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 Kuma (En cours)

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MessageSujet: Kuma (En cours)   Lun 20 Jan - 19:26

Nom & Prénom: Non révélé
Surnom:
Kuma
Âge: 31
Village: Konoha

Histoire:

L'homme arriva par le nord au pays du Feu, traversant la forêt de Karasu. Il allait à pied, menant par la bride son cheval chargé de bagages. La main posée délicatement sur la garde de son sabre, il veillait aux dangers alentours. La tristement célèbre forêt noire était en effet pleine de créatures aussi redoutables les unes que les autres, bêtes qui se nourrissaient des voyageurs trop peu préparés pour cette étape. L'après-midi était déjà bien avancé et Boya n'était plus très loin, il pressa le pas.

Dans la capitale du Feu, les forgerons et autres marchands avaient déjà fermé leurs échoppes, remballés leurs étals, la ruelle était déserte. En dépit de la chaleur du soir, l'homme portait un manteau noir sur ses épaules. Il attirait l'attention.

Il s'arrêta devant l'auberge du "Dragon flamboyant". Il resta planté là quelques minutes, à écouter le brouhaha des conversations. L'auberge, comme d'habitude à cette heure, était noire de monde.

L'inconnu n'entra pas au "Dragon flamboyant". Il entraîna son cheval plus loin, vers le bas de la rue, où se trouvait une autre taverne, plus petite, qui s'appelait "La lame brisée". La taverne était pratiquement vide. Elle n'avait pas très bonne réputation.

A l'intérieur, le patron leva la tête de sa bouteille de saké pour toiser son client. L'étranger,  qui n'avait pas ôté son manteau, se tenait devant le comptoir. Raide, figé, il ne disait pas un mot.


- Qu'est-ce que ça sera ?

- Une bière, répondit l'inconnu. Il avait une voix désagréable.

Le gérant s'essuya les mains dans son tablier de toile et remplit un bock de mousse brune. Le pot était ébréché.

L'inconnu n'était pas vieux, mais il avait les traits marqués sur son visage. Sous son manteau, il portait une veste légère, déchirée à plusieurs endroits, et laissait ouverte pour faire apparaître sa musculature. Quand il se débarrassa de son manteau, tous remarquèrent le katana à sa ceinture et les nombreux kunaïs suspendus. Qu'il eût des armes n'avait en soi rien d'étonnant: à Boya, presque tout le monde se promenait armé. Cependant, personne ne se baladait avec un armement aussi nombreux à la vue de tous mais ce qui attira le plus l'attention, c'était ce symbole sur l'arrière de la veste: une empreinte d'ours dorée.

L'inconnu n'alla pas s'asseoir à une table, au milieu des rares clients. Il resta au comptoir, scrutant le tavernier. Il avala une gorgé de bière.


- Je cherche une chambre pour la nuit.

- Y en a pas, grogna le gérant en considérant l'accoutrement de son client. Allez voir au "Dragon Flamboyant".
- Je préférerais ici.

- Y en a pas.

Le tavernier identifia enfin l'accent de l'inconnu. Il venait de tout au nord, des montagnes dévastées du pays de la terre.

- Je paierai, dit l'étranger à voix basse, marquant comme de l'hésitation.

C'est alors que toute cette horrible histoire a commencé. Un colosse à la mine patibulaire se leva et s'approcha du comptoir. Il n'avait pas quitté l'étranger des yeux depuis son entrée dans la taverne. Ses deux compagnons vinrent se placer juste derrière lui, à deux pas au plus.

- Y a pas de place, enfoiré, raclure de la terre, râla le géant en serrant l'inconnu de près. On n'a pas besoin de types comme toi par ici.

L'inconnu prit son bock et s'écarta. Il regarda le tavernier, mais celui-ci évitait son regard. Il n'avait pas la moindre intention de défendre l'homme de la terre. Après tout, qui aimait les étrangers ?

