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 Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous

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MessageSujet: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Dim 16 Fév - 17:53

Depuis quelques temps, une pluie glacée s'abattait sur le village. Le ciel était gris et l'air était froid. Une pâle lumière inondait les rues du village tandis que les températures chutaient inlassablement. Tous les habitants de Kiri se précipitaient chez eux, fuyant l'humidité de l'extérieur.
Chez Kin, l'air était étrangement étouffant et saturé d'humidité. Ses vêtements lui collaient à la peau. Décidant qu'elle n'en pouvait plus, elle s'enfuit dans les rues. A l'extérieur, elle ne remarqua aucun changement. Il faisait toujours aussi froid. C'était comme si le soleil refusait de soulager les habitants et qu'il jugeait bon de les maltraiter un peu. Kin savait à qui elle devait cette météo morne et glacée : au clan Aisu. Où qu'ils décidaient de s'installer, un froid polaire les accompagnait. Mais elle ne ressentait aucune rancoeur envers eux car elle savait que leur présence à Kiri était la volonté du Daimyo. Et elle l'aimait.
Elle souffla un long moment et observa le ciel, une main en visière. La pluie inonda son visage si bien qu'elle dut plisser les yeux pour observer le ciel qui se résumait à une étendue grise à peine entachée d'une vague nébulosité blanchâtre. La jeune fille avait toujours vécue sur l'île de Mage, pourtant elle ne s'était jamais habituée au climat extrême que l'archipel offrait.

Le regard hagard, la démarche approximative, Kin se dirigea en direction de l'océan. Sans doute cela la soulagerait-elle un peu d'observer les flots, d'écouter les incessants roulements des vagues et le chant tonitruant des mouettes. A cette idée, elle accéléra le pas, sans vraiment s'en rendre compte. Elle se fraya un chemin au travers des rues. Au détour d'un bâtiment elle remarqua une jeune fille plutôt jolie à l'air délicat. Elle se protégeait de la bruine à l'aide des manches de son kimono. Ses longs cheveux auburn dansaient au gré des vagues du vent. Kin envia sa beauté un instant puis quelqu'un la bouscula. Elle pivota sur elle même et repéra un jeune homme à l'air pressé. Déjà sa silhouette se fondait dans le rideau de pluie, au loin.

- Enfoiré. Scanda-t-elle le poing tendu vers le ciel.

Personne ne lui prêta attention. Peut-être excusèrent-ils son langage, qu'ils mirent sur le dos de la météo ou peut-être étaient-ils trop occupé à trouver eux-mêmes un abris. Où qu'elle portât son regard, Kin ne vit que des visages usés et trempés. Mais en réalité, tous le monde étaient habitué au comportement parfois grossier des ninjas. Bien sûr ils n'étaient pas tous à mettre dans le même panier mais souvent, ils avaient une conduite que l'on pouvait qualifier de sauvage. Après tout, ils n'étaient, pour la plupart, que des mercenaires. D'ailleurs, certains n'étaient pas ravis de faire partie de l'armée de Kiri. Cela n'était pas le cas de Kin qui était plus qu'heureuse de servir son village et son pays au nom du seigneur Teiretsu. Elle avait déjà entendu parler de cas d'insubordination. Mais à chaque fois qu'un tel comportement avait été observé, une punition exemplaire avait été donnée. Mine de rien, Kiri était une machine plutôt rodée bien que récente.

D'un air renfrogné, Kin reprit sa route. Ses cheveux trempés lui collaient au visage. Décidément, sa journée commençait mal. Mais après quelques minutes de marche, elle aperçut l'océan. La pluie ridait la surface de l'eau, parant les flots de cercles éphémères. Un groupe de mouettes exécutait un ballet complexe haut dans le ciel. Leur chant entêtant envahissait les lieux et les plongeait dans une ambiance tranquille et exotique. Ce fut comme si Kin oubliait tous ses maux. Un sourire calme et détendu apparut sur ses lèvres, le même que celui qu'elle arborait lorsque ses pensées se tournaient vers l'homme de sa vie : Jiri Teirestu.

Soudain, elle remarqua la présence d'un imposant rocher sur la plage, qu'elle n'avait jamais remarqué. Après l'avoir étudié attentivement de sa vue perçante, Kin compris qu'il ne s'agissait pas d'un rocher mais bien d'une baleine échouée. Ce devait plutôt être un baleineau car il ne mesurait qu'une dizaine de mètres. L'échouage était sans aucun doute récent car on ne sentait pas l'odeur putride des gaz s'échappants du corps en décomposition. Malgré tout, ce genre d'événement était rare et était considéré comme un mauvais présage. Pourtant, quelques artisans venaient braver la malédiction et récupérer les restes du cétacé afin de les utiliser comme matière première. Cela leur servirait ensuite à fabriquer toutes sortes de choses. La chaire était consommée, les os servaient d'outils, on récupérait aussi le cuir et la graisse de l'animal afin de concevoir des cordages, des produits cosmétiques ou pharmaceutiques.
Kin observa un instant le ballet complexe et morbide des artisans. Ils picoraient la carcasse du baleineau de manière organisé, à la manière des corbeaux qui faisaient leur festin d'un quelconque cadavre. C'était fascinant. Pourtant, un étrange pressentiment s'empara de son esprit. Bien qu'elle ne crût en aucun dieu, elle préféra détourner son regard du spectacle qu'offrait les dépeceurs.
Ses pas la menèrent jusqu'à la plage Hakuchou. Kin retira ses sandales afin de sentir le sable fin sous ses pieds. Mais la pluie avait tellement imprégnée le sol de la plage que cela fut désagréable. Un bruit de succion accompagnait chacune de ses foulées. Un peu plus loin, au large, elle aperçut un amas de rochers qui faisait d'avantage penser à un îlot. La marée étant haute, il était impossible de s'y rendre sans nager. Mais lorsqu'elle était basse, nombreux étaient ceux qui s'y rendaient afin de s'entraîner à l'abris des regards. Kin pour sa part ne s'y était jamais rendu.

Finalement, elle se perdit dans la contemplation de l'infinité de la mer. Que c'était bon de s'oublier un instant et de se trouver simplement spectateur de quelque chose de plus grand, de plus beau que soi. C'était comme lorsqu'elle pensait au seigneur Teiretsu. Elle ne voyait plus que lui et sa magnificence. Il n'était plus question d'elle même et de sa misérable existence de ninja. Soudainement, une silhouette apparut dans le champ de vision de Kin. Cette intrusion floua ses pensées et elle perdit le fil de sa réflexion. Elle se concentra sur cette silhouette et constata qu'il s'agissait d'un jeune homme. Il était plutôt beau garçon, ses traits étaient fins et agréables à l'oeil. Il s'approchait d'elle d'un pas d'une élégante lenteur. De l'extrémité de ses doigts pendaient des petites poupées. Fait étrange, il les fixait, comme s'il s'attendait à les voir prendre vie. Kin était fascinée par cet inconnu qui semblait compliqué au possible et plus tordu, si cela était envisageable, qu'elle même.

Comme si un éclair avait frappé son crâne, elle constata avec stupéfaction qu'il ressemblait étrangement à l'élève d'Itami no Kenji, le Yamanaka qu'elle avait torturé pour le bien de son entraînement. Peut-être était-ils cousins... Ce n'était pas tant qu'ils étaient d'identiques répliques de par leur physique, mais plutôt qu'ils possédaient un air commun. En tout cas, une aura étrange entourait le jeune inconnu et il s'agissait de la même que celle qui entourait l'élève du chercheur. Un frisson fugace parcourut le dos de Kin.

- Hey toi ! L'apostropha-t-elle avec vigueur.

Kin n'était pas certaine de ce qu'elle attendait de cet inconnu mais elle était au moins sûre qu'il l'intriguait.


Dernière édition par Oren Koji le Jeu 19 Juin - 16:51, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Lun 17 Fév - 23:10



Len était assis sous un porche, il regardait l’eau devant lui s’écouler en un mince filet régulier en avalant lentement la fumée opaque qu’il aspirait de l’embout en bois massif de sa pipe. Le froid amplifiait l’effet si bien que les passants qui le regardaient ne pouvaient discerner qu’une silhouette derrière l’amas de fumée qu’il recrachait. Quelques personnes lançaient des regards curieux vers le porche, d’autres se bouchaient le nez en passant devant. L’odeur était forte il est vrai, âpre, aussi rustre pour les sens que douce pour l’esprit et chaque bouffée tirait sa conscience au dehors du clapotis de l’eau, au-dessus des pieds qui foulaient le sol à grande vitesse pour s’abriter des éléments capricieux en cette saison.

Il resta là, à contempler la rue qui menait au port de longues minutes. Kiri était déjà un village cosmopolite, avec ses femmes un peu bourgeoise, épouses de riches marchands de passage, qui pressaient le pied suivit pas des serviteurs tentant tant bien que mal de les protéger de la pluie, les charpentiers qui couraient planche à la main pour tenter de sauver le bois qui pouvait encore l’être, et les nouveaux combattants venus rallier les force de Jiri. La population venait de tout l’archipel et Len n’avait pas souvenir d’avoir vu autant de tribus réunis dans un petit périmètre sans se faire la guerre. Le rêve d’un pays unifié qui faisait rire il y quelques années la majorité des habitants de l’archipel prenait véritablement forme.

Len inspira lentement,  ses poupées bien au chaud dans sa paume, il  était en train de savourer ce moment de sérénité quand un mercenaire vint rompre le calme qui l’entourait.  Il brava le nuage de fumée et se pencha discrètement vers le Yamanaka :

[Mercenaire] ¬- Eh ! Tu serais pas un membre des Yamanaka ? tu veux te faire des ryos facile ? il me faudrait votre mixture qui empêche les rêves, je te les achète à bon prix. Pas de trace de la vente, c’est pour un riche du continent.
Le regard de Len n’avait pas cillé, tout portait à croire qu’il ne c’était même pas rendu compte de la présence de l’homme. Pourtant, après quelques secondes, sans bouger la tête, et le regard perdu, il ouvrit la bouche :
[Len]- Quand bientôt le monde intermédiaire du rêve m’apparaitra, je renoncerais au sommeil de l’illusion qui ressemble à un cadavre…
[Mercenaire]- Quoi ? t’as rien compris ou quoi ? je te propose 50ryos rien que pour toi en plus du prix normale, bon allez 70 !
Mais Len n’écoutait pas, il ne c’était même pas arrêter et sans une once de considération continua son monologue :
[Len]- …en toute conscience, inébranlable, je ferais l’expérience de la réalité.
[Mercenaire]- Bon ben je me casse ! tant pis pour toi, mon gars !
[Len]- Conscient de rêver je prendrais plaisir à ces changements  qui seront pour moi la claire lumière. Acheva Len dans un souffle, le regard fixe, le visage impassible.

Apres avoir fini sa pipe, il se leva, la nettoya avec précaution et commença à marcher sans véritable but goutant l’eau et le vent avec délectation.  Makoto s’était levé après la conversation avec le mercenaire et ruminait dans le tissu. Quelques secondes plus tard, les poupées s’agitèrent et Makoto se leva et pointa l’extrémité de son voile d’un air accusateur vers Len
[Makoto]- …avec tous ces blablas, on ne fout rien depuis des jours, tu avais une occasion de pimenter le quotidien !
[Himi]- L a raison de respecter les préceptes ! allons-nous balader ! vers la plage oh oui ! ca va nous changer. dit Himi en riant
[Makoto]- Allons-nous balader ! Caricatura Makoto, qu’est-ce qu’elle est chiante, elle atteint presque la cheville de Tenchi qui chiale tout le temps, celui-ci ne put réprimer un sanglot et alla se réfugier contre les doigts de Len, et de l’autre fiotte qui veut qu’on se cache comme un Aisu au bon vieux temps !
[Pakkun]-  Je veux qu’on vive moi ! répondit Pakkun offensé, je ne suis pas un animal qui obéit à ses pulsions !
[Makoto]- Ouais enfin le plus cool de la bande après moi c’est Sena dit Makoto en se tournant vers la poupée à la bouche cousue, tu es d’accord avec moi pauvre con ?
[Sena]-
[Makoto]-  vous voyez ! S’écria-t-il après quelques secondes, le plus cool je vous dis!

La discussion continua tout le long du chemin vers la plage Hokuchou. Le profil des discussions était le même presque tout le temps, Makoto le moqueur contre tous les autres. Len ne voulait pas prendre partis, c’est pourquoi dans ces cas-là il les laissait s’insulter, et la pensée que la même entité composait ces êtres lui donnait un certains vertige en même temps que le sourire aux lèvres.

La vue de la mer, des vagues déchainées et le souffle du vent calmèrent les poupées qui s’assirent sur la main de Len en silence. Le temps avait beau être exécrable, c’était le temps des sensations fortes en mer, Len s’imaginait escaladant les montagnes d’eau et les redescendant dans une impression de chute libre, les mains bien agrippées sur le gouvernail. La mer lui manquait plus que tout, lui qui n’avait pas levé une ancre depuis son arrivée se sentait un peu comme amputé d’une partie de sa vie. Construire un bateau allait être chère, mais il ne pouvait se résoudre à vivre sur terre à jamais, sa destinée appartenait au large et c’était là-bas qu’il serait le plus utile aux forces de l’eau.

Le vent redoubla d’intensité au grand bonheur des poupées qui dansaient aux rythmes des rafales, Len les regardait amusé quand il entendit une voix douce mais autoritaire près de lui.
Il leva les yeux, il faisait toujours attention à son environnement, mais cette fois-ci absorbé par la chorégraphie de son Sei il n’avait même pas vu la jeune femme qui se tenait devant lui.

[Pakkun]- Elle va croire qu’on voulait l’agresser ! dit Pakkun d’une voix craintive.
[Makoto]- Ferme-là! vas-y L ou j’y vais moi! Elle m’a l’air mignonne! interrompit Makoto qui essayait de se défaire du fil qui le rattachait au doigt du Yamanaka.

Len n’y prit pas garde et observa la jeune fille qui se tenait devant lui. Elle portait un kimono assez raffiné violet pâle qui s’accordait parfaitement à son teint de porcelaine. La pluie avait collé le tissu à sa peau révélant un corps menu, mais qui ne laissait sûrement pas la gente masculine indifférente. Ses yeux châtains semblaient révéler quelque chose de différent.
Son mentor lui avait parlé de certaine personne qui laissaient leurs consciences voguer vers leurs êtres,  des personnes pour qui le poids du regard du monde pesait mois lourd, et dont la naturelle légèreté sautait aux yeux et aux cœurs des gens.  Elle lui avait dit qu’il reconnaitrait ce genre de personne, ceux qui ne pouvaient réprimer ce qu’ils étaient, par leur regard et leur attitude.

Il s’approcha d’elle sans accélérer le pas et leva la tête pour la regarder dans les yeux lorsqu’ils furent à quelque mètre. Il s’inclina légèrement sans la quitté du regard, une flamme indomptable semblait habiter la jeune fille, et ses yeux malicieux qui brillait ne faisait qu’accentuer son charme. Son attitude joyeuse et pleine d’entrain contrastait avec l’atmosphère pesante du village. Gardant la contenance qu’imposait le nom qu’il portait Len prit la parole :

[Len]- Je suis Len Yamanaka, du clan Yamanaka.
[Himi]- Elle a l’air sympa.
[Makoto]- Vas-y  L dit quelque chose d'autre!
[Pakkun]- Mais rien d’agressif hein?!
Len essayait tant bien que mal de faire abstraction des poupées qui l’encourageaient. C’était la première personne  de son âge qui lui adressait la parole.
[Len]- Tu m’as appelé, je t’écoute.  Je suis nouveau ici, et du coup je faisais un tour du village, bien que tout seul, j’ai l’impression de m’être perdu.
[Makoto]- Bah oui! Alors-là on a touché le fond niveau répartit ! s’exclama Makoto.
[Pakkun]- mais non, il espère sans doute qu’elle lui fera faire le tour du village si elle ne voulait rien de très intéressant, c’est ce qu’on appelle la finesse mon ami, mais à part dans la médisance, tu n’en as aucune.

