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 Len Yamanaka (L comme looser)

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MessageSujet: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 3:26


Nom : Yamanaka

Prénom : Len

Village : Kiri

Grade souhaité : Aspirant

Âge :17 ans (plus ou moins)


Dernière édition par Len Yamanaka le Mar 21 Jan - 5:04, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 3:45

[Len] - 5Oryos le kilo ! Péché ce matin, regardez madame ses écailles encore luisantes ! Vous pouvez le garder au moins une semaine !

Le petit frère du vendeur ne put s’empêcher de pouffer, la vieille femme aux cheveux tirés s’éloigna avec un regard de dédain.

[Len] - Putain mais qu’est-ce que t’es con ! C’était parfait, on lui aurait vendu les poissons du début de semaine. Pour la peine, c’est toi qui fais la soupe.

[Daï]-ho non dans tes rêves ! s’exclama le petit, tapant sur la table avec son éventail qui servait à éloigner les mouches de celle-ci.

Chaque fin de semaine, ils préparaient une soupe de poissons avec la marchandise invendue, cela permettait de ne pas gâcher la marchandise et de gagner quelques ryos de plus en cette rude époque.

« Cette tribu est bien trop près de ses sous on ne vend rien ici » pensa Len en coupant les têtes de poissons qu'’il jetait dans la marmite bouillante.
Le village était rustre et peu chaleureux dans sa décoration, comme la plupart des villages de l’île.  Le marché était recouvert d’une toiture de branches et de feuilles qui s’étendait sur quelques mètres au centre du village. Les étales étaient serrées et avait un emplacement bien déterminé tenu par les gardes du marché. Daï et Len étant dans le village que depuis quelques jours, ils se contentaient d’une place au fond de l’allée qui n’attirait presque personne.

Deux jeunes gardes de la tribu s’approchèrent pour manger une soupe chaude, Len fut contrarié, les gardes avaient droit à une ration gratuite pour la location de l’emplacement. Leurs seuls clients n’en étaient pas vraiment.  Ils mangèrent devant le stand et semblaient être en grande discussion sur le nouvel homme fort des îles Jiri Tereitsu. Len tendit l’oreille car il n’était jamais bon d’être dans le même coin  que l’homme. Apparemment il avait acquis les faveurs de la tribu maudite et les rumeurs disaient qu’ils voulaient user de leur malédiction pour jeter l’hiver sur l’archipel, en commençant par  Mage.

[garde]-Tu crois qu’ils vont débarquer aujourd’hui ?  demanda le plus petit garde à l’autre qui trempait son pain dans la soupe.

[Sena]- Franchement j’espère pas pour eux ! Ces vieillards aux cheveux grisonnants étaient nos proies ! On va quand même pas avoir peur d’une tribu qui a choisi la fuite comme mode de vie !

[garde]-Tu sais ce qu’on dit de l’attaque qu'ils ont portés à l'ouest , ils ont gagnés toutes les batailles depuis près d'un an, et nos éclaireurs ont rapportés qu'ils se dirige vers nous!

[Sena]-Je me fous de ce qu’ils disent ! Et de ce Jiri ! C’est pas un balourd du continent qui va pouvoir nous apprendre quelque chose. Si tu as peur, moi non, et j’ai du courage à revendre !

[garde]-Mais bien sur! Je vois déjà les légendes racontés sur le grand Sena! Tu crois toujours que ce bout de tissu a des  pouvoirs ? dit le petit en tirant nonchalamment sur un ruban attaché au poignet de Sena.

[Sena]-Bien sûr ce « bout de tissu » comme tu l’appelle m’a protégé jusqu’ici ! répondit-il en colère.

[garde]-Arrête de rêvasser ça fait bien longtemps que notre tribu fuit les combats notre territoire se réduit petit à petit à cause des Hiba ! Si ce fameux Jiri et la tribu de traîtres nous attaquent nous ne ferons pas deux heures.

[Sena]-Allez lève-toi et meure au moins en la fermant alors ! dit le dénommé Sena tapa un grand coup dans le dos de son coéquipier.

Ils retournèrent faire leurs rondes autour de la petite place sans même ramener leurs couverts au grand dam de Daï qui eut à se lever du tabouret sur lequel il agitait machinalement son repoussoir à mouches.

L’après-midi  fut mauvaise et ils durent tarder sur les étals puants du marché vide pour écumer les restants de soupe. Lorsqu’ils eurent rangé le dernier bol, la petite place était pratiquement vide et le soleil était sur le point de disparaître. Sur l’archipel, tout le monde savait qu’il n’était pas bon de rester  dehors la nuit et leurs père leur avait formellement interdits de rester sur terre après le coucher du soleil. La terre sur Umijitaka était synonyme de bataille  ou, dans le meilleur des cas d’esclavagisme. Et puis cette conversation entre les deux gardent n’était pas de bonne augure. Si cette partie de l’île allait être envahis il valait mieux changer d’air au plus vite.

« La mer était généreuse ici, dommage ! » pensa-t-il.

Ils se dépêchèrent de remballer le stand  et de tout transporter sur leur bateau. Ce n’est que quand ils virent l’île s’éloigner qu’ils se relaxèrent.

