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 Trouver sa place [pv]

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Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Trouver sa place [pv]   Mar 21 Juil - 22:27

Déjà six heures. Je le sais, parce que le soleil est en train de pointer à l’ouest. Encore une nuit blanche passée sur mon nouvel arbre préféré. Heureusement que l’arbre est confortable, ça compensait mon faible temps de sommeil. C’était la troisième fois en dix jours. J’étais préoccupé ces derniers temps. Par une chose ne particulier : le changement. Tout change, c’est dans l’ordre des choses. Les enfants deviennent  des adultes, des graines deviennent des arbres, les forêts deviennent des tas de cendres… Vive la canicule… Enfin, moi j’avais changé récemment.
 
Pas psychologiquement, je suis toujours un connard, rassurez-vous. Par contre, j’avais un nouveau jouet qui était apparu dans ma vie. Un petit tour de passe-passe qu’on nous avait appris à l’académie : le chakra. En soit, c’était quelque chose de plutôt cool. Je contrôlais même suffisamment ce truc pour réussir à faire des effets marrants (comme le majeur entouré d’une aura bleutée du plus bel effet). Par contre avec ça j’avais gagné une nouvelle réputation dans l’académie. Nous étions peu à savoir utiliser notre chakra, et les quelques orphelins parmi nous avaient le droit à des regards en coins de la part de ceux qui n’arrivaient même pas à l’étape « torche humaine ».
 
Je peux comprendre les regards de jalousie, mais il y avait aussi des expressions de haine ou de peur sur les visages de mes camarades. Des regards qu’ils ne portaient pas aux professeurs de Konoha. Pourtant ils savaient aussi utiliser le chakra, et même mieux que nous. Après tout, nous étions pour le moment plus un danger pour nous-même que pour nos camarades.  
 
Alors je comprenais la jalousie, mais la peur ? Pensaient-ils que j’allais les attaquer eux en crachant du feu ?  C’est ce que j’étais devenue en gagnant le chakra, une bête ? Après tout, on dit qu’on ne peut rien gagner sans donner quelque chose en échange. Je n’avais peut-être pas gagné le chakra contre de simples efforts, mais que j’avais perdu quelque chose en échange. Comme mon humanité.
 
Ça me tracassait suffisamment pour me faire perdre le sommeil. Et de fil en aiguille, je me retrouve sur mon nouvel arbre, à six heures du mat’ à repenser à toute cette histoire. C’est marrant comment quelques regards d’autres élèves m’avaient autant pourris la vie. Un véritable effet boule de neige. Bon, au moins le jour est levé, le temps de prendre un petit repas, et j’ai rendez-vous avec Musashi pour mon entrainement. Rien de tel qu’un bottage de cul pour se réveiller.
 
***
 
Musashi – Bon, on s’arrête là.
 
Deux jours de suite qu’il perd patience. Je ne suis pas suffisamment concentré pour suivre le rythme, pourtant ralentis, de ses attaques. J’y arrivais pourtant bien il y a encore quelques semaines.
 
Musashi – Ça ne sert à rien de continuer, ta tête est ailleurs. Je ne vais pas perdre plus de temps ici. Viens me chercher quand t’auras à nouveau les yeux en face des trous.
 
Woah, c’est la première fois que je fois Musashi hausser le ton. J’imaginais beaucoup de choses à son propos, mais pas le fait qu’il soit impatient. D’ordinaire j’ai tendance à répondre en gueulant un bon coup quand on me rentre dans le lard comme ça, mais je l’avais mérité cette fois-ci.
 
Kuroko – Très bien…
 
Mon professeur tourne les talons et prend la direction des quartiers Aisu. J’ai envie de le suivre, mon arbre est dans la même direction, mais pour éviter de se retrouver dans une situation gênante, je préfère retourner à l’académie. Depuis une fenêtre j’escalade les quelques mètres qui séparent le dernier étage du dortoir des garçons et le toit. C’est un bon endroit pour méditer.
 
Je repense encore à ces regards, et je commence à me demander. Est-ce que j’ai accepté de venir à Konoha pour ça ? J’acceptais de devenir le bouclier d’un village s’il m’offrait un foyer. C’était notre accord. Mais à quoi bon protéger un village qui ne veut pas de vous ? C’est comme de nourrir un chien qui vous pisserait dessus pour remerciement. Je commence sérieusement à envisager une désertion. Après tout, il ne semble plus y avoir rien pour moi ici, et je n’ai pour le moment pas de réelle importance aux yeux des autorités du village, qui qu’elles soient.
 
