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 Les ruelles de Konoha

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Nara Shi
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MessageSujet: Les ruelles de Konoha   Mer 27 Juil - 0:29

Rappel du premier message :

Les Ruelles de Konoha


Vu de haut, Konoha est un immense cocon qui se déploie, et qui ronge tout. Fourmilières humaines, entourées d’un grand mur de pierre, puis de troncs, elle est surveillée aux Portes par des rondes de gardes. De là s’étend une large avenue qui vous emmène directement au centre névralgique, là où la reine couve ses œufs et où elle donne ses ordres. Le grand toit rouge est facilement repérable, il vous suffirait de lever les yeux. Supporter par les grandes falaises du village le village s’éparpille devant elles.

Konoha est organisées en une demi-étoile qui s’illumine. Entre les grands passages, de nombreuses rues sinueuses creusent le sol. C’est ici que vous passez sans vous en rendre vraiment compte. Les marchands vous souhaitent un « bonjour » radieux, d’onctueuses odeurs s’échappent des cuisines, vos voisins étendent leur linge sur les hauts balcons.

Vous y vivez, mais jamais vous ne vous rendez compte que ces quartiers-là vivent également. C’est un conglomérat d’âmes en surchauffe, qui s’active tôt le matin et qui s’éteint lorsque le soleil disparait.

Les pavés sont froissés par les nombreux passants qui jonchent les trottoirs chaque jour. Les rues sont pauvres et portent en elle les histoires du village. De chaque côté de nombreux immeubles à plusieurs étages vous toisent de leur haute stature. Konoha est ainsi fait que rarement le soleil vous éclabousse. Les rues sont étroitement encadrées, et les ombres des grands bâtiments s’étendent de par et d’autre du village. A midi seulement, lorsque l’astre pointe son nez chaud les rayons vous prennent d’assaut, à la perpendiculaire. Mais quelques minutes plus tard, déjà il est recouvert par un mur, un toit. Le Pays du Feu est continuelle illuminé d’une telle clarté, mais finalement lorsque ce ne sont pas les grands arbres qui vous protègent, ce sont vos propres maisons.

Souvent propres, parfois glauque, les ruelles de Konoha sont revêtues d’une hétérogène conscience. Jamais vous ne vous y ennuierais parce qu’il y a toujours quelque chose à faire. Un saltimbanque qui fait don de ses talents, des amis qui jouent à même la route, des jeunes qui jouent au loup et des vieux qui contemplent la douceur de la vie, dans les ruelles de Konoha vous pouvez à tout moment tomber sur quelqu’un que vous avez oublié que vous ne cherchiez plus, ou qui vous horripile. C’est un hasard, un jet de dès du Destin, et c’est sûrement cela qui fait leur beauté.

Les ruelles sont le lieu de tout jeu, de toute opportunité. Balade tranquille entre les hauts arbres qui bordent les grands avenues, course sur les toits, entraînement dans les creux sinueux du centre, partez à la découverte du tout et du rien. Parce que jamais vous ne pourrez anticiper vos rencontres…

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MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 6 Juin - 20:58

[Appartement de Naoki Arrow]

Lorsqu’ils arrivèrent à leur poste d’observation silencieusement, il faisait alors trop sombre pour voir quoi que se soit et Yosuke descendit sans un bruit. Le Genin le suivit et découvrit que le chaton était partit. Alors que son compagnon fouillait l’étroite ruelle pour vérifier que le petit animal était bel et bien partit, Naoki remarqua que le bout de pain qu’ils avaient laissé avait disparut, ce qui était plutôt bon signe.

Le jeune garçon se demanda si le chat avait retrouvé sa mère ou s’il errait simplement un peu plus loin. Dans les deux cas, il était d’accord avec e Chunin pour laisser quand même le lait qu’ils avaient apporté. Avec un peu de chance la mère l’avait retrouvé et elle s’en occuperait sinon il devrait apprendre à se débrouiller seul, chose peu simple vu l’âge qu’il semblait avoir.

Cependant, quoiqu’il arrive, ce serait la destinée que Dame Nature avait choisit pour l’animal, qu’il vive ou qu’il meurt. Naoki espérait secrètement que le petit chat s’en sortirait bien et qu’ils se reverraient un jour, même s’il y avait peu de chance qu’ils se reconnaissent.

Puis Yosuke s’adressa à son subordonné et lui fit une proposition en or, un entraînement avec un Chunin était quelque chose qui ne se refusait pas pour un Genin comme lui. Il n’avait pas l’habitude d’avoir un entraîneur, Botan-sensei s’occupait plus ou moins de lui mais jamais il n’assistait à un entraînement. Il se contentait de lui donner les informations pour réussir, lui donner des indices sur les points importants à maîtriser mais jamais il ne s’impliquait plus, sûrement par flemme. C’est vrai que les entraînements de Naoki sont plutôt ennuyeux et répétitif puisqu’en général il réalise des dizaines de séries d’exercices identiques chaque jour.

Si ce la proposition de Yosuke était bien ce à quoi il s’attendait, ce serait alors la véritable première fois qu’il s’entraînait avec quelqu’un qui avait une bonne maîtrise. A coups sûr, ça serait complètement différents de ce qu’ont pouvait faire à l’académie parmi les autres étudiants.

Naoki – Ca serait un honneur pour moi de m’entraîner avec toi.

De toute manière il n’avait que ça à faire, en attendant qu’ont lui donne une autre mission. Il ne fallait songer qu’à l’entraînement, pour de venir toujours plus fort. Même s’il se savait complètement désarmer face à du Genjutsu ou même du Ninjutsu, il s’en fichait. Son objectif était d’atteindre un niveau exceptionnel en Taijutsu qui lui permettrait de pallier à ce manque. Si sa force de frappe atteignait un bon niveau, il pourrait se confronter à n’importe qui.

Naoki – Ca serait vraiment génial pour moi si tu m’accorde un peu de ton temps.
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 6 Juin - 21:45

[Yosuke] " Très bien. "

Il avait donc dit oui, sans aucune surprise. Mais devait-il en conclure ce qu'il voulait vraiment prouver ? Aucune chance. Ils se connaissaient à peine, c'était donc à Yosuke de prendre les devants.

[Yosuke] " Je te propose donc demain, en milieu de matinée, à l'entrée de la forêt interne. Prends tout l'équipement et la documentation que tu jugeras nécessaires. "

S'en était fini, il laissa un silence, laissant l'opportunité au genin de répondre. Il réfléchissait aussi, comme toujours.

[Yosuke] " Je n'ai jamais donné de cours à quelqu'un. Alors soit un peu indulgent d'accord ? A demain."

Un signe de main plus tard, il escaladait déjà les toits des immeubles de Konoha. Trop tard pour s'entraîner, il fonçait directement chez lui, voir ce que sa mère lui avait préparé à manger.

[Je finis là ce RP, passons au suivant !]

[ Arrow Ici ]
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MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Sam 7 Juin - 14:54

Demain, il s’entraînerait avec un Chunin. Un vrai entraînement où on l’observera pour le conseillé. Yosuke ne semblait pas très sûr de ses compétences pédagogiques mais il serait toujours meilleur que Botan-sensei qui se moquait éperdument de ses étudiants.

Naoki – A demain alors. J’ai hâte.

Les deux garçons se quittèrent sur un signe de la main. Naoki fut euphorique toute la soirée, il attendait vraiment Yosuke au tournant. Il passa la soirée à réfléchir sur le matériel qu’il devrait apporter mais il savait déjà qu’il ne devrait rien apporter d’autre que ses poings, sa combinaison de ninja et aucun livre. Il avait une idée très précise de la technique qu’il voulait apprendre et s’était déjà largement documenté dessus.

Le reste de la journée passa ainsi assez rapidement. Les chats ressentaient toute l’excitation de Naoki et se battaient deux fois plus que d’habitude. Le lendemain matin, le garçon s’était levé très tôt pour être totalement prêt et éveillé.

[Arrow Entrainement de Yosuke]

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Sam 7 Juin - 16:02

Yosuke: +9 XP RP.
Naoki : +6 XP RP.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Lun 9 Juin - 22:51

[Venant de l'armurerie]

Ayant enfin obtenu son katana, Riku se décida à chercher cet homme dont l’armurier lui avait parlé, le maître du sabre de konoha. C’est avec son arme sur le dos que l’étudiant sillonnait le village de la feuille, demandant à tous les passants s’il connaissaient un tel homme. La réponse était négative à chaque fois, c’est pourquoi Riku se décida de ne demander qu’aux ninjas.

Malheureusement pour lui les trois groupes de genins qu’il avait rencontré n’en savaient rien non plus. Même deux chuunins croisés par hasard n’avaient pas put lui apporter de l’aide. Mais le garçon natif d’Iwa n’allait pas abandonner si rapidement.

Riku monta sur les toits pour parvenir plus vite proche du bureau du Hokage, il ne l’avait jamais rencontré. Il ne savait même pas qui c’était, mais il n’allait pas le déranger il voulait juste guetter le passage d’un jounin ou d’un anbu. Ceux-ci seraient peut être plus aptes à le renseigner sur le maître du sabre.

*Et si tout ça n’était qu’une rumeur ?*

En proie au doute, Riku se déconcentra un instant et il perdit du temps à remarquer un anbu qui sortait du bâtiment du Hokage. Il se précipita à sa rencontre mais avant qu’il arrive l’anbu s’était téléporté.

[Riku] – Merde il doit déjà être loin maintenant…

Sachant qu'il n'avait aucune chance de rattraper un anbu il retourna s’asseoir à sa place, à chacun de ses pas il sentait Sadame dans son dos, son contact le rassurait étrangement. Ses yeux à nouveau fixé sur la porte, Riku vit enfin un jounin entrer.

*Cette fois je vais prendre les devants et l’attendre à la sortie, il ne pourra pas m’éviter.*

Riku se positionna pile devant l’entrée et attendit patiemment. Bien que seulement dix minutes se soient écoulées , riku avait l’impression d’avoir attendu une heure. Enfin la porte bougea, Riku se redressa et regarda le jounin sortir.

[Riku] – Euh… excusez moi.
Le shinobi se stoppa net et regarda le garçon au cheveux blancs d’un air mi ennuyé mi curieux.
[Jounin] – Oui ?

[Riku] – Je cherche l’homme qui pourrait m’apprendre comment me servir corectement de mon katana, vous savez où je peux le trouver ?

Un air interrogateur se dessina sur le visage du jounin puis il se transforma en une mine pensive et enfin en une exclamation.

[Jounin] – Tu devrais aller voir au dojo de l’académie, je crois qu’il y est souvent. Maintenant si tu veux bien m’excuser j’ai une mission à remplir.

Riku se recula et libéra le passage au Jounin qui partit aussitôt. Maintenant qu’il avait l’information, l’étudiant se rua vers l’académie. Il passa au dojo et chercha l’homme mystère, après avoir fouillé partout en vain il s’assit sur ses talon au bord du dojo. Il attrapa son katana dans son dos et le plaça devant lui, il ôta le tissu blanc et contempla son arme.

Il se mit alors à méditer, ou plutôt à penser à ceux qui avaient forgé cette lame et qui lui avaient donné vie. Il les remercia du fond du cœur puis tira doucement la lame hors du fourreau. Doucement la montagne montra son visage et sa splendeur, ce qui rappela à Riku la sensation qu’il avait eut à l’armurerie.

*Comme s’il m’avait toujours attendu.*

[Riku] – Sadame…

Des bruits de pas se firent entendre, et un homme un peu âgé s’approcha, souriant.

[Vieil homme] – Si tu connais déjà son nom tu es sur la bonne voie. Et si tu es ici c’est que tu as aussi commencé à marcher. Veux tu que je t’apprennes l’art du sabre ?

