de la façon la plus sommaire et la plus efficace qui soit. Le rouge pour rappeler son importance dans la hiérarchie du pays du feu. L'idéogramme de ce même pays pour rappeler pourquoi Konoha existait et pourquoi des femmes, comme elle, et des hommes, étaient venus au monde pour gouverner ce village hérigé en défenseur du peuple du feu. Yachiru sourit. Le monde n'avait que faire de couvre-chefs. Ils étaient toujours les premiers à finir piétiner au sol à l'aube de la guerre.

La place du marché était bondée quand le Concile intronisa la Nidaime à la vue de tous. La mise en scène avait été rigoureusement étudiée pour mettre en valeur la nouvelle union entre les six personnalités les plus influentes du village et leur nouvelle favorite. Toshiro Uchiha monta le premier l'estrade, suivi par Ohatsu, Yoshinori, Akane, Kagetsu et enfin Seika. Tous les six s’alignèrent sur toute la largeur de la scène montée pour l'occasion. Tous majestueux sous le soleil brûlant de Konoha. Alors seulement Yachiru leur emboîta le pas.

En premier, la foule aperçut le fameux chapeau conique aux couleurs de leur pays. Un mouvement d'acclamation général se déclencha dans la foulée et entraîna l'apparition d'un sourire sur le visage de la Nidaime qui se positionna deux pas devant la ligne formée par ses pairs. Les acclamations durèrent quelques instants encore avant que l'ambiance ne se tasse et que le silence revienne dominer l'endroit. Yachiru ôta son chapeau et le remit entre les mains de sa secrétaire qui s'empressa de se faire toute petite derrière le Concile.

Cette fois encore, Yachiru n'avait pas ressenti le besoin de préparer son discours. Elle se servirait, comme toujours, de ce qui dormait dans ses tripes pour communiquer son message au plus grand nombre.

Yachiru – Peuple de Konoha, l'ombre est passée.

Le silence devint total. Seule sa voix venait perturber la quiétude ambiante.

Yachiru – Je sais que la disparition du Shodaime a jeté un trouble sur vos consciences. Que de nombreuses questions en a résulté. Quel avenir pour vos enfants dans un village privé si rapidement de son chef ? Quel avenir pour vos commerces si la personne sensée être la plus à même de les protéger n'a pas su tenir debout face à la tempête ? Quel avenir pour vous, sans rêves à concrétiser ? N'ayez plus peur, cette période de doute est révolue. Konoha s'avance vers une nouvelle ère où vos enfants pourront grandir en paix et à l'abris des menaces que nous réserve le monde. Une ère où vos commerces fleuriront grâce aux efforts des équipes de shinobis qui couvriront à terme toute l'étendue de notre territoire. Une ère où vous pourrez rêver d'une vie meilleure, paisible, dans un des villages les plus sûrs et les mieux protégés du monde moderne. Un tel projet demandera beaucoup de temps et d'abnégation, mais nous sommes tous ici les fils et les filles du feu. Notre coeur est indomptable et quand le temps vient des grandes décisions, nous savons entreprendre le nécessaire pour qu'elles se concrétisent. Le temps n'est plus à la crainte ou aux interrogations. Le temps est venu pour nous, peuple de Konoha, de prendre en main notre destin en bâtissant avec le courage et la rigueur des grandes nations le plus grand des villages de demain. Civils et shinobis œuvreront à cette tâche. Chaque personne, ici, y œuvrera à la mesure de ses moyens et de ses talents.

Elle croisa les bras dans son dos et affirma son sourire.

Yachiru – Konoha n'accueille qu'une seule et même famille. Nous ne formons qu'une seule et même nation. La nation du feu. Et comme le feu nous nous nourrirons des vents que le destin fera déferler sur nous pour ressortir plus grand et plus fort que jamais. Moi, le Nidaime Hokage, Yachiru Susuka, je m'y engage.

Le silence éclata en miettes. Les vivats de la foule se confondirent avec les applaudissements du Concile. Yachiru souriait.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Ven 24 Mai - 0:02

Sanae ne savait pas trop par quoi commencer. De ses mains, la demoiselle s'était discrètement couvert les oreilles, trop sensibles pour les acclamations de la foule. Foule qui était assez dense pour que l'on puisse aisément s'y perdre, soit dit en passant. Moins de deux minutes avant le discours de la Kage, Ashikaga et Hanaerobi s'étaient retrouvées séparées de leur majordome. Sanae avait été emportée par un mouvement de foule, et attrapé le bras de son amie pour ne pas se retrouver seule dans la cohue. Malgré ses efforts, plusieurs jurons et quelques coups d'épaule, l'autre n'avait pas réussi à la ramener. Elle aussi avait fini déplacée par la foule.

Quant à ce grand dadais de Hyûma, il avait été trop occupé à scruter le balcon d'honneur pour se soucier de ses employeuses.

Mais tous ces petits tracas s'étaient immédiatement éteints à l'approche de la gouvernante. Et maintenant qu'elle avait fini son discours, c'en étaient d'autres qui émergaient dans l'esprit de notre héroine.

"Alors comme ça, le précédent chef était mort? Mais le village est récent, pourtant... j'ai raté quelque chose?"

"La chef des armées a des cheveux rose bonbon? C'est une plaisanterie, ou bien?"

Si on le décortiquait, c'avait été un discours qui se voulait surtout rassurant. Elle avait consacré la moitié de sa prise de parole à s'apesantir là dessus. Ce qui inquiéta vaguement Sanae: à propos de quoi fallait-il être rassuré, exactement?

Elle avait également dit qu'il faudrait consentir à des sacrifices pour avoir... pour avoir quoi? Dans sa conception d'un avenir meilleur, le village avait la paix et la puissance.
D'où venait cette puissance? Même si elle en appelait aux civils, elle avait davantage insisté sur ses soldats. Ils seraient menés par une matriarche protectrice, mais l'ensemble restait flou. Probablement militaire, supposait-elle.

A l'inverse, elle n'avait pas pipé un seul mot sur les perspectives commerciales du village, qui intéressaient particulièrement l'Hanaerobi.
Cela pouvait signifier un certain nombre de choses.

Peut être qu'elle ne voulait pas se donner cette image là, auquel cas ils n'avaient eu droit qu'au discours flamboyant d'une oratrice galvanisant les péons. C'était du court terme. Il y avait une vision, mais pas d'étapes ni d'objectifs, là dedans. Trop flou.

Eventuellement, elle n'en avait rien à faire. Si oui, alors Sanae se demandait bien qui au sein de l'administration s'amuserait à orienter l'économie du village. Avec pareil outil, ne pas se saisir de ce pouvoir serait un énorme gâchis. Surtout s'ils avaient une armée de ninjas à disposition. Ils pouvaient vraiment faire ce qu'ils voulaient.
A l'inverse, il était également possible que ces décisions restent entre les mains des grands clans. Auquel cas la chef de guerre du village ne présentait pas le moindre intérêt pour nos deux jeunes femmes. Tout ça se jouerait dans une basse-cours où chacun défendrait son lopin de terre en s'alliant aux bonnes personnes. Tout le monde n'y trouverait pas son compte, loin de là.

Ou alors, son discours n'était pas du tout préparé, et plutôt qu'annonciateur des projets de la gouvernante, il fallait davantage le considérer comme un exercice de style. Pour ce genre de choses, c'était son amie qui avait le plus de flair.

-Amis nationalistes, bonjour!, sourit Oboro en parlant juste ce qu'il fallait pour être audible dans le foule.
-J'imagine. Le discours n'a pas vraiment servit à grand chose.
-Boah, elle a de la gueule, quand même. Ca se résume à "au boulot les cocos", mais c'est bien fait.
-Je ne dis pas le contraire... mais j'aurais aimé... autre chose.
-Dans le genre?
-En savoir plus. Quelque chose comme ça.
-Ah nan, c'est pas comme ça que ça marche. Les cérémonies d'intronisation, c'est surtout pour mousser le nouveau patron et lui caler un socle confiance assez costaud pour bien démarrer son mandat. Comme le ptit dèj avant une longue journée, quoi.
-Pas nécessairement.
-Eh. Donc on perd notre temps et vaut mieux rentrer à la maison?
-Je ne pense pas qu'on ait vraiment perdu notre temps. Mais il n'y a plus grand chose à faire ici, oui.
-Erreur, cocotte. Tu n'as pas idée de ce que tu pourrais apprendre en regardant au bon endroit.
-Par exemple?
-Qui copine avec qui, où se cache le vrai haut gratin de Konoha, qui est susceptible de tomber... ce genre de choses, quoi.
-Mmmh, détourna Sanae. Il faudrait aussi retrouver Hyûma.
-Dans cette foule? Bon courage.

En effet, se dit Sanae. Ca n'allait pas être facile.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Sam 25 Mai - 0:21

« Aaaah… En fait, c’est pas du tout un genre de kermesse. »

Hyûma se sentait drôlement déçu. Quand Sanae avait annoncé que le Kage allait faire un discours sur la place centrale et que ce serait la fête et tout, le majordome s’était aussitôt imaginé une place pleine de fanions, avec des stands de nourritures à foisons, des tas de concours physiques ou d’adresses, comme le lancer d’enclumes ou la pèche aux canards, et des tas de gosses qui courraient au beau milieu des gens déguisés en dragon, en mettant de l’animation dans un bruit pas possible, au son des pétards explosant de façon ininterrompue.
Et le Kage qui ferait un discours éloquent en remettant la palme d’or des compétences physiques aux meilleurs athlètes de la journée.

Visiblement, ça serait pour une autre fois.

Au lieu de ça, si la place était certes noire de monde, il n’y avait pas la moindre animation festive. Ni quoi que ce soit à se mettre sous la dent.
C’était terriblement déprimant.

Et en plus, il avait paumé sa patronne. La honte. Comment pouvait-il se prétendre majordome s’il n’était pas fichu de rester à deux pas de Sanae ?

Bon. A sa décharge, il reconnaissait volontiers qu’elle corsait méchamment les choses, haute comme trois pommes qu’elle était. Sans blague, il allait falloir qu’il lui achète des échasses.
Ou un ballon.

Ouais, un ballon de baudruche à lui mettre au poignet, comme pour les gamins qu’on veut pas perdre dans la foule. La prochaine fois, il lui soumettrait l’idée.
Quoique si des parents y pensaient aussi…

Hé bien, il lui suffirait d’écrire le nom sur le ballon, c’était pas plus compliqué que ça.

Là ! Une bonne chose de réglé !

Le jeune homme en était là de ses réflexions existentielles sur les petits tracas des majordomes quand un chapeau se présenta au balcon, occasionnant une ovation de la part de la foule. Et comme par magie, une personne apparu à la suite du chapeau : le kage. Aux cheveux roses.
Et une fille.
Encore une.

La Kage était une fille. Sanae aussi. Oboro idem. Tout comme Yeonhwa. Et toutes étaient shinobi.
Shigemori, lui, n’était pas une fille. Matsui non plus. De même pour Keigo. Et eux, ils n’étaient pas shinobi.

Ben merde, alors.

