Entrainement d'Ine
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Entrainement d'Ine
[suite cours perso à l’académie]
Ine prenait très au sérieux les recommandations de Zen. Elle avait pris pour elle l’apparent choc qu’il avait eu en voyant sa métamorphose ratée, et même s’il avait semblé vouloir la rassurer, elle, elle ne l’était pas du tout.
Se destinant d’abord au ninjutsu, elle avait concentré son entrainement sur le combat, sans s’attendre à toutes ces histoires de chakkra. Maintenant qu’elle en connaissant l’existence, qu’elle commençait à découvrir comment l’utiliser et mieux, le contrôler, elle devait totalement revoir son jugement, et surtout, son comportement.
Elle avait été un peu vexée par la remarque de Zen. Son métier lui avait appris à être attentive à ce qui l’entourait, et elle regrettait que ce petit incident de métamorphose ait fait croire le contraire à son professeur. Quand à la concentration… Contrite, la jeune femme se rendit compte qu’elle avait dû passer pour une écervelée. Le stress et l’excitation avaient faussé son attitude, et elle s’était même énervée inutilement.
Pleine d’un sentiment d’insatisfaction, elle décida de prendre les choses en main. Dès sa sortie de cours, et quoi qu’elle fit, ses doigts dansèrent, reprenant l’enchainement des figures qu’elle avait apprises. En marchant dans les rues, en parlant à Ren’ai, les yeux fermés, ou scrutant un point fixe face à elle… Toutes les occasions étaient bonnes pour muscler ses doigts et augmenter leur vitesse d’exécution, sans pour autant les regarder. Elle passa même à la bibliothèque emprunter un bouquin semblable à celui de Zen, dont elle potassa les exercices d’entrainement tout l’après-midi, et une bonne partie de la soirée.
Au premier soir, ses mains n’étaient plus qu’une compote sans nom. Mais Ine était fière d’elle. Elle effectuait la série apprise le matin même avec une dextérité et une vitesse époustouflante à ses yeux. Même Ren’ai, qu’elle avait pris à partie, était impressionné. De plus, elle apprenait les exercices les plus difficiles du livre d’entrainement en moins de temps qu’il ne lui avait fallu pour maitriser le troisième signe de l’incantation de métamorphose.
Ce que la jeune femme ne savait pas, c’était qu’en agissant ainsi, elle venait aussi d’apprendre la patience. Elle s’était bien énervée à plusieurs reprises au début, mais devant le manque d’efficacité de ce genre de conduite, elle avait fini par se contenter de respirer un bon coup quand elle n’arrivait à rien, de s’aérer un peu la tête, et de repartir de plus belle en ayant recouvré ses capacités d’attention.
Son sommeil fut très lourd cette nuit-là. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas dormi autant, ni aussi profondément. Elle n’entendit pas l’agitation de Ren’ai, qui, bien que guéri de sa blessure, était toujours habité par le même cauchemar, les mêmes peurs. Elle se réveilla néanmoins très tôt, avant le soleil. Maitriser ses doigts ne lui suffisait pas. Il fallait plus, pour convaincre Zen qu’elle était capable de mieux, pour se convaincre elle-même de sa potentialité.
Elle déambula dans les rues, bougeant machinalement ses doigts qui ne la faisaient plus souffrir. Elle trouva des prétextes absurdes pour parler au facteur qui commençait sa tournée, à la boulangère qui étalait déjà ses petits pains sur les étals, aux shinobi qui assuraient la sécurité de Kiri no Kuni. Ce faisant, elle imprimait dans un coin de sa mémoire les moindres détails qui caractérisaient ces personnages, en prenant bien soin de s’attarder sur leurs corps comme le lui avait conseillé Zen, quitte à passer pour une simple d’esprit aux yeux des sentinelles.
Elle passa beaucoup de temps à tourner comme ça dans Kiri. Cela lui avait donné l’occasion de s’apercevoir que sa troupe avait déjà quitté le petit village. Elle regretta de ne pas leur avoir dit au revoir, mais ne s’attarda pas sur ce sentiment. Elle était kunoichi, non ? Ils reviendraient, et il serait toujours bien assez tôt pour leur rendre visite. Les gens nomades ne s’attachent à personne…
Dès que le service administratif ouvrit, à l’heure où le soleil commençait à pointer à travers les brumes persistantes de Kiri, elle s’y rendit. L’employé grommela, furieux d’être dérangé si tôt :
« Qu’est-ce que tu veux ? » fit-il avec une mauvaise grâce évidente.
« Je souhaiterais avoir une surface d’entrainement. Et un miroir un peu plus grand que moi. »
« Ben voyons ! Et pourquoi pas des petits gâteaux ? »
Ine ne s’attendait pas à un tel mépris. Elle voulait juste s’entrainer ! Elle se pencha en avant et fit :
« Je suis recommandée par Zen Azechi. Vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que j’aille le chercher ? »
L’annonce eut l’effet escompté. L’employé se redressa, fouilla dans sa paperasse pour lui délivrer un passe dans l’une des aires d’entrainement. Il prit sa commande d’un miroir, et assura qu’il arriverait pendant qu’elle s’entrainerait. Elle le remercia en assurant que Zen serait informé de sa gentillesse, et quitta le village pour se diriger vers la zone des grands lacs.
C’était la première fois qu’elle voyait cet endroit. C’était peut-être le plus magnifique qu’elle ait jamais vu. Des lacs entiers étaient gelés, quelques rivières se coulaient presque timidement entre les rochers nus. Elle comprit subitement d’où provenait toute cette brûme qui chapeautait Kiri no Kuni. Emue, elle rejoignit le petit espace qui lui avait été alloué. Un bras de rivière y passait, et quelques arbres couverts d'une fine pellicule de neige le délimitaient. L'eau était glaciale, l'atmosphère pire encore, mais Ine connaissait les rigueurs de l'hiver et ses pérégrinations sur les routes l'y avait habituée, sans que cela ne la dérangeât plus.
En attendant le miroir qu’elle avait commandé, Ine s’allongea par terre, les bras étendus et les jambes écartés. Elle ferma les yeux, laissant les odeurs fraîches des alentours l’envahir. Un calme profond la submergea, et elle s’y plongea comme dans de l’eau.
« Mademoiselle Watagumo Ine ? Voici le miroir que vous aviez demandé.»
Ine, surprise, sortit de sa méditation comme l’on sortait de longues minutes d’apnée. Elle regarda le visage contrit du jeune garçon qui délivrait le miroir avec confusion, avant de recouvrer ses esprits. Elle hocha la tête avec un petit sourire, et se releva pour attrapper l’objet. Elle le déposa contre un arbre proche, et l’abandonna pour débuter une série d’étirements destinée à l’assouplir. Un esprit sain dans un corps sain. Elle se sentit prête à commencer.
Dans un premier temps, elle ne s’occupa pas du miroir. Zen avait parlé de réserves de chakkra, et d’économie de l’énergie insufflée dans les mains pendant les incantations. Il l’avait aussi mise en garde sur la difficulté à son âge de rendre flexible le réseau du fluide générateur. Elle décida donc de s’attarder là-dessus.
Elle se testa avec une figure manuelle, la première de son enchainement. Elle envoya de petites quantités d’énergie dans un premier temps. Il ne se produisit rien au début, mais en allant progressivement comme cela, elle parvint à trouver sans se fatiguer l’énergie minimum dont elle avait besoin pour activer le symbole. Avec cette limite, elle ne gaspillerait plus inutilement du chakkra. En se livrant à l’expérimentation sur d’autres signes, soit de la série, soit du bouquin, elle se rendit compte que chaque instantané lui demandait plus ou moins la même quantité d’énergie, mais qu’un enchainement de trois signes demandait un peu plus de trois fois cette énergie. Elle en déduisit qu’il s’agissait d’une sorte d’énergie de liaison indispensable pour lier entre eux deux figures consécutives.
Quand elle eut terminé ses expériences en quantitatif, elle s’en retourna au miroir pour jaugé le qualitatif. Elle lui tourna dans un premier temps le dos. Celui-ci n’était présent que pour qu’elle puisse observer la qualité de ses métamorphoses. Elle commença naturellement par Zen, sa première tentative dans le domaine. Elle dosa son chakkra et exécuta l’enchainement avec rapidité. Elle s’observa dans le miroir. Comme l’avait remarqué Zen, le visage était particulièrement réussi. Le corps l’était moins ; il restait quelques imperfections, qu’elle corrigea machinalement rien qu’en y pensant. Impressionnée, elle reprit son apparence.
*C’est mieux* jugea-t-elle, satisfaite, avant de reprendre la manipulation. Cette fois, elle parla. Forte de ses compétences en théâtre, elle parvint à imiter avec conviction le ton retenu et appuyé, un peu avare en paroles de son professeur. Elle referma ses centres de chakkra, retrouvant son corps, et recommença, jusqu’à ce que ce soit naturel.
Ressentant un peu de fatigue, elle s’arrêta. Elle se rallongea au sol quelques minutes, un sourire aux lèvres. Elle se sentait vraiment bien là. Une espèce de plénitude, de sensation d’être à sa place, de faire ce qu’elle devait faire, qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Pour cette impression, elle savait qu’elle pouvait dédier sa vie à Kiri.
Après un moment de repos, elle se passa le visage à l’eau, vivifiante, et rejoignit le miroir. Cette fois, elle mit corps aux personnes qu’elle avait rencontré le matin même, le facteur, la boulangère, la milice et même l’employé mal-commode. Comblée par ses progrès, elle se laissa tenter par des expériences plus personnelles. Elle se métamorphosa en son père.
Cela le fit plus de mal qu’elle ne l’aurait penser. Face au miroir, elle passa une main tremblante sur la peau parcheminée du visage de son père. Elle murmura « papa » d’une voix mal assurée, mais d’entendre sa voix la troubla encore plus. Elle se laissa glisser par terre, posa son front sur le sol, et ferma les yeux très forts. Elle reprit sa forme originelle et se releva, soulagée de voir dans le miroir son visage à elle. Secouée, elle se promit de ne plus jamais recommencé ce genre de choses.
