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 Suki, le retour du petit travesti

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MessageSujet: Suki, le retour du petit travesti   Mar 13 Mai - 0:48

Nom : Satô

Prénom : Suki

Village : Kiri

Grade souhaité : Aspirant

Âge :16 ans




Le quai de Kiri, l’endroit fréquenté par les pêcheurs, les caboteurs et ceux qui veulent quitter l’archipel. C’est sur l’une de ses personnes que cette histoire porte. Kimono rouge marqué par la route et cheveux de la même couleur, cette personne a essuyé le refus de la plupart des possesseurs d’embarcation de la jetée. Invariablement, l’on a considéré que son maigre bien n’était pas suffisant pour payer une traversé vers le continent. Déambuler sur les quais à la recherche de quelqu’un voulant bien satisfaire à sa demande devient frustrant. Même cette fille aux vêtements trempés doit avoir plus de chance. Cette fille qui étale une quantité impressionnante de poisson devant une armée de chats alignés de manière presque disciplinée. Cette dernière ramasse l’un des poissons sur le sol et lui tend, avec un grand sourire.

Mizu – Tu sais, le poisson n’en a rien à faire. Le poisson sera toujours là pour te réconforter. Tiens, mange un poisson.

Suki – Non… Je ne préfère pas…

Mizu – Mange un poisson.

Le son d’une cloche se fait entendre, puis une seconde fois, jusqu’à retentir six fois. La jeune fille est tout à coup prise d’une agitation débordante, distribuant ses prises à toute vitesse, à chacun des chats présents. Cela fait, la meute se disperse en un clin d’œil, emportant leur butin et disparaissant en silence et sans laisser de trace. Même chose pour la jeune fille et son matériel de pêche, qui a disparue, laissant Suki, seul sur le ponton. Seul, avant même de s’en rendre compte, sans avoir pu rien dire de plus, avec un poisson dans la main… et sans ses affaires. L’identité du coupable ne fait aucun doute, la seule personne qui aurait pu prendre son maigre bien étant la fille aux poissons.

Suki – Attend, mes affaires… voleuse!

Sans son sac, qui contenait son argent, aucune chance de trouver un bateau pour quitter l’archipel. Personne n’accepterait un passager qui ne paye pas son passage ou qui ne peut pas payer en travaillant. Ce vol est une nouvelle raison de vouloir quitter ce pays et ses habitants, qui n’ont jamais apporté que du malheur à Suki. Mais pour l’heure, il est plutôt question de pouvoir retrouver la voleuse. Dans un village, même s’il se développe rapidement, il ne doit pas être trop difficile de trouver quelqu’un pouvant l’aiguiller dans sa petite enquête pour retrouver sa voleuse. Une fille qui pue le poisson, qui en est même obsédée et qui nourrit une armée de chats, ça ne doit pas courir les rues. Quelqu’un et forcément au courant de l’endroit où l’on peut la trouver… et la faire payer.

***

Il s’avère que la jeune fille est bien connue des pêcheurs du coin. La gentille folle du poisson, comme les pêcheurs l’appellent. Obtenir l’adresse de l’endroit où l’on peut la trouver ne fut pas aussi difficile qu’escompté. Un vieux pêcheur lui indiqua sans faire d’histoire, celui-ci étant même content que la petite se fasse une «amie». Ce qui conduit Suki devant une maison d’une taille, qui sans tenir du manoir, fait paraître son ancienne demeure comme dérisoire. Ce qui soulève la question de savoir comment une fille avec des vêtements en loque et qui pue à tel point le poisson peut vivre dans ce genre d’endroit. Pas d’autre choix que de cogner à la porte pour être fixer. On ne tarde pas à venir lui ouvrir, l’entrebâillement de la porte révélant une femme, qui n’est manifestement pas sa voleuse.

Mezumi – Oui?

Évidemment, ce ne pouvait pas être aussi simple que ça. Cette petite peste aux poissons n’allait pas lui ouvrir la porte, la bouche en cœur, et lui restituer tranquillement ses affaires.

Suki – He bien, je… c’est un peu compliqué.