Si ça se trouvait, Shinobi, ça n’était qu’une variante de majorette ou pom-pom girls. Il aurait peut-être mieux fait de lire ce fichu bout de papier avant de signer…

Finalement, Hyûma relégua aux oubliettes ces réflexions stériles, comme il savait si bien le faire. Il faisait beau, la Kage avait l’air de vouloir dire des trucs intéressants, inutile de se mettre martel en tête, pas vrai ?

C’est donc avec son habituel bonne humeur et son indéboulonnable sourire qu’il tendit l’oreille aux propos de la Kage, buvant ses paroles comme du petit lait :

D’abord, elle le disait elle-même : l’heure n’était plus aux doutes. Il avait donc raison de ne pas perdre son temps sur des futilités. Il était devenu shinobi pour devenir balèze et prendre sa revanche contre Yeonhwa, point de questions parasites à considérer !

Pis les shinobis allaient couvrir les tendus du territoire. Aucune idée de qui étaient ces types, mais ça promettait de la castagne, où il allait gagner et devenir fort, sans aucun doute !

Et il allait faire de la maison Hanaerobi l’une des plus sûrs et des plus protégés. Les fantômes n’avaient qu’à bien se tenir, ç’allait barder pour leur gueule !

On allait mettre le feu partout !!

Ouaaaaaais !!!

Il n’y avait pas à dire, cette Kage avait un programme du tonnerre. Galvanisé comme tous ses voisins, Hyûma ne fut pas en reste pour crier son approbation à cette nouvelle Kage aux cheveux roses et l’applaudir à tout rompre.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Sam 25 Mai - 12:07

Hisoka arriva en courant sur la place centrale. Il était en retard et, bien entendu, elle était noire de monde. Normal, personne sain d'esprit n'aurait raté l'intronisation et le premier discours du Nidaime Hokage. Et cela été aussi le cas d'Hisoka.
Jouant de sa stature, il parvint tant bien que mal à pénétrer les rangs compacts de la foule, tout du moins, jusqu'à un certain point. En effet, parvenu au milieu de la place, il fut impossible à Hisoka de continuer à avancer. Malgré tout, il se trouvait à une distance raisonnable de l'estrade, suffisamment près pour voir correctement les choses, mais assez loin pour ne pas être compressé par toutes les personnes présentes.

Hisoka jeta un coup d'œil rapide autour de lui. La foule était pour le moins bigarrée. De ce que pouvait en juger le jeune homme, il n'y avait pas que des shinobis de présent, mais aussi de simples citoyens lambdas qui voyaient, en la personne du Hokage, la solution à tous leurs problèmes, quels qu'ils soient. Hommes, femmes, enfants. Commerçants, ouvriers, shinobis. Il semblait au jeune aspirant que toutes les classes étaient présentes. En fait, il avait l'impressions que tout Konoha était réuni sur cette place...

Alors qu'il regardait tout autour de lui, une vive acclamation se déclencha, vrillant les oreilles d'Hisoka, tant ce dernier était occupé à autre chose. Il tourna la tête en direction de l'estrade et vit, avec une certaine appréhension le chapeau conique s'avancer.
Hisoka avait déjà imaginé dans sa tête ce à quoi devait ressembler le nouveau Kage. Une personne forte, qui devait dégagé une aura de puissance. Une personne qui aurait déjà beaucoup d'expérience sur le terrain. Avec un regard empli, à la fois, de sérénité (celle que la puissance et l'assurance de cette puissance donne) et de sagesse (celle qui est acquise avec l'expérience et qui rassure le peuple).

Aussi, lorsqu'il vit le Kage se tenir debout sur l'estrade, quelle ne fut pas sa surprise! Une jeune femme! N'étant pas misogyne pour deux sous, peu lui importait qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. En revanche, l'âge... Hisoka avait du mal à concevoir que cette jeune femme de ving-vingt cinq ans puisse être Kage. Comment pouvait-elle avoir assez d'expérience pour ça? Et puis, cette chevelure rose. Franchement, ça manquait clairement de sérieux, tout ça. Seul point positif qu'Hisoka lui trouva, c'était son regard. Ce dernier semblait sûr de lui et ne révélait absolument pas de peur ou de stress.

Le jeune homme écouta attentivement le discours.
La référence au précédent le laissa de marbre. Non pas qu'il fut insensible, mais comment ressentir de la peine pour une personne que vous n'avez jamais réellement connu, sinon par les rumeurs et les histoires que le tout venant colportait?
Tout le paragraphe sur la vie paisible et le développement économique était clairement dirigé vers les habitants de Konoha qui n'étaient pas destinés à devenir Shinobi, mais qui devaient assurer la prospérité du village.
Enfin, le passage sur la grande famille de Konoha n'était là que pour créer des liens entre les civils et les shinobis. Eviter que les uns et les autres ne se prennent le bec sur l'importance qu'ils avaient réellement au sein du village.
Bref, Hisoka ne retint rien de vraiment positif à ce discours. Il ne s'agissait là que d'un discours politicien, destiné à satisfaire le plus grand nombre.

Cela n'empêcha pas Hisoka de lancer des vivats avec le reste de la foule. Mais peut-être avec un peu moins d'enthousiasme que ses voisins...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Sam 25 Mai - 17:08

Quelque part dans la foule joviale, les esprits commençaient à s'emporter. Nos deux jeunes femmes, elles, tentaient de se frayer un chemin, tout en douceur.

-Tu vois Hyûma?
-Je vois une trentaine de blondinets dans la foule. Mais pas le notre. On devrait peut être rentrer, il nous retrouvera plus tard.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée, ça.
-Bah, t'abuses... Hyûma sait retrouver tout seul le chemin de la maison, nan?
-...
-Quoi?
-Des fois, je me pose la question. Il serait tout à fait capable de se perdre dans la foule, ou d'attendre sur place en espérant un second discours, ou...
-Mmmh. C'est vrai que c'est pas une lumière, ce pépère.

Les aspirantes continuèrent leur recherche, scrutant les alentours de leur mieux. C'était de leur majordome dont elles parlaient, et elles s'en sentaient responsables. D'autant plus qu'il n'avait que dix-sept ans, et était encore bien ancré dans ce qu'on appelait l'âge bête. Surtout que c'était de Hyûma dont on parlait. C'était un éternel enfant qu'il fallait surveiller. Inlassablement.

C'était bien connu, ça: les enfants, il fallait toujours les surveiller. Aussi bien à la maison que dans les lieux publics. Ils pouvaient aussi bien jouer aux chevaliers pourfendeurs de fantômes avec un simple balai que se perdre dans une foule et disparaître pendant des heures.

A une dizaine de mètres de là, un autre jeune homme avait exactement la même préoccupation. Kanejiro Senjago. Lui était dans un autre cas de figure. La personne qu'il cherchait n'était pas un ado attardé, mais une fillette timide à qui il avait promis qu'ils iraient voir ensemble le discours de la Nidaime.
C'était sa petite soeur, qui s'était évaporée sans qu'il s'en aperçoive pendant l'oratoire de Susuka.

Il avait peur, tout simplement. S'en voulait terriblement. Commençait déjà à paniquer, et arpentait la foule dans tous les sens, éjectant quiconque avait le malheur de se trouver sur son chemin. Il n'avait pas une seconde à perdre. C'était sa soeur.

Il bousculait le tiers des personnes qu'il approchait, sans même s'en rendre compte. Plus violemment qu'il ne l'aurait voulu, il renversa ainsi un enfant, auquel il ne prêta qu'une vague attention. Plusieurs personnes s'en offusquèrent, mais pas grand monde n'essaya de le recadrer.

-Faîtes attention!!, s'indigna Sanae en aidant le garçon à se relever, écorché et en pleurs. Tu vas bien? Ca va aller, fais voir ça...
-...
-On t'as dit de FAIRE ATTENTION, C&%$#@!, reprit Oboro en l'arrêtant.

D'un coup brusque, elle l'attrapa par le coude et le ramena à eux. Il fit immédiatement volte face, étudiant rapidement qui avait ainsi osé entraver ses recherches. Une bourge endimanchée qui n'avait pas compris comment les choses se passaient au village, visiblement. En plus, elle était ridiculement grande.

-Tu me lâches tout de suite.
-Mec, ça va pas de renverser les gens comme ça?
-Lâche-moi.
-Tu te calmes et tu t'excuses, d'abord.

Il n'avait pas de temps à perdre avec ces conneries. Aussi se contenta-t-il de se dégager brusquement de la poigne d'Oboro et de poursuivre son chemin, en redoublant d'ardeur.

Ce qui ne plut pas le moins du monde à la concernée. Se lançant à sa suite, elle l'agrippa aussi fermement que la première fois.

-Pas si vite, coco...
-PUTAIN MAIS FOUS MOI LA PAIX!

Le sang du jeune homme ne fit qu'un tour, et son poing cueilli la jeune femme au visage. Elle poussa un cri de surprise, s'empourpra aussitôt, et grimaça furieusement. Voyant qu'elle ne reculait pas, il s'approcha d'elle pour la repousser, au moins la forcer à le lâcher.

Jamais il ne se serait attendu à ce qu'elle réagisse plus vite que lui. Qu'elle lui assène un coup fulgurant en pleine mâchoire. Et que lui, jeune aspirant membre d'un clan de ninjas renommé, se fasse mettre à terre par une girafe en kimono vert pomme.

Elle le laissa se relever, parfaitement prête à en découdre si l'incongru souhaitait le faire.
Lui n'avait plus les idées très claires. Une douleur cuisante se diffusait depuis son mention, et lui enveloppait les neurones. Il y avait sa soeur, et il y avait cette chieuse. Confus, il ne savait plus trop où il en était.

-Oboro, ça suffit...
-Que dalle, c'est lui qui décide. T'as eu ton compte, t'en veux encore?

Sanae se mordit les lèvres, inquiète. Tout ça n'apporterait rien de bon. Elle ne pouvait faire guère plus qu'inciter son amie à ne pas attaquer. Cherchant de l'aide, elle balaya la foule du regard. Leur altercation avait fait bien assez de bruit pour attirer l'attention. De loin.
Et parmi les personnes qui s'approchaient, il y avait...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Sam 25 Mai - 19:47

Les gens étaient contents, chacun y allait de sa petite analyse politique à l’intention de son voisin, tout le monde s’accordait à dire que la nouvelle chef en imposait et qu’elle avait les cheveux roses.
Et Hyûma se faisait chier.

Il faut dire qu’une fois la propriétaire du chapeau conique disparue du balcon, niveau animation, il n’y avait plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Le jeune homme avait bien tenté de repérer Sanae dans la cohue – voire cette grande girafe d’Oboro, qui ne traînait jamais bien loin de sa copine – mais peine perdue. La foule était bien trop dense et la place bien trop grande. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin.

Mais tout n'était pas perdu, car Hyûma avait un plan d’action !

Il allait attendre que tout le monde parte et que la place se vide, comme ça, il ne resterait plus que lui, Sanae et Oboro sur les lieux et ce serait fastoche comme tout pour se retrouver.
Il n’avait donc plus qu’à prendre son mal en patience, ce qui était une bien grande épreuve pour un surexcité comme lui.