Ils étaient très jeunes mais le climat qui régnait sur l’archipel depuis leur naissance leur interdisait le luxe de l’insouciance. Aucun habitant d’Umijitaka n’avait été épargné de la vue de la mort, elle était omniprésente, hantant les îles depuis des siècles. Ils s’arrêtèrent  sur un banc de sable au large. Les côtes de Mage en regorgeaient et ils avaient pris l’habitude de dormir là-bas, à l’abri de la terre, des animaux et des hommes. Quelques mouettes venaient piquer dans leurs garde-manger et il fallait s’attendre à être réveiller par la mer qui remontait, mais c ‘était de bien maigre problèmes par rapport à la folie meurtrière qui régnait sur les îles.

Daï, le plus petit de la fratrie, creusa un trou dans le sable et alla chercher le seul sac étanche de l’embarcation des jeunes frères. Il en sortit des branches et du feuillage sec qu’ils avaient ramassé le matin même dans le petit bois derrière le village.
Quelques minutes plus tard, deux poulpes grillés dégageaient une odeur appétissante et ils ne se firent pas prier pour dévorer leurs mets.

[Len] -  Geumain hakin, on renkre. Dit Len en jonglant avec les morceaux de tentacules brûlantes dans sa bouche.

[Daï]-Arrête de dire n’importe quoi ! la saison n’est pas terminée ! on peut encore se faire des sous et il faut renforcer les pilotis de la maison !

[Len] - J’ai dit on rentre, tu la fermes et tu vérifies la voile pour demain.

[Daï]-C’est toujours moi ! j’en ai…

Mais Daï n’eut pas le temps de finir, il se retourna comme son frère devant un flash lumineux qui éclaira le village, suivit d’une flamme gigantesque comme ils n’en avaient jamais vu. Une seconde plus tard, un bruit assourdissant les fit sursauter. Len n’hésita pas une seconde et se précipita vers le feu pour l’ensevelir, il se passait quelque chose sur l’île, et ce feu faisait office de véritable phare qui indiquait leur position. Il tira ensuite son petit frère vers lui, et ils attendirent ainsi pendant ce qui leur parut des heures. Ils ne dirent pas un mot, seul les cris et les flammes traversaient la nuit sans lune. Bientôt ce fut le village entier qui brûlait, et à la grande horreur de Len, il vit une douzaine de bateaux quitté l’île dans sa direction. Le massacre avait probablement  duré des heures, il avait complètement perdu la notion du temps, mais des barbares épuisés et satisfaits restaient des barbares et le danger était grand.


Dernière édition par Len Yamanaka le Jeu 13 Fév - 12:34, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 3:50

[Len] -Allez ! On se casse !

Sans attendre il rassembla ses affaires et les porta jusqu’à la petite cale située sous le manche du gouvernail. Daï était déjà à la manœuvre, sur le petit bateau les deux frères connaissaient parfaitement leurs rôles, Daï s’occupait de la voiles et des cordages et Len tenait la barre.
Ils étaient littéralement nés sur un bateau, ils habitaient depuis quelques années une petite maison sur pilotis dans une crique à l’ extrême Sud de Mage. Leur père était un habitant d’une tribu autrefois puissante mais une défaite l’avait fait fuir avec  ses enfants loin des massacres et de sa terre natale. Ils vivaient depuis une vie reclus et discrète vivant de pêche et d’artisanat.

[Daï]-Allez L monte !

Au moment même où il se dirigeait vers l’arrière du bateau une main surgit entres les vagues et lui agrippa la cheville, surpris, il trébucha la tête la première dans le sable. Il entendit son frère crier puis le maigre poids de celui-ci en train de le tirer vers la plage.

-Aidez-moi…s’il vous plait…

La voix était agonisante, Len se rinça rapidement le visage puis tira l’étranger vers le sable. A la lueur des flammes qui ravageait son village, il reconnut Sena, le jeune garde qui avait mangé une soupe à son stand plus tôt. Le jeune homme agonisant lui sera les mains, Len se débattu et arracha le bout de tissu qui était accroché au poignet du garde.

[Sena]-S’il vous plait… ils me tueront…dit-il regardant le bout de tissu d’un air catastrophé.

Tout s’emballait dans la tête de Len, leur bateau ne convenait pas à trois personnes et encore moins un adulte, il risquait de chavirer et les requins chassaient la nuit. Sena avait déjà eu une chance insolente, il avait nagé sur près de deux kilomètres sans se faire dévorer, mais surtout, il avait attiré  les hommes sanguinaire vers lui et son frère. Seuls, ils pourraient manœuvrer pour éviter la horde mais c’était impossible avec plus de 70 kilos en plus dans l’embarcation.

Un simple regard vers Daï suffit et le petit se mit à éclater en sanglots.

[Daï]- On ne peut pas L, rappelle-toi ! Rappelle-toi de nous ! Il faut qu’on l’emmène !

[Len] -C’est trop de risques, je ne peux pas Daï et tu le sais !

[Daï]-ne fais pas ça Len ! Je t’en supplie !

Sena regardait la scène les yeux à moitié clos, il essayait vraisemblablement de parler mais seul un léger souffle  rendu visible par le froid ambiant  sortait de sa bouche. Dans un effort surhumain, il tendit la main vers le petit Daï qui redoubla de sanglots.

Les Yeux fixés sur son petit frère, Len s’éloigna du corps et poussa le bateau vers les vaguelettes. Il tira de force Daï qui ne cessait de fixer l’homme mourant juste à côté d’eux.