La femme ouvre complètement la porte, se révélant à la vue de son visiteur.

Mezumi – Vous devez être la personne à qui appartient le sac que Mizu a ramené. Je suis vraiment désolé pour le tort qu’elle aura pu vous causer. Elle n’a pas fait exprès, il lui arrive d’être tête en l’air, surtout quand elle a peur d’être en retard pour le repas.

Suki – Ça n’empêche pas que votre fille a volé mes affaires.

Mezumi – Ce n’est pas ma fille. J’aimerais qu’il en soit autrement, mais ce n’ai que ma gentille squatteuse.

Suki – Je ne veux pas m’immiscer dans vos affaires, mais pourquoi vous hébergez une sauvage pareille? Non, oubliez. Ce ne sont pas mes affaires et je veux seulement récupérer ce qui m’appartient, je m’en irais tout de suite après.

Mezumi – Ça ne me dérange pas de vous en parler. Pour me faire pardonner de la gêne occasionnée par Mizu, c’est la moindre des choses de vous inviter à partager notre repas. Ce n’est pas grand-chose, mais si vous êtes toujours intéressée à entendre l’histoire de la petite Mizu, je peux vous la raconter en mangeant. Vous serez surement plus à même de lui pardonner, ainsi.

Suki – Écoutez, tout ce que je veux, ce sont mes affaires et…

Les gargouillis de Suki viennent l’interrompre, donnant davantage de munitions à son interlocutrice.

Mezumi – C’est décidé, vous mangez avec nous, ce soir.

***

L’ambiance autour de la table est étrangement normale, si l’on exclut la rangé de chats devant un bol de poisson et celui sur la tête de la jeune fille, s’en serait presque trop étrangement normal. Personne ne mange avec sa voleuse, une heure après l’avoir rencontrée. Tout ça n’a aucun sens.

Mezumi – Mizu, si tu as terminé, tu peux monter à l’étage faire tes exercices.

Mizu – Mais, je les ai déjà fait.

Mezumi – Bien, alors tu n’auras aucun mal à accorder le verbe avoir à la troisième personne du singulier, au passé simple.

Mizu – Heu… le passé simple…

Mezumi – Monte réviser.

La jeune fille obtempère en ronchonnant, mais monte tout de même à l’étage, suivie de son armée de chats. La maitresse des lieux s’assure que sa petite protégée soit bel et bien plongée dans son travail avant de continuer.

Mezumi – Si vous êtes toujours intéressée à connaître le pourquoi du comment de la situation quelque peu irrégulière de la petite Mizu, je crois que je peux vous en parler.

Suki – Écoutez, votre cuisine était excellente, mais tout ce dont j’ai envie, c’est de quitter cette île.

Mezumi – À cette heure-ci, plus aucun bateau ne quittera le port. Il va vous falloir reporter votre projet à demain. Mais je peux toujours vous héberger pour la nuit, comme c’est à cause de Mizu que vous n’avez pas pu partir.

Suki – Bon, d’accord pour écouter l’histoire, ça fera au moins passer le temps.

Mezumi – Pour commencer, ce n’est pas une histoire très simple à raconter. J’en ignore, moi-même le début, et la petite aussi, probablement. De ce que je peux vous en dire, les choses débutent lors de la fondation du village de Kiri, où nous nous trouvons. Avant l’implantation du village, l’endroit n’était pas encore peuplé comme il l’est actuellement. C’est sans doute pour cela qu’une petite cabane de pêcheur délabrée a pue passer inaperçue jusqu’à cette date. Dans cette cabane, il y avait une enfant, qui vivait pratiquement à l’état sauvage, avec une tripotée de chats. On dit parfois qu’à l’état de nature, l’homme est foncièrement bon. Dans le cas de la petite, c’était vrai. Même quand ça cabane a été détruite pour défricher le terrain et de le préparer à accueillir les premières structures du village, elle offrait encore du poisson aux gens. Mais comme elle savait à peine parler, le contact ne fut pas aisé. La petite pouvait survivre au monde, mais pas au monde des hommes. Elle était et est encore, maintenant, trop gentille pour son bien. Je n’ai jamais pu avoir d’enfant, je crois que c’est pour ça que je l’ai prise avec moi. Depuis qu’elle est là, je crois que je n’ai jamais eux une minute à moi, mais je pense que cette grande maison m’aurait paru bien triste et vide, sans elle. Mais je parle, je parle et le temps passe. Si vous voulez dormir, je vais vous préparer une chambre. En attendant, vous pouvez prendre un bain, j’ai mis de l’eau à chauffer avant de manger. Cela doit être prêt, à présent.