Heureusement, Hyûma, en digne majordome qu’il était, disposait d’un sixième sens qui l’avertissait sur-le-champ d’un danger ou d’un problème imminent concernant sa patronne. Aptitude sine qua non qui permettait à un majordome d’apparaître dans un nuage de fumé auprès de son maître quand celui-ci claquait dans les doigts, même au beau milieu du désert en pleine nuit pendant un jour de congé.

Ainsi, quand des cris et des jurons commencèrent à retentirent dans un coin de la place, au milieu de remous violents dans la foule, le jeune homme, n’ayant absolument rien de mieux à faire en attendant, s’approcha à grand pas, dévoré par la curiosité.

Après tout, peut-être que les coutumes de Konoha était différente de ce dont il avait l’habitude et que la kermesse commençait après le discours de la Kag…
Kagesse ?
Kageuse ?
Kagette ? Kagine ? Kageresse ? Kagerineuse ?
Flûte, y’avait-il un féminin à Kage ? Si c’était vraiment la première, la question s’était-elle jamais posée ?
Et sinon, qui y répondrait, alors ?

L’esprit occupé par cet étrange casse-tête, Hyûma fendit la foule en usant de corpulence – aidé en cela par nombre de personnes qui, bizarrement, semblait tous pris d’une envie subite de s’éloigner des lieux – jusqu’à arriver à l’épicentre des troubles.

Se tenait là une Oboro furibonde, devant un type tout aussi furieux qui la regardait d’un air torve, tandis qu’à côté d’un gamin en pleurs se tenait… sa patronne !
Trop génial, il l’avait retrouvé ! Son plan avait marché !

Et c’est ainsi qu’alors que le Senjago esquissait un geste, un éclair blond jaillit de la presse des badauds rassemblés autour du chahut, et un poids énorme percuta violemment le dos du shinobi du clan des pyromanes, le culbutant aussi sec à terre.

Et vu la pression qu’il subissait, ledit projectile n’avait visiblement rien trouvé de mieux que de rester allonger sur lui pour le clouer au sol.
Ce qui, en l’occurrence, marchait parfaitement.

« C’est bon, Sanae, j’ai attrapé le voleur ! Braya Hyûma, à califourchon sur le Senjago.
_ Oh nooon.
_ Bwahaha ! Heureusement que j’étais là, hein ? Se félicita le majordome.
_ Joli timing, Hyûma, approuva Oboro.
_ Non, non, non, non, non… Hyûma ? Soyez gentils de vous relever et de libérer ce monsieur, ordonna derechef l’Hanaerobi.
_ Tu veux rire ? S’exclama Hyûma. J’le neutralise ! Appelle les secours, on va le livrer à la police ! T’entends, tu n’en tireras pas, sale voleur !
_ Grchumpf mmmptff chmmllllmm !
_ Pis arrête de parler dans le sol, on comprends rien à ce que tu dis.
_ Hyûma, il s’agit d’une terrible méprise : cette personne n’est pas du tout un voleur, s’affola Sanae
_ Oh ? Vraiment ?
_ Tout à fait.
_ Hum… Alors j’ai gaffé, c’est ça ?
_ Plutôt, oui.
_ Ça veut dire qu’il faut que je le lâche, alors ?
_ Ça vaudrait mieux, opina Sanae. Et puis que vous lui présentiez vos excuses dans la foulée, qui plus est.
_ Hé ! Inverse pas les rôles, Sanae ! Intervint Oboro. C’est à lui de s’excuser, je te signale !
_ Mais tu l’as frappé et Hyûma lui a sauté dessus, objecta l’Hanaerobi.
_ Ben du coup, je le lâche ou je le lâche pas ?
_ En plus, vu comme il était furax avant, je doute qu’il se soit calmé, signala Oboro.
_ Alors vaut mieux pas que je le lâche ? » Demanda un Hyûma hésitant tout en continuant à clouer au sol le Senjago de tout son poids.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Lun 27 Mai - 19:44

Alors que Hisoka écoutait - sans pour autant s'investir - les uns et les autres débattre du discours du nouveau Kage, l'attention du jeune homme fut attiré par l'un des coins de la place. Curieux comme pas deux, Hisoka s'approcha tant bien que mal pour voir s'il se passait quelque chose d'intéressant. En approchant du barouf, non seulement, il put se mouvoir avec plus de facilité - les gens semblaient déserter cet endroit - mais il put aussi voir un jeune homme se prendre une méchante droite dans la mâchoire. Hisoka ne put s'empêcher d'avoir mal pour l'autre. Certes, c'était une jeune fille qui avait cogné. Mais son mouvement, loin d'être mauvais, avait frappé une partie du corps qui n'avait pas la meilleure réputation question solidité... Le jeune Senjago (même si Hisoka ignorait parfaitement qu'il s'agissait de ce clan et ignorait même qui était ce clan) esquissa un geste. Hisoka crut qu'il allait se débiner. C'est alors qu'une énorme chose blonde entra en scène, bouscula le jeune héritier et s'installa fermement dessus. Hisoka ne put qu'admirer la manoeuvre, même si, de toute évidence, au vu du discours qui s'ensuivait, il était évident que ledit Hyûma ne savait absolument pas ce qu'il se passait. Et la dispute entre les deux jeunes femmes qui se tenaient près de là ne fit qu'ajouter à la confusion du grand blond. Sans qu'il ne décida, pour autant, à se dégager de là.

Prenant son parti, Hisoka décida qu'il était peut-être temps d'éviter un homicide par étouffement. Une simple tentative pouvant déjà avoir de grave conséquence. Aussi, s'avança-t-il.

- On ne t'a jamais dit..., commença-t-il en posant pied sur le dos de Hyûma. ...qu'il était impoli de rester assis sur les gens! continua-t-il en poussant violement le grand blond.

Hyûma bascula alors cul par dessus tête et celle qui se nommait Oboro ne l'évita que de justesse, pestant contre le jeune homme. Hisoka, de son côté, se pencha pour aider le jeune Senjago à se relever. Ce dernier le remercia jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que son sauveur ne lâchait pas son bras. Il secoua une première fois le bras, puis une seconde, mais se rendit vite compte que la poigne qui enserrait sa manche n'allait pas céder.

- Mais qu'est-ce qu'il y a encore! s'énerva-t-il.
- J'en sais rien. Mais cette jeune demoiselle semblerait en avoir après toi. Par prudence, il vaut peut-être mieux que tu restes là, répondit Hisoka avec un sourire.
- Pourquoi m'avoir aidé, alors?
- Simplement pour éviter un homicide involontaire par étouffement. Une tentative, c'est amplement suffisant, je crois.

Hyûma, de son côté, se relevait et pestait franchement à l'encontre de ce gêneur qui venait de l'envoyer valdinguer.
La situation n'était peut-être plus aussi critique, mais elle restait tendue. Et, avec le mouvement qui se faisait dans la foule, il était très, mais alors très peu probable que s'arrange...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Mer 29 Mai - 20:29

Hiuri, après avoir entendu parler que le discours du nouveau dirigeant se déroulerait aujourd'hui, il ne put s'empêcher d'être pressé à l'idée d'entendre ça. Après tout ce n'est pas rien, comment pourrait-il devenir un shinobi protégeant ce village, s'il ne connait pas son dirigeant.

Afin de ne pas manquer une miette du discours et de tout ce qui l'accompagne, il y alla légèrement en avance afin d'avoir une vue rêvée sur ses attentes. Malheureusement, lorsqu'il arriva, la place était déjà quasi pleine. Noyé par ce bain de foule ne laissant s'échapper qu'un brouhaha incessant, la place ne laissait guère de place pour un jeune homme n'ayant aucune importance. Hiuri était déçu de voir qu'il n'était pas le seul que cet événement intriguait. Mais cela le réconforta tout de même dans sa vision du peuple de Konoha. Toute cette foule, ne laissant comme apriori, qu'un simple peuple se révélait bien plus. Il voyait ce groupe bien plus comme une chaine de montage, vue de près, ce n'est ni plus ni moins que des montages comme il y en a tant d'autre, mais vue de loin, toutes ces montagnes ne font qu'une pour apparaitre comme un tout infranchissable et indestructible... Après tout peut-être qu'Hiuri pense trop et que ce ne sont que des gens, ni plus.... Ni moins...

Mais Hiuri n'était guère rassuré, cette estrade ne serait accueillie que par des personnalités donc le parcourt et les talents ne peuvent que faire de l'ombre à quelqu'un comme le jeune Uchiha... Comment ne pas se sentir minable face aux personnes talentueuses et respectées que sont le Kage et les membres du concile ?!? Puis tout ce stress partit en fumé lorsqu'il aperçut quelqu'un de familier, non pas un ami, mais juste une personne que lui connaissait. Toshiro Uchiha, le chef de son clan, heureux et fier que quelqu'un de son clan soit sur l'estrade, Hiuri ne put s'empêcher de bomber le torse en signe de reconnaissance et de fierté.

Puis vint enfin l'arrivée du Kage, Hiuri ne put s'empêcher d'avoir un brin d'étonnement à la vue d'une femme sous le couvre chef, comme la plupart des gens composant la foule. Il la regarda attentivement et contrairement à certain, qui s'avéraient être déçu d'entrevoir une femme, Hiuri lui fut, après étonnement, presque soulagé.

« Un village ne peut être remplit de haine en étant gouverné par une femme... Pensa-il de plus elle est d'une grande beauté... »

« Merde je crois que je suis tombé amoureux… » Se dit-il dans un ton remplit d'ironie.

Puis la fin du discours arriva, mais Hiuri ne prit pas le temps de s'attarder sur le discours en lui-même, ce ne sont pas les paroles qui définissent quelqu'un, mais les actes, elle a beau être belle, faut qu'elle montre ce qu'elle vaut !
Après quelques minutes que la foule reprit son brouhaha habituel, Hiuri entendit, non loin de lui, du grabuge. D'abord, il entendit une femme, hausser la voix, sans pour autant comprendre parfaitement les mots ou injures en découlant. Il décida de s'approcher afin d'avoir plus d'information sur l'événement, qui dans le parage, semble faire de l'ombre à la raison pour laquelle toute cette foule était présente.

Lorsqu'il arriva, il vit la scène se dérouler jusqu'à qu'il n'y eut plus qu'un homme à terre, deux autres serrant la main tout en se jetant des regards, ma fois peu amicale, une femme qui semblait légèrement en colère et une autre qui semblait dépassé par ce qui se passait, puis un jeune enfant, que tout le monde semblait oublier, qui finissait de sécher ses larmes. Hiuri s'approcha de la jeune femme qui ne savait que faire et engagea la conversation sur un ton ironique, comme pour crever l'abcès que cette situation semblait créer.

« Yo ! Alala ces jeunes, c'est plus ce que c'était ...»

L'ironie prenait tout son sens étant donné qu'Hiuri savait que d'après leur apparence, il avait son âge, 17-18 ans, alors que la jeune femme semblait plus vieille et de plusieurs années.

