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 Cimetière de Konoha

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MessageSujet: Cimetière de Konoha   Jeu 28 Juil - 17:54

Rappel du premier message :

Le ciel bleu percute les marbres. Blancs, bleus, rouges, les couleurs s’harmonisent dans une bouillante ambiance, pesante. Elle prend les passants au cœur, une âpre sensation de douleur se diffusant, de part en part de leur tête. Les âmes sont gardées ici, dans le plus grand des secrets, dans la plus pure des prisons, celle charnelle et pétrifiée des corps enterré, quelques mètres sous terre. L’éther est une dimension dont les vivants n’ont connaissances, mais ici les âmes s’effusent d’un monde nouveau, et pour seul habitacle les pierres tombales qui s’élèvent, créant dans les allées, un concert d’effigies, quelques noms taillés à même la roche.

Les grands arbres couvrent d’une trop intense lumière et d’une trop lourde chaleur les vivants qui s’arrêtent devant les tombes. Dessinant de larges allées cachées du soleil, le cimetière de Konoha est, paradoxalement, un lieu où il ferait bon vivre. De nombreuses fleurs bordent les allées, et entourent les tombes. Les murs sont polis et blanchis, sans que jamais la moisissure ne prenne, comme si chaque nuit, une équipe de veilleurs venait récurer les traces d’un quelconque vieillissement. Non, ici tout est conservé comme lors de son premier temps, et si les morts avaient subis le même processus, peut-être seraient-ils encore vivants.

Dans les Quartiers Nord de Konoha, là où la vieillesse frappe plus que nulle part ailleurs dans le village, on y retrouve le calme demandé, les fleuristes, les ruelles ombrées d’une lenteur sereine. Le cimetière n’élève pas de hauts murs, et laisse aux passants le plaisir de contempler un musée de sépultures. Une odeur rosée se dégage du lieu, entouré par quelques commerces, macabres, rarement, accueillant, la plupart du temps. Mais l’agitation est rare, et souvent on aperçoit la même grand-mère prier pour son mari, décédé dans des circonstances que même l’histoire à oublié. D’autres fois, ce sont des familles entières qui viennent honorer ce qu’ils ont comme souvenirs, déposant des gerbes entières de fleurs, rouges, oranges, roses, les couleurs fusent pour cacher celle de l’âme, souvent noire lorsque devant ses yeux, défilent les meilleurs moments passés avec le défunt. Tout ici est coloré. Les fleurs bordent les tombes, les arbres cachent la fureur du soleil. Parfois on oublierait qu'ici gît la mort. C’est le macabre paradoxe du site. Poser une chape de mensonges sur les visages déliés de ceux qui ont perdus. Et qui dans de noires pensées, se perdent dans le passé. Il ne reste souvent dans la vie, que des images. Alors on embellit le tout, et se ment, à soi-même. Parfois peut-être vaut-il mieux ainsi.

Le gardien ne sourit que rarement. Il voit la tristesse tous les jours, comprenez-le. Alors si vous passez, de temps à autre revoir vos défunts, faites lui un sourire, il appréciera. Peut-même le bonhomme, bon-vivant et trop sensible pour être hypocrite, vous tiendra-t-il la conversation. Il est généreux, il sourit pour vous aider, et vous offrira une tulipe, normalement orange, que vous pourrez poser doucement sur le marbre grisé de la tombe de votre père. Mais lui n’oubliera jamais que tous ces morts, sont les seuls témoins de nos erreurs passés. Et que s’il vit encore, il ne porte pas moins la responsabilité de leur chute dans son cœur. La casquette d'un gardien sur la tête, mais la bouille d’un tavernier sur le visage, il veille, avec amour et passion, sur ceux qu’il n’a pas pu aider de son vivant.

Si vous vous sentez mal, et que vous voyez les problèmes, aller le voir. On ne pense jamais qu’il est tellement plus agréable d’aider un vivant qu’un mort. Lui il sait.


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MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 16 Mar - 14:51

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MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 21 Juin - 22:21

[Suite de la forêt]

Taka ne le regardait pas. Elle n'avait pas besoin de le regarder pour savoir qu'il écoutait. Il était comme ça, ouvert, prêt à écouter, souvent calme... parfois sage, parfois pas. Hakai avait énormément de qualités parmi lesquelles la fidélité et la dévotion trônaient. Et tout en racontant ce qu'elle avait à dire, tout en énonçant le presque fond de sa pensée, elle laissait son esprit se balader le long du personnage de ce Genin. Il était indéniablement indispensable à la vie de la jeune femme, oui, mais comment? Elle le savait... elle avait la réponse bien ancrée chez elle mais les mots n'avaient pas toujours suivi ou alors n'avaient pas provoqué les effets attendus.

Ses yeux finirent par se tourner vers le garçon tandis qu'elle terminait son temps de parole. Il la regardait, elle faisait de même. La jeune femme plissa légèrement les yeux, les protégeant quelque peu d'un rayon de soleil audacieux qui avait traversé les feuillages de l'épaisse forêt de Konoha. Elle vit les yeux du garçon se balader un instant sur l'ensemble de son corps, c'est là qu'elle sut qu'il la contemplait. Etonnamment, elle se rendit compte qu'elle ne l'avait jamais vu faire, que c'était la première fois. Ca n'avait rien de pervers – elle connaissait trop le personnage pour penser une telle idiotie – et donc rien de dérangeant. Malgré tout, il subsistait une petite ombre quelque part, quelque chose qui laissait penser que ce n'était tout de même pas tout à fait approprié.

Le petit silence qui régnait laissait entendre que l'on remuait ce qui venait d'être dit, que l'on y réfléchissait. Finalement, Hakai rétorqua à l'attention de la jeune femme. Il s'était approché juste avant car son discours le nécessitait. Pointant à tour de rôle le front et la poitrine de Taka, le Genin y allait de bon coeur avec les affirmations et les déductions. Elle le regardait faire, sans ne rien dire, sans fermer son visage, sans laisser la moindre pointe d'une négative émotion interférer sur ses traits. Pourtant, elle ne prenait pas au mieux ce qu'il était en train de dire. Certes ils se connaissaient très bien, certes la discussion était saine... mais il s'aventurait sur de sombres routes que seule la Chuunin explorait en son for intérieur. Elle percevait les conseils de son ami et les savait déjà pourtant dépassés.

C'est à ce moment là qu'il proposa une chose des plus étonnantes. Mais ces mots ne représentaient pas franchement une question... La décision, il l'avait prise de lui même et sa main s'emparait déjà délicatement du poignet de la jeune fille. Elle avait l'impression d'halluciner, pendant un instant ses yeux s'étaient ouverts en grand mais tout revint à la normale. Cependant, elle avait délaissé son sourire dans un coin pour quelque chose de beaucoup plus neutre. Les deux se mirent en route, quittant le jardin et le laissant dans leur dos. Taka s'efforça cependant de replacer la barrière végétale afin de laisser les lieux aussi discrets qu'à leur arrivée. Leur pas les guidèrent ensuite jusqu'à la lisière de la forêt avec qui communiquait la ville. Il était encore tôt, les rues bourdonnaient de monde, contrastant nettement avec l'endroit où ils se trouvaient quelques minutes auparavant. Taka et Hakai marchaient l'un à côté de l'autre, sans plus aucun contact. Ce n'était sans doute rien, mais ce petit détail était un indice de l'état d'esprit de la jeune femme. Elle n'était pas vexée non, mais elle éprouvait une inexplicable larmichette de frustration, pas suffisamment importante pour venir altérer son humeur générale.

D'un pas tranquille, que rien ne pressait au cours de cette journée, ils traversèrent le village pour rejoindre la zone nord, celle qui accueillait la plupart des bâtiments administratifs, la bibliothèque et leur destination: le cimetière. Ils en franchir les portes demeurant ouvertes et entamèrent de fouler le pavé des lieux.



