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 Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.

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Seiya Isatsu
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MessageSujet: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Sam 30 Mai - 6:33

Le soleil pointait à l'horizon, mais le jeune village de Konoha était déjà en effervescence. Partout, des hommes et des femmes œuvraient à la construction de ce qui n'était qu'un vaste chantier parsemé de maisons.
Au cœur du quartier Isatsu, au sud du village, dans une maison construite à la hâte, mais qui comportait tout le confort nécessaire, résidait un jeune homme. Il s'appelait Seiya, des cheveux noirs et fins recouvraient ses yeux que sa mère qualifiait de "teckel blasé", il ronflait bruyamment, le filet de bave formant un pont visqueux entre ses lèvres et l'oreiller. Mais l'édifice fut soudain ébranlé par la mère du jeune Isatsu qui rentra à la volée.

[Mère]- Cette fois-ci tu y vas ! Tu ne peux pas jouer toute la journée ! Ta place est à l'académie comme tous les jeunes de ton âge. Donc prends ta canne et file! Je ne veux pas te revoir avant la fin de l'après-midi ! Arrête de complexer, l'homme ne se résume pas à être bipède !
[Seiya]-Va me faire a manger. Lui répondit-il dans un grognement. Sa mère, elle, éclata de rire et se retourna pour quitter la pièce en manquant de renverser la lampe de chevet avec sa poitrine. Seiya fit mine de ne pas avoir vu, sans doute l'habitude. Elle aussi était handicapé, à sa manière.  

Il se redressa et s'assit sur le lit pour mettre la prothèse qui remplaçait le membre qu'il n'avait jamais eu. Il se leva à l'aide d'une canne et s'étira longuement la jambe valide. Il avait reçu une convocation et cette fois-ci, il ne pouvait y échapper. Sa jambe supportait mal les marches assez longues et il ne devait pas montrer de signe de faiblesse une fois qu'il serait mis à l'épreuve. Cette simple pensée lui donna la nausée et il partit sans attendre faire sa toilette.

[Mère]- Ai confiance en toi ! Lui dit sa mère en l'embrassant sur le front. Ils n'ont pas que besoin d'acrobate qui voltige partout. Tu trouveras ta place. N'oublie pas, celui qui a pu boire à l'océan de la vie mérite de boire aux ruisseaux des hommes.
[Seiya]- Tu sonnes de plus en plus comme ta vieille mère!
[Mère]-Respecte les ancêtres! Lui dit-elle d'un ton faussement réprobateur.