Len garda son attitude calme et maitrisée, mais il bouillonnait, il avait hâte de voir ce que cette demoiselle lui voulait et surtout, il voulait apprendre à la connaitre un peu plus. Voir d’où venait cette lueur qui le troublait tant.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mar 18 Fév - 17:37

Le jeune homme se présenta poliment. Kin ne put réprimer un sourire, elle avait vu juste, il s'agissait bien d'un Yamanaka. Elle ne savait pas grand chose concernant ce mystérieux clan, si ce n'était qu'il était mystérieux... Cette règle semblait s'appliquer à tous ses membres car Len était comme enrobé de secrets. C'était comme si son enveloppe ne révélait pas l'ensemble de ce qu'il était, comme si un voile impénétrable empêchait toute intrusion venant de l'extérieur. Elle avait bien croisé l'un d'eux lors de son entraînement avec Itami no Kenji, mais elle n'avait pas appris grand chose, ni à propos de lui, ni à propos de son clan. Toutefois, elle avait remarqué qu'il était doté d'une grande résistance. Elle se demanda si Len était du même acabit. Peut-être aurait-elle l'occasion de le constater par elle même...

- Je suis enchantée de faire ta connaissance Len Yamanaka. Je suis Kin Udono. Dit-elle sur un ton ironique en exécutant une courbette moqueuse.

La jeune femme avait toujours considéré les deux grands clans de Kiri comme prétentieux et sur-considérés, bien qu'utiles. Ce salut était sa manière de montrer son respect tout en se moquant subtilement à leur dépend. Malgré tout, elle redoutait les pouvoirs héréditaires de ces personnes. Un frisson parcourut son échine lorsqu'elle s'imagina de quoi Len était capable. Nombreuses étaient les rumeurs qui circulaient à propos de leurs pouvoirs extraordinaires. Et si ceux des Aisu étaient de notoriété publique, ceux des Yamanaka étaient bien plus insondables et teintés de mysticisme.
Len lui fit remarquer qu'elle l'avait interpeller. Sa voix était calme et il était impossible de déceler la moindre émotion dans son discours. Il attendait qu'elle lui dise ce qu'elle attendait de lui. Ne sachant que dire, elle désigna les poupées dans sa main d'un mouvement de la tête.

- Tu n'as plus l'âge de jouer à la poupée... Murmura-t-elle en se mordillant les lèvres.

Elle accompagna ses paroles d'un rire contrôlé et mélodieux qui aurait put passer pour moqueur si l'on ne connaissait pas la jeune femme.
En vérité, elle ne savait pas vraiment quoi dire à Len. Il avait piqué sa curiosité et ne voulant pas passer à côté de l'occasion d'illuminer sa journée elle l'avait aborder. Certes, sa méthode manquait cruellement d'élégance, mais c'était la seule qu'elle connaissait. Cela expliquait sans doute pourquoi elle n'avait pas d'amis. Bien sur, elle avait sympathisé avec le chercheur en genjutsu Itami no Kenji. Mais on ne pouvait donner l'appellation d'amitié à leur relation, qui était uniquement basée sur la souffrance et la domination. Kin était folle, mais tout de même... Elle avait également fait la connaissance d'un jeune homme, Matsuo, mais devant son mutisme, elle perdit patience, le trouva tout sauf drôle et tourna les talons.

Son regard indiscret était fixé sur la main de Len et sur ses petites poupées. Quelque chose chez ces petits bouts de chiffons la troublait au plus haut point sans qu'elle ne sache exactement pourquoi. Elle se demandait à quoi elles pouvaient bien servir à un ninja tel que Len. Finalement, elle chassa cette réflexion de son esprit en secouant légèrement la tête. Par ce mouvement, presque canin, elle projeta sur Len, une multitude de gouttes d'eau. Puis, elle décida qu'il était sans doute atteint d'un quelconque syndrome qui l'empêchait de se socialiser. Cela lui plut et la fit rire, redoublant ainsi son intérêt pour lui.

- Alors tu es nouveau ?! Dit-elle doucement, comme attendrie. Tu t'habitueras rapidement à Kiri, c'est un endroit merveilleux ! Continua-t-elle en désignant l'amas de bâtiments derrière elle. Et c'est ton jour de chance, je connais le village comme ma poche. Je serais ton guide. Conclua-t-elle sans laisser le choix au principal intéressé.

N'importe qui haïrait le village mais pas Kin. Elle se plaisait à vivre dans l'ambiance agressive et dangereuse des rues, à se fondre dans la masse des ninjas sans pitié. Elle se sentait chez elle. La haine et la violence ne la gênaient pas, au contraire, et elle se contentait de poursuivre sa route, à sa façon. En fait, sa folie la préservait de l'âpreté du réel. Et puis, Jiri Teiretsu était le fondateur de Kiri et en cela, elle ne pouvait faire autrement que de s'y plaire.
Elle était heureuse de pouvoir partager son amour pour Kiri avec quelqu'un. Faire visiter son foyer à un nouveau venu l'enchantait. Elle allait partager avec lui ses endroits préférés, ceux qu'il fallait éviter la nuit tombée...
Soudain, une odeur âpre parvint jusqu'aux narines de Kin, lui faisant perdre le fil de ses pensées. Cette odeur lui était familière. La mine renfrognée, elle tenta en vain de trouver d'où pouvait bien parvenir ce parfum étrange de fumée. Elle s'approcha subtilement de Len et commença à le renifler sans se rendre compte de la discourtoisie de son geste.

- C'est quoi cette odeur ? Demanda-t-elle d'un air curieux.

Au même moment, une détonation retentit, suivit d'un flash aveuglant. Le ciel se fendit d'un éclair à l'éclat bleuté. La pluie redoubla d'intensité, inondant le sable sous leurs pieds et achevant d'imprégner chaque parcelles du kimono de Kin. Une rafale de vent accompagna le déluge faisant danser la longue natte de la jeune femme. Malgré tout, elle riait comme une gamine, les yeux rivés vers le ciel uniformément gris. L'idée de se mettre à l'abris ne traversa pas son esprit. Elle n'était pas forcement heureuse d'être trempée jusqu'aux os mais plutôt de ne pas l'être toute seule.

Un homme courrait sur plage. C'était l'un des artisans que la jeune femme avait vu dépecer le baleineau. Il était bien bâti et de grande taille. Ses longs cheveux noirs étaient noués en un chignon au sommet de son crâne tandis qu'un manteau, trempé, enveloppait son épaisse silhouette. Ses bras étaient chargés de ce qu'il était parvenu à récupérer sur la carcasse du cétacé. Selon toute logique, il était à la recherche d'un abris. Il dévisagea Len et Kin au moment de les croiser. Il semblait se demander ce que pouvait bien faire deux gamins, seuls sous une pluie battante.

- Rentrez chez vous ! Dit-il à leur encontre.

Kin le dévisagea puis observa sa silhouette se fondre dans le lointain. Elle tourna ensuite son regard sur Len. Ses yeux perçants d'un vert très clair la déroutèrent. Il semblait ailleurs, comme replié en lui même. Bien que trempé, c'était comme si ce qui se passait à l'extérieur ne le préoccupait pas. Malgré elle, posa sur lui un sourire bienveillant et protecteur, comme un deuxième mur qui le protégeait des assauts extérieurs.


Dernière édition par Kin Udono le Jeu 20 Fév - 21:56, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 19 Fév - 3:44

[Homme]- Rentrez chez vous ! Dit-il à leur encontre.
[Makoto]- On rentre pas! on va chez ta sœur après ! et j’espère qu’elle a le même chignon que toi ! cria Makoto vers l’homme qui s’éloignait déjà.

Len profitait de ce moment, le vent soufflait sur la jeune fille et son sourire éclairait le ciel gris de cette joie si pure, naïve, presque utopique qui s’exprimait, de ses lèvres jusqu’au bout de ses bras. La vie, le monde semblait être un cadeau à ses yeux, une expérience mystique. La mixture que fumait Len maintenant accentuait l’influence de son Sei sur lui, il se renfermait sur lui-même et la méditation était bien plus aisée. Il n’avait pas prévu de croiser quelqu’un,  de vivre des moments qu’il voulait apprécier avec toute sa conscience et regrettait à présent la pause sous le porche.

[Makoto]- T’as vu elle nous a pris pour des poupées…
[Sena]- …
[Himi]- Ben oui mais elle a l’air joyeuse, ça fait toujours du bien la joie de vivre !
[Makoto]- Ben pour ça on t’a déjà! T’es tellement heureuse tout le temps, que ça en devient déprimant! je te jure, tu me stresse! Tu m’oppresse! Arrête de voir tout en rose parce qu’un jour tu vas nous faire crever, rappelle-toi le coup de l’ami de la forêt!
[Pakkun]- Je dois dire chère Himi, dit Pakkun en s’inclinant vers la poupée joyeuse,  je n’aurais pas usé du légendaire tact de notre ami ici présent mais dans le fond, sa réflexion est assez juste…
[Tenchi]- Alors on va mourir ? demanda Tenchi qui était sur le point de s’effondrer en larmes.
[Makoto]- Je demande un vote ! Pour que Himi se taise à jamais ! Pakkun est avec moi, Sena ?
[Sena]- …
[Makoto]- Ça fait deux, Tenchi tu veux crever ? Pour un déprimé comme toi ça devrait te soulager non ? ca fait donc trois contre deux ! Himi ! Dorénavant, tu te tais !
[Himi]- Non c’est toi ! Tu parles tout le temps ! J’ai le droit de parler aussi !
[Makoto]- C’est le vote ma chère nous cohabitons sur cette main ! il y a des lois ! D’ailleurs je me nomme…
[Len]- Taisez-vous ! les interrompit Len ! Comment voulez-vous que j’ai une vie sociale avec vous ! J’ai hâte de pouvoir vous contrôlez parfaitement pour vous faire taire quand j’en ai envie !
[Makoto]- Essai-donc, et je te parle quand tu te soulages. répliqua ironiquement Makoto.

Ils se mirent à marcher vers le village, Len connaissait bien-sûr déjà les rues de Kiri, il passait ses après-midi à chercher un endroit ou la communion avec son Sei serait la plus facile. Il avait visité beaucoup de lieux mais rien ne valait les falaises de Nagumo. Ces murs de pierre si énorme, qu’aux bords de leurs précipices, l’on se sentait porter uniquement par le vent, avec pour seul horizon, l’océan. La nature dans ce qu’elle offrait de plus pure à Len. La mer aussi créait cette sensation dans l’esprit du Yamanaka, le gonflement de la voile, comme une extension de son propre corps, modelé par le vent, le poussait comme le premier souffle du monde. Loin de les dompter, Len considérait le vent comme son ami, son aide, celui qui l’avait guidé toute sa vie.
La pluie commençait à s’estomper, le climat était rapidement changeant sur l’archipel, le froid, lui, restait quoi qu’il arrive,  c’était le poids de la cohabitation avec la tribu maudite. Len avait appris à effacer les préjugés de son ancienne vie, il ne craignait plus les Aisu et compatissait à leur sort. Cependant leur attitude aux combats montraient une froide violence,  une violence que Len n’acceptait que difficilement. Comment un peuple qui avait tant souffert pouvait montrer si peu de pitié aux combats ? Se rappelaient-ils qui ils étaient ? Ce que leurs ancêtres avaient subis ne comptait pas pour Len, un homme devait d’abord se trouver, se connaitre, avant de pouvoir clamer l’identité plus large d’un clan. Il se rappela subitement une soirée avec son mentor, alors qu’il était en plein apprentissage aux plus profonds de la forêt.  Alors que les souvenirs lui apparaissaient à l’esprit, les poupées, en  le regardant, se mirent à parler à l’unisson :

-Qui tu es, c’est à toi de le chercher. Loin, au-dessus de la conscience, le miroir spirituel de la pensée réfléchit ton Moi. Mais qui est alors celui-là même qui pense ton Moi ? Nous sommes tous fruit d’une dualité que la plupart ignore ou bafoue. Notre clan a choisis d’embrasser la voie égoïste de la recherche aux tréfonds de l’Être. Un Yamanaka puissant est avant tout un être un accord avec son Moi. Ce que je te dis est mon point de vue, ma réponse à ma quête, si tu as compris mon discours, cela n’aura donc aucune valeur pour toi. Jette-le ! Efface toutes les lignes que le monde extérieur  te tend, la vérité est illusion, mais l’illusion est la vérité, ne cherche pas à devenir quelqu’un, deviens ce que tu es!

Len reprit ses esprits, il avait presque oublié où il se trouvait, l’effet commençait enfin à s’estomper, et le réel perdait cette teinte si particulière. Les poupées se calmèrent jusqu’à demeurer inerte, seulement porter par le vent. Ces moments étaient rares, il se devait de profiter d’un répit pour communiquer normalement avec Kin. Len se retourna vers celle-ci. Elle marchait toujours à ses côtés, arborant un sourire, ses yeux châtains d’une chaleur intense fixée dans les siens. Sans être moqueur, on comprenait que le comportement du Yamanaka intriguait la jeune shinobi. Lui savait que le comportement d’un Yamanaka se devait d’être irréprochable en présence d’étrangers au clan, mais qu’il n’était pas interdit de communiquer avec son Sei puisque personne ne pouvait les entendre. Et puis, la plupart les prenaient pour des fous qui entendaient des voix, au plus grand bonheur du clan.

[Len]- Excuses-moi je dois paraître un peu étrange, mais ça va mieux, je ne sais pas si tu connais mon clan, nous somme originaire de Nagumo une île magnifique, enfin chez nous au nord,  le sud ressemble plus à un champ de bataille à perte de vue. Ces « poupées » sont le fruit de mon apprentissage, elles sellent mon lien avec mon Sei, c’est lui qui les a choisi, le tissu qui les composent appartenait à des personne qui…ont marqué ma vie.  Le Sei est une sorte d’esprit qui nous parle et nous guide. Un Sei est attaché à un Yamanaka à chaque naissance. Nous avons tous un Sei différent, le mien communique au travers de ses poupées.  Voilà pourquoi ce n’est pas que des vulgaires bouts de tissus, d’ailleurs tu aurais dû entendre ce qu’elles t’ont répondu!

Il lui sourit pour la première fois, il ne savait même pas si il avait le droit de parler de son clan comme cela à des étranger mais Len ne se sentait pas en présence d’une étrangère, la sensation était étrange, il sentait qu’il pouvait lui faire confiance, c’était comme si il l’avait toujours connu et qu’il se retrouvait après un long moment. Il ne sentait aucune gêne auprès d’elle et la démarche joyeuse et dansante de Kin était une preuve pour lui qu’elle était aussi à l’aise en sa compagnie. Aucun artifice ne venait gâcher leur marche, le silence même n’était pas froid et lourd, ils l’appréciaient à deux. Len remarque soudain deux ombres au loin, la pluie rendait la visibilité pénible mais Len cru distinguer un combat entre les deux silhouettes.

La plus petite bougeait rapidement, tandis que la plus grande silhouette ne faisait pas un mouvement. Il regarda brièvement Kin et s’avança vers les deux ombres. Plus il s’approchait, plus le combat lui semblait surréaliste, la petite ombre assénait un nombre incalculable de coups qui provoquaient un bruit sourd mais le colosse ne semblait pas s’effondrer, il tenait comme un roc dans le sol. Quand il put enfin distinguer clairement la scène, ses poupées étaient déjà pliées en deux et riaient à s’en déchirer les coutures.

Le colosse était en fait un mannequin grossier fait de planche de bois, et la petite ombre était une jeune femme à l’allure athlétique, son corps semblait se mouvoir naturellement autour du mannequin, son regard ne lâchait pas sa cible des yeux. Dans un cri puissant elle envoya une série de poing et de pied sur le centre de la planche, le dernier coup, d’une puissance redoutable, expulsa la planche qui vola vers les pieds de Len.

[Pakkun]- Pourquoi nous mets-tu toujours dans des situations délicates ?
[Makoto]- Haha ! Mais il y a de la gonzesse aujourd’hui ! L ! Dispensé de méditation !
[Len]- Ah ! Mon répit n’aura pas duré longtemps. répondu Len à son Sei.

Reprenant les attitudes distantes du clan, il se présenta à la jeune femme qu’ils avaient dérangée.
[Len]- Bonjour, j’ai cru que c’était un combat de loin excuses-nous si l’on te dérange, je m’appelle Len Yamanaka et voici Kin Udono.

