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 Quartier résidentiel - Maison en ruine

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MessageSujet: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Dim 26 Jan - 15:41



A l'écart des autres habitations se trouve une maison inachevée. Son état pitoyable empêche quiconque de l'habiter. Les murs, la toiture ainsi que le jardin qui entoure la bâtisse sont dans un état épouvantable. Mais il se dit qu'elle est le lieu d'activités illégales. D'autres rumeurs plus obscures disent qu'elle serait hantée par le fantôme du bâtisseur, mort sur les lieux, dans de mystérieuses conditions.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Dim 26 Jan - 15:42

Un orage s'abattit sur le village. Le ciel, gris, se zébra d'une multitude d'éclairs blancs. A chaque fois que l'on entendait une détonation, le sol tremblait d'une manière effrayante. Une pluie diluvienne suivit et ne manqua pas de rendre boueux les chemins de terre battue qui serpentaient entre les bâtiments de Kiri. La tête rentrée dans les épaules, Kin emboîtait les pas de Itami no Kenji. Ce dernier accéléra la cadence de sa marche si bien que la jeune fille dut presque courir pour le rattraper. Ses pieds s'enfonçaient dans la boue gluante et ses sandales menaçaient de rester prisonnières du piège tourbeux. Silencieusement, elle maudit le maître avant de se raviser et de s'excuser. Elle ne voulait pas risquer les représailles du karma.

Kin avait rencontré le chercheur quelques semaines auparavant, dans une taverne, aux abords des embarcadères. Après une longue discussion, il décida de prendre sous son aile la jeune fille, afin de tenter de lui apprendre les rudiments du genjutsu. Il disait avoir décerner dans son regard une folie à la hauteur des souffrances que pouvait infliger son art. Cette dernière, extatique, s'empressa d'accepter l'offre du vieil homme, voyant là une occasion de briller parmi les nombreux aspirants que comptait Kiri. Et peut-être même, se disait-elle, le Daimyo lui même entendrait parler de ses talents... Ce fut donc pleine d'espoirs que, dès le lendemain, Kin rejoignit Itami no Kenji à son domicile. Il lui inculqua les connaissances théoriques nécessaires avant de s'attaquer à la pratique. Ce processus, qu'elle ne put éviter malgré ses plaintes, impliquait la lecture de nombreux ouvrages. La plupart avaient été écrits par le chercheur lui même et traitaient tous du fonctionnement du cerveau humain, de l'esprit, du subconscient et plus rarement de l'âme... Cela avait coûté à la jeune disciple, plusieurs semaines de dur labeur, suivies de longues discussions avec le chercheur. Il ne manquait jamais de faire preuve de violence envers Kin, persuadé que la douleur permettait de s'imprégner efficacement du savoir. Et en effet, la jeune fille, lorsqu'elle faisait des erreurs, ne les commettait plus après avoir reçu un violent coup sur le crâne. Un peu comme on dresse un chien, il parvint à apprendre à Kin les rudiments du genjutsu.

Soudain, le chercheur s'immobilisa. Kin l'imita et chercha du regard ce que pouvait observer Itami no Kenji avec tant de concentration. Elle reporta son attention sur le vieil homme. Sa courte silhouette était enveloppée dans un kimono intégralement vert sombre. Seule sa longue barbe grise contrastait avec l'obscur tissu. Ses petits yeux ronds brillaient d'une lueur malsaine et étaient surmontés d'épais sourcils broussailleux.

Que faisons nous ici ? Pensa-t-elle à bout de patience et grelottante. La pluie avait imprégner ses vêtements si bien qu'ils collaient à sa peau.

- Voici le lieu de ton entraînement. Annonça le chercheur comme s'il avait lu dans les pensées de sa disciple. A cette idée, un frisson parcourut l'échine de la jeune fille.

- Cette... épave ? Demanda Kin l'air interloqué. C'est ravissant ! S'empressa-t-elle d'ajouter de peur de recevoir un énième coup.

La bâtisse que le duo observait était à l'écart des autres bâtiments du quartier résidentiel. Il ne s'agissait pas réellement d'une épave mais plutôt d'une maison inachevée. Pour une raison ou pour une autre, les travaux avaient dut être subitement stoppés. Les murs n'étaient composés que de planches de bois grossièrement maintenues les unes aux autres. La toiture menaçait de s'écrouler à tout moment et accueillait apparemment une famille de corbeaux. Le coassement des volatiles était entêtant et donnait aux lieux une ambiance sinistre.

- Oui, il est impératif que nous soyons à l'écart du reste de la population pour l'exercice qui t'attends. Expliqua-t-il en s'avançant vers la maison. Nous avons besoin de discrétion et c'est pourquoi tu ne dois révéler l'existence de cet endroit à personne. Tu m'as bien entendu ?

Le ton du professeur était menaçant. Kin se massa les tempes comme si le ton qu'il avait employé avait rouvert les cicatrices des souffrances qu'il lui avait infligé. Elle finit par acquiescer d'un mouvement hâtif de la tête.

- Bien ! Dit-il l'air satisfait. Entres.

Kin s'exécuta sans se faire prier. Une odeur de moisi s'empara instantanément de son sens olfactif. Elle porta la manche de son kimono à son nez mais rien à faire, l'odeur nauséabonde avait déjà imprégner le tissu de ses vêtements trempés. La foudre illuminait par intermittence l'intérieur de la maison, comme des flashs. Sous les pas du duo, le plancher grinçait comme pour menacer les deux intrus. Ils franchirent la pièce faisant office d'entrée, puis, Itami no Kenji guida Kin vers l'arrière de la maison. Ils se retrouvèrent dans l'embrasure d'une porte qui donnait sur une immense pièce sans ouvertures vers l'extérieur. Lorsqu'un éclair illumina les lieux, la jeune fille remarqua la présence d'un homme.

- Qui est-ce ? Demanda-t-elle en tournant son visage à l'air interrogatif vers son maître.

- Je te présente l'objet de nos futures expérimentations. Expliqua-t-il en désignant l'inconnu d'un vaste mouvement du bras.

Kin reporta son attention sur l'homme. Il était nu, baillonné et les bras liés dans le dos. Une chaîne enroulée autour de son pied était fixée au mur derrière lui. Toute fuite de sa part était impossible.


Dernière édition par Kin Udono le Jeu 13 Fév - 12:10, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Dim 26 Jan - 18:58

Depuis plusieurs jours, Kin et Itami no Kenji se donnaient rendez-vous dans la maison en ruine. Peu à peu, elle avait finit par s'habituer aux lieux jusqu'à presque, se sentir comme chez elle. La jeune fille avait fait d'énormes progrès. Elle parvenait déjà à visualiser les zones du cerveau du prisonnier afin de stimuler celle qui l'intéressait. Au départ, elle ne parvenait à aucun résultat ou n'arrivait qu'à provoquer l'hilarité de son cobaye, comme si elle le chatouillait. Mais à force de persévérance et grâce aux menaces du vieux chercheur, elle était parvenue à avancer sur la voie complexe de l'art du genjutsu.
Mais ce matin là, elle arriva en avance. Lorsqu'elle pénétra dans la maison, elle réalisa que l'odeur de moisi qui la dérangeait tant au début avait été remplacée par un autre parfum, encore plus désagréable et persistant. Plus elle s'approchait de la pièce à l'arrière de la maison et plus l'odeur s'intensifiait. Finalement, elle remarqua qu'il s'agissait de l'odeur du prisonnier : un mélange de transpiration, d'urine et de vomis. 
Le bruit des pas de Kin sur le plancher résonnaient dans la grande pièce. Chacune de ses foulées faisait s'envoler des milliers de particules de poussières dans les airs.