[HRP : Sanae, c’est toi la jeune femme perdu et dépassé par l'événement Smile)

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Ven 31 Mai - 13:05

Pour sûr, l’intervention d’Hisoka avait fait son effet dans l’assemblée.

« Enfin, quelqu’un de fort ET de raisonnable! », se réjouit Sanae.

« Il l’aide à s’enfuir, c’est un complice, appelez la police! », pensa Hyûma en s'agitant.

Ce dernier se redressa aussi vite que possible, fermement prêt à en découdre avec le sournois qui l'avait lâchement attaqué par derrière. Mais quoi qu'ai pu envisager le jeune homme, ce fut Sanae qui réagit le plus vite.

-Relâchez-le, s'il vous plait.
-Tu es sûre?
-Mauvaise idée, Sanae, faut l'livrer à la police, l'est pas net!
-Mademoiselle Sanae.. Je suis sûre que nous pouvons nous expliquer calmement si...
-Calmement? Faudra l'calmer à coups de tatanes dans l'pruneau, ouais!
-Oboro!
Je suis sûre que tout ça découle d'un terrible malentendu. Il n'y a pas lieu d'insister, Monsieur..?

Le regard d'Hisoka, sans véritablement quitter le turbulent bonhomme qu'il tenait, balaya la scène du regard. La foule qui se densifiait autour d'eux, la cogneuse au visage éraflé, le blondinet qui cherchait une bonne occasion de lui sauter dessus...

« Yo! Ahlala ces jeunes, c'est plus ce que c'était. »

… et le jeune homme qui venait de se planter face à elle, comme une fleur. Un personnage vêtu de rouge et noir, blasonné de l’emblème des Uchiha.

Sanae le dévisagea étrangement. « Yo » ? Etait-ce seulement à elle, qu’il parlait? Elle ne le reprit pas, mais c’était un élan de familiarité qu’elle n’appréciait pas vraiment.

Par contre, il devait être plus âgé que ce qu’il paraissait, pour parler de jeunes. Il lui fit une impression étrange. Pas seulement à elle, d’ailleurs.

-Qui c’est, ce guignol?
-Ne commence pas à jeter de l’huile sur le feu, Oboro.
-Il vient de dire que t’étais vieille, San’.

-Hey, reprit l’Uchiha, qu’est-ce que vous complotez comme ça, les filles?

« Les filles » ? Et puis quoi d’autre encore?

-Non non, vous faîtes erreur. Nous voulons juste que tout le monde se calme, et que…

Et que quoi? Elle n’avait pas le pouvoir de contrôler les gens pour que tout le monde s’en retourne sagement dans son coin. D’un autre côté, si un membre d’un clan se rangeait de leur avis, les choses deviendraient immédiatement beaucoup plus simples.

-Vous devriez vous serrer la main, plutôt que de vous empoigner comme ça, reprit le nouveau venu à destination des deux autres. Vaudrait mieux pas que quelqu’un se fasse mal, hein?

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Dim 2 Juin - 23:36

Yachiru observa toute la scène sans broncher. De la première bousculade hasardeuse à l'intervention outrageusement musclée, en passant par les échanges fleuris, elle ne perdit une seule miette des remous engendrés par les aspirants plantés à quelques mètres de la scène. Le début d'un sourire se profila sur ses lèvres. Ces inconscients n'avaient pas idée du sort qu'elle leur réservait.

Yachiru – Reiko ?

Sa secrétaire se faufila discrètement entre les silhouettes massives de Yoshinori Senjago et Kagetsu pour se porter à son chevet.

Yachiru – Tu les connais ?

Question rhétorique. Reiko connaissait tout le monde à Konoha. Et même si ce n'était que de vue, sa mémoire eidétique savait très simplement associée n'importe quel visage à un prénom et un nom dans la liste des effectifs du village. Une liste qu'elle connaissait sur le bout des doigts.

Reiko – Oui Hokage-sama.

Elle les désigna à tour de rôle en les pointant du doigt.

Reiko – Sanae Hanaerobi, Hyûma Gouryoku, Hisoka Kaneda, Hiuri Uchiha, Oboro Ashikaga et Kanejiro Senjago. Est-ce que vous voulez que j'aille leur parler ?

Yachiru – Non. Je te remercie. Je vais m'en occuper moi-même.

Yachiru lança un regard scrutateur à Kagetsu par dessus son épaule. Kagetsu, qui avait scrupuleusement tout observé et tout entendu, lui répondit par un hochement de tête net et sans bavure. Il savait ce qu'il était convenu de faire. Dans la foulée, lui et Yachiru atterrissaient devant le groupe d'agitateurs d'un simple mais si efficace élan de chakra. Un cercle de curieux se dessina instantanément autour d'eux. A la fois émerveillés par leur aura et impressionnés par l'autorité naturelle qui semblait se dégager du moindre pore de leur peau.

Kagetsu – N'avez-vous pas écouté le discours de votre Hokage ? Ou êtes-vous si inconscients pour attirer toute l'attention du Concile sur vous et ceci de la plus mauvaise façon qui soit ?

Yachiru soupesa le rire qui filtra entre ses lèvres. Un rire qui exprimait son amusement, la légèreté de cet instant, et aussi un peu de sa douceur.

Yachiru – Leur monde est encore jeune maître Kagetsu. Ne soyez pas trop dur avec eux ou tout du moins ne le soyez pas encore. Le temps viendra de se montrer intransigeant.

Elle croisa ses bras dans son dos et jongla de regard en regard sans se priver de son sourire avenant.

Yachiru – Pour l'heure, je les invite tous à participer au tournoi qui s'ouvrira très bientôt dans l'arène du village. Nul besoin de vous dire qu'après le spectacle que vous venez de nous donner, un refus serait considéré comme une désertion. Vous semblez toutes et tous doués d'un caractère bien trempé, certains même d'une poigne de fer. Il me tarde de voir ce que donnera ce caractère et ces poings au coeur de l'arène, face à un adversaire bien réel.

Kagetsu releva son menton en observant la troupe d'un air inflexible.

Kagetsu – Je serais vous. Je me mettrais au travail dès aujourd'hui. A moins que vous ne souhaitiez réellement vous ridiculiser une seconde fois devant vos pairs.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Lun 3 Juin - 20:35

Hiuri était là, face à ces personnes, qui semblaient ne pas avoir d'humour, il faut avouer qu'Hiuri savait très bien sans vraiment se l'avouer, que son humour il n'y a que lui qui comprenait et l'aimait... Le jeune homme était encore en train de réfléchir s'il devait continuer son ironie légèrement déplacé ou parler plus sérieusement. Il n'eut pas le temps de choisir que quelque chose vint les interrompre.
Tout d'abord une voix masculine, d'un ton accusateur commença à parler...

Kagetsu - N'avez-vous pas écouté le discours de votre Hokage ? Ou êtes-vous si inconscients pour attirer toute l'attention du Concile sur vous et ceci de la plus mauvaise façon qui soit ?

Huiri se tourna en direction de la voix... Il vit en premier l'Hokage les regarder. Puis il aperçut un homme à ses côtés, sans nul doute celui qui venait de parler...

Et merde... Se dit Hiuri, j'crois qu'on n'évitera pas l'engueulade

Puis l'Hokage parla à son tour.

Yachiru – Leur monde est encore jeune maître Kagetsu. Ne soyez pas trop dur avec eux ou tout du moins ne le soyez pas encore. Le temps viendra de se montrer intransigeant.

Au final ses paroles rassurèrent quelque peu Hiuri.

On ne va peut-être pas se prendre un savon au final...

Puis lorsque l'Hokage regarda les jeunes dans les yeux, Hiuri ne put s'empêcher d'afficher un sourire de gène sur le visage en se grattant l'arrière de la tête lorsque l'Hokage la regarda... Il faut dire que ce qu'il s'était passé n'avais pas sa place dans une assemblée qui était présente pour le discours d'investiture de l'Hokage. Hiuri trouvait même bizarre qu'ils ne se fassent pas plus tirer les oreilles...
Puis Hiuri pensa à une chose, serte l'Hokage les avaient aperçus, mais elle semblait compréhensive même si cela semblait cacher quelque chose, mais le concile tout entier avait dû les apercevoir, qui dit le concile dit également le chef du concile, Toshiro Uchiha.

Le jeune Uchiha perdu alors son sourire gêné pour laisser place à un regard effrayé.

Toshiro !?!

Il se mit alors à parcourir la foule du regard, ainsi que l'estrade afin de croiser le regard de Toshiro. Espérant qu'il n'avait pas fait offense à son chef de clan en se faisant remarqué de la sorte. La réaction du chef de son clan, inquiétait Hiuri bien plus que celle de l'Hokage. Il ne connaissait pas Toshiro pour savoir s'il était du genre pointilleux sur le respect et sur les façons convenables de se comporter face aux autres.
Puis après avoir regardé tout le monde l'Hokage repris

Yachiru - Pour l'heure, je les invite tous à participer au tournoi qui s'ouvrira très bientôt dans l'arène du village. Nul besoin de vous dire qu'après le spectacle que vous venez de nous donner, un refus serait considéré comme une désertion. Vous semblez toutes et tous doués d'un caractère bien trempé, certains même d'une poigne de fer. Il me tarde de voir ce que donnera ce caractère et ces poings au cœur de l'arène, face à un adversaire bien réel.

Un tournoi ?!? Pensa Hiuri, ça peut-être une bonne chose.

Autant se faire remarquer risquait de leur apporter les foudres du concile, autant cela avait permis au concile de savoir que des jeunes existait et qu'ils avaient tous des caractères bien trempé !

Bon bin il n'y a plus qu'à se montrer à la hauteur ! Se dit Hiuri

Hiuri ne dit rien, regardant autour de lui et attendant les réactions des autres...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Lun 3 Juin - 22:47

« Se battre ? Déjà ? Non. Non non non non non. Nous ne sommes pas prêts, voyons. Ca serait ridicule. »

« Ha. Ils se foutent de nous ? Hahaha. Huhuhuhuhu… bordel. ‘Kay, ça va chier ».

« Waah, c’est la Kage ! De près ! Et elle a l’air encore plus petite comme ça ! »

Kagetsu s’était imposé comme une bombe au sein du groupe des fauteurs de troubles. Il était instructeur réputé dans son domaine, il était membre du conseil du village, et il était en train de s’exprimer au nom de la chef du village pour les rabrouer fermement. C’était le genre de personnage important qu’il valait mieux ne pas se mettre à dos. Et l’ensemble des aspirants venait de marquer un sacré coup en attirant son attention. Ca n’était pas vraiment le bon jour pour, d’ailleurs.

C’était le genre de situation où il aurait mieux valu se ratatiner, disparaître de la vue de tous et ne jamais reparaître. Faire profil bas. Encaisser silencieusement toutes les remarques acerbes qu’on leur adressait. En espérant simplement que les conséquences seraient minimes. Ils avaient étés correctement traités, après tout.

Mais surtout, c’était une injustice monstrueuse que les citadines n’allaient pas laisser passer. Des figures d’autorité imposantes? Elles en prendraient compte, forcément. Mais cela n’affecterait pas vraiment leur aplomb.