Len était un peu tendu, après des semaines mornes, tout avait changé en quelques heures. Il le savait, il se souviendrait de cette journée toute sa vie.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 19 Fév - 12:59

Cela ne faisait que quelques jours que Mitsuki était arrivée au village, et pourtant elle avait déjà décidé de montrer ce dont elle était capable. On lui avait dit qu’elle avait le niveau d’une Aspirante… On lui avait dit qu’on ne l’autoriserait à quitter le village que lorsqu’elle serait plus forte, qu’elle serait en mesure de se débrouiller par elle-même, que lorsqu’elle serait une Genin. N’avait-elle pas survécu, seule, dans la nature, jusqu’à ce qu’elle entende parler de Kiri ? Et de quelle droit jugeait ont ses compétences… ?

Certes, elle ne savait encore que peu se battre, ne maîtrisait pas vraiment de techniques de combats, ne ferait sans doute pas le poids face à l’un de ces shinobis aux pouvoirs extraordinaires, mais elle savait se débrouiller pour survivre en pleine nature, s’il le fallait vraiment. Mais puisqu’elle avait à présent intégrée Kiri, elle devait se plier aux règles… Ainsi, avait elle décidée de leur montrer de quoi elle était capable. Qu’elle devrait déjà être une Genin, au moins, et qu’ils l’avaient simplement sous-estimée. Et une fois qu’elle aurait l’autorisation de sortir de ce village, sa quête pourrait enfin reprendre.

Car là était la seule chose qui importait réellement au fonds. Qu’elle soit Genin, Aspirante, ou autre chose, cela n’avait au fond aucune importance. Pas plus que le fait qu’ils la disent incapable de survivre seule. Non, cela n’avait véritablement aucune espèce d’importance. Elle devait simplement leur montrer de quoi elle était capable afin d’avoir l’autorisation de sortir du village.

Mais, même si elle avait pu sortir, elle n’aurait pas su par où commencer. Elle n’avait toujours aucune piste. Elle avait bien essayé de trouver une piste au sein du village, après son arrivé, d’écouter les rumeurs, les discussions, mais rien de concret. Alors, tant qu’à ne pas savoir où chercher, autant profiter du temps qu’elle avait afin de s’endurcir. Si sa mère était toujours en vie, et en danger, elle devrait être assez forte pour la secourir.

C’est ainsi qu’elle avait passé ses premières journées à courir, sur la plage, dans les rues, à s’arrêter parfois pour écouter ce qu’il se disait, avant de repartir. Parfois elle s’arrêtait pour s'entraîner et donner quelques coups sur de vieux bouts de bois ressemblant vaguement à des mannequins d'entraînement. La course entraînait son endurance, la préparait pour les leçons et épreuves à venir.

Qu’il pleuve, ou… Qu’il pleuve, car c’était ce qui semblait composer l’essentiel des journées de Kiri, elle n’hésitait jamais à sortir pour faire ses exercices. Ainsi, comme chaque matin, ce jour là, elle s’était levée à l’aube, avait enfilé ses vêtements et avalés quelques bricoles, avant de s’échauffer et de se mettre en route pour son footing de la journée.

- Et gamine ! Tu devrais rentrer chez toi ! Tu vas attraper la mort ! Lui crièrent quelques villageois sur son chemin, mais elle n’y prêta pas attention.
La pluie ne la gênait pas réellement, et une véritable combattante n’allait pas fuir pour une petite pluie de toute manière.

Courir avait aussi une autre utilité. Cela lui permettait de se ressourcer dans la seule chose qu’il lui restait réellement : Ses souvenirs. La course lui permettait de se vider l’esprit et de se remémorer l’ancien temps, où elle était entraînée par son père, où elle vivait avec sa mère, où elle était “heureuse”, si l’ont pouvait appeler cela ainsi. C’était toujours mieux que ce qu’elle avait vécu par la suite… Rien qu’a y repenser, elle sentait la colère monter en elle. Son passé la hantait.

Arrêtant sa course au beau milieu de rues encore en construction, elle se mit à ramasser quelques planches de bois et morceaux de corde, les assemblant en une espèce de grotesque mannequin d'entraînement. Ce n’était pas fameux, mais pour ce qu’elle comptait en faire, cela suffirait largement.

Sans attendre d’avantage, elle le planta dans un coin et se mit à le frapper. La course lui permettait de se replonger dans ses souvenirs, mais les entraînements plus… martiaux lui permettait de se défouler lorsque ses souvenirs devenaient trop douloureux, et cela lui faisait un bien fou.

Elle le roua de coups de pieds, de poing, s’imaginant qu’il s’agissait des ordures qui lui avaient enlevés sa famille. Oui, le destin que lui reservait sa famille ne lui convenait pas, elle ne l’avait pas choisi, mais ce n’est pas pour autant qu’elle avait souhaité les voir mourir ainsi. L’image de son père se faisant tuer lui revint en mémoire alors que son poing s'abattit sur le mannequin, lui arrachant arrachant l’un de ses “bras”.

Un coup de pied vint achever la pitoyable imitation d’humain, qui s’envola un peu plus loin. Essoufflée, elle suivit sa trajectoire du regard et la vit atterrir au pied d’un homme à l’aspect pour le moins étrange, ou du moins, singulière. Ce qui attira le plus l’attention de la jeune femme était des espèces de poupées qui semblaient être accrochées à ses doigts, cependant, elle reporta vite son attention vers la seconde personne aux côtés du jeune homme.

Il s’agissait d’une jeune femme qui devait avoir à peu prêt son âge, mais elle avait quelque chose de spécial dans le regard, comme si… Comme si elle était capable des pires choses comme des meilleures. Cela troubla quelques instants Mitsuki.

Alors que le jeune homme commença à faire les présentations, Mitsuki se frottait un peu les poings. Maintenant que l’adrénaline et l’excitation du combat étaient retombées, elle commençait à ressentir le contrecoup de son entraînement. Ses mains montraient de multiples écorchures, ses pieds, bien qu’un peu mieux protégées, n’étaient pas dans un meilleure état. Mais c’était le prix à payer, et elle n’allait pas montrer une quelconque faiblesse devant deux parfaits étrangers.

- Je suis Mitsuki Ikeda, et vous ne me dérangez pas. J’avais fini, de toute façon… Rétorqua-t’elle en donnant un coup de pied pour écarter les restes du mannequin.

Elle était trempée jusqu’aux os après son footing et son entraînement avec le mannequin, mais cela ne semblait guère la déranger, si l’on exceptait ses cheveux qui venaient, par moment, lui obscure la vue et qu’elle rejetait en arrière d’un geste de la main.

- Désolée si je vous ai inquiétée avec les bruits du combat, je cherchais juste un coin tranquille pour m’entraîner, je ne pensais pas que quelqu’un viendrait par ici, surtout par ce temps. Ajouta-t’elle. Un peu de politesse ne faisait pas de mal après tous, et ne coûtait rien.

Elle espérait juste que ces deux nouveaux arrivants ne la retarderait pas trop dans son entraînements, elle n'avait pas de temps à perdre après tous.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 19 Fév - 20:56

La pluie s'estompa légèrement laissant un peu de répit à Len et Kin. Cette dernière marchait aux côtés du jeune Yamanaka. Ses sandales s'enfonçaient dans le sable détrempé. Cela l'aurait d'ordinaire énervé, mais elle était focalisée sur le jeune homme et sur le mystère qui l'entourait. Dans un élan de confiance, il se confia à Kin et lui adressa un sourire radieux. Il lui en appris un peu sur son clan, sa provenance et ses pratiques. Tout cela lui semblait bien compliquer. Être le membre d'un clan impliquait d'être soumis à des traditions et rites précis. Elle ne sut dire si elle aurait été capable de se plier à tant d'obligations. Silencieusement elle se félicita de ne pas faire partie d'un clan. Il mentionna également ses poupées et son Sei. Elle ignorait de quoi il pouvait bien s'agir exactement. Finalement, elle crut comprendre que Len entendait des voix dans sa tête.

- C'est la même chose pour moi. Dit-elle très sérieusement. Des fois, une voix dans ma tête me commande de tuer la première personne que je croise... Mais la plupart du temps, je n'y prête pas attention. Elle éclata d'un rire sonore au ton joyeux sans pour autant semer le doute quant à la véracité de ses propos.

Soudain, Kin réalisa que Len venait de se confier à elle. Il lui avait révéler des détails que peut-être il ne donnait pas au premier venu. Au premier abord, elle fut gênée puis honorée que quelqu'un puisse lui faire confiance à ce point. C'était la première fois qu'on lui offrait un tel présent. Néanmoins, un sentiment désagréable s'empara d'elle : elle se sentait redevable. Prise au dépourvu, elle chercha dans son esprit ce qu'elle pourrait confier au jeune Yamanaka. La réponse lui parvint, telle une évidence.

- Je ne fait pas partie d'un clan. Mes parents sont morts et j'étais leur seul enfant. Le visage de Kin ne reflétait pas la tristesse des mots qu'elle employait. Son visage irradiait de bonheur. Mais j'ai quelqu'un dans ma vie. Quelqu'un que j'aime plus que tout et c'est pour lui que je suis ici. Son nom est Jiri teiretsu, mais tu sais sans doute de qui il s'agit... Elle acheva sa tirade en un murmure.

Len connaissait sûrement le seigneur Teiretsu. C'était l'homme le plus puissant et le plus connu de l'archipel. Rien que de penser à lui, Kin en avait les yeux brillants d'émotion. Elle demeura muette, ne sachant quels mots employer pour décrire ce sentiment qui consumait son coeur, sa chaire et tout le reste de ce qu'elle était. Elle était à lui éternellement.

Ils marchèrent encore un instant. Un silence religieux les entourait. Ce fut à peine s'ils entendirent les roulements des vagues. En général, le silence était peu apprécié entre deux personnes faisant connaissance mais étrangement ce ne fut pas le cas pour ce drôle de duo. Kin ferma les yeux un instant et se laissa guider par le son quasiment inaudible des pas de Len. Un sourire aux lèvres elle mettait un pied devant l'autre comme si elle marchait sur une mince poutre. Elle ne rouvrit les paupières, par réflexe, que lorsqu'elle entendit un étrange bruit de heurt au loin. Elle constata deux silhouettes rendues floues par le rideau de pluie. Elles semblaient exécuter une étrange danse. En se rapprochant elle compris qu'il s'agissait d'un combat ou plus précisément d'un entraînement. En effet, une jeune fille s'acharnait sur un mannequin fabriqué à partie de chutes de bois. Elle exécutait son balais mortel sans se préoccuper de la bruine.
Soudain, elle poussa un cri et frappa la masse de bois de toutes ses forces. Le mannequin décolla du sol. Kin ne put réprimer un mouvement de recul lorsqu'il vint frapper le sable, aux pieds de Len. Sans plus attendre, celui-ci la salua et se présenta avec politesse, ainsi que Kin, lui épargnant de ce fait de parler pour le moment.
Elle ne savait pas à qui elle avait affaire et ne faisait pas confiance en quelqu'un qui faisait preuve d'autant de force. En réalité, la jeune inconnue l'impressionnait. Elle l'examina d'un regard discret. Elle semblait être de son âge mais de bien meilleure constitution physique. Sa longue crinière noire et trempée retombait élégamment sur ses épaules. Seules quelques mèches dansaient sur son front. Son visage rougit par l'effort était harmonieux et présentait des traits agréables à l'oeil. A contre-coeur, Kin la trouva jolie.
Sans prévenir l'inconnue porta un ultime coup au mannequin de bois, afin de l'écarter et se présenta. Elle s'appelait Mitsuki Ikeda. Kin grava son nom dans son esprit. Puis, comme si elle avait perçu la contrariété de cette dernière, elle s'excusa de les avoir surpris avec le tapage de son entraînement.
Kin fit un mouvement de la tête l'air de dire que ce n'était rien. Elle ne voulait surtout pas paraître impressionné par Mitsuki. De quoi aurait-elle l'air face à Len ? Et puis les rumeurs allaient bon train à Kiri et elle ne voulait pas risquer qu'un tel colportage parvienne aux oreilles du seigneur Teiretsu.

Garder le silence plus longtemps aurait été impoli.

- Tu as l'air de te débrouiller au combat au corps à corps... Avoua-t-elle. Pourtant je ne crois pas t'avoir déjà vu à Kiri. Tu viens d'arriver ? Finit-elle par demandé.

La population, aussi bien civile que militaire, de Kiri était cosmopolite. Les gens provenaient des quatre coins de l'archipel et parfois même du continent. Len, pour sa part était originaire de l'île de Nagumo mais Kin, elle n'avait jamais quitté l'île de Mage. Elle n'avait jamais voyagé et entendre les autres parler de leur lieu d'origine était toujours pour elle un plaisir. C'était comme si ce genre de récit la transportait ailleurs, loin de cet endroit, qu'elle aimait pourtant de tout son coeur.
Kin espérait en apprendre d'avantage sur Mitsuki. D'où provenait-elle ? Faisait-elle partie d'un clan ? Où avait-elle appris à devenir si forte ? Lorsqu'elle posa son regard sur le mannequin, Kin constata qu'il était en pièces. On aurait dit un pantin désarticulé. Des morceaux de bois étaient éparpillés un peu partout. Elle eut la chaire de poule lorsqu'elle imagina ce que les coups de Mitsuki pouvaient faire à une personne faites d'os et de chaire. Elle jeta un bref coup d'oeil vers Len qui semblait toujours aussi absent bien que physiquement présent.

Une rafale de vent souffla sur le trio. Kin fut prise d'un frisson fugace. Son kimono trempé lui collait à la peau et ne la protégeait plus du froid mordant. Les moindres détails de son anatomie étaient offerts aux yeux des deux ninjas mais cela ne la dérangeait pas plus que cela. Elle souffla dans ses mains et se frotta énergiquement les bras dans l'espoir vain de se réchauffer. Bien que superstitieuse, elle ne put s'empêcher de tempêter silencieusement sur les compte des Aisu et de la malédiction glacée qui les suivait où qu'ils aillent.

Kin regarda dans la direction de Mitsuki. Sa silhouette athlétique était la preuve, s'il en fallut, de ce dont elle était capable. Malgré ses craintes, elle se serait volontiers mesurer à la jeune fille. Quel meilleur entraînement que le combat ? Elle désirait progresser et était persuader que Mitsuki l'y aiderait. Tout en se léchant le rebord des lèvres, elle l'observa en tentant, en vain, de percer tous les mystères qui l'entourait.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Jeu 20 Fév - 12:44

La rafale de vent dévoila le corps de Kin, le tissu lui collait à la peau, révélant une lingerie fine et délicate. elle ne semblait en aucun cas gêné d'être à la vue des deux ninja, elle savourait le moment sans le poids des regards. Makoto portait son bout de tissu au dessus de ses yeux comme pour se cacher du soleil et s'exclama :

[Makoto]- Pfiou! Plutôt bien roulée la petite! Bon, ben y'a plus qu'a se faire passer pour Jiri et c'est dans la poche mon gros! Le bourgeois de Pakkun, La prude Himi et compagnie n'auront qu'à aller se coucher, moi, je profiterai du spectacle!

Len n'eut pas le temps de répondre, la pluie c'était calmé, mais le vent soufflait de plus en plus fort et au loin il entendit des cris. Sans un regard l'un vers l'autre, ils se précipitèrent vers le bord de la plage en courant. Mitsuki n'eut aucun mal à les distancer, et quand ils parvinrent enfin auprès de vagues qui s’effondraient avec violence sur le sable, ils eurent le même regard paniqué. un bateau de taille modeste mais qui contenait au moins une dizaine de personne était en très mauvaise posture. Sa coque était fouettée toute parts par la mer déchaînée, et il se dirigeait, poussé par le courant, droit sur un énorme rocher.

ils restèrent quelques secondes sans bouger et sans un mot, muet devant ce spéctacle aussi tragique qu'impressionnant. Soudain, une vague bien plus violent que les autres vint frapper le bois du navire qui ballotta dangereusement alors qu'il passait dans un creux. Deux ombres furent littéralement projetées par dessus bord à la grande horreur de Len.