Le soleil commençait à baisser. Elle décida qu’il était temps d’arrêter, et de rentrer. Elle n’avait pas vu Ren’ai de la journée, et comme il savait qu’elle n’avait pas cours, il s’inquiéterait de ne pas la voir arriver. Elle délaissa donc, avec une pointe de regret et un brin de soulagement, la magnifique endroit où elle avait passé la journée…
[suite habitation de Ren’ai]
Ine prenait très au sérieux les recommandations de Zen. Elle avait pris pour elle l’apparent choc qu’il avait eu en voyant sa métamorphose ratée, et même s’il avait semblé vouloir la rassurer, elle, elle ne l’était pas du tout.
Se destinant d’abord au ninjutsu, elle avait concentré son entrainement sur le combat, sans s’attendre à toutes ces histoires de chakkra. Maintenant qu’elle en connaissant l’existence, qu’elle commençait à découvrir comment l’utiliser et mieux, le contrôler, elle devait totalement revoir son jugement, et surtout, son comportement.
Elle avait été un peu vexée par la remarque de Zen. Son métier lui avait appris à être attentive à ce qui l’entourait, et elle regrettait que ce petit incident de métamorphose ait fait croire le contraire à son professeur. Quand à la concentration… Contrite, la jeune femme se rendit compte qu’elle avait dû passer pour une écervelée. Le stress et l’excitation avaient faussé son attitude, et elle s’était même énervée inutilement.
Pleine d’un sentiment d’insatisfaction, elle décida de prendre les choses en main. Dès sa sortie de cours, et quoi qu’elle fit, ses doigts dansèrent, reprenant l’enchainement des figures qu’elle avait apprises. En marchant dans les rues, en parlant à Ren’ai, les yeux fermés, ou scrutant un point fixe face à elle… Toutes les occasions étaient bonnes pour muscler ses doigts et augmenter leur vitesse d’exécution, sans pour autant les regarder. Elle passa même à la bibliothèque emprunter un bouquin semblable à celui de Zen, dont elle potassa les exercices d’entrainement tout l’après-midi, et une bonne partie de la soirée.
Au premier soir, ses mains n’étaient plus qu’une compote sans nom. Mais Ine était fière d’elle. Elle effectuait la série apprise le matin même avec une dextérité et une vitesse époustouflante à ses yeux. Même Ren’ai, qu’elle avait pris à partie, était impressionné. De plus, elle apprenait les exercices les plus difficiles du livre d’entrainement en moins de temps qu’il ne lui avait fallu pour maitriser le troisième signe de l’incantation de métamorphose.
Ce que la jeune femme ne savait pas, c’était qu’en agissant ainsi, elle venait aussi d’apprendre la patience. Elle s’était bien énervée à plusieurs reprises au début, mais devant le manque d’efficacité de ce genre de conduite, elle avait fini par se contenter de respirer un bon coup quand elle n’arrivait à rien, de s’aérer un peu la tête, et de repartir de plus belle en ayant recouvré ses capacités d’attention.
Son sommeil fut très lourd cette nuit-là. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas dormi autant, ni aussi profondément. Elle n’entendit pas l’agitation de Ren’ai, qui, bien que guéri de sa blessure, était toujours habité par le même cauchemar, les mêmes peurs. Elle se réveilla néanmoins très tôt, avant le soleil. Maitriser ses doigts ne lui suffisait pas. Il fallait plus, pour convaincre Zen qu’elle était capable de mieux, pour se convaincre elle-même de sa potentialité.
Elle déambula dans les rues, bougeant machinalement ses doigts qui ne la faisaient plus souffrir. Elle trouva des prétextes absurdes pour parler au facteur qui commençait sa tournée, à la boulangère qui étalait déjà ses petits pains sur les étals, aux shinobi qui assuraient la sécurité de Kiri no Kuni. Ce faisant, elle imprimait dans un coin de sa mémoire les moindres détails qui caractérisaient ces personnages, en prenant bien soin de s’attarder sur leurs corps comme le lui avait conseillé Zen, quitte à passer pour une simple d’esprit aux yeux des sentinelles.
Elle passa beaucoup de temps à tourner comme ça dans Kiri. Cela lui avait donné l’occasion de s’apercevoir que sa troupe avait déjà quitté le petit village. Elle regretta de ne pas leur avoir dit au revoir, mais ne s’attarda pas sur ce sentiment. Elle était kunoichi, non ? Ils reviendraient, et il serait toujours bien assez tôt pour leur rendre visite. Les gens nomades ne s’attachent à personne…
Dès que le service administratif ouvrit, à l’heure où le soleil commençait à pointer à travers les brumes persistantes de Kiri, elle s’y rendit. L’employé grommela, furieux d’être dérangé si tôt :
« Qu’est-ce que tu veux ? » fit-il avec une mauvaise grâce évidente.
« Je souhaiterais avoir une surface d’entrainement. Et un miroir un peu plus grand que moi. »
« Ben voyons ! Et pourquoi pas des petits gâteaux ? »
Ine ne s’attendait pas à un tel mépris. Elle voulait juste s’entrainer ! Elle se pencha en avant et fit :
« Je suis recommandée par Zen Azechi. Vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que j’aille le chercher ? »
L’annonce eut l’effet escompté. L’employé se redressa, fouilla dans sa paperasse pour lui délivrer un passe dans l’une des aires d’entrainement. Il prit sa commande d’un miroir, et assura qu’il arriverait pendant qu’elle s’entrainerait. Elle le remercia en assurant que Zen serait informé de sa gentillesse, et quitta le village pour se diriger vers la zone des grands lacs.
C’était la première fois qu’elle voyait cet endroit. C’était peut-être le plus magnifique qu’elle ait jamais vu. Des lacs entiers étaient gelés, quelques rivières se coulaient presque timidement entre les rochers nus. Elle comprit subitement d’où provenait toute cette brûme qui chapeautait Kiri no Kuni. Emue, elle rejoignit le petit espace qui lui avait été alloué. Un bras de rivière y passait, et quelques arbres couverts d'une fine pellicule de neige le délimitaient. L'eau était glaciale, l'atmosphère pire encore, mais Ine connaissait les rigueurs de l'hiver et ses pérégrinations sur les routes l'y avait habituée, sans que cela ne la dérangeât plus.
En attendant le miroir qu’elle avait commandé, Ine s’allongea par terre, les bras étendus et les jambes écartés. Elle ferma les yeux, laissant les odeurs fraîches des alentours l’envahir. Un calme profond la submergea, et elle s’y plongea comme dans de l’eau.
« Mademoiselle Watagumo Ine ? Voici le miroir que vous aviez demandé.»
Ine, surprise, sortit de sa méditation comme l’on sortait de longues minutes d’apnée. Elle regarda le visage contrit du jeune garçon qui délivrait le miroir avec confusion, avant de recouvrer ses esprits. Elle hocha la tête avec un petit sourire, et se releva pour attrapper l’objet. Elle le déposa contre un arbre proche, et l’abandonna pour débuter une série d’étirements destinée à l’assouplir. Un esprit sain dans un corps sain. Elle se sentit prête à commencer.
Dans un premier temps, elle ne s’occupa pas du miroir. Zen avait parlé de réserves de chakkra, et d’économie de l’énergie insufflée dans les mains pendant les incantations. Il l’avait aussi mise en garde sur la difficulté à son âge de rendre flexible le réseau du fluide générateur. Elle décida donc de s’attarder là-dessus.
Elle se testa avec une figure manuelle, la première de son enchainement. Elle envoya de petites quantités d’énergie dans un premier temps. Il ne se produisit rien au début, mais en allant progressivement comme cela, elle parvint à trouver sans se fatiguer l’énergie minimum dont elle avait besoin pour activer le symbole. Avec cette limite, elle ne gaspillerait plus inutilement du chakkra. En se livrant à l’expérimentation sur d’autres signes, soit de la série, soit du bouquin, elle se rendit compte que chaque instantané lui demandait plus ou moins la même quantité d’énergie, mais qu’un enchainement de trois signes demandait un peu plus de trois fois cette énergie. Elle en déduisit qu’il s’agissait d’une sorte d’énergie de liaison indispensable pour lier entre eux deux figures consécutives.
Quand elle eut terminé ses expériences en quantitatif, elle s’en retourna au miroir pour jaugé le qualitatif. Elle lui tourna dans un premier temps le dos. Celui-ci n’était présent que pour qu’elle puisse observer la qualité de ses métamorphoses. Elle commença naturellement par Zen, sa première tentative dans le domaine. Elle dosa son chakkra et exécuta l’enchainement avec rapidité. Elle s’observa dans le miroir. Comme l’avait remarqué Zen, le visage était particulièrement réussi. Le corps l’était moins ; il restait quelques imperfections, qu’elle corrigea machinalement rien qu’en y pensant. Impressionnée, elle reprit son apparence.
*C’est mieux* jugea-t-elle, satisfaite, avant de reprendre la manipulation. Cette fois, elle parla. Forte de ses compétences en théâtre, elle parvint à imiter avec conviction le ton retenu et appuyé, un peu avare en paroles de son professeur. Elle referma ses centres de chakkra, retrouvant son corps, et recommença, jusqu’à ce que ce soit naturel.
Ressentant un peu de fatigue, elle s’arrêta. Elle se rallongea au sol quelques minutes, un sourire aux lèvres. Elle se sentait vraiment bien là. Une espèce de plénitude, de sensation d’être à sa place, de faire ce qu’elle devait faire, qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Pour cette impression, elle savait qu’elle pouvait dédier sa vie à Kiri.
Après un moment de repos, elle se passa le visage à l’eau, vivifiante, et rejoignit le miroir. Cette fois, elle mit corps aux personnes qu’elle avait rencontré le matin même, le facteur, la boulangère, la milice et même l’employé mal-commode. Comblée par ses progrès, elle se laissa tenter par des expériences plus personnelles. Elle se métamorphosa en son père.