La seule chose qui peut influencer cette décision, c’est l’avis d’Haku et d’Haruhi. C’est bien la seule chose pour laquelle je suis d’accord avec les claniques : la famille est plus importante que tout. Alors avant de partir, j’ai besoin d’avoir leur point de vue, de les comprendre. Et s’ils veulent rester, alors je resterai. Pas pour protéger le village, mais pour les protéger eux.
 
Parce qu’ils valent plus que tout le reste du monde à mes yeux.
Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: Trouver sa place [pv]   Mer 22 Juil - 19:04

En déambulant au hasard dans l’académie je pensais pouvoir trouver Haku, mais il semblait absent. Allez savoir où il a planqué son petit cul, jamais là quand on a besoin de lui… Tant pis, je trouverai Haruhi en premier. Pour la retrouver, pas de difficulté, je trouve un mec avec un œil au beurre-noir et le regard du mec qui vient de se prendre un râteau. De là, je remonte la piste. Un véritable travail de chasseur.
Spoiler:
 


Pendant que je cherche Haruhi, autant vous parler un peu plus d’elle. L’avantage quand on chercher Haruhi, c’est qu’elle passe rarement inaperçue. Par son look d’abord. Depuis quelques années, à ses débuts de combats de rue de crois, ma sœur se teint les cheveux avec tout ce qu’on lui vend comme pouvant être une teinture. La chance, ou la génétique plutôt, avait fait qu’elle avait les mêmes cheveux blancs que moi. Alors tous les mois, quand ses teintures de fortunes avaient disparues, elle tentait une nouvelle expérience avec ses cheveux. En ce moment, c’était les mèches multicolores et un pan du crâne rasé. Allez savoir ce qui lui est passé par la tête. En dehors de ses cheveux, elle a aussi la chance d’avoir des yeux rouges. Un régal quand on veut passer inaperçu, vraiment. L’idéal pour une kunoïchi même ! Et puis tant qu’à être unique, elle s’était aussi fait tatouée le bras avec des nuages et des étoiles. À chaque étoile correspondait une victoire dans un combat, un petit souvenir qu’elle a gardé des rues de Bashô. En dehors de ça, c’est une fille tout ce qu’il y a de plus banal. Un bon mètre soixante-dix, soixante kilos, des seins ni trop gros, ni trop petits, et une musculature suffisante pour supporter le régime de l’académie.
 
Si on s’intéresse plus à sa psychologie, on aura vite fait le tour de la personne. En effet, sa vie ne tourne qu’autour de deux choses : sa famille et l’argent. L’un permettant de faire survivre l’autre. C’est aussi simple que ça, elle n’a pas le temps pour les relations amoureuses, les amitiés ou n’importe quoi d’autant tant que ça n’offre rien en retour. C’est ce qui l’a poussée à devenir une combattante à Bashô, ou à accepter tous les petits boulots qui s’offrent à elle. Détachée des autres élèves de l’académie, et ayant un look marginal, elle plait visiblement à pas mal de garçons, principalement des claniques. Ils doivent probablement y voir de l’exotisme. Elle se contente de les rembarrer sèchement, voire de les frapper s’ils sont insistants. En fait, je pense bien qu’Haku et moi sommes les deux seules personnes avec lesquels elle tient une vraie discussion.
 
J’ai finalement retrouvé Haruhi dans ce qui semblait être un champ près des quartiers Isatsu. Elle portait un débardeur qu’elle avait remonté, un bandana qui retenait ses cheveux en arrière et deux gants en cuirs qui retenaient une houe, un outil pour travailler la terre.
 
Kuroko – Hey, sis’
 
Elle se retourne et lache l’outil pour pouvoir me serrer contre elle et bousiller ma coupe de cheveux. Enfin, je n’ai pas vraiment de coupe de cheveux, mais si j’en avais une, elle l’aurait bousillée.
 
Haruhi – Salut p’tit frère ! T’es pas censé être en cours toi ?
 
Kuroko – Tu veux dire en cours comme toi ? Je crois que je commence à devenir comme toi, je commence à sécher.
 
Elle me libère de son étreinte, puis va chercher une autre houe qui traîne pour me la donner.
 
Haruhi – Bah, vu que t’es là tu vas m’aider. On ira plus vite à deux.
 