-Je crois qu’ils ont méchamment craqué, là… San’?
-Mmmh.
Excusez-moi, mais je crois qu’il y a erreu…
-Il n’y a pas d’erreur, lui rétorqua Kagetsu. Nous vous observons depuis un bon moment.

Son ton était sans appel. L'Hanaerobi le comprit bien. Et n'en fut nullement affectée.

-Vous avez donc du voir qu’ils ne se sont pas battus. Hiuri et Hisoka, en particulier. Ils n'ont fait qu'arriver après cela, pour tenter de...
-Hey, Hiuru et Hisoka ? Et moi alors, hein ?
-Tu lui as sauté dessus, peut être ?

-Nous le savons bien, l’interrompit le junin.

L’Hanaerobi pinça les lèvres, tendue. Le junin ne cessait de lui couper la parole. Cela faisait partie des nombreuses marques d’impolitesse qui lui hérissaient facilement l’échine. Non, bien sûr, elle ne pouvait pas lui en faire la remarque. Pas plus qu’Oboro, qui aurait brutalement reprit n’importe qui d’autre. Les aspirantes rongeaient leur frein, patientes. Elles étaient des pions qui faisaient face aux plus hauts échelons de l’armée. Leurs relations n’étaient plus civiles. Même si c’était avec un sourire angélique, on venait de les menacer de désertion. A partir de là, elles n’avaient pas intérêt à faire de faux pas.

Il y en avait un, par contre, qui semblait tout à fait disposé à commettre une multitude de faux-pas. Le Senjago. Elle n’arrivait pas à savoir pourquoi,

Le junin avait lui aussi remarqué son agitation. Aussi l’interpela-t-il, calmement.

Avec une douceur… inattendue.

-Quant à vous. Vous serez sûrement heureux d’apprendre que votre sœur est avec l’un de vos cousins. Un peu plus loin sur votre gauche. Elle va très bien.

Sanae ne comprenait pas exactement ce qu’il voulait dire par là. Elle en devina tout de même bien assez. Il suffisait de voir comment Kanejiro venait de se décontracter. Sa nuque, jusque là alourdie par la tension, se libéra enfin du canevas que formaient ses épaules. Et ses traits changèrent du tout au tout.

-Merci, lâcha simplement le jeune homme. Merci beaucoup, Monsieur.

Il n’avait pas l’air serein, mais paraissait déjà nettement plus commode. Le volcan se rendormait, petit à petit.

-Ca veut dire qu’il aurait pu intervenir plus tôt pour calmer Pépère?

Sanae la fit taire mollement, tirant sur la manche de son kimono. Ce qui ne l’empêcha pas d’y réfléchir elle aussi. Oboro avait peut être raison. Elle aussi, ne savait pas trop quoi penser du junin.

Ca n’avait pas d’importance.

La jeune femme avait essayé de se faire entendre, sans succès. Soit.
Elle n’insisterait pas. Et ne dirait probablement plus rien si on ne l’y invitait pas.

Elle avait tout de même à cœur de rester jusqu’à ce que les gradés s’en aillent, pour pouvoir remercier et s’excuser auprès des intervenants qui avaient tenté de calmer le jeu.

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Mer 5 Juin - 18:34

Alors que la situation était à peu près sous contrôle - comprendre, plus personne ne risquait de mourir - et que de plus en plus de personnes se mêlaient à l'affaire, les évènements s'enchaînèrent à une vitesse proprement hallucinante.

En effet, comme par magie, un membre du conseil et la Kage apparurent près de l'attroupement. Et si, au début des évènements, la plus part des gens préféraient s'écarter, l'effet inverse se produisit à l'apparition de ces illustres personnages.
Et si Hisoka tenta de faire bonne figure, surtout grâce à l'indulgence dont faisait preuve Yachiru Susuka, cela ne tint que jusqu'à l'annonce du chef du village :

- Pour l'heure, je les invite tous à participer au tournoi qui s'ouvrira très bientôt dans l'arène du village...

A cette annonce, pour le moins inattendue, Hisoka se figea. Une invitation de la grande patronne, impossible de décliner. Mais l'arène quand même.

- Nul besoin de vous dire qu'après le spectacle que vous venez de nous donner, un refus serait considéré comme une désertion...

Une Désertion? Fallait tout de même pas trop exagérer. Ce n'était après tout qu'un tournoi. Sauf que la boss n'avait pas l'air de plaisanter, sous ses airs de jeune femme calme et bienveillante.

- Vous semblez toutes et tous douées d'un caractère bien trempé et certains même d'une poigne de fer...

A ces mots, Hisoka lâcha immédiatement sa "proie", se sentant visé par ces paroles. Il était tellement gêné qu'il ne pu s'empêcher de rougir et de planquer ses mains derrière son dos - genre, ce n'est pas moi, vous vous trompez de personne.

- Il me tarde de voir ce que donnera ce caractère et ces poings au coeur de l'arène, face à un adversaire bien réel.

Nan, franchement, sous ses airs de bienveillance se cachait une jeune femme au coups tordus. Hisoka en était certain. Il n'allait pas faire bon de la fréquenter de trop près. L'un des membres su conseil qui l'avait accompagné rajouta que tous les jeunes regroupés ici présentement feraient mieux de se mettre immédiatement au travail.

Alors que les choses s'apaisaient, Hisoka dit à voie haute :

- Bigre. Un tournoi. A mains nues... Faut pas avoir peur de se prendre des coups et d'en mettre.
- C'est à moi que tu dis ça, l'agressa immédiatement Hyûma.
- Euh... Nan pas vraiment.
- Tu as dit que j'avais peur!
- Hyûma, ne faites pas l'enfant. Il ne s'adressait à personne en particulier, intervint Sanae.
- Il m'a traité de lâche!
- Mais... n'importe quoi! Je parlais pas de toi. C'était une remarque générale!
- T'as peur, hein? C'est pour...

La phrase de Hyûma fut interrompue par la monumentale baffe que venait de lancer Hisoka. Par pur réflexe et parce que son sang n'avait fait qu'un tour en entendant l'autre dire qu'il avait peur. Et Hyûma riposta de même de son côté. Chacun avait une joue bien rouge, mais loin de lever le pied, ils se tinrent l'un en fasse de l'autre, front contre front, poings serrés, les veines du cou palpitant et le souffle court, prêt à en découdre...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Sam 8 Juin - 0:15

Hyûma était au firmament. La kage aux cheveux roses l’avait dit : il y aurait un tournoi ! Trop fort ! Il allait y affronter Yeonhwa et laver son honneur devant tout le village réunis qui scanderait son nom après sa victoire écrasante et sans appel !

Ouais, il avait décidément bien fait de devenir un shinobi !

C’est alors qu’une remarque désobligeante le descendit brutalement de son petit nuage. Quelqu’un qui insinuait d’un ton faussement détaché que pour participer à ce tournoi, il ne fallait pas avoir peur. Sous-entendu, « moi j’vais y aller, mais toi… ça m’étonnerait que tu tentes le coup ».

Ah ouais !?

Le regard du majordome se posa sur l’auteur de cette désagréable assertion. C’était le grand type qui l’avait bousculé alors qu’il maîtrisait le voleur-qui-n’en-était-pas-un-mais-méritait-bien-ce-qui-lui-était-arrivé-parce-qu’il-avait-agressé-sa-patronne-mais-qu’on-lui-pardonne-parce-que-la-Kage-aux-cheveux-roses-l’a-dit-et-qu’on-discute-pas-les-ordres. D’autant qu’il l’avait bousculé juste pour pouvoir lui piquer le beau rôle, parce que ce grand dadais avait aussitôt attrapé le voleur pour faire genre « pas de panique, je le maîtrise ».
Un tricheur m’as-tu-vu, quoi.
Et sournois et désagréable, avec ça.
Hyûma l’interpella derechef !

« C'est à moi que tu dis ça ?
- Euh... Nan pas vraiment, tenta de se défiler le matamore.
- Tu as dit que j'avais peur ! Soutint le majordome.
- Hyûma, ne faites pas l'enfant. Il ne s'adressait à personne en particulier, intervint Sanae.
- Il m'a traité de lâche ! Se défendit Hyûma.
- Mais... n'importe quoi! Je parlais pas de toi. C'était une remarque générale!
- T'as peur, hein? C'est pour... »

Vlan.
Avant d’avoir compris pourquoi-comment, Hyûma se retrouva à regarder à droite, une sensation de douleur cuisante sur la joue.
Mais c’est qu’il cherche la bagarre, en plus !!

Bam.
La meilleure défense, c’est l’attaque, c’est bien connu ! Le majordome riposta d’un revers cinglant qui laissa une belle marque sur la joue de l’autre type.

Sourd aux récriminations de Sanae qui enjoignait à tous de se calmer – et plus précisément son turbulent majordome qui semblait lui attiré une poisse carabinée dès qu’il l’accompagnait – Hyûma s’avança au plus près du colosse pour l’intimider. Ce dernier n’étant pas en reste, les deux furieux arrivèrent au contact, grognant et grondant comme chien et chat.

« Qui c’est qu’a peur, ici ? Fit Hisoka.
_ Peuh, on entend tes genoux trembler à dix mètres à la ronde !
_ Tsss… C’est pas plutôt tes dents qui claquent ?
_ N’importe quoi ! Pis ça te va bien de dire ça alors que tu vas te défiler pour le tournoi !
_ Tu veux rire !? Ch’uis sûr que j’irais plus loin que toi, minable !
_ C’est une blague ? J’battrais plus de type que toi, looser !
_ Impossible, j’perdrai pas avant de t’avoir battu, crétin !
_ Pour ça, ‘faudrait déjà que tu passes le premier tour, imbécile !
_ Tocard !
_ Tête de nœud !
_ Abruti !
_ Nig… ! »

La répartie hautement inspiré du majordome s’étrangla dans sa gorge tandis qu’un taloche retentissante s’abattait sur son crâne avant de ricocher sur celle d’Hisoka.

« C’est pas un peu fini, ce spectacle, devant la Kage, brailla Oboro.
_ Aïieuh! Mais c’est lui qu’à commencé et… Tenta de justifier Hyûma en se frottant le crâne, tout penaud.
_ J’veux pas le savoir ! Gueula Oboro d'un ton péremptoire et sans appel.
_ Pfff… C’est pas juste. Alors ça, c’est vraiment pas juste… »
Ibuki Senjago
Aspirant de Konoha
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Mar 18 Juin - 19:26

Concert à Midi
[Si jamais je dérange... Vous pouvez tous intervenir, comme c'est ce que je souhaite !]