[Len] -Daï! La voile! Ouvre cette putain de voile!

Len ne put s’empêcher de regarder une dernière fois derrière lui, Sena les regardait silencieusement, presque religieusement, il avait renoncé à parler, à vivre.
Le vent filait sud-est, parfait pour leur direction mais les bateaux semblaient prendre la même trajectoire et si leur bateau était beaucoup plus léger, Len avait tout de même une peur bleue que la horde les rattrape.

[Len] -Allez mon gros souffle ! Vas-y ! Va où tu veux mais mène-nous loin d’ici. Murmura Len aux rafales, espérant que cette fois-ci encore elles soient ses alliées.

Quand ça n’allait pas ou qu’il s’ennuyait, il avait pris pour habitude de parler aux bourrasques et s’imaginait que les variations du vent étaient autant de réponses. Son petit frère le trouvait fou et s’approchait souvent pour entendre ce qu’il disait puis répétait ce qu’il avait écouté des dizaines de fois d’un air moqueur. Mais Daï ce soir ne voulait pas se moquer, il était à l’avant du bateau et fixait l’horizon.
Lui se rappelait  de Sena, les images apparaissaient en même temps qu’il les maudissaient. Il avait tué pour la première fois, non pas d’un coup de sang ou de folie mais d’inaction, il était meurtrier car il n’avait rien fait. Cet archipel était un enfer depuis que les gens subissaient et n’agissaient plus.

Les sombres objectifs de Jiri Tereitsu semblèrent s’éclaircir cette nuit-là pour Len.


Dernière édition par Len Yamanaka le Jeu 13 Fév - 12:59, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:21

Le bruit des mouettes et le grincement des cordages accompagnaient le doux lever du soleil sur l’océan, maintenant qu’ils s’étaient éloignés de la tribu maudite, l’air c’était réchauffé et malgré les guerres et la violence, Len n’aurait échangé son chez lui pour rien au monde à ce moment-là.
Le bruit de la coque qui écarte la mer, cette vue dénuée de toute entrave physique, c’était souvent lorsqu’il n’avait pas dormi qu’il appréciait le plus le matin. Son frère dormait et il n’avait pas besoin de lui pour manœuvrer puisque le vent caressait la voile d’une douce brise.

« Si il n’y avait pas eu l’Homme, cette endroit aurait été un paradis » pensa-t-il.

La route était longue jusqu’à la crique et il fallait longer les côtes pour éviter au maximum les prédateurs marins ce qui rendait le voyage beaucoup plus stressant pour lui car il fallait sans cesse éviter les pièges comme les rochers et les eaux peu profonde.

La cote de Mage était un spectacle de tous les instants, les grues qui balayaient le ciel, leurs plumes blanches se mariant parfaitement avec les nuages, les meutes de chiens sauvages qui couraient sur les plages, ce matin-là il crut même apercevoir un crocodile de mer, il hésita à faire demi-tour pour observer la bestiole de plus près, il n’avait jamais pêché de crocodile mais il savait que la peau de l’animal valait une bourse pleine de ryos. Restant méfiant et raisonnable, il préféra cependant laisser son petit frère dormir et profiter de la douce mâtinée qui s’annonçait. Il avait aussi sommeil mais avait appris à plus ou moins ignorer cette sensation, il n’aimait pas dormir, le sommeil était comme la terre, un monde effrayant.

Il se souvenait de chaque détails des rêves qu’il faisait, souvent, il était debout sur son bateau, il essayait de s’assoir sur le banc perpendiculaire a la barre mais celui-ci s’éloignait toujours, quand il levait les yeux pour vérifier que la voile n’était pas tendu, ses yeux s’agrandissaient à la vue d’ombre humaine sans membre qui semblait pendu sur son mat. Elles avaient une tête ronde et des longs tissus couvrant ce qui semblait, par les rafales qui les balayaient, un vide effrayant. Ces gens n’avaient même plus de corps. C’était à cette pensée qu’il se réveillait généralement.
Avec le temps  et le rêve se répétant, il savait ce qui allait apparaître mais chaque fois cette pierre lourde tombait dans son estomac et tous ses poils se hérissaient. Il se réveillait en sueur et ne dormait plus les jours suivants.  Ils les avaient compté, ils étaient cinq, leur robes dansants avec le vent tandis que le poids des corps inexistants faisait tout de même craquer le mat. Mais cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fait ce rêves, il avait acheté une herbe médicinal qui venait de Nagumo l’île au nord de Mage, l’île d’où sa famille était originaire, celle-ci après avoir été fumé avant de dormir empêchait la réminiscence des rêves. Cela avait changé la vie de Len mais l’herbe était très chère et il ne fallait pas la gâcher. Il essayait donc de dormir le plus longtemps possible pour allonger le temps où la fatigue ne le condamnait pas à un autre repos physique, une autre torture mentale.

Len abaissa la voile et prépara deux fils et deux hameçons, il découpa la tête d’un des harengs qui était en train de sécher à l’avant et la planta dans le crochet. C’est après avoir jeter les fils qu’il éleva à moitié la voile, les faisant avancer au pas.

[Len] - Allez debout petit pourri de la ville ! Le soleil est presque au-dessus de nous ! dit Len en posant un hareng sous le nez de son frère.