- Bonjour ! Prêt pour une nouvelle journée de travail ? Dit-elle à l'encontre du prisonnier.

Comme si la voix de Kin était le déclencheur de sa douleur, l'homme se débattit tout en hurlant, bien que le son de ses cris fut assourdi par la baillon qui enrubannait le bas de son visage.

- Oui je sais... Mais penses au service que tu me rends. Je ne te remercierai jamais assez. Déclara-t-elle en souriant et en posant une main sur son coeur.

Sa démarche était presque féline. Lentement, elle s'approcha du prisonnier jusqu'à ce que leurs genoux soient si proches qu'ils se touchèrent presque. Elle sut faire fi de l'odeur de l'homme mais constata son état pitoyable. Sa peau crasseuse, parsemée de blessures superficielles, était tendue comme la peau d'un tambour. Son ossature saillante était la preuve, s'il en fallut, de sa malnutrition.

- Tu sais... Murmura-t-elle sur le ton de la confidence. Ce n'est pas facile pour moi non plus. Le vieux est une véritable plaie. Il me torture comme... Elle éclata d'un rire aiguë, presque démoniaque. Enfin, tu vois ce que je veut dire ! Mais bientôt je serais plus forte et peut-être qu'il me remarquera.

Le cobaye tremblotait tandis qu'il se recroquevillait sur lui même comme pour chercher en lui un lieu où il serait à l'abris de la jeune fille.

- De qui je parle ? Dit Kin qui interprétait à sa guise le comportement du prisonnier. Du seigneur Teirestu évidemment. Je ne t'ai jamais parlé de lui ? C'est l'homme que j'aime. Il est tellement beau et puissant. Il a sauvé ma vie des barbares il y a longtemps. Et, si je fait tout ça, c'est pour lui. Elle soupira longuement. Mais pour l'instant, il ne me remarque même pas... C'est pas faute d'essayer, crois moi !

Soudain, le prisonnier se contorsionna. Kin posa un regard interrogateur sur lui.

- Tu as un conseil à me donner ? Demanda-t-elle curieuse. Il acquiesça de vifs mouvements de la tête.
Elle approcha son visage de celui du prisonnier et d'un geste habile lui découvrit la bouche.

- Aidez moi ! Laissez moi m'en aller. Je ne dirai rien à personne c'est promis ! Supplia-t-il en fixant ses
yeux larmoyants sur Kin.

- Et ton conseil ? Demanda-t-elle l'air vexé comme pour l'accusé d'égoïsme.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici bordel ? Gronda une voix tapie dans les ténèbres de la pièce.

C'était Itami no Kenji. Il s'extirpa des ombres du mur et s'avança vers Kin et le prisonnier à pas lents. Ce dernier hurla mais Kin eut le réflexe de replacer le baillon sur le bas de son visage. Elle plongea son regard dans celui du vieux chercheur. Il semblait furieux.

- Tu es plus stupide que ce que je pensais ! Gueula-t-il.

Son regard exorbité sembla percer celui de la jeune fille. Puis, une douleur lancinante s'empara de la jambe droite de cette dernière : une crampe. D'une main, elle massa doucement sa jambe endolorie tout en hurlant sous l'effet de la souffrance.

- Tu aurais pu nous faire repérer ! Es-tu consciente de ce que nous risquons ? Le ton du chercheur était menaçant.

La douleur se dissipa puis disparue totalement. Elle baissa les yeux de peur de croiser de nouveau le regard du professeur.

- Je suis désolé, je... Tenta-t-elle de dire afin de se dédouaner.

- Tu voulais son avis à propos de tes histoires de coeur ? La coupa-t-il d'un air moqueur. Tu es ici pour t'entraîner. Pas pour copiner avec le cobaye. Expliqua Itami no Kenji sur un ton effroyablement neutre.

- Je sais. Acquiesça Kin toujours honteuse. Je suis désolée. Elle accompagna ses excuses d'un sourire lumineux, presque enfantin.

Il me torture. De la même manière que l'on torture cet homme à présent. Pensa-t-elle sans qu'à aucun moment la culpabilité ni le regret ne la gagne.

- Laissez moi faire un essai aujourd'hui s'il vous plaît. Supplia-t-elle en faisant la moue.

Le maître renonça et secoua la tête d'un air impatient puis il porta son attention sur son élève. Kin se tourna vers le prisonnier. Elle s'empara fermement de son menton et positionna son visage face au sien, à la manière du reflet d'un miroir. Alors, elle plongea son regard dans celui, effrayé, de l'homme. Un sourire carnassier étira les lèvres de la jeune fille. Il était impossible de l'arrêter. Elle tirait tellement de plaisir de cette activité. En diffusant son chakra dans les zones appropriées du cerveau de sa victime et en les stimulants, elle pouvait donner l'illusion de la douleur. Elle s'amusait comme une petite folle ! Une crampe fulgurante s'empara de l'estomac du prisonnier. Sa plainte étouffée se transforma en sanglots puis en spasmes.

- Arrêtes ! C'est plus qu'il ne peut en supporter. Avertit Itami no Kenji.

- Mais... Rétorqua-t-elle.

- J'ai dit. Répondit-t-il fermement, d'un air menaçant.

Kin relâcha à regret l'emprise qu'elle avait sur l'esprit du détenu. Sa carcasse s'effondra au sol.

- Ce sera tout pour aujourd'hui. Finit-il par lâcher avant de tourner les talons et de disparaître.

Elle regarda la silhouette du chercheur s'évanouir dans l'ombre puis se confondre totalement avec elle. Elle devait s'en aller elle aussi. En se relevant, elle eut une pensée pour Jiri Teiretsu. J'espère que vous serez fier de moi. Pensa-t-elle naïvement.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Mar 28 Jan - 13:42

Les bras croisés derrière la nuque, Kin sondait le plafond de sa petite maison. Son corps nu était détendu bien que ses pensées fourmillaient. Ses dernières semaines avaient été riches en événements. Elle qui, d’ordinaire, goûtait avec souffrance à l’âpreté de la solitude, côtoyait désormais un vieillard. Bien qu’il s’en défendrait lui même, une sorte de lien s’était tissé entre eux, petit à petit. Il n’y avait pas de mot pour définir ce qu’était leur relation mais elle savait qu’ils partageaient autre chose que leur drôle de folie.
Évidemment, ses pensées embrassèrent ensuite Jiri Teiretsu. Soudainement, son corps trembla d’émotion. L’image de son visage sévère à l’allure amochée hantait son esprit. C’est une âme torturée qui a besoin d’affection, de mon affection... Songea-t-elle. Sans s’en rendre compte, elle cabra les reins et haleta doucement, comme pour inviter son fantasme à prendre possession de la réalité de sa chaire. Sa peau frémissante et chaude était déjà parsemée de transpiration lorsqu’elle décida, enfin, de mettre un terme à son calvaire, elle même. Sa longue et fine main glissa sur son ventre, caressant son nombril d’un geste délicat, lui provoquant au passage la chaire de poule. Puis, elle s’aventura entre ses jambes où l’attendait l’humidité tranquillisante et apaisante de son intimité. Elle rejeta sa tête en arrière sous l’effet de l’excitation et du plaisir que l’image du seigneur Teiretsu lui procurait. Ses cheveux inondèrent son visage et sa poitrine. Quelques mèches imprégnées de sueur se collèrent sur son front moite. Elle connaissait parfaitement son corps et avait conscience de ses propres limites. Il ne lui fallut que peu de temps pour atteindre l’extase. Un sourire satisfait dansait sur ses lèvres. Le sourire se transforma soudain en un rire cristallin.