Comme souvent, Taka trouvait que l'endroit avait sa propre atmosphère, bien marquée une fois que les murs étaient franchis. Malgré le plein soleil qui frappait Konoha, cette enceinte semblait vivre à son propre rythme, si l'on pouvait parler de vie dans une nécropole. Elle s'immobilisa un instant, jetant ses yeux au loin, vers ce monument qui représentait l'esprit du village et autour duquel la plupart des shinobis décédés étaient rassemblés. Elle soupira très discrètement, comme si la réalité la rattrapait soudainement, puis elle reprit sa marche, guidant le Genin à travers les allées que formaient les pierres tombales. Elle tourna au croisement du petit chemin pavé et d'une allée presque choisie arbitrairement. La jeune femme marcha le long d'une dizaine de sépulcre avant de s'immobiliser devant une simple ardoise blanche. On aurait presque dit un haut de pupitre en plâtre sur lequel était allongée une dalle de marbre de maigre qualité. Sur ce bloc minérale quelque peu travaillé était sculpté le nom d'une femme, une dénommée Kaede. Taka tourna la tête vers Hakai, affichant une expression entre la moue et le sourire, puis elle baissa les yeux vers la roche.

Taka –
C'était sa grand mère... Je ne l'ai pas connue, elle est décédé il y a une dizaine d'années environ. Je sais simplement qu'elle l'avait élevé comme son propre enfant et qu'il lui était redevable... Ne serait-ce que pour la sagesse qu'elle lui avait enseigné, disait-il. Elle afficha un franc sourire, pas bien grand, mais bien sincère, puis elle salua devant la pierre tombale. Taka était de ces personnes qui suivaient souvent les codes et les rites, en plus d'être hautement respectueuses des aînés, de leur savoir et de leurs leçons qu'elle s'efforçait de toujours écouter, apprendre et comprendre. Parfois même essayait-elle de les transmettre. Elle fit un pas de plus pour s'immobiliser devant le sépulcre voisin. Sa mâchoire se serra l'espace d'une demi-seconde puis plus rien ne vint troubler son visage. Pas même une larme, pas même un soupir. Pourtant, quiconque la connaissait réellement aurait parié l'inverse. Elle tendit la main à Hakai afin qu'il s'en saisisse puis elle le tira un peu vers elle afin qu'il s'approche à son tour. Ce fait, elle lâcha prise et se tourna vers le Genin. Voilà... c'est ici qu'il repose... Juste devant, une pierre tout aussi identique présentait le nom de Konomura Oroken. Juste en dessous, une mention « Chuunin » était inscrite et encore en dessous suivaient les mots « A jamais des nôtres ». Taka s'accroupit pour passer les doigts sur ces derniers mots. Nous avons posé cette inscription avec Akane-san... comme un accord. Elle savait qu'il comptait pour moi, même si elle ignorait comment. Mais jamais je ne serais venue interférer, j'espère que tout le monde en a conscience.

Un silence s'installa. Elle laissait des effets venir ponctuer sa déclaration... une lourde déclaration.

Taka –
Je te dis ça, parce que je pense que vous ignorez où j'en suis. La formulation n'était pas évidente, aussi pesait-elle ses mots. Ce que tu m'as dit tout à l'heure en est la preuve, le fait de m'avoir amenée ici le confirme. J'ai aimé Oroken, et je n'ai pas le choix de le dire autrement qu'au passé, qu'il m'excuse pour ça... Son doigt glissa sur le nom du défunt. Ce que vous ne comprenez pas, Suzu, toi et les autres – sauf peut-être ma mère – c'est que l'histoire est déjà écrite et que je fais déjà avec. Ce que tu entends par tourner la page, c'est me mettre à aimer quelqu'un d'autre. Dans l'instant, je n'en ai pas envie, je n'ai pas la volonté de le faire comme je l'ai déjà fait. Je suis dans un nouveau chapitre de ma vie, mais l'aborder en oubliant les leçons des anciens, c'est être stupide... profondément stupide. Je n'éviterai sans doute pas la mort de mes proches dans les missions dangereuses, j'en suis consciente, mais je ferai ce qu'il faut pour m'en donner les moyens. Elle marqua un temps, comme pour tourner une page du discours. Sortir avec toi... sa tête se tourna vers le Genin alors qu'elle demeurait proche du sol, encore accroupie, presque à genoux. C'est risquer de mettre à mal une profonde amitié. Le faire maintenant, c'est risquer de tenter quelque chose d'irrémédiable tout en ayant la conviction que mes sentiments pourraient ne pas évoluer... Et ce n'est pas comme si je me contentais d'un maigre doute, non. Je parle en terme de probabilité... Et j'estime avoir plus de chances de ne pas voir ce que je ressens pour toi évoluer en un profond amour, dans le sens où tu l'entends. Son visage était grave, sa voix tout aussi douce qu'à l'accoutumée. Elle restait en bas, comme pour laisser la domination au Genin, comme pour lui faire comprendre qu'elle ne le prendrait pas de haut. Si je prenais le risque de t'embrasser, de devenir ta petite amie, je prendrais aussi celui de te perdre définitivement en tant qu'ami, car rien ne nous dit que ça tiendrait toute notre vie. Et s'il y a bien une chose parmi celles que ne veux pas perdre, c'est ton amitié, c'est toi.

Lourde déclaration...

Taka –
J'ai... j'ai aussi l'intime conviction qu'une petite amie ne peut pas être en même temps une amie, ou la meilleure amie de son compagnon. Et donc... Elle inspira profondément mais sans un bruit. Et donc que je ne peux pas être celle que tu veux que je sois tout en gardant celle que je suis. Elle n'avait pas bougé... son plaidoyer semblait s'achever là pourtant il semblait que la partie ne s'y arrêtât pas. La suite viendrait, certes, mais pas écrite de sa main.



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

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Dernière édition par Uchiha Taka le Mar 22 Juin - 15:01, édité 1 fois
Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 22 Juin - 1:11

Il l'avait pris, il l'avait forcé, il l'avait agrippé, il l'avait mené. L'homme prenait ses responsabilités. Jamais auparavant l'homme ne c'était risqué à l'a manier, à décider pour elle. Jamais auparavant il ne c'était senti aussi confiant dans sa vie personnelle. Il aimait cette femme, plus que tout au monde et à présent elle le savait. La jeune femme avait toutes les informations entre ses mains, elle pouvait analyser et réanalyser cela quand bon lui semblait. Mais le genin ne s'arrêtait pas au milieu du chemin comme il l'avait pu le faire dans le passé. Il n'y aura plus de dérapage, plus de parole grossière ou inadapté. Tout ce dont il avait besoin, c'était son cœur et ses mots.

Il marchait d'un pas lent, il ne se pressait pas, d'une, car ils avaient le temps et de deux, car son corps ne lui permettait pas de tenir un rythme endiablé. L'Uchiha connaissait le chemin, ses yeux avaient eu le temps de tout crypter et stocker dans sa tête. Il menait donc la marche sans se retourner sentant la présence de la jeune femme derrière lui. Il ne se préoccupait plus de la vie qui régnait dans cette forêt, seul Taka comptait à cet instant.

L'Uchiha était persuadé d'aider cette femme. Son esprit lui disait, Suzu lui disait. Taka n'avait encore définitivement tourné la page et pourtant... Elle semblait rayonnante. Mais tout cela n'affectait pas Hakai qui était persuadé de son idée. Il fonçait tête baissée vers le cimetière, croisant de nombreuse personnes sur le chemin. Traversant tout d'abord le centre-ville, les deux compères passèrent ensuite devant la petite auberge qu'ils avaient l'habitude de fréquenter. Le patron, toujours aux aguets de voir arriver de nouveau client, se faisait déjà une joie de voir arriver le colosse, mais ce fut une déception pour lui lorsqu'il remarqua les deux Uchiha se diriger dans le sens opposé. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il aura son pourboire.