[Daï]-C’est bon ! Je me lève ! Mais seulement si tu promets de te taire jusqu’à ce qu’il se couche… et enlève- ça je supporte plus cette odeur !

Len sourit et se pencha vers les lignes pour voir si le repas était arrivé. Au pire ils avaient les harengs mais dès le matin, le goût fort et salé du poisson séché était écœurant, le poisson frais était quand même un repas bien plus doux et raffiné pour le premier repas de la journée.

Les eaux d’Umijitaka regorgeaient de poisson et à l’aide d’une pierre creuse et de quelques charbons incandescent, ils ne mirent qu’une heure avant de dévorer leurs repas.

[Len] -on devrait être à la maison demain soir, si mon ami continu à souffler comme ça sur les côtes de Mage.  Dit Len en se penchant pour effleurer l’eau de sa main.

                                          ................................................

Les deux frères dormait sur une petite plage, ils s'étaient rapproché de l'extrême Sud de l’île, et se rapprochaient de leurs maison. Ils avaient tirés le bateau sur la plage et se tenait dans l’ombre de celui-ci pour éviter le soleil. Le profil allongé de l’embarcation le rendait rapide et manœuvrable mais il ne pouvait les abriter que sommairement. Ils furent réveillé par la chaleur qui demeurait de ce côté de Mage. Il ne s’était jamais aventurer au nord de l’île, restant sur les bords est et sud du bout de terre. Le nord abritait une forêt qu’on disait impénétrable car la brume y avait élue domicile sans compter les innombrables tribus barbares qui luttaient contre le fameux Jiri Tereitsu et ses troupes. Le Nord était un endroit souillé par le sang des combats et la malédiction du peuple de glace. L’âme des iles reposait ici, entre la mer chaude et les oiseaux colorés, entre les palmiers et le sable fin. Ils n’avaient rien à faire dans le nord et le leur père leur avait appris les frontières naturelles à ne pas dépasser.

[Len] -Allez lève ton cul ! On a tardé, si on se bouge, on peut arriver à la maison avant le souper.

Avec l’impatience de retrouver leur famille, ils tranchaient les vagues à vive allure, ne se concentrant que sur la vitesse et l’itinéraire le plus court à suivre. Quelques heures plus tard, Le vent filait sud-est et les poussait dans la bonne direction.  Ils relâchèrent leur attention et préparèrent leur arrivée.
Daï était occupé à recoudre sa chemise, il savait qu’il serait réprimandé pour son accoutrement négligé par sa mère. Len, lui, était au fond, tenant la barre de main gauche et le tissu qui avait appartenu à Sena dans l’autre. Son petit frère semblait déjà avoir oublié, ou faisait-il semblant ? Lui ne pouvait s’empêcher de se remémorer le dernier regard  sans haine, presque compatissant et surtout ce sourire d’acceptation, franc et sans rancœur qu’il avait lancé vers le bateau avant de disparaître. Sena avait accepté de mourir, avait accepté les lois de l’archipel, une attitude qui emplissait Len de haine envers cet homme. Ce souvenir d’homme, ce cadavre, ce bout de tissu.

Le temps fut clair toute la journée et ils se gardèrent de manger pour pouvoir savourer les mets de leur mère. Son poisson cuit au four en terre était inégalable dans tout l’archipel. Le secret leur avait-elle dit reposait dans le juste dosage des épices et du piment et ils salivaient déjà en y pensant. Le soleil  était couché depuis plusieurs heures quand ils aperçurent les lumières d’un village au loin.

Leur maison sur pilotis était à quelques kilomètres de là,  leurs pères ayant choisi de fuir les hommes pour sauvegarder sa famille.

Lorsqu’ils entrèrent dans la crique ils furent accueillis à bras ouvert et sautèrent sur leurs parents. Toute la famille se rassembla. Ayant eu un lointain ancêtre Aisu qu’il était défendu de mentionner, ils avaient une couleur châtain clair tirant sur le roux, des corps massif et trapu et des yeux noirs décoloré par la réverbération du soleil sur l’eau, sauf Len.

Il ne ressemblait en rien aux autres, lui étais fin, gracieux, il avait des yeux verts clairs et les cheveux aussi  noir qu’une nuit sans lune. Son père était mort dans l’attaque du village alors qu’il était encore petit et avait confié sa progéniture à son meilleur ami. Il lui avait fait promettre de l’élever comme son propre fils, promesse que ce dernier avait honoré de toute son âme depuis. Len ne s’était jamais senti à l’écart de la famille, aucun tabou ne souillait la relation qu’il avait construite avec ses parents. Son frère et sa sœur étant  plus petit, il n’avait  jamais eu à considérer cela comme un problème et, ce soir-là, les rires et la joie résonnèrent sur les parois de la crique.

Len avait bien bu et bien mangé. La liqueur de datte barbouillait dangereusement dans son estomac, il était épuisé, cela faisait cinq cycles lunaires qu’il n’avait pas dormi chez lui, dans son hamac bercé par la douce brise et les ronflements de son père.