- Jiri... Souffla-t-elle comme on prononce une prière.

Kin enfila son kimono. Le tissu couleur lavande était rêche et l’irritait. De plus, elle ne parvenait pas à en retirer le parfum âcre du prisonnier de la maison en ruine. Enfin, elle enfila ses sandales et quitta la sécurité réconfortante de son cocon.
Dehors, la pluie reprenait sa basse besogne, enlaidissant le village d’innombrables flaques d’eau trouble. Le soleil matinal avait cédé sa place à d’épais nuages qui interdisaient toute lumière de rayonner sur Kiri. Il n’y avait pas de bruits autre que celui de l’eau s’égouttant des avants-toits, épousant les silhouettes des passants... Kin zigzaguait entre les flaques, de peur d’y laisser une sandale. La bruine n’entamait pas son humeur. D’une démarche résolue, elle brava la foule du quartier résidentiel en direction de la maison abandonnée. Elle fut accueillie par le chant morbide des corbeaux, comme à l’accoutumée. Mais cette fois, quelque chose clochait. Elle ne sut dire quoi, mais elle en était certaine, quelque chose était différent.
Kin poussa la porte qui grinça d’une manière sinistre. A force de l'arpenter, elle connaissait le chant du plancher mais cette fois, l’humidité l’avait altéré. Le bois était devenu poreux et chaque planche qui le composait menaçait de céder. D’ailleurs, une des poutres du plafond s’était effondrée. L’énorme tronçon de bois était parsemé de moisissures dues à la pluie incessante et au manque d’entretiens des lieux. A l’endroit de l’impact se trouvait un trou à l’obscurité insondable. On aurait dit une porte menant tout droit vers l’autre monde.
Elle se dirigea vers la pièce du fond en prenant soin d’éviter les endroits les moins praticables et les plus dangereux et constata avec horreur qu’elle avait eut raison de croire en son instinct. Quelque chose clochait bel et bien. Le prisonnier avait disparu.

Le regard anxieux de Kin trahissait ce qu’elle ressentait. Elle ne put s’empêcher de paniquer. Elle avait joué avec les nerfs de cet homme, elle l’avait torturé plus que ne pourrait le supporter le commun des mortels. S’il était parvenu à s’échapper, cela signifierait la mort, pour elle et pour Itami no Kenji. D’ailleurs, que lui ferait subir le maître pour avoir commis une telle bourde... A la simple idée des souffrances qu’il allait lui infliger, le vertige la gagna. Peu importe si elle était fautive de l’évasion du cobaye, il lui ferait payer, elle en était certaine.

- Bonjour Kin. Murmura la voix du chercheur.

La jeune fille sursauta, elle avait été surprise. Lorsque le chercheur émergea de l’obscurité du fond de la pièce, elle ne put soutenir son regard. Elle baissa les yeux, soumise et se pencha en avant afin de le saluer.

- Le prisonnier n’est plus là. Dit-il. Cela signifie la fin de ton entraînement.

- Comment a-t-il put s’échapper ? Demanda-t-elle d’un air paniqué. C’est impossible. J’avais vérifié la chaîne avant de partir hier soir.

Itami éclata d’un rire gras.

- S’échapper ? Il en aurait été bien incapable ! Son ton était neutre, posé, implacable.

Kin observa le maître. La partie haute de son visage était dissimulée par un chapeau de paille de forme conique. Il peignait de ses petits doigts épais sa longue barbe grise. Il répétait souvent ce geste, surtout lorsqu’il prenait son pied. Elle avait remarquer cela lorsqu’il avait expérimenté son genjutsu sur elle. Il semblait tirer énormément de plaisir de la voir souffrir. Et en cet instant, c’était exactement la même chose.

- Qu’avez vous fait de lui ? Vous l’avez... tué ? S'enquerrait-elle en mimant une mort par pendaison, langue tirée.

- Non. Répondit Itami en secouant la tête. Je l’ai simplement relâché. Il était temps... Son regard songeur sembla examiner quelque chose sur le visage de Kin. Peut-être s’agissait-il de son air interloqué. Ce que tu ne sais pas, c’est que cet homme... Il marqua une pause, comme pour faire languir son élève. Cet homme, était là de son plein grès.

- Quoi ? Hurla Kin prise de court. Elle n’imaginait pas à quel point Itami était pervers.

- C’est un de mes élèves, un Yamanaka. Et comme tu le sais mon domaine de prédilection est la douleur. Expliqua-t-il en faisant de grands gestes des bras.

- Ressens la douleur, comprend la douleur, apprends la douleur. Récita, l'ai songeur, la jeune fille qui avait de nombreux souvenirs de ses lectures des ouvrages écrits par le chercheur lui même.

Kin crut percevoir comme une lueur de fierté dans le regard du vieil homme. Mais elle balaya rapidement cette hypothèse. Sans doute était-il agacé de devoir justifier ses méthodes de travail.

- Pourquoi ne pas m’avoir infligé le même sort ? Sa question était légitime et suivait une logique implacable.

- Il s’agissait d’une expérimentation. Je suis en train de développer de nouvelles techniques. Kin tenta de lui poser une autre question mais il poursuivit sans y prêter la moindre attention. J’avais besoin de quelqu’un de confiance et de résistant pour cela. Il était parfait pour ce rôle. C'est un piètre combattant, mais il est doué d'une résistance mentale à toute épreuve.

Les pensées de Kin étaient embrouillées. Un étrange sentiment l’habitait. Elle était un peu jalouse du Yamanaka malgré tout. Il avait eut droit à un traitement terrible mais au final privilégié. Elle enviait la place qu’il occupait dans l’esprit du maître.

- Et je ne voulais pas risquer de perdre un bon élément. Ajouta Itami dont la pudeur surpassait l'entendement.