Riku n’en revenait pas, il avait cherché longtemps et finalement c’était l’autre qui l’avait trouvé. Il se rappela un dicton *Quand l’élève est prêt, le maître apparaît.* Et il se trouvait vérifié ici même.

[Riku] – Vous accepteriez de m’entraîner ?

[Vieil homme] – Seulement si nous pratiquons sur ton terrain personnel, tu dois bien en avoir un toi aussi ?

Riku trop heureux pour le cacher rengaina et rangea son sabre avec soin puis l’attacha sur son dos. Il se leva en souriant.

[Riku] – Oui j’en ai un, suivez moi je vais vous montrer.

Les deux personnes se dirigèrent vers la forêt, Riku en profita pour observer l’homme. Pas de bandeau frontal, mais une certaine puissance se dégageait de lui. Etrangement il ne le ressentait pas comme lorsqu’il ressentait le chakra de quelqu’un, c’était beaucoup plus instinctif, plus animal.

[Vers l’aire d’entraînement de Riku]
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mer 11 Juin - 18:26

[Venant de Chez Naoki]

Il parcourra les toits pendant plusieurs minutes mais il n’y avait vraiment aucun animal en hauteur. Peut-être que les chats modernes préfèrent rester au sol. Puis ça devait être un chat très hautain de sa personne. Les toits ne sont peut-être pas assez propres pour sa petite personne.

Il arriva rapidement là où il avait trouvé le petit chaton. Mais les ruelles n’avaient jamais été aussi vides qu’aujourd’hui. Il fut heureux de croiser enfin, non pas un chat, mais une vieille dame presque aussi poilue. Il lui demanda des renseignements sans jamais lui parler des poils de son nez.

[Dame poilue] « Des chats, il y en a des tas par ici. Des blancs, des roux, des noirs, des gris, des tas ! Je crois en avoir vu quelques-uns uns il n’y a pas si longtemps. Il prenait chacun une direction différente dans l’interaction. Enfin sauf la direction d’où vous venez en fait. Vous êtes qui déjà ? »

[Yosuke] « Ninja en mission madame. Merci beaucoup. »

Il examina les trois directions rapidement. L’une d’elle menait à la sortie de la ville, vers les portes du village. Le ninja sursauta avant d’accélérer grandement le pas.

[Yosuke] « Tu n’aurais pas l’intention de te faire la belle toi ! »

Il préféra cette direction aux autres, sachant les risques bien plus élevés si le chat sortait. Le monde est bien plus vaste que Konoha.

[ Arrow Les portes de Konoha]
Yosuke Isatsu
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MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Sam 14 Juin - 18:42

[venant de l'arène]

Les pas dans la rue étaient plus durs qu’il ne l’aurait pensé. Là où il aurait couru sur les toits, d’immeubles en immeubles tel un félin à l’agilité inégalable, il marchait dans les rues, de plus en plus lentement. Il ne voulait pas l’avouer mais le dernier coup de Naoki l’avait sacrément bien amoché et il appuyait encore secrètement sur ses côtes.

Il avait besoin de quelque chose pour atténuer la douleur et partir à l’hôpital maintenant serait avoué à Naoki qu’il n’allait pas bien, à cause de lui.

Ils arrivèrent dans les rues marchandes, peut-être trouverait-il une pharmacie ou quoi que ce soit qui puisse l’aider. Il ne parlait pas, et il ne savait pas si Naoki parlait mais la douleur monopolisait toute son attention. Il s’imaginait que s’il n’était pas prudent, il pourrait à tout moment perdre le contrôle de cette douleur, comme si elle implosait pour devenir encore plus forte.

Un herboriste… très bien, il devrait avoir ce qu’il faut. Lorsqu’il essaya de rentrer, les portes étaient fermées. Pis que ça, quand il examina l’écriteau, le batîment était condamné et la boutique fermée à jamais. Il dépita. Comment Naoki ne pouvait-il pas se poser de questions maintenant ?

[Yosuke] « Je pensais trouver des herbes pour la douleur, et tes blessures aussi… »

Il n’osa pas le regarder dans les yeux et se mit immédiatement en quête d’un autre établissement. Un marché était installé non loin, là où sa mère faisait ses courses pour inventer toutes ses recettes de thé. Il trouverait peut-être quelque chose.

[Yosuke] « Peut-être ici… On cherche chacun de son côté ok ? Je voudrai arriver le plus vite possible aux sources. »

Naoki n’avait pas l’air convaincu, mais il ne lui laissait pas le choix. Il le planta la dans la seconde qui suivait. Yosuke n’avait pas menti, il cherchait quelque chose. Mais ce qu’il trouverait en premier ne lui plairait peut-être pas. Tiens… des herbes médicales.

[Yosuke] « Bonjour… »

Quelques minutes plus tard il rejoins Naoki avec tout ce dont il avait eu besoin.

[Yosuke] « J’ai trouvé aussi pour toi. On y va ? »

[ Arrow les sources chaudes]


Dernière édition par Yosuke le Jeu 4 Sep - 12:09, édité 3 fois

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 17 Juin - 19:10

Le garçon aux cheveux blancs marchait dans les rues de Konoha, arborant fièrement son bandeau frontal à l’emblème de la feuille. Il était récemment passé genin et avait désormais un senseï attitré, bien que celle-ci ne semblait pas très… pédagogue et sérieuse c’est d’elle que Riku devrait apprendre et ainsi perfectionner ses jutsu.

C’est justement Ginko qui lui avait donné ce rendez vous hors normes. Quelque part dans les ruelles c’est ce qu’elle avait lâché avant de ne plus répondre à ses questions. Il déambulait donc ainsi tel un pauvre ère à la recherche de l’illumination.

Sadame solidement fixé dans son dos ne demandait qu’à sortir, comme s’il avait sut qu’aujourd’hui Riku aurait besoin de lui. En effet le genin avait réussit à obtenir un entraînement de son senseï. Chose qui paraissait paradoxale vu qu’elle est son senseï et doit donc enseigner, cependant Ginko ne fait que ce qu’elle trouve amusant.

*D’ailleurs elle doit sûrement se planquer ou s’amuser à me regarder trimer…Ou alors elle à oublié…*

Le genin monta alors sur le toit le plus proche, marchant sur le mur à l’aide du chakra concentré dans ses pieds. Là haut il y avait un peu plus de vent et ses cheveux se mirent à voler, Riku se mit alors à scruter les alentours pour trouver Ginko-senseï. Elle pouvait être n’importe où aussi bien que nulle part. Il murmura pour lui même.

[Riku] – Pourquoi il faut qu’elle soit ainsi…enfin bon ça aurait pu être bien pire…

Riku resta planté en haut de son immeuble comme un suricate à l’affût, il ferait tout pour ne pas se faire surprendre mais bon, une jounin pouvait passer inaperçue si elle le désirait. Enfin au moins en l’attendant il pouvait déjà penser à cette technique qu’elle allait lui apprendre.

*Danse sous la nouvelle lune…ha ! pourvu qu’elle n’attende pas que la nuit tombe.*

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 17 Juin - 19:38

Un bon bain, avec des bulles qui explosaient à la surface et une petite lumière discrète qui donnait à la pièce une apparence intime. Ginko gloussa. On dirait un rendez-vous galant.

[Ginko] - Mais je suis déjà toute nuuuue Kensei-d'amour ! Tu as sauté une étape, coquinou !

Bien sûr, il n'y avait personne pour l'entendre chanter des paroles incompréhensibles, avec une jolie voix toutefois. Elle semblait heureuse. Les yeux clos, la tête appuyée au rebord de la baignoire, elle dodelinait de la tête. Encore un peu et... elle s'endormit.

Il y avait des sortes de, euh, d'animaux qui dansaient autour d'un lac ? La nuit, non, le jour ! Et des lumières joyeuses et des chants d'un... gorille ? Ginko dansait avec un espèce d'amalgame entre un singe et un buffle, autour d'un feu de camp et...

Elle se réveilla en sursaut !

[Ginko] - Mon étudiant ! ...

Elle s'interrompit, la pensée était insaisissable si tôt après le réveil. Elle commença à se recoucher.

[Ginko] - Il a de jolis cheveux.

La Jounin ferma de nouveau les yeux, heureuse d'avoir pu capturer cette pensée, un grand sourire aux lèvres alors que son rêve revenait doucement. Ah ! Son esprit ne vaincrait pas, ça non ! Elle était juste trop douée pour lui, oui, trop douée.

...

Quand Ginko se redressa pour la seconde fois, un véritable raz de marée explosa dans la salle de bain.

[Ginko] - Raki ! J'ai cours avec lui !

Elle quitta précipitamment la baignoire, manqua glisser, se rattrapa finalement à un tas de serviettes. Elle s'en passa une autour du corps, sortit comme une bombe dans le couloir et courut jusqu'à sa chambre.

Elle s'arrêta au beau milieu de l'escalier.

[Ginko] - Euh... C'était aujourd'hui ? ... Kenseiiiiii ?

Personne ne lui répondit. Kensei, traître, ce soir tu pourras crever pour avoir quoi que ce soit ! Me laisser comme ça, alors que tu sais que je suis si, uh, c'est quoi le mot que tu utilises ? Insouciante, voilà ! Alors que je suis si insouciante !

Ginko entreprit de gravir les marches manquantes, abattue, jusqu'à ce qu'elle remarque un petit post-it jaune fluo sur la porte de sa chambre.

[Kensei] - Tu as rendez-vous avec le dénommé Haku cet après-midi (date : 13 **** ****). Tu m'as demandé au moins quinze fois de te le rappeler, puis de te rappeler de me le rappeler, j'espère que ce sera suffisant.

P.S. : donner rendez-vous "quelque part dans les ruelles" est étrange, pour quelqu'un comme toi. Bonne chance, je comprendrais si tu n'es pas rentrée ce soir.


[Ginko] - Oh ! Kensei-d'amour !

Ginko entreprit d'embrasser consciencieusement le post-it, bientôt trempé et illisible à cause de sa chevelure dégoulinante.

Puis une demi heure plus tard, elle était prête, dehors, fière dans... les ruelles de Konoha.

[Ginko] - Juste à l'heure au lieu de rendez-vous ! Mais encore une fois, Tacos est en retard. Petit chenapan.

Elle avait - miracle ! - bien pensé à prendre son katana, grâce à un autre post-it sur le miroir (post-it d'elle à elle, cette fois). Ginko grimpa sur les toits, et entreprit de se repérer dans le village.

Près d'une heure plus tard, après avoir demandé son chemin à un peu moins de trente personnes, s'être perdue quatorze fois, avoir confondu par six fois Riku avec un autre enfant et s'être arrêtée deux fois dans un bar pour "se requinquer", elle finit par distinguer une petite forme abattue.

[Ginko] - Des cheveux blancs ! C'est mon Paca !

Ni une ni deux, Ginko se téléporta juste derrière lui, une main posée sur son épaule.

[Ginko] - Kitu ! Je suis siiiiiii en retard et il est siiiiii tard que c'est impardonnable ! ♥ Tu m'aimes toujours, dis, hein, Kita, tu m'aimes toujours ? Pas de problèmes entre nous, hein ? Je suis toujours ta Sensei préférée, hein, réponds-moi Shinju, réponds-moi tu me fais peur !

Elle se tut finalement, un grand sourire aux lèvres. Il était près de quatre heures.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 17 Juin - 20:22

Riku avait attendu, encore, toujours et même encore un peu. Il patientait en regardant les nuages en réfléchissant à ce qu’il pourrait dire à Kaori qu’il n’avait toujours pas recroisé depuis leur soirée avortée.