Cela le fit plus de mal qu’elle ne l’aurait penser. Face au miroir, elle passa une main tremblante sur la peau parcheminée du visage de son père. Elle murmura « papa » d’une voix mal assurée, mais d’entendre sa voix la troubla encore plus. Elle se laissa glisser par terre, posa son front sur le sol, et ferma les yeux très forts. Elle reprit sa forme originelle et se releva, soulagée de voir dans le miroir son visage à elle. Secouée, elle se promit de ne plus jamais recommencé ce genre de choses.
Le soleil commençait à baisser. Elle décida qu’il était temps d’arrêter, et de rentrer. Elle n’avait pas vu Ren’ai de la journée, et comme il savait qu’elle n’avait pas cours, il s’inquiéterait de ne pas la voir arriver. Elle délaissa donc, avec une pointe de regret et un brin de soulagement, la magnifique endroit où elle avait passé la journée…
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Watagumo Ine- Genin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
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Zabuza Momochi- Mort
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Re: Entrainement d'Ine
"- Mine de rien, ça faisait vraiment trop longtemps que je n'étais plus sorti prendre l'air, moi !
Pour la première fois depuis près d'un mois, Zen se tenait au milieu des landes qui entouraient l'enceinte du village et qui servaient de terrains d'entraînement pour les ninja de Kiri. Le vent, aussi humide et mordant était il, lui fit un bien fou alors qu'il se tenait, debout et immobile, au sommet d'un petit monticule qui surmontait la parcelle de l'étudiante.
"- Sympa ce terrain. Il faudra que je pense à voir c qu'il est advenu du mien à l'occasion.
Un large sourire se dessinait sur ses lèvres, et lorsqu'il proposa à Ine de passer aux choses sérieuses, sa voix était empreinte d'une euphorie à peine contenue, signe de la nostalgie qu'il éprouvait pour ce paysage. En son for intérieur, il décida qu'il retournerait dès le lendemain sur son propre terrain.
"- Si je te résume la situation, il te reste encore deux technique majeure à apprendre avant qu'on aborde le genjutsu pour de bon. Une des deux ne te posera guère de problème vu que tu en connais déjà les fondements, l'autre …
Son apprentissage douloureux de la permutation lui revint en mémoire. Bah, pas de raison qu'elle soit aussi empotée que lui.
"- … on verra ^^. Alors alors, je te propose de commencer par…
Il s'interrompit. Autant être honnête avec soi même : le temps était superbe (pas vraiment en fait, mais il était resté enfermé chez lui si longtemps que ça lui était égal), et il n'avait pas la moindre envie de rabâcher les mêmes mécanismes bateaux que la veille concernant les techniques de clonage.
"- … Le genjutsu ?
Impossible de se méprendre sur la lueur qui venait de s'allumer dans le regard de la jeune femme. Zen afficha un sourire complice. A l'évidence, elle n'attendait que ça.
Le chunin se concentra quelques instants, le temps de rassembler ses idées.
"- Ce n'est pas vraiment l'ordre logique des choses, mais c'est pas bien grave. A la rigueur, tu peux même essayer d'apprendre le clonage consistant par toi même grâce à des bouquins.
"- Je ne vais pas t'ennuyer avec une théorie interminable : on va directement commencer par un exemple qui illustre assez bien le concept même du genjutsu. On appelle cette technique la pupille de peur. A mon avis, elle mériterait un nom plus audacieux que ça mais bon, ça a l'avantage d'être clair.
Il sortit son habituel petit livre d'une de ses poches et s'efforça d'en tourner les pages avec une seule main. Agacé, il finit par le confier à l'étudiante en lui demandant de chercher la page elle même.
"- Peu de signes, très rapide à invoquer et extrêmement dévastatrice contre ceux qui ne s'y attendent pas, c'est à mon sens la première technique qu'on doit apprendre.
"- Le principe est simple. Il te faudra concevoir une illusion capable de terrifier ton adversaire au point de l'immobiliser pendant un bref instant. Après, comment profiter de cet instant de répit, c'est à toi de voir. En tout cas, il va te falloir découvrir par toi même la façon de transmettre cette peur. Tu t'apercevras bien vite que balancer une scène morbide et inquiétante à souhait n'est pas forcément suffisant pour parvenir à provoquer une réelle panique.
Evidement, il aurait pu lui parler immédiatement de la façon dont lui même avait appris cette technique, lorsqu'il avait découvert que le pouvoir de la suggestion discrète était beaucoup plus dévastateur que l'image explicite, mais ça aurait été un peu facile. Et puis, à terme, les maîtres genjutsu sont amenés à créer leurs propres illusions, alors autant l'habituer dès maintenant à résoudre les problèmes de l'esprit par elle même.
"- L'ennui, c'est que dans la mesure où tu ne connais pas la seconde technique de clonage, tu n'as aucune cible sur laquelle t'entraîner … mis à part moi. Alors vas y. Prends le temps de réfléchir au problème, puis utilise cette technique contre moi. Elle n'est pas dangereuse en elle même, alors ne te gêne pas pour y aller le plus fort que tu peux !
Pour la première fois depuis près d'un mois, Zen se tenait au milieu des landes qui entouraient l'enceinte du village et qui servaient de terrains d'entraînement pour les ninja de Kiri. Le vent, aussi humide et mordant était il, lui fit un bien fou alors qu'il se tenait, debout et immobile, au sommet d'un petit monticule qui surmontait la parcelle de l'étudiante.
"- Sympa ce terrain. Il faudra que je pense à voir c qu'il est advenu du mien à l'occasion.
Un large sourire se dessinait sur ses lèvres, et lorsqu'il proposa à Ine de passer aux choses sérieuses, sa voix était empreinte d'une euphorie à peine contenue, signe de la nostalgie qu'il éprouvait pour ce paysage. En son for intérieur, il décida qu'il retournerait dès le lendemain sur son propre terrain.
"- Si je te résume la situation, il te reste encore deux technique majeure à apprendre avant qu'on aborde le genjutsu pour de bon. Une des deux ne te posera guère de problème vu que tu en connais déjà les fondements, l'autre …
Son apprentissage douloureux de la permutation lui revint en mémoire. Bah, pas de raison qu'elle soit aussi empotée que lui.
"- … on verra ^^. Alors alors, je te propose de commencer par…
Il s'interrompit. Autant être honnête avec soi même : le temps était superbe (pas vraiment en fait, mais il était resté enfermé chez lui si longtemps que ça lui était égal), et il n'avait pas la moindre envie de rabâcher les mêmes mécanismes bateaux que la veille concernant les techniques de clonage.
"- … Le genjutsu ?
Impossible de se méprendre sur la lueur qui venait de s'allumer dans le regard de la jeune femme. Zen afficha un sourire complice. A l'évidence, elle n'attendait que ça.
Le chunin se concentra quelques instants, le temps de rassembler ses idées.
"- Ce n'est pas vraiment l'ordre logique des choses, mais c'est pas bien grave. A la rigueur, tu peux même essayer d'apprendre le clonage consistant par toi même grâce à des bouquins.
"- Je ne vais pas t'ennuyer avec une théorie interminable : on va directement commencer par un exemple qui illustre assez bien le concept même du genjutsu. On appelle cette technique la pupille de peur. A mon avis, elle mériterait un nom plus audacieux que ça mais bon, ça a l'avantage d'être clair.
Il sortit son habituel petit livre d'une de ses poches et s'efforça d'en tourner les pages avec une seule main. Agacé, il finit par le confier à l'étudiante en lui demandant de chercher la page elle même.
"- Peu de signes, très rapide à invoquer et extrêmement dévastatrice contre ceux qui ne s'y attendent pas, c'est à mon sens la première technique qu'on doit apprendre.
"- Le principe est simple. Il te faudra concevoir une illusion capable de terrifier ton adversaire au point de l'immobiliser pendant un bref instant. Après, comment profiter de cet instant de répit, c'est à toi de voir. En tout cas, il va te falloir découvrir par toi même la façon de transmettre cette peur. Tu t'apercevras bien vite que balancer une scène morbide et inquiétante à souhait n'est pas forcément suffisant pour parvenir à provoquer une réelle panique.
Evidement, il aurait pu lui parler immédiatement de la façon dont lui même avait appris cette technique, lorsqu'il avait découvert que le pouvoir de la suggestion discrète était beaucoup plus dévastateur que l'image explicite, mais ça aurait été un peu facile. Et puis, à terme, les maîtres genjutsu sont amenés à créer leurs propres illusions, alors autant l'habituer dès maintenant à résoudre les problèmes de l'esprit par elle même.
"- L'ennui, c'est que dans la mesure où tu ne connais pas la seconde technique de clonage, tu n'as aucune cible sur laquelle t'entraîner … mis à part moi. Alors vas y. Prends le temps de réfléchir au problème, puis utilise cette technique contre moi. Elle n'est pas dangereuse en elle même, alors ne te gêne pas pour y aller le plus fort que tu peux !

Zen Azechi- Chuunin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
"Mine de rien, ça faisait vraiment trop longtemps que je n'étais plus sorti prendre l'air, moi !"
Ine jeta un regard furtif à Zen. Elle s'en doutait un peu, et elle était franchement heureuse qu'il lui ait proposé de rejoindre son petit carré d'entraînement. Elle adorait littéralement cet endroit, magnifique et hostile à la fois. Et de toute évidence, Zen appréciait lui aussi de s'y retrouver. Il affichait un large sourire qui faisait plaisir à voir. Même son ton était un peu différent, un peu plus chaud qu'à l'habitude. Ine en venait à être presque contente d'avoir provoqué ce retournement de situation en s'opposant à son professeur.