***

L’eau jusqu’aux épaules, dans la baignoire, Suki essaie de faire la part des choses sur cette étrange famille recomposée. Avec cette gamine à moitié sauvage, folle du poisson, et cette grande maison, dont la propriétaire est prête à accueillir n’importe qui, afin de l’animer, ne serait-ce qu’un peu. Trop compliqué, tout ça. Demain, adieu l’archipel et on n’en reparle plus. Pour l’instant, il est beaucoup plus facile de faire des bulles dans l’eau avec sa bouche et de profiter de la mouche de la baignoire pour se faire une barbe. Cela aurait pu être plus agréable si la petite sauvage n’était pas arrivée dans la pièce, en trombe, et n’avait pas sauté dans la baignoire. Éclaboussant, au passage une bonne partie de la pièce.

Mizu – Banzaï!!!

Toute souriante, elle continu d’éclabousser à tout va. De son côté de la baignoire, Suki essaie tant bien que mal de conserver son calme et de résister à l’envie de la noyer. Cela jusqu’à ressentir une pression exercé des deux mains sur son anatomie.

Mizu – Hiiiiiiii, il y a un serpent dans la baignoire.

Elle sort, couverte de mouche, de la pièce, comme si elle avait la mort aux trousses. Suki, le «serpent» douloureux, après cette empoignade brutale, sort également de la baignoire et tente de cacher sa nudité avec la serviette qu’on avait laissée à son intention. Ce qui s’avère plus compliqué qu’escompté, étant donnée les bruits de pas dans le couloir. La précipitation n’aidant pas, Suki est pratiquement nu, alors que Mezumi entre dans la pièce, une poêle à la main, se fige, rougit et quitte précipitamment les lieux. Lui lançant, gênée, la seule phrase qui exprime hors de tout doute qu’elle a vue tout ce qu’il y avait à voir.

Mezumi – Je n’ai rien vu.

***

Depuis l’incident de la baignoire, Mezumi parle à Suki depuis une pièce adjacente, jamais face à face, quand cela est nécessaire. Même pour lui indiquer que la chambre qu’elle lui a préparée est prête. Cette dernière semble confortable, bien plus que son ancienne chambre, avant de quitter sa maison. Comme la discussion semble compromise avec son hôte, autant se dévêtir tout de suite et aller se coucher. Ce qu’il fit, se glissant sous la couette.

Mezumi – Suki?

Mezumi passe la tête par l’entrebâillement de la porte, puis entre. S’installe à côté du futon et cherche ses mots, alors que Suki remonte la couette jusqu’à son menton.

Mezumi – Mizu dort, je pense que nous avons à parler.

Suki – Je sais, je pars demain, à la première heure. Vous n’aurez plus à entendre parler de moi.

Mezumi – Non, ce n’est pas à propos de ça. C’est des bleus et des marques que tu as sur le corps, dont je veux parler.

Suki – Que de ça?

Mezumi – He bien, je suppose qu’il faudra aussi parler du reste.

Suki – Je suppose.

Mezumi – Qui t’as fait ces marques?

Suki – Des gens.

Mezumi – Je m’en doutais, mais qui?

Suki – Ça dépend. Surtout mon beau père et d’autres personnes, quand j’étais sur les routes.

Mezumi – C’est pour ça que tu es parti de chez toi, à cause de ton beau-père?

Suki – Oui, en partie.

Mezumi – Si tu es d’accord, je vais regarder, tes blessures. Ça te va?