En oubliant sa peur du sommeil, il s’effondra dans le hamac et eu à peine le temps de gémir de plaisir qu’il s’endormit profondément


Dernière édition par Len Yamanaka le Jeu 13 Fév - 13:35, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:25

Cette fleur était une montagne. Un véritable colosse qui penchait avec le vent. L’objectif de la communauté était simple, ramener du végétal pour les pucerons de la colonie.  La fleur leurs faisaient de l’ombre refroidissant sa carapace. Avant même d’avoir atteint la tige, Len se fit avaler par un crapaud qui passait par là, il eut la sensation que quelque chose de gluant l’attrapait en même temps qu’il sentait sa langue se déplier pour atteindre sa cible.

Il sauta dans les hautes herbes un instant puis se vit sous la forme d’un crapaud qui regardait un serpent qui semblait assoupi, brusquement, Len se sentit attiré vers lui.

Il faisait délicieusement chaud, il sentait la rayons du soleil léché sa peau et lui fournir assez de chaleur pour réguler sa température, doucement son corps entier ondulait sur le sol, il se sentait souple, rapide, invisible. Aucun son, une image flou, Len se sentait perdu, il semblait être dans une forêt gigantesque, l’humidité rendait l’air irrespirable, les vibrations était omniprésentes, partout, les fleurs, les arbres, les oiseaux, les araignées, tout vibrait, le monde n’était que vibration. Il sentait chaque minuscule déformation du sol, son propre corps vibrait et s’unissait à la vibration de la terre. Ainsi unis, il était invincible, immortel.
Il sentit une vive douleur lui traversé la queue et se sentit tiré en arrière avant de s’envoler, il eut beau onduler de toute ses forces, les serres du rapace était bien serrées, et sans appui fixe, le corps tout en muscle de Len ne pouvait rien. C’était ainsi.

La sensation de voler était extraordinaire, le vent se faufilait entre ses plumes et le portait sans difficulté, Len connaissait le ciel, les courants d’air chaud était ses meilleurs amis pour voler tandis que les courants d’air froid lui servait à fondre sur ses proies avec une grande vitesse. C’était d’ailleurs comme ça qu’il avait réussi à attraper sa proie encore vivante mais il fallait trouver un arbre ou manger tranquillement. Il plongea dans la sombre forêt et se posa sur une branche avant d’arracher d’un cou de bec un morceau de la tête du reptile, il n’avait pas l’habitude mais c’était délicieux. Il eut à peine le temps de se pencher une nouvelle fois sur son repas qu’une flèche lui transperça le corps. La sensation était étrange, il se sentait mouillé et sa vue commençait à faiblir, i chuta, sa nature même était de défier la pesanteur, mais  la mort renie la nature des choses, elle les soumet.

Len ramassa doucement  le circaète. Les bois allaient bientôt devenir sombres et il devait se hâter de rentrer au village. Une foule de personne marchait en direction du village, en silence, les pas ordonnés, on pouvait croire voir descendre une armée si la masse n’avait pas été composée que de vieillard, de femme et d’enfants.

Le rapace accroché à la ceinture, il entra dans le village à la recherche d’une auberge où il pouvait faire cuire son dîner. Les bâtiments les plus ornementé étaient les étables à chevaux, chaque planche était taillée  avec une grande finesse. Les maisons, en revanche, n’était que de simple toile tenu par un maigre bâton. La foule semblait passer dans le village sans s’arrêter, continuant leur marche en silence  vers on ne sait quel contrée. Il s’éloignait de la procession quand il fut abordé par deux gardes ridicules.
L’un était un enfant d’environ dix ans portant l’équipement standard de la garde du village qui pendait comme une robe de fête féminine. Chaque fois qu’il bougeait, son « armure » frottait le sol et un raclement métallique couvrait ce qu’il énonçait patiemment, et chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour faire passer son message, il se rigidifiait et faisait sonner son armure. Son coéquipier, lui, était un vieillard qui marchait à côté de lui pendant la procession, croulant sous le poids de la cuirasse et des épaulettes, il se servait de son épée comme d’une canne pour se tenir dessus.  Au bout d’un moment qui lui parut interminable, le plus vieux fit difficilement un signe de la main pour indiquer a Len de les suivre. Ils entrèrent tous les trois dans une boutique de bougies miteuse qui donnait sur une clairière. Une femme était assise en son centre.

-Je t’en prie Len rentre
[Len] -Qu’est-ce que c’est tous ces trucs un peu bizarres ? lui demanda-t-il.

-C’est à toi de me répondre. Rien de tout ceci n’est de mon ressort dit-elle en tendant les doigts vers une brindille. Il est temps que tu retournes chez toi Len.

[Len] -Comment vous avez créé tout ça, tout ici est étrange ! qui êtes-vous ?

-je suis celui qui va te guider  pour que tu deviennes ce que tu es. Je suis moi, je suis toi, je suis cette brindille et ces deux gardes miteux, je suis ton amour pour ta famille et ta haine contre le dernier regard de Sena. Je suis…

Len se réveilla et tomba de son hamac, il se releva doucement, se rassurant à la vue de la crique et aux sons des ronflements de son père mais, quelque secondes après, il se crispa. Il était certains d’avoir entendu quelque chose. Il essaya de se rendormir en vain, ce rêve l’obsédait et ces mots, prononcé à son oreille,  dans son oreille, dans sa tête :

Je suis ton Sei.

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:29

Le matin même il décida d’en parler en privé à ses parents, il ne voulait pas que son frère et sa sœur n’entendent ce qu’il avait à demander. Le souvenir et l’interrogation de la signification de ce rêves ne le quittait plus. Un étrange sentiment le poussait à partir, à découvrir qui il était vraiment.