" Si je te résume la situation, il te reste encore deux technique majeure à apprendre avant qu'on aborde le genjutsu pour de bon. Une des deux ne te posera guère de problème vu que tu en connais déjà les fondements, l'autre … on verra ^^. Alors alors, je te propose de commencer par…"
Il s'interrompit. Ine fronça un sourcil. Qu'allait-il dire ?
" … Le genjutsu ?
D'abord Ine fut incrédule, et puis elle dut se mordre les lèvres pour ne pas hurler de joie. Elle aurait même embrassé Zen tellement elle était heureuse, mais elle se retint. C'était si inconvenant ! Elle se contenta de répondre sagement au sourire complice que Zen affichait, tout en pensant très fort :
*Waouuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhh ^__________________^ !!!!!!!!!*
Zen reprit, amusé :
"Ce n'est pas vraiment l'ordre logique des choses, mais c'est pas bien grave. A la rigueur, tu peux même essayer d'apprendre le clonage consistant par toi même grâce à des bouquins.
Ine nota dans son esprit : apprentissage du Kage Bunshin. Elle n'avait pas eu trop de mal avec le Bunshin en lui-même, elle espérait qu'elle se débrouillerait assez bien pour faire rapidement valider la nouvelle technique. Elle se reconcentra sur les paroles de son professeur :
"Je ne vais pas t'ennuyer avec une théorie interminable : on va directement commencer par un exemple qui illustre assez bien le concept même du genjutsu. On appelle cette technique la pupille de peur. A mon avis, elle mériterait un nom plus audacieux que ça mais bon, ça a l'avantage d'être clair.
Là encore Ine dut maîtriser son enthousiasme. Ren' lui avait parlé de cette technique, et elle se sentait toute excitée à l'idée de la maîtriser sous peu, peut-être.
Le chuunin ressortit son bouquin d'enseignement, et tenta infructueusement d'en tourner les pages avant de confier la tâche à la jeune kunoichi, un peu agacé. Ine se surprit à le dévisager bizarrement.
*Il fait des efforts.", pensa-t-elle. Zen ne parut pas se formaliser de son petit sourire, et il poursuivit :
"Peu de signes, très rapide à invoquer et extrêmement dévastatrice contre ceux qui ne s'y attendent pas, c'est à mon sens la première technique qu'on doit apprendre. Le principe est simple. Il te faudra concevoir une illusion capable de terrifier ton adversaire au point de l'immobiliser pendant un bref instant. Après, comment profiter de cet instant de répit, c'est à toi de voir. En tout cas, il va te falloir découvrir par toi même la façon de transmettre cette peur. Tu t'apercevras bien vite que balancer une scène morbide et inquiétante à souhait n'est pas forcément suffisant pour parvenir à provoquer une réelle panique.
Ine buvait les paroles de son professeur. Cela paraissait fascinant. Jusqu'ici, rien ne laissait présager d'un contrôle quelconque de l'esprit d'un adversaire dans les techniques qu'elle avait apprise, mais là elle entrait dans le vif du sujet.
D'expérience d'actrice, ça n'était pas facile du tout d'instaurer un climat de peur. Un tel sentiment se suggérait plus, il était plus abstrait que concret. De plus, chaque peur étant subjective, toucher au coeur des angoisses requerrait une certaine maîtrise. En théâtre, cela se manifestait par des musiques lugubres qui maintenait les spectateurs à cran, des percussions sourdes qui imitaient un rythme cardiaque d'abord lent, puis emballé. Il y avait des masques, des suggestions habiles, des regards affolés. C'était très amusant à jouer. C'était sûrement plus compliqué à mettre en oeuvre quand il s'agissait de l'esprit d'un adversaire.
"L'ennui, c'est que dans la mesure où tu ne connais pas la seconde technique de clonage, tu n'as aucune cible sur laquelle t'entraîner … mis à part moi. Alors vas y. Prends le temps de réfléchir au problème, puis utilise cette technique contre moi. Elle n'est pas dangereuse en elle même, alors ne te gêne pas pour y aller le plus fort que tu peux !
Sans en être consciente, Ine était bouche-bée. Se servir de Zen comme... cobaye ?? C'était bien ce qu'il lui proposait ? De plus, s'attaquer à son propre professeur ne lui donnait pas beaucoup de chances de réussite. Cependant, si elle y arrivait, au bout d'un moment, à lui flanquer ne serait-ce qu'une petite frousse... eh bien on n'avait qu'à bien se tenir ! Le défi lui plaisait. C'était une occasion de voir ce qu'elle valait. Et d'après ce qu'avait dit Zen, dès qu'elle serait capable de faire un Kage Bunshin, elle pourrait s'entraîner sur ses propres clones. Qu'à cela ne tienne !
Elle attrappa le bouquin prestement. Il s'agissait d'entrer dans le psychique de son adversaire, et d'y instiller des craintes. Avec une bonne maîtrise, l'adversaire pouvait être paralysé. Pas besoin de s'interroger sur l'extraordinaire avantage tactique que cela pouvait donner. Même si l'ennemi se "réveillait" au premier coup reçu, on pouvait profiter de cet instant où il était inactif pour lui balancer un coup suffisamment fort, et prendre l'avantage. Ine pouvait deviner que cette technique devait avoir changé de nombreuses conclusions de combat. Ce qui n'était que plus motivant.
Ce que ne disait pas le bouquin, c'était comment pénétrer l'esprit de l'autre. Avec un peu de jugeotte, le mot "pupille" indiquait à penser que le chakkra devait être concentré dans les yeux. Peut-être cela permettait-il une sorte d'ultra-vision ? Ine s'y essaya. N'osant imaginer la tête qu'elle aurait, elle sollicita ses centres de chakkra et le concentra au niveau de ses yeux. En levant la tête vers Zen, elle put effectivement remarquer qu'elle passait dans un domaine de vision supérieur, qui lui permettait de se projeter à travers les yeux du chuunin.
"Waowww !!", ne put-elle s'empêcher de s'exclamer, en stoppant l'afflux de chakra vers ses yeux. C'était très impressionnant, et pas tout-à-fait immédiat. Sans doute aurait-elle besoin d'un peu de temps pour s'y habituer. Il faudrait qu'elle s'y entraine, quand elle aurait des clones consistants satisfaisants.
La jeune kunoichi reprit le manuel. Elle y mémorisa rapidement la petite série d'incantation, qui effectivement était très simple. Elle l'eut en main en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Décidément, elle n'avait pas eu tort d'entrainer intensivement ses doigts. Les conséquences étaient très agréables. De plus, elle ne voulait pas ennuyer Zen en passant trois heures sur les enchainements. Il n'était pas là pour ça.
Après quelques minutes d'entrainement plus rapide, elle se tourna vers Zen, et fit :
"Eh bien, je me sens prête pour un premier essai !"
Le professeur eut l'ombre d'un sourire. Il se mit face à elle, sans doute pour lui faciliter la tâche.
L'ennui avec Zen, c'était la difficulté de deviner quelles étaient les peurs qui l'habitaient. Il n'était pas particulièrement expressif, et il en disait tellement peu sur lui-même qu'Ine se surprit à penser qu'il n'avait peur de rien. Peut-être, en poussant le vice, craignait-il les filles de son âge ? Franchement risible. Elle décida donc d'instaurer seulement une atmosphère lourde, comme elle l'aurait fait en représentation, pour voir s'il s'embourberait tout seul dans ses pires craintes.
La jeune femme ouvrit donc des yeux pleins de chakra et se projeta en Zen. Une espèce de mur la bloquait, mais en forçant un peu elle parvint à s'infiltrer un peu plus, sans être toutefois certaine d'être assez loin dans son esprit. Elle lança alors son incantation manuelle, en pensant très fort à un environnement dense, humide, sombre, reproduisant même dans sa tête les percussions qui marquaient un rythme lent et contraignant.
Ce faisant, elle observait attentivement le visage de Zen, mais comme elle s'y attendait il n'exprimait guère plus que de l'indifférence. Un tic, peut-être, à un moment donné, mais Ine devait prendre ses rêves pour la réalité. Elle coupa court à la pupille ratée, et lança :
"Sempai, ne dis rien, je devine que c'était nul. Je dois avouer que c'est assez étrange comme sensation, et pour tout te dire, tu n'es sûrement pas le genre de personne sur laquelle c'est le plus aisé d'essayer ça."
Elle fit une grimace contrite, et murmura :
"C'est un compliment bien sûr. En fait, Zen, je crois que j'apprécierais que tu me montres comment tu fais... sur moi. Même si c'est très désagréable, je pense que j'apprendrais plus en l'ayant subi qu'en lisant ce manuel idiot. Tu voudrais pas... ??"
Ine s'attendait un peu à la réponse, mais il ne coûtait rien d'essayer. Elle attendit la réaction de son professeur.
Ine jeta un regard furtif à Zen. Elle s'en doutait un peu, et elle était franchement heureuse qu'il lui ait proposé de rejoindre son petit carré d'entraînement. Elle adorait littéralement cet endroit, magnifique et hostile à la fois. Et de toute évidence, Zen appréciait lui aussi de s'y retrouver. Il affichait un large sourire qui faisait plaisir à voir. Même son ton était un peu différent, un peu plus chaud qu'à l'habitude. Ine en venait à être presque contente d'avoir provoqué ce retournement de situation en s'opposant à son professeur.
" Si je te résume la situation, il te reste encore deux technique majeure à apprendre avant qu'on aborde le genjutsu pour de bon. Une des deux ne te posera guère de problème vu que tu en connais déjà les fondements, l'autre … on verra ^^. Alors alors, je te propose de commencer par…"
Il s'interrompit. Ine fronça un sourcil. Qu'allait-il dire ?
" … Le genjutsu ?
D'abord Ine fut incrédule, et puis elle dut se mordre les lèvres pour ne pas hurler de joie. Elle aurait même embrassé Zen tellement elle était heureuse, mais elle se retint. C'était si inconvenant ! Elle se contenta de répondre sagement au sourire complice que Zen affichait, tout en pensant très fort :
*Waouuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhh ^__________________^ !!!!!!!!!*
Zen reprit, amusé :
"Ce n'est pas vraiment l'ordre logique des choses, mais c'est pas bien grave. A la rigueur, tu peux même essayer d'apprendre le clonage consistant par toi même grâce à des bouquins.