L'épais mur de brique qui représentait les frontières du cimetière était en vue. Restant quelques secondes bloquées devant les portes, Hakai observait les lieux. Il connaissait les cimetières, il savait à quoi il servait, mais jamais il n'y avait mis les pieds. Dans son enfance, il s'était imaginé ses lieux comme hanté ou des cadavres putrides boitaient sur une herbe pourrie par la peste. Bien sûr avec l'âge, cette vision lui paraissait totalement stupide. Il allait à présent vérifier cela.

Taka avait pris les devants. Malheureusement, elle connaissait ce lieu comme sa poche. Étant venu voir son ami mort au combat... Hakai ne cessait pas de penser que l'homme avait eu une mort honorable et qui de plus, avait su protéger les membres de son équipe. Il était devenu une légende, un homme que l'on devrait oublier. En tout cas, c'est de la ne l'oublieraient jamais. Il avait marqué leurs histoires malgré la mort. Franchissant le portail en fer noir, c'était un autre monde qui s'ouvrait devant lui. Bien loin l'idée des arbres sans vie, de l'herbe noire et des zombies rampant. C'était des fresques, des fleurs, des arbres... de la vie. Il était presque désolant de venir déposer nos morts ici. Marchant entre deux allées de stèle blanche, l'Uchiha regardait le dos de la jeune femme. Elle n'était ni stressé, ni crispé. En fait, elle ne montrait aucun signe, elle marchait c'est tout.

Ses pas ne faisaient aucun bruit comme pour respecter le silence pesant qu'il régnait malgré tout. Et puis soudain, elle s'arrêta, fixant une stèle, le visage neutre de toute expression. Le genin regarda à son tour et fut surpris de ne pas voir le nom d'Oroken gravé sur le marbre blanc.

Taka – C'était sa grand mère... Je ne l'ai pas connue, elle est décédé il y a une dizaine d'années environ. Je sais simplement qu'elle l'avait élevé comme son propre enfant et qu'il lui était redevable... Ne serait-ce que pour la sagesse qu'elle lui avait enseigné, disait-il.

L'homme resta silencieux. Que pouvait-il dire sur cette grand-mère courageuse qui avait élevé un homme respectable. Hakai ferma les yeux une demi-seconde, priant pour son âme. Malgré tout, l'homme gardait un certain respect pour les morts. Ceux-ci ne faisait plus parti de leur monde, faisaient partie du passé, mais comme toute personne, elle méritait un respect même après leur mort. Certain d'entre eux avaient réalisé de grandes choses, d'autre n'était que des anonymes, mais tous devaient être respectés quoi qu'il arrive.

Une main tendue, l'homme fut surpris de la réaction de celle qui logeait domicile dans son coeur. Serrant fort cette petite main, elle le tira à elle comme pour l'obliger à contempler. Et pourtant rien ne différait d'une autre. Toutes ses tombes se ressemblaient les une des autres et pourtant de vrais héros reposaient ici. Hakai lisait ces quelques inscriptions avant d'observer, un regard triste, la jeune femme touchait du bout des doigts. Elle expliqua calmement les origines de cette phrase. Hakai, lui, restait silencieux, observant la scène que Taka avait probablement répété des dizaines de fois.

Un silence calme et stressant régnait dans le petit jardin funeste. Hakai continuait d'observer cette stèle, se demandant quel type d'homme cet Oroken avait-il bien pu être. Un être probablement doux et généreux, possédant des qualités d'hommes exceptionnels. L'Uchiha n'était guère doué pour parler de cela. Il ne savait pas trouver les mots pour se d'écrire soit même alors penser à juger une autre... Non il préféra porter son attention sur la chuunin qui démarrait son explication.

Son expression restait neutre, il buvait les mots de Taka. D'abord, il se rendit compte que depuis longtemps, Suzu et lui faisait une énorme erreur. Le genin ne remettait la parole de la jeune femme en cause, si elle jugeait s'être habitué à vivre avec ses vieux démons, Hakai n'avait aucun problème avec cela. Il commençait même à comprendre pourquoi l'envie d'aimer avait du mal à reprendre possession de la chuunin. La mort était inévitable mais l'on pouvait toujours la repousser. Tôt ou tard, l'un verra mourir l'autre, que ce soit de vieillesse ou de maladie... Progresser s'annoncer donc d'être vitale et cela, le genin le comprenait parfaitement.

Son regard neutre fixait à présent celui de la jeune femme qui avait décidé de s'adresser face à face à son interlocuteur.

Taka - Le faire maintenant, c'est risquer de tenter quelque chose d'irrémédiable tout en ayant la conviction que mes sentiments pourraient ne pas évoluer... Et ce n'est pas comme si je me contentais d'un maigre doute, non. Je parle en terme de probabilité... Et j'estime avoir plus de chances de ne pas voir ce que je ressens pour toi évoluer en un profond amour, dans le sens où tu l'entends.
Si je prenais le risque de t'embrasser, de devenir ta petite amie, je prendrais aussi celui de te perdre définitivement en tant qu'ami, car rien ne nous dit que ça tiendrait toute notre vie. Et s'il y a bien une chose parmi celles que ne veux pas perdre, c'est ton amitié, c'est toi. J'ai... j'ai aussi l'intime conviction qu'une petite amie ne peut pas être en même temps une amie, ou la meilleure amie de son compagnon. Et donc... Et donc que je ne peux pas être celle que tu veux que je sois tout en gardant celle que je suis.


Plus sensible, le genin aurait peut-être versé une larme. Mais cela était derrière lui à présent, plus aucune larme ne pouvait venir ruisseler sur sa joue après tous les événements passés. Seul un profond sentiment de joie mélanger à de la tristesse venait l'accabler. Les mains dans les poches, il se tenait debout, au-dessus d'elle, écoutant ce discourt prenant. L'envie d'embrasser... Hakai la partageait également, mais cela ne changerait rien à la situation. C'est avec un fin sourire qu'il s'apprêtait à répondre.

[Hakai] « Taka... Pour moi...Tu es plus que meilleure amie. Tu es la femme de ma vie. Dans mon coeur tu l'as toujours été. Que tu sortes avec moi ou non cela ne changera pas. Je serais toujours le même homme aimant, qui pourrait te serrer dans ses bras. Tu as peur de perdre un ami? Non... Si nous sortons ensemble peut-être perdras-tu un ami, mais tu gagneras un homme. Je comprends mais... essaye de te mettre à ma place... Tu ne me perdras jamais. Même si alors, mais sentiment pour toi serait différent, ma promesse tiendrait toujours. Je ne t'abandonnerais pas quelque-soit les circonstances. »

Il se mit lui également à genou, fixant toujours les yeux de la jeune femme. Lorsqu'il arriva à son niveau, il porta délicatement sa main au visage de la jeune femme et d'un geste doux vint le caresser.
Son visage était à nouveau radieux, comme si, après ces quelques mots, il renaissait. Son pouce exécutait un petit geste circulaire qui venait caresser la douce peau de la jeune femme. Son regard noir brillé avec l'émotion que cela lui produisait.