[Len] -Je voudrais que vous me parliez de ma mère, mes rêves deviennent de pire en pire et vous m’aviez dit que cela pouvait être une cause de mes origines, et que vous  m’en parleriez quand je serais assez grand. Je pense que je le suis aujourd’hui. J’ai fait un rêve bizarre cette nuit, je ne me rappelle que de bribes mais je crois que j’étais un animal, et puis il y avait une histoire d’oracle qui me parlait, une femme.  je crois que c’était ma mère.Len avait dit ça calmement il savait que ses parents le comprendrait il lui avait toujours dit que quand il serait prêt, ils l’aideraient dans ses recherches. Mais il ne voulait pas leur parler du Sei, de ce trucs qui lui avait réellement parlé, quelque chose en lui l’en empêchait.

Les parents se regardèrent quelques secondes et après un acquiescement, le père de Len prit la parole :

[Père]-Tu sais que nous venons de Nagumo une île au nord. Une île très différente de Mage mais tout aussi pollué par les guerres. Notre clan était jadis assez puissant sur l’île nous vivions dans ce que l’on appelle les plaine du chaos, livrant une guerre perpétuel contre les autres tribus. Une tribu, pourtant ne se battait pas à l’époque, les Yamanaka. C’est une tribu aux coutumes étranges et composé exclusivement de femmes. Vois-tu parfois, des accords étaient passés entres une tribu et les Yamanaka. Des couples provisoires se créaient ainsi et les filles nées de cette relation étaient invitées à rejoindre les Yamanaka au tréfonds de la forêt venimeuse,  les garçons eux, restaient dans les tribus de leurs pères. Tu es né d’une de ces unions Len. Je sais que ce que je te dis n’est pas valorisant pour l’amour, et l’idée que tu te faisais peut être de tes parents et de leur relation mais c’est la vérité et que t’ai-je appris sur la vérité ?

[Len] -La vérité est une illusion, mais l’illusion est vérité. Je n’ai jamais vraiment compris cette phrase d’ailleurs.

[Père]-Moi non plus, c’est la dernière phrase que ta mère à prononcer à ton père,  je crois qu’il était tombé amoureux d’elle, il l’a répétait sans cesse. Je pense que si tu as des questions tu devrais commencer par-là, la tribu Yamanaka de Nagumo. Je t’assisterai dans les préparatifs mais profite d’un peu de repos avec nous.

Len se jeta dans les bras de ses parents, il devait trouver des réponses et compter des piliers comme  ça dans sa vie facilitait les choses.

[Len] -Vous êtes les meilleurs parents d’Umijitaka !

[Mère]-Et pourquoi ? Crois-tu que sur le continent des parents nous surpassent ? dit sa mère dans un éclat de rire.

[Len] -Du monde je voulais dire !

La semaine suivante Len était fin prêt. Son père allait l’amener vers le village voisin où il rejoindrait une caravane qui traversait l’île pour ensuite rejoindre Nagumo. Ses parents avaient engagé la plupart de leurs économies dans le voyage, mais ils se gardèrent de le dire à Len et lui confièrent une bourse pleine  sans un mot.
Son sac de voyage sur le dos il faisait face à sa famille qui lui souriait douloureusement. Len sentait une boule lui serrer la gorge, il se contentait de sourire aussi, leurs seuls regards suffisait à exprimer l’amour et le manque que ce voyage signifiait pour chacun d’entre eux.

Sa mères ne pouvant contenir son émotion et se jeta dans les bras de son fils dans un sanglot.

[Mère]-Mon petit garçon ! fais attention lui dit-elle collant son front sur celui de son fils.

[Len] -Je ne sais pas quand, mais je reviendrais maman. Il se détourna pour ne pas pleurer devant sa mère, embrassa sa petite sœur et son père et frappa son petit frère a l’épaule.

[Len] -Tu t’occupes de tout le monde Daï ! lui dit Len

[Daï]-T’inquiètes  L on t’attendra répondit-il en réprimant difficilement un sanglot.

Quelques secondes plus tard, Len s’éloignait accompagné de son père vers l’horizon.
Les au-revoir furent bref et c’est seulement lorsqu’il eut perdu de vue sa famille qu’il sentit tout le poids du voyage qu’il avait entrepris.  Qu’importe, une chose en lui était heureuse.  Il savait déjà qu’il partait à la rencontre de lui-même.

[Len] -Vas-y mon pote ! Tu es mon dernier compagnon ! Souffla-t-il au vent en s’éloignant doucement des côtes.

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:38

Ellipse 1:
 


Trois ans plus tard




Daï était assis sur un rocher à l’entrée de la crique. Il pêchait avec une fine canne de bambou mais rien ne mordait à l’hameçon aujourd’hui, l’océan était capricieux en cette saison. Un bateau apparut  du côté ouest de la crique. Il n’était pas très grand, tout petit même, tout juste une barque avec une petite voile. Ce bateau ne pouvait pas venir de loin, c’était un bateau du village voisin définitivement.
Daï plissa les yeux pour mieux voir, il semblait y avoir qu’un homme sur la barque mais il portait une capuche, par ce temps radieux c’était d’ailleurs assez étrange. Il décida de se camoufler derrière des feuillages pour voir si l’homme s’approchait de la crique et apparemment c’était le cas. Il sortit de sa cachette et brandit son couteau d’un air menaçant, peut-être lui ferait-il croire qu’une horde de bandits se terrait dans cette crique. Mais le bateau garda son cap maintenant une vitesse constante vers l’entrée de la grotte. Lorsque l’homme sur le bateau s’approcha à quelques dizaines de mètres, il enleva sa capuche et s’écria :

[Len] -Parce que tu crois que tu me fais peur avec ce couteau qui ne coupe toujours pas depuis toutes ces années ?
Le couteau était un cadeau du père de Daï mais craignant que celui-ci se blesse il n’avait jamais été aiguisé.