Seiya agrippa la canne en bois sculpté, glissa son bento dans un sacoche, son harmonica dans la ceinture et sans un regard vers sa mère, mais un sourire aux lèvres sortit de la maison familial fraîchement construite. Sa mère avait toujours le mot pour détendre son fils, et cela passait souvent par de la moquerie. Bien plus que les insultes, c'est les chuchotements sur les lèvres et la pitié des regards sur son passage qui lui faisait mal.
Les rues du quartier commençaient à être pavées sur quelque mètre et ils étaient presque agréables à franchir, mais sitôt dépassé ce sol de pierre qui faisait résonner la canne et la jambe de bois de Seiya, celles-ci s'enfonçaient dans la terre meuble et forçaient le jeune homme à extirper sa jambe artificielle de la terre avec force. Il avait accompli ce chemin quelque jours auparavant, il était arrivé devant le plus grand édifice du jeune village prêt à enfin affronter le monde, mais l'annonce de l'épreuve d'esquive de projectiles avaient tué ces derniers espoirs. Que pouvait-il faire, lui qui avait déjà du mal à marcher ? Rien. Il ne pouvait rien contre un projectile si ce n'est se jeter à terre et se recroqueviller en attendant la salve suivante. C'est à la pensée de son corps a terre atteint par des rires plus tranchants que des lames qu'il avait rebroussé chemin et s'était assis contre un arbre, loin, là où il pouvait converser avec les oiseaux et leurs chants, avec les battements que le vent insufflait entre les feuilles. Il jouait doucement, l'harmonica à peine posé sur les lèvres, pour ne pas brusquer la mélodie que la nature composait, mais pour l'accompagner.
C'est dans ces moments qu'il se sentait réellement exister, il n'aimait pas le sport, il n'aimait pas le combat, il n'aimait que la musique. Son clan chérissait "l'autre langage" aussi, il jouait durant les fêtes claniques, mais il qualifiait cette musique de "mariage de sons amusants", rien de plus. La vraie musique était autre chose pour Seiya. Son instrument était devenu sa langue, ce n'est que par son souffle traversant les fines tiges de métal qu'il arrivait à décrire ce qu'il ressentait vraiment. Les mots, limités et froid comme la pierre étaient des fausses notes dans son esprit. Peu à peu, il s'était enfermé dans son monde de mélodie, et il ne comprenait plus autre chose. Que les gens parlent, il n'entendait que leur voix et leurs intonations, l'accent rugueux ou chantant, les voyelles étaient des notes et les consonnes des rythmes les accompagnants. Il s'était réfugié dans ce monde mélodieux pour éviter sa réalité: il était incapable de vivre comme un véritable Isatsu. Il ne pouvait pas arpenter les plaines et les forêts silencieusement pour apprendre l'art de la chasse, et la cueillette était une activité physique trop exigeante. Malgré l'attitude de Seiya, le clan l'avait accepté comme un membre à part entière et il l'avait chargé de la construction des pièges du clan. Il avait acquis une certaine dextérité dans la fabrication de piège, et il était très habile de ses doigts. Mais ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était crée ses instruments. Rien ne le rendait plus heureux, rien ne le passionnait autant. Crée d'un vivant un objet qui devenait l'instrument parfait de son langage était devenu le seul but qu'il chérissait, il pouvait passer des jours à percer un trou à l'aide d'une aiguille pour que la note soit le reflet exact de sa volonté. Seul ce but animait ses jours et ses nuits et si la voie du shinobi pouvait le mener à la connaissance et aux voyages, il aurait peut-être une chance de fabriquer l'instrument parfait.

La cape rabattue sur tout le corps, il s'avança doucement, pour minimiser le boitement de sa démarche et ainsi tenté de passer inaperçu. Après une longue respiration, il releva la capuche qu'il portait en permanence en public et, avec une pensée lumineuse de son instrument rêvé pour moteur, il entra dans l'édifice.
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Dim 31 Mai - 1:08

RP Validé: +1 Int

Ce Rp m'a permis de découvrir ton perso. Je le trouve attachant, vivement la suite. ^^
Seiya Isatsu
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MessageSujet: Flashback: 3ans avant la création de Konoha   Mar 2 Juin - 17:02

Flashback: 3ans avant la création de Konoha. Printemps. 1/?
Explication:
 