*Au pire j’irai l’attendre chez elle, ou peut être irais-je la voir à l’hôpital si elle y est.*

Après une heure, le genin avait faillit se décourager et rentrer chez lui, ou aller au restaurant pour manger des ramen. Mais il s’était mis en tête que Ginko-senseï arriverait forcément dès qu’il serait partit. Il ne bougea donc pas de sa place.

Après trois heures passées à guetter une casquette sur des cheveux roses, Riku avait changé de toit. Puis il avait finit par se rasseoir. Il mit à profit quelques uns de ces instants pour faire quelques pompes et abdos mais bon plus cela allait moins il en faisait.

*Bon je vais fermer un peu les yeux parce que là j’en peux plus.*

A peine quelques minutes plus tard, alors qu’il commençait à somnoler il sentit une main sur son épaule. Une petite main dégageant un chakra puissant. Riku se réveilla en sursaut et entendit son senseï qui s’excusait et s’inquiétait de son retard.

*Après tout je m’y attendais, mais je suis content qu’elle soit enfin là. Je suis sûr que ça en valait la peine.*

Il sourit alors à la jounin tandis qu’elle l’appelait par tous les nom qui lui traversait la tête. Elle était vraiment incorrigible, elle ne s’en souviendrait sans doute jamais.

[Riku] – Ne vous en faites pas Ginko-senseï, je ne vous en veut pas. Et moi, Riku, je suis prêt à apprendre de nouvelles techniques ! On commence quand ?

Une petite piqûre de rappel sur son nom et le genin laissa son enthousiasme, mêlé à l’impatience après une longue attente, reprendre le dessus. Il lui tardait déjà de commencer l’entraînement, car il le savait lorsqu’elle s’y mettait la jounin était très douée…

Dans son fourreau, Sadame vibrait avec le chakra de Riku ranimé par l’arrivée de l’événement. Cela allait commencer, sans doute sur ce toit même. Ginko n’était pas ce genre de personne que les lieux et les conventions dérangent.

[HRP : désolé pas trop grand chose à dire…]

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 24 Juin - 0:08

Il ne boudait pas. Pourquoi aurait-il dû bouder déjà ? Elle s'assit sur une canalisation et croisa les jambes, sagement adossée au mur. D'un geste expert, elle rajusta sa casquette, sourit à Riku et... se mit à regarder autour d'elle, le ciel, le soleil qui lui fit plisser les yeux, ses chaussures, puis encore Riku, et ainsi de suite, comme si elle attendait quelque chose.

Elle finit par toussoter, une main devant la bouche et demanda, ingénue.

[Ginko] - Euh, on attend quelque chose ?

Il lui fallut un peu plus de six secondes pour réexaminer la phrase de Riku. Les techniques ! Quel petit être intéressé et mesquin, de l'inviter juste pour apprendre des techniques ! Oh ! C'était assez honteux comme procédé ! Mais oui, viens ma grande, je t'invite à dîner et vlan ! Tu en profiteras pour m'apprendre deux ou trois techniques hein, chééééérie ?

Elle soupira mentalement. Visiblement... elle ne pouvait plus reculer, elle avait prit une sorte d'engagement.

[Ginko] - Oh, oui, bien sûr.

Elle bondit sur ses jambes et sortit d'un même geste son katana, qu'elle présenta à bout d'un bras à Riku, toute sourire. Le mouvement avait été extrêmement rapide, elle avait ôté un bout du fourreau rien qu'avec le pouce, comme si elle avait fait ça toute sa vie.

En vérité, elle avait bien fait ça toute sa vie.

[Ginko] - Kaigyaku. Ma meilleure lame. Si tu posais un doigt sur le tranchant, tu saignerais.

Elle sourit de toutes ses dents.

[Ginko] - Elle a tué pas mal de gens, en fait.

D'un nouveau mouvement vif, Ginko rabattit à elle le katana, laissant le fourreau lui tomber dans sa main libre. Elle examina la lame totalement nue à présent.

[Ginko] - C'est un mâle. Tu me diras, beaucoup me trouvent bizarre depuis qu'ils savent que j'attribue des sexes à mes lames, mais c'est quelque chose que je ressens, et je ne les manie pas de la même façon selon qu'elles soient mâles ou femelles. C'est... une stratégie différente.

Ginko semblait ne pas se lasser d'admirer son arme. Elle fit quelques mouvements avec. Le sifflement renouvela son sourire. Oui, un mâle, un mâle taquin. Elle déchira très légèrement l'armure de son élève, du bout de la lame comme si elle ne l'avait pas fait exprès, avant de lui adresser un clin d'œil.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 24 Juin - 19:35

Sa senseï s’assit et prit son air égaré, comme d’habitude. Riku devina qu’elle s’était rappelée du rendez vous mais pas du contenu. Il attendit alors patiemment en la regardant dans les yeux, de toute façon s’il regardait ailleurs elle le tuerait

Les paroles de sa senseï vinrent confirmer ses pensées, elle avait oublié et en plus elle n’avait pas écouté sa phrase. Enfin elle devait juste être en train de la capter, il ne faut pas être pressé.

*Oui ! La connection de vos deux neurones…Enfin je suis habitué à elle maintenant…*

Puis après une autre poignée de secondes elle sembla percuter. Elle fit alors un bond soudain et dans le même geste elle avait tiré un peu son katana poussant la tsuba avec le pouce comme les pro. Il semblait magnifique, et la dextérité de Ginko aussi était impressionnante.

Entendant le nom du sabre, Riku fit preuve d’humilité, le sien n’était pas encore digne de celui de Ginko-senseï, mais un jour lui aussi pourrait lui montrer ses progrès. D’ailleurs il comptait bien sur elle pour progresser. Et avec l’argent des missions il pourrait confier son sabre au maître polisseur qui le ferait resplendir et lui donnerait un tranchant toujours plus effilé.

*Je me doute bien que j’y perdrais un doigt, et qu’il a ôté la vie à plus d’un…*

Elle dégaina entièrement le sabre, laissant la lame révéler sa puissance et Riku perçut de l’arogance dans la ligne du sabre. Il écouta ce que Ginko ajouta sur le sexe des katana, lui-même s’était demandé si cela était vrai. Sortant de cette bouche cela prenait un sens plus réel, sans doute était-ce le fait que Riku soit son élève.

Ginko avait une responsabilité dans sa formation, et le genin le savait aussi. Il espérait, et n’en doutait pas vraiment, qu’elle prendrait plaisir à le faire évoluer et à le voir évoluer. C’était les liens d’un senseï et d’un élève, si fort et si intense qu’il pouvait se montrer redoutable.

Ginko déchira un bout des habits de Riku faisant semblant de n’avoir pas fait exprès. Son petit clin d’œil fut le déclic qui fit entrer le genin aux cheveux blancs dans son jeu. Il dégaina à son tour et sourit à sa senseï.

[Riku] – En ces quelques jours j’ai appris un truc assez utile… Hien !

Le chakra enveloppa la lame, Sadame resplendissait, lui aussi avait une certaine arrogance, et une certaine force. C’était un male.

[Riku] – Je crois que c’est un mâle aussi… Puis il changea de ton. Ginko-senseï si vous m’apprenez une technique, je vous invite au restaurant. Je me doute que vous aviez oublié votre promesse mais un repas vous la rappellera peut être ? Et puis ça peut être amusant, je ferai tout ce que vous me direz.

Riku prit son air assuré et déterminé, il était prêt à tout et il sentait qu’un jeu allait arriver d’ici peu.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 27 Juin - 0:30

Une promesse ? Ginko plissa le nez et se plongea dans les méandres tortueux de sa mémoire facétieuse. Elle avait beau retourner ses neurones dans tous les sens, aucun souvenir de cette fameuse promesse. Elle savait qu'elle avait rendez-vous avec son élève, mais pour quelle raison, un mystère ! Une mission ? Ou bien peut-être disait-il la vérité, et qu'elle était là pour lui apprendre une technique ? Mais laquelle ? Voilà qui était bien ennuyant, et elle aurait de loin préféré être invitée tout de suite au restaurant, et oublier sa fausse promesse.

[Ginko] - Huhu... Je ne pense pas que tu aies le niveau pour apprendre quoi que ce soit de moi.

Hien n'était pas très impressionnant. Surtout utile. Et un peu fourbe. Cela ne l'étonnait pas que Riku l'apprenne. Après tout, il l'avait piégée ici !

[Ginko] - On va... faire un petit test, ok ?

Ginko sourit. Il y avait eu beaucoup de délibérations quant à savoir si oui ou non la jeune femme pouvait disposer du moindre étudiant à sa charge. Elle était unanimement reconnue comme étant irresponsable, immature, bornée, parano et redoutablement manipulatrice. Et pourtant... elle restait l'un des meilleurs éléments du village, en terme de rendement.

A six voix contre quatre, Ginko a été placée à la tête de l'équipe 4.

[Ginko] - Je sais que tu n'as pas le niveau en fait. Ça ne veut pas dire que je te trouve faible, hein. J'imagine que tu as le niveau que tu devrais avoir pour ton âge. Treize ans, hein ?

Elle sourit. Impossible de déterminer si elle savait qu'elle mentait, ou si elle disait sa vérité à elle.

[Ginko] - Tu disposes de cinq secondes avant que je ne t'attaque. Un.

Elle modifia légèrement sa garde, prête à passer à l'attaque.

[Ginko] - Deux.

Ses yeux ne quittaient pas ceux de l'étudiant, et s'étrécirent insensiblement alors que son monde se colorait de nouvelles teintes. Il n'y avait plus que Riku, dans un premier temps, une étude complète de son maintien, de son rythme respiratoire, du moindre signal qu'il envoyait. Il était encore si jeune qu'il balançait sans même s'en apercevoir, certainement, des dizaines de signes qui trahissaient chacun une faiblesse différente.

Dans sa garde actuelle, Ginko avait dénombré un peu plus de vingt six approches différentes. Vingt-sept.

[Ginko] - Trois.

Probablement, et ça n'aurait été que justice, que Riku se demandait si Ginko allait bien compter jusqu'à cinq, ou bien attaquer plus tôt parce qu'elle se serait lassée ou bien parce qu'elle ne se souvenait plus de ce qu'il y avait après le trois.

[Ginko] - Quatre.

Elle eut un nouveau clin d'oeil pour son élève.

[Ginko] - Cinq.

Puis s'élança à sa rencontre, légèrement pliée sur son côté droit. Elle tenait son sabre à une main, bas. Elle ne visait pas un organe en particulier, à vrai dire la lame pointée vers le sol, et même pas de son côté tranchant.

Elle se déplaça au dernier moment d'un brusque bond sur sa gauche, et en profita pour placer son attaque au niveau de la gorge de Riku.

[Ginko] - Du tonuuuuuus et en avaaaaaaant Kasha !

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 27 Juin - 14:57

Le genin observa sa senseï et nota bel et bien les mimiques sur son visage, cette femme était vraiment tête en l’air. Riku se demandait si elle méritait bien son rang de jounin et la responsabilité d’une équipe, mais sa déduction, au premier rendez vous, avait été que cette femme cachait son jeu. Il attendrait donc de voir avant de juger, et avant tout c’était sa senseï et il ne la renierait pour rien au monde.

*C’est elle qui m’aidera à progresser, à grandir et perfectionner mon art…*

Cependant la phrase de Ginko résonna à ses oreilles, il l’avait prise comme une gifle venant de sa mère. Se pouvait il qu’il soit si faible que ça, incapable d’apprendre quoi que ce soit. Ou n’était-ce qu’une parole de motivation pour qu’il ne néglige pas les efforts.

Il la regarda dans les yeux, elle semblait le jauger, mesurer sa force rien que par son regard. Lorsque sudain elle lui proposa de faire un test. Riku s’empressa d’acquiescer d’un signe de tête. Il avait du mal à percer les pensées de la jounin.