Suki, alors que Mezumi pose une main sur la couverture, ressert son étreinte et remonte encore plus le drap sur lui. Elle reprend d’une voix douce.

Mezumi – Je veux simplement t’aider. Je ne parlerai à personne de tout ça, ne t’inquiète pas.

Le garçon fini par relâcher sa prise et la laisse descendre la couverture jusqu’à son nombril. Ce qu’elle voie confirme ce qu’elle a entraperçu dans la salle de bain, plus tôt dans la journée. Il s’agit bel et bien d’un garçon et on l’a battu à répétition, sans retenu.

Mezumi – Tu peux te redresser?

Il obtempère en silence, se mettant dos à la femme qui l’examine, assis sur ses jambes, le drap sur les cuisses. Maintenant, c’est lui, qui n’est plus capable de la regarder en face.

Mezumi – Ça te fait mal?

La réponse tarde à venir, mais il finit par répondre.

Suki – Oui… parfois.

Mezumi préfère se garder de poser des questions sur le travestissement du garçon, se concentrant sur ses blessures. Poser trop de questions d’un coup ne pourra que le pousser à se refermer comme une huitre, alors qu’il doit lui en avoir couté de lui avoir parlé ainsi. Dos, à Mezumi, il ne peut voir qu’une lueur verte se dégager d’un point hors de son champ de vision. Rapidement, les douleurs qu’il traine avec lui depuis longtemps, trop longtemps, commence à s’estomper, remplacé par une douce chaleur.

Mezumi – C’est mieux comme ça, n’est-ce pas.

Suki – Comment vous avez fait ça? Je ne sens presque plus rien.

Mezumi – Ce n’est rien. Un petit truc qu’on appelle le Geka. Une médecine que l’on développe à Kiri. Mais…

Suki – Mais quoi?

Mezumi – Pendant combien de temps est-ce que l’on t’a battu?

Suki –Pourquoi? Je vais mieux, maintenant.

Mezumi – Non, pas vraiment. La douleur est partie, mais ton corps est en miette. Tu ne passeras pas l’année sans soins.

Suki – Non, c’est…

Mezumi – C’est la vérité.

Suki – Vous m’avez soigné, c’est...

Mezumi – Ce n’est pas suffisant. Tu as besoin de soins sur une longue durée. Tes os son en miette et tes organes ne fonctionnent plus comme ils devraient.

Suki – Je vais mourir…

Mezumi – Nous étudions le Geka, dans le village. Un traitement journalier devrait te permettre de te remettre.

Suki – Je n’ai pas d’argent pour payer.

Mezumi – Repose toi, je viendrai te voir, demain. Ne pense pas à ça. Je n’ai jamais eu l’intention de te demander quoique ce soit. Pour l'instant, dors.

MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   Mar 13 Mai - 0:49

Mezumi – Voilà, je viens de régulariser ta situation auprès des autorités du village. À partir de maintenant, tu es sous ma responsabilité, aux yeux de l’administration.

Suki – C’est vrai, je peux vraiment rester ici?

Mezumi – Bien sûr. Tu es chez toi, ici, à partir de maintenant. Mais j’ai dû négocier avec certaines personnes pour que tu puisses loger chez moi. Il y a, disons, une contrepartie dont il va falloir que tu t'acquittes.

Suki – Une contrepartie?

Mezumi – Ce n’est pas sans raison que je peux loger dans cette maison. J’ai un rôle important pour l’avenir du village. Ma mission est de développer le Geka, la médecine de précision de Kiri, afin de nous donner un avantage stratégique pour l’avenir du village et du pays.

Suki – Le Geka, ce que vous utilisez sur moi pour me soigner?

Mezumi – Oui. C’est le travail que j’effectue en perfectionnant nos techniques de précision, qui m’octroie le privilège d’habiter cette demeure.

Les informations arrivent les unes après les autres, mais pour Suki, cela n’apporte pas de réelles explications sur la situation de sa bien vaillante logeuse. Pas plus que cela ne l’éclaire sur la contrepartie dont il devra s’acquitter et pourquoi on lui demande de se prêter à cela.