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 22 Juin - 16:27

[Thème musicale identique]

Il n'avait pas bougé. L'air ne se mouvait plus, la course du temps semblait s'être suspendue, pour l'un... comme pour l'autre. Taka continuait de discourir, dans une explication sans fin qui pourtant avait un bout. Elle ne savait pas si elle exprimait correctement le fond de sa pensée... certes, les mots expliquait fidèlement ce qu'elle ressentait, mais par correctement, il fallait entendre si elle se faisait comprendre. Elle ne savait pas ce qu'il ressentait, ni ce que ses mots lui évoquaient. Elle ne savait quoi penser, ne savait quoi faire d'autre que continuer; mais le dernier mot arriva... plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Elle demeurait accroupie, surplombée par le Genin qui venait projeter une massive ombre sur le frêle corps de la jeune femme. Elle crut voir passer une éternité entre le moment où le son de sa voix retomba pour que celle de Hakai prenne le relais.

Hakai –
Taka... Pour moi... Tu es plus que ma meilleure amie. Elle ne put s'empêcher de baisser lentement les yeux, les fermant et accompagnant le tout d'un discret soupir; comme résignée à son destin. Elle avait son avis arrêté, lui aussi. Tu es la femme de ma vie. Un petit « non » vint agiter le chef de la jeune fille malgré elle. Ses cheveux remuèrent au gré de ses mouvements, agitant un peu la fleur qui dominait sa coiffure. Dans mon cœur tu l'as toujours été. Que tu sortes avec moi ou non, cela ne changera pas. Je serai toujours le même homme aimant, qui pourrait te serrer dans ses bras. Tu as peur de perdre un ami? Non... si nous sortons ensemble, peut-être perdras tu ami mais du gagneras un homme. La tête de la jeune femme se releva brusquement, jetant deux yeux noirs comme la nuit dans ceux du garçon. Je comprends, mais essaies de te mettre à ma place... Tu ne me perdras jamais. Même si alors mes sentiments étaient différents, ma promesse tiendrait toujours. Je ne t'abandonnerai pas quelles que soient les circonstances.

Elle s'apprêtait à se relever, mais Hakai fit la manoeuvre inverse. A genoux à côté d'elle, il avança lentement sa main et la porta au visage de la jeune femme. Elle senti ses doigts la caresser, son pousse naviguer sur sa joue. Pendant une seconde, elle ne sut quoi faire, totalement dépassée à regarder cette lueur qui brillait au fond des yeux du Genin. Un bouillon montait depuis son estomac jusqu'à sa gorge? Etait-ce de la colère? De la frustration? Un mélange d'on ne sait quoi qui envahit le corps? Taka avait l'impression de ne pas se faire comprendre. Quelques jours avant elle répondait « je ne sais pas » lorsqu'on lui posait la fatidique question à propos de ce qu'elle ressentait pour Hakai. Là, devant cette pierre tombale, sous ce soleil et après une matinée pareille... elle semblait prise d'un doute intense tout en voyant apparaître la lumière au bout du tunnel. Sa main s'éleva à son tour, empruntant lentement le chemin qui guidait.... jusqu'à celle du Genin. Ses yeux se vitrèrent, ses doigts saisirent délicatement ceux du garçon pour les retirer de leur place et les laisser se replacer où ils le souhaitaient, tant que ce n'était pas sur son corps.

Taka –
Tu es devenu bien prétentieux, Hakai. Quel homme gagnerai-je? Je ne veux pas d'un homme, même si je comprends du fond du cœur ce qu'aimer veut dire. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais rien ressenti de ma vie. Elle marqua un temps, tout en se redressant et attendant qu'il en fasse de même, ou non. On peut s'entendre... Je ne te perdrai jamais? Soit, alors tu seras mon ami à jamais, même si je hais ce mot. Après tout, je n'aurais jamais du rester Chuunin, je n'aurais jamais du échouer en mission... Elle baissa les yeux vers Oroken. Et bien d'autres « jamais ». Son regard revint se loger dans celui du garçon. Je suis pire qu'une bourrique, et je m'en contente. Son visage demeurait grave. Je t'ai déjà dit que je ferai ce qu'il faut pour que tu me laisse te venir en aide en tout temps, tout lieu. Mais ceci ne différencie pas l'amour de l'amitié, alors je vais rajouter quelque chose... Elle dessina un si léger sourire sur son visage qu'il était difficile de le percevoir. Je voudrais être... ta confidente. Celle à qui tu ne caches rien, celle capable de savoir ce que tu penses avant que tu ne le penses, celle qui t'empêche de faire des bêtises avant même que tu n'y aies songé, celle qui te préserve quoi qu'il arrive... celle qui est là pour coller les morceaux quand d'autres sont là pour briser la statue. Ca oui... c'est quelque chose qui pourrait durer toute notre vie, parce que je ne serais pas celle qui pourrait t'anéantir... peut-être à part aujourd'hui. Elle avait prononcé ces derniers petits mots d'une voix basse, un regard triste pourtant toujours accompagné d'un fin sourire.

Taka – Et puis... j'ai entendu dire une fois... Elle leva son visage au ciel, fermant les yeux et cherchant la lumière du soleil comme les arbres qui s'élevaient éternellement pour la trouver en plein milieu des cieux. Un inspiration coupa son discours avant qu'elle ne réouvre ses paupières. Que quand l'amour partait, il disait d'y croire toujours... Moi je dis, pour l'histoire qui se finit ou ne commence pas, que le malheur rencontre un jour la tendresse... Ses yeux se plongèrent à nouveau dans ceux du garçon. C'est ce qu'il reste de l'amour, s'il a été vrai, derrière les barrières que le temps dresse.

Elle pivota d'un quart de tour, faisant face à la stèle d'Oroken qu'elle dominait de sa hauteur, les yeux rivés dessus.

Taka –
Et de la tendresse, je peux t'en donner sans même t'avoir aimé. Un coup de vent vint agiter une parcelle de ses vêtements et sa longue chevelure. Elle avait un regard brillant, un regard plein de l'espoir qu'elle fondait dans son futur... un futur auprès du Genin, mais en tant qu'inébranlable amie.



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Hakai Toshiya
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MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 22 Juin - 19:31

Du tout au tout. Cette femme était magnifique, mais sa beauté équivalait à sa complexité. Le regard neutre, l'Uchiha observait la réaction et écoutait les commentaires de celle qui voulait être « son amie ». Si rien ne se lisait, à l'intérieur c'était un véritable gouffre qui se créait dans le coeur du jeune homme. Mais comment pouvait-elle s'imaginer qu'il allait se contenter de cela? Mais pourquoi? Ils étaient trop proche? C'était cela l'excuse? L'Uchiha tombait de haut, de très haut. La hauteur était difficilement surmontable. Il lui faudrait du courage pour passer outre cette nouvelle catastrophe qui venait l'accabler. Le destin s'amusait à le torturer...

Des centaines et des centaines de questions se posaient dans sa tête, tous avaient un seul et même point commun, Taka. Pourquoi avait il dû tomber amoureux d'elle? Une femme aussi compliqué... A cet instant, il la détestait autant qu'il l'aimait. Mais rien ne pouvait trahir ses pensées. Gardant un sang froid que seul les Uchiha maîtrisaient, il restait en face, oeil pour oeil. Que pouvait-il bien faire devant un mur. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, elle trouvait toujours le moyen de s'en sortir. Elle l'aimait... comme ami.

Devait-il se satisfaire de cela? Lui qui aurait tout donné pour elle... C'était la nature humaine, il ne pouvait lutter contre cela. Son regard se fit tristes, avant que ses jambes ne le portent, l'éloignant ainsi de celle-ci. Il hésitait... Devait il en rajouter? Non... Cela ne ferait qu'envenimer leurs relations « amical ». Les mains se levèrent pour venir se placer dans ses poches. Ses jambes vinrent le soulever. Il se retrouvait une nouvelle fois au-dessus de la jeune femme. Mais il était le faible, le genin, l'homme, le malheureux...