*Elle ne semble pas joueuse comme d’habitude…montrerait-elle son second visage, sans doute…*

Sa senseï continua à parler, elle expliqua que Riku n’avait pas le niveau mais qu’elle ne le trouvait pas faible. Le genin se demanda alors si elle comptait lui apprendre un technique de haut rang. Sans doute voulait-elle lui montrer une technique qui le ferait travailler et progresser. Lorsqu’elle lui dit qu’il devait avoir le niveau pour son âge, en précisant que cet âge était de treize ans, il se demanda ce qu’elle avait derrière la tête.

*C’est étrange, son sourire est différent d’avant, je n’arrive pas à savoir si elle fait exprès ou pas… Mais bon si elle est sérieuse elle doit vouloir me taquiner…*

Elle lui laissa un délai de cinq secondes avant qu’elle ne passe à l’attaque, lorsqu’elle annonça un, l’ambiance devint plus lourde. Ginko bougea à peine mais immédiatement Riku se sentit en danger. La jounin si joyeuse était effrayante, le genin recula d’un pas sous la pression psychologique.

Le deux retentit comme une nouvelle seconde qui s’échappait de sa vie. Riku réussi à faire revenir la raison et dominer cette désagréable sensation de faiblesse, enfin un peu. Les yeux dans les yeux, percevant les intentions de l’adversaire…en théorie. Il devait dans un premier temps essayer de dominer son corps à nouveau, lui qui réagissait à l’instinct sous cette peur.

Juste avant le trois, Sadame fut mis en place, suivant une garde traditionnelle garde au hara (juste sous le nombril). Il réfléchissait à celle qui aurait prévalu ici mais rien ne semblait le satisfaire, Ginko perçait ses défenses rien qu’avec ses yeux. Riku hésita à mettre sa garde à l’œil, où lame vers le ciel où encore en position de Iai. Tout cela était inutile.

Le trois résonna à son tour, Riku se demandait combien de temps il allait se passer avant que l’attaque ait lieu. Ginko semblait totalement différente, tel un rapace prêt à fondre sur sa proie, la différence de niveau l’écrasait.

*La différence entre chasser et être chassé, la proie et le prédateur…Chacun son rôle et je ne peux pas les inverser.*
[Ginko] - Quatre.

Le clin d’œil voulait le déstabiliser mais Riku était concentré, il sentait déjà la puissance foudroyante de Ginko, en cinq seconde il avait revu toutes ses idées sur le combat au sabre, les enseignements du vieil homme lui semblaient si loin. Le genin se ressaisit et affirma sa position, il ne pouvait rien faire d’autre que de combattre, montrer tout ce qu’il savait faire même si face à un tel adversaire ce serait très difficile. Il murmura.

[Riku] – Nous t’attendons…Sadame…

[Ginko] - Cinq.

Ginko s’approcha avec tant de vitesse, elle n’allait pas faire ça progressivement, elle y irait droit au but. Riku observa l’approche, légèrement penchée à droite, sabre en garde basse tenu à une main. Elle excellait dans cet art, indéniablement.

Ses cheveux blancs flottant dans le vent, Riku se sentit ridicule. Pliée sur la droite pour se détendre à gauche, déduction logique du genin, qui se déplaça en conséquence et entama une parade avec son sabre. Cependant la vitesse fulgurante de l’attaque le prit de court, en un dixième de seconde le sabre de Ginko était passé de sa position basse à la gorge de Riku.

*J’avais deviné une parite de l’attaque mais je ne peut pas y répondre… Raahhh je dois être en symbiose avec mon sabre, sinon je n’arriverais jamais à quoi que ce soit.*

Le coup ne porta pas, sa senseï ne voulait pas le tuer mais y allait de bon cœur. Riku se replaça et changea de garde, son adversaire était quelqu'un d’étrange, il fallait être plus étrange encore. Tandis que Ginko encourageait un certain Kasha, Riku décida de se donner à fond, elle lui avait remis son bandeau frontal et il voulait lui montrer qu’il le méritait et qu’il était digne de sa senseï.

Riku passa à l’attaque, tenant toujours son katana à deux mains, le long de la jambe droite, le genin tenta une feinte de corps sur la gauche, il mima une attaque en cherchant uniquement à voir venir celle de l’adversaire. Il avait appris à contre-attaquer et essayerai d’en placer une ici et maintenant. Il perfectionnerait son art grâce à Ginko, il le savait.

*Ce n’est pas un combat simple, c’est un test…*

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 27 Juin - 15:38

Le Sensei de Ginko était mort il y a quelques années à présent, un peu plus de quatre ans. En mission, forcément, puisqu'ils y passaient l'essentiel de leur temps. Un événement troublant. Il était immortel, dans l'esprit de Ginko. Elle n'était alors qu'une adolescente d'un bon niveau, mais sans plus. Il lui répétait toujours la même phrase, tous les jours.

[Ginko] - Tu perds ton temps ici, Koko. Si ton potentiel est trop lourd pour toi, abandonne-le et ne reviens plus.

Il lui avait dit, dans les derniers jours de sa vie, qu'elle n'allait pas tarder à le dépasser, et qu'il espérait bien être mort avant de voir ce jour arriver. Ils avaient rit, alors.

Elle sourit. Souhait exaucé, Sensei.

Riku avait eu peur. C'était compréhensible, mais ennuyeux. La peur avait cette formidable capacité à limiter les mouvements, déjà limité naturellement par la nature d'humain commune à tous les êtres. Il n'y avait pas de peur à ressentir, même face à la mort. Peut-être même surtout. Ginko était convaincue que la peur de la mort était davantage un élément de motivation qu'un élément d'immobilité. Plus on voit sa mort approcher, plus on fait les choses dont à envie, pendant qu'on le peut encore.

Il attaquait. Ginko frappa la lame verticalement d'un coup sec, de telle sorte à ce que l'attaque de Riku, sans perdre de sa vitesse, ne puisse plus que s'enfoncer à terre. Elle remonta rapidement le long de la lame et releva la sienne pour éviter de buter contre la garde. Elle toucha à peine l'avant-bras du jeune homme avant d'esqiuver plus complètement l'attaque initiale.

Sans hésiter, elle attaqua de nouveau, puis encore, cuisse et épaule. Elle tenait toujours fermement l'étui de son arme. Ginko se recula de deux pas rapides et se remit en garde, l'étui en arrière et la lame en garde diagonale. Elle était légèrement courbée, les genoux fléchis, prête à bondir en cas de nécessité. Ou pour attaquer.

[Ginko] - Je considère Kaigyaku comme un outil. Il faut bien comprendre cela pour en tirer quoi que ce soit. C'est un outil qu'on s'approprie, parce qu'on est capable d'une certaine harmonie avec lui. Ce n'est qu'un bout d'acier. A toi d'en faire autre chose.

Elle sourit.

[Ginko] - Je me débrouille mieux avec les lames mâles. Les filles sont si compliquées, hé ?

Elle fit tournoyer son katana, puis l'immobilisa dans la même position qu'avant.

[Ginko] - Si tu arrives à esquiver ma prochaine attaque, je t'apprendrais quelque chose de nouveau. Si tu n'y arrives pas, eh bien, euh... on y réfléchira quand tu auras raté, ok ?

Sans un mot de plus, elle se propulsa à une vitesse prodigieuse contre son adversaire, frappa avec uniquement son saya, une attaque désinvolte sur le flanc exposé du jeune homme. Profitant de cet élan, Ginko tournoya sur elle-même, le katana à la verticale, pointé vers les cieux. D'une voix incroyablement rauque, elle murmura.

[Ginko] - Kai... gyaku.

Et son arme plongea sur Riku, accompagnée d''un sifflement inquiétant et dirigée vers la tête du jeune homme. Ce n'était pas une attaque que Ginko pouvait arrêter, maintenant qu'elle était lancée. Il était difficile de savoir s'il y avait du chakra dans cette lame, mais il était certain qu'elle produirait à l'arrivée une petite onde de choc, que Riku réussisse à l'esquiver, ou pas.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 27 Juin - 18:29

Son attaque et sa feinte avaient échoués, il était normal que Riku ne puissent pas tromper ainsi une jounin particulièrement douée au combat au sabre. La lame adversaire lui effleura l’avant bras, créant une ligne rouge, qui se mit à couler.

De plus ses attaques étaient totalement inutiles, puis avant même qu’il ait pu se remettre en position ou effectuer un pas, Ginko attaqua. Rapidité et précision, sa cuisse et son épaule furent touchés à leur tour, que ce soit grâce à ses esquives légères, ce qui l’aurait étonné, ou grâce à la maîtrise du sabre de sa senseï, plus vraisemblable, il ne fut pas blessé.

Chacun reprit sa place, gardant son périmètre de sécurité. Ginko tenait son sabre dans une main et son fourreau dans l’autre, prête à réagir au moindre signe, ou à la moindre occasion. Elle expliqua ce qu’elle pensait de son sabre, Riku comprit certaines choses. Bien qu’il pensait qu’un sabre é était plus qu’un simple outil, son opinion rejoignait celle de Ginko sur le fait que c’est grâce à une certaine harmonie que le sabre devient réellement quelque chose.

Après un léger sourire, Ginko-senseï reprit la parole pour dire qu’elle préférait les lames mâles, les filles étant trop compliquées. Riku eut un léger rictus approbateur, il se reprenait en main. Il n’avait plus peur, il se sentait un peu plus fort. Le genin observa la manœuvre de la jounin qui lui annonça une prochaine attaque qu’il devrait éviter s’il voulait apprendre une technique.

*Très bien, tout se jouera maintenant… Et je n’échouerai pas !*

Elle se précipita vers lui avec une vitesse incroyable, le genin percevait le combat d’un autre œil semblant avoir compris l’enjeu et les attentes de sa senseï. Il allait l’étonner, tandis qu’elle frappa avec son fourreau sur le flanc faible, Riku fit un pas rapide qui lui permit d’esquiver mais ce n’était pas cette attaque qui occupait ses pensées. Après une virevolte de Ginko, le sabre pointa les cieux, ou peut être les dieux. Riku compara cette attaque à une tornade qui s’abattait sur lui.

Tandis que sa senseï nommait son attaque, le genin comprit que celle-ci pouvait être fatale, mais il n’avait plus peur, du combat ou de la mort. Kaigyaku entama sa descente des cieux pour s’abattre sur cette terre, terriblement dangereuse.

Dans une manœuvre risquée, Riku changea de prise tenant la lame le long de son bras. Il le leva à la rencontre de l’autre sabre, en avançant sous l’attaque tout en pivotant. Déviant Kaigyaku qui glissa le long de Sadame cependant son épaule fut touchée et l’entaille était plus profonde que les précédentes. Le dos ainsi collé à Ginko il aurait presque put placer son sabre sous sa gorge en rabaissant le bras mais il était inutile de tenter cette action qui était vouée à l’échec.

*Ce n’est pas une genin, elle peut esquiver toutes mes attaques…*

Il avait partiellement esquivé l’attaque mais totalement évité la mort. Son bras était douloureux car en plus de l'entaille la frappe avait été puissante. Lorsque Kaigyaku toucha le sol, l’onde de choc pulvérisa une partie de celui-ci. Riku était étonné par tant de puissance, il comprenait pourquoi elle était jounin et admit sa capacité à entraîner et diriger une équipe, bien que ses méthodes soient peu orthodoxes. Il murmura.