Cette dernière ne put s’empêcher de sourire ce qui agaça visiblement le chercheur. Ce renversement de situation la rendait extatique. Elle murmura en faisant volte-face :

- Merci.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Jeu 30 Jan - 15:24

Le froid mordant tira Kin d'un sommeil léger. Ses pensées tournaient en rond. Comment pouvait-elle confier son entraînement à Itami no Kenji ? Cela faisait des mois qu'elle s'entraînait sans compter ni ses heures, ni ses peines. Il semblait, au moins, aussi désaxé qu'elle. Néanmoins, elle se rendait compte qu'il s'agissait de l'unique manière pour elle d'atteindre ses objectifs. Elle devait faire preuve de patience et suivre le chemin du chercheur. 
La meilleure façon de se réchauffer était encore de marcher. Kin se leva d'un bond et s'aventura à l'extérieur. La lune était basse dans le ciel, le soleil ne tarderait pas à débuter son cycle. Le gel avait recouvert les brindilles d'herbe et les pavés brillaient comme des joyaux. Une fumée évanescente s'échappait de sa bouche à chacun de ses souffles.  Une bourrasque apporta aux oreilles de la jeune fille la rumeur du port. Les commerçants marchandaient avec les pêcheurs afin d'obtenir les meilleurs prix. Les effluves de leur dernière prise ne tarda pas à se répandre dans les rues, faisant hurler le ventre de Kin. De quand datait son dernier repas ? A cette question elle ne trouva pas de réponse immédiate. Elle se précipita vers les pêcheurs et s'offrit quelques oursins ainsi que du varech. Point de chaire tendre et sanguinolente ici. Bien qu'elle appréciait la viande, Kin se résignait à ne manger pratiquement que les produits de la mer qui étaient beaucoup plus foisonnants et donc, abordables. C'était à la fois l'un des avantages et l'un des inconvénients de vivre sur l'île de Mage.
Kin remercia le pêcheur d'un sourire radieux et lui tendit quelques pièces. Elle se dirigea ensuite en direction de la maison en ruine. Sur le chemin elle ne croisa personne. Seule les silhouettes des arbres dénudés par l'hiver accompagnait sa marche solitaire. Malgré le décor sinistre et la température glaciale, Kin était de bonne humeur. Il lui semblait que rien ni personne ne pourrait rien y changer.
Sur le pas de la porte de la maison l'attendait le chercheur.

- Quelle surprise ! S'exclama-t-elle. Vous ne surgissez pas des ombres pour une fois ? Vous en avez assez de me surprendre ? Elle jura voir le vieil homme esquisser un sourire...

Jamais elle n'avait osé s'adresser à lui sur ce ton. Mais leur récente conversation l'encourageait à se montrer plus amicale et taquine. Et puis cela faisait maintenant plus de deux mois qu'ils se rencontraient presque quotidiennement afin de s'entraîner.

- Tu es bien matinale. Constata ce dernier en ignorant la remarque de la jeune fille.

Kin tendit vers lui ses acquisitions en souriant.

- C'est un pot de vin ? Demanda-t-il, les sourcils arqués.

- Non, c'est mon repas. Mais si vous me le demandez gentiment, pépé, je partagerait volontiers avec vous. Lâcha-t-elle avec entrain en pénétrant dans la maison. 

Itami lui emboîta le pas, l'air moins enjoué. A l'intérieur, l'air était sec mais presque aussi glacé qu'à l'extérieur. Au moins étaient-ils protégés du vent. Le regard du vieux chercheur se posa sur la silhouette de la jeune fille. Il admira ses longs cheveux sauvages, sa nuque gracile et son derrière rond et à l'apparence ferme... Comme elle se sentait épier, Kin pivota et lança un regard accusateur en direction d'Itami. Elle remarqua cette lueur dans son regard, celle qui illumine le regard des pêcheurs lorsque de jolies jeunes filles passaient devant eux, celle qui habite ses propres yeux lorsqu'elle pensait au seigneur Teiretsu...

- A quoi penses-tu ? Demanda Itami comme Kin s'immobilisa, le regard absent.

- A rien. Mentit-elle en secouant la tête comme pour y chasser l'image de Jiri Teiretsu. 

En vérité, son obsession pour le Daimyo devenait de plus en plus forte, voir handicapante à certains moments. Depuis le jour où elle l'avait aperçu pour la première fois, son amour pour lui n'avait cessé de grandir. Elle avait oublié son passé et lui dédiait son destin. Et, bien qu'elle n'en parla à personne, nombreux étaient ceux qui s'amusaient à se moquer d'elle à ce propos. Suis-je si transparente ? Pensa-t-elle. La meilleure façon de se débarrasser d'une tentation était encore d'y céder. Mais quelque chose disait à Kin que cette obsession là, ne comptait pas quitter son esprit, malgré les efforts qu'elle pourrait faire. Et puis, elle ne voulait pas se détacher de ses sentiments. C'étaient eux qui la maintenait en vie, qui lui donnait sa part d'humanité. Ils étaient la seule source de lumière dans l'obscur folie de son être, sa raison de vivre. Oui, Jiri Teiretsu était tout cela pour elle.

- Mon élève-cobaye, le Yamanaka, m'a parlé de tes... sentiments. Tu lui confiais tes secrets les plus intimes. Murmura le vieil homme comme s'il lisait dans les pensées de son élève. 

Kin sentit ses joues rougirent mais elle ne sut dire si c'était de la colère ou de la gène. 

- Si j'avais su, je lui aurais coupé la langue. Siffla-t-elle entre ses dents.

Après un rapide débat intérieur, elle en vint à la conclusion qu'il s'agissait bel et bien de colère. Elle en voulait au Yamanaka d'avoir ébruité ce qu'elle lui avait confié. Elle n'aurait jamais autant étalé sa vie sentimentale si elle avait su qu'il ne mourrait pas. Depuis quand ne pouvions nous plus avoir confiance en les personnes que l'ont torturait ? Elle en voulait également à Itami, qu'elle soupçonnait d'avoir glaner ces informations et qui, maintenant, les lui jetait en pleine face.

- Passons. C'est sans intérêts. Itami balaya la conversation d'un geste ample du bras, non sans sourire d'un air amusé.

Kin grogna avant d'entamer les quelques exercices qui permettaient à l'esprit de s'échauffer avant un entraînement. Tout comme son corps, son esprit nécessitait une préparation avant qu'il ne soit capable de réaliser des acrobaties. Elle s'assit sur le sol, jambes pliées et surveilla sa respiration tout en fermant les yeux. Elle cherchait la paix et la concentration. A un moment, elle crut atteindre son objectif mais le visage d'Itami apparut dans son esprit. Il riait, se moquait d'elle et des sentiments qu'elle éprouvait pour le seigneur Teiretsu. Kin bouillait de colère. Elle sentit une boule remonter de son estomac vers sa gorge. Bientôt, ce fut plus qu'elle ne pouvait en supporter et elle lâcha les brides de sa fureur.

- Je vais vous faire passer l'envie de vous moquer de moi ! Dit-elle en plongeant son regard dans celui étonné d'Itami.

Un duel d'esprit s'engagea instantanément. Kin lutta afin de prendre le dessus. Mais le vieil homme était plus expérimenté et parvint sans mal à dominer la jeune fille. Une violente douleur s'empara de son crâne. 

- Vois-tu, je t'ai appris à faire souffrir ton adversaire en manipulant son esprit. Mais dans le cas présent, ce n'est pas la technique en elle même qui m'a permis de te battre. C'est ma maîtrise de l'art du genjutsu. Je suis parvenu à manipuler ton chakra et à renverser la balance en ma faveur. C'est dans cet objectif que tu vas t'entraîner aujourd'hui. 

Le ton d'Itami était neutre, comme si la colère de Kin ne l'atteignait pas ou plutôt comme si seules ses sages paroles importaient. La jeune fille massait son crâne du bout des doigts en fixant le chercheur d'un regard mauvais. La manipulait-il afin de tirer le meilleur d'elle même dans le cadre de cet entraînement ? Après tout, Itami était un maître dans l'art de la manipulation de l'esprit. Ce genre de méthode tordue d'enseignement lui ressemblait. Kin songea un instant à cette probabilité mais sa colère l'empêcha de valider l'hypothèse.