- Tous ceux de ton coin sont des voleurs, poursuivit le colosse, qui puait le saké, l'ail et la méchanceté. Tu entends ce que je te dis raclure ?

- Il n'entend pas, il a de la merde dans les oreilles, dit l'un de ses deux acolytes, ce qui provoqua les ricanements de l'autre.
- Paie et dégage d'ici ! hurla le géant.

Alors seulement l'inconnu le regarda.


- Je finis ma bière.
- On va t'y aider, grinça le colosse.

L'homme envoya promener le bock que tenait l'inconnu, puis attrapa celui-ci par l'épaule en glissant les doigts sous la veste déchirée. L'un de ses compagnons leva le poing, prêt à frapper. L'étranger se tortilla comme un ver et déséquilibra le colosse. Il dégaina son katana qui siffla dans son fourreau et vrilla d'un bref éclat en réfléchissant la lumière des lanternes. Ce fut la confusion générale. Des cris. Un des clients se rua vers la sortie. Une chaise culbutée tomba avec fracas, des vases de décorations heurtèrent le sol avec un bruit sourd. Les lèvres tremblantes, le tavernier contemplait l'immense bras habilement tranché qui venait de son tomber sur son comptoir. Le propriétaire du membre gisait à terre, hurlant de douleur. Les deux autres qui l'accompagnaient s'étaient enfuis, laissant dans la bagarre quelques doigts et dents. Le colosse se tordait dans des mouvements convulsifs au milieu d'une flaque sombre qui s'agrandissait à vue d'oeil. Un cri aigu de femme, hystérique, vrillant les oreilles, vibra dans l'air. Le patron eut un hoquet et se mit à vomir.

L'étranger recula contre le mur. Il était crispé, tendu, sur ses gardes. Tenant son arme à deux mains, il jetait un coup d'oeil à la salle apeurée. Personne ne bougeait. La terreur, telle de la boue glacée, recouvrée les visages, paralysait les membres, obstrués les gorges. Les secondes défilaient, rien ne se passait. Le calme retombait progressivement mais l'inconnu ne pouvait rester plus longtemps. L'altercation n'allait pas passer inaperçue, il devait s'en aller quelques temps, éviter Boya. Le colosse s'était évanoui.


- Qui sont ces types ? grogna l'inconnu.
- Ils font partis d'un groupe de mercenaires, balbutia le tavernier. Il en arrive de plus en plus ces dernières semaines depuis que la réputation du Daimyo est en chute libre.

- Quel est le rapport ?
- L'empereur portant moins d'intérêt à la population dernièrement, les différents groupes de mercenaires se battent pour récolter l'argent des citoyens en accomplissant des contrats plus ou moins légaux. Il se racla la gorge. Vous ... Vous en êtes un, pas vrai ? Je pensais que l'ours doré n'était plus de ce monde.
- Là où il y a de l'argent à gagner, l'ours sera toujours présent. Cependant, je ne blesse ou tue pas quelqu'un par plaisir ou envie, mais par nécessité. Je ne suis pas comme celui-ci, désignant du doigt le colosse inconscient.

L'inconnu rengaina son arme, nettoyant cette dernière sur la tenue du manchot. Il déposa quelques pièces dans la main gisant sur le bar.

- Pour le dérangement.

Il avança vers la sortie en jetant des regards inquiets autour de lui. Tandis qu'ils passaient devant les tables, les clients se cachaient sous les pans de leur vêtement.

- L'ours doré est vivant ... Kuma le mercenaire, lâcha le tavernier.



[En cours]

MessageSujet: Re: Kuma (En cours)   Ven 14 Fév - 1:39

Salutations Kuma, ta présentation est-elle toujours d'actualité?
Si je n'ai pas de signe de toi à propos de celle-ci, elle sera déplacée. Tu seras alors en droit de la réclamer par MP si le besoin s'en fait sentir.




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.
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