Ine nota dans son esprit : apprentissage du Kage Bunshin. Elle n'avait pas eu trop de mal avec le Bunshin en lui-même, elle espérait qu'elle se débrouillerait assez bien pour faire rapidement valider la nouvelle technique. Elle se reconcentra sur les paroles de son professeur :
"Je ne vais pas t'ennuyer avec une théorie interminable : on va directement commencer par un exemple qui illustre assez bien le concept même du genjutsu. On appelle cette technique la pupille de peur. A mon avis, elle mériterait un nom plus audacieux que ça mais bon, ça a l'avantage d'être clair.
Là encore Ine dut maîtriser son enthousiasme. Ren' lui avait parlé de cette technique, et elle se sentait toute excitée à l'idée de la maîtriser sous peu, peut-être.
Le chuunin ressortit son bouquin d'enseignement, et tenta infructueusement d'en tourner les pages avant de confier la tâche à la jeune kunoichi, un peu agacé. Ine se surprit à le dévisager bizarrement.
*Il fait des efforts.", pensa-t-elle. Zen ne parut pas se formaliser de son petit sourire, et il poursuivit :
"Peu de signes, très rapide à invoquer et extrêmement dévastatrice contre ceux qui ne s'y attendent pas, c'est à mon sens la première technique qu'on doit apprendre. Le principe est simple. Il te faudra concevoir une illusion capable de terrifier ton adversaire au point de l'immobiliser pendant un bref instant. Après, comment profiter de cet instant de répit, c'est à toi de voir. En tout cas, il va te falloir découvrir par toi même la façon de transmettre cette peur. Tu t'apercevras bien vite que balancer une scène morbide et inquiétante à souhait n'est pas forcément suffisant pour parvenir à provoquer une réelle panique.
Ine buvait les paroles de son professeur. Cela paraissait fascinant. Jusqu'ici, rien ne laissait présager d'un contrôle quelconque de l'esprit d'un adversaire dans les techniques qu'elle avait apprise, mais là elle entrait dans le vif du sujet.
D'expérience d'actrice, ça n'était pas facile du tout d'instaurer un climat de peur. Un tel sentiment se suggérait plus, il était plus abstrait que concret. De plus, chaque peur étant subjective, toucher au coeur des angoisses requerrait une certaine maîtrise. En théâtre, cela se manifestait par des musiques lugubres qui maintenait les spectateurs à cran, des percussions sourdes qui imitaient un rythme cardiaque d'abord lent, puis emballé. Il y avait des masques, des suggestions habiles, des regards affolés. C'était très amusant à jouer. C'était sûrement plus compliqué à mettre en oeuvre quand il s'agissait de l'esprit d'un adversaire.
"L'ennui, c'est que dans la mesure où tu ne connais pas la seconde technique de clonage, tu n'as aucune cible sur laquelle t'entraîner … mis à part moi. Alors vas y. Prends le temps de réfléchir au problème, puis utilise cette technique contre moi. Elle n'est pas dangereuse en elle même, alors ne te gêne pas pour y aller le plus fort que tu peux !
Sans en être consciente, Ine était bouche-bée. Se servir de Zen comme... cobaye ?? C'était bien ce qu'il lui proposait ? De plus, s'attaquer à son propre professeur ne lui donnait pas beaucoup de chances de réussite. Cependant, si elle y arrivait, au bout d'un moment, à lui flanquer ne serait-ce qu'une petite frousse... eh bien on n'avait qu'à bien se tenir ! Le défi lui plaisait. C'était une occasion de voir ce qu'elle valait. Et d'après ce qu'avait dit Zen, dès qu'elle serait capable de faire un Kage Bunshin, elle pourrait s'entraîner sur ses propres clones. Qu'à cela ne tienne !
Elle attrappa le bouquin prestement. Il s'agissait d'entrer dans le psychique de son adversaire, et d'y instiller des craintes. Avec une bonne maîtrise, l'adversaire pouvait être paralysé. Pas besoin de s'interroger sur l'extraordinaire avantage tactique que cela pouvait donner. Même si l'ennemi se "réveillait" au premier coup reçu, on pouvait profiter de cet instant où il était inactif pour lui balancer un coup suffisamment fort, et prendre l'avantage. Ine pouvait deviner que cette technique devait avoir changé de nombreuses conclusions de combat. Ce qui n'était que plus motivant.
Ce que ne disait pas le bouquin, c'était comment pénétrer l'esprit de l'autre. Avec un peu de jugeotte, le mot "pupille" indiquait à penser que le chakkra devait être concentré dans les yeux. Peut-être cela permettait-il une sorte d'ultra-vision ? Ine s'y essaya. N'osant imaginer la tête qu'elle aurait, elle sollicita ses centres de chakkra et le concentra au niveau de ses yeux. En levant la tête vers Zen, elle put effectivement remarquer qu'elle passait dans un domaine de vision supérieur, qui lui permettait de se projeter à travers les yeux du chuunin.
"Waowww !!", ne put-elle s'empêcher de s'exclamer, en stoppant l'afflux de chakra vers ses yeux. C'était très impressionnant, et pas tout-à-fait immédiat. Sans doute aurait-elle besoin d'un peu de temps pour s'y habituer. Il faudrait qu'elle s'y entraine, quand elle aurait des clones consistants satisfaisants.
La jeune kunoichi reprit le manuel. Elle y mémorisa rapidement la petite série d'incantation, qui effectivement était très simple. Elle l'eut en main en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Décidément, elle n'avait pas eu tort d'entrainer intensivement ses doigts. Les conséquences étaient très agréables. De plus, elle ne voulait pas ennuyer Zen en passant trois heures sur les enchainements. Il n'était pas là pour ça.
Après quelques minutes d'entrainement plus rapide, elle se tourna vers Zen, et fit :
"Eh bien, je me sens prête pour un premier essai !"
Le professeur eut l'ombre d'un sourire. Il se mit face à elle, sans doute pour lui faciliter la tâche.
L'ennui avec Zen, c'était la difficulté de deviner quelles étaient les peurs qui l'habitaient. Il n'était pas particulièrement expressif, et il en disait tellement peu sur lui-même qu'Ine se surprit à penser qu'il n'avait peur de rien. Peut-être, en poussant le vice, craignait-il les filles de son âge ? Franchement risible. Elle décida donc d'instaurer seulement une atmosphère lourde, comme elle l'aurait fait en représentation, pour voir s'il s'embourberait tout seul dans ses pires craintes.
La jeune femme ouvrit donc des yeux pleins de chakra et se projeta en Zen. Une espèce de mur la bloquait, mais en forçant un peu elle parvint à s'infiltrer un peu plus, sans être toutefois certaine d'être assez loin dans son esprit. Elle lança alors son incantation manuelle, en pensant très fort à un environnement dense, humide, sombre, reproduisant même dans sa tête les percussions qui marquaient un rythme lent et contraignant.
Ce faisant, elle observait attentivement le visage de Zen, mais comme elle s'y attendait il n'exprimait guère plus que de l'indifférence. Un tic, peut-être, à un moment donné, mais Ine devait prendre ses rêves pour la réalité. Elle coupa court à la pupille ratée, et lança :
"Sempai, ne dis rien, je devine que c'était nul. Je dois avouer que c'est assez étrange comme sensation, et pour tout te dire, tu n'es sûrement pas le genre de personne sur laquelle c'est le plus aisé d'essayer ça."
Elle fit une grimace contrite, et murmura :
"C'est un compliment bien sûr. En fait, Zen, je crois que j'apprécierais que tu me montres comment tu fais... sur moi. Même si c'est très désagréable, je pense que j'apprendrais plus en l'ayant subi qu'en lisant ce manuel idiot. Tu voudrais pas... ??"
Ine s'attendait un peu à la réponse, mais il ne coûtait rien d'essayer. Elle attendit la réaction de son professeur.

Watagumo Ine- Genin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
Zen concentra son attention sur les pupilles de la jeune femme, qui s'illuminèrent progressivement d'une lueur bleutée. Quelques instants passèrent sans qu'il ne remarque rien de particulier, hormis un léger malaise, puis sa perception des choses fut soudain altérée. Il distingua en surimpression par rapport à la réalité une image sombre et indistincte. Des marais saumâtres ? Le paysage était trop peu précis pour être identifié. En revanche, le chunin distingua nettement une sorte de percussion qui résonnait dans sa tête. Le rythme était lent mais terriblement régulier, si bien que Zen eut l'impression que les battements de son cœur se synchronisaient automatiquement sur ce son si particulier.
Ine relâcha sa concentration, et le monde reprit toute sa consistance autour du chunin. Ce dernier se tint coi pendant quelques instants, si bien que l'étudiante en profita pour prendre les devants :
"Sempai, ne dis rien, je devine que c'était nul. Je dois avouer que c'est assez étrange comme sensation, et pour tout te dire, tu n'es sûrement pas le genre de personne sur laquelle c'est le plus aisé d'essayer ça."
Ah ? Non, ce n'était pas si mal. C'était même un très bon début à son goût.
"C'est un compliment bien sûr. En fait, Zen, je crois que j'apprécierais que tu me montres comment tu fais... sur moi. Même si c'est très désagréable, je pense que j'apprendrais plus en l'ayant subi qu'en lisant ce manuel idiot. Tu voudrais pas... ??"
Pourrait il ? Sans doute oui. Depuis l'opération de Nimuro, Zen était parvenu à invoquer plusieurs clones à peu près corrects, preuve qu'il était à présent capable d'utiliser convenablement son chakra. D'autre part, il connaissait (ou du moins supposait) les signes qu'il devrait effectuer pour utiliser la pupille, mais il ne l'avait jamais testée. Il était curieux de savoir s'il parviendrait à lancer la technique…
Cependant, il était encore un peu tôt pour lui faire subir ça. Et puis il n'était pas certain de pouvoir moduler son assaut psychique de façon à ne pas blesser la jeune femme. Il décida de repousser l'échéance.