Mitsuki n'attendit pas plus longtemps, elle bondit avec rapidité vers la mer et sauta au milieu des vagues et de la tempête. Len vit qu'elle se dirigeait vers les deux ombres qui luttaient pour leurs vies dans l'eau. l'action état possible, il n'allait pas laisser ces gens mourir, c'était ce qu'apportait le pays de l'eau, c'était l'essence de Kiri.

il se précipita vers l’amas de rocher qui se trouvait sur leur droite suivit de près par Kin. il sauta de rocher en rocher, les yeux rivés sur le bateau, le capitaine devait être inconscient ou à l'eau, le bateau ne faisait rien pour passer au travers de la tempête, et si il continuait comme cela, il se dirigerait droit vers le fond.

[Len]- Hé! envoyez nous une corde! il faut redresser la barre!
[Matelot]- Quoi? cria un matelot aidé de ses mains. Le vent était fort et le son passait très bien dans un sens, mais les paroles de Len ne semblaient pas parvenir au bateau.
[Pakkun]- On va quand même pas plonger? tu veux nous tuer ou quoi? je savais que ces femme ne nous apporterais que des ennuis!
[Makoto]- Allez L! On y va! un peu d'action ça va pas nous faire de mal! rétorqua Makoto.

Len tenta de faire signe au bateau d'envoyer une corde, il était en train de passer à quelques dizaines de mètre d'eux, le rocher sur lequel il se dirigeait était encore loin mais ils n'auraient pas une seconde chances de monter sur le bateau. Un matelot compris enfin les grands signe du Yamanaka et jeta enfin la corde. Celle-ci atterrit dans la mer et fut ramenée prestement sur le bateau pour la relancer.
L'embarcation avançait a vive allure sur son coté gauche, contraint par le courant d'aller droit à sa propre destruction. Le matelot réessaya une fois encore mais rien n'y faisait la corde semblait trop courte. Mais alors que Len avait perdu tout espoir, une jeune fille qui paraissait, par sa chevelure blanche, être une Aisu, arracha la corde des mains du matelot et y attacha un des bout de bois massif qui jonchaient le sol. Sans attendre elle couru vers l’arrière du bateau, et dans un cri qui résonna sur la plage, la jeta de toute ses forces.
La corde était enfin a porter et Kin s'en saisit avec fermeté, à peine eut-elle le temps de sourire qu'elle fut emporté par la force du bateau et s'envola littéralement vers la mer dans un cri de joie. Len l'attrapa à la taille par réflexe et fut emporter à son tour.
Le contact avec l’eau glacé le réveilla pour de bon, tout en restant agrippés, les deux ninjas avançaient, allant contres l'océan tout entier,ils se rapprochaient peu à peu du bateau. Lorsque ils mirent un pied sur le pont, Len chercha tout de suite Mitsuki des Yeux, cela faisait plusieurs minutes qu'elle luttait, et même si elle paraissait athlétique et forte, il s’inquiétait, nager dans ses conditions demandait une endurance presque surhumaine, alors sauver deux homme relevait de l'utopie. Avec soulagement, il la distingua aidant un homme d'un de ses bras tandis quelle le menait à une planche.

[Len]-Où est le capitaine de ce bateau? cria Len
[Capitaine]-c'est moi! répondit un assez jeune homme portant un bouc de couleur clair assortis a ses cheveux.
[Len]-Qu'est -ce que vous êtes en train de faire alors? Ouvrez la petite voile et tourner a tribord, il faut que l'on fasse face aux vagues sinon, la coque ne tiendra jamais le coup et une breche s'ouvrira avant que l'on écrase contre les côtes?
[Capitaine]-Nous? demanda le capitaine d'un air faussement calme, vous êtes monté sur ce bateau de plein gré, nous dérivons, certes, mais avec de la chance nous arriverons sur la plage...
[Len]-Quoi ? Interrompit Len. Ne me dites pas que vous allez laisser votre équipage a la mer ?
[Capitaine]-Je ne peux malheureusement rien faire ! Ils n'avaient qu'a se raccrocher, je ne suis pas une nourrice moi, je suis capitaine ! Dit -il.
[Len]-Hors de question que je vous laisse faire, un des ninja de Kiri est en ce moment même dans ces eaux déchaînées pour sauver vos hommes, si vous n'êtes pas capable de prendre les bonne décisions je prends les commandes de ce navire !
[Capitaine]-Vous n'avez aucun droit! répondit le capitaine et ce n'es pas une bande de gamin qui va faire la loi sur mon bateau!

Le ton commençait a monter sur le ponton, entre les civils complètement paniqués et les homme du capitaine qui se regroupaient devant lui sous ses ordre, personne ne s'occupait plus du bateau qui continuait sa course folle vers les rochers. Il fallait faire quelque chose et vite. Avant qu'il n'est pu faire le moindre mouvement, Kin s'avança vers le capitaine et ses hommes, une grosse vague déferla au même moment, testant l'équilibre de toutes les personne sur le ponts dont un bon nombre s'effondrèrent dans un grand fracas. Len jeta un coup d’œil au large, il n'y avait plus aucune trace de Mitsuki, il distinguait un des hommes qui s'accrochaient péniblement a une planche de bois mais la kunoïchi avait disparu.

Tout se passa en un instant mais le visage du capitaine changea subitement, il regardait Kin comme s'il s'agissait d'un démon et quelques seconde plus tard, il délégua la barre à Len.
Celui-ci ne perdit pas une seconde et cria ses ordres aux membres de l'équipage, la priorité était d'ouvrir une petite voile pour pouvoir manœuvrer la bateau, puis de se positionner face aux montagnes d'eaux pour éviter les dommages. Len savait ce qu'il avait à faire. Le plus dure maintenant était de le réaliser.
Sous le regard sévère de Kin, les matelots semblaient avoir récupérer de la force et de l'espoir, ou bien peut-êtres craignaient-ils plus le sort que la jeune femme leurs réservait que la tempête. La jeune fille rassembla les civils dans un endroit, et rassura les plus jeune. Elle avait le calme et la joie constante, même au cœur de la tempête. Len ne put s’empêcher d'admirer le sang froid et la discipline dont Kin savait faire preuve, il le savait maintenant, derrière la légèreté apparente avec laquelle elle prenait les événements, sa concentration était à son comble et il pouvait avoir confiance en elle.

Le bateau bascula à bâbord sous les mains de Len, malgré la peur et le stresse, la sensation qui le dominait était le plaisir, de reprendre la barre, de s'unir avec les éléments, la foudre, l'eau, le vent. En quelques minutes il avait réussi à redresser l'embarcation et se dirigeait tant bien que mal vers le naufragé, c'est à ce moment qu'il vit Mitsuki, elle était à quelques mètres de l'embarcation, nageant d'un bras, soutenant un homme de l'autre.
Aidé par les marins, elle remonta le naufragé et, de ses bras, remonta sur le ponton d'un geste vif et décidé. Le souffle haletant, elle se dirigea vers Kin. Len ne pouvait pas entendre la conversation qui avait lieu, et à ce moment, il n'en avait que faire. Le bateau voguait à contre courant et la barre craquelait de plus en plus. Un instant après, comme si le fait d'y avoir pensé avait décidé le destin, la barre se déchira partiellement. La contre-force qui permettait à un homme de diriger le bateau avait cédé. Len ne résista que quelques seconde, puis fut projeter contre le rebord du pont manquant de près la chute vers l'océan déchaîné.
Il se releva aussi vite qu'il put mais le gouvernail tournait maintenant dans le sens inverse avec une vitesse que seul une force comme la nature pouvait provoquer. Le rocher était à une centaine de mètres, ils ne pouvaient plus sauter ils seraient tous projeter comme de vulgaires insectes contre les pierre tranchantes du littoral. Mais ils ne pouvaient pas rester à rien faire.
Lorsque'un éclair frappa la plage a proximité, les trois regards des kunoïchis qui se dirigeaient vers le gouvernail furent éclairés, ils se précipitèrent en même temps vers leur objectif, Kin courait à toute allure, Mitsuki, sautait entre les cordes et les poulies, Len d'un mouvement sec enfonça un bout de bois dans les palettes du gouvernail, le morceau se brisa sur le coup mais ralentit assez la roue pour laisser Len l'attraper, il fut très vite rejoint par Kin et Mitsuki qui joignirent leurs mains et leurs forces sur le gouvernail pour faire plier la tempête .

[Len]- À tribord ! Cria Len !
[Makoto]-Débile! l’interrompit Makoto, elles ne connaissent surement pas la signification![Len]-Mitsuki ! Kin ! À droite !  Dans un effort surhumain ils forcèrent la barre a inverse ses cycles mais la côte était proche et les civils cachaient déjà les yeux de leurs enfants en fermant les leurs comme s'ils acceptaient le naufrage imminent.
[Len]-Allez mon gros ! Souffle maintenant, on a besoin de toi maintenant ! Cria Len ne 'occupant plus du coté ridicule qui faisait tant rire son frère.
il ferma les yeux, le suspens était trop insoutenable, ou il passait a quelque dizaine de centimètre du rocher ou c'était le choc, la brèche et la mort pour le plus grand nombre. Len ne voulait pas ouvrir les yeux, il sentait les mains de Kin et de Mitsuki serrer les siennes en même temps que le gouvernail, ils étaient tous les trois dans cette affaire, et s'ils s'en tiraient ce ferait une belle histoire à raconter autour d'un bon repas au chaud. Len se jura intérieurement qu'il mangerait avec délectation le prochain repas,et si possible avec Kin et Mitsuki.

Ces secondes lui parurent une éternité mais quand il ouvrit les yeux, il vit avec la plus grande joie qu'il passait tout proche du rocher, cette vue avait quelque chose d’impressionnant et les enfants s'amusaient à toucher la pierre depuis l'embarcation. Il ne peut s’empêcher d'éclater de rire et s'asseyant comme sonné par ce qui venait de lui arriver, leva les yeux vers les deux personnes qui venaient de l'accompagner dans l'épreuve, leur sourit et s'exclama
[Len]-Je le savais ! Je savais que j'allais me souvenir de cette journée !

Mitsuki, Kin et Len étaient assis sur un des quais du port, le bateau et les civils avaient vite été pris en charge par les force de l'eau et les péripéties de l'après-midi n'était plus que des souvenirs pour eux.
[Pakkun]-L ? je crois que tuas promis à ces demoiselles un bon dîner !
[Len]-Mais j'aurais jamais assez d'argent ! Et puis, depuis quand tu veux sortir toi ?
[Pakkun]-La peur que tu m'as fait aujourd'hui vaut bien une petite collation non ?
[Makoto]-Ho oui bourre toi la gueule et saoule-les auss!i interrompit Makoto
[Himi]-L'alcool n'est pas bon pour Len! dit Himi avec un sourire
[Makoto]-Quelle connerie que ce clan quand même!
[Len]-Makoto ? Demanda Len, tu as conscience que tu t'insultes toi même j’espère !
[Makoto]-Oui ! Et le plus grave c'est que j'aime ça! répondit Makoto et s'étouffant presque dans un rire gras.
Len se leva et regarda Mitsuki et Kin avec un grand sourire,
[Len]-Ce serait bête qu'on se laisse comme ça, que dites-vous d'un bon repas pour se restaurer ?

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Jeu 20 Fév - 17:55

Mitsuki fixa encore un moment la jeune femme tandis que celle-ci lui répondit. Quelques banalités sur ses talents de combattantes, ainsi que sur le fait qu’elle ne l’ait encore jamais vue ici. Cette discussion ressemblait réellement à une perte de temps pour Mitsuki, mais peut-être pourraient-ils se montrer utile pour l’aider dans sa quête au fond ? Ce n’était pas une possibilité à négliger, et cela valait bien la peine de perdre un peu de temps avec eux.

- Je suis arrivée il y a peu, oui, mais j’avais déjà suivi un entraînement auparavant… Disont que je ne pars pas de rien… Rétorqua-t’elle, en ne pouvant s’empêcher de remarquer que les vêtements de Kin ne cachaient plus grand chose, bien que cela ne sembla pas la gêner.

Après tous, c’était son droit si elle souhaitait se montrer nue à tout un village, aussi, Mitsuki n’en dit mot et reporta son attention sur le jeune homme. C’est alors que des cris retentirent en direction de la plage, que pouvait-il bien se passer là-bas ? N’ayant pas réellement le temps de se poser la question, la kunoichi se mit à courir en direction des cris, suivie par ses compagnons de fortune.

S’arrêtant à peine quelques secondes pour constater la situation, un bateau en perdition, ce fut davantage l’instinct que la raison de Mitsuki qui prit alors le dessus. L’idée de sauver des vies, et peut-être ainsi de faire valoir ses compétences, et le fait qu’elle était digne de devenir Genin, de passer au stade supérieur, de quitter ce village pour de véritables missions et peut-être d’avoir enfin une chance de retrouver sa mère, la motiva également.

Elle se mit à courir en direction de l’eau et y plongea. Le contact de l’eau glacée la ramena bien vite sur terre et elle se dit que ce n’était peut-être pas la meilleure idée qu’elle ait eu, mais il était trop tard à présent. De quoi aurait-elle l’air si elle regagnait la rive, si elle renonçait, si elle laissait mourir ces marins ? Non, définitivement, il fallait aller jusqu’au bout.

Elle se retrouva ainsi, presque seule, au milieu d’une mer déchaînée. A plusieurs reprises, elle perdit de vue son objectif : les marins en perditions, ne parvenant à les apercevoir à nouveau que grâce à la chance. Elle avala aussi plus que sa ration d’eau de mer, mais elle tenta de faire abstraction de tous ceci et de continuer à progresser. Elle aperçu ses compagnons se faire emporter à l’eau depuis le ponton, mais elle n’avait pas le temps de s’en préoccuper, étant déjà occupée à survivre elle-même, et a essayer d’atteindre les marins.

Une vague plus forte que les autres l’entraînant par le fond à plusieurs reprises, mais elle parvint à regagner la surface en se débattant. Ce n’est qu’au prix de grands efforts qu’elle parvint à atteindre le premier des marins. Si elle essayait de ramener les deux à la fois, elle y passerait. C’était certain, il fallait procéder un par un. Il s’agissait, pour ainsi dire, de sa seule chance. Il fallait aussi qu’ils ne se débattent pas trop, où ils étaient tous perdus. Ce n’était pas son fort, loin de là, mais elle tenta de rassurer l’homme.

- Accrochez-vous solidement à moi, et ne vous débattez pas, où nous allons couler, je vais vous tirer de là ! Cria-t’elle contre le vent, sa voix entrecoupée par les gorgées d’eau de mer qu’elle avalait.

Elle le guida vers la première chose qui passa à portée : Des planches de bois arrachées au navire. C’était peu, mais suffisant pour qu’il survive.

- Bon, accrochez-vous, je vais chercher l’autre hurla-t’elle, sans avoir la certitude d’avoir été entendue.

Elle replongea ainsi, mais l’autre marin avait déjà disparu. Etait-il trop tard ? Avait-elle échouée ? Elle ne pouvait pas s’y résoudre et plongea ainsi dans les profondeurs, dans l’espoir de l’apercevoir et de le ramener à temps.

Les raisons qui l’avait poussée à plonger, à l’origine, à savoir le fait de se voir gradée, de pouvoir quitter le village, étaient à present envolées. Tous ce qu’elle souhaitait, c’était simplement de sauver ces marins, coûte que coûte. Elle ne pouvait pas échouer. C’était inacceptable.

Malgré ses compétences, elle se retrouva bien vite ballottée tel un fétu de paille par le puissant courant de la tempête, et cru y passer. Elle se retrouva propulsée contre un rocher avant d’avoir pu atteindre une silhouette qu’elle supposait être le seconds marin. Luttant une nouvelle fois, elle parvint de justesse à s’accrocher à celui-ci avant d'agripper une planche de l’autre main. Ils retrouvèrent enfin l’air libre, ma la tempête semblait ne pas en avoir fini.

Mitsuki ignorait si elle allait pouvoir tenir encore longtemps, quand elle vit le navire s’approcher d’elle, et des marins l’aider à remonter avec son naufragé. Essoufflée, le bras écorché par sa rencontre avec le rocher, elle prit alors quelques instants sur le pont afin de respirer avant de se diriger vers Kin, qu’elle voyait un peu plus loin. Posant sa main sur l’épaule de celle-ci, elle se contenta de quelques mots afin de s’assurer que tout allait bien.

- Ca va, rien de casser ? Aller, viens, il a besoin de notre aide !