[Daï]-L ? Non ! Len c’est toi ?

[Len] -Ben oui idiot ! J’ai tellement changé? demanda-t-il avec un grand sourire.

Daï n’écoutait déjà plus, sautant de pierre en pierre vers l’entrée de la crique il criait à s’en écorcher les cordes vocales.

[Daï]-Man ! Pa ! L est revenu ! il est là je le vois ! je l’ai vu il est là ! pour de vrai ! je jure ! il arrive !

Quand il pénétra dans la crique  toute sa famille était sur le ponton l’attendant. Le bois grinça sous ses sandales, il était plus grand, plus vieux, plus sage aussi. La tranquillité émanait de sa personne.

[Mère]-Mon dieu que tu as grandi ! s’écria sa mère avant de se jeter dans ses bras. Tout le monde vint alors et Len se sentit submergé d’amour et de tendresse.

[Len] -Rien ne vaut la maison ! dit-il en riant.  C’était comme si il n’avait jamais quitté cet endroit, la crique et les bruits qui résonnaient à l’intérieur formant une atmosphère protectrice, comme une bulle hors du monde, la forte odeur du poisson qui séchait à l’arrière de la maison en prévision de la saison des tempêtes, les visages joyeux de sa famille. Tout était comme dans ses souvenirs.

Ils mangèrent ensemble et Len écouta attentivement ce qui c’était passé ces quatre dernière années pour sa famille puis vint son tour.
Il essaya de détourner l’attention, et ne parla que quelques minutes de son voyage qui n’avait souffert d’aucune embuches jusqu’à Nagumo. Il ne voulait pas parler de son clan, de ce qui serait bientôt son village, ils voulaient conserver la bulle que ses parents avaient eu tant de mal à construire.

[Daï]-C’est quoi ça demanda Daï en montrant la main droite de Len.

Une poupée assez grossière en apparence, mais ouvragé dans les détails lorsqu’on y regardait de plus près, était accroché à chaque doigts de sa mains par une ficelle qui semblait être composé de très mince fibre végétale tressées. Chacune présentait une tête différente, plus que des visages, c’était plutôt différentes émotions qu’elles  semblaient représenter. Sans aucune information, Daï leva la tête d’un ton interrogatif vers son frère.

[Len] -Ce sont des…..choses qu’on fabrique chez les Yamanaka rien de très important ! il sourit d’une manière peu naturel  et fit semblant de s’intéresser à la flamme de la bougie en face de lui.

[Daï]-Ben prête les mois alors ! On s’est pas vu depuis quatre ans tu peux au moins me les donner !

[Len] -Donné ou prêter ? répondit-il dans un sourire. il n’en est pas question ! tu auras ton cadeau en temps voulu !

[Daï]-Un cadeau ? Trop cool merci !

[Len] -Tu le diras merci quand tu l’auras ! Bon, je vais me coucher moi je suis mort.

Il embrassa tout le monde et s’effondra dans son hamac qui était devenu un peu trop petit pour lui. Mais rien ne pouvait gâcher cette nuit.


Il allait s’endormir quand il fut réveillé par une voix :

[Sei]-Alors comme ça je suis une chose ?

[Len] -Oh ferme¬-la ! Qu’est-ce que tu voulais que je dise ? voilà mes poupées que j’au crée moi-même avec le tissu que je récupérai inconsciemment  sous les ordres de mon Sei qui est un esprit qui me parle au travers de ces même poupées.  Je te les présente de gauche à droite : gisant donc sur mon pouce comme un gars a demi-mort, toujours dépressif et broyant du noir, de toute la bande sûrement le plus ennuyeux, le triste : Tenchi. Apres sur mon index tu as l’opposé, joyeuse et vivante, elle sera toujours là pour te remonter le moral, elle a confiance en tout le monde et l’amour est sa religion,  mon petit soleil qui réchauffe c’est l’heureuse Himi. Passons à mon majeur, tu le connais Daï rappelle toi tu te souviens le mec qu’on a, enfin que j’ai abandonné, celui qui souriait bêtement sans rien dire alors qu’il allait mourir, le silencieux Sena, il est là ! Enfin, la représentation de Sena chez le Sei et donc moi. Mais cherche pas personne n’y comprends rien à part peut-être l’oracle mais il faut que je t’explique ça aussi ! Le petit con est sur mon annulaire, il se fout de tout le monde et l’ironie est comme l’air chez lui, c’est vitale, il est chiant mais parfois drôle c’est le moqueur Makoto et enfin sur mon auriculaire mais pouvait il se cacher autre part ? C’est le trouillard du groupe, si je l’écoutais on ne sortirait jamais du lit c’est le peureux Pakkun. Voilà, chaque Yamanaka a sa relation propre et son moyen de communiquer avec son Sei le mien a choisi ces petites poupées pour que j’ai l’air bien con devant les gens a les agiter sans arrêt!