Une envie de s'en aller l'avait emparé. Mais ses jambes ne lui obéissaient plus, elles restaient figé au sol, attendant que son coeur ce calme. Son coeur... Un miracle qu'il battait encore. L'homme avait échappé plusieurs fois à la mort et des supplices incommensurables l'avait accablé pendant toutes ces années. Celui ne venait que remplir la longue liste.

Prenant son courage à deux mains, l'homme regarda la jeune femme. Il exécuta un large sourire qui était faux et cela se sentait, mais peu importe, le principal était qu'il arrivait à l'affronter, à ne pas fuir comme il l'avait habitué à faire.

[Hakai] « C'est... difficile pour moi. Mais... c'est accepter cela ou risquer une dispute. Et nous ne voulons cela. »

Il resta silencieux, n'ayant rien à rajouter. Cette journée était vraiment de la merde... Ses pieds firent quelques pas sur place, décalant le corps du jeune homme vers cette stèle ou le nom d'Oroken était gravé. Comment avait-il réussi à séduire Taka sans même s'en rendre compte... Pouvait-on être jaloux des morts? Hakai se le demandait. Confident... Quelle connerie... De tout temps l'Uchiha avait été seul concernant ses secrets, ses envies. Un confident... cela représentait une autre âme à accabler. Taka ne devait porter ce rôle. Au fond, la situation n'avait pas changé... Seul le comportement du genin en sortirait affecté. Il ne restait plus qu'à voir ce que cela donnerait.

Respectueux, l'homme se pencha devant la pierre, adressant un adieux à cette pierre tombal qu'il ne révérait probablement jamais. Il avait espéré se rapprocher un peu plus de Taka en l'amenant ici... C'était tout le contraire... Il effectua quelques pas en direction de la sortie. Ses pas était lent et pourtant personne ne le suivait. Sa tête effectua à un quart de tour et ses yeux purent observer la jeune Uchiha. Elle regardait une dernière fois cette pierre. L'homme l'attendait, après tout cela ne faisait plus officiellement parti de ses affaires...

L'expression dans les yeux du jeune homme avait changé, il ne regardait plus cette femme avec autant de désir. Il lui fallait du temps pour remettre tout cela en place, regarder ses possibilités. L'avantage était.. qu'il pourrait se concentrer davantage sur son passage au rang de chuunin. Enfin, elle avait terminé. Hakai ne la fixa pas plus de deux secondes avant de faire un demi tour et de reprendre leur route. Direction, la maison... La mission approchait à grand pas.

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mer 23 Juin - 17:58

Fin de Session



Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Lun 19 Juil - 11:40

Hakai - 19 XP
Taka - 24 XP

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Ven 15 Oct - 1:28

Chapitre 1 : Les Sources du Mal

Première Partie


Ce matin là, une pluie torrentielle s’abattait sur le village de Konoha, Kabashi sortit de son appartement à 5h30, il portait des fleurs. Son comportement pouvait sembler étrange, car il n’était pas très sentimental. Mais la personne à qui il comptait apporter ces fleurs, n’était pas comme les autres. Il la connaît depuis très longtemps, ils ne se quittaient jamais avant que son père ne disparaisse. Il l’avait toujours aimé jusqu’à ce tournant dans sa vie.

Il parcourait seul les rues de Konoha, d’un pas lent et appuyé, cela faisait un an qu’il ne l’avait pas vu. Quand il allait la voir il voulait toujours être seul, même la présence de son grand-père le dérangeait. Il était impavide, et ceci malgré le fait que son cœur soit emplie de tristesse ; une tristesse qui avait fait son temps dans son esprit, qui l’avait tourmenté pendant des années.

Seul il pénétra dans le cimetière, où régnait un silence glaçant, il se dirigea vers l’allée numéro neuf, là son grand-père l’attendait, et lui dit :

[Kanashi] « Tu n’as pas à t’infliger cela chaque année, tu pourrais simplement ne plus y penser. »


Kabashi resta de marbre et s’arrêta au même niveau que son grand-père.

[Kabashi] « Je ne pensait pas te voir ici. Tu devrais partir maintenant. »

Kabashi se dirigea alors vers l’une des tombes, il y déposa les fleurs, et s’agenouilla.
Sur la tombe était inscrit :
Massashi Uzukame
Nous te porterons toujours dans nos cœurs


Chaque année, c’était le même rituel, il se rendait sur la tombe de sa mère pour y déposer des fleurs. Il se souvenait alors de son passé auprès de ses parents. Il coulait des jours heureux, fils de deux ninjas très talentueux et dévoués.

Seulement rien ne se passe jamais comme prévu, il y a toujours un hic, un passage caché, qui n’augure rien de bon. La disparition de son père avait été encaissée depuis longtemps, mais pas le suicide de sa mère. Une tâche plus dure à enlever des tréfonds de sa mémoire, indélébile, qui même sous le poids des années ne disparaîtrait pas.
Elle nourrissait son désir de vengeance, de violence, parfois, une violence trop cruelle pour la déchaîner. Ainsi, il devait maîtriser ses instincts, les refouler, pour ne pas risquer de se compromettre. Parfois, son démon intérieur cri tellement fort qu’il ne peut plus étouffer ses plaintes, comme il y a peu sur la falaise de Konoha en compagnie de sa sensei.

Mais il fallait avancer…car la vie d’un ninja est pleine de tumultes qu’il doit savoir gérer. Le fameux code d’honneur du ninja comme le lui avait enseigné son grand-père et son père, auparavant : « Un ninja doit accomplir son destin quelques soient les embûches, même si son esprit doute, il devra toujours suivre la même ligne de conduite, afin de se rendre utile au village et à ses habitants »
Les doutes ? Ceux-ci le submergeaient depuis des années, devait il croire en ces paroles de bon ninja ? Ou devait-il suivre sa propre voie, et se tailler un chemin dans la masse, au travers des règles et des lois qui régissent la vie d’un ninja ?
Son grand-père l’en avait toujours dissuadé, et à chaque écart de comportement il le réprimandait en durcissant l’entraînement. « Le doute tue l’esprit » disait-il. Mais si l’on ne doute, peut on se remettre alors en cause, et espérer vivre sereinement ?

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 19 Oct - 0:28

Deuxième Partie :


[Kanashi] « Désolé d’insister, mais je dois te parler »

Kabashi était toujours agenouillé face à la tombe, il ne prit pas la peine de regarder son grand-père pour lui parler.

[Kabashi] « Je ne veux pas te parler, ni même supporter ta présence, aujourd’hui »


[Kanashi] « Quoi que tu dises, tu resteras toujours un sale gamin, immature. Tu ressasses le passé, pour en arrivée toujours à la même conclusion…celle que tu ne grandis pas. Tu restes bloqué sur ces évènements, certes sombres, mais dont tu dois faire abstraction pour garder les idées claires, tu te prends vraiment pour un shinobi ? Tu as un cœur de glace à la surface, alors que tu es brisé émotionnellement. »


[Kabashi] « Et maintenant tu vas encore me ressortir le couplet sur Konoha, c’est ça ! »

Kabashi se leva et se dirigea vers la sortie du cimetière.

[Kanashi] « Tu ne sortiras pas d’ici avant d’en avoir fini avec le passé, et je te promets que je te barrerais la route sans hésiter ! »

[Kabashi] « Parle, parle, vieille homme, tu ne m’as jamais élevé que pour servir tes idéaux »


[Kanashi] « Tu crois peut-être que j’ai sacrifié mon temps avec un gamin comme toi pour satisfaire un quelconque besoin ? Tu n’as servi à rien pour le moment, que ce soit pour ta famille ou pour le village. Tout ce que tu as réalisé depuis la disparition de tes parents, n’a été que dans le but de te servir toi-même. Je sais que tu te moques éperdument du village et de ses habitants. Tu n’es pas digne de porter le nom d’Uzukame ! »

[Kabashi] « Et quoi je m’en moques ? Je quitterais le village volontiers, si cela était possible, mais mon rang m’impose de rester là, et de subir l’attente d’accomplir mes désirs. J’ai rejoins les ninjas du village pour progresser, et je dois lui rendre des comptes, voilà pourquoi je suis encore là »

Soudain, il s’effondra au sol, une violente douleur lui parcourait les jambes. Puis la douleur monta dans son dos et atteignit, finalement, son crâne. Il lui semblait qu’une aiguille chauffée à blanc pénétrait son cerveau.