Sans plus attendre, elle se dirigea vers le gouvernail afin de le saisir, il fallait absolument l’empêcher de tourner librement, sans cela, s’en était fini ! Mitsuki fit quelques bons entre les cordages et les poulies afin de gagner du temps et de sauter sur le gouvernail. Elle s’en saisit avec ses compagnons et le retint de toutes ses forces, obeissant aux ordres de Len qui, visiblement, avait des notions de navigation.

Une fois le calme revenus, et sortis d’affaire, Mitsuki pu se laisser tomber sur les fesses, sur les quais. Épuisée, trempée, frigorifiée. Elle lâcha un éternuement et plaqua sa main contre son bras douloureux avec une légère grimace. Oui, c’est sûr, ils s’en souviendraient de cette journée, et la proposition de repas par Len ne la laissa pas indifférente.

- Tous ce que tu veux… Tant que c’est chaud… Très chaud… Répondit-elle, d’une voix qui ne laissait aucun doute quand à son niveau de fatigue. Elle lâcha un nouvel éternuement.

Tous ce dont elle rêvait à présent, c’était d’une bonne soupe, une très grosse soupe, avec si possible un bandage pour son bras qui saignait… Même si elle se refusait à admettre cela devant ses compagnons de routes, préférant souffrir en silence. Elle éternua à nouveau.

Elle allait encore s’enrhumer avec cette histoire !

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Jeu 20 Fév - 21:52

Kin écouta attentivement Mitsuki expliquer qu'elle était fraîchement arrivée à Kiri. Cependant, elle mentionna également avoir subis un entraînement auparavant. Sa réponse était concise mais remplissait son rôle et Kin s'en contenta. Elle voulut toutefois en apprendre un peu plus à son sujet. Mais un événement inattendu l'empêcha de prendre la parole.

La pluie s'était calmée, mais le vent soufflait sous la forme de violentes rafales. Une bourrasque apporta au trio la rumeur d'une catastrophe. Kin tendit l'oreille. Elle perçut le son distinct des hurlements de plusieurs personnes. En tournant son regard vers l'immensité de l'océan, elle remarqua un bateau à la dérive. Il avait d'ailleurs plus l'air d'une coquille de noix violemment ballottée par les flots. D'immenses vagues secouaient l'embarcation et la soulevait dangereusement pour parfois la laisser retomber. Elle n'en fut pas certaine mais Kin crut percevoir plusieurs silhouettes tomber à l'eau. C'était comme observer un prédateur s'amuser avec sa proie avant de l'avaler. Elle jeta un coup d'oeil en direction de ses compagnons. Ils semblaient catastrophés. Cela ne dura qu'un bref instant car Mitsuki traversa la plage en courant à toute allure puis plongea dans l'eau glacée en direction du navire. Ses mouvements étaient fluides et rapides sans être dénués de grâce. Elle faisait preuve d'un courage indéniable. Kin tourna ensuite son regard sur sa droite afin d'observer Len. Mais ce dernier n'était plus là. Il sautait déjà, un peu plus loin, de rochers en rochers.

L'espace d'une seconde, Kin analysa la situation. Un navire en péril allait sous peu s'écraser contre le récif. Afin de sauver son équipage, Mitsuki et Len s'était portés à son secours. Elle hésita un instant... Puis emboîta les pas du jeune Yamanaka. Elle ne voulait pas passer pour une poule mouillée et s'ils parvenaient à leurs fins, ils seraient sans doute considérés comme les héros au village.

La surface des rochers étaient glissante si bien que Kin faillit tomber à plusieurs reprises. Les vagues semblaient redoubler d'intensité et, haut dans le ciel, d'énormes nuages annonciateurs d'éclairs défilaient. Les conditions étaient extrêmes mais Len semblait garder son calme légendaire. Soudain, il hurla en direction du bateau, en vain. Le vent étouffait l'écho de sa voix. Finalement, il opta pour le mime ce qui fit sourire Kin. L'équipage semblait avoir compris le jeune homme car il lancèrent une corde dans leur direction. Leur premier ainsi que leur second essais furent des échecs. Au troisième, l'extrémité de la corde retomba mollement, aux pieds de Kin. Elle s'en empara instantanément et l'enroula autour de son avant bras tandis qu'un sourire satisfait dansait sur ses lèvres. Elle n'eut à peine le temps de sentir Len enrouler ses bras autour de sa taille que la corde se tendit. Ils furent tout deux projetés en avant, en direction du navire. C'était une sensation incroyable. Ils n'avaient de prise sur rien et ne devaient faire confiance qu'aux éléments ainsi qu'à la physique. Kin ne put réprimer un cri mêlé de stupeur et d'allégresse. Ce sentiment grisant ne fut que de courte durée car ils tombèrent rapidement dans l'eau glacée. La jeune femme en eut le souffle coupé et eut une pensée pour Mitsuki qui n'avait pas hésité à plonger. Finalement, à la force de leurs bras, ils se hissèrent jusqu'au bateau.

Une fois à bord, Kin, reprit son souffle et en profita pour sonder les vagues à la recherche de Mitsuki. Elle ne parvint pas à la trouver et se concentra sur ce qui se passait autour d'elle. Elle constata que l'équipage était paniqué et totalement inefficace.
Seul Len semblait garder son calme. Cependant, il le perdit aussitôt qu'il s'entretint avec le capitaine du navire à la dérive. Il était jeune et son visage exprimait l'impertinence. Le Yamanaka tenait de lui dérober les commandes du vaisseau à la surprise générale. Apparemment il semblait avoir des notions de navigation. En tout cas, il utilisait le vocabulaire adéquat.

Autour de Kin, les civils hurlaient et se bousculaient sur le pont, leurs visages étaient déformés par la panique. L'équipage avait arrêté de maintenir le cap du bateau et se contentait d'observer la joute verbale du capitaine et de Len. La jeune femme décida de prendre les choses en main et s'approcha du jeune impertinent. Au même moment une gigantesque vague s'écrasa sur le navire, manquant de le retourner. De nombreuses personnes furent projeter contre le sol mais aucune ne tomba à la mer. Miraculeusement, Kin parvint à garder son équilibre. Ce fut à peine si elle vacilla. Les mains sur les hanches, elle plongea son regard dans celui du capitaine.

- Vous allez céder le commandement à mon ami ou...

- Hors de question ! Ce ne sont pas tes menaces qui me feront changer d'avis. Je suis le capitaine ! La coupa-t-il.

Comme il était coriace et peu enclin à obéir à lui obéir, elle décida de s'avancer lentement vers lui, l'air menaçant, histoire de lui faire comprendre qu'elle ne plaisantait pas.

- Tu ne m'as pas laissé finir ma phrase. Je ne te ferait pas de mal. Je vais juste t'éclater la cervelle. Rétorqua-t-elle les yeux exorbités.

Soudain, le visage du jeune homme n'exprima plus la confiance en soi mais la peur. Certains membres de l'équipage avaient entendu également ce qu'elle venait de dire. Tous se remirent au boulot sans broncher, sous les ordres de Len. Pour sa part, Kin exultait. Elle aimait dominer et faire naître la terreur dans le coeur des hommes. Un sourire satisfait étira ses lèvres. Elle songea un instant à mettre sa menace à exécution... Finalement elle renonça lorsqu'elle se souvint qu'elle était à bord d'un navire qui se dirigeait à grande vitesse en direction des récifs. Loin de l'effrayer, cette situation l'excitait. Elle se précipita vers les civils dont les hurlements l'agaçait au plus haut point.

- Fermez la ! Hurla-t-elle. Regroupez vous ici et tenez bon. Ordonna-t-elle d'une voix forte.

En jetant un coup d'oeil de l'autre côté du pont, elle aperçut Len qui semblait s'en sortir à merveille malgré les conditions. Peut-être allaient-ils tous s'en sortir après tout...

Mitsuki émergea de l'océan, aidée par un membre de l'équipage. Elle ramenait avec elle l'un des naufragés. Kin fut impressionnée de la prouesse de la jeune femme. Comme si elle lisait dans ses pensées, cette dernière s'approcha d'elle et posa une main sur son épaule. Elle s'enquit de son état puis l'encouragea à aider les autres. Kin ne pouvait ôter son regard de cette main qui la touchait en un geste amical. Puis elle constata que Mitsuki était blessée. Du sang s'écoulait d'une plaie sur son bras. A la vue du fluide rougeâtre et épais elle ne put s'empêcher de porter sa langue à ses lèvres et de les lécher d'un air inquiétant.

- Moi ça va mais toi, tu as l'air blessée... Répondit-elle en souriant.

Soudainement, un éclair s'abattit un peu plus loin, sur la plage. Le bruit de la détonation persista, défiant le temps comme une note de musique s'étirant à l'infini. Le flash lumineux qui suivit, éclaira le gouvernail. Il tournait dans le sens inverse de la destination souhaité. Il semblait impossible de faire quoi que ce soit pour l'arrêter. Pourtant, Mitsuki, Len et Kin se jetèrent dans sa direction, comme muent par une seule et même volonté. Une fois sur place, le jeune homme s'empressa de plonger un morceau de bois dans l'engrenage du gouvernail. Malheureusement, il vola en éclat instantanément. Mais son geste éclairé leur permit  de manipuler la gouverne et, par là même, de changer le cap. Leurs mains toutes unies en un seul geste, allièrent leurs forces. L'ensemble des personnes à bord observait les trois ninjas faire tout leur possible pour leur éviter une mort certaine.
Len hurla un ordre que Kin ne comprit pas. Il était décidément plein de surprises. Elle qui le croyait calme, presque amorphe constatait qu'il pouvait agir rapidement et efficacement en période de crise. Juste dans les temps, il réitéra son ordre avec des mots que Kin put comprendre. En un ultime essai, les trois compères unirent leur force pour venir à bout de la tempête. Un silence religieux s'installa à bord du bateau. Tous les regards étaient fixés sur l'énorme masse rocheuse que le navire menaçait de percuter. Kin eut une pensée pour Jiri Teiretsu en songeant que s'en était finit, qu'elle allait mourir sur ce bateau et qu'elle n'aurait plus la chance de revoir son visage. Au plus grand soulagement de tous, le vaisseau frôla la masse rocheuse, sans même la toucher.
Kin s'effondra, épuisée mais ravie.

Quelques minutes plus tard, la catastrophe semblait étrangement lointaine à Kin. Pourtant son souvenir impérissable resterait gravé à jamais dans l'esprit de Kin. Elle n'en comprit pas la raison, mais cela constituait un bon souvenir malgré tout... Il n'y avait eu aucune perte humaine et les trois ninjas allaient bien.
Len proposa aux deux jeunes femmes d'aller fêter leur exploit commun autour d'un dîner ce que Mitsuki s'empressa d'accepter. Elle semblait exténuée et complètement frigorifiée.

- Oui, allons-y ! S'exclama Kin en posant un regard bienveillant sur Len et Mitsuki.


Dernière édition par Kin Udono le Sam 22 Fév - 18:07, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Ven 21 Fév - 13:38

Kin et Mitsuki avait accepté la proposition de Len. Il aurait voulu proposer une aide bienveillante à Mitsuki pour son bras, mais il avait un peu peur de sa réaction. La jeune fille semblait solitaire et taciturne, elle n'avait besoin de personne pour s'en sortir et l'exprimait par son comportement à chaque instants. Len les guida donc vers un bar qu'il ne connaissait que de vue. Situé sur la plage, c'était une bâtisse à peu près circulaire très bien faite, qui était montée sur pilotis. Elle avait été construite entre de gros rochers et à une hauteur admirable, si bien que l'on ne pouvait y accédé que par des escaliers qui donnait sur une terrasse. Len ne fréquentait jamais ce genre d'endroit, il ne supportait pas l'alcool et le bruit. Deux choses qui définissaient littéralement les bars et auberges de Kiri. Il altérait son esprit bien plus subtilement, lorsqu'il voyait les gens sous l'emprise de l'alcool, leur comportement le dégoûtait. C'était une transe stérile, où la stupidité et les pulsions futiles prenaient le dessus. Ce dégoût venait surement aussi de sa propre aversion pour le gout horrifiant de cette boisson. Il n'avait rien à faire dans un endroit pareil mais avec ce temps et les vagues impressionnante, la vue à l'intérieur devait être très belle et les rumeurs du village soulignaient que les meilleurs poissons de toute la côte étaient dégustés dans cet endroit. Ils pressèrent le pas et la route ne fut pas longue, hâtés par l'envie d'un repas en se réchauffant près d'un bon feu crépitant.
La musique et le brouhaha était omniprésent dans la salle enfumé. La majorité des clients étaient des marins de passage et des shinobis venus fêter la fin de leur journée de travail. L'entrée des trois kunoichis fut un certains effet dans la salle. Len regarda lentement autour de lui, des dizaines de visages regardaient le groupe
[Pakkun]– je retire ce que j'ai dit, ce dîner n'était peut-être pas une bonne idée! S'exclama Pakkun d'une voix tremblotante.
[Himi]– Je ne pense pas que c'est nous qu'ils regardent L... dit himi

Len regarda plus attentivement et effectivement, les yeux rivés sur eux semblaient littéralement dévorer les corps de Mitsuki et Kin. Le kimono trempé de Kin dévoilait toujours autant son anatomie pour le plus grand plaisir des clients qui la toisaient d'un sourire provocateur. Tous les regards suivait le même chemin, partant de bas en haut, s'attardant quelques secondes sur la poitrine de Kin puis scrutant beaucoup plus longtemps son postérieur qui semblait faire l'unanimité de la salle.
[Makoto]– Des fins connaisseurs à ce que je vois! dit Makoto. L je te propose de prendre une piece privée dans l'arrière salle, tu pourrais peut-être t'en sortir avec la journée la plus mémorable de ta misérable vie! Mémorable, misérable, j'ai décidé de me mettre a la poésie!
[Pakkun]– Déjà que vous avez le verbe facile cher Makoto, je crains de ne pas supporter vos vers dénué de nuances, ma prose est au-dessus de tout ce que vous pourrez écrire. l’interrompit Pakkun avec un air satisfait.
[Himi]– Oh! il a raison Makoto, tu parles déjà beaucoup trop! Dit himi de sa voix cristalline
[Makoto]– fermez-là vous deux, je le savais de toute façon, les génies sont toujours rejeter par leurs semblables.. dit-il avec le bout du voile dressé sur le front dans un mouvement tragique
[Tenchi]– celui qui mérite de parler c'est moi rétorque Tenchi à la surprise de toutes les poupées ou Sena..
[Makoto]– ben oui! Demande à un manchot de pratique le tir à l'arc aussi pendant que tu y es! en pointant le bord du tissu vers la poupée dépressive d'un air accusateur.

Pendant la discussion de son Sei, il jeta un coup d’œil vers Mitsuki qui attirait autant de regard vers elle, son corps athlétique semblait parfaitement dessiné derrière sa tenue sportive, chaque parcelle de son corps semblait entretenu, elle se mouvait avec une certaine aisance, elle était entraînée à la maîtrise de son corps et cela se voyait.