Mezumi – Pour faire simple, mon rôle au sein du village me donne une valeur stratégique de premier plan. L’ascension de notre premier Mizukage et ses politiques de sécurité, comme de méfiance, obligent à prendre certaines précautions. En ce qui concerne Mizu, elle est entrée sous ma responsabilité avant que notre Kage prenne ses fonctions, donc j’ai pu régulariser sa situation sans trop de problèmes, mais dans ton cas, cela s’est avéré plus problématique. Afin de s’assurer que tu n’entraves pas mon travail et que tu puisses mériter ta place, tu dois prouver ta valeur à la nouvelle administration que le Mizukage est train de mettre en place.

Suki – Prouver ma valeur?

Mezumi – Il a été décidé que tu devrais rejoindre les rangs des shinobis de Kiri en temps qu’«aspirante» et m’assister dans mes tâches courantes, qui ne concernent pas mes recherches, et remplir certaines missions, jusqu’à ce que tu es acquis la confiance des autorités du village. Pour l’instant, tu es considéré comme étant en période de probation.

Suki – Attendez, moi, remplir des missions pour le compte de Kiri! Comment est-ce que vous voulez que je fasse ça. Tout ce que je sais faire n’a aucune valeur pour un endroit comme celui-ci.

Mezumi – Calme toi. On m’a donné l’autorisation de t’enseigner des techniques de catégorie D. Ce sont des techniques de base des différentes branches que la maitrise du chakra peut permettre de développer. Il s’agit également des techniques que les autres organisations similaires à la nôtre, sur le continent, doivent déjà maitriser, d’après nos suppositions. Bien que nous ayons peu d’informations sur ce qui se passe en dehors de l’archipel, nous ne pouvons pas envisager que nous soyons les seuls à avoir profité de la découverte du chakra et à en peaufiner notre maitrise.

Suki – Vous êtes vraiment certaines que je peux apprendre à faire des choses comme courir sur l’eau ou soigner avec votre Geka?

Mezumi – Tout le monde ne peut pas apprendre et maitriser toutes les branches de la voie. Malgré le fait que nous possédions quelques éléments de valeurs, parmi nos effectifs, je ne pense pas qu’aucun d’entre eux ne puisse s’initier à toutes les techniques que nous avons élaborées, dans ce village. Il en va de même pour notre Kage, sans rien enlever à son talent. Mais je pense que tout le monde peut apprendre à manipuler les énergies qui coulent en lui.

Suki – Vous êtes sûr, parce que je n’ai jamais été bon à rien. Rien qui vaille la peine, en tout cas.

Mezumi – Je ne te demanderais pas de soulever des océans le premier jour, mais je vais te montrer une technique qu’un débutant peut exécuter sans avoir besoin de maitriser le chakra. Le mouvement et son exécution sont plus important que de laisser s’écouler ton chakra, bien que pour en tirer réellement partie, il faudra que tu t’y mettes. Regarde bien.

Avant qu’il ne puisse réagir, la paume de son enseignante vient frapper son poignet. D'abord il ne ressent rien, pensant que ce n'est qu'une démonstration, mais rapidement sa main se met à s'engourdir et à trembler sans qu'il ne puisse l'arrêter. Satisfaite d’elle, elle prend la main de son élève entre les siennes afin de calmer les tremblements.

Mezumi – Voilà la puissance du Geka, l’art de la précision du corps. Le Te'douyou, Main tremblante, consiste à handicaper l'adversaire temporairement afin de le priver d’une partie de sa capacité de préhension et de précision.

Suki – Je suis désolé, mais je crois que c'était une mauvaise idée d'essayer de m'entrainer. Vous êtes quelqu'un d'incroyable et l'une des premières personnes à être gentille avec moi, mais je ne serai jamais capable de faire quelque chose comme ça. Je ne suis pas...

Mezumi – Tu n'es pas quoi?

Suki – Je ne suis pas ce qu'on attend de moi. Il aurait fallu que je sois un homme fort capable d'affronter l'adversité, que je sois quelqu'un d'autre que moi.