Les premières notes se firent d'abord absorber par la cohue générale qui animait la place centrale.  Montée entre deux auberges, derrière un petit stand de beignets, c'était à peine si l'estrade tremblotante existait.  Pourtant, les trois garçons, qui, sur leur construction de l'aube, s'affairaient à ajuster les pitons et tourner les boutons des guitares, basses et amplis existaient, eux.  Mais leur professionnalisme lorsqu'ils accordaient les plongeait dans un mutisme qui les volatilisait aux yeux du monde.  Ainsi, seul un garçon, adossé à la scène, les cheveux jais soutenus à l'arrière par un élastique, papotaient avec deux jeunes demoiselles, une pour chaque bras.  La première avait les lèvres pêches, tandis que la seconde les teignait marine.  Toutes deux se lovaient dans les bras du garçon, leur regard se perdant dans son sourire rayonnant d'une blancheur extrême.
Uchiha Ren s'exclama : « Bien sûr !  Si j'avais à choisir entre vous et mon band, je choisirais mon band ! »
Les demoiselles semblèrent faussement s'offusquer, comme hypnotisées par le charme obscure de l'aspirant.  Elles n'entendaient pas, réellement, ce que Ren disait.  Elles ne comprenaient pas.  L'Uchiha poursuivit : « Mais bon, pourquoi choisir, je vous ai tous les trois ! fit-il, se gaussant des deux pimbêches qui l'accompagnaient dans son rire narquois, naïves. »

L'un des garçons sur la scène déposa délicatement sa basse et rejoignit Ren, lui tapotant sur l'épaule.  L'aspirant renversa la tête, l'air impétueux.  L'autre demanda, tout aussi hautain : « T'es O.K. ? »
Ren sourit. « Well, ladies, j'vais devoir vous laisser.  On se revoit après, commanda-t-il d'un clin d'oeil alors qu'il se hissait sur la scène, ignoré par le bassiste qui le regardait trimer dur. We are, fit-il à l'intention du groupe qui patientait, les bras ouverts, dos au public. »
Ren portait une veste noir suie ouverte sur un gilet en filet gris.  Dans son dos, ainsi que dans ceux du band, s'illustrait l'illustre éventail du clan Uchiha.  Les membres du groupe avaient différents bandages, qui évoquaient l'image du shinobi, grandissante ces dernières années.

L'aspirant avança lentement vers l'avant de la scène, jouant de ses doigts bagués dans le fil de son micro sur pied.  Il n'avait encore rien fait que les deux filles éclatèrent de cris, les bras ouverts et scandant son nom.  Cela dérangea le vendeur de beignets et ses clients.
Ren roula des yeux.

Le bassiste, sûrement second du groupe, fit un sourire en coin avant de, du menton, signifier de la tête au guitariste qu'il pouvait commencer, d'un grand moulinet du bras, à  déchirer l'espace sonore d'un accord strident mais juste.  Le son des cordes raisonna longtemps avant que Ren n'empoigne solidement son micro et se penche vers l'avant, au dessus des deux filles, son buste suivant... pour lâcher un long cri gutturale haut perché, qui lui permit un instant de faire taire la cohue générale.  Les regards se tournèrent vers le groupe.
Ren se redressa, et d'un pied sur un amplis, explosa : « Nous sommes le Hotaru's Band ! souligna-t-il d'abord, le guitariste accompagnant cette affirmation d'un nouvel accord, plus grave, tandis que le batteur faisait monter de ses cymbales un rythme soutenu.  Nous sommes ici pour vous faire danser à mort ! s'exclamait Ren pour que le bassiste donne le premier tempo.  Mes frères : Teruki à la basse, Uchi-kun à la batterie et Koshi à la guitare !  Yes !  Come and dance ! ouvrit grand les bras l'aspirant, tandis que la musique commençait vraiment, savant mélange entre la percussion subtile de Uchiki et les pointes mélodiques et métalliques de Koshi. »
Teruki, lui, approcha sa bouche de son micro personnel, tout en soutenant son tempo donné, et présenta le chanteur : « Ainsi qu'Hotaru, le chanteur du Hotaru's Band ! »
Puis Teruki recula, pour d'un hochement de la tête calé sur le battement de Uchiki donner le départ.

La voix sublime de Ren "Hotaru" Uchiha s'envola alors que la musique explosait, et le concert improvisé et gratuit commença !



MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Jeu 20 Juin - 17:02

Rien à voir ni avec le discours (mort), ni avec Ren, désolé. Ca va venir.

« Ah, l’arène est encore en construction ? Ma foi… si vous voulez en apprendre plus sur le chakra, vous pouvez tout aussi bien contacter un spécialiste en la matière. Il y en a quelques-uns, au village, qui se consacrent exclusivement à ce sujet. Tentez votre chance, ils vous écouteront certainement. »

Le vieux Shigemori n’avait pas tort, se dit l’Hanaerobi. Si elles devaient prendre pied dans le domaine du chakra, c’était bien là un bon point de départ. Accessoirement, ç’avait rassuré l’aspirante : à défaut de bénéficier d’infrastructures de formation, Konoha disposait au moins d’instructeurs. Ca n’était pas aussi sauvage que ce qu’elle s’était mise à craindre. A en croire les rumeurs, la part d’autodidactes était très importante, et tout le monde finissait par verser dedans…

Pourquoi pas. Tant qu’ils avaient les bases. Il ne restait donc plus, à elle et à Ashikaga, qu’à solliciter l’un d’entre eux pour un entretien. Ce qui n’était pas chose facile.

« Untel n’est pas disponible aujourd’hui, désolé. Il a clairement annoncé qu’il avait quelque chose d’autre à faire. »
« Unautre n’est pas d’humeur, laissez tomber. On lui a déjà envoyé quelqu’un ce matin, il l’a chassé à coups de genjutsu d’un air aigri. Laissez-le dormir, ça vaudra mieux. »
« La petite est malade… vous pouvez toujours essayer de lui apporter des gâteaux, mais ça sera probablement en vain. Comment ça, la petite ? Miss Machine a onze ans, je crois. Epatant, hein ? Et pourtant, c’est une véritable spécialiste de son domaine. Y’a des gens naturellement doués, comme ça… eh, pourquoi vous me regardez avec ces yeux là?»

-Okay, ils ont gagné, annonça sombrement Ashikaga. Une formatrice de onze ans. Ben voyons.
-Difficile à croire, en effet.
-C’est carrément du flan, cherche pas, cocotte.
-Je ne sais pas… mais bon. Même dans le cas où ce qu’il nous a dit est vrai, il est impossible qu’une enfant soit à même d’enseigner quoi que ce soit.
-Chuis sûre que ces connards font tout pour nous dissuader de passer ninjas. Tournoi à la con pour nous foutre la pression, puis bam, ils nous ligotent sur l’entraînement. Eh bah si c’est ce qu’ils veulent, ouais, on va laisser tomber. Aujourd’hui, bronzette-magazine dans le jardin, et je trucide le premier qui vient me parler de ninjas.
-Ninjas.
-Hum. Tu m'cherches?
-Il y a d'autres instructeurs dans le village. Et nous n'avons plus beaucoup de temps. N'importe lequel fera parfaitement l'affaire.
-Et si j'ai la flemme?
-...
-Bon, bon...

Jusque là, elles avaient réussi l’exploit d’approcher Akane Nakutsu, la formatrice en taijutsu du village. C’était très bien… à ceci près qu’elle ne leur avait absolument rien enseigné sur le chakra.  Seulement des exercices de base qui ne travaillait que leur coordination musculaire.

Jamais à cours de ressources, les deux aspirantes s’étaient donc résolues à parcourir le marché, se frayant un chemin dans la foule pour rejoindre… aucune idée. On leur avait dit qu’à cette heure, elles avaient de fortes chances de rencontrer Omae Jiga, l’un des plus grands experts du ninjutsu du village, du coté des restaurants les plus réputés de la place du marché. En cette journée ensoleillée, les terrasses avaient été prises d’assaut, et la foule plus bruyante que jamais. Dans les étals, fruits de mers et assortiments de viandes leur semblaient aussi alléchants que les plats qui paradaient sur les tables. Bien qu’elles cherchaient le formateur du regard (« un truc rouge qui dépasse de la foule », leur avait-on dit), leur attention ne parvenait à se poser plus de quelques secondes sur un élément du décor.

A ce stade, les aspirantes en vinrent à la même conclusion.

-Je meurs de faim, déclarèrent-elles en même temps.




-Tu te moques de moi?                                                          –Tu te moques de moi?



-D’accord, dans ce cas…                                                          –D’accord, dans ce cas…



-Salon de thé!

Le thé. Breuvage universel, consommé par les hommes depuis la nuit des temps. Avant même qu’il ne maîtrise le feu, il employait déjà les plantes pour se nourrir, se soigner, se droguer, et peut être même se parfumer. Le jour où l’on parvint à faire chauffer de l’eau fut une véritable révolution. La cuisson des aliments ouvrit un monde de confort que l’on ne cessait encore de perfectionner. Se laver ne devenait plus une contrainte, mais un jeu. Amaterasu gagna en influence à un rythme ahurissant, éclipsant une myriade de déités rivales dans la foulée.

Mais, surtout, il devint possible de préparer du thé. La boisson la plus consommée du continent, après l'eau.

Sous le règne du second daimyo du feu, un homme s’était distingué au sein de l’administration qu’il avait mise en place. Il s’agissait d’un ministre du gouvernant, qui avait été chargé de guider les finances du pays. C’était une tâche qu’il avait mené avec brio, offrant au pays une période de prospérité.

De cet homme, pourtant, on n’avait retenu qu’une seule chose : l’Earl Grey.

Ce qui voulait tout dire. Tel était le pouvoir du thé sur l’Histoire et l’inconscient collectif de l’Humanité. Sanae n’y faisait pas exception.

-Bonjour, ce sera pour?
-On vous prendrait une table pour…

Ashikaga s’interrompit, le regard vague, en direction du fond de l’échoppe. Ce n’est que lorsqu’elle la vit plisser les yeux que Sanae daigna regarder dans cette direction. Il ne lui fallu qu’une poignée de seconde pour comprendre ce qu’il en était.

-Excusez-moi… vous connaissez cet homme?
-Qui? Omae Jiga?
-…

Une figure rouge vif était attablée, face à un assortiment de sushi qu’il savourait paisiblement. Il était seul… pour le moment.

-Oh oh, c’est lui le formateur ? Franchement mignon, ricana Oboro.
-Nous ne sommes pas là pour…

Sanae s’interrompit pour mieux détailler le jeune homme. D’accord, se dit-elle. Même elle, qui n’aimait habituellement pas les teintures excentriques, ne put s’empêcher de sourire stupidement à la vue d’Omae Jiga.
C'était un homme particulièrement coquet, mais c'était un très bel homme. Il était légèrement plus âgé qu’elles. Et nos deux demoiselles y étaient, comme tant d’autres, désespérément sensibles.