- Je vous écraserai ! Cracha-t-elle.

Elle songea un instant à s'en aller, tout simplement. Mais cela la priverait alors d'un pouvoir plus grand encore que celui qu'elle avait déjà acquis. Elle s'imaginait déjà toutes les souffrances qu'elle allait faire subir à son tortionnaire afin de ce venger. A cette idée, un mince filet de bave s'écoula des commissures de ses lèvres. 
Itami observa Kin se remettre en position de relaxation. Un sourire satisfait étirait ses lèvres.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Ven 31 Jan - 14:41

L'entraînement se passait bien. Du moins, si l'on exceptait l'ambiance tendue entre le maître et son élève.
Kin progressait. Avec le temps, elle avait appris à renforcer son emprise sur l'esprit du chercheur afin d'appuyer sa technique dans le but d'infliger plus de dommages. Elle éprouvait toujours de la colère envers Itami. Ce sentiment nourrissait la hargne qu'elle mettait dans son entraînement et, au final, l'aidait à progresser plus rapidement. Bien sur, elle ne se rendait pas compte de cela, elle était uniquement concentrée sur le but qu'elle s'était fixé.

Malheureusement, l'épuisement la gagna. Une migraine atroce enserrait son crâne qui fut comme prit dans un étau. Une douleur diffuse s'empara également de ses yeux. Il lui semblait qu'ils allaient s'éjecter d'eux mêmes de ses orbites, comme muent par leur volonté propre. Elle appuya la paume de sa main sur son front en soupirant. Il lui était impossible de soulager ces douleurs. Elle craignait d'en avoir fait trop, d'avoir atteint les limites de ce que pouvait supporter son corps.

Itami qui était attentif aux moindres réactions de ses élèves, tendit une gourde pleine d'eau fraîche à Kin qui but goulûment. Elle se délecta de sentir l'eau couler lentement dans sa gorge. Sa migraine s'atténua mais ne disparut pas totalement. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Puis, comme si elle se rappela soudainement de sa colère, elle prit un air renfrogné. Du coin de l'oeil elle observa Itami.
Il semblait égal à lui même malgré ses traits tirés par la fatigue. Ses petits yeux étaient injectés de sang et ses rides semblaient plus marqués par endroit. Pourtant, il ne semblait pas se radoucir ni même souffrir du fait que Kin le boude. Il peignait sa longue barbe avec ses doigts.

- Je vous en veut toujours ! Se sentit-elle obliger de préciser.

Itami pouffa et retira son chapeau tressé afin de gratter le sommet de son crâne, l'air incrédule.

- Je m'en étais aperçu. Rétorqua-t-il en imitant la voix de la jeune femme.

Kin n'avait toujours pas digéré le fait qu'il ai soutiré des informations à son sujet pour ensuite les utiliser contre elle.
Dans son esprit, un ninja se devait de n'être qu'une ombre de passage, sans sentiments, sans passé... S'il accomplissait correctement son devoir, personne ne devait rien savoir à son sujet, pas même son nom. Mais Itami était au courant de son secret le plus intime. Elle se sentait dépossédée, trahie, moquée. Cela lui avait pris un certain temps avant de considérer le chercheur comme potentiellement sympathique. Il avait ruiné tous ses efforts en un instant.

- Ton amour pour le seigneur Teiretsu n'était un secret pour personne et cela, avant même que tu ne te confies au Yamanaka. Ajouta-t-il.

Un frisson fugace parcourut le dos du chercheur. L'amour de Kin pour le Daimyo le rassurait. Il avait, dès qu'il l'avait rencontré, décerner chez elle une folie plus intense que chez n'importe qui d'autre. En réalité, il n'avait jamais croisé, durant sa longue vie, quelqu'un arrivant à la cheville de la jeune femme concernant ce domaine. Donc cet amour, pensait-il, était sa planche de salut, la seule chose qui l'empêchait de totalement partir en vrille. Car pour l'amour du seigneur, elle obéissait aux règles, refoulait ses pulsions de violence et ses envies de meurtre dans les limites du possible.

- Ah... Lâcha-t-elle d'un air déconfit.

Itami ne précisa pas à la jeune femme que de nombreuses rumeurs couraient sur son compte et que celle-ci n'en était qu'une parmi tant d'autres. Certains villageois s'étaient aperçus de la folie qui l'incarnait. Ils disaient qu'elle était un démon détraqué, issu des expériences d'un ninja aux sombres desseins. D'autres racontaient qu'elle était le fruit d'un amour incestueux et que son esprit était tordu...

- Vous avez déjà rencontré le seigneur Teiretsu ? Demanda-t-elle.

Prononcer le nom du Daimyo à haute voix lui procura une sensation étrangement savoureuse.

- Plusieurs fois. C'est un homme ambitieux qui apprécie de connaître l'opinion de ses aînés. Il est très charismatique, je comprend que tu ai succomber à son charme.

- Je pense que son but est noble. Je ferai n'importe quoi pour le soutenir et l'aider dans sa tâche. Mon rêve est de devenir l'arme entre ses mains. Expliqua-t-elle d'une voix mielleuse, presque niaise.

Kin ferma ses yeux, comme si elle imaginait le bonheur qu'elle ressentirait alors.

- Je vois ce que tu veux dire. Mais tu dois être prête à te battre car ils sont nombreux à vouloir la même chose.

- Alors reprenons l'entraînement ! Dit-elle enthousiaste.

- Si tu parviens à maîtriser cette technique avant que la nuit ne tombe, je parlerai de tes prouesses au Daimyo la prochaine fois que je le rencontrerai.

Les yeux émus, Kin ne put réprimer un hurlement joyeux. Elle s'agenouilla devant le chercheur et se répandit en remerciements entrecoupés de cris d'allégresse. Elle était comblée rien qu'à l'idée que le seigneur Teiretsu puisse entendre parler d'elle. Le but qu'elle tentait désespérément d'atteindre s'approchait à grands pas.
Son corps réclamait du repos mais elle était si proche du but qu'elle ne souhaitait pas en rester là. De plus, la discussion qu'elle venait d'avoir avec Itami lui avait octroyé un regain d'énergie. Ignorant les risques, elle se remit sur ses jambes et s'adossa au mur derrière elle, un instant. Sa poitrine la faisait souffrir et elle inspira profondément pour se débarrasser de la douleur.

- Allons-y ! Dit-elle.

Sans plus attendre, Kin plongea son regard dans celui du chercheur. Malgré l'épuisement, ses yeux reflétaient sa détermination. Ce fut sans mal qu'elle localisa la partie qu'il lui fallait manipuler à l'aide de son chakra. Elle ressentait très clairement cette énergie, provenant du tréfonds de ses entrailles. L'image qu'elle s'en faisait était semblable à celle d'un grand serpent qui se déroulait lentement jusqu'à atteindre sa victime pour la mordre et lui injecter son venin. Elle envoya une vague diffuse de chakra et activa la partie du cerveau d'Itami qui l'intéressait : celle dédier à la douleur. Une crampe s'empara du bras gauche du vieil homme. Rapidement, son front se perla de transpiration. Il semblait exténué mais jamais il n'avouerait être à bout de force. Kin devait réussir cet essai car il n'y en aurait sûrement pas d'autres ce soir. Tout en maintenant son illusion, elle tenta de manipuler le chakra du professeur afin d'appuyer la puissance de son altération. Ce fut comme si un rempart s'effondrait. L'esprit d'Itami était tout à elle.