Une jeune fille aux teint mate vint à leur rencontre portant un plateau qui débordait de diverse bouteilles et autre plats exotiques. Après un accueil chaleureux et à la demande de Len qui avait pris la parole, elle les dirigea vers une table tout près de la cheminée qui trônait entre deux grandes fenêtres donnant sur l'océan déchaîné. Len retira sa cape qu'il plaça près du feu pour la faire sécher. Mitsuki enleva son gilet, révélant un peu plus son corps fin et gracieux, Len ne put s'empêcher de la regarder, quelque chose au fond de lui était comme secouer, il voyait chaque parcelle de sa peau et se demandait ce qu'elle pouvait avoir vécu pour être si taciturne. Elle tourna son regard vers Len comme si elle avait senti quelque chose. Il eut une soudaine honte d'être pris en flagrant-délit et détourna son regard pour s’intéresser plus que de raison aux flammes dansantes de l'âtre. Heureusement la serveuse revint avec leur commande, il savoura son thé, le sirotant doucement, laissant la chaleur se répandre dans son estomac et réchauffer agréablement tout son ventre. Il sortit de sa poche un tube en bambou, l'ouvrit et déposa quelques fleurs dans sa pipe avant de l'allumer. La fumée envahissait peu à peu ses poumons et son esprit. Peu à peu, plus rien ne comptait, seul le confort dans lequel il se trouvait et la satisfaction de sa journée restaient présent. Sans penser aux alentours il s'allongea doucement sur la banquette et finit sa pipe. Les bruits peu à peu s'estompèrent et la torpeur d'un sommeil léger l'envahis. Il ne rêvait pas mais des bribes d'images lui revenaient en mémoire, la rencontre avec Kin en début de journée, la bataille de Mitsuki avec le mannequin, la rencontre avec celle-ci, le bateau, la joie des sensations et l'inquiétude de la raison. C'était une belle journée, mais il se devait de s'améliorer, si les choses n'avaient pas été prise en main par Kin sur le bateau, il n'aurait pas pu faire plier le capitaine. Le monde était violent, si il voulait être un ninja respecté, il se devait d'être performant au combat, la violence, était malheureusement le seul langage partagé de tous dans l'archipel.
 
il fut brutalement réveillé de sa torpeur par une chaise qui vola juste au dessus de lui. Se retournant alors qu'un brouhaha augmentait dans ses oreilles, il distingua des marins qui se battaient au travers des bouteilles qui filaient dans tous les sens. La bagarre ne dura pas longtemps, un groupe de garde Aisu pénétra dans l'enceinte, et le silence revint en quelques secondes. La réputation des Aisu n'était plus à faire et quatre de leurs membres pouvaient facilement venir a bout de ceux qui n'était pas pourvu du don. Le feu de la cheminé diminua, comme s'il avait senti la présence des maîtres des glaces dans la pièce. Len regardait le spectacle presque amusé, mais son sourire s'estompa quand il vit un garde s'approcher d'eux.
Il s'agissait d'une jeune femme, probablement la vingtaine, qui révéla une chevelure que Len avait déjà vu.
[Aisu]– bonsoir.dit la jeune garde en s'inclinant légèrement, je voulais vous remercier pour cette apres-midi, j'était dans le bateau, j'ai le mal de mer et je n'y connais rien en navigation.
Aucun mot ne pouvait décrire ce que ressentait Len, il n'avait jamais vu un visage si pure, des traits si fins. La conversation de ses poupée n'etait qu'un fouillis inaudible, tout comme ce que disait la Aisu. Il ne voyait plus qu'elle, son parfum, son aura glaciale.
Quand elle le regarda de ses yeux verrons, il se sentit fondre de l'intérieur:
[Aisu]– Tu t'appelles Len Yamanaka n'est-ce pas? Je serais celle qui t'enseignera les rudiment du ninjutsu. Je t'attends demain devant mon domaine, nous déciderons ensemble de l'endroit où aura lieu l'entrainement. Elle sourit à Len qui demeurait à son grand désaroi presque amorphe. Aucun mot ne sortait de sa bouche et c'est avec une peine mélée d'excitation qu'il l'a vit s'éloigner.
Quelques minutes plus tard et après quelques bouffées de sa pipe, il retomba dans un demi-sommeil.
Les corps se rapprochaient, il sentait la peau douce et ferme se coller contre la sienne, dans une sensation de vertige absolu leurs lèvres s'unissaient et ils restaient ainsi, avec le feu crépitant pendant des heures. Il carressait lentement les cheveux blanc de celle qui allait l’entraîner, puis, tout devenait plus bestiale, le feu crachait des volutes noire tandis que les corps ne faisaient plus qu'un.  Il approchait son visage du sourire de sa bien-aimée, peu à peu, la lumière gagnait du terrain sur le visage d'ange, révélant les traits de Mitsuki.
Len se réveilla en sursaut, surpris lui-même du rêve qu'il venait de faire. Il fit semblant que rien ne c'était passé mais eut du mal à regarder Mitsuki dans les yeux le reste de la soirée. Le lendemain allait sûrement être une journée éreintante autant pour le physique et le mental, que pour les sentiments.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Ven 21 Fév - 15:12

Le bras encore douloureux, Mitsuki suivit ses compagnons jusqu’au bar. Personne ne semblait réellement avoir prêté attention à l’état de son bras, hormis le regard inquiétant qu’elle avait perçu chez Kin, mais elle préféra l’ignorer. Cette fille lui donnait froids dans le dos par moment.

Leur entrée dans le bar fut pour le moins remarquée, sans doute était-ce dû à la tenue de Kin, qui était encore plus moulante qu’auparavant. Aucun doute, elle n’était pas pudique. Mitsuki n’aurait jamais pu se promener ainsi dans tous le village, décidemment, plus elle y réfléchissait, plus Kin lui semblait étrange, presque folle par moment. Et son regard… Elle fixa un peu Kin… Oui, son regard était réellement étrange. Il avait quelque chose de fou, il n’y avait pas d’autres mots pour le décrire. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il pouvait bien cacher parfois.

Elle posa ensuite son regard sur Len. Il n’était pas banal, lui aussi, qui aurait pu se douter qu’il s’y connaissait en navigation ? Et ces poupées qu’il avait toujours accrochées aux doigts ne cessaient de l’intriguer. Il faudrait peut-être qu’elle lui pose la question, un jour, mais pour le moment, il s’agissait de se réchauffer et de soigner son bras.

Elle garda néanmoins dans un coin de sa tête ses réflexions sur ces deux nouveaux compagnons. Elle en était certaine, à présent, malgré leurs côtés « spéciaux », ils lui seraient utile pour son objectif.

La serveuse vint les accueillir. Elle laissa Len s’en occuper et elle les guida vers une table proche de la cheminée. Avant qu’elle ne reparte, Mitsuki lui attrapa le bras en murmurant quelques mots à l’oreille de la serveuse. Celle-ci souria et hocha la tête. Même si elle ne voulait pas le montrer, son bras nécessitait quand même un minimum de soin et elle comptait bien se débrouiller par elle-même, il lui fallait seulement un peu de matériel de fortune. Elle s’occuperait plus tard de le soigner réellement, quelques bandages, un peu d’eau, suffirait largement pour le moment.

Souhaitant se réchauffer au mieux, Mitsuki retira son gilet, dévoilant un peu plus de ses formes athlétiques, sans aller jusqu’à en révéler autant que Kin, et le posa vers la cheminée. Il devrait être rapidement sec. Elle se rapprocha également de la cheminée pour se réchauffer plus rapidement. Mitsuki eut l’impression d’être observée et regarda rapidement autour d’elle, remarquant le regard de Len. Que pouvait-il bien lui vouloir, à la fixer ainsi ? Le regard de Len se détourna, comme s’il avait été gêné. Ce jeune homme était décidemment très intriguant, il faudrait qu’elle se renseigne, à l’occasion. Mais pour le moment, la serveuse revint avec leurs commandes, ainsi que le petit plus de Mitsuki.

Avant de commencer à manger avec délectation sa soupe, elle prit le petit bol d’eau et les quelques serviettes qu’elle lui avait amenée. Elle en utilisa une afin de nettoyer sa plaie, trempant celle-ci dans le bol d’eau et tapotant sa plaie avec une légère grimace. Les autres furent utilisées afin de faire un bandage autant de son bras. Cela devrait suffire à ce que sa plaie ne s’infecte pas.

Mitsuki pouvait enfin s’intéresser à sa soupe et commença à la savoura, se réchauffant ainsi. Elle espérait ne pas avoir à replonger dans de l’eau glacée avant un long, très long moment. Son regard se posa sur Len tandis qu’elle continuait à manger. Il se mit à fumer une herbe étrange, mais cela semblait le rendre… Encore plus amorphe que d’habitude. Il sembla même s’endormir pendant un moment. Elle le regarda ainsi un certain temps, se demandant ce qu’il pouvait bien cacher derrière son air détaché.

Des bruits se firent entendre plus loin et elle eut juste le temps de s’écarter avant qu’une chaise ne vole dans leurs directions. Visiblement, ce bar ne faisait pas exception à ce qu’elle connaissait. Les bagarres semblaient également être monnaies courantes. Mais peu importait au final, elle ne comptait pas s’en  mêler. Cela ne la regardait pas et les bagarres d’ivrognes étaient toujours futiles. Elle se contenta d’être sur ses gardes, au cas où, et remarqua que la chaise avait réveillé Len.

Des gardes de Kiri intervinrent bientôt afin de ramener le calme au sein du bar, et l’une d’elle se rapprocha d’eux, proposant… Non, imposant à Len le fait de lui enseigner le Ninjutsu. Visiblement, il lui avait fait forte impression sur le bateau. Mais pour qui se prenait-elle à imposer un enseignement ainsi ? Quoi qu’il en soit, Len ne sembla aucunement réagir. Il était, pour ainsi dire, impossible de savoir s’il  allait se rendre au rendez-vous ou non. Mitsuki le fixa. Visiblement, la plante qu’il avait prise était pour le moins puissante et mémorisa le fait de ne jamais rien accepter de la sorte de Len, si un jour il lui en proposait. Il sembla se rendormir par la suite, comme si rien ne s’était passé.

Mitsuki l’imita, s’allongeant également, une fois qu’elle eut fini sa soupe. Elle ne comptait pas s’endormir ici, mais cela lui permettrait au moins de récupérer un peu de la journée et, elle en était certaine, elle passerait une bonne, très bonne nuit.

Len sembla se réveiller en sursaut un peu plus tard et sembla… Différent… Comme s’il était gêné par le fait de regarder Mitsuki dans les yeux. Encore une fois, elle se demandait ce qu’il pouvait bien se passer dans sa tête, mais elle n’en dit mot. Elle éclaircirait le mystère par elle-même, plus tard. Il n’était certainement pas en état de répondre et elle, ne se sentait pas de le questionner pour le moment, trop fatiguée par la journée qui venait de s’écouler.

Plus tard, dans la soirée, un cri vint tirer Mitsuki de ses pensées.

- Et Gamine !

Mitsuki ne réagit pas immédiatement, jusqu’au moment où le cri sembla se rapprocher.

- C’est à toi que je parle, Gamine !

Elle tourna finalement le regard pour voir un homme d’un certain âge, un verre d’alcool à la main, se rapprocher d’elle.

- Ouai, c’est à toi que je parle. Je te vois depuis un moment t’entraîner et j’ai vu s’que tu as fais aujourd’hui. On devrait discuter plus tard, j’ai pas d’mission prévue tous de suite, alors t’aura qu’a me retrouver ici demain matin. Je te conseille de bien te reposer.

Avant même d’avoir pu répondre, l’homme était reparti en direction du bar. Qui pouvait-il bien être ? Intriguée, elle se leva afin d’interroger brièvement quelques personnes dans le bar, avant de revenir s’assoir. Elle ne parvint pas à savoir grand-chose. D’après ce qu’elle avait réussi à apprendre, il se nommait Yukimura Maeda, et était un Chuunin, un vieux de la vieille qui avait fait toutes les guerres. Intéressant. Elle notait le rendez-vous et verrait bien ce qu’il voulait plus tard.

Pour le moment, elle revint s’allonger, réfléchissant à tous ce qu’il s’était passé durant la journée. Ca avait été une journée peu commune, mais intéressante.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Sam 22 Fév - 15:49

Len guida Kin et Mitsuki en direction d'un bar à l'allure hors-norme. Le bâtiment s'érigeait sur une dizaine de mètres et était composé uniquement de ce qui semblait être des matériaux de récupération. Toutefois, l'ensemble donnait un résultat agréable à l'oeil. Et puis de toute façon, Kin n'allait pas faire la fine bouche. Elle était trempée jusqu'aux os, la pluie continuait de tomber et déjà son ventre grondait. Elle était réellement épuisée...
En chemin la jeune femme éternua. Elle redoutait de tomber malade, ce qui l'obligerait à rester chez elle durant plusieurs jours. Or, elle n'en avait aucune envie. Elle observa ses deux compagnons. Len semblait avoir retrouvé son calme, Mitsuki avait replongé dans le mutisme et affichait un air presque hautain. Les trois ninjas demeurèrent silencieux, comme s'il n'y avait plus rien à dire, ou comme si les événements de la journée les avaient exténués au plus haut point.  
Il fallait franchir des escaliers extérieurs pour pénétrer dans le bar. Au fur et à mesure de son ascension, Kin sentit ses dernières forces la quitter. Un rapide coup d'oeil en direction de Len et Mitsuki lui suffit à comprendre que c'était la même chose pour eux.
Lorsqu'elle pénétra à l'intérieur, une vague de chaleur souffla sur Kin. Instantanément, ses muscles se détendirent de même que son humeur. Malgré tout, elle grelottait, ses vêtements trempés l'empêchait de se réchauffer convenablement. Cela sembla au moins faire le bonheur de certains : les clients du bar. Les hommes, des marins et quelques ninjas, fixaient les courbes dévoilées de Kin et celles, d'avantages couvertes, de Mitsuki avec une délectation à peine voilée.

- T'as besoin qu'on te réchauffe ma jolie ?

La proposition provenait d'un marin, visiblement saoul. Sa réplique provoqua l'hilarité des hommes assis à sa table. Kin aurait put s'offusquer mais elle se sentit plutôt flattée bien que gênée. Elle adressa un clin d'oeil au marin et lui envoya un baiser d'un air taquin.

Une serveuse accueillit finalement le trio et les mena à une table. Il s'agissait d'une jeune fille au teint cuivré et aux longs cheveux châtains. Au plus grand bonheur de Kin, ils furent placés juste à côté d'une grande cheminée. Dans l'âtre, le feu  consumait une énorme bûche en crépitant. Len posa sa cape près du foyer afin de le sécher, Mitsuki l'imita et déposa son gilet. Kin approcha ses mains des flammes afin d'en sentir la chaleur bienfaitrice. La serveuse prit leur commande et s'éloigna un instant avant de réapparaître avec leurs consommations. La jeune femme but d'une traite le thé fumant. Bien que son goût laissa à désirer, le breuvage diffusa dans l'ensemble de son corps une chaleur bienvenue. Len pour sa part, semblait savourer son infusion, avec lenteur. Lorsqu'il eut enfin terminé, il sortit de sa poche un objet dont Kin ne parvint pas à deviner l'utilité. Ce ne fut que lorsqu'il en alluma l'extrémité qu'elle comprit qu'il s'agissait d'une pipe. Soudain, elle se souvint de cette odeur âpre qu'elle avait détecté un peu plus tôt dans la journée et qui l'avait poussée à renifler le jeune Yamanaka...
Mitsuki de son côté soignait sa blessure. Bien que le soins étaient sommaires, elle parvint à stopper le saignement. Ne risquant plus rien, elle commença à consommer la soupe qu'elle avait commandée.

- Tu te joins à nous poupée ? Proposa à nouveau le marin ivre.

Kin s'approcha de lui. Len venait de s'endormir et elle ne voulait pas troubler son repos.

- Je suis déjà en très bonne compagnie. Répondit-elle en désignant les deux ninjas.

- Aller, viens, on va s'amuser... Dis à ta copine de nous rejoindre si tu veux. Insista-t-il en posant sa main sur le fessier de la jeune femme.

Sa réaction ne se fit pas attendre, elle le gifla avec tant de force que la marque de sa main apparut sur la joue du marin qui affichait un air à la fois surpris et furieux.

- Sale allumeuse ! Hurla-t-il en s'emparant d'une chaise qu'il lança dans la direction de Kin.

Cette dernière l'esquiva. La chaise frôla les amis de la jeune femme et finit par s'écraser contre le mur. L'ambiance dans le bar commençait à changer. On voyait deux clans distincts se disputer. Le premier encourageait le marin éconduit par Kin. Le deuxième approuvait la pauvre jeune femme qui méritait plus de respect que cela. Si personne n'intervenait, cela risquait de finir en bagarre générale.

- Ecoutes moi bien espèce de porc dégénéré. Ceci est la propriété du seigneur Teiretsu ! Dit Kin en désignant son postérieur. Et tu as failli blesser mes amis avec cette chaise. Tu vas le regretter ! Elle fit craquer les articulations de ses doigts puis s'avança en direction de l'homme en riant.