[Riku] – C’est dans l’œil de la tempête que l’on risque le moins…

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mer 2 Juil - 16:07

Ginko gloussa. Elle passe son bras libre autour de la taille de Riku et le serra doucement contre elle. Le mouvement était peu académique et, finalement, peu efficace compte tenu de la différence de niveau qui les séparait, mais qui aurait pu se révéler intéressante. Elle retira son katana de la chair du jeune homme d'un geste ample et le posa sur sa propre épaule, avant de se reculer d'un pas.

[Ginko] - Pas mal Takazu ! Joli geste.

La réussite était partielle, mais néanmoins présente. Une promesse est une promesse, et à moins que Ginko l'oublie, elle était normalement tenue. Même quand elle était compromettante, à vrai dire Ginko n'avait jamais su la définition exacte de ce mot.

Elle nettoya son sabre sur les vêtements de Riku sans lui demander son avis, et le rangea dans son étui. Puis, se ravisant, elle sortit de nouveau son arme et déposa plus loin l'étui.

[Ginko] - T'as pas super esquivé, hein, ma lame est toute rouge.

Elle rajusta sa casquette, pensive, un doigt sur les lèvres.

[Ginko] - Mais pour l'effort, je dirai que ça vaut peut-être le coup d'essayer de t'apprendre quelque chose.

Elle joignit ses mains et créa un clone. Le clone se déplaça aux côtés de Riku, à environ deux mètres de lui.

[Ginko] - Mon Kage Bunshin possède la même force que moi. Je vais l'attaquer lui, parce que ma technique est mortelle. J'voudrais pas te blesser, Kikushi-chéri !

Elle pointa son katana sur le Bunshin, lequel se mit en position de défense. Ginko sourit. Sans un mot, elle s'élança à sa rencontre, tenant à deux mains son arme. Arrivée à moins de cinq mètres, elle murmura.

[Ginko] - Mikazuki no Mai.

Elle sauta en l'air. Il sembla que quatre Ginko différente convergeaient vers le Kage Bunshin, lequel suivait des yeux leur progression. La grâce du mouvement était impressionnante, ce n'était pas qu'une technique pour infliger des dégâts. Ginko la rendait belle, et élégante.

Le Kage Bunshin finit par choisir de se défendre contre l'une d'entre elle. Il explosa en fumée lorsque les lames le touchèrent.

Ginko était agenouillée par terre. Elle se retourna vers Riku.

[Ginko] - On appelle ça la Danse sous la Nouvelle Lune. Classe, han ?

Elle se redressa, et repartit en direction de l'étui de son arme.

[Ginko] - Qu'est-ce que tu as retenu de cette technique ?

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 8 Juil - 0:40

Après un léger rire, amusé sans doute, Riku sentit le contact doux de la main de sa senseï sur son ventre. La légère pression de celle-ci le rassura car il y sentit de la compassion et aussi une manière de l’encourager et récompenser son effort.

Une vague de sensation s’empara de lui, il s’attachait de plus en plus à cette femme. Si changeante, tantôt terrible, tantôt idiote. Le lien professeur élève se renforcerait au fur et à mesure de leurs aventures pour faire fleurir les bourgeons.

*Remercie tes parents pour t’avoir donné la vie, remercie ton maître pour avoir fait de toi un homme, un guerrier.*

La lame glissa de son bras, et le sang tacha le sol. La blessure n’était pas très profonde mais il devrait au moins faire un pansement avant ce soir. Ginko recula d’un pas avant de le féliciter pour son esquive, sa douleur fut oubliée immédiatement.

*Venant d’elle c’est un trésor à chérir, une motivation pour que j’améliore mon art… Un jour elle se souviendra de mon nom, je le jure…*

Revenant à son esprit aussi vite qu’elle était partie, la réalité rappela le souvenir de la promesse de la jounin. Autant il avait oublié tout le reste durant le combat, autant il était impatient d’en apprendre encore. Il mit cette pensée dans un coin de sa tête car il la trouvait importante.

*Oublier la vie et se concentrer seulement sur le combat, ainsi je pourrais améliorer mon art, le sublimer.*

Lorsque la lame tachée de son propre sang fut nettoyée sur ses propres habits, Riku sourit. C’était bien les habitudes de sa senseï, cela lui sauverai peut être la vie un jour si un shinobi tentait de se faire passer pour elle il devrait bien étudier son caractère. Puis la jounin au chapeau sembla hésiter quand à la suite des événements, rengainant et dégainant son sabre. Elle le taquina avec son air mi sérieux que seul elle savait faire, il eut un sourire d’excuse mais enjoué.

[Riku] – C’est surtout que Kaigyaku était assoifé de sang… Mais bon j’ai quand même réussi, la prochaine fois je ferais mieux…

Puis après une légère réflexion elle accepta de lui enseigner une technique, ou du moins essayer. Son esprit en éveil, le genin aux cheveux blancs fixa dès à présent les moindres mouvements de la jounin. Ses mains se joignirent et elle créa un clone mais immédiatement Riku sentit quelque chose d’étrange, une vraie présence, lorsqu’il arriva a quelques pas de lui.

*C’est pas un bunshin normal ça…*

Sa senseï confirma la chose, il s’agissait d’un Kage Bunshin, une technique dont Riku n’avait jamais entendu parler, sûrement de très haut niveau et très pompeuse en chakra. Puis les mots, technique et mortelle, résonnèrent à ses oreilles, bien qu’elle lui attribua encore un nouveau nom.

Il scruta la femme, les cheveux roses et le regard soudain froid, elle tendit son arme vers le Kage Bunshin qui, étant la parfaite réplique de sa senseï, adopta une de ses positions de défense. Le genin repensa brièvement à son cours sur le bunshin avec tsubaki, deux tsubaki c’était bien ! Et deux Ginko c’était tout aussi attirant que terrifiant, surtout qu’il savait de quoi elle était capable comme délires.

Elle s’élança, courrant avec grâce et rapidité, dans un murmure qui parvint jusqu'à ses oreilles, Riku perçut le nom de la technique : Mikazuki no Mai. Un saut majestueux puis apparurent trois nouvelles Ginko sous les yeux ébahis du genin, il retombaient en direction de la dernière, en défense au sol.

Le geste étant magnifique, comme une chorégraphie de la danse de la mort. Riku y perçut le charme et la pureté de l’Art auquel il aspirait, celui qui était un des atouts qu’il jouerait dans ses combats futurs. C’est à cet instant, au paroxysme de la technique qu’il trouva la véritable beauté de sa senseï, renforçant encore le lien.

Le Kage bunshin explosa et les simples bunshins aussi une fois que le coup fut porté. Riku remarqua malgré toute la fumée que la véritable Ginko, maintenant identifiée, avait put frapper sans rencontrer de résistance, en fait il se douta que seule son attaque avait touchée, les autres étaient là pour faire diversion.

*Et à ce niveau, la diversion est quasi parfaite, seule la chance permettrait à l’ennemi de trouver le vrai assaillant…*

Un genou au sol, tenant la pose avec une certaine classe, la jounin tourna la tête vers lui. Son visage reprit son expression habituelle, joyeuse et souriante, puis annonça le nom de la technique. Le garçon dont les cheveux flotaient dans le vent par-dessus son bandeau frontal acquiesça.

Ginko-senseï se dirigea alors vers son fourreau en lui demandant ce qu’il avait retenu de la technique. Il allait énoncer son analyse, espérant avoir vu juste et faire bonne impression. Déjà il lui tardait de s’entraîner à l’exécution de cette technique meurtrière.

[Riku] – Je pense que cette technique impressionnante et terriblement efficace est basée sur la diversion. Les clones servent donc à attirer l’ennemi, permettant au véritable assaillant de frapper un point faible avec précision, ou au moins de percer la défense en évitant l’armure. Même si la proie devine par chance le véritable lanceur de la danse, la peur de l’erreur enserre son cœur et réduit ses capacités de réaction. On doit pouvoir passer à travers l’armure malgré tout…

Son intelligence lui avait permis de cerner les aspects tactiques de cette technique, mais il avait beaucoup à apprendre sur l’Art de la réalisation. Cette danse était somptueuse et il voulait pouvoir lui aussi la rendre belle.

[Riku] – Apprenez moi à danser correctement, pour que je ne salisse pas cette merveilleuse technique…S’il vous plait Ginko-senseï.

Son regard était franc et profond, reflétant son désir. Il affichait toute sa détermination à grandir et progresser, peut être le remarquerait elle, avant qu’elle ne remarque ses autres intentions.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Dim 13 Juil - 19:47

[Ginko] - Yeah, cool, c'est ça ! En gros.

Ginko posa son arme sur une bouche d'aération est s'assit sur le rebord d'une cheminée, balançant ses jambes dans le vent, les mains posées sur ses genoux. Elle ne quittait pas Riku de ses grands yeux verts, comme s'il se passait quelque chose d'extraordinaire devant elle. Elle finit par glousser...

... et se retrouva de nouveau derrière son élève.

[Ginko] - Ok, on va danser !

Elle attrapa les mains de Riku et commença des pas très adroits. Elle dirigeait Riku en utilisant le poids de son corps, et regardait droit dans les yeux du jeune homme. Cela devait bien faire trois mois qu'elle n'avait pas dansé. Il fallait toujours qu'elle tombe sur un danseur médiocre, et elle était alors obligée de danser pour deux. Un peu comme maintenant. Oh ! Il y avait bien eu des hommes pour la faire danser jusqu'à l'épuisement.

C'était quand même bien mieux que de faire l'amour mais par un incroyable ressort de l'esprit, elle garda cette pensée pour elle et quitta son étudiant pour retourner s'asseoir.

[Ginko] - C'est facile Kikiru. Fais un Bunshin, mets-toi à distance et ne le quitte pas des yeux.

Elle se tourna vers le jeune homme.

[Ginko] - Tu cours vers lui et tu dégaines ton arme. Tu dois malaxer à fond ton chakra pendant la course. Si tu n'arrives pas à le faire assez vite, ton attaque sera manquée, tu ne pourras même pas sauter.

Elle faisait des dessins illustratifs - pour elle du moins - dans le ciel, vaguement assise.

[Ginko] - Tu concentres ton chakra dans tes pieds, tu sautes. Tu ne quittes toujours pas ta cible des yeux : comme quand on dansait tout à l'heure. Pendant le saut, tu fais des clones - chaud de le faire en tenant son arme, mais t'es obligé mon chou. Tu fléchis tes muscles, tu concentres ton chakra dans tes bras, et tu frappes de toutes tes petites forces.

Elle sourit.

[Ginko] - Le mieux, c'est de décapiter son adversaire. Comme ça.

Elle fit une imitation grotesque du décapité.

[Ginko] - Parce que tu frappes avec une lame normale, le coup peut être arrêté par une armure standard. Le cou dispose de fortes protection, mais si tu regardes bien les armures ninja ont un gros col, mais c'est tout. Si tu immisces ta lame entre la joue et le col, tu peux atteindre la carotide facilement. Ou alors tu lui fends le crâne, c'est efficace aussi.

Elle rit.

[Ginko] - Oh et puis vas-y ! T'es pas un gros nul hein, sinon tu serais pas avec moi, hein ?

Elle invoqua un clone, lequel parti aussitôt se mettre en position face à Riku.

[Ginko] - Débrouille-toi avec elle. Elle est aussi forte que moi, juste un peu moins, hu, intelligente et résistante. Tu auras le plaisir de me décapiter pour la seule fois de ta vie ! ♥

S'il savait le nombre d'ennemi qui se seraient coupés les veines pour avoir cette opportunité, même pour de faux ! Elle sourit et observa le duel. Le clone n'attaquerait pas. Il devait juste se défendre, esquiver s'il le pouvait. Huhu. Elle s'amusait bien.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Lun 14 Juil - 0:51

Apparemment, Riku avait saisit l’essentiel de la technique, Ginko semblait contente. La jounin posa son arme et s’assit, ses yeux verts transpercèrent Riku qui se sentit comme nu. Elle gloussa comme joyeuse, le genin se demanda ce qu’elle pensait.