Kuroko – Et on dira plus vite à faire quoi ? Et pourquoi on fait « ça » d’ailleurs ?
 
Haruhi – Les Isatsu ont besoin d’aide pour retourner la terre d’un futur nouveau champ. Ça fait un moment que je les aides, et ils paient bien.
 
Elle commence à labourer le sol, puis je l’accompagne en suivant une route parallèle à la sienne.
 
Kuroko – Genre de l’argent ? Je ne savais même pas qu’il y avait de l’argent qui circulait dans le village.
 
Haruhi – En fait ils me paient avec un peu tout ce qu’ils peuvent donner : des vieux outils, de la bouffe, de l’alcool.
 
Kuroko – Je ne vois pas bien l’intérêt…
 
Et surtout dans cette histoire on s’éloigne de mon problème…
 
Haruhi – Bah, il nous faut une maison. C’est bien beau d’avoir des amis, des prof’ ou des gens qui nous apprécient assez pour nous entrainer personnellement. Ah, elle sait pour Musashi… Mais si on veut un foyer, il va valoir commencer à construire.
 
Kuroko – Bah justement… Tu sais, j’ai réussis les tests chakramachintruc. C’est plutôt sympa, mais plus le temps passe, plus les gens me défigurent. J’me demande si on a vraiment notre place ici. J’veux dire… Si les gens ne veulent pas de nous ici, pourquoi on resterait ?
 
Haruhi – T’es vraiment un gamin p’tit frère. Devines quoi : Moi aussi j’arrive à faire mumuse avec leur magie, et moi aussi les gens me regardent de travers. Mais t'sais quoi ? J’m’en fou. T’es focalisé sur des abrutis, alors que j’suis sûre que plein de gens sont très content de t’avoir à l’académie. Et puis t’es pas là pour leur faire plaisir à eux. Moi, j’pense qu’à notre gueule. Et pis bah... J’aimes bien ce village. Les gens sont réglo pour le business, la majorité nous acceptent, ou tolèrent, comme on est, et on peut enfin prétendre à avoir un vrai toit, rien qu’à nous. Si deux clampins ne sont pas content, qu’ils aillent donc se faire foutre.
 
Elle s’arrête deux secondes de remuer sa houe pour se tourner vers moi et m’adresser un sourire. Son visage s’illumine toujours quand elle sourit, comme si toutes les misères du monde s’envolaient face à son enthousiasme. Ce sourire, c’est peut-être bien ce qui nous a permis de survivre aux années dans la rue.
 
Haruhi – Il y aura toujours des racistes, des misogynes, des intolérants, des connards. Haters gonna hate.
 
Kuroko – Alors on se contente de les oublier ?
 
Haruhi – Pourquoi on se fait même chier à leur accorder un pour-cent de notre attention ? Laisse couler, ils se feront bien rapidement buter quand on nous enverra combattre. Garde ton attention pour ceux qui en valent la peine.
 
Ceux qui en valent la peine…
 
Kuroko – T’es vraiment loin d’être une conne, hein…
 
Haruhi – T’en doutais ?
 
Kuroko – Bah, avec tes cheveux…
 
J’ai le droit à un coup de pied dans le mollet pour réponse.
Kuroko Hokufû
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MessageSujet: Re: Trouver sa place [pv]   Sam 25 Juil - 19:23

Trois semaines, c’est à peu de chose près le temps qu’il nous a fallu pour construire un semblant de maison. En effet, jusque-là, c’était très sommaire : quatre murs, un toit de fortune et des futons d’occasion pour lits. Ça n’était clairement pas la plus belle des maisons de Konoha, ni la plus confortable, mais c’était la nôtre. Enfin, la nôtre à soixante pour cent. Il avait fallu négocier de l’aide de quelques Isatsu pour le savoir-faire en termes d’architecture. L’important était d’avoir une maison solide qui ne nous tombe pas sur le coin de la tronche, sauf que nous n’avions aucun savoir-faire dans le domaine. En échange de leur aide, nous étions engagés à travailler leurs champs tous les soirs la semaine prochaine. Au moins ça fera travailler les bras.
 
Il était donc temps de s’installer. À défaut d’avoir des meubles et des murs pour séparés les pièces, nous avions prévus un espace suffisamment large pour délimiter de futures pièces. Des poutres porteuses étaient même déjà présentes. Pour le moment, on se contentait de séparer salon et chambres avec des paravents. Il était aussi possible d’abattre un mur pour agrandir dans le futur. L’idée était pour le moment d’avoir un toit, puis d’aviser quand la maison deviendrait trop petite.
 