Sa menace finit d'attiser l'ambiance explosive dans le bar. Les coups commencèrent à pleuvoir, les insultes également. Mais tout s'arrêta lorsque un groupe de gardes pénétra dans l'établissement. Il s'agissait visiblement d'Aisu. Kin pouvait le sentir à l'atmosphère glaciale qu'ils trimbalaient partout avec eux. Une jeune femme faisant partie du groupe attira son attention. Elle était persuadée d'avoir vu sa tignasse blanchâtre sur le bateau à la dérive... Tous les regards se posèrent sur elle.
Soudain, la jeune Aisu s'approcha de Len et, sans même se présenter, lui annonça qu'elle lui enseignerait l'art du ninjutsu. Non mais pour qui elle se prend cette pimbêche refroidie ? Pensa Kin. Comme si elle lisait dans ses pensées, la jeune Aisu jeta un coup d'oeil sévère en direction de la jeune femme.

- Salut. Murmura Kin tandis que ses joues se paraient de rouge vif.

Il était temps de partir de cet endroit. Kin profita du calme instauré par les Aisu pour filer en douce. Elle était trop fatiguée pour entamer une bagarre, même avec un marin ivre. Elle posa son regard sur Mitsuki, puis sur Len. Ils venaient de vivre une journée peu banale mais intéressante. Ils avaient unis leurs forces pour accomplir une prouesse. Ils étaient parvenus à sauver un navire et l'ensemble de son équipage, ce n'était pas rien...
Kin n'avait jamais envisagé d'intégrer une équipe mais si elle devait le faire, ce serait sans aucun doute avec ces deux là. Se promettant de les revoir aussi vite que possible, elle s'éclipsa.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Sam 22 Fév - 18:32

Spoiler:
 


Kin : 66 XPs
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Mitsuki : 28 XPs


Assassin Sadique et Masochiste


"Le plaisir dans la douleur... La liberté dans la mort."
(Anciennement Kokei Ryukin)

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 12 Mar - 0:49

Le matin s'était levé depuis un certain temps tandis que Mitsuki trainassait encore au lit. Il faut dire que la journée d'hier avait été plus que mouvementée. Deux rencontres, Len Yamanaka, un jeune homme plutôt taciturne et mystérieux, il ne montrait pas grand-chose de lui, mais il avait des talents cachés utiles. Et Kin Udono, une jeune femme au regard qu'elle ne pouvait que qualifier de fou, il n'y avait tous simplement pas d'autres mots pour le qualifier. Mais elle avait du tempérament, certains talents utiles également. Il s'agissait de deux personnes intéressantes et, si elle devait un jour faire équipe avec quelqu'un, peut-être que ceux-là seraient les meilleurs candidats. En tout cas, les seuls sur sa liste actuellement.

Ils avaient sauvé des marins en perdition au beau milieu d'une tempête, non loin de la côte. Tandis que Len et Kin s'étaient occupé du navire, Mitsuki avait été de corvée pour repêcher des marins tombés à la mer. Enfin... De corvée... Elle ne les aurait pas laissés se noyer, mais les repêcher n'avait pas été une mince affaire et elle avait fini épuisée, frigorifiée, et même blessée, heureusement, une blessure mineure. Elle s'était appliqué les premiers soins et était passée se faire soigner chez des spécialistes quelques heures plus tard, afin de s'assurer qu'il n'y aurait pas de problème.

Il y avait aussi eu cet homme qu'elle avait rencontré. D'après ce qu'elle avait pu apprendre, il s'agissait d'un Chuunin ayant déjà vécu plusieurs guerres et de nombreuses batailles. Un vétéran, en somme. Il lui avait dit de venir le retrouver demain matin.... C'est-à-dire aujourd'hui ! Réalisant qu'elle était en retard, Mitsuki bondit de son lit.

- Bon sang ! Jura-t-elle.

Elle n'aurait jamais pensé se réveiller aussi tard, cela ne lui était que rarement arrivée, mais avec la journée qu'elle avait passée, ce n'était pas réellement étonnant. Elle aurait dû prévoir le coup, un moyen de se réveiller, quelque chose. Il faut croire qu'elle était trop épuisée hier pour que cela lui vienne à l'esprit. Il ne restait qu'à espérer qu'il soit toujours là lorsqu'elle arriverait. Ce n'était certes qu'un rendez-vous pour discuter, mais tout de même, cela ne se faisait pas d'arriver en retard. Elle passa outre le fait de faire son échauffement habituel et sauta dans ses vêtements avant de se mettre en route, au pas de course, vers le bar de la plage.

Un peu essoufflée par sa course, Mitsuki balaya du regard le bar, à la recherche de l'homme d'hier. Aucune trace. Était-il déjà parti ? Le bar, lui-même, était presque désert. Seuls quelques marins étaient là, ils étaient sans doute arrivés tôt pour « profiter » d'un quelconque jour de congé, ou alors ils attendaient simplement le départ de leur navire, ou que sais-je, cela n'avait aucune importance de toute manière. La jeune fille s'approcha de la serveuse rencontrée hier, qui avait déjà pris son service, afin de savoir exactement ce qu'il en était.

- Excusez-moi, l'homme qui était là hier.... Yukimura Maeda, je crois, était-il là ce matin ?

La serveuse sembla réfléchir quelques secondes avant de répondre.

- Oui, il était là, il semblait attendre quelqu'un, mais il est reparti... Oh, j'y pense, il a laissé un message à l'attention d'une « gamine mal élevée, qui n'a jamais appris qu'on ne fait pas attendre ses aînés », j'imagine qu'il s'agit de vous ? Il vous fait dire que si vous tenez à devenir une véritable kunoichi, vous devrez le rejoindre à l'amas de rochers, par vos propres moyens.

Sans réellement attendre, ni saluer, elle repartit sur la plage, pour réfléchir. Visiblement, comme elle l'avait supposé lors de la première rencontre - il avait parlé de son entrainement - cela concernait le fait de la former. Si elle était formée par un homme qui, d'après ce qu'elle savait, avait autant d'expérience, aucun doute, elle serait promue rapidement et, avec de la chance, pourrait reprendre ses recherches. Elle aurait peut-être même un peu d'aide pour cette quête, mais il faudrait alors certainement qu'elle se confie à quelqu'un et ça... Il en était hors de question. Pas pour le moment, en tout cas. Même si, lorsque ce sera le moment, elle avait déjà une petite idée des personnes à qui elle pourrait le dire, et qui pourraient l'aider.

D'un pas décidé, espérant que cela suffise à faire d'elle un Genin, ou que cela ne soit qu'une étape qui aille dans le bon sens, elle se mit en route vers l'amas de rochers. La mer la séparait de cet amas de rochers, mais ce n'était qu'un détail. Elle avait cependant de la chance, aujourd'hui, comparé à hier, le soleil parvenait à percer la couche nuageuse au dessus de Kiri, même si l'air était encore frais.

Elle s'élança ainsi à la mer, une nouvelle fois, mais avec pour objectif, cette fois-ci, de rejoindre les rochers au large. Ils formaient presque une île à part entière, si on exceptait la superficie réduite qu'ils couvraient, et elle n'avait encore jamais eu l'occasion d'y mettre les pieds. C'était le moment où jamais.

La mer calme lui facilita la tâche et seule la distance semblait représenter un défi. La traversée lui prit un certain temps, mais elle finit par atteindre l'autre le lieu de rendez-vous et n'eut guère de mal à trouver Yukimura, car à peine eut-elle quitté la mer qu'elle put le voir, face à elle, un peu plus loin. Il portait un regard dur sur la jeune femme qui hésita quelques secondes avant de s'approcher. Elle ne savait pas vraiment comment l'aborder, mais elle n'eut de toute manière pas à le faire, car il prit les devants.

- C'est à cette heure-là que tu arrives ? Tes compagnons auraient déjà eu le temps de passer de vie à trépas s'ils avaient dû t'attendre aussi longtemps. Que ça ne se reproduise plus, compris ?

Mitsuki l'écouta avec attention et, même si au départ, l'idée de protester contre ce reproche lui effleura l'esprit, elle n'en fit rien. Ce reproche n'était pas dénué de sens. Il n'y avait tous simplement aucune justification acceptable à un retard pour un shinobi, car cela pouvait faire la différence entre la vie et la mort de trop nombreuses personnes. Elle baissa un peu la tête.

- Quoi qu'il en soit, si tu es là, c'est que tu veux devenir une Kunoichi digne de ce nom, et je vais t'y aider. Je t'ai vu t'entraîner et j'ai vu de quoi tu étais capable, je pense pouvoir t'apprendre quelques trucs. Bon, et où est mon matériel ?

- Votre... matériel ? Demanda Mitsuki en relevant la tête, ne voyant pas vraiment de quoi il parlait.

- Quoi ? Ils te l'ont pas dit ? Ils ont dû oublier ! Aller, retournes au bar, et rapporte moi mon matériel, il nous sera utile pour la suite ! Et dépêche, toi un peu, on n'a pas que ça à faire.

Un peu dépitée, elle fit demi-tour et replongea à la mer. L'aller-retour lui prit un peu plus d'une heure, le matériel dont il parlait n'était pas réellement léger et le transporter à la nage était des plus fatiguant, le tout était contenu dans un sac qui faisait presque la taille de Mitsuki. Durant le retour, elle faillit d'ailleurs presque se noyer, et en lâcha même le sac, qu'elle du partir repêcher. Heureusement, ce n'était pas très profond à cet endroit-là et elle y arriva, non sans peine.

C'est épuisée qu'elle s'écroula sur les rochers en sortant le sac de l'eau, afin de reprendre son souffle. En ouvrant les yeux après quelques secondes, elle ne put que voir un seau d'eau lui arriver au visage.

- Déjà fatiguée ? Je crois que je t'ai peut-être sous-estimée alors. Bon et tu peux jeter ce sac dans un coin, on n'en aura pas besoin.

- Pardon... ? Rétorqua-t-elle, sans comprendre. Jusqu'à ce qu'elle ouvre enfin le sac.

Le sac était, pour ainsi dire, vide, à l'exception de rochers de diverses tailles et qui n'avaient clairement aucune valeur. Lorsque la jeune femme posa un regard colérique sur son sensei, celui-ci lui répondit, sans même la regarder.

- L'entraînement a déjà commencé, et ça, c'était la première étape. Chaque matin jusqu'à la fin de ton entraînement tu viendras ici avec ce sac et tu repartiras avec ce sac également.

Le seau d'eau, suivi de la mauvaise blague du "sac de matériel... Ce type commençait déjà à l'exaspérer, bien qu'elle ne dît mot. Elle n'allait pas abandonner son entraînement aussi vite. Elle voulait d'abord savoir s'il allait lui apporter quelque chose, ou si ce ne serait qu'une perte de temps, et d'énergie.

Yukimura ne fit aucune remarque à Mitsuki sur le regard énervé qu'elle lui avait lancé, même si elle était certaine qu'il devait l'avoir remarqué. Il l'emmena à quelques pas de là, avant de lui expliquer la suite. La jeune femme suivie sans dire un mot.

- Bon, pour le reste de la journée, c'est simple. Tu vois la silhouette dessinée à la craie ? Eh bien, tu vas frapper dans les cercles dessinés sur cette silhouette, de toutes tes forces, et ce, jusqu'à ce que je te dise d'arrêter.

Mitsuki observa la silhouette grossière dessinée contre un amas de rochers vertical. Elle représentait un homme, mais elle ne comprenait pas pourquoi il fallait frapper précisément aux endroits indiqués et pas ailleurs. Et cela lui revint.

Elle revoyait son père s'entraîner contre des mannequins et fit le parallèle. Les zones désignées étaient les points faibles de tout être humain normalement constitué. Les endroits où un humain était le plus vulnérable. Son père s'entraînait à frapper ces points précis également. Elle secoua la tête pour chasser ces souvenirs.

Ce souvenir de lui... Lui était toujours autant douloureux et c'était une douleur qu'elle ne souhaitait pas montrer. Oui, quand il était vivant, elle le détestait pour ainsi dire, lui qui la forçait à apprendre à combattre. Mais cela n'empêchait pas qu'il s'agissait de son père, et elle s'en voulait de l'avoir détesté ainsi de son vivant. Passant sa main sur son visage, comme pour s'essuyer d'un peu de poussières dans les yeux, elle masqua ses larmes qui commençaient à arriver.

Yukimura lui faisait penser à son père, au fond, il avait les mêmes méthodes que celui-ci. Elle jeta un bref regard. Il ne semblait pas avoir remarqué le trouble de la jeune femme, et cela la rassura un peu. Tâchant de se concentrer à nouveau sur son entraînement, elle frappa.

Encore, et encore, elle fit pleuvoir les coups aux endroits indiqués. Ses mains saignèrent, mais elle n'en tenait pas compte. Plus elle frappait, plus elle revoyait les personnes responsables de l'enlèvement de sa mère.

Elle les retrouverait, tôt ou tard, et retrouverait la seule famille qui lui restait. Elle leur ferait payer. Elle les tuerait probablement. Elle ne savait pas encore comment, mais elle les retrouverait. Il le fallait. C'était son seul objectif... Et que ferait-elle, après ? Elle ne le savait pas. Une fois punis pour leurs crimes, une fois qu'elle rentrerait au village accompagnée de sa mère. Elle lui présenterait probablement Len, le taciturne et Kin, l'agitée.

Elle lui montrerait également ses nouveaux talents. Ce qu'elle avait appris. Elle lui expliquerait ce qu'avait été sa vie, seule, a errer, mais qu'à présent, elle avait trouvé un nouveau foyer et que, maintenant que sa mère était là, elle se sentait comme chez elle.

Plongée dans ses souvenirs, ses espoirs, elle sentit une main se poser sur son épaule. Se retournant brusquement, en un coup de pied porté à hauteur de tête de celui qui l'avait surprise, elle se retrouva nez à nez avec Yukimura. Il venait de bloquer son attaque.

- Du calme gamine, c'est que moi. Je t'ai appelé, mais tu semblais perdu dans tes pensées. Ca suffit pour aujourd'hui, on travaillera autre chose demain.

Elle ne comprit pas tout de suite, jusqu'à lever les yeux en direction du ciel. Il faisait déjà nuit noire. Depuis combien de temps s'entraînait-elle ici ? Elle grimaça d'un coup, se frottant les mains. Ses blessures la ramenèrent définitivement sur terre.

- Allez, va te reposer et oublie pas ton sac.

Elle se contenta de hocher la tête, ramassa le sac et traversa une nouvelle fois l'étendue d'eau qui la séparait de la plage. Avant de rentrer, elle fit un détour par l'infirmerie afin de faire bander ses mains et partit se reposer, en se jurant de ne pas arriver en retard cette fois-ci.

Cette nuit là, elle n'eut aucun mal à s'endormir, la journée avait été éreintante.

Lorsque le jour se leva sur le village de Kiri, le lendemain, Mitsuki était déjà debout. Cette fois-ci, il était hors de question pour elle d'être en retard. Elle en avait profité pour avaler un copieux petit déjeuné et faire ses échauffements. Comme ordonné par son sensei du moment, elle se saisit du sac de rocher et se mit en route.
Durant le chemin, la pluie se mit à tomber. On aurait cru un véritable déluge et, tandis que la jeune femme marchait tranquillement en direction de son lieu d'entraînement, elle vit les quelques habitants se mettre à l'abri. Certains lui crièrent de se mettre à l'abri, mais elle n'en fit rien et ne leur accorda même pas un regard.

Elle leva simplement la tête. C'était par un journée comme celle-ci qu'elle avait rencontré ses compagnons de route. Len, un jeune homme pour le moins étrange, mais avec un talent certain pour la navigation. Il ne parlait pas beaucoup, et elle ne savait pas grand chose d'autre le concernant. Elle aurait sûrement l'occasion d'en apprendre davantage sur lui plus tard.

Il y avait Kin aussi, une jeune femme qu'elle qualifierait de "folle", à défaut de trouver un mot plus approprié. Son regard la désignait comme tel, et ne dit-on pas que les yeux sont le miroir de l'âme ? Néanmoins, la résumer ainsi serait sans doute une erreur et elle avait l'air de cacher quelque lourds secrets. Au fond, elle ne semblait pas si différente de Mitsuki, mais il était encore trop tôt pour en juger réellement. Elle verrait bien.

Mais il n'était plus temps de rêvasser. La jeune femme arrivait enfin sur les lieux de son entraînement. La mer avait été un peu plus agitée qu'hier, pour sa traversée, mais elle y était parvenue tant bien que mal. Heureusement que ce n'était pas si loin de la côte. Elle chercha du regard son professeur.

