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 Présentation - Hokkinin Satsubatsu [Terminé]

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Hokkinin
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MessageSujet: Présentation - Hokkinin Satsubatsu [Terminé]   Dim 4 Jan - 18:06

Citation :
Prenom : Hokkinin
Nom : Satsubatsu
Clan : Satsubatsu
Age : Entre 12 et 15 ans.
Physique : Assez fin et petit, difficile de déterminer son âge avec certitude. Yeux Marrons, visage marqué. Cheveux blanc (ayant perdu tout coloration, brun à l'origine). Atteins par les stigmate de son clan au ventre.
Faction : Shinobi


La neige tombait doucement. De lourd flocon qui arrivaient à passer outre les branches tordues qui nous servaient de bouclier illusoire. Malgré tous les bienfaits que pouvait apporter une forêt, elle n’était guère utile pour lutter contre l’hiver et ses horreurs. Le froid mordait de ses crocs acérer dans mes chaire. Le sol était recouvert d’un tapis blanc qui me gelé la plante des pieds. Mes vêtements étaient gorgés d’humidité. Ces flocons qui fondaient au contact de ma chaleur corporelle, dans le but pernicieux de me geler.

Je regardais mes doigts. Ils me faisaient mal. Mal comme le reste de mon corps. Mais ce n’était pas lié au froid. Malgré tous ses efforts, cet hiver ne me tuerais pas. Il ne m’arracherait pas mes doigts. Ne rongerait pas peu à peu mon corps. Quelque chose d’autre s’en chargeait. Et paradoxalement, c’était ce quelque chose qui empêchait l’hiver de me tuer.
Mais c’était aussi la raison pour laquelle « ils » essayaient de nous tuer.

La clairière où nous étions arrêtés ressemblait à toutes celles que nous avions croisées jusqu’ici. Des arbres aux alentours. Un espace dégagé. Quelques grosses pierres ou souches d’arbres. Du sang en quantité et quelques cadavres.

Comment-nous ont-ils trouvés ?! Je croyais que tu avais effacé nos traces ?!

Ça c’est facile ! Accuse-moi ! C’était ton idée de t’approcher autant de ce village.
«Ça ne peux pas être si dur que ça ! Un petit groupe pourrait y aller discrètement et ramener de la nourriture !»


Ah oui ? Excuse-moi de penser au bien du groupe ! Nous avions besoin de nourriture et

LE BIEN DU GROUPE ?! Attirer ces tueurs jusqu’au groupe c’est pour le bien du groupe ! Tu te rends compte de ce que tu as fait risquer à tout le monde ! Et pour quasiment rien en plus ! Imagine qu’ils aient était plus que ça ! Imagine que Yajuu ne les ait pas aperçus plus tôt ? On aurait perdu combien d’entre nous pour le bien du groupe !?

Une chose est sure, si vous ne la fermez pas, je vais devoir vous broyer la gorge pour le bien du groupe ! Si vous hurlez encore comme ça une fois, on aura peut-être finit d’attirer tous les tueurs du pays !

La dispute se calmait. Ou du moins baissait d’un ton.
Je ne sais plus depuis quand nous fuyons. Je ne sais plus quand tout cela avait commencé. Je regardais mon doigts, et sous l’effort de concentration fronçait les sourcils. Une goutte de sang perla au bout de mon index et rampa vers la paume de ma main, répandant une douce chaleur.
Je ne sais plus quand est-ce que j’avais cessé d’être un être humain. J’avais entendu dire qu’on nous avait appelé les morts qui marchent…

Au moins… Maintenant on a de la viande…

Les coups d’œil vers le résultat de la chasse désastreuse, et la mine résigné des personnes autour de moi me confirmèrent que ce nom était faux.
Nous étions des monstres…


****************



J’étais allongé dans la boue. La pluie avait cessé depuis des heures. Mais le sol était encore gorgé de sang, de peur, de pleurs et de mort. Un charnier.
Le champ de bataille d’une guerre que personne ne souhaitait. Le triomphe de la peur sur la raison du genre humain. Le seul endroit où nous pouvions nous fondre dans la masse.
Aussi confortablement installé que je le pouvais dans un creux au fond duquel stagnait ce fameux mélange d’eau, de sang et de boue. Le sang figé me sortait de la bouche et une lance brisée pointait sa lame hors de mes intestins. Je restais aussi mort que j’aurais souhaité l’être quelques secondes auparavant.

J’étais las et dégouté de ce qui me servait de vie maintenant. Nous fuyons et survivions et courrions après des espoirs illusoires d’une vie meilleure. Quand vos muscles et votre peau se faisaient déchirer quotidiennement par votre sang devenu aussi vivant que vous, on était en droit d’espérer une amélioration, rien ne pouvait être pire. Mais dans mon cas, cet espoir je le prenais pour inexistant. Ma vie, je ne m’en souvenais pas. J’étais incapable de faire le tri entre souvenir et fantasme d’une vie meilleure. Il ne me restait que ma malédiction, et j’aurais souhaité plus que tout l’abandonner.