Le sol était constitué de planches de bois pour la plus grande partie de la maison, ce qui surélevait le sol. Il n’y avait que l’entrée qui était plus basse et dont le sol était fait de paille tressée. Haruhi voulait absolument une entrée « comme les riches », elle trouvait ça beaucoup plus classe. Le projet prévoyait des tatamis dans les chambres, mais cela attendra d’avoir des murs terminés et un peu plus d’argent à investir. Les murs extérieurs étaient en bois, et renforcés par une couche de terre à l’extérieur. Cela protègerait et isolerait un minimum la maison. Une autre couche avait été appliquée à l’intérieur, après avoir recouvert les murs de paille pour les isoler. Tout notre argent était partit dans le bois et la paille, il ne restait donc plus grand-chose pour le toit. Il y avait donc pour le moment des poutres horizontales qui supporteraient une future charpente et un toit potentiellement aménageable.
 
Kuroko – Je continue de penser qu’Haku devrait dormir dehors. C’pas lui qui a retourné ces foutus champs pendant trois semaines.
 
Haku – Peut-être, mais c’est moi qui ait négocié pour qu’on n’ait plus à dormir à l’académie. Alors je dors dehors, et tu dors à l’académie.
 
Haruhi – Vous allez tous les deux dormir dans une fosse commune si vous continuer de rien foutre pendant des heures. Le temps c’est de l’argent.
 
Kuroko – C’est con, le temps c’est du temps. Et l’argent c’est de l’argent. Tu oses prétendre avoir fait notre éducation avec cette philosophie à deux balles.
 
Elle se retourne et me souris. C’est le signal, un mot de plus et je perds un testicule.
 
Kuroko – Peace, je m’excuse, tu es la meilleurs.
 
L’installation prit quelques heures. Il fallait terminer de construire un foyer sûr où l’on pourrait faire brûler des braises pour la cuisine. Nous n’avions pas encore réellement de matériel de cuisine, tout juste quelques bols en bois taillés et une vieille marmite en fer, mais c’était la première chose à terminer dans cette maison. Chez nous, une seule règle d’or. Quand on parle de nourriture, on ne compte pas. Mieux vaut dormir sur le sol le ventre plein que dans un palais le ventre vide. Il faudrait négocier des couteaux aux Senjagos, tailler plus d’assiettes et des couverts, et essayer de récupérer plus de marmites voir une grille de cuisson. Puis commencer à chasser aussi, si on veut éviter de devoir tout acheter aux Isatsu. Ils sont sympas, mais j’aime autant manger ce que je chasse.
 
Un véritable programme donc. Mais pour le moment, il fallait prévenir les invités. Après tout, c’est notre première maison. La tradition dit qu’il faut « pendre le crémier » ou quelque chose du genre. Tout ce que je sais, c’est qu’Haruhi nous a autoriser à inviter chacun trois personnes, à condition qu’elles amènent de quoi manger. Elle veut bien nous faire plaisir, mais il faudrait voir à ne pas nourrir des étrangers gratuitement. C’est la raison qui m’amenait dans les quartiers Aisu, à quelques minutes de notre maison.
 
Après quelques minutes à chercher quelqu’un qui ne cracherait pas à la tronche si je l’abordais, j’ai eu les informations que je cherchais. Visiblement mes invités logeaient dans un sous-quartier dans le quartier. Je ne comprends pas vraiment comment marche l’organisation chez les Aisu, j’ai l’impression qu’ils ont tous un balais dans le cul et le cerveau d’une huitre. Pourquoi vous séparer les gens selon des castes ? Ces mecs ont des sabres, ils peuvent bien vous trucider s’ils veulent, et vous les mettez bien tous ensemble… Sont cons ces claniques.
 
Enfin, au moins j’ai trouvé la maison d’intérêt. Une maison modeste, mais qui témoigne d’une certaine richesse. La porte est ouverte, je rentre sans me poser de question. Après tout, je connais le propriétaire. Et puis ce n’est pas une entrée par effraction s’il n’y a pas d’effraction. Après avoir fait glisser une porte en papier (truc de bourge), je me retrouve sur une terrasse qui donne sur un petit jardin. Là se trouvent un père et sa fille, une gamine de mon âge, tous les deux en train de pratiquer le sabre.