Elle le vit, non loin de l'emplacement d'hier. Il était entrain d'installer ce qui serait sûrement la suite de l'entraînement. Il s'agissait de plusieurs tas d'imposants rochers. Que lui préparait-il ? Elle s'approcha et il se tourna dans sa direction.

- Ah ! Te voilà, tu tombes bien, je viens de finir de tous mettre en place. Bon, d'abord met tes mains dans ton dos.

Interloquée, Mitsuki hésita d'abord une seconde, avant de s'exécuter. Il vint lui attacher les mains ainsi, à l'aide d'une corde qu'il avait dû apporter. La jeune femme ne tenta pas de se défendre, elle commençait à voir où il voulait en venir.

- Bon, alors aujourd'hui, c'est simple. Tu n'utilises que tes pieds et tu frappes aux endroits marqués.

Après avoir dit cela, il s'installa dans un coin qu'il devait avoir précédemment installé, avec de quoi l'abriter de la pluie, un petit feu et... De l'alcool. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à boire de l'alcool ? Mitsuki n'avait encore jamais eu l'occasion d'en goûter et, au vu des effets qu'elle avait pu voir jusque-là, cela ne la tentait pas réellement. L'alcool avait tendance à rendre les gens idiots, à en faire des proies faciles - ou plus difficile. Elle avait déjà vu certaine personnes se battre sous l'emprise de l'alcool et c'était assez impressionnant. En fin de compte, peut-être essaierait-elle, un jour.

Tout en réfléchissant à cela, elle s'était mise à frapper les rochers, mais la pluie rendait le tout glissant et elle chuta à plusieurs reprises, peinant, à chaque fois, à se relever sans l'aide de ses mains. Yukimura ne faisait que la regarder, sans jamais intervenir. Il souhaitait visiblement qu'elle se débrouille par elle-même.

La journée passa et la jeune fille était complètement épuisée alors que Yukimura n'avait pas encore décrété la fin de l'entraînement. Il devait être 17h, enfin, c'est ce qu'elle pensait. Elle n'en était pas certaine et se concentrait déjà sur le fait de tenir debout. Cet entraînement, dans ces conditions, était beaucoup plus rude que l'entraînement de la veille. Les chutes n'aidaient pas et plus son énergie diminuait, plus elles étaient régulières.

Un coup porté au rocher, puis un autre, encore un autre... Toujours... Donner des coups, autant qu'elle le pouvait. Jusqu'à ce qu'elle ne le puisse réellement plus. Elle ne fit pas attention, mais les coups portés durant toute la journée sur l'un des rochers l'avait déstabilisé. Elle n'eut que le temps de le voir lui arriver dessus. Elle tenta un mouvement pour l'esquiver, mais la fatigue était trop grande. Elle fut emportée par le rocher jusqu'au bord de l'amas et sombra dans la mer avec lui. Tout  noir, et elle déjà sa fin arriver .

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 12 Mar - 0:50


C'est en sursaut qu'elle se réveilla, regardant autour d'elle, paniquée. Mitsuki semblait se trouver dans une demeure inconnue. Son calme un peu retrouvé, elle balaya la pièce du regard, elle constata que ses vêtements étaient suspendus non loin du feu qui réchauffait la pièce. Elle grimaça en se redressant, ses cotes étaient douloureuses, mais quelqu'un semblait y avoir appliqué un bandage.

Yukimura se tenait à ses côtés, il semblait veiller sur elle, la lumière du feu éclairait le visage de l'homme d'un certain âge, tandis qu'il avalait quelques gorgées de ce qui devait être de l'alcool, étant donner l'odeur qui se dégageait de la boisson.

La jeune femme réalisa rapidement dans quelle situation elle se trouvait et tira la couverture afin de couvrir sa nudité, avant de regarder son sensei.

- Où suis-je ? Que s'est-il passé ?

Il sourit légèrement en avalant une nouvelle rasade de son alcool.

-Tu es chez moi gamine. Tu as failli te noyer quand les rochers te sont tombés dessus. J't'ai ramenée ici et je t'ai soignée. Tu dors depuis 2 jours. Repose-toi encore, on reprendra l'entraînement demain.

La jeune femme se réinstalla dans le lit. Il semblerait qu'elle ait eu chaud cette fois-ci, et finalement, Yukimura était dur comme professeur, mais il n'était pas méchant, au contraire. Il avait même un petit côté paternel, même si son père n'avait, pour autant qu'elle s'en souvienne, jamais été aussi attentionné pour elle.

Se replongeant dans ses vieux souvenirs familiaux, elle finit par s'endormir, un léger sourire aux lèvres.

Le lendemain, l'entrainement repris. Mitsuki semblait être plus motivée que jamais à progresser. Elle ne voulait pas se retrouver à nouveau en danger si bêtement, être capable de se débrouiller seule et à présent, elle avait clairement le sentiment que cet homme, Yukimura, serait capable de lui apprendre ce dont elle avait besoin pour cela. Les jours d'entraînements se succédèrent, tous plus difficile les uns que les autres. Les entraînements ne varièrent que peu malgré tous. Il s'agissait d'endurcir ses mains et ses pieds, afin que ses coups n'en deviennent que plus meurtrier.

La suite de l'entraînement se déroula sur la plage voisine. Yukimura lui avait donné rendez-vous là-bas et lorsqu'elle arriva, elle ne put que constater son nouveau terrain d'entraînement. Une plage où se dressaient fièrement, tel une armée, des mannequins. Il y en avait plus d'une dizaine, tous espacée de quelques mètres, et Yukimura se tenait au milieu, attendant visiblement l'arrivée de Mitsuki.

- Tu es enfin là. Bon, j'vais faire court. Commença Yukimura, en reprenant une gorgée de sa traditionnelle boisson alcoolisée. Tu vas devoir, et ce, chaque matin jusqu'à ce que j'en décide autrement, traverser cette plage en portant des coups à tous ces mannequins. Très exactement, un coup-de-poing et en terminant par un coup de genou à l'endroit marqué, sur le mannequin. Comme ceci.

Yukimura fit face à l'un des mannequins, et il n'en fit qu'une bouchée. Le coup-de-poing visait précisément la tête tandis que le coup de genou l'acheva en l'envoyant voler à plusieurs mètres de là.

- Lorsque tu seras capable d'éviter toutes mes surprises et en terminant le parcours sans faute, on pourra passer à la suite.

Dès que Yukimura se fut retiré du terrain d'entraînement, Mitsuki entra en scène. Tout se déroula bien pour les premiers mannequins et cela sembla facile, trop facile. Elle remarqua immédiatement que l'un des mannequins qu'elle propulsa était relié à une corde élastique... Mais elle comprit trop tard l'objectif.

La jeune femme se retrouva au sol, battue par... Un mannequin d'entraînement en bois, attaché par un élastique à un rocher enterré... Et destiné à lui revenir dessus dès qu'il serait projeté. Elle devait au moins lui reconnaître qu'il avait de la suite dans les idées, mais elle n'allait pas se laisser faire ainsi.

Elle reprit son entraînement. Plusieurs jours passèrent et les surprises se succédèrent, comme un mannequin qui était l'unique chose empêchant un trou de s'ouvrir sous les pieds de Mitsuki, ou un second mannequin, caché sous le sable, lui arrivant dessus dès que le premier était éjecté.

Mais elle ne se laissait pas abattre et elle finit par en venir à bout. Fatiguée, mais fière d'elle. Yukimura s'éloigna de la plage tandis que c'était déjà le soir.

- Ne soit pas en retard demain, on a pas encore terminé ! Bien joué quand même pour cet entraînement.

Le lendemain, Yukimura lui avait laissé une lettre sur le pas de sa porte, lui donnant rendez-vous, non pas sur l'amas de rochers habituel, ou sur la plage, mais dans une demeure abandonnée aux abords de la plage. À la fois curieuse et impatiente de savoir ce qui l'attendait, Mitsuki s'y présenta à l'heure habituelle.

La cabane, car elle tenait davantage de la vieille cabane que d'une maison, était complètement délabrée, mais il n'y avait aucune trace de Yukimura. Prudemment, Mitsuki fit quelques pas à l'intérieur en appelant son sensei.

Aucune réponse. Quelque chose n'allait pas. Il lui semblait qu'on l'épiait. Que quelqu'un l'observait dans l'ombre. Elle en était persuadée sans parvenir pour autant à découvrir de qui il s'agissait.

Un craquement. Elle se retourna, mais rien. Faisant à nouveau volte-face, elle eut à peine le temps d'apercevoir une espèce de sac de sable lui arriver dessus. Il était trop tard et elle ne put que tenter vainement de se protéger avec ses mains.

Mitsuki se retrouva projetée en arrière et atterrit lourdement contre l'un des murs, dont les planches protestèrent, sans céder pour autant. C'était certain à présent, quelqu'un se trouvait ici et ne lui voulait pas forcément du bien.

Se redressant rapidement, elle évita de justesse un second sac de sable en exécutant une roulade avant... Qui la plaça sur la trajectoire d'un troisième sac. Celui-ci l'envoya au sol à nouveau. Il fallait qu'elle sorte de là rapidement. Prenant appui sur ses jambes, elle se propulsa en avant contre l'un des murs. Ses poings n'eurent guère de mal à faire céder les planches vermoulues qui se dressaient devant eux et elle se retrouva ainsi à l'extérieur.

Alors que la jeune femme en était encore à essayer de comprendre, elle entendit une voix familière sortir de derrière un mur. Yukimura se dévoila. Elle aurait du s'en douter.

- Retiens bien ça, Gamine, soit toujours sur tes gardes. S'il s'était agi d'un véritable ennemi, il aurait eu cent fois l'occasion de te tuer. Mais au moins, comme ça, tu as fait connaissance avec ton nouveau lieu d'entraînement. L'objectif, pour les prochaines semaines, va être simple. Tu vas devoir traverser la maison pour atteindre un mannequin de l'autre côté. Tous ça, en un minimum de temps et sans te faire toucher par les sacs.

La jeune femme enrageait. Non pas contre Yukimura, encore que... Mais surtout contre elle-même, car elle s'en voulait de s'être laissée prendre à cette mauvaise blague. Il avait raison. Il fallait être sur ses gardes à chaque instant. Au moins, elle s'en souviendrait, c'était certain.

Maintenant, il restait à réussir à traverser cette vieille bicoque en évitant les obstacles, et elle était certaine d'une chose, car elle commençait à connaître Yukimura : les sacs de sable n'étaient que le hors-d'œuvre, il réservait sans doute de nombreuses autres surprises.

Et pendant les semaines qui suivirent, cela ne manqua effectivement pas d'animation. Elle ne cessait de découvrir de nouvelles surprises, allant des classiques planches prédécoupées aux bâtons sortant du sol et se dressant sur son chemin.

À de nombreuses reprises, elle se retrouva expulsée, d'une façon ou d'une autre, de la cabane. Bientôt, la bicoque ne ressembla plus à rien. On voyait que, chaque nuit, Yukimura s'efforçait de la consolider pour ne pas qu'elle s'effondre, et en profitait pour mettre diverses chausse-trappes à l'attention de Mitsuki.

Elle se retrouva avec des blessures légères à plusieurs reprises et parfois se fit assommer par les inventions de son maître, mais celui-ci prit toujours soin d'elle dans ces cas-là, et Mitsuki commençait, malgré tout ce qu'il lui faisait, à l'apprécier réellement.

Il lui rappelait son père par de nombreux aspects. Il n'était pas méchant, au contraire, mais il était dur dans tous les entraînements qu'il lui faisait subir, car, elle le savait, elle devait se renforcer afin de survivre dans ce monde de brute.

La vie, dans le pays de l'eau, n'était pas tous les jours faciles et seuls les plus forts survivaient. En fin de compte, elle s'appliquait du mieux possible dans tous les entraînements qui lui étaient imposés par Yukimura, suivant ses conseils lorsqu'il lui en donnait.

Elle finit par y parvenir. Elle atteignit le mannequin. Elle était fière d'elle, mais elle n'avait pas oublié les enseignements de Yukimura et parvint à éviter un coup de pied de celui-ci, en emportant le mannequin avec elle. Il s'en était fallu de peu. Il l'avait presque prise par surprise.

- Pas mal, Gamine. Tu t'améliores. Je crois que tu es prête pour la suite. Tu as déjà fait le plus dur.

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 12 Mar - 0:50

Mitsuki ramena le mannequin à Yukimura, attendant la suite.

- La suite, c'est simple. Le premier objectif de cet entraînement est de t'apprendre à éviter les coups et à te rapprocher de ton adversaire en même temps. Une fois que tu es assez proche, utilise tes jambes pour envoyer un coup de toutes tes forces à ton adversaire. Si tu as réussi à éviter les précédents coups de ton adversaire, ton attaque pourrait bien lui porter un coup fatal, ou du moins, le mettre dans une position délicate. Cela se nomme le Fumikomi-Geri. Compris gamine ? Aller, montre moi de quoi tu es capable.

S'élançant à nouveau sur le parcours d'obstacle, elle se doutait que celui-ci lui réservait quelques surprises. C'était effectivement le cas. Une grosse surprise. Elle traversa le parcours en évitant tous les coups et, lorsqu'elle arriva au mannequin... Ce dernier avait été remplacé par Yukimura en personne.

La surprise la stoppa net et c'est un coup-de-poing de Yukimura qui l'envoya à travers un mur.

- Alors, on dort ?

Elle secoua la tête pour tenter de reprendre ses esprits.

- Mais je ne vais pas vous affronter tout de même ! Je n'ai aucune chance !

Yukimura s'avança.

- Tu comptes devenir Shinobi un jour ? Ou alors tu comptes rester dans l'enceinte du village toute ta vie ? Aller, approche. Montre-moi que ton entraînement n'a pas servi à rien.

Mitsuki hésitait. Ce n'était pas le fait de l'affronter qui l'effrayait. Loin de là. Elle serait peut-être capable de lui donner quelques coups, même si elle ne pensait clairement pas le battre, mais elle ne le voulait tous simplement pas. Elle commençait à l'apprécier, voir à le considérer un peu comme son défunt père. Comment pourrait-elle l'affronter ? Mais elle n'avait visiblement pas le choix.

Elle se retrouva à nouveau au corps-à-corps avec Yukimura. Celui-ci envoya quelques coups qu'elle parvint à éviter. Elle encaissa cependant les coups suivant et se retrouva à nouveau au sol. Il ne lui laissait pas le choix et elle se releva à nouveau, se mettant en garde.

Lorsque Yukimura approcha à nouveau, elle évita un coup-de-poing venant de la droite en passant en dessous et balança son talon contre les jambes de son maître. Le coup fit mouche, et fut suivit par un second coup, de genou celui-ci, au niveau de l'abdomen. Il recula de quelques pas, mais il ne semblait que peu broncher. Il était résistant. Quoi qu'il en soit, il arrêta aussi tôt le combat.

- Voilà ce que je voulais voir. C'est exactement ça. Félicitation, je pense que tu es prête pour tes premières missions.

Essoufflée, écorchée en de nombreux endroits, Mitsuki se laissa simplement tomber au sol.

- On peut aller boire quelque chose maintenant... ? Je meurs de soif...

Le dur entraînement terminé, Mitsuki et Yukimura purent célébrer cela au bar de la plage. Cela lui permit d'apprendre que Yukimura allait partir en mission le lendemain. C'est pour cela qu'il avait voulu accélérer les choses. Car il n'aurait plus le temps de l'entraîner après cela.

Une chose était sûre. Mitsuki n'oublierait pas de si tôt son premier maître Shinobi.

Spoiler:
 

MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   Mer 12 Mar - 17:08

Expérience:

Mitsuki Ikeda: 37 points pour le RP

Message(s) concerné(s):
Mitsuki Ikeda:
 

Technique(s):

Je valide l'apprentissage de " Apprentissage du Taijutsu ", " Coup de Genou " et " Coup de Pied Écrasant " par Mitsuki Ikeda.




Évitez au possible de faire parler mon personnage dans vos RP (outre les citations), si vous en avez le besoin maladif contactez moi par MP afin que l'on puisse s'arranger.
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MessageSujet: Re: Plage Hokuchou - Sur la plage - 0.1 - Ouvert à tous   

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