-Je crois que je sais sur quoi je vais me spécialiser, sourit Sanae.
-Ça doit être le rêve, de s'entraîner tous les jours avec. S'entraîner... et plus si affinité, hein.
-Affinité. Mmmh. Le feu, c'est bien ça? Avec plaisir.
-C’est ça, fais semblant d’être idiote.
-A vrai dire, je m’attendais à ce que tu fasses une plaisanterie du style « c’est chaud ! ».
-Rhoo mais… ah !
Attends, il nous regarde!
-Hihihi… allons-y, alors. Il faut juste ne pas avoir l'air trop heureuses.
-Heureuses, genre?
-Pour commencer, tu devrais effacer ce sourire niais de ton visage.
-Ouais, bien sûr... toi d'abord!
-Je ne peux pas. C'est peut être la première bonne journée que je vais passer à Konoha.
-Idiote.
-Toi de même, très chère.
-Huhuhu…
-Hihihi…


Les deux filles s’esclaffèrent silencieusement, sans échapper à l'attention des clients. Ni à celle du chercheur, qui les observa à son tour. Elles s'en rendirent compte, et leurs gloussements reprirent de plus belle.
Le spécialiste du feu en devina la cause, et fit mine d'avoir autre chose à faire pendant quelques instants. Il s'agissait de les laisser reprendre une certaine contenance. Aussi s’intéressa-t-il exagérément à sa nourriture.

Parfois... et même bien souvent... c'était assez bête, une fille.

-Excusez-nous… pouvons-nous nous joindre à vous? Cela fait quelques jours que nous voulions vous voir, Monsieur.
-Tiens donc?

Le chunin ne put s’empêcher de sourire. Il avait maintenant l’habitude qu’on lui serve du « vous » et du « Monsieur ». Pourtant, ces mots restaient encore si agréables à entendre qu’il ne pouvait dire non.

-Un instant. Il me semble vous avoir déjà vu quelque part. Etiez-vous aux alentours de l’arène, il y a quelques jours, de bon matin?
-La semaine dernière… près de l’arène? Il se souvient de nous?
-Je dirais même plus, WAOUH, il se souvient de nous!
, renchérit Oboro.
-Et donc, qu’est-ce qui vous amène à moi? Asseyez-vous donc.
-Merci. Pour tout vous dire, nous souhaiterions…
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Mer 7 Aoû - 18:54

Sanae: 31Xp
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Ren: 5Xp
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Jeu 5 Sep - 18:16



Au petit matin, le crieur de rue donnait sa nouvelle comme d’habitude. Promotions de fruits et légumes, spectacle de rue en tout genre, petite commodité des nobles de la ville étaient tous le quotidien de cet homme à la voie prématurément vieillissante. Mais si son timbre resta constant une fois de plus aujourd’hui, l’annonce qu’il avait à faire glaça le sang aux villageois : Nidaime Hokage était décédée.

***

Cela faisait une journée qu’Oboro-sama avait été couronnée Championne de Konoha. Elle s’était faite attribuée une mission à la hauteur de ce nouveau privilège : cueillir une plante rare pour guérir Yachiru-san. L’expédition était partie très tôt le matin, mené par un juunin d’exception. Il ne savait pas qu’ils arriveraient trop tard.

Pensant avoir stabilisé son état, l’équipe médicale avait pourtant été très confiante. Même inconsciente depuis plusieurs jours, ses constantes et son énergie ne faiblissaient pas. Pourtant, une hémorragie foudroyante la toucha le soir après les convulsions du matin. Elle s’éteignit soudainement durant la nuit, malgré les efforts du spécialiste en Eisei du village.

On annonça la nouvelle au Daimyo du feu. Quand il interrogea les spécialistes pour connaître la cause du décès, personne ne sut répondre, pas même les plus grands médecins de tout Konoha. Il fut ordonné de taire l’affaire le temps d’enquêter sur les dernières volontés de Yachiru. On conclut en l’absence de testament lorsque l’expédition d’Oboro-sama entra au village. Trop tard, ils étaient sans doute rentrés trop tard.

***

[Crieur] « Deuil national de trois jours. La cérémonie aura lieu sur la place du village en la présence du Seigneur du Feu au crépuscule ! »

Le marché ne s’anima pas comme d’habitude, les étales n’ouvrirent pas. Par respect du mort et du protocole, les gens commençaient à se parer de noir pour dire au revoir, une fois encore, au général du feu.
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Mer 26 Fév - 18:51

Mission D - Le Dragon Pourpre de Konoha

Citation :
Mission D
Objectif
: une maison close de Boya a l'intention d'ouvrir une succursale dans Konoha. Les shinobis sont chargés de lui trouver un logement ainsi que d'aider les nouvelles venues à s'installer.

La lame du petit couteau parfaitement aiguisé remontait régulièrement le long de sa jambe. Arrivée en haut, elle redescendit, pour refaire exactement le même mouvement, quelques centimètres plus loin. Entre chaque allé, une main sûre claquait un petit coup sec pour enlever le savon en trop. Puis c’est toute la jambe qui rentra dans l’eau. Il restait maintenant le haut des cuisses, et sous les bras. Fiora savait que certains mâles aimaient un pubis bien dégagé, mais elle préférait ‘’tailler’’ la pilosité de son sexe plutôt que tout raser. À côté d’elles, les autres filles s’appliquaient également au même ouvrage. Zeman avait encore des traces de coups sur son corps. Le même client, qui ne l’a demandé qu’elle… Sen Kuan était bien trop payé pour se plaindre, il avait rentabilisé Zeman plus d’une fois. Cela faisait peur à Fiora. On parlait autour, une rumeur. Cet homme avait déjà été dérouillé et renvoyé d’une autre maison pour ces pratiques violentes, dangereuses. Pourquoi ? La cupidité de leur protecteur allait bientôt tuer Zeman. Et ensuite, sur qui ce richissime bourreau allait-il jeter son dévolu ?

Zan – Tu as vu Zeman ?

Fiora – Oui… c’est encore lui ?

Zan – Le même. Non mais tu te rends compte ? Sen pourrait faire quelque chose quand même !

Elle était gonflée. C’était elle, pourtant, la favorite du moment. C’était donc à elle, par voie implicite, de manipuler Sen Kuan comme il le fallait pour que toutes les filles restent en sécurité. Ce dont elle ne s’acquittait pas vraiment. Taïa vint se joindre à la conversation.

Taïa – Vous pensez qu’on pourrait engager quelqu’un ? Vous savez… pour qu’il ne revienne plus ?

Zan – Sen l’apprendrait. Et il tuera celles qui auront paricipé.

Taïa – Comment le sais-tu ?

Zan – Il me l’a dit.

Comme il lui avait sans doute demandé de cafter tout et n’importe quoi. L’ancienne favorite était du côté des filles. L’actuelle était différente. Plus ambitieuse.

Zan – Bon, allez ! C’est l’heure les filles !! On rentre à la maison !

Fiora se dépêcha de finir, et sortit du bassin en continuant d’écouter d’une oreille distraite les bavardages de Taïa. Elle s’essuya, se peigna. Les deux filles s’aidèrent à se parer, à se faire belle, puis tout le petit groupe sortit des bains pour se diriger vers Le Palais de Jade. Quand ils entrèrent, Sen Kuan les attendait.

Sen Kuan – Dépêchez-vous bon sang ! Nos invités vont bientôt arrivés !

Ce soir, un groupe en voyage s’arrêtait ici pour faire escale. De futurs shinobis sans doute, tous issus du même clan : les Senjago. Fiora ne les connaissait pas, mais elle se doutait qu’ils devaient être riches pour réserver le Palais de Jade. Elle s’affaira, fit ce qu’on attendait d’elle. On vint livrer le vin, le saké, la bière. Les victuailles étaient impressionnantes. Après avoir demandé combien ils étaient, Fiora aurait pensé qu’elles attendaient le triple. On les prévint également que leurs faveurs n’étaient pas obligatoires. Ils venaient passer un bon moment, et la luxure n’était pas obligatoire. Pour certaines, évidemment que oui. Mais qu’elles ne s’offensent pas de certains refus.

***

Taïa – Fiora… J’ai peur.

Fiora – Qu’ya-t-il ?

Taïa – Tu les entends ? Ce sont des rustres !

Fiora – Ce sont des militaires. Nous en avons vu d’autres. C’est pour Zeman  que je m’inquiète. Sen Kuan lui a demandé de s’éclipser. J’ai bien peur que notre homme ne soit passé par la porte de derrière. Est-ce que tu peux faire passer le mot ? Que quelqu’un passe devant la porte de temps en temps…

Taïa – Oui, bien sure. * Avec un clin d’œil*

Fiora – *en mettant un doigt devant la bouche *

Taïa – Pas un mot à Za-zan.

L’attention se reporta sur la salle. Les Senjago avaient demandé à ce qu’on allume un feu, pour faire rôtir un sanglier qu’ils avaient chassés sur le chemin. Cette fameuse cheminée que l’on n’allumait jamais. Ils s’étaient répartis autour d’une table, trinquant, chantant, mangeant tandis que les filles les masser, leur apporter plus de vins et plus de nourritures. Fiora avait jeté son dévolu sur un homme qui se distinguait du groupe par son accoutrement, mais qui semblait tout de même – à la manière qu’elle avait déjà remarqué chez les militaires – faire partie intégrante du groupe. Grand, beau, les cheveux blancs, il était bien habillé, et ne sentait pas la poussière du voyage. Elle alla le rejoindre, en s’asseyant à côté de lui. Il lui passa la main autour de l’épaule, la même main passant délicatement sous son kimono pour reposer sur son sein gauche. Un autre Senjago était débout sur la table, gesticulant tout en contant.

Django - … Abattit d’un coup sa massue sur son crâne. Karnak mugit de toutes ses forces, agrippa l’objet phallique qui venait de rencontrer son crâne et l’enfonça avec une telle violence que l’aut’ s’en retrouva traversé du sternum jusqu’à la colonne – et par le manche !

Des rires de toute part, son homme se contenta de sourire, et de porter une coupe de vin à ses lèvres, puis de l’embrasser. Puis il se mit à chanter, exactement au même moment que ses compagnons. Une belle voix, calme et reposante. De même, les autres Senjagos étaient beaucoup moins gueulards qu’on aurait pu le croire. Les paroles étaient lyriques et distinctes, sur un rythme de battements de pieds.



Le héros s’appelait Karnak
Un Senjago qu’avait la niaque !
Venez pas lui chercher des noises,
Qu’on avait dit à l’étranger.
Sur le Mur une sacrée ardoise,
La prime de Karnak pouvait,
À elle seule tout régler !

Karnak La Tête Dur,
On t’appelle  com’ ça
Depuis que contre un mur,
Ta tête a gagné !

Le Bonhomme prit sa massue,
De toute ses forces frappa.
Ce coup là on l’avait pas vu.
Bientôt Karnak s’énerva
Et c’est l’autre bout d’la massue
Qui visita l’cœur corrompu.

Karnak La Tête Dur,
On t’appelle com’ça
Depuis qu’contre une massue,
Ta tête a gagné !

Alors qu’un jour on s’baladait…


Tout le monde se tut, regardant l’escalier, duquel dégringolait Taïa. Fiora poussa un cri, imité par d’autres filles, car sur la dernière marche, le client était debout. Il tenait par les cheveux, Zeman, nue, ecchymosée, qui saignait de l’entrejambe. C’est son homme le premier qui se leva, pour tendre une main à Taïa, qui la prit. Elle fut remise d’aplomb avec une force qu’on ne soupçonnait pas au jeune homme. La chanson n’avait pas repris. L’homme vociféra.

Homme – Dîtes à Sen Kuan que cette salope est venue me déranger !! C’est intolérable.