*Peut être qu’elle s’attache à ses élèves…Ou alors elle est contente de m’apprendre des choses…enfin autant continuer…*

Soudain elle disparut, un léger instant de doute quand à sa destination, et elle réapparut derrière lui. Il était content qu’elle ne l’ait pas abandonné ainsi, elle en aurait été capable.
Elle lui proposa alors de danser, chose qui le surpris peu car il lui avait demandé même si il avait employé ce termes au sens figuré pour décrire la technique.

Cependant ce qui suivit fut étrange, la sensation était indéfinissable. Elle menait la danse avec grâce et fermeté, ses yeux captant toute l’attention de Riku. Lui-même n’avait jamais dansé mais Ginko-senseï maîtrisait parfaitement ses pas et dirigeaient ceux de son élève.

Puis la danse prit fin et le charme fut rompu, sans doute devait il tirer un enseignement de cet instant mais pour l’instant il écouta ce que sa senseï lui disait. Il devait se mettre à distance, et surtout ne pas quitter son adversaire des yeux.

Courir, dégainer et malaxer le chakra en quantité et avec une certaine qualité. Si il ne le faisait pas bien il échouerai et serait vulnérable. Elle ponctuait l’explication avec ses mains, Riku sourit lorsqu’il comprit que c’était des illustrations.

Elle expliqua la fin, concentrer son chakra dans ses pieds pour effectuer le saut, et là, la leçon de danse prit son sens, il fallait embarquer l’ennemi dans sa propre danse, guider ses pas. Pendant le saut créer des clones. Ce point là serait délicat mais comme Ginko-senseï disait, il n’avait pas le choix. Ensuite il fallait concentrer son chakra dans ses bras pour frapper.

*Et ben j’ai intérêt à bien gérer mon chakra pour réussir cette technique mais j’y arriverais…rien que pour que Ginko voit ma progression…*

Son sourire fut suivit d’une remarque plutôt sombre, mais Riku était habitué à cette attitude lunatique. En plus de ça sa remarque était tout à fait judicieuse, bien que son jeu de mime fût exagéré.

La jounin expliqua alors les points faibles des armures, Riku nota très précieusement ces informations dans un coin de sa tête. Bien qu’il aurait put deviner que les jointures étaient les faiblesses de beaucoup d’armures. Elle rit à nouveau après avoir annoncé ces sorts funestes qu’elle réservait aux gens. Riku avait une approche différente du meurtre même s’il avait réalisé depuis longtemps que cela ne le choquait plus.

Il fut ensuite invité à essayer la technique, la petite remarque de la jounin excentrique lui fit plaisir. En effet il avait intérêt à être fort ou à le devenir vite pour survivre avec une telle senseï. Mais il se donnerait à fond tous les jours pour l’impressioner.

Elle fit apparaître un clone, un de ceux qui sont bien consistant et qui étonna Riku encore une fois. Il avait pour mission de décapiter Ginko, une jounin qui devait se défendre de l’attaque d’un genin. Chose improbable qu’il réussisse mais il pensait sérieusement y arriver, il devait y arriver.

*Hum moins intelligente…fais moi rire !*

Riku se mit en position, face à la seconde senseï, il se concentrait à fond. Pour ajouter de la puissance à son attaque, il lança hien, il espérait aussi que la jounin le félicite de cette initiative. Il regarda Ginko dans les yeux, ces fameux yeux verts qui avaient du en faire chavirer plus d’un. Il fit le vide dans sa tête, en face de lui il ne voyait plus qu’une proie, ses yeux s’étrécirent et l’envie de tuer monta en lui. S’il s’était rendu compte et avait vu son regard il se serait fait peur.

Il commença à courir vers sa proie, fixant ses yeux. Il ajouta une touche de grâce à sa course, pas inspirés de la danse et vit l’étonnement ou l’amusement sur le visage du Kagebunshin. C’était voulu, il s’appropriait la technique au mieux, il dégaina.

*Si elle réagit c’est qu’elle se déconcentre un peu…*

Il malaxait son chakra avec conviction et précision, une partie se dirigea vers ses pieds et il bondit avec force tel un rapace prenant son envol. Durant la montée il effectua les signes d’une main pour créer un clone. Un seul et unique, il se savait incapable d’en gérer plus et aurait raté son dosage et sa répartition de chakra pour foirer sa technique au final. Et mourir.

Le second Riku apparut et ils amorcèrent la descente, le genin aux cheveux qui volaient à sa suite visait au mieux, le cou, le crâne ou une autre jointure. Ils tombaient chacun d’un côté de la jolie femme, elle devrait choisir bientôt scellant son destin. Sadame déciderait.

Elle para un katana tandis que l’autre s’enfonçait dans la chair de son cou. L’un explosa en fumée tandis que les os de la colonne cédaient. La casquette tomba au sol brisant un des verres des lunettes dessus, une tête de Ginko tombait au sol mais pas de sang. Bientôt un nuage de fumée se répandit et Riku tomba à genoux.

Il venait de se rendre compte de son acte, il venait de tuer. Même pour de faux, cela lui avait semblé si réel. Il ne pleurait pas mais une larme coula sur sa joue, par flashs revinrent les images de la mort de Yoroï. Il l’avait achevé alors qu’il était encore un enfant, mais c’était plus par instinct de survie, il avait refoulé ce sentiment au fond de lui mais là tout sortait.

*Pourquoi mes yeux pleurent ils ?*

Il se tourna vers sa senseï après s’être relevé, les larmes ruisselaient en nombre sur ses joues mais son visage était sérieux. Il n’éprouvait aucun remords, c’était sa mission. Il sourit alors et rengaina Sadame lentement avec une certaine esthétique, la technique devait être belle jusqu’au bout.

[Riku] – J’ai réussi… alors je suis pas un nul… normal je suis dans votre équipe Ginko-senseï…

Un sourire se dessina sur son visage tandis que les larmes se tarissaient. Il ne les avait pas comprises mais il s’agissait de la rupture de sa barrière mentale, il était devenu un tueur. En théorie depuis longtemps mais il ne l’avait réalisé qu’aujourd’hui, son âme s’était déchirée. Il devenait un vrai shinobi.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Lun 14 Juil - 2:46

Et pfiouuu. Plus de Ginko. Vraiment moins intelligent, l'engin. On voyait à des kilomètres lequel était le vrai. Bon, ok, dans le stress du moment... et quoi ! Dans le stress du moment, Ginko aurait grillé les deux et on n'en parlait plus ! Elle passait pour quoi maintenant, avec son clone décapité ? Tiens, elle aurait dû l'affronter directement son élève. Là il aurait eu du mal à le toucher, son cou !

Néanmoins... elle devait admettre que l'attaque était réussie. Elle avait saisie la différence dans le chakra de Riku à l'instant où il préparait son attaque. Ce désir de tuer qui prenait possession de son corps. De tuer ou de réussir ? Les deux semblaient curieusement mêlés pour un shinobi. Toujours obligé d'évoluer sous le regard d'un Sensei. De moi, pensa Ginko.

Cette pensée la désolait quelque part. Elle n'aimait pas être professeur. Elle n'aimait pas diriger. Ce n'était pas un effort pour elle, Ginko avait toujours eu une âme de leader, c'était juste... qu'elle n'aimait pas ça. Donner des ordres... des ordres qui lui apparaissaient à elle comme étant justes, mais qui pouvaient sembler absurdes à un autre. Cela lui arrivait si souvent, qu'on discute ses décisions ! Qu'on les remette en cause simplement parce que c'était elle qui les avait avancé. Ils avaient déjà perdu une somme de temps vous, avec ce genre de comportements - puérils, s'il en est.

Mais Riku pleurait. Pourtant, Ginko aurait voulu enfoncer le clou, comme une gamine prétentieuse et en colère - qu'elle était. Lui dire qu'il avait eu de la chance, que sa technique était pleine de défaut, qu'il était faible à pleurer devant elle, qu'il aurait au moins pu attendre de l'inviter. Lui dire qu'il dansait mal. Lui dire qu'elle le trouvait attachant et incroyablement sensible. Et impressionnant. Pour un nain.

Elle se téléporta à ses côtés et passa un bras sur ses épaules. Ginko était connue pour avoir une réserve de chakra colossale. Bien plus élevée que celle de ses confrères. Une fois, elle avait fait un jeu débile avec Tsubaki : à la surface d'un lac glacé, elles se protégeaient toutes deux d'une aura de très haut niveau et attendaient de devoir utiliser leur chakra pour également se maintenir à la surface. La dépense était faramineuse, chaque minute se payait par des sceaux entiers de sueur. Cette maîtrise du chakra (la spécialité de Tsubaki) personne ne pouvait la réaliser à leur niveau. Toute la classe les regardait. Les professeurs n'étaient pas avertis. La gagnante gagnait... oh un truc de fille. La perdante tombait dans l'eau. Ginko se souvenait. Elles étaient en pyjama. Elles s'étaient levées exprès pour ce pari de longue date.

La spécialité de Tsubaki. Tsubaki a lâché, elle est tombée à l'eau, inconsciente. Un type est venu l'aider, elle allait se noyer. Ginko a tenu dix minutes de plus qu'elle. Les gens lui disaient d'arrêter. Ils lui disaient qu'elle allait trop loin, qu'elle allait briser son corps pour un pari stupide. Mais Ginko riait et les insultait, elle leur disait de retourner se coucher parce que le lendemain elle serait toujours là. Finalement, c'est un professeur qui est venu l'empêcher de poursuivre.

Elle est tombée à l'eau aussi. Elle a été punie, Tsubaki aussi, et se sont fait sévèrement engueulées. Mais Ginko souriait toujours.

Elle n'était pas même fatiguée.

[Ginko] - Non tu n'es pas nul.

Elle le serra doucement contre lui puis se dirigea en sa compagnie sur l'un des rebords de cheminée, à même le toit.

[Ginko] - Tu vas progresser rapidement. Tu me rappelles Meiru.

Elle sourit, énigmatique, sans préciser qui était cette Meiru ou ce qu'elle représentait. La Jounin s'assit et retira ses bras. Elle les passa derrière sa tête et retira pour la première fois sa casquette, qu'elle posa sur ses genoux. Elle ferma les yeux et garda le silence un moment.

[Ginko] - Au début, je croyais que c'était une sorte de jeu.

Elle croisa les jambes.

[Ginko] - J'avais huit ans quand on m'a inscrite à l'Académie. Ils m'ont trouvé douée. Puis j'ai été dans l'équipe de Tsuby et Meiru. Notre Sensei s'appelait...

Ginko s'interrompit. Elle rouvrit les yeux.

[Ginko] - Il s'appelait Kihou Kenpu. Un... putain de bon Jounin.

C'était une véritable légende à l'époque. Tout le monde voulait être avec lui. Elle se souvenait des filles en délire, qui scandaient son nom dès qu'il entrait dans une salle. Et lui qui les saluait, comme s'il ne se rendait compte de rien. Kihou était délicieusement aveugle.

[Ginko] - On était la meilleure équipe. Je ne dis pas ça pour me vanter. C'est écrit dans les registres. On était connu comme les Crocs des Flots, à cause d'un jeu de mot débile entre moi et Tsuby. Kihou l'a trouvé d'enfer et ça nous est resté.

Oh, Ginko se souvenait du jeu de mot ! Elle en était la créatrice, Tsubaki avait rajouté une nuance et le drame était noué. Mais mieux valait ne pas le répéter. Déjà que Riku ne devait pas avoir une grande opinion d'elle, inutile de lui donner des cartes en plus.