"- Pas si vite, pas si vite. D'abord quelques commentaires sur ce que tu viens de faire. D'abord, un petit conseil : la pupille de peur n'est pas une technique insidieuse et discrète, elle est brutale et ne doit pas laisser à l'adversaire le temps de réfléchir. Si tu te souviens de ce que tu as fait, tu remarqueras que tu as mis beaucoup trop de temps à invoquer la technique et à insinuer l'illusion. Sois plus directe, n'hésite pas à malaxer une bonne quantité de chakra (fais quand même gaffe de ne pas te bruler la rétine).
"- Ceci dit, j'ai cru remarquer que tu avais vite compris le principe même du genjutsu : ne rien montrer, tout suggérer. Ignorant ma phobie … ( Zen marqua une pause gênée, conscient d'avoir lâché un renseignement dont elle n'avait pas vraiment besoin.) tu t'es efforcée d'instiller un climat oppressant. A ce propos, l'idée de l'espèce de rythme obsédant est excellente… pas adaptée à la pupille selon moi, mais si tu travailles un peu cette petite astuce, tu peux atteindre d'excellent résultats avec des genjutsus plus insidieux.
"- Réessaie et applique mes conseils. Sois plus franche et plus brutale. As tu déjà connu la terreur dans ta vie ? Si non, je suis bien conscient que la tâche n'est pas évidente. Concentre toi et demande toi ce que c'est que d'avoir peur, d'être paniqué. C'est ça que tu dois me faire croire.
Alors qu'il expliquait les bases à son étudiante, Zen en profitait pour se remémorer ses propres techniques. Il était de plus en plus curieux de voir s'il serait à nouveau capable de tétaniser quelqu'un …
Ine relâcha sa concentration, et le monde reprit toute sa consistance autour du chunin. Ce dernier se tint coi pendant quelques instants, si bien que l'étudiante en profita pour prendre les devants :
"Sempai, ne dis rien, je devine que c'était nul. Je dois avouer que c'est assez étrange comme sensation, et pour tout te dire, tu n'es sûrement pas le genre de personne sur laquelle c'est le plus aisé d'essayer ça."
Ah ? Non, ce n'était pas si mal. C'était même un très bon début à son goût.
"C'est un compliment bien sûr. En fait, Zen, je crois que j'apprécierais que tu me montres comment tu fais... sur moi. Même si c'est très désagréable, je pense que j'apprendrais plus en l'ayant subi qu'en lisant ce manuel idiot. Tu voudrais pas... ??"
Pourrait il ? Sans doute oui. Depuis l'opération de Nimuro, Zen était parvenu à invoquer plusieurs clones à peu près corrects, preuve qu'il était à présent capable d'utiliser convenablement son chakra. D'autre part, il connaissait (ou du moins supposait) les signes qu'il devrait effectuer pour utiliser la pupille, mais il ne l'avait jamais testée. Il était curieux de savoir s'il parviendrait à lancer la technique…
Cependant, il était encore un peu tôt pour lui faire subir ça. Et puis il n'était pas certain de pouvoir moduler son assaut psychique de façon à ne pas blesser la jeune femme. Il décida de repousser l'échéance.
"- Pas si vite, pas si vite. D'abord quelques commentaires sur ce que tu viens de faire. D'abord, un petit conseil : la pupille de peur n'est pas une technique insidieuse et discrète, elle est brutale et ne doit pas laisser à l'adversaire le temps de réfléchir. Si tu te souviens de ce que tu as fait, tu remarqueras que tu as mis beaucoup trop de temps à invoquer la technique et à insinuer l'illusion. Sois plus directe, n'hésite pas à malaxer une bonne quantité de chakra (fais quand même gaffe de ne pas te bruler la rétine).
"- Ceci dit, j'ai cru remarquer que tu avais vite compris le principe même du genjutsu : ne rien montrer, tout suggérer. Ignorant ma phobie … ( Zen marqua une pause gênée, conscient d'avoir lâché un renseignement dont elle n'avait pas vraiment besoin.) tu t'es efforcée d'instiller un climat oppressant. A ce propos, l'idée de l'espèce de rythme obsédant est excellente… pas adaptée à la pupille selon moi, mais si tu travailles un peu cette petite astuce, tu peux atteindre d'excellent résultats avec des genjutsus plus insidieux.
"- Réessaie et applique mes conseils. Sois plus franche et plus brutale. As tu déjà connu la terreur dans ta vie ? Si non, je suis bien conscient que la tâche n'est pas évidente. Concentre toi et demande toi ce que c'est que d'avoir peur, d'être paniqué. C'est ça que tu dois me faire croire.
Alors qu'il expliquait les bases à son étudiante, Zen en profitait pour se remémorer ses propres techniques. Il était de plus en plus curieux de voir s'il serait à nouveau capable de tétaniser quelqu'un …

Zen Azechi- Chuunin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
"Pas si vite, pas si vite. »
Même si elle s’y attendait, Ine ne put s’empêcher d’être déçue. Non pas qu’elle ait envie de souffrir, mais elle savait qu’elle ne pourrait maîtriser totalement la technique que lorsqu’elle l’aurait subie.
Mais elle ne s’attarda pas sur sa déception, et écouta avec attention les commentaires de Zen sur sa pupille ratée :
« D'abord quelques commentaires sur ce que tu viens de faire. D'abord, un petit conseil : la pupille de peur n'est pas une technique insidieuse et discrète, elle est brutale et ne doit pas laisser à l'adversaire le temps de réfléchir. Si tu te souviens de ce que tu as fait, tu remarqueras que tu as mis beaucoup trop de temps à invoquer la technique et à insinuer l'illusion. Sois plus directe, n'hésite pas à malaxer une bonne quantité de chakra (fais quand même gaffe de ne pas te bruler la rétine). »
Etre plus brusque. Ne pas être pingre avec son chakra. La jeune femme enregistra bien ces concepts. Effectivement, elle avait attendue d’être dans le psychique de Zen pour lancer sa pupille, et elle avait seulement envoyé le minimum de chakra requis. Il lui faudrait sans doute attaquer de front la prochaine fois, sans ménager son énergie pour « frapper » l’adversaire. La technique étant très complexe, elle ne pouvait sans doute pas se permettre d’y mettre le moins de chakra possible, comme c’était le cas avec le bunshin.
Elle se raccrocha aux remarques de son professeur, et fut très surprise d’apprendre que celui-ci avait une phobie. Zen, phobique ? C’était difficilement concevable. Sa curiosité la titilla, mais elle se retint de s’exclamer et de lui demander quelle était cette phobie, qu’il aurait refusé de toute manière de dévoiler.
La jeune apprentie fut aussi ravie des petits compliments que lui glissa le chuunin. Elle avait peut-être un peu trop tendance à se rabaisser, et ceux-ci la mettaient plus en confiance. Elle ne pensait pas qu’il soit du genre à dire ce qu’il ne pensait pas.
"Réessaie et applique mes conseils. Sois plus franche et plus brutale. As tu déjà connu la terreur dans ta vie ? Si non, je suis bien conscient que la tâche n'est pas évidente. Concentre toi et demande toi ce que c'est que d'avoir peur, d'être paniqué. C'est ça que tu dois me faire croire. »
Ine baissa la tête. Avait-elle connu la terreur ? Bien sûr que oui. Mais elle gardait ce souvenir dans un tiroir de sa mémoire, et n’avait aucune envie d’ouvrir la boite de Pandore. Les efforts qu’elle avait dû faire pour parvenir à « enfermer » cette séquence de sa vie, à l’oublier presque, lui avaient trop coûté pour faire flancher l’édifice.
En même temps, elle était consciente qu’elle avait dans son esprit une sorte de bombe à retardement, et sans doute qu’un genjutsu bien appliqué la ferait exploser un jour ou l’autre. Peut-être qu’elle devrait l’exorcisé en en parlant avec quelqu’un de confiance. Mais la jeune femme estimait que ce n’était pas à l’ordre du jour. Toute la volonté dont elle était faite ne parvenait pas à surmonter ce blocage.
La kunoichi se contenta donc de ressentir les vestiges de cette terreur, la poussée d’adrénaline, le flot de faiblesse qui s’ensuit quand vous savez que vous ne pouvez pas lutter. Elle s’en imprégna, notant dans un coin de sa tête l’environnement auquel ça la faisait penser.
Elle dévisagea Zen, sans parvenir à le sonder. Une phobie ? De quel ordre ? Pour avoir eu un petit cousin phobique, elle savait bien que c’était quelque chose d’inconsidéré, et que l’objet de la peur en elle-même paraissait souvent ridicule à toute personne non concernée. Son cousin à elle avait peur des insectes. Elle doutait que ce fut le cas de Zen.
Ine finit par abandonner. Soit elle ne trouverait jamais, soit elle toucherait juste d’une façon ou d’une autre. C’était tellement aléatoire ! Elle se tint prête pour un deuxième essai.
Elle envoya tout de suite beaucoup plus de chakra, sans excès, et synchronisa son entrée dans l’esprit de Zen et son enchaînement manuel. L’environnement qu’elle créa était plus net, mais toujours dans la suggestion. Elle se fit tout de suite plus agressive. Trop habituée aux percus comme élément essentiel, elle les conserva, mais le rythme qu’elle leur donna était plus rapide, tout en restant sourd et régulier pour augmenter le malaise et l’impression de ne pas contrôler ses propres battements de cœur. Pour Zen elle y introduisit en plus une sensation de foule, faisant en sorte qu’il se sente noyé dans une multitude hostile. Après tout, Zen n’était pas très sociable ; peut-être était-il tout simplement agoraphobe ?