Ça a été dur pour lui de dire ça à une presque inconnu. Elle en est consciente, alors que son élève retient des larmes en pensant aux raisons qui lui ont fait quitter sa demeure.

Mezumi – Il n'y a aucune honte à être soit. La seule honte est de vivre autre qu'en étant toi-même et je suis certaine que tu as traversé plus d'adversité que la plupart des hommes ne pourrait en supporter. Il n'y a aucune raison de pleurer, mais si ça peut te faire du bien, vas-y.

Essuyant les premières larmes d'un revers de manche, reprend courage. Quant à Mezumi, elle examine les mains du jeune homme attentivement.

Mezumi – Nous ne sommes plus à une époque où la force brute d'un homme lui assure de régner. Regardes tes mains. J'en ai rarement vu d'aussi fine et belle. Tu les détestes peut-être parce que tu penses qu'elles conviennent mieux à une femme qu'à un homme, mais je ne les voix pas comme les mains d'un homme ou d'une femme. Quand je les regarde, je voix des mains faites pour pratiquer notre art de la précision.

Suki – Vous êtes certaines, vous ne dîtes pas ça pour me rassurer?

Mezumi – Je n'ai aucun intérêt à te mentir, mais si tu ne me crois pas, tu peux partir maintenant. Je ne tenterai pas de t'arrêter, mais si tu veux apprendre, je t'enseignerai.

Suki - D'accord, je... je vais essayer.

MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   Jeu 15 Mai - 8:59

Depuis que Mezumi tente de lui enseigner la technique de la main tremblante, Suki n’a pas l’impression d’avoir fait le moindre progrès. La seule chose qu’il sen, c’est son poignet qui commence à enfler à force d’être frappé, malgré la légèreté des impacts répétés. Peu importe le temps passé à répéter le mouvement, reproduire sur son instructrice la technique qu’elle utilise sur lui reste toujours un exercice qui parait impossible, bien que cette dernière ne se prive pas pour incapaciter la main de son élève. C’est en flânant dans les environs de sa nouvelle demeure, qu’il repense à cela. Devenir membre des forces de Kiri n’est peut-être pas fait pour lui. Quoique Mezumi en pense, combattre pour ce village, travailler pour le village et vivre pour le village ne lui apparait pas toujours pas comme une vocation qui lui convienne. Porter de jolies robes et cultiver l’ambiguïté, quoique les autres puissent en penser, voilà quelque chose auquel il est doué. Bien qu’il y est moins de mérite à cela.

Ressassant ses pensées en marchant, Suki est interrompu à l’orée d’une ruelle. Tout d’abord par le son d’un objet renversé, puis par une voix l’appelant. Bien que lui rappelant vaguement quelque chose, impossible de mettre un visage sur cette voix ou de l’endroit où il aurait pu l’avoir déjà entendu. Ce qui n’est pas pour le rassurer. Son périple à travers l’arrière-pays jusqu’à Kiri ne s’est pas fait sans heurt. Trop de chose, trop de blessures pour un seul voyage, et trop de souvenir à oublier pour conserver un semblant d’équilibre. Malgré tout, l’on continu de l’appeler, par son nom, cette fois. S’avancer dans la ruelle, rebrousser chemin, l’un ou l’autre ne changera rien au fait que de toute manière, il lui faudra quitter le village. Incapable d’apprendre la technique de Mezumi, l’accord que cette dernière a pris avec les autorités de Kiri ne risque pas de durer très longtemps.

Perdu dans ses pensées, il n’a pas le temps de réagir, alors qu’il est agrippé et trainé dans la ruelle de force. Son agresseur, l’origine de l’appel, empestant l’alcool et lui rappelant vaguement un souvenir désagréable.

? – C’est bien ma petite pute de l’autre fois. Alors, on vient faire le tapin chez les monstres du coin.

Coincé entre l’ivrogne et un mur, Suki sent une main s’aventurer à l’arrière de sa cuisse.

Suki – Non! Arrêtez, je ne fais plus ça. C’est terminé.

? – Tu voulais bien de mon argent, quand tu crevais de faim sur la route. Si tu ne veux pas que tes petits secrets s’ébruitent, tu te retournes et tu te laisses faire.