Le printemps était la saison fructueuse du clan. C'était la période où les réserves étaient pleines et où le travail était le plus doux. Ils avaient changé de territoire à l'arrivée des beaux jours et consacraient ces premières journées à l'établissement du camp, des pièges et des tours de cueillettes. Chacun respectait un certain rôle chez les Isatsu, c'était pourtant loin d'être un clan où les castes régnaient, ils avaient adopté ce mode d'organisation pour améliorer leur survie, Art dans lequel ils étaient passé maître.
Seiya était au bord du lac. Le soleil caressait sa peau tandis qu'il tirait la langue et plissait les yeux sous l'effet de la concentration. Il était en train de fabriquer une nasse pour capturer les poissons de la rivière. Ils serviraient d'apport en protéine pour les jours à venir, le surplus serait ensuite séché tandis que les abats serviraient d'appâts pour les pièges terrestres. La danse était immuable, chacun connaissait ses pas, c'est ainsi que le clan avait survécu tous ces hivers et ainsi qu'il survivrait au prochains.
La technique ne demandait pas une adresse particulière, et c'était moins harassant que le tressage d'un filet, mais la sélection du bois et la confection des nœuds étaient primordiales pour assurer efficacité et longévité à l'objet. Une fois fixé au rocher sur lequel il était assis, Seiya se leva pour demander de l'aide. Il ne pouvait pas nager de l'autre côté et grimper pour fixer la nasse au milieu du courant.
Il n'eut que quelques mètres à parcourir avant de croiser un adulte, celui qu'il considérait comme son oncle, Kôshô Isatsu.
[Seiya]- La nasse est prête et fixée. lui dit-il en retournant sur ses pas.
L’aîné n'eut pas besoin de demander quelque chose, cette étape était rituelle, comme les autres.
Sans un mot, il marcha avec Seiya jusqu'au rocher et enleva ses vêtements pour pouvoir les garder secs. Il tira la nasse jusque dans la rivière et commença à nager. L'eau était froide et le courant fort, mais ce n'était surement pas ce qui allait arrêter un Isatsu. Il nageait sur le côté, d'une main, l'autre tirant le piège, et abandonna celui-ci au trois-quarts du chemin pour ne garder que l'autre bout de la corde. Il accéléra le mouvement, car sitôt que la corde se tendrait, il serait obligé de forcer encore plus, et la perte d'énergie était un luxe que le clan ne pouvait se permettre. L'effort fut intense une poignée de secondes, car Kôshô était à quelque mètre de la rive lorsque la corde se tendit. Il grimpa avec agilité sur le rocher le plus proche et attacha solidement la corde à celui-ci.
Quand il le vit revenir, Seiya commença à ranger ses affaires, c'était le signe que son labeur était terminé aujourd'hui, qu'il avait rempli la mission que le clan lui avait confié.
La chasse fut bonne ce jours-là et tout le clan put profiter de viande au souper. Les conversations allaient bon train, c'était une tradition que de veiller près du feu le soir, avec quelques mets et une bonne boisson. Le printemps et son temps clément permettaient de veiller tard, même s'il fallait demeurer non loin du grand feu pour ne pas se sentir tressaillir.
[Isatsu]-Seiya, tu pourras vérifier les collets ? Je pars demain les poser avec Madoka.
[Seiya]-Pas de shouchis! lui répondit-il en mâchouillant la viande élastique chassé le jour même. Un peu d'affinage ne ferait pas de mal à cette viande! dit-il en avalant le morceau avec difficulté.
Son voisin acquiesça en souriant et sortit deux morceaux de bois qu'il frappa l'un contre l'autre créant un rythme entrainant. Il fut immédiatement rejoint pas les claquements de doigts d'une dizaine de membres du clan. Seiya sortit son instrument de concert avec d'autres Isatsu, et sans se concerter, simplement par le rythme qu'imposait la tribu, ils jouèrent un des fameux airs festifs du clan. Eclairés par le feu, ils méritaient plus que jamais leur réputation pour les paysans des environs, eux qui entendait les échos d'une mélodie et d'une fête s'échapper d'entre les arbres sans voir une once de lumière éclairer la forêt.

[Hiro]- Qu'est-ce que c'est grand-père ? Demanda un petit garçon habitant une propriété à la lisière de la forêt.

Le vieil homme sortit de sa maison en donnant quelque coup de pied aux chiens qui ne dédaignaient pas s'écarter de son passage.
[Grand-père]-Ne t'inquiète pas mon garçon, c'est le clan qui fait chanter la forêt. Avec eux, la cime sombre de ce domaine est plus sûr que jamais, nous n'avons pas à craindre une attaque de prédateur. Mais gare à toi ! C'est leur domaine et ils ne veulent pas d'étranger chez eux. Ils repartiront à la fin de la saison, d'ici là, tu entendras ces chants souvent, mais jamais tu ne pourras les voir, leur campement est au cœur de la forêt, n'importe qui, seul, s'y perdrait, est finirait par mourir de faim ou empoisonné par ce qu'il aura mangé avant d'arriver à mi-chemin de leur campement.  Avec un peu de chance, ils passeront au village avoisinant en repartant. Je t'y emmènerais si tu es sage d'ici là ! Le regard menaçant, il s'éloigna et rentra avec un rictus à la bouche. Il venait de trouver une nouvelle raison pour éloigner le petit de la forêt, mais le gamin était devenu le dernier de ses soucis, car si jamais ces chanteurs de pacotille découvraient son petit trafic, il était perdu.

Le garçon resta devant la ferme de longues minutes, la musique qu'il percevait était splendide. Chaque note était un frisson qui venait courir le long de son échine. Qui étaient-ils ? Il avait toujours entendu parler des quatre clans, mais dans ce coin reculé du pays, il n'avait vu que quelques membres du clan Toshiya qui l'émerveillaient par la beauté de leurs armures et l'aura qui se dégageait de ses personnes. Les Isatsu formaient un autre grand clan, il devait être aussi beau et impressionnant. Il voulait les voir de plus près, et tant pis si son grand-père n'était pas d'accord. Après tout, il avait lui-même dit qu'aucune forêt n'était plus sûr que celle qui abritait le clan Isatsu, il n'avait donc rien à craindre.