La jeune femme s’arrêta uniquement quand ses yeux commencèrent à la brûler. Elle était assez découragée, et l’apprentissage de la technique était plus gourmand en énergie qu’elle ne l’avait d’abord pensé. Elle se frotta les yeux, s’assit en tailleur, et attendit les réflexions de Zen.
Même si elle s’y attendait, Ine ne put s’empêcher d’être déçue. Non pas qu’elle ait envie de souffrir, mais elle savait qu’elle ne pourrait maîtriser totalement la technique que lorsqu’elle l’aurait subie.
Mais elle ne s’attarda pas sur sa déception, et écouta avec attention les commentaires de Zen sur sa pupille ratée :
« D'abord quelques commentaires sur ce que tu viens de faire. D'abord, un petit conseil : la pupille de peur n'est pas une technique insidieuse et discrète, elle est brutale et ne doit pas laisser à l'adversaire le temps de réfléchir. Si tu te souviens de ce que tu as fait, tu remarqueras que tu as mis beaucoup trop de temps à invoquer la technique et à insinuer l'illusion. Sois plus directe, n'hésite pas à malaxer une bonne quantité de chakra (fais quand même gaffe de ne pas te bruler la rétine). »
Etre plus brusque. Ne pas être pingre avec son chakra. La jeune femme enregistra bien ces concepts. Effectivement, elle avait attendue d’être dans le psychique de Zen pour lancer sa pupille, et elle avait seulement envoyé le minimum de chakra requis. Il lui faudrait sans doute attaquer de front la prochaine fois, sans ménager son énergie pour « frapper » l’adversaire. La technique étant très complexe, elle ne pouvait sans doute pas se permettre d’y mettre le moins de chakra possible, comme c’était le cas avec le bunshin.
Elle se raccrocha aux remarques de son professeur, et fut très surprise d’apprendre que celui-ci avait une phobie. Zen, phobique ? C’était difficilement concevable. Sa curiosité la titilla, mais elle se retint de s’exclamer et de lui demander quelle était cette phobie, qu’il aurait refusé de toute manière de dévoiler.
La jeune apprentie fut aussi ravie des petits compliments que lui glissa le chuunin. Elle avait peut-être un peu trop tendance à se rabaisser, et ceux-ci la mettaient plus en confiance. Elle ne pensait pas qu’il soit du genre à dire ce qu’il ne pensait pas.
"Réessaie et applique mes conseils. Sois plus franche et plus brutale. As tu déjà connu la terreur dans ta vie ? Si non, je suis bien conscient que la tâche n'est pas évidente. Concentre toi et demande toi ce que c'est que d'avoir peur, d'être paniqué. C'est ça que tu dois me faire croire. »
Ine baissa la tête. Avait-elle connu la terreur ? Bien sûr que oui. Mais elle gardait ce souvenir dans un tiroir de sa mémoire, et n’avait aucune envie d’ouvrir la boite de Pandore. Les efforts qu’elle avait dû faire pour parvenir à « enfermer » cette séquence de sa vie, à l’oublier presque, lui avaient trop coûté pour faire flancher l’édifice.
En même temps, elle était consciente qu’elle avait dans son esprit une sorte de bombe à retardement, et sans doute qu’un genjutsu bien appliqué la ferait exploser un jour ou l’autre. Peut-être qu’elle devrait l’exorcisé en en parlant avec quelqu’un de confiance. Mais la jeune femme estimait que ce n’était pas à l’ordre du jour. Toute la volonté dont elle était faite ne parvenait pas à surmonter ce blocage.
La kunoichi se contenta donc de ressentir les vestiges de cette terreur, la poussée d’adrénaline, le flot de faiblesse qui s’ensuit quand vous savez que vous ne pouvez pas lutter. Elle s’en imprégna, notant dans un coin de sa tête l’environnement auquel ça la faisait penser.
Elle dévisagea Zen, sans parvenir à le sonder. Une phobie ? De quel ordre ? Pour avoir eu un petit cousin phobique, elle savait bien que c’était quelque chose d’inconsidéré, et que l’objet de la peur en elle-même paraissait souvent ridicule à toute personne non concernée. Son cousin à elle avait peur des insectes. Elle doutait que ce fut le cas de Zen.
Ine finit par abandonner. Soit elle ne trouverait jamais, soit elle toucherait juste d’une façon ou d’une autre. C’était tellement aléatoire ! Elle se tint prête pour un deuxième essai.
Elle envoya tout de suite beaucoup plus de chakra, sans excès, et synchronisa son entrée dans l’esprit de Zen et son enchaînement manuel. L’environnement qu’elle créa était plus net, mais toujours dans la suggestion. Elle se fit tout de suite plus agressive. Trop habituée aux percus comme élément essentiel, elle les conserva, mais le rythme qu’elle leur donna était plus rapide, tout en restant sourd et régulier pour augmenter le malaise et l’impression de ne pas contrôler ses propres battements de cœur. Pour Zen elle y introduisit en plus une sensation de foule, faisant en sorte qu’il se sente noyé dans une multitude hostile. Après tout, Zen n’était pas très sociable ; peut-être était-il tout simplement agoraphobe ?
La jeune femme s’arrêta uniquement quand ses yeux commencèrent à la brûler. Elle était assez découragée, et l’apprentissage de la technique était plus gourmand en énergie qu’elle ne l’avait d’abord pensé. Elle se frotta les yeux, s’assit en tailleur, et attendit les réflexions de Zen.

Watagumo Ine- Genin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
]Cette fois ci, l'assaut psychique n'eut rien à voir avec le précédent. Zen eut l'impression de ressentir une légère douleur à l'arrière de son crane. Cette fois ci Ine y était allé un peu fort. Pas bien grave, elle trouverait rapidement son équilibre.
Sa vision "sursauta" violemment une fois, puis une image indistincte la troubla en un instant. Le chunin eut la sensation qu'un violent roulement de tambours lui vrillait les tempes, instillant en lui une tension difficilement soutenable. Quelque chose le frôla. Autours de lui, des formes incertaines se mouvaient et l'entouraient sans lui laisser le plus petit espace. Entre deux martèlements, il perçut une rumeur sourde, comme celle que produirait une large foule d'individus. Ou bien … ?
Les gens, les visages prirent une apparence moins consistante. Ine avait instillé dans l'esprit du jeune homme l'idée d'oppression, en l'accommodant d'une sensation de chaleur étouffante. Pourtant, son cerveau perçut cette variation de température dans l'autre sens, et alors que les silhouettes qui l'encerclaient se liquéfiaient littéralement , tentant de le noyer au sens propre, Zen ressentit le froid mordant d'une baignade dans les lacs gelés de Kiri.
* stop *
Calmement, sans s'affoler, le chunin s'échappa de l'illusion et revint doucement dans la réalité. Comment avait elle réussi à provoquer un tel effet ? Réfléchissant un bref instant, il s'aperçut qu'il avait délibérément laissé le champ libre à la jeune femme. Il n'avait volontairement opposé aucune résistance à une quelconque suggestion étrangère, dans le but d'analyser et de comprendre la façon dont elle s'y prendrait.
Heureusement pour lui, il était parvenu à conserver son calme et ses facultés. S'extirper du genjutsu s'était finalement révélé plutôt simple, malgré le fait qu'Ine continuait de l'assaillir sans relâche.
Il lui sourit.
"- Tu progresses vite. Il y a encore quelques petits problèmes mais tu as maintenant bien compris le principe général de la technique. Ceci dit, tu ne devrais pas avoir à maintenir le contact psychique avec l'adversaire pour effectuer le jutsu. Une seconde suffit normalement pour le plonger dans la panique la plus insensée, alors que toi, tu t'es concentrée bien plus longtemps que ça.
"- C'est une des règles du genjutsu : quand l'esprit n'y croit plus, pas la peine d'en rajouter. Il faut passer à autre chose. Je ne saurais pas te dire si c'est l'âme qui est forte ou nous qui sommes faibles, mais nous ne pouvons pas maintenir la même illusion éternellement. Pour être vraiment efficace, il nous faut être inventifs, jouer sur toutes les émotions que quelqu'un peut éprouver. Evidemment, il te manque l'expérience et les techniques pour parvenir à ce résultat, mais bon … ça ne me coûte rien de t'expliquer ça, hein ?
Incrédule et découragée, Ine demanda comment réussir à instiller la pire terreur en une seule seconde. Surprise et peur sont deux choses bien différentes, et alors que la première doit être provoquée sur l'instant, la seconde n'intervient que face à un climat oppressant prolongé.
"- Vrai. Mais la pupille de peur n'est pas une technique "à climat". C'est une technique brutale, comme je te l'ai déjà expliqué. Tu dois seulement fournir l'impulsion, suggérer à l'adversaire une terreur que son cerveau ne pourra pas assimiler sur le coup. Le temps que te permet de gagner ce jutsu, c'est le temps que met l'ennemi à comprendre ce qui lui arrive et à réaliser qu'il n'est pas en danger. Bien sûr, il s'en rend compte assez vite, puisque tu ne maintiens pas toi même l'illusion, mais … c'est comme ça que la technique fonctionne.
"- C'est un peu comme … euhhhh
Difficile d'expliciter une notion aussi abstraite (quoique : "abstraite" n'était pas le bon mot. Ce concept était tout ce qu'il y avait de plus concret .. à condition de l'avoir vécu au moins une fois).
Les secondes passèrent, et Zen ne parvint pas à trouver ses mots. Devant le regard curieux et interrogateur de l'étudiante, il soupira.
"- Hé, d'accord, tu as gagné. Mais fais moi plaisir, ne le répète à personne, OK ?
Il lui fit un clin d'œil. Surprise, Ine concentra son attention sur le visage de son professeur et ne remarqua pas sa main gauche qu'il extirpa vivement de sa poche.
Elle en eut le souffle coupé, comme si on venait de la frapper juste sous les côtes : le sol venait de s'ouvrir sous elle.