[Kanashi] « Que dirais-tu de faire un jeu avec moi maintenant ? Nous allons jouer avec ta mémoire et en faire sortir le mal qui détériore ton jugement. »

Les tréfonds de la mémoire, un lieu sacré, défendu farouchement par son possesseur. Y entrer est difficile, c’est le lieu où toutes les pensées, les plus tristes, les plus malsaines et les plus honteuses sont cachés. On peut y découvrir les secrets les mieux gardés, et les différentes facettes de la personnalité de l’individu.

‘ Kabashi est dans sa chambre, il est allongé dans son lit et espère le retour de son père, tout en pensant à ce qu’il ferait avec lui lorsqu’il rentrerait, il le serrait probablement dans ses bras, pour commencer, puis il jouerait avec lui, et lui apprendrait de nouvelles techniques.

Une belle journée s’annonçait, mais c’était sans compter sur l’évènement qui viendrait provoquer la chute de la famille Uzukame. Ce soir-là, Kirato Uzukame et son frère devait rentrer de mission, mais lorsque celui-ci fit son apparition dans l’encadrement de la porte, ce fut un visage dévoré par la haine et le désespoir qui se présenta à Massashi et à son fils.

[Kirato] « Mon frère est mort, et j’y ai laissé mon bras. »

Les derniers mots qu’il prononça, sonnant le déclin de son existence. Une femme triste, et confuse face à son mari silencieux, et désespéré. La fin d’une vie heureuse avec sa femme et son fils.

Kabashi se souvenait très bien de ce jour, il avait essayé de remonter le moral de son père sans succès, celui-ci ne se préoccupant pas du petit gamin qui lui faisait face.
Le lendemain avait lieu l’enterrement de son oncle, Kushino, un bon-vivant, qui aimait jouer avec son neveu et qui était toujours partant pour l’aventure. Un nombre important de personnes étaient présents, il était apprécié au village. Kirato était absent, il avait refusé d’assister à la cérémonie, ou plutôt, il n’avait pas bougé lorsque Massashi, lui demanda de se préparer. Il avait passé la nuit assis dans la salle à manger, à se gaver de saké, tant en se remémorant la tragédie.’

‘Kabashi se trouvait maintenant sur le chemin de la maison. Il était triste, la tête penchée en avant, contrairement à tous ses camarades, il n’était pas heureux de rentrer chez lui. Sa mère pleurait continuellement, et son père était enfermé dans son bureau d’où il ne sortait quasiment pas. Cela faisait déjà plusieurs semaines, qu’il n’avait plus dit un seul mot, il ne prenait plus le temps de serrer sa femme et son fils dans ses bras.

Mais lorsque Kabashi poussa la porte d’entrée, ce ne fut pas sa mère qui l’accueillit, mais son grand-père, qui le visage inexpressif lui annonça que son père était parti, et que sa mère était à sa poursuite, et qu’elle ne reviendrait pas avant deux semaines.

Soudain, tout s’effondrait, son père disparu et sa mère à sa poursuite. Il était seul, et cette solitude durant 3 long mois, où son grand-père s’occupa de lui de la seule manière qu’il connaissait, la rigueur. Les jours se répétaient et se ressemblaient, l’entraînement imposé par Kanashi était spartiate. Un jour seulement était dédié au repos, mais, même là, il devait subir l’autorité de son grand-père. Pas de divertissements, pas de sorties, pas d’amis. Le garçon se renfermait peu à peu sur lui-même, et il finit par s’habituer à sa situation.

Quand sa mère rentra, plus rien n’était pareil. Elle était triste, déprimée, et puis la suite, vous la connaissez déjà.’


Il utilisa le Kai, que son grand-père laissa fonctionner. Il était à genoux, la boue recouvrait ses vêtements et la pluie ne cessait de tomber. Des larmes de colère et d’indignation coulaient de ses yeux.

[Kabashi] « Pourquoi ? Je ne fais que suive mon destin. »

[Kanashi] « Tu crois que poursuivre éternellement ton père est le bon chemin ? Le tuer ne t’apportera que davantage de souffrance. »

[Kabashi] « JE VEUX ENDURER CETTE SOUFFRANCE ! J’ai besoin de l’abattre de mes propres mains, il a fuit comme un lâche, et il a causé la mort de ma mère.»

Il est persuadé d’avoir raison, aucune force quel quelle soit ne pourra l’empêcher de se venger, et d’abattre sa sentence, même si pour cela il doit s’opposer à ses idéaux, car au plus profond de lui, il sait qu’il s’engage sur une voie qu’il redoute. Tout ce qu’il a vécu s’éteindra au moment même ou il décidera de partir, le village lui tournera le dos, et les chiens de Konoha se mettront à sa poursuite. La violence l’attend, mais il ne doit pas abandonner, il en va de son honneur personnel.

[Kanashi] « Très bien. Fais comme tu veux, tu es trop borné pour moi. Je n’ai rien à t’imposer, je cherche juste à t’aiguiller vers le chemin le plus juste. Mais si tu pars fais bien attention, car il n’y aura pas de retour possible, et je n’hésiterais pas à te tuer si tu désertes, même si tu es mon petit-fils.»


[Kabashi] « Ne t’inquiètes pas, je sais que je serais à jamais exclu par les shinobis et que je serais poursuivi. J’ai apprécié les années en ta compagnie, mais je dois combler un vide, j’ai l’impression que l’histoire n’est pas terminée, et personne ici ne souhaite que je la termine moi-même. »


Il s’approchait de la sortie, son grand-père lui glissa un dernier mot.

[Kanashi] « J’espère que tu réussiras dans la voie que tu choisiras, mais sache que tu as encore le temps d’y réfléchir. »

[Kabashi] « Ne t’en fais pas, je vais toujours au bout de ce que je fais » Lui dit-il sans se retourner.




[Terminé]

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Sam 5 Fév - 23:35

    Kabashi ( Niveau 7 )
    : +0% Bonus Inclus
    : +11 XP

    : Un fragment de passé, l'explication de toute une motivation, c'est du bon =)

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Mar 22 Mar - 20:59

Chapitre 2 : Un Passé Oublié

Partie 1: Le réveil


C’en était fini, pour sûr. L’Oi-Nin l’avait saisit par le col et lui avait annoncé sa fin prochaine. Pourtant, contre toutes les apparences il était encore en vie ; une vie qu’il avait risquée malgré les avertissements de son protecteur. Aujourd’hui, il prenait enfin conscience de la situation, ce qu’il avait fait était mauvais, et ce mal finirait par le détruire s’il se laissait attirer par ce lui. Cette conviction d’avoir la force de quitter l’endroit qui l’avait vu naître disparu en même temps que son retour au village. Comment en était-il arrivé là, lui à qui l’on avait inculqué le respect et l’autorité. S’être laissé guider par un désir de vengeance omniprésent lui avait semblé être une bonne idée. Cependant, Kabashi avait tort, sur toute la ligne, mais cette prise de conscience fut lente, bien trop lente pour qu’il ait le temps de s’en rendre compte par lui-même.