En guise de préambule à ce qu’il s’apprête à faire, il laisse choir au sol une poignée de ryos, en guise de compensation financière.

Suki – Je vous préviens, si vous ne me lâchez pas, je hurle.

? – Pas le courage de hurler.

Suki – Je vais…

? – Rien du tout, tu te laisses faire ou je te balance à poil dans la rue. Que tout le monde voie la chose pathétique qu’ils ont laissée s’installer dans leur village de monstres.

Sur ce, il resserre son étreinte, alors que Suki continu de se tortiller entre ses mains. Réussissant même à mordre son assaillant, mais cela ne fit que l’énervé d’avantage. Un coup dans le ventre, fit cesser net toute tentative d’évasion.

? – Tu m’as énervé. Je pensais payer, mais là, je vais juste me servir et me tirer de ce village rempli d’aberrations.

L’ivrogne l’envoie valser au sol, essuyant le sang coulant de la morsure infligée. Alors que la situation semblait désespérée, les instructions de Mezumi lui reviennent en tête, à mesure qu’il commence à exécute les mouvements qu’elle lui a enseignés. D’abord, feinter en faisant mine de vouloir frapper au visage, puis saisir le mouvement de l’adversaire au moment de se protéger, alors que celui-ci se met en garde pour bloquer le coup initial et frapper le poignet au point sensible. Aucun besoin d’exercer une force excessive, tout en douceur et en précision, tout cela exécuté rapidement et sans hésitation. Pratiqué plusieurs fois avec Mezumi, aucun résultat valable n’était sorti de leurs séances d’entraînement. Elle disait toujours qu’il hésitait trop avant d’amorcer le mouvement. Ce qui était vrai. Toujours à vérifier que sa paume était placée correctement sur et à essayer de corriger la trajectoire durant le mouvement en cours, ou encore à hésiter à infliger cette technique à quelqu’un qu’il appréciait. Dans cette ruelle, aucune de ces questions ne vint perturber sa concentration ou sa conviction à utiliser la technique. Un mouvement rapide, exécuté sans ambiguïté et dans le but de neutraliser l’adversaire.

? – He, qu’est-ce que… Aaaaaarg!

Le résultat ne se fait pas attendre, l’adversaire de Suki a pris ses distances, tout en essayant de calmer les tremblements da sa main.

? – Qu’est-ce que tu m’as fait, salope!?!

Loin de lui l’idée de vouloir rester plus longtemps dans cette ruelle avec cette ivrogne voulant abuser de son corps, il préfère prendre ses jambes à son coup plutôt que de se perdre en explication.

? – Reviens, je n’en ai pas fini avec toi! On se retrouvera!

Loin de la ruelle, perdu dans la ville, il tente de reprendre son souffle et de calmer l’excitation de sa victoire sur ses doutes. Avoir réussi à tenir tête à son passé l’a mis dans tous ses états. Il n’aurait jamais cru pouvoir se lever pour s’opposer à quelqu’un comme ça, encore moins à le mettre en difficulté. Pour lui, c’est une nouvelle résolution qui vient de naitre. Attendez encore un peu, c’est moi qui vais vous retrouvez et vous faire tous payer pour ce que j’ai enduré, mais à ma façon et en étant fidèle à ce que je veux être.

MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   Jeu 15 Mai - 9:03

Bon, je crois que j'ai récupéré ce qui pouvait être récupéré et apporté les modifications pour que ce soit en accords avec les nouveautés. Je suis prêt à être validé.
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MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   Jeu 15 Mai - 11:36

Bon retour parmi nous Suki.
Tout est en ordre. Ravi de revoir ton personnage. Il n’y a plus qu’à espérer que Suki ne croisera pas Emon dans une ruelle ! Félicitations, te voilà aspirant de Kiri.
Suki Satô : +31XP

MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   Jeu 15 Mai - 17:23

Est-ce que je commence avec la technique que j'ai essayé d'apprendre dans les deux derniers post?
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MessageSujet: Re: Suki, le retour du petit travesti   

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