C'est ce qu'il croyait.


Dernière édition par Seiya Isatsu le Dim 5 Juil - 18:51, édité 1 fois
Seiya Isatsu
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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Jeu 2 Juil - 1:24


Flashback: 3ans avant la création de Konoha. Printemps. 2/?

La forêt était bien plus sombre que ce qu’Hiro avait imaginé. Il était parti à l’aube avec quelques vivres et une lanterne vers le cœur noir de la forêt. Pour son jeune âge, il avait parcouru une distance honorable et avait maintenant entièrement pénétré dans le royaume forestier. Il tenta de lever la tête à la recherche du soleil, une vielle astuce de son grand-père, mais son regard ne pouvait traverser l’épais toit que formait le feuillage des arbres centenaires. Fatigué, il s’arrêta pour étancher sa soif et prendre un morceau de fromage.
Malgré les différents bruits, Hiro n’avait pas peur. Il était assis calmement et cela lui paraissait être une aventure amusante. Après quelques minutes de repos, il reprit sa route en marquant les arbres pour s’assurer qu’il ne tourne en rond, une autre astuce de son grand-père.

Celui-ci se réveilla alors que le soleil était au plus haut, le saké de la veille était un peu trop bon et il avait forcé la bouteille avec son acolyte qui habitait à quelques lieux, il mit encore plusieurs heures à se rendre compte que son petit-fils était absent.

{Kôshô}- Allez active! On doit partir là !

Seiya aussi avait forcé sur la boisson et c’était réveillé un peu tard pour l’inspection des collets. Il tenta de préparer les nœuds à la hâte tout en contrôlant les différents bouts de bois nécessaire à la construction du piège avant de les déposer dans les sacs de chasses. A midi, les membres en charge de la pose des pièges étaient tous partis et Seiya put s’atteler à la réparation d’une des toiles de la tente principale du clan. Ce soir-là, Seiya s’endormit rapidement, bercé par des rêves aussi doux que le vent qui lui caressait les cheveux.

Il faisait de plus en plus sombre et la forêt n’avait rien de très amusant quand il y repensait. Il était fatigué, il avait affreusement mal aux jambes et il ne savait pas du tout où il était. Il avait peur que ses cris attirent les prédateurs, mais il voulait plus que tout que son grand-père le retrouve. Même s'il allait lui flanquer la raclée de sa vie pour ne pas avoir écouté. Il lui avait dit des centaines de fois : *ne t'approche pas de cette forêt !
Mais lui n’en faisait qu’à sa tête, et il allait maintenant mourir. Des larmes commencèrent à couler alors que la panique déformait son visage.

À L’AIIIIIIIIDE !

Pourquoi avait-il attendu si longtemps pour crier, il faisait nuit noire depuis longtemps et le moindre bruit devenait suspect, il voulut se taper pour avoir été aussi sot et continua de crier, perché sur une branche, à l’abri des yeux menaçants qui éclairaient le tableau noir.

Seiya se réveilla en sursaut. Il s’était endormi dehors, près du feu et venait d’être réveillé par un cri extraordinaire. Il se releva et tendit l’oreille. Le cri se fut plus strident, plus pure. La voix de cet être était la plus belle chose qu’il avait entendue, il fallait l’écouter encore et encore…

{Kôshô}-Seiya ! Tu l’entends ? D’où vient le cri ?

Kôshô avait saisi l’épaule de Seiya pour le sortir de sa torpeur. Son oreille particulièrement fine était utile dans ce genre de cas même si, par leur mode de vie, les Isatsu avaient tous acquis une ouïe développée. Le jeune homme attrapa sa canne et partit à vive allure en direction de la forêt tenant dans son autre main une lanterne. Un autre cri retentit et les Isatsus se regardèrent, leurs visages éclairés par la lueur jaunâtre de la flamme enfermée, ils pointèrent tous leurs doigts vers la même direction.
Les cris venaient du territoire de chasse et c’était sans doute ceux d’un enfant.