Il fut reconduit au village sous étroite surveillance, son geôlier était méfiant, et il avait raison. A ce moment là Kabashi ne pensait qu’à s’enfuir, car de retour au village les autorités finiraient probablement par découvrir la supercherie. Il avait ingénieusement profité de son statut pour se faire passer pour la victime, cependant les suspicions étaient fortes à son encontre, surtout de la part du chasseur qui l’avait filé pendant des jours. Le genin aurait pu être exécuté sur le champ, mais sa culpabilité n’était pas démontrée, et face à un déserteur il n’aurait rien pu tenter pour s’échapper. La thèse de l’enlèvement fut admise par la commission d’enquête, et ceci malgré la déposition de l’Oi-Nin. Il avait été jugé qu’étant donné son grade, il n’avait pas été en mesure de se défendre. Le jugement fut rendu en comité réduit, pour ne pas trop ébruiter l’affaire. La condamnation tomba, il devrait être contraint à ne plus sortir seul du village, et ce jusqu’à nouvel ordre. Cette condamnation n’était pas sévère étant donné ce qu’il avait fait en réalité, il avait assassiné un pauvre paysan, et il avait déserté le village de son plein gré. Mais qui pourrait le savoir ?

Aujourd’hui, il était libre, et sa vie reprenait son cours. Pourtant quelque chose avait changé, au sein de son esprit il avait trouvé la force d’affronter son destin, et de suivre un chemin plus juste. Ce changement se produisit juste après le jugement, alors qu’il éprouvait tant de haine envers ceux qui l’avaient arrêté. Il se réfugia une fois de plus sur la tombe de sa mère, là ou tout avait commencé, sa haine pour son père et son impatience.

[Kanashi] « Tu es encore là ? »


Kabashi ne répondit pas, se renfermant totalement sur lui-même.

[Kanashi] « De mon temps, c’est ton cadavre qu’on aurait ramené au village. Tu as de la chance, et tu n’en prends même pas conscience. Je doute que tu ais réellement été enlevé, et je ne veux pas le savoir, mais tu as aussi été impliqué dans une histoire de meurtre sur un innocent. Je n’arrive pas à croire que tu en sois arrivé là. »

[Kabashi] « Tu crois peut-être que j’avais le choix ? »


[Kanashi] « Chacun est maître de son destin. Tu connais ces valeurs, mais on dirait que tu prends du plaisir à ne pas les suivre. Quand tu étais encore un enfant, tu étais dévoué au village, tu ne t’en rappelles pas ? »


[Kabashi] « J’ai été trahi par celui que j’admirai le plus. »

[Kanashi] « Et c’est une raison pour suivre le même chemin que lui ? Kabashi, ton père a fui car il a perdu la foi en son village. Je ne veux pas du même destin pour toi, cependant je ne veux pas non plus t’imposer un style de vie qui ne te conviendrait pas. C’est pour cela que je t’ai laissé agir et penser comme tu le souhaitais. Est-ce que tu vois où cela t’a conduit ? Tu ne vis que pour te venger, et tu es troublé mentalement. »

[Kabashi] « Tu peux aussi dire que je suis fou, j’ai souvent pensé l’être, et tu me confortes dans ma pensée. »

[Kanashi] « BON SANG ! Sors de ta logique de gamin borné, tu dois admettre les faits, tu dois assumer tes choix et arrêter de porter la faute sur les autres. Seuls les lâches se comportent de cette manière. Ta mère défendait les faibles, toi tu en as laissé mourir un. Au final ta vengeance, et ta rancune n’ont plus aucun sens, car tu ne défends même pas les valeurs de Massashi, tu ne mérite pas de porter le bandeau de Konoha ! »

Le coup était brutal, il prenait enfin conscience de tout ce qu’il avait fait et pourquoi. Il voulait venger la mort de sa mère, c’était son objectif originel, mais la haine et son trouble de la personnalité l’avaient petit à petit éloigné de son but, le rendant de plus en plus distant des autres, et égoiste.

Il avait complètement oublié ce pourquoi il s’était entraîné et préparé, il avait tout réduit à néant en acceptant de suivre ce Nuke-Nin, qui l’avait finalement abandonné à son sort. Et malgré les avertissements de son grand-père il avait décidé de n’en faire qu’à sa tête, comme un enfant gâté.

[Kabashi] « J’ai compris. Tu essayais de m’aider, et je t’ai claqué la porte au visage. Désolé. »

[Kanashi] « C’est un peu tard, mais j’accepte tes excuses. »

[Kabashi] « J’aimerai rester seul maintenant. »

Kanashi quitta le cimetière en silence, laissant le jeune homme seule face à la tombe de sa mère.
Le vieux avait trouvé les bons mots, Kabashi était devenu trop arrogant, et le coût à payer aurait pu être beaucoup plus important.

Il veut se remettre sur le droit chemin, mais pour cela un grand travail l’attend, il a besoin de contrôler son esprit et ne plus se laisser envahir par la haine de son autre personnalité. Il doit trouver la paix, la sérénité, pour reprendre une existence normale. Au fil des ans, il a fini par perdre tout attachement aux autres, ne se concentrant plus que sur sa vengeance et son père. Il lui reste pourtant une famille, qu’il n’a pas vue depuis au moins quatre ans, à l’exception de son grand-père. Se rattacher au monde et gagner en force d’esprit sera désormais son nouveau mode de vie, afin de ne plus jamais sombrer du côté de son esprit tordu.


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Ven 22 Avr - 17:28

Kabashi Uzukame (niveau 8) : +8 XP (0% de bonus)


MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Jeu 19 Jan - 22:22

La notion du bien et du mal


La pluie tombait abondamment en un épais épais rideaux aqueux ce jour là. Kin n'était jamais aller se recueillir sur la tombe de ses parents. Cela aurait pu passer pour un manque de respect mais un secret la hantait. Un secret tellement inavouable que l'idée d'aller prier sur la stèle de ses parents lui semblait inappropriée. La tête baissée, elle traversait le cimetière. Elle trouva l'endroit qu'elle cherchait: la tombe de Saitô Akane et de Saitô Saturo. Akane était décédée des suites d'une longue et pénible maladie qui l'obligeait à rester cloîtrée dans sa chambre. Kin n'était qu'une enfant lorsque sa maladie l'emporta et depuis, elle souffrait de l'absence de sa mère. Il y a bien des choses que la jeune femme aurait dût apprendre d'elle, mais n'en ayant pas la possibilité elle les apprit par elle même. Quelque part, cette épreuve l'avait fait mûrir et avait accru son sens de l'initiative. Son père quant à lui, mourut dans des circonstances moins...naturelles. Bien que l'âge l'avait affaibli, Saturo n'en était pas moins une force de la nature. Personne ne jugea bon d'engager une procédure d'enquête car sa mort semblait liée à un accident cardiaque des plus classique pour un homme de son âge.
Kin s'agenouilla devant la stèle et en fermant les yeux pensa à ses parents. Des centaines de souvenirs affluaient dans son esprit. Ses larmes se fondaient avec la pluie. Malgré elle, la jeune femme repensait au passé:

***

Kin avait 19 ans. Depuis quelques années, son père s'était mis à boire. Sans doute trouvait il un certain réconfort dans la boisson. Quelque part, la jeune femme le comprenait. Ce soir là, elle passait le balais dans la cuisine lorsque son père rentra à la maison. Il titubait et sentait l'alcool à plein nez. Ses mot étaient décousus mais Kin en avait l'habitude maintenant:

«Ma chérie, je suis rentré! J'étais au...Comment c'est déjà? Ah! Tu fais quoi Akane?»

Kin baissa la tête. La honte l'envahie. Heureusement, pensa-t-elle, personne n'était présent pour assister au spectacle.

«Papa, c'est moi, Kin. K-I-N. Je ne suis pas maman. Elle est morte et ca fait un bail maintenant!»