L’homme qui avant chantait sur la table se tourna vers Fiora. Alors qu’il ne paraissait pourtant pas spécialement sensible, il avait tout de suite sentait que l’attention des autres filles s’étaient portée à l’égard d’un respect naturel pour Fiora.

Django – N’avions-nous pas réservé tout l’établissement ?

Fiora – C’est… Ou… Oui. C’est exact.

Tous les Senjago regardaientt l’homme, qui ne lâchait pas Zeman, gémissante. Et ils le regardaient avec dégoût. Avec un dégoût très profond. Cependant aucun ne bougea. Django descendit de la table en un bond, et fit un signe de tête au jeune homme à la chevelure blanche, qui commenta à gravir les marches. L’homme en haut se dressa plus haut, bombant le torse, resserrant sa prise sur Zeman.

Kakouko – Tu la lâches, et ensuite, nous allons nous battre.

Le ton posé, calme et froid de cet homme frigorifia Fiora. Resté aussi calme et neutre dans cette situation, pour prononcer ces mots. C’était glacial et dur comme de l’acier.

Homme, vociférant à la tête de son interlocuteur QUI ES-TU ?!! HEIN ? QUI ES-TU GAMIN POUR ME PARLER COMME CA ? SAIS-TU QUI JE SUIS ?

L’instant d’après se déroula si rapidement… Mais tous les mouvements de cette infime seconde se gravèrent dans la mémoire de Fiora. Django dégaina très rapidement un couteau, qu’il envoya sur l’homme aux beaux cheveux blancs. Il s’en saisit, et d’un geste net coupa les cheveux de Zeman, la libérant de son étreinte. Il profita de ce passage pour se glisser derrière l’homme. Avec sa main libre, avant que ce dernier n’aie pu réagir, il avait saisit son poignet et exécuter une clé de bras, le lame du couteau contre son cou. Ici, il lui chuchota quelques mots à son oreille. Quand il desserra son étreinte, l’homme manqua de tomber dans les escaliers en les dévalant, et sortit en trombe. Après sa sortie, c’est comme si la lumière de l’âtre ressortait à nouveau, éclairant une pièce qu’elle avait voulu fuire. Le Senjago prit Zeman dans ses bras, toujours avec cette étonnante force. Guidée par une fille, il l’amena jusqu’à une chambre, à l’étage et redescendit. La soirée reprit, mais moins jovialement que précédemment. Le lendemain, ils négocièrent dur comme fer avec Sen Kuan, et payèrent le tiers du prix escompté pour le dérangement occasionné. Sen Kuan venait de perdre beaucoup d’argent d’un coup, il allait être invivable.


La faim justifie les moyens...


Dernière édition par Kakouko Senjago le Ven 28 Fév - 2:21, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Ven 28 Fév - 2:16

Sen Kuan - … donc c’est pour cette raison que j’ai décidé d’ouvrir un commerce à Konoha.

Firoa regarda son interlocuteur. Taïa, Zan, et Sen Kuan étaient en train de lui expliquer que Fiora et Taïa allaient être les ‘’coordinatrices’’ de ce projet, lorsque le patron – le vrai, ne pourrait pas être là. L’enseigne du Dragon Pourpre allait bientôt ouvrir à Konoha. Cela allait engendrer des problèmes. La plupart des militaires causent des problèmes. Il s’éprennent vite des filles, et en veulent une pour la vie. Mais que pouvait-elle argumenter ?

Sen Kuan – Je vais demander à Konoha de nous fournir une escorte, et un guide, pour que vous puissiez mieux vous implanter. Avez-vous des idées ? Vous connaissez quelqu’un peut-être.

Fiora – Oui. Kakouko Senjago.

Sen Kuan – J’en prends note. Bien entendu Fiora, Taïa, vous avez tout intérêt à ce que cela marche, puisque que ce sera à vous de gérer les bénéfices.

Zan – Mais… Ne vous faudrait-il pas une personne de confiance s’il s’agit d’argent ?

Sen Kuan, en souriant – Zan… Tu es une parfaite amante, et à même de diriger temporairement un endroit. Mais tu ignores tout de la façon dont gérer quelque chose sur une plus longue durée. Si je te laissais le Dragon Pourpre, tu ne serais pas capable de me garder la même fille plus d’un an.

Zan – Et vous pensez que Fiora… Ou Taïa *avec un petit air de dédain en prononçant ce dernier nom* sont plus qualifiées que moi ?

Sen Kuan – Oui. Et c’est le cas. Taïa vient de la rue, elle saura ce qu’il y a à savoir sur tout le monde. L’éducation de Fiora la fera gérer cet endroit avec assurance. L’affaire est close. Je vous redonnerai rendez vous pour vous indiquez la date de départ.

***

Kakouko – Bonjour, je suis Kakouko. Voici Aïdan, nous serons vos guides pour les premiers pas du Dragon Pourpre.

La caravane se tenait devant la prote de Konoha. Il était difficile de se dire que ce village était aussi nouveau. Il était déjà plus qu’un simple village de campagne comme Fiora avait pu en voir. Son escorte avait été composée de Senjago, mais à sa grande déception, Kakouko n’en faisait pas partie. Elle s’était renseignée, et le dénommé Django lui avait ri au nez : « - Il n’est pas encore assez costaud pour sortir tout seul. P’tet plus tard. » en concluant sa phrase par un clin d’œil. Maintenant, l’homme se tenait devant lui, avec un acolyte qui faisait froid dans le dos. Maquillée comme un forain, il avait une expression perverse sur son visage. Sa façon de se tenir était tout aussi moqueuse. Quant à Kakouko, lui… il était comme dans son souvenir : élégant, délicat, doux et sa voie était suave. Le sang lui montait à la tête. Allons, ce n’était qu’un militaire, probablement issu de la noblesse pour en avoir les traits.

Kakouko – Vous pouvez me suivre pour la visite.. Vos porteurs ont des instructions. Sen Kuan m’a donné un budget pour vous installer, je vous montrerai cela plus tard. Pour l’instant le village est encore en construction. Ici, nous somme à l’entrée, et vous, je vous ai domicilié près des grandes avenues.

Il avait commençait à avancer. Tandis qu’il prenait la parole ou laissait Aïdan expliquer des anecdotes, il s’enfonçait dans ce nouveau village. Vu de dehors, il n’avait pourtant pas l’air si vaste. C’est donc ici que ce se passerait la suite de la vie de Fiora ? Avec cet homme. Dommage que tous les militaires ne luis ressemblent pas, c’eut été un vraie partie de plaisir. Finalement, après une petite marche, ils arrivèrent devant une grande demeure. Presque aussi grande que là d’où elles venaient. Elles entrèrent.

Kakouko – J’ai fait aménagé cela à ma façon ? À chaque étage, un couloir fait le tour de la place centrale. Les pièces du milieu sont aménagées pour que vous puissiez travailler. Que ce soit seules ou non. Petit sourire au coin, qu’il se ravisa de ravaler. Le professionnalisme reprenait vite le dessus chez lui. Pour un souci de discrétion, j’ai fait mettre des rideaux épais sur le contour de chaque pièce. Ils sont pourpres, selon vos exigences. Au sous sol, j’ai aussi pris la liberté d’aménager une petite salle pour jouer à des jeux d’argent. Le dernier étage vous est réservé.

Elle ne savait pas combien Sen Kuen avait donné à Kakouko, mais ça devait représenter une grande somme pour que l’endroit ressemble à quelque chose d’aussi bien.

Fiora – C’est bien décoré. On se sentirait presque chez nous… Qu’est-ce que vous en pensez ?

Taïa – C’est génial !

Fille – Et en plus, on n’a ni Zan si Sen sur le dos !

De suite, chacune alla explorer les lieux à sa manière – choisir sa chambre, défaire ses affaires. Au moment ou Fiora allait faire de même, Kakouko l’arrêta pour prendre son bagage.

Kakouko – Pour vous, Fiora, j’ai une surprise.

Il lui prit délicatement la main pour la guider au dernier étage. De suite en face de l’escalier, une énorme pièce où trônait un bureau en acajou, avec, à côté, un coffre fort. Sur les murs, des rideaux. Mais derrière, on pouvait voir des petites niches aménagée : tantôt une bibliothèque, tantôt une liseuse, ou encore un miroir, une cheminée aussi. Au plafond, un lustre. Rien de trop claquant, mais juste assez pour qu’on sache que cet endroit n’est pas n’importe lequel. Au fond, derrière une énième teinture, une porte. Kakouko l’y guida, pour l’amener dans une chambre coquette. Un lit, par terre, avec un coffre pour ranger ses affaires, et encore un petit secrétaire. Kakouko posa les bagages de Fiora à terre.

Kakouko – J’espère que ça vous plaît…

Fiora – Vous n’auriez pas du. Je veux dire, c’est un excès de zèle dans votre mission shinobi.

Kakouko – Appelez moi Kakouko, je vous en prie.

Fiora – Que si tu me tutoies.

Les deux de regardèrent dans les yeux.

Kakouko – Je te laisse t’installer ?

Fiora – Non. Tu peux rester.

Fiora ferma la porte qui menait à son bureau. En ouvrant le premier sac, elle en sortit deux kimonos pourpres. Quand elle se retourna, Kakouko était juste devant elle. Près… très proche. Elle lâcha les kimonos pour lui saisir la nuque et l’embrasser. Faute de se soustraire à l’étreinte, il la renforça de ses deux bras et de sa langue.

[/center]***[/center]

Les filles étaient attablées autour d’une table, garnies de mets qui avaient l’air savoureux, et cuisinés par Kakouko. Me Senjago vint s’asseoir à côté d’elle. Ils étaient un peu en retrait du reste de la table, de telle sorte à avoir un peut d’intimité.

Fiora – Tu sais cuisiner ?

Kakouko, en riant – Attends de goûter avant de me jeter des fleurs.

Avec ses baguettes, il remplit un bol qu’il lui tendit, puis s’en servit un. Elle sourit, et goûta. C’était fin, délicat, délicieux. Peut être trop fumé.

Fiora – Peut-être trop fumé…

Kakouko – Je recommencerai, et tu me diras.

Plus loi, Taïa gloussait sous les paroles d’Aïdan.

Fiora – Taïa aussi s’est fait un ami.

Kakouko – Oui. Et pourtant, Aïdan en a peu. C’est peutêtre votre condition qui nous intrigue.

Fiora – Il me fait peur.

Kakouko – Il est loyal, et ne vous fera rien. Quand est-ce que vous allez ouvrir ?

Fiora – La semaine prochaine je pense… le temps que nous nous fassions toutes à ses lieux nouveaux.

Kakouko se pencha à son oreille, pour lui murmurer – Ce qui te laisse une semaine pour m’apprendre à satisfaire tes moindres désirs.


La faim justifie les moyens...

MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   Jeu 6 Mar - 18:21

Expérience:

Kakouko Senjago: 15 points pour le RP

Message(s) concerné(s):
Kakouko Senjago:
 

Mission:

Kakouko Senjago: rang D, 25£




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.
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MessageSujet: Re: Marché - Place centrale   

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