- Ca y est, j'ai réussi ! S'exclama-t-elle en relâchant son emprise de l'esprit du chercheur.

Ce dernier, haletant, s'adossa au mur derrière lui. Avec une prudente lenteur, il glissa jusqu'au sol.

- C'est bien... Je tiendrai ma promesse alors. Assura-t-il.

- Il y a intérêt ! Le ton de Kin était à mi-chemin entre la plaisanterie et la menace.

Soudainement, la fatigue prit le pas sur l'excitement. Kin se rendait compte d'avoir progressé et d'avoir gagné son pari. Mais ces dernières semaines n'avaient pas été de tout repos. Elle suivit l'exemple d'Itami et s'effondra au sol, souriante malgré tout.
Une idée traversa son esprit. Que ferai-je si j'étais réellement dans cet état en situation réelle de combat ? Elle ne sut trouver de réponse. Elle mourrait sans doute... Il lui restait tant de choses à apprendre. Cette pensée quitta son esprit aussi vite qu'elle y était entré et ce fut la dernière chose à laquelle elle pensa avant de sombrer dans un sommeil réparateur.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Ven 31 Jan - 16:44

Kin se réveilla en sursaut. Elle eut la soudaine impression d'être en danger. En s'appuyant sur son coude elle observa la pièce. Contrairement à ce qu'elle crut au premier abord, elle n'était pas chez elle mais bien dans la maison en ruine. Le plancher était couvert de poussière. Une petite fenêtre peinait à faire entrer la lumière dans la pièce. Soudain la mémoire lui revint. Elle se souvint des évènements de la veille, de l'entraînement qu'elle avait poursuivi jusqu'à l'épuisement. Itami no Kenji était avec elle, lui aussi était fatigué, au bord du malaise même. Ils avaient finit par s'effondrer ici, à même le sol. Mais elle avait gagné son pari ! Un sourire dansa sur ses lèvres. Ses traits étaient tirés, ses paupières collantes et sa gorge grattait. Elle scruta l'obscurité de la pièce à la recherche du vieux professeur. Il était bien là, réveillé, le visage rouge et l'oeil pétillant.

Kin tenta de comprendre la réaction d'Itami, sans succès. Elle venait de se réveiller et son esprit était encore embrouillée. Puis, elle remarqua ce qu'il observait avec tant d'avidité : sa poitrine. Sans doute s'était-elle débrouillée pour délacer son kimono durant son sommeil car sa poitrine était découverte, nue et complètement offerte au regard du chercheur. D'un geste paniqué elle couvrit sans peine ses seins avec ses mains. Elle ne comprenait pas l'engouement des hommes pour cette partie de l'anatomie féminine. Surtout qu'elle même, n'avait pas grand chose à offrir de ce côté là. Kin se retourna en hâte et entreprit de remonter son kimono sur ses épaules et de se rhabiller complètement.  Une fois que ce fut fait, elle fit face au chercheur qui tentait de reprendre le contrôle de ses expressions.

- Pervers ! Hurla-t-elle.

Itami n'eut aucune réaction. Ce fut à peine s'il esquiva la sandale que Kin lança dans sa direction de toutes ses forces.

- Je pourrai être votre petite-fille. Ajouta-t-elle pour enfoncer le clou.

Mais ce détail ne semblait pas le gêner pour autant. Il haussa les épaules l'air de dire que cela lui importait peu.

- Mais ce n'est pas le cas... Répondit-il comme une invitation.

Kin resserra les pans de son kimono afin de dissimuler son décolleté. Elle se sentait souillée par le regard d'Itami. La simple idée qu'il aurait put la toucher l'horrifiait au plus haut point. Un frisson de dégoût parcourut l'ensemble de son corps.

- Si vous n'arrêtez pas là je vais devoir vous faire du mal. Murmura-t-elle entre ses dents serrées.

Itami cessa immédiatement de fureter, se maudissant d'avoir appris à la jeune fille des techniques qui pouvaient la défendre contre lui.

- Tu ne te montre pas très reconnaissante envers moi qui t'ai tant appris... Se plaignit-t-il en prenant un air de martyr.

Kin se demanda un instant si elle était aller trop loin. Il lui avait enseigné tant de choses. Cette idée s'envola lorsqu'elle se baissa pour ramasser sa sandale et qu'Itami en profita pour lui mettre la main aux fesses. Kin sentit très clairement les petits doigts du chercheur se poser sur son fessier et en tester la fermeté. Elle pivota et balança son poing dans la mâchoire d'Itami qui décolla littéralement du sol pour aller s'écraser un peu plus loin. Il se releva immédiatement, entouré d'un nuage de poussière, en se massant le visage.

- Je voulais juste épousseter l'arrière de ton kimono ! Dit-il. Une marque rouge apparut sur le côté droit de son visage qui enflait à vue d'oeil.

- Je vais vous épousseter autre chose moi, vous allez voir ! Son ton était menaçant. Mais il l'était toujours moins que l'expression de colère figée sur son visage.

Itami trembla de peur devant tant de fureur et de folie. Il eut le sentiment d'avoir dépasser les bornes.

- Excuses moi, c'est une erreur. Je ne recommencerai plus ! Dit-il l'air nerveux les mains en l'air.

- C'est bon. Mais je vous surveille pépé ! Rétorqua-t-elle sans se départir de son regard exorbité. Laissez vos mains là où je peux les voir. Ajouta Kin dans un soupir.

Elle lança un regard malicieux au chercheur.

- Je vous remercie quand même pour votre enseignement et votre patience. Elle s'inclina légèrement d'un air ironique.

S'agissait-il d'adieux ? Itami ne sut dire pourquoi mais il comprit qu'il ne reverrait pas la jeune fille avant un bon bout de temps... peut-être même ne la reverrait-il jamais.

Kin pivota et se dirigea vers la porte de la maison. Lorsqu'elle poussa la porte, elle sentit l'air frais de l'extérieur souffler dans ses cheveux. L'odeur de l'embrun et celle familière du village envahirent ses sens.

- Kin ? L'appela Itami de l'intérieur. Prends soin de toi.

Un sourire reconnaissant étira les lèvres de la jeune fille.

- Merci. Souffla-t-elle vainement. Le vent emporta au loin le son de sa voix.

Spoiler:
 


Dernière édition par Kin Udono le Jeu 13 Fév - 13:05, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Lun 3 Fév - 18:41

Expérience

Kin Udono: 45 points pour le RP

Message concerné:
Kin Udono:
 

Technique

Je valide l'apprentissage de " Hikitsuru " et " Yokugen'ei " par Kin Udono.




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Ven 7 Mar - 21:23

Lorsqu'elle se trouva face à la bâtisse délabrée, les souvenirs de Kin resurgirent. Elle se rappela les souffrances que lui avait infligé Itami no Kenji quelques temps auparavant. Ainsi que celles qu'elle avait elle même infligé à l'élève du chercheur. Elle n'avait pas revu le maître depuis la dernière leçon qu'il lui avait accordé. Malgré tout, elle pensait à lui avec une sorte de tendresse. Il lui avait tant appris. Mais son savoir avait des limites contrairement à la soif de pouvoir de la jeune femme, qui était intarissable.
La maison n'avait pas changé. Pourtant, les intempéries particulièrement violents de ces dernières semaines, avaient donnés un aspect subtilement patiné aux planches de bois qui composaient ses murs. Son aspect sinistre plaisait à Kin. Elle même ressemblait à ce bâtiment à la fois inachevé et pourtant déjà délabré. Un peu comme si une âme tordue habitait un corps trop jeune et abîmé...