[Sei]-Franchement tu exagère L ! dit Himi de sa petite voix, ton frère aurait compris il t’aime ça se voit.

[Sei]-Tu parles ! L’interrompit Makoto lui-même a mis des mois à s’y retrouver le con…et il pouffa en regardant Len d’un air supérieur.

[Len] -Bon fermez-la je dors !

[Sei]-Demain il va pleuvoir et il fera moche dit Tenchi de sa voix plaintive.

Personne ne répondit, Tenchi se plaignait déjà du lendemain la veille, c’était son « bonne nuit » personnel, seul Sena acquiesça sans un mot avant de refermer les yeux.

Len passa une semaine avec sa famille, personne ne lui posait trop de question sur ce qu’il avait fait ces quatre dernières années comme s’ils craignaient ce qu’ils allaient apprendre. Le clan avait une réputation mitigée qu’il conservait volontairement. Len avait appris comment un Yamanaka se comportait. Les années qu’il avait passé a Nagumo n’avait fait que combler le retard qu’il avait dans les connaissances des traditions. Il devait maintenant commencer son vrai apprentissage.

Il partit une nuit sans lune. Quelques cadeaux déposés sur la table et un simple mot furent tout ce qu’il resta de Len Yamanaka le lendemain.


Dernière édition par Len Yamanaka le Jeu 13 Fév - 13:36, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:43

Ellipse 2:
 

Quelque temps plus tard

Le voyage touchait enfin à son terme. Il avait été bien plus long que prévu, la rencontre de ces deux Shinobi avait changés son itinéraire mais lui avait apporté les plus grandes sensations qu’il avait ressenti de sa vie. L’aventure et le danger était devenu comme une drogue, encore plus planante que les mixtures de son clan. Avec les péripéties qu’ils avaient vécues ensemble, un lien les unissait dans les galères passées.
Len se demanda quand il reverrait les deux Kunoïchis alors qu’il s’arrêtait devant la patrouille qui surveillait la porte.

[Len] -Bonjour messieurs ! dit Len, je me présente Yamanaka Len, je viens sous les ordres de mon clan.

[garde de Kiri]-Et tu arrives seul, du côté opposé au port, tu étais donc  déjà à Mage depuis longtemps ! le garde se tourna vers ses collègues la mine satisfaite. Les autres, d’un signe de main nonchalant, le laissèrent entrer.

[Sei]-Eh ben il avait l’air de s’emmerder au point d’enquêter sur toi. Dit Makoto. En plus t’as vu ses yeux, la dernière fois que j’en ai vu d’aussi globuleux on était à la pêche avec ton frère ! Alors autant te dire que ça date ! De l’époque où tu étais un petit crasseux analphabète bouffant du poisson cru, cuit, séché, bouillie, grillé…

Len  tentait d’ignorer le long monologue de sa poupée moqueuse, il ne pouvait relever toutes les médisances qu’il crachait à longueur de journée, alors il apprenait à ne pas écouter son Sei, à canaliser son énergie pour ne pas répondre, ne pas penser à ce que son esprit disait. Ce qui était difficile, surtout quand la poupée sautillait sur sa main d’un air surexcité.

Le village était bien plus grand que dans l’imaginaire de Len, lui qui avait tant rêvé ces derniers mois de cet endroit et de l’apprentissage qu’il y ferait.

L’heure de ceux qui laissent faire et attendent étaient définitivement révolu,  s’il fallait faire la guerre pour ne plus jamais avoir à détourner son regard face à la souffrance, se sentir submergé par la honte et le dégout d’être un lâche, pour ne plus jamais voir un homme assassiné accepter docilement la fin de sa vie, alors il suivrait Jiri Tereitsu dans la voie du combat, et ce, jusqu’au royaume des morts.

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Mar 21 Jan - 4:54

Fin de la présentation!

petite info rp: Tous les mouvements des poupées de Len sont innéxistant du point de vue réel, n’occurrent que dans sa tête. D’un point de vue extérieur, Len ne fait qu’agiter des poupées de tissus avec les doigts.

Le Sei est seul mais a choisit de s’exprimer a Len au travers des poupées d’où la multiplicité. Les voix et les réponses de Len sont mentales également, il peut arriver que Len leur répondent a voix haute mais ce sera toujours signaler si c’est le cas.

voila voila! Merci aux courageux qui ont tout supporté lu!
Spoiler:
 

Vive Kiri!

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Sam 15 Fév - 10:42

Rien de particulier à signaler si ce n'est que je te conseillerais, dans la mesure du possible, de trouver une forme différente pour tes dialogues intérieurs, à moins que Len parle toujours à voix haute avec son sei. Je dis ça parce que, faute de pouvoir faire la différence avec tes discours classiques, les joueurs risquent de prendre en compte ces phrases comme si leurs persos les avaient entendues.

Tu es donc validé en tant que Aspirant de Kiri et obtiens 47 points d'expérience.




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.

MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   Sam 15 Fév - 18:12

Merci du conseil, tu as raison, je vais essayer de trouver un signe adéquat.
 kiri 
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MessageSujet: Re: Len Yamanaka (L comme looser)   

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