[Ginko] - Tsubaki et moi on était en constante compétition. J'avais une affinité à la foudre, et Tsuby au feu. Alors elle me surclassait quand on faisait des duels. Je ne pouvais l'atteindre qu'au corps à corps. C'est pour ça que Kihou m'a entraîné au katana. C'est lui qui m'a entraîné au Raiton par la suite, même si j'ai plus appris par moi-même.

Pour la première depuis le début de son récit - elle ne savait même plus pourquoi elle l'avait commencé, sans doute pour détourner Riku de ses sombres mais nécessaires pensées - elle dévisagea le jeune homme d'un regard incroyablement profond. Elle partageait une partie chère de sa vie, quelque chose pour lequel elle avait éprouvé des sentiments sincères, étroits, qui étaient encore attachés à elle et qui lui faisaient mal.

[Ginko] - Tsubaki était géniale. C'était notre chef d'équipe, quand Kihou n'était pas là. Je l'adore, vraiment, mais elle me foutait les boules. J'humiliais Meiru parce qu'il était plus faible que nous, et qu'il était le seul que je pouvais battre dans cette équipe. Il le vivait... bien... parce qu'il était heureux d'être avec nous. Je le trouvais débile de me supporter. Je t'assure, tu m'aurais tué si je t'avais fait le dixième de ce que je lui faisais.

Elle secoua la tête.

[Ginko] - Mais pas lui.

Elle s'interrompit à nouveau pendant un long moment. Tellement que l'histoire aurait pu se terminer là. Toutefois, Ginko reprit, sur le même timbre de voix.

Elle avait de nouveau fermé les yeux.

[Ginko] - On n'avait encore jamais tué personne. Je te dis, c'était un jeu pour moi, une compétition entre moi et Tsuby, rien de plus. Puis un jour, on a eu une mission A. Il fallait trouver un shinobi solitaire.

Ginko entreprit de faire tourner sa casquette autour de son doigt, absente.

[Ginko] - On avait largement le niveau pour l'écraser. Tsubaki à elle seule pouvait le balayer. Kihou avait choisi de nous observer sans agir, pour voir comment on réagirait.

Elle laissa sa casquette tomber sur Riku.

[Ginko] - On a perdu.

Quand elle rouvrit les yeux, elle les posa directement sur le jeune shinobi.

[Ginko] - Kihou a intercepté un coup qui allait m'abattre. Il m'a traité de petite conne, puis il a frappé notre adversaire. C'est là que je l'ai senti. Ce sentiment de colère qui m'électrisait la peau, cette rage vraiment haineuse, si brusque et si violente que j'en ai perdu le souffle. Kihou m'insultait parce qu'il avait eu peur de ne pas arriver à temps. Il avait eu peur que je meurs. Et la seule chose qui restait de cette peur, c'était cette envie de tuer colossale, vraiment monstrueuse, qui a tout balayé sur son passage. Il ne restait plus rien de notre adversaire.

Ginko eut un pâle sourire.

[Ginko] - Je pleurais comme une enfant. Kihou s'est occupé de Tsubaki puis de Meiru, qui étaient inconscients. Puis il est venu vers moi. J'ai cru qu'il allait m'engueuler, ou me frapper, parce que j'avais tout fait foiré, mais il m'a pris dans ses bras et il m'a bercé jusqu'à ce que je m'endorme contre lui. Il me racontait des trucs de sa vie. Moi je pleurais. J'écoutais et je pleurais. Parce que ce n'était pas pour de faux, et c'était ce qu'il voulait qu'on comprenne. On n'était pas plus fortes que les autres, on avait encore une marge de progrès. Ça m'a terrifié.

Elle haussa doucement les épaules, autant pour chasser ses sombres pensées que pour retrouver un sourire un peu plus engageant.

[Ginko] - C'est normal que tu pleures. Un jour, tu me verras tuer un adversaire trop fort pour toi. Tu ne m'en seras pas forcément reconnaissant. Moi je l'aurais fait parce que je ne voulais pas que tu meurs et parce que ça ne me faisait rien de le tuer lui plutôt qu'un autre. Mais toi, tu ne me verras plus jamais comme avant. Quand je sourirais, tu te diras que c'est le sourire d'une shinobi qui a du sang sur les mains, et je vivrais avec cette lumière dans tes yeux. Comme Kihou l'a fait. Je ne l'ai plus jamais vu comme avant. Notre relation était... plus vraie, dans un sens.

Elle récupéra sa casquette et la posa sur la tête de Riku, comme si c'était une sorte de poupée. Elle secoua la tête : ça ne lui allait pas top. Mais elle l'a laissa.

[Ginko] - Et un jour je mourrais. Mais quand ça arrivera, crois-moi, tu seras devenu bien plus puissant que je ne le serais alors. J'y veillerai.

Kihou aussi été mort. Elle soupira, de nouveau songeuse. Elle n'avait plus rien à ajouter. Elle aurait préféré ne pas avoir d'équipe, ne pas avoir d'enfants à charge. C'était trop de responsabilité. Elle n'avait pas les épaules pour supporter trois mômes. Ils allaient mourir avec elle. C'était forcé.

Mais pas avant d'être devenus aussi puissant qu'elle. Pas avant.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Mar 15 Juil - 17:59

La jounin disparut et réapparut instantanément derrière le genin, une simple parole lui réchauffa le cœur. Elle l’estimait un peu finalement, lui qui se donnait à fond pour être à la hauteur d’une telle senseï. Il savait avoir beaucoup de chemin à parcourir mais jamais il n’abandonnerait, il continuerait toujours à avancer dans sa voie, dans son art.

Elle le serra contre elle en l’entraînant vers un endroit où s’asseoir, cette sensation de protection lui rappela pendant un bref instant sa défunte mère. La tristesse le gagnait, en fait c’était plutôt de la nostalgie et le souvenir de la tendresse maternelle.

*Je ne suis plus un enfant désormais, je suis un shinobi…*

Ginko reprit la parole, sentant qu’il fallait conforter le genin aux cheveux blancs dans ses choix. Finalement elle le protégeait et l’aidait à surmonter ce passage, elle l’encourageait aussi au sujet de ses progrès. Riku se sentait mieux, les larmes avaient cessé tout comme elles avaient commencé. Sans réellement comprendre les changements qui se faisaient en lui le genin mûrissait.

*Par contre je ne connais pas de Meiru…*

A l’évocation de ce nom, le visage de Riku se teinta de la couleur de l’intérêt, en savoir plus sur la vie de sa senseï l’aiderait à la comprendre et à s’y attacher. Il aimerait en connaître plus pour avoir un exemple d’une vie de shinobi. Essayer de ne pas faire ces mêmes erreurs tout en gardant le meilleur. C’était aussi le rôle du senseï que de partager son expérience.

Le garçon nota qu’il voyait pour la première fois la tête de Ginko sans sa casquette, laquelle était posée sur les genoux de la jounin. Ses cheveux roses, ses yeux verts elle avait un charme sous son masque de pitrerie. Après son sourire intriguant elle ferma les yeux et entama un récit, celui d’une partie de sa vie.

L’innocence du début, la découverte de ses propres capacités, les coéquipiers et le souvenir apparemment douloureux de son propre senseï. Un jounin dont elle ne tarissait pas les éloges, même si celles-ci étaient prononcées à sa façon, crues.

*Ainsi son senseï était un jounin du nom de Kihou Kenpu.*

Le récit reprit après l’émotion, l’équipe la plus douée, le surnom tirée de la complicité entre les jeunes ninjas, tout ça embarquait Riku dans l’univers de Ginko. Lui aussi réfléchit à son équipe, pour l’instant il y avait Sabi, un Uchiha assez mystérieux mais pas sans cœur.

*Nous aussi on aura un surnom un jour et on sera la meilleure équipe c’est sûr…*

Une nouvelle fois la jounin reprit son histoire, Riku restait silencieux et se nourrissait des paroles de Ginko. Laquelle passa à sa relation avec Tsubaki, le genin avait bien vu qu’un lien fort les unissait plus fort encore que l’équipe. La compétition entre elles, leurs différences, leurs forces et leurs faiblesses respectives. Puis elle raconta pourquoi elle s’était entraînée avec son maître, pour dépasser Tsubaki-senseï.

*Je lui dirais bien que moi je pratique le doton mais elle ne pourrait pas trop m’aider là-dessus. Elle m’enseignera l’art du Sabre mieux que quiconque…Et peut être d’autres choses.*

Après un regard trahissant la profondeur et l’importance de ses souvenirs Ginko reprit. Riku allait bien mieux et avait comprit que c’était la voie du shinobi qui commençait et cela ne s’arrêterait pas de sitôt. La jounin parla de ses rapports dans l’équipe, la classe de Tsubaki et sa jalousie, son report de colère sur Meiru le troisième membre apparemment plus faible. Il ne cédait cependant pas, lorsqu’elle annonça le qu’il la supportait sans rien dire Riku trouva que ce garçon devait être animé d’une grande force morale.

Après un long silence qui faillit faire croire à Riku qu’il était temps de passer à autre chose, Ginko repris. Les paroles touchèrent immédiatement le genin, car elle abordait le sujet qui l’avait touché sans qu’il comprenne. Le sujet de la mort d’un ennemi. La première désillusion de Ginko lors d’une mission de rang A. Elle jouait avec sa casquette sans doute par réflexe, une cicatrice ne s’efface jamais.

Elle fit monter la tension en laissant la résolution d’un combat apparemment gagné d’avance. Fit tomber sa casquette sur le genin en même temps que la sentence de la défaite. Riku commença à comprendre un peu. Les yeux verts s’ouvrirent, brillant d’une émotion dont Riku ne soupçonnait pas Ginko capable.

Les liens d’un senseï et de ses élèves, la peur pour ceux qu’on aime de terribles armes souvent à double tranchant. Le sourire qui s’afficha sur le visage de la jounin ne semblait pas lui appartenir. Elle continua avouant la faiblesse qui avait été la sienne, la peur et la douleur. Riku se vit aussi dans ses propos, rappelant le moment présent sauf que lui ne pleurait plus.

*Je ne pleurerais plus jamais…*

Les pensées se précipitaient dans sa tête et Riku avait parfois du mal à suivre. Un jour il la verrait autrement…mais pourquoi il ne le comprenait pas encore réellement. Le temps viendrait à l’heure prévue, il avait de la marge mais ne pouvait s’empêcher de penser qu’il ferait tout pour que ça n’arrive pas.

La casquette atterrit sur ses cheveux blancs, il ne bougea pas même s’il comprit à l’espression de sa senseï que c’était une faute de goût. Les paroles suivantes choquèrent Riku, il ne voulait pas qu’elle meure, il ne pouvait pas le concevoir. Et si ce jour là il serait bien plus puissant qu’elle comme elle le disait, il la protègerait.

Laissant Ginko penser quelques instants, Riku se leva et posa la casquette sur la tête de sa senseï, lorsqu’elle le regarda il sourit. Ses cheveux s’envolaient dans un souffle léger, celui de l’espoir.

[Riku] – Ginko-senseï, je deviendrais fort, notre équipe sera la meilleure mais jamais je ne vous laisserais mourir...

Elle allait répondre mais il la coupa, le temps des souvenirs et des promesses profondes était terminé. Il fallait vivre et rire pour avancer encore sur la voie du shinobi.

[Riku] – Et cette casquette ne me va pas du tout…

Il commença à rire, doucement puis plus fort il ne pouvait plus s’arrêter, il évacuait. Une fois le fou rire passé il regarda Ginko et prit une dernière fois la parole.

[Riku] – Bon je vais m’entraîner encore pour la technique mais là j’en peux plus. Merci…senseï...