Spoiler:
 


 
Ils ont dû m’attendre, parce qu’ils stoppent leur échange de coup. L’homme, je le connais. C’est Musashi. Je réalise que je ne l’avais jamais vraiment décrit le personnage physiquement. Maintenant, le problème est réglé. Notez qu’il ne tient pas vraiment un chat dans la main partout où il va.
 
La fille par contre, c’est un mystère. Un mystère plutôt agréable à l’œil d’ailleurs. Sur une échelle de un à dix, je lui accorderais un bon « plutôt mon type ». De longs cheveux à la couleur incertaine, à mi-chemin entre le roux et le châtain clair. Ils cachaient un cache-œil (Mouhahaha, l’ironie) du côté gauche. Au lieu de lui donner un air de victime, ça la rend menaçante, et d’autant plus attirante. Pour vêtements, elle porte simplement un short et un haut assez ample, ainsi qu’une bande sur le poignet gauche. Probablement des vêtements d’entrainement. À ceci s’associe une casquette qui devrait gêner son champ de vision, mais qui ne semblait pas l’affecter lors de l’échange de coup.
 
Mirai – C’est qui ce blaireau ?
 
Ah, et en plus elle a le langage ordurier. Clairement, pleine de charme.
 
Kuroko – C’qui le blaireau, tronche de citrouille ?
 
Sans attendre, elle reprend mon sabre en main, prête à me décapiter. Les filles sont si susceptibles. Heureusement, la main de Musashi vient saisir le bras de la jeune fille pour la retenir.
 
Musashi – Mirai, on ne tue pas les invités. Range les affaires. Et dans la réserve cette fois-ci, par jetées au milieu du salon.
 
Elle dégage sa main de force avant de rengainer son sabre.
 
Mirai – Tu pourrais au moins me défendre. T’façon personne ne s’occupe de moi dans cette maison de… GRRR !!
 
À mesure qu’elle s’éloigne, l’ai l’impression d’entendre de plus en plus de jurons. Elle n’a clairement ni l’apparence ni la manière des autres Aisu que j’ai rencontré. Sauf peut-être d’Azami, mais elle, c’est différent. C’est juste une peste. Musashi rengaine à son tour son sabre, puis me rejoint et m’invite à s’assoir  dans son salon. Invitation que je décline.
 
Kuroko – Je vais faire vite. Désolé d’avoir euh…
 
Musashi – De m’avoir complètement laissé tomber ces trois dernières semaines, d’avoir aussi peu de respect pour mon enseignement, et pour moi, de…
 
Kuroko – C’est déjà assez humiliant comme ça. Enfin bref, j’avais besoin de faire le point sur ce que je faisais à Konoha, et tout un tas de chose. Maintenant que c’est fait, j’aimerais qu’on puisse reprendre où on s’est arrêté.
 
Musashi – C’est tout ?
 
Kuroko – Non, pour acheter tes services, je t’invite à manger dans ma nouvelle maison ce soir. Hey, oui, nous sommes propriétaires maintenant. Nouveau bourge de Konoha. Tu as même le droit d’amener deux personnes. Par contre chacun ramène sa bouffe.
 
Musashi – Donc tu m’invites à manger ma nourriture chez toi ?
 
Kuroko – Exactement. Mais en échange, on reprend les entrainements. C’est un deal en or.
 
Musashi – Il va falloir travailler tes talents de vendeur… Mais je viendrai.
 
Il se lève, et s’incline pour me saluer. Je lui renvoi la politesse en m’inclinant plus bas. Parait-il que c’était poli chez les bourges. Puis il m’accompagne jusqu’à sa porte, en m’expliquant qu’il viendrait avec sa famille, probablement avec un plat typiquement Aisu. C’est au moment de partir que je recroise la boule de nerf croisée plus tôt. Elle se contente de m’écraser le pied au passage, avant de s’enfermer dans une chambre.
 
Kuroko – Rassures moi, c’est pas…
 
Musashi – Si, c’est ma fille. Elle est comme toi. En plus compliquée, plus énervée et plus douée…
 
Kuroko – Plus douée, ça reste à prouver… Pis de toute manière, je reste le plus cool.
 
Musashi – Ca, ça reste à prouver.
 

Pas de soucis l’ancêtre, je ne vais pas tarder de commencer à le prouver.
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