C’était cet état d’esprit qui m’occupait alors que nous marchions au milieu des corps des malchanceux qui n’avaient pas réussi à fuir la folie qui agitaient les continents. Et c’était cet état d’esprit qui avait aussitôt fait place à la volonté de vivre lorsqu’on nous avait annoncé l’arrivé des sabres.
J’étais donc caché, camouflé au milieu des morts. Et aussi étrange que cela puisse paraître, c’était ce qui se rapprochait le plus d’une forme d’amusement pour moi. Faire illusion…

Les pas spongieux de plusieurs personnes lourdement équipé me passaient au-dessus de la tête. J’étais mort. Il suffisait le m’en persuader et ils ne chercheraient pas à vérifier auprès de moi. Le regard fixé sur un ciel gris et morne, je comptais mentalement le nombre de sabre qui défilaient au milieu de leur œuvre. Sept, peut être huit. Une patrouille complète.
J’aurais presque pu entendre les espoirs silencieux de mes camarades. «Qu’ils ne fassent que passer», «Qu’on puisse reprendre la route bientôt».
Si tout se passait bien nous n’aurions qu’à attendre leur départ, puis dix minutes encore, avant que le signal soit donné pour que nous sortions de notre cachette et reprenions la marche. Sale, frigorifié mais soulagé de savoir que nous n’aurions plus à nous préoccuper de sabre avant un bon moment.

C’est à ce moment-là que le pleure résonna.
Les sabres s’immobilisèrent. Et un ordre silencieux fut donné. J’entendais leurs pas qui s’éloignaient les uns des autres. Ils formaient une ligne au milieu des cadavres et cherchaient à découvrir l’origine de ces cris. Moi, je les connaissais bien. C’étaient ceux du dernier bébé au monde. La seule touche d’innocence qu’il nous restait et une plaie pour la survie. Nous avions risqué de nombreuse fois notre vie à cause de ça, et pourtant…
Prenant un risque inconsidéré, je retirais lentement le morceau de lance que j’avais soigneusement placé au milieu de mon ventre ravagé. La touche du déguisement que j’avais préféré placé. Même si ça faisait un mal de chien.
Je me retournais, et rampant hors de mon trou, je scrutais l’horizon.
Les huit sabres étaient là. Tous portaient une armure teinte de rouge avec un symbole peint dessus. L’un d’entre eux portait une décoration sur son casque. Sans doute le chef. Je scrutais les cadavres alentours. Certains d’entre eux m’étaient familiers et échangèrent en regard avec moi. Ça allait arriver.

L’avancé des sabres se fit inexorablement vers l’origine du bruit. Les lames sondaient les corps, à la recherche du survivant ayant fait l’erreur de signaler sa condition. Il n’y aurait sans doute pas de pitié. L’un des sabres héla ses camarades, et s’accroupissant il retira un paquet de tissu des bras rigide d’une femme.

J’ai trouvé un bébé chef !

Le reste de sabres se rapprochèrent alors de lui pour constater la trouvaille.

Il a dut survivre en buvant de l’eau croupi ou je ne sais pas quoi… Il a l’air encore vivant… Un cri de dégout profond survint Quelle horreur ! Regardez son visage !

Le jeune sabre tenait maintenant l’enfant à bout de bras. Il semblait lutter entre un instinct paternel naissant et l’envie de jeter le bébé au sol et de la piétiner. Son chef inspecta le visage d’un air grave.

Il porte la marque de ces maudits ! Tues le qu’il rejoigne les siens !

Ces quelques morts résonnèrent autant que les premiers pleurs qui les amenèrent. Lentement, l’enfant fut posé au sol, et la lame d’un sabre se levait au-dessus de lui. Et le temps suspendit son vol. J’avais l’impression que mon cœur allait passer à travers ma poitrine. Que ses battements allaient faire trembler la terre, et que le cris qui nous déchira à tous la gorge survenait d’une bête folle de rage et de douleur.

Les sabres entendirent avant de voir. Ne comprirent pas ce qu’il leur arrivait aux premiers abords. Les morts se relevaient en hurlant, et fondaient sur eux. Ils y virent des visages déchirés leur hurler une haine féroce. Des membres dont ils ne restaient qu’une masse de viande et de l’os les attaquer.
Et une mère auparavant morte se jeter entre une lame et son fils.

L’assaut fut violent et rapide. Je ne me souvenais pas exactement de ce que je fis. Mais quand ce fut finit, j’avais les mains pleines de sang et du visage d’un jeune sabre. Ses yeux éclatés. Sa peau déchiré et son souffle définitivement stoppé.
Autour de moi le spectacle était similaire. Une orgie de sang qui arrivait à se faire remarquer dans un charnier. Exactement ce que nous souhaitions éviter.
En plus encore. L’un de nous en larme. Auprès de deux morts. Une femme et son enfant…
Nous étions des monstres. Et des monstres bien décidé à survivre. Prendre le temps de pleurer sur nos morts était un luxe que nous n’avions pas. Et se permettre un luxe interdit était sans doute synonyme de mort pour nous.

Des larmes et du sang coulant sur son visage.

Où… ?

Au Sud… A 5 kilomètre. Prêt de la source du pont.

… Je vous rejoindrais…

Après le pire mensonge que j’ai jamais entendu, il prit son fils dans ses bras et s’en alla en trainant les pieds. Le sang coulait sur son sillage et le suivait comme son ombre. Rapidement, il atteignit le couvert d’arbre et disparu de notre vue.

Ça ne change rien au plan… Nous devons atteindre le pays de la foudre.
Fouillez ceux-là et prenez tout ce qui sera utile.


Je me demande à combien nous arriverons sur place.
Ibuki Senjago
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MessageSujet: Re: Présentation - Hokkinin Satsubatsu [Terminé]   Mer 7 Jan - 6:22

Salut Hokkinin, heureux que tu nous rejoigne malgré les changements !  Tu représente toujours les Satsubatsu à merveille et pour cette présentation, que j'ai plutôt apprécié pour son action et sa fluidité, tu reçois 31 xp !

Bienvenue, petit monstre !
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