Il s’éloigna doucement, fièrement avec l’allure d’un futur grand shinobi. Il se tourna et cria qu’il allait s’entraîner et trouver Sabi. Puis il sauta en bas du toit, la journée marquerait sa vie et un jour peut être la raconterait il à un jeune genin de sa propre équipe.

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Ven 18 Juil - 21:45

Akogare (Ginko) : +74 XP RP
Riku : +69 XP RP
Yosuke: +11 XP RP (désolé on dirait que j'avais oublié ces posts)

Chouette RP Smile

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Dim 20 Juil - 18:58

* Ça suffit ! Il me faut une vraie mission. *

Le genin en avait assez des missions de rang D ou seul les imprévus mettent un peu de piquant. Bien sûr il ne regrettait pas de les avoir remplies avec succès, ce qui lui avait permis de s’intégrer au village une bonne fois pour toute. Maintenant il disait bonjour à de nombreuses connaissances lorsqu’il les croisait dans la rue.

En se levant ce matin, Riku avait décidé qu’il était temps de passer à autre chose, un niveau supérieur. Cependant il savait qu’il lui fallait l’accord de sa Senseï pour pouvoir partir en mission avec l’équipe, ce ne serait pas chose facile que de la convaincre mais il y arriverait. Enfin déjà il fallait la trouver.

Après s’être préparé et avoir noué son bandeau frontal, il sortit de son appartement et descendis dans les rues de Konoha. Il suivait la grande rue, descendant au parc seibitsu écoutant le vent du changement. Ce renouveau qu’il désirait ardemment, il bifurqua alors vers l’académie.

*Je pense que là bas je trouverais quelqu’un qui sait ou elle habite…*

Il parcouru le chemin assez rapidement, la foule était là sous le soleil et la brise douce de l’Est. Après sa dernière mission, Riku avait repéré une mission d’escorte interessante. Bon il n’irait pas encore à Iwa mais au moins il sortirait du village dans lequel il était depuis plusieurs mois. Dans ses pensées, il ne vit pas le temps passer et il se trouvait déjà devant la salle des profs.

Il frappa à la porte et une voix féminine lui répondit d’entrer, il s’exécuta immédiatement et fut content de tomber sur Tsubaki et Uchiki. Le genin salua ses deux senseï avec sourire avant de parler de la raison de sa venue. Les deux femmes apparemment en pleine discussion s’étaient tues dès son entrée et attendait qu’il parle.

[Riku] – Excusez moi, Tsubaki-sama, je voudrais vous demander où habite Ginko-senseï. J’aimerais lui demander de faire en sorte à ce que l’équipe parte en mission.

Les deux kunoichi le regardèrent un instant puis Tsubaki se leva et s’approcha du genin aux cheveux blancs. Elle lui expliqua qu’elle ne pouvais pas lui donner l’adresse de Ginko ainsi, qu’elle irait lui demander directement un rendez vous pour lui. Elle disparut instantanément surprenant Riku qui rêvait de pouvoir en faire autant.

*J’espère que j’apprendrais à faire ça moi aussi…*

Seul avec Uchiki, le garçon originaire d’iwa ne savait pas trop quoi dire. La chuunin était souvent joyeuse et rien en elle n’impressionnait les gens au premier abord, mais elle était douée en ninjutsu de tous styles et son élément favori était le vent. Riku laissa vagabonder son esprit à un ninja de Konoha qui pourrait lui enseigner des techniques Doton mais bon, on ne peut pas tout avoir.

Un regard, un sourire, mais pas un mot. Rien d’impoli, de la compréhension directe dans le regard franc de l’autre, chacun occupé a ses pensées. Puis quelques instant plus tard Tsubaki surgit de nulle part faisant à peine sursauter le genin mais la chuunin semblait habituée à ce genre de manœuvre.

[Tsubaki] – Voilà, alors ginko t’attends dans cinq minutes dans les ruelles, elle a dit que tu trouverais l’endroit…

Le souvenir de l’attente longue et dure, puis de l’entraînement qui avait par la suite brisé les souvenirs enfouis et fait de lui un shinobi, resurgit intensément. Puis il remercia les deux kunoichi et s’excusa du dérangement avant de se diriger vers la porte. Juste avant qu’il ne la referme, Tsubaki lui glissa un mot.

[Tsubaki] – J’espère que tu viendra quand même me voir de temps en temps…pour un conseil sur une technique ou autre chose.

Riku se retourna et lui sourit en faisant oui de la tête, il n’avait pas oublié sa senseï préférée de l’académie. Uchiki lui sourit aussi et il ferma la porte, cinq minutes c’était court pour se rendre sur ce toit, mais bon il y arriverait à temps surtout si elle arrivait en retard comme d’habitude.

Arès une course folle il arriva sur le toit, il se jura de demander à Ginko de lui apprendre à se téléporter et aussi à avoir plus de réserves de chakra, par ce qu’il était bien crevé par cet effort instantané et intense.

*Bon…plus qu’a attendre…*

MessageSujet: Re: Les ruelles de Konoha   Dim 20 Juil - 20:14

Ginko dormait. Il était largement temps. Elle avait passé la soirée et une partie de la matinée à empiler des canettes. Elle avait tapissé un mur entier, une véritable pyramide et y avait mis tout son talent, toute sa dextérité pour ne rien risquer de dramatique. C'était son château de cartes à elle. La plupart des canettes ne lui appartenaient même pas, elle les avait récupéré hier matin dans les poubelles du bar à côté de chez elle. Le tenancier l'avait dévisagé, elle avait pris son air sérieux et elle avait dit :

[Ginko] - Jounin de Konoha, Ginko Yagi, actuellement en mission. Vous êtes sur les lieux d'un drame, veuillez filer, je ne pourrais peut-être pas assurer votre protection.

Le tenancier ne s'était pas fait prié. De la fenêtre, il avait néanmoins observer la jeune femme lutter pour ramener un sachet d'une demi-tonnes de canettes, et il osait à peine imaginer comment elle allait tout monter chez elle. A vrai dire, permettons-nous ici une digression pour mettre en valeur les talents multiples de Ginko.

Elle s'est arrêtée en pleine rue, de lourdes gouttes de sueur sur les tempes. Elle a ouvert son chemisier, comme dans une publicité pour un déodorant et s'est épongée le front.

Déjà, toutes les personnes alentours s'étaient figées, le regard braqué sur ce soutien-gorge tendancieux.

[Ginko] - Bouh ! Je suis crevééééée.

Et d'un coup d'un seul, elle s'était trouvé neuf paires de bras avides de l'aider - et d'autres choses, mais elles ne firent que l'aider.

Elle s'était éclatée toute la journée, puis toute la soirée, puis la matinée, avant de remarquer qu'elle était vraiment fatiguée et que cela devait faire deux jours qu'elle n'avait pas dormi. Elle avait pris une longue douche, et avait rampé jusqu'à son lit pour s'endormir comme un bébé satisfait d'avoir dégueulassé le tablier de maman.

Ginko avait pu dormir pendant au moins deux heures avant que Tsubaki ne vienne la déranger. Elle ne se réveilla pas en entendant le bruit caractéristique de la téléportation, et ne broncha pas plus au son de la voix de son amie. Mais après s'être fait secouée trente bonnes secondes elle reprit contact avec la réalité - bien qu'elle feignit le contraire rien que pour embêter Tsubaki. Elle lui avait alors sauté au cou, l'avait embrassé sur les joues et, pour être tout à fait spécifique, sur tout ce qui dépassait de son visage, comme si elle n'avait jamais été fatiguée de sa vie.

Tsubaki était sous elle, allongée sur le lit, les yeux écarquillés mais la mine tranquille et amusée.

[Tsubaki] - Salut Ginko, moi aussi je suis contente de te voir. Euh... Y a ton genou dans mon estomac, là.

Ginko gloussa et s'allongea sur son amie, rapprochant encore son visage gourmand.

[Tsubaki] - Hu, oui c'est mieux. Je suis là à cause de Riku.

[Ginko] - Qui ?

[Tsubaki] - Ton élève ?

Ginko fronça les sourcils. Elle compta sur ses doigts.

[Ginko] - Sabi, Takkashi, et... c'est tout. Connais pas ton Riku !

Tsubaki secoua la tête et repoussa gentiment Ginko, qui resta là à la dévorer des yeux, assise sur son lit.

[Tsubaki] - Ça doit être Takkashi alors.

[Ginko] - Qui ?

***


Ce qui explique le temps de réapparition de la pauvre Tsubaki.

Ginko avait pris le temps de se doucher, longuement, de passer son gant le long de ses jambes, puis de ses bras, puis elle pensa même à jouer avec les bulles et finit par se lever.

Elle avait totalement oublié la visite de Tsubaki, et même, elle trouvait étrange de s'être levée aujourd'hui. Mais elle s'habilla et descendit dans la rue, pour faire ses courses.

Elle eut un flash en voyant le tenancier de la veille, qu'elle gratifia d'un signe de main joyeux et de petits bonds surexcités sur place. Le tenancier répondit volontiers, en hommage au soutien-gorge de la veille et dans l'espoir (un peu fou) de le revoir. Quoique... dès ce soir, Ginko se demandera ce que font toutes ses canettes chez elle, elle ira dans la rue pour trouver de bonnes âmes.

C'était pour Hiroshida ! Bien sûr ! Quel autre pourrait demander à la réveiller, sinon Hiroshida ! Et l'autre qui lui parlait de Raki... Tsubaki manquait vraiment d'attention, ces jours-ci.

Elle se souvint de l'emplacement du toit par un miracle mnémotechnique (en effet, elle se rappelait d'un graffiti sur un mur, à moitié effacé et qui aurait pu être joli, ou qui avait dû l'être, ce qui l'avait beaucoup ému quand elle était arrivée ici la première fois). Riku l'attendait déjà, mais depuis moins longtemps qu'il aurait pu. Tout juste une petite vingtaine de minutes.

Ginko le salua de la même façon que le tenancier, de petits bonds surexcités sur place puis une téléportation - inutile - dans le dos de son étudiant pour l'enlacer bien peu professionnellement. a vrai dire, elle le souleva à moitié du sol et colla sa joue contre la sienne avant de le relâcher aussi brusquement, de se téléporter à nouveau sur un coin de cheminée tout proche et de le dévisager, le coude sur son genou et deux doigts fins encadrant son menton.

[Ginko] - Salut Kishito... Tu n'as pas la même tête que la dernière fois. Tu as grossi ? Surveille ton poids Kishito-chou ! Regarde-moi, là, elle se redressa et mis les mains sur sa taille qui, bien sûr, était totalement fine et athlétique. Tu vois ? Huhu. Tu es mignon quand même. Moi je jouais dans ma bagnoire ce matin, j'ai troooooop sommeil, enfin, je crois, tu vois, je marque pas la fatigue alors je m'en rends pas bien compte. Souvent j'ai un pote pour me ramener chez moi quand je m'endors sans m'en rendre compte. Une fois je me suis endormie debout sur une falaise escarpée de... attend c'était où... euh... laisse-moi me rappeler hein, ne dis rien surtout ! Je l'ai sur le bout de la langue.... Bah ! Le Pays de la Terre j'crois, Kushi-chou. Enfin bref, je dors trop bien dans mon lit, tu devrais essayer, j'ai un trop trop bon matelas, d'habitude ça me fait un peu mal au dos mais lui, trop trop bon, du genre je pourrais dormir quinze heures d'affilé, un truc de fou !

Elle finit par reprendre son souffle, sans jamais quitter son étudiant des yeux. Elle ajouta, un peu surprise :

[Ginko] - Tu me veux quelque chose ou c'était pour tester mon matelas que tu es venu, Kushi-chou ?
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