Les nuages gris qui flottaient dans le ciel commencèrent à déverser une bruine abondante. Désireuse de conserver ses vêtements secs, Kin s'avança et poussa la porte. Au moment où elle franchit le seuil, l'odeur du bois pourri parvint à ses narines. Le bruit de la pluie s'abattant sur le toit ressemblait à une mélodie chaotique. Une vague de nostalgie béate l'envahit soudainement. Elle chassa rapidement ce sentiment d'un long soupir. A quoi bon ressasser les souvenirs...
Dans la pièce du fond, se trouvait l'homme avec qui elle avait rendez-vous. Il s'agissait d'un marin d'une trentaine d'année. Il profitait de sa proximité avec les marchandises que transportaient les navires sur lesquels il travaillait pour prendre sa part. Il s'agissait d'une sorte de prime selon lui. C'était une manière comme une autre d'arrondir ses fins de mois. Kin savait que ses agissements étaient illégaux mais elle ne s'encombrait pas de la morale si elle se mettait sur le chemin de ses ambitions.

- Bonjour Daisuke. Murmura-t-elle en s'avançant vers lui d'une démarche presque féline.

Le marin sursauta avant de se retourner l'air paniqué. Sans doute n'avait-il pas remarqué la présence de la jeune femme. Cette dernière l'observa avec attention. Il était grand et sèchement musclé. Sa silhouette, taillée pour la sournoiserie, était drapé dans une cape unie d'une couleur bleuté qui semblait avoir vécu sa part d'aventures. Son visage, court et carré était affublé de grands yeux globuleux et d'un nez crochu qui lui donnait l'air d'un oiseau exotique.

- Vous m'avez fait peur. S'exclama-t-il.

Kin lui adressa un sourire qui ne sembla pas le rassurer. Elle avait remarqué dès leur première rencontre cet air paniqué qu'il affichait constamment. C'était comme s'il craignait de se faire pincer à tout moment. La jeune femme ne put s'empêcher de se moquer de lui à ses dépends.

- On m'a suivie jusqu'ici. Faisons vite. Dit-elle en prenant son air le plus sérieux.

- Merde ! S'exclama Daisuke dont le front se perlait de transpiration.

Kin imaginait son coeur battre la chamade. Elle se délecta de l'air ahurit qu'affichait le paranoïaque. Elle ne pensait pas être aussi bonne comédienne. En silence, elle se félicita de sa farce.

- Détendez vous, c'était une blague. Avoua-t-elle en riant afin de le calmer.

- Très malin... Rétorqua-t-il sur un ton ironique tout en épongeant son front de la manche de sa tunique.

- Je sais. Approuva Kin, visiblement fière de son coup. Vous avez la marchandise ? Enchaîna-t-elle sans préambule.

Daisuke farfouilla dans sa cape et en ressorti un rouleau qu'il tendit à la jeune femme. Cette dernière s'en empara et fit mine de l'inspecter. Finalement, un sourire apparut sur ses lèvres.

- J'imagine que d'ordinaire on ne vous demande pas ce genre de trucs...

- Vous seriez surprise. Dit le marin d'un air énigmatique mais pas pour autant rassuré.

Kin posa ses yeux sur Daisuke. Son langage corporel traduisait la gène. Il semblait impatient de partir. Lui ferais-je peur ? Se demanda-t-elle sans vraiment douter de la réponse. Après tout, n'avait-elle pas choisi ce colporteur parce qu'il était poltron ?

- Vous me donnez l'argent maintenant ?!

Son ton oscillait entre l'ordre et la supplication. Il n'était pas sur de lui. Peut-être avait-il déjà eu affaire à des ninjas peu scrupuleux.

- Je ne crois pas non. Répondit Kin, sans se départir de son sourire ravi.

De toute façon, elle n'avait pas les moyens financiers de s'offrir les services de Daisuke.

- C'est encore une blague ?

Pour toute réponse, la jeune femme abandonna son sourire pour plonger son regard dans celui du marin. Un air menaçant prit possession de ses traits et elle écuma de rage.

- Le fait que vous soyez toujours en vie, ça vous convient comme paiement ? Elle chercha l'approbation sur son visage. Dans ce cas, dégagez avant que je ne change d'avis.

Le marin ne se fit pas prier. Il détala si rapidement que Kin en fut impressionnée. Il semblait tenir à la vie. Peut-être avait-il une femme et des enfants...
Elle posa son regard sur le parchemin dans sa main. C'était un bel objet, si fragile et si important. Il renfermait un savoir qu'il lui serait utile dans sa recherche de pouvoir. Rien qu'à cette idée, l'excitation prit possession de chacune des parcelles de son corps. Prise de tremblements, Kin dut s'asseoir afin de poursuivre son inspection. D'un geste prudent, elle déroula le document. Le papier n'était pas ancien mais de mauvaise qualité. Il s'agissait sans doute d'une copie. Mais peu lui importait les apparences, seul le contenu l'intéressait vraiment. De nombreux caractères et quelques croquis expliquaient la manière d'apprendre la fameuse technique. Elle savait qu'il s'agissait d'une technique de genjutsu. Elle avait spécifiquement demandé à Daisuke de lui procurer un rouleau contenant une technique de cette branche des arts ninjas. Le domaine des illusions s'était imposé à elle comme un coup du sort, sous la forme d'une rencontre fortuite avec un vieux chercheur. Mais cela lui convenait. De plus, l'art d'infliger la douleur était quelque chose d'inné chez elle. Elle n'aimait rien de plus, mis à part Jiri Teiretsu, que de partager cette sensation avec les autres, et de la ressentir elle même parfois. C'était une manière de se prouver la réalité de sa chaire, de sa puissance aussi. Et puis, il fallait bien l'avouer, elle trouvait jouissif d'entendre les cris et d'observer les réactions de ses victimes. Mais ce qu'elle préférait pas dessus tout, c'était qu'on la supplie.

- A nous deux. Déclara-t-elle tout en commençant sa lecture.

MessageSujet: Re: Quartier résidentiel - Maison en ruine   Lun 10 Mar - 22:48

Un bruit familier tira Kin d'un profond sommeil. Tous les matins, avant même que les premiers rayons du soleil n'éclairent le village, un chien aboyait. Il s'agissait de l'animal de compagnie d'un ninja dont l'habitation jouxtait celle de la jeune femme. D'avantage que des aboiements, les cris du canidé consistaient en des avertissements haineux. La jeune femme n'était pas la seule à se lamenter de la gêne que créait l'animal. Certains allaient plus loin en prétendant avoir été attaqué ou mordu. On racontait même qu'il avait dévorer un enfant...
Kin se leva donc en sursaut, l'humeur entachée par se tapage. Elle se frotta les yeux puis repoussa le drap d'un mouvement agacé. Que ne ferait-elle pas pour que cesse ce chant matinal qui la rendait deux fois plus acerbe que d'ordinaire ?