Seiya Isatsu
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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Lun 6 Juil - 0:51

Flashback: 3ans avant la création de Konoha. Printemps. 3/?

Ceux qui prétendent connaître la forêt et aimer la nature douce du monde des arbres sont en général des citadins. Ceux-là même qui ne connaissent pas la noirceur de la nuit forestière, la difficulté de la marche entre les racines à peines éclairées et le bruit des arbres qui vous alerte de toute part et vous désorientent.

Le petit groupe Isatsu avançait prudemment, à la recherche des marques qu’ils avaient laissées pour situer les pièges. Ils avaient installé le campement très récemment, et aucun des leurs ne connaissait cette partie de la forêt suffisamment pour pouvoir se repérer la nuit. La voix de l’enfant, c’était tu, ce qui pouvait signifier deux choses. Soit l’enfant était en train d’être dévoré par un prédateur qui avait été attiré par le bruit et l’odeur, soit il avait compris qu’en criant, il indiquait sa position à tous les estomacs vides qui régnaient sous la cime des arbres.
En tentant de se faire entendre pour éloigner les bêtes des environs, ils discutaient de la meilleure direction à prendre. Certains voulaient alerter l’enfant pour le repérer plus facilement une fois qu’il aurait répondu quand d’autres jugeait cela trop dangereux. Quand l’ainé du groupe prit la parole, les voix s’éteignirent comme il était de coutume dans les discussions informelles.

{Ainé}- Bien sûr que cela sera dangereux, mais si l’on ne l’appelle pas, et que nous cherchons encore pendant longtemps, sa vie sera encore plus menacée. J’opte donc pour l’appel et je vous invite à faire de même, il faudra agir vite ensuite cela va de soi.

Le groupe se sépara en duo, chacun portant une lanterne et s’éloigna jusqu'à percevoir difficilement la lueur du groupe voisin. Une fois mis en place, chaque membre éleva la lanterne pour indiquer qu’il était prêt. L’ainé émit alors un cri qui traversa les arbres, un cri qui avait une puissance animale, mais les nuances de l’homme, un cri qui frappait le tympan autant qu’il rassurait le cœur. La réponse ne se fit pas attendre et Seiya se dirigea vers le groupe dont la lanterne vacillait.
Ceux qui avaient le pied agile se précipitèrent dans la direction, chacun suivant la trajectoire de l’autre pour éviter les pièges. Seiya, lui, ne pouvait pas courir, il se contenta de presser le pas en direction des lueurs du clan. Il pénétra enfin dans une clairière quand une main le retint fermement. C’était Shinjin, un garçon du clan. D’un doigt, il lui indiqua le silence puis le centre de la clairière.
Une meute de loups avait encerclé l’arbre où l’enfant s’était réfugié et attendait patiemment que la proie descende. L’enfant, lui, criait toujours de cette note fascinante, si émouvante pour Seiya qui se sentait en transe chaque fois que le son frappait ses oreilles. S'il avait pu transformer cette voix en instrument, il aurait un son divin, un son digne de la musique Isatsu…

Il sortit de sa torpeur lorsque le clan attaqua la meute pour la faire fuir. Les loups ne tardèrent pas à décamper et une femme du clan vint chercher l’enfant apeuré. Après quelques instants, Kôshô prit la parole.

{Kôshô}- La meute rode dans la pénombre, il est trop dangereux de rejoindre le campement, elle nous suivrait. Nous allons faire un feu ici, et nous repartirons à l’aube. Un groupe ira ramener l’enfant, l’autre rentrera donner des nouvelles au camp. Tour le monde est d’accord ? Aucune objection ne fut exprimée par les autres membres du clan et à peine une heure plus tard, un grand feu éclaira la verdure environnante.

Seiya se rapprocha de l’enfant et le regarda dormir. Il avait décidé d’accompagner l’enfant, non pas qu’il le trouvait intéressant, il voulait écouter cette voix divine qui l’animait, et trouver comment l’imiter.




Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Lun 6 Juil - 16:12

Une agréable lecture. J'ai aimé être cité ^^

Pour ton adresse sur le filet de pêche, je te donne +1 DEX, et pour ton ouïe plusieurs fois mentionnée et assez performante, tu as encore le droit à +1 DEX


La faim justifie les moyens...
Seiya Isatsu
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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   Sam 18 Juil - 0:00

Flashback: Trois ans avant la construction de Konoha 4/? Feat 'Jin

L’aube était un moment privilégié dans la forêt. Avec l’ascendance de l’astre de lumière, les êtres peuplant le royaume des arbres s’éveillaient et chantaient le soleil. Dès les premières lueurs, les deux groupes se séparèrent.
Quatre membres allaient accompagner Hiro le petit garçon: Kôshô, un des vétérans et des meilleurs chasseur du clan, Kurea, une membre confirmée, qui excellait dans la survie et les deux jeunes Shinjin et Seiya qui c’étaient portés volontaires.

La marche était fastidieuse tant qu’ils étaient sur leur territoire tant les pièges étaient nombreux, mais sitôt qu’ils passèrent les deux drapeaux flanqués du symbole Isatsu, la route était dégagée et ils arrivèrent en lisière de forêt en fin d’après-midi. Le petit était épuisé et le soleil se couchait encore tôt à cette période. Ils décidèrent donc rejoindre le bourg le plus proche. Kôshô prit l’enfant et l’attacha solidement au sac qui l’accompagnait partout, pour faire passer le temps, ils entonnèrent un des chants festifs du clan, marquant la mélodie du rythme de leurs pas.

Le village de Konan était typique de la région, avec sa place centrale où trônait un autel à sacrifice pour les récoltes, ses petites maisons défraîchis à l’écart des rizières et son auberge qui annonçait pompeusement le nom de « Palace de la forêt rouge ».
{Seiya}- Pourquoi on se dirige vers l'auberge? Demanda Seiya. Aucune réponse ne se fit entendre, mais avant d’entrer par la vielle porte grisâtre de l’auberge, Kurea prit les deux jeunes à l’écart et les fixa du regard.

{Kurea}- Pas de regard insistant sur les personnes, et elle fixa un peu plus Seiya, et pas de musique. On doit être discret. La vraie survie, elle est ici, dans la « société » comme on dit.
{Seiya}- On va vraiment dormir là ? Mais on pourrait faire comme d’habitude et monter un petit camp un peu plus loin. Je comprends pas vraiment ce qu’on fait là.
{Kurea}- C’est pour le confort du petit, on ne peut pas le laisser dehors après la nuit qu’il a vécu.
Sans un mot de plus, elle les invita à entrer dans l’auberge avec l’autorité nécessaire pour mettre fin à la conversation. Les chambres avaient été réservées par Kôshô, et ils ne s’attardèrent pas dans la salle bondée et bruyante montant à vive allure dans leurs quartiers. Le confort était minimal, et Seiya émit un gémissement de déception en s’asseyant sur son lit.
{Seiya}-Moi je voulais l’aventure, dormir dans une fourrure au clair de lune et toi tu m’offres une chambre de grand-mère !Dit il en toisant Kurea du regard avec ironie.
{Kurea}- Et toi tu te plains trop ! Trois lits, vous êtes trois, c’est parfait ! Interdiction de sortir d’ici, vous avez de quoi manger et boire, les sanitaires sont là, nous viendrons vous chercher demain matin à l’aube.
{Seiya}- Et ? Mais vous allez faire qu…
VLAM ! La porte s’était déjà refermée.

Ils passèrent le début de soirée à jouer aux cartes, mais dès que le petit s’endormit, Seiya fixa Shinjin et sourit.
{Seiya}-Ça t’intrigue pas toi leur histoire d’auberge et de garçon qui veut un lit ? Ils nous cachent quelque chose, j’en suis sûr !
Seiya ne tenait plus en place, jamais il n’avait été éloigné du clan et de son mode de vie. Il avait pris l’habitude de regarder les petits groupes partir quelques fois pendant des jours pendant qu’il s’afférait à la préparation des pièges avec un petit pincement de jalousie au cœur. Mais cette fois, il faisait partie du groupe et il était hors de question qu’il passe sa première aventure enfermée entre quatre murs. Il se leva et tendit la main à son cousin.

{Seiya}- Bon, on descend ? J’ai pu apercevoir tout à l’heure qu’ils avaient un saké fait maison !




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MessageSujet: Re: Maison de Seiya- L'homme qui n'avait que deux jambes.   

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