Répondit-elle ne sachant pas s'il allait la comprendre.
Il finit par lâcher sur un ton autoritaire:

«La ferme! Je sais ça. Mais tu lui ressembles tellement que j'ai confondu, ok?»

Il buta dans une chaise. Il s'approcha de sa fille et caressa sa joue.

«Tu lui ressembles tellement. Tu es même plus belle qu'elle et ta peau...»

Kin le gifla tellement fort qu'une marque rouge apparue instantanément sur la joue de Saturo. On aurait dit que ses idées s'éclaircirent tout d'un coup.

«Euh...Désolé ma chérie je suis fatigué, je vais me coucher.»

Elle attendit qu'il ait gravi les escaliers qui menaient à l'étage, où se trouvait sa chambre. Personne ne la voyait. Tout en s'effondrant sur le sol de la cuisine, elle prit son visage entre ses mains et pleura à chaudes larmes.
Le lendemain, tout deux firent comme si de rien n'était. La jeune femme priait pour que cela n'arrive plus jamais. Malheureusement pour elle, ce n'était qu'un début.

***

Saturo déshonorait sa famille de par ses mœurs discutables. Il fréquentait assidument un bordel et fréquemment, la tenancière de l'établissement appelait Kin afin qu'elle viennes chercher son épave de père.
Un soir, quelqu'un frappa à la porte alors que Kin lisait un livre intitulé «Les plantes et champignons incomestibles». Le bruit arracha la jeune femme de sa lecture. Tout en se levant, elle posa son livre. En ouvrant la porte, elle reconnut le visage de cette vieille femme. Elle dit d'une voix lasse:

«Oh! Encore?»

La vieille répondit du tac au tac:

«Oui mais cette fois il a vraiment dépasser les bornes! Je ne veux plus de lui chez moi! Il devient violent et il fait peur aux filles... Bien qu'il soit mon meilleur client, je ne peut pas accepter un tel comportement.»


Kin enfila une veste et sortit de chez elle accompagnée de la tenancière en direction du bordel. Sur la route Kin déclara:

«Il dépense tout notre argent en alcool et en...filles.»

De son sourire sans dents, la vielle répondit:

«Je sais. Et je l'en remercie, crois moi! Mais c'est fini. Si vous avez vraiment besoin d'argent, j'ai du boulot pour toi.»


La jeune kunoichi éclata d'un rire ironique:

«Non merci! C'est gentil mais c'est pas mon...truc.»


«Je sais ma chérie. Plus sérieusement, ton père à besoin d'aide, il faut que tout cela cesse!»

Le sourire de la vieille n'avait pas disparu. En voyant la mine dépitée de Kin, elle posa sa main sur son épaule. La jeune femme se dégagea de cette marque d'affection et dit:

«Ne vous en faites pas. Je vais m'en occuper. Bientôt, tout sera fini.»

Elles arrivèrent devant l'établissement tenu par la vieille et y pénétrèrent. Une musique de mauvais goût était jouée par un groupe de filles très légèrement vêtues. L'air était saturé de fumée et l'odeur de l'opium embaumait l'entièreté de la pièce. Un escalier tordue menait à l'étage où étaient disposés des futons séparés les uns des autres par de fins rideaux. Kin s'y engagea et trouva Saturo seul, allongé à même le sol. Visiblement, il cuvait. Elle le gifla violemment pour le réveiller. Il était dans un état d'ébriété très avancé. Elle devrait le porter jusqu'à la maison. La vieille tenancière observait la scène, silencieuse et affichait un air désolé. Avec beaucoup de difficulté, Kin descendit l'escalier en tenant son père par l'épaule. En silence, elle rentra chez elle, ralentie par son fardeau.
Une fois à la maison, elle coucha son père et se rendit dans la cuisine. Elle s'assit et commença à réfléchir à une manière de mettre fin à cette situation insoutenable. Parler avec son père n'avait pas été concluant par le passé. Il était trop perdu dans les méandres de sa nouvelle vie dissolue pour ne serait ce que vouloir en sortir. Résignée, Kin reprit sa lecture:

Le jasmin à fleurs de primevère est très toxique car il contient des alcaloïdes semblables à ceux de la digitale et ayant les mêmes effets. La toxicité porte essentiellement sur le cœur et entraîne, à partir d'une certaine dose, l'arrêt de celui-ci.

Le lendemain et tous les jours qui suivirent, Kin prépara son repas à son père et le lui apporta dans sa chambre.

***

Le temps passait et Saturo n'avait pas changé ses habitudes. Seulement, sa santé s'était dégradée. Il souffrait fréquemment de vives douleurs dans la poitrine. Kin avait 22 ans et attendait qu'arrive la fin de son calvaire. Elle sentait que bientôt cette période ne serait qu'un lointain souvenir. Ce jour là, une missive pour une mission était arrivée chez eux. Il était demander à Saturo d'aider à la plantation de pousses de riz dans un rizière aux alentours de Konoha. Il se prépara et s'en alla afin d'accomplir sa mission.
De son côté, Kin était aller faire des courses afin de préparer le dîner. Une fois ses achats faits, elle décida de faire un détour par la forêt afin de cueillir quelques fleurs. Sachant très bien où trouver la variété qu'elle cherchait, elle ne perdit pas de temps et quitta la forêt, un bouquet sous le bras et des sacs pleins les mains. Une fois chez elle, elle entama immédiatement la confection du plat principal du dîner de son père. Elle écrasa le jasmin à l'aide d'un mortier et incorpora la mixture à la soupe qu'elle avait préparée. Elle disposa le bol de soupe sur un plateau et y ajouta également un vase dans lequel elle mit une fleur de jasmin. Lorsqu'elle eut finit, elle entreprit de nettoyer la cuisine lorsque quelqu'un frappa à la porte. Elle l'ouvrit et un homme, apparemment un ninja la salua poliment et dit:

«Mademoiselle Saitô Kin?»

Elle hocha la tête pour confirmer.

«Je suis navré de vous apprendre le décès de votre père Saitô Saturo. Il est mort noyé dans la rizière où il travaillait aujourd'hui. L'élément déclencheur de cet accident serait un malaise cardiaque. Encore une fois je suis désolé et je tiens à vous présenter mes sincères condoléances.»

Kin ne montra rien de ce qu'elle ressentait en cet instant. Le shinobi croyant qu'elle était sous le choc décida de la laisser seule afin qu'elle puisse entamer son deuil.
Elle referma la porte et se dirigea vers la cuisine. Elle saisit le bol de soupe qu'elle avait préparer pour son père et le jeta à la poubelle. Est ce que ce qu'elle avait fait était bien? Certainement pas mais c'était la traduction d'un profond désespoir. Après cela, se dit elle, elle pourrait vivre normalement, comme toutes les jeunes femmes de son âge. C'était sans compter sur la culpabilité qu'entraînait un tel acte. Cette culpabilité qu'elle ressentait intensément la rongerait sans doute jusqu'à son dernier souffle.

***

Kin se releva et en jetant un dernier regard vers la dernière demeure de ses parents se sentit plus légère. Avoir ressassé tous ces souvenirs lui donnait l'illusion que toutes ses fautes étaient pardonnées. Il n'était pas envisageable d'avouer ce qu'elle avait fait, à qui que ce soit. Ce secret resterait donc le sien à jamais.


"Les branches des arbres trop chargés se rompent."


Dernière édition par Kin Saitô le Sam 21 Jan - 6:33, édité 2 fois

MessageSujet: Re: Cimetière de Konoha   Sam 21 Jan - 6:28

Kin Saitô :
: +10 XP
: +0% Bonus Inclus

: Tiens, tiens. Une meurtrière à Konoha Razz Intéressant.
Continue comme cela, c'était cool de te lire Smile
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