Son estomac vide gronda. Le son fit écho aux aboiements du chien. Elle ne possédait aucune nourriture dans ce qui lui faisait office de domicile et préférait garder précieusement ses économies. On ne sait jamais. Pensa-t-elle. Jeûner le matin était une partie de son rituel et la souffrance qui en résultait était bien plus efficace pour la réveiller que toutes les boissons chaudes du monde. Kin enfila son kimono dont la couleur lilas commençait à s'estomper puis elle tressa ses longs cheveux. Cela faisait plusieurs jours qu'ils empestaient et elle se promit de penser à les laver bientôt.

Depuis deux semaines, Kin était devenue l'heureuse propriétaire d'un parchemin qui comportait les explications qui permettaient d'apprendre une technique de genjutsu. Si l'obtention, illégale, de l'objet s'était avérée facile, la compréhension du document avait été un exercice plus ardu. Pourtant, elle avait plusieurs fois lu les indications théoriques qu'elle avait finit par connaître par cœur. Les dessins qui accompagnaient les textes lui étaient plus familiers que les traits de son propre visage. Pourtant, elle n'avançait pas. Elle stagnait pour une raison pratique des plus stupide. En effet, les ninjas adeptes du sabre pouvaient s'entraîner à trancher l'écorce des arbres, les pratiquants du ninjutsu à faire danser l'eau de la mer... Mais que pouvaient faire les illusionnistes ? Elle ne pouvait pas utiliser les mêmes méthodes d'entraînement.
Cette idée ne s'échappa pas de son esprit lorsqu'elle claqua la porte de sa maison. Dehors, le soleil commençait à peine à rayonner et une brume glacée dissimulait l'horizon. Le village était toujours plongé dans le sommeil. De ce point de vue, ce n'était qu'un amas de bâtiments, tous regroupés les uns contre les autres. Kin longea la façade de la maison de son voisin, qui était identique à la sienne, en songeant qu'elle ne l'avait jamais croisé. Pourtant elle avait des choses à lui dire concernant son chien... Chacune des cabanes de ce quartier étaient réservées aux nouveaux venus. Bientôt, il faudrait qu'elle songe à trouver un autre endroit où vivre afin de laisser sa place à une nouvelle recrue.

Soudain, une masse brune se jeta sur elle et la plaqua au sol. Une fois que l'effet de surprise eut disparut, elle constata qu'il s'agissait de l'aboyeur intempestif. Ses babines étaient retroussées, ses dents acérées étaient imbibées de baves et son haleine était aussi chaude que putride. En divers grognements, il fit comprendre à Kin qu'il ne l'appréciait guère. Cela ne la surpris pas outre mesure. Elle n'avait jamais été l'amie des bêtes et ce sentiment était réciproque.

- Qu'est ce qu'il te donne à manger pour que tu pu à ce point ? Demanda-t-elle.

Pour toute réponse, le cabot aboya, projetant sur Kin une multitude de postillons. Afin de se dégager de son emprise, Kin le poussa de toutes ses forces en vain. Il s'agissait d'un chien énorme dont la musculature était égale à celle d'un bœuf. En un mouvement menaçant, il approcha sa mâchoire du cou de la jeune femme. Une seule morsure serait fatale. Soudain, l'idée vint à Kin de faire ployer l'animal en utilisant l'art de l'illusion. Ce serait l'occasion pour elle de vérifier si les animaux étaient dotés d'un esprit et d'éviter une morsure douloureuse... Elle chercha les yeux du cerbère. Ils étaient petits, de couleur fauve, injectés de sang et n'exprimaient rien d'autre que l'agressivité. Kin déploya son chakra vers la zone de son cerveau qui contrôlait la douleur et lui infligea une crampe qui le fit couiner. Profitant de sa faiblesse, la jeune femme exécuta une roulade sur le côté.

- Qui est ce qui fait le malin maintenant ? Vociféra-t-elle sur un ton provocateur tout en se relevant.

Sans vraiment le réaliser, Kin venait de résoudre deux de ses problèmes. Elle avait enfin trouver une cible pour son entraînement au genjutsu et allait aussi pouvoir profiter de ses matinées sans aboiements.

Tirer la masse inerte du molosse jusqu'à son lieu d'entraînement ne fut pas chose aisée. D'autant plus qu'une pluie diluvienne s'abattit sur elle en chemin. Lors-qu’enfin elle atteignit la maison abandonnée, ses vêtements et même sa peau empestaient le chien mouillé.
Une fois à l'intérieur, elle abandonna le chien à l'endroit même où Itami no Kenji avait ligoté le Yamanaka. Elle imita sa méthode et attacha le dogue à la chaîne qui était reliée au mur. Après quelques minutes il se mit sur ses pattes et commença à renifler autour de lui comme pour tenter de deviner où il pouvait bien être. Comme il ne trouva aucune réponse, il aboya en discontinue.
Kin eut beau poser ses mains sur ses oreilles, elle ne pouvait laisser le chien hurler au risque d'être découverte. Elle s'empara donc de la ceinture de son kimono et musela la pauvre bête.

- Tu pu toujours autant mais au moins tu es silencieux. Constata-t-elle en se frottant les mains d'une air satisfait avant de se pincer le nez.

Sans plus attendre, elle décida d'entamer son entraînement sur sa nouvelle cible. Elle commença par un rituel de relaxation et de méditation. Puis, elle se rappela les instructions du parchemin. D'après elles, elle devait pousser encore plus loin son illusion jusqu'à ce qu'elle inflige des dégâts non plus imaginaires mais bien réels. Les connaissances de Kin ne consistaient jusque là qu'à faire croire à sa cible qu'elle souffrait. Il ne s'agissait rien de plus qu'un subterfuge. Mais cette nouvelle technique allait bien plus loin en faisant réellement ressentir la douleur imaginée par l'auteur. Son objectif était de réaliser la technique qu'elle connaissait déjà et de la pousser jusqu'à ce que les souffrances deviennent réalité.

Kin plongea son regard dans celui du molosse. Son regard perdu fut facilement pénétrable. Elle s'introduisit directement dans son esprit et y déploya une dose de chakra suffisante pour activé la partie du cerveau responsable de la douleur. Le chien s'effondra immédiatement au sol. Ses pattes arrières furent prises de violents spasmes. Mais cette douleur n'était qu'illusion, Kin le savait. Il lui fallait traverser la frontière du réel. C'était comme si un mur infranchissable s'érigeait entre elle et son objectif.
Son front se perla de transpiration. L'effort était intense et plus elle préserverait, plus elle progressait. Le mur était franchissable, elle en était persuadée... Mais, elle dut lâcher son emprise de l'esprit de sa cible pour la laisser en vie.

Inopinément, Kin pensa à ses sentiments envers le seigneur Teiretsu. Parfois, ils la faisait souffrir réellement, physiquement. Il fallait qu'elle parvienne à reproduire cela dans sa technique. C'était le défi qu'elle devait relever.

- Tu as autant intérêt que moi à ce que je progresse vite. Murmura-t-elle à l'intention de son cobaye. Je te promet de te ramener chez toi si tu es sage. Finit-elle par dire.

Elle approcha sa main du somment du crâne du chien afin de le caresser mais se ravisa lorsqu'il grogna comme pour lui déconseiller de poursuivre son geste.
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