Sa vision "sursauta" violemment une fois, puis une image indistincte la troubla en un instant. Le chunin eut la sensation qu'un violent roulement de tambours lui vrillait les tempes, instillant en lui une tension difficilement soutenable. Quelque chose le frôla. Autours de lui, des formes incertaines se mouvaient et l'entouraient sans lui laisser le plus petit espace. Entre deux martèlements, il perçut une rumeur sourde, comme celle que produirait une large foule d'individus. Ou bien … ?
Les gens, les visages prirent une apparence moins consistante. Ine avait instillé dans l'esprit du jeune homme l'idée d'oppression, en l'accommodant d'une sensation de chaleur étouffante. Pourtant, son cerveau perçut cette variation de température dans l'autre sens, et alors que les silhouettes qui l'encerclaient se liquéfiaient littéralement , tentant de le noyer au sens propre, Zen ressentit le froid mordant d'une baignade dans les lacs gelés de Kiri.
* stop *
Calmement, sans s'affoler, le chunin s'échappa de l'illusion et revint doucement dans la réalité. Comment avait elle réussi à provoquer un tel effet ? Réfléchissant un bref instant, il s'aperçut qu'il avait délibérément laissé le champ libre à la jeune femme. Il n'avait volontairement opposé aucune résistance à une quelconque suggestion étrangère, dans le but d'analyser et de comprendre la façon dont elle s'y prendrait.
Heureusement pour lui, il était parvenu à conserver son calme et ses facultés. S'extirper du genjutsu s'était finalement révélé plutôt simple, malgré le fait qu'Ine continuait de l'assaillir sans relâche.
Il lui sourit.
"- Tu progresses vite. Il y a encore quelques petits problèmes mais tu as maintenant bien compris le principe général de la technique. Ceci dit, tu ne devrais pas avoir à maintenir le contact psychique avec l'adversaire pour effectuer le jutsu. Une seconde suffit normalement pour le plonger dans la panique la plus insensée, alors que toi, tu t'es concentrée bien plus longtemps que ça.
"- C'est une des règles du genjutsu : quand l'esprit n'y croit plus, pas la peine d'en rajouter. Il faut passer à autre chose. Je ne saurais pas te dire si c'est l'âme qui est forte ou nous qui sommes faibles, mais nous ne pouvons pas maintenir la même illusion éternellement. Pour être vraiment efficace, il nous faut être inventifs, jouer sur toutes les émotions que quelqu'un peut éprouver. Evidemment, il te manque l'expérience et les techniques pour parvenir à ce résultat, mais bon … ça ne me coûte rien de t'expliquer ça, hein ?
Incrédule et découragée, Ine demanda comment réussir à instiller la pire terreur en une seule seconde. Surprise et peur sont deux choses bien différentes, et alors que la première doit être provoquée sur l'instant, la seconde n'intervient que face à un climat oppressant prolongé.
"- Vrai. Mais la pupille de peur n'est pas une technique "à climat". C'est une technique brutale, comme je te l'ai déjà expliqué. Tu dois seulement fournir l'impulsion, suggérer à l'adversaire une terreur que son cerveau ne pourra pas assimiler sur le coup. Le temps que te permet de gagner ce jutsu, c'est le temps que met l'ennemi à comprendre ce qui lui arrive et à réaliser qu'il n'est pas en danger. Bien sûr, il s'en rend compte assez vite, puisque tu ne maintiens pas toi même l'illusion, mais … c'est comme ça que la technique fonctionne.
"- C'est un peu comme … euhhhh
Difficile d'expliciter une notion aussi abstraite (quoique : "abstraite" n'était pas le bon mot. Ce concept était tout ce qu'il y avait de plus concret .. à condition de l'avoir vécu au moins une fois).
Les secondes passèrent, et Zen ne parvint pas à trouver ses mots. Devant le regard curieux et interrogateur de l'étudiante, il soupira.
"- Hé, d'accord, tu as gagné. Mais fais moi plaisir, ne le répète à personne, OK ?
Il lui fit un clin d'œil. Surprise, Ine concentra son attention sur le visage de son professeur et ne remarqua pas sa main gauche qu'il extirpa vivement de sa poche.
Elle en eut le souffle coupé, comme si on venait de la frapper juste sous les côtes : le sol venait de s'ouvrir sous elle.

Zen Azechi- Chuunin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
Le sol s’effondrait sous ses pieds, comme si un séisme venait d’ébranler la terre avec une puissance phénoménale. Elle ferma les yeux pour ne pas voir sa propre chute dans le vide, qui à présent défilait devant elle. Puis l’air devint brusquement gelé, et le temps s’arrêta. Elle rouvrit les yeux.
Flash!
Elle est allongée sur la neige. Quelque chose ne va pas, ses vêtements sont déchirés, et ses jambes meurtries. Elle ne le voit pas, mais entre elles coule un filet de sang qui gèle instantanément sur sa peau frissonante.
Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que je fais ici ? Et d’abord, où suis-je ? s’alarme t-elle.
Flash!
Un corps s’acharne contre le sien. Non ! L’homme est trop fort, la lutte ne sert à rien. Non ! Il a un regard dément, son souffle brûle son visage. Le neige sous son dos nu est devenue de la boue, et même le froid de celle-ci ne calme pas la douleur qui chante dans son bas-ventre labouré. Non ! Stop !! Arrêtez !!!
Flash!
Elle cherche du petit bois, et elle s’est un peu éloignée du campement de la troupe. Elle se dit qu’il est temps de rentrer, avant que le crépuscule ne se termine tout-à-fait, la mettant dans l’incapacité de rejoindre ses compagnons.
Le chemin de ses pas est clair, car la neige ne tombe plus. Mais les arbres aux noires écorces ont quelque chose de morbide qui lui fait avaler sa salive douloureusement. Elle se presse un peu. La main s’abat sur son épaule, comme le marteau sur l’enclume. Elle se retourne.
*Non !*
La bobine s’arrête, et se remet dans le bon sens, en accéléré. Elle ferme les yeux très fort, mais la terreur et la douleur reviennent à la charge, plus violemment encore.
*Arrête, Ine, tout ça n’est qu’une illusion !*
« Stop, Ine, tout ça n’est pas réel !! »
La jeune femme ferma son esprit. La neige, le goût de sang, la douleur disparurent, mais restèrent le tremblement qui parcourait son corps et l’immense horreur qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même.
La kunoichi avait le front mouillé de sueur collé au sol, et elle se tenait le ventre entre les bras, comme si sa vie même en dépendait. Elle gémit tout bas, sanglotante :
« J’avais oublié ces choses ! Par les Fortunes, j’ai mis tant de temps à les oublier ! »
Ine laissa libre court à ses larmes silencieuses. Elle avait toujours su que cela arriverait un jour. Oui, elle l’avait toujours su. Mais elle ignorait alors que cela lui ferait tant de mal.
Flash!
Elle est allongée sur la neige. Quelque chose ne va pas, ses vêtements sont déchirés, et ses jambes meurtries. Elle ne le voit pas, mais entre elles coule un filet de sang qui gèle instantanément sur sa peau frissonante.
Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que je fais ici ? Et d’abord, où suis-je ? s’alarme t-elle.
Flash!
Un corps s’acharne contre le sien. Non ! L’homme est trop fort, la lutte ne sert à rien. Non ! Il a un regard dément, son souffle brûle son visage. Le neige sous son dos nu est devenue de la boue, et même le froid de celle-ci ne calme pas la douleur qui chante dans son bas-ventre labouré. Non ! Stop !! Arrêtez !!!
Flash!
Elle cherche du petit bois, et elle s’est un peu éloignée du campement de la troupe. Elle se dit qu’il est temps de rentrer, avant que le crépuscule ne se termine tout-à-fait, la mettant dans l’incapacité de rejoindre ses compagnons.
Le chemin de ses pas est clair, car la neige ne tombe plus. Mais les arbres aux noires écorces ont quelque chose de morbide qui lui fait avaler sa salive douloureusement. Elle se presse un peu. La main s’abat sur son épaule, comme le marteau sur l’enclume. Elle se retourne.
*Non !*
La bobine s’arrête, et se remet dans le bon sens, en accéléré. Elle ferme les yeux très fort, mais la terreur et la douleur reviennent à la charge, plus violemment encore.
*Arrête, Ine, tout ça n’est qu’une illusion !*
« Stop, Ine, tout ça n’est pas réel !! »
La jeune femme ferma son esprit. La neige, le goût de sang, la douleur disparurent, mais restèrent le tremblement qui parcourait son corps et l’immense horreur qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même.
La kunoichi avait le front mouillé de sueur collé au sol, et elle se tenait le ventre entre les bras, comme si sa vie même en dépendait. Elle gémit tout bas, sanglotante :
« J’avais oublié ces choses ! Par les Fortunes, j’ai mis tant de temps à les oublier ! »
Ine laissa libre court à ses larmes silencieuses. Elle avait toujours su que cela arriverait un jour. Oui, elle l’avait toujours su. Mais elle ignorait alors que cela lui ferait tant de mal.

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Re: Entrainement d'Ine
Zen se trouva très satisfait de voir qu’il n’avait pas « perdu la main ». Lorsqu’il déclencha la technique en un clin d’œil, preuve que ses heures d’entraînement avaient payé, Ine sursauta brusquement puis tomba en catalepsie temporaire, comme prévu.
En revanche, le fait qu’elle maintint sa position aussi longtemps n’était pas normal. Et même s’il était conscient qu’il s’agissait de la première fois que la jeune femme avait à endurer les effets de ce jutsu, le chuunin hésita un moment à tenter de la réveiller. Peut être y était il simplement allé trop fort pour un premier essai, se dit il.
Soudain, le corps d’Ine fut parcouru d’en violent tremblement et elle s’écroula au sol, haletante. Rassuré de la voir reprendre conscience, Zen commenta ce qui venait de se passer sur un ton anodin :
« - C’est ce que je voulais t’expliquer out à l’heure. Tu dois juste fournir l’impulsion et c’est l’esprit de l’adversaire qui se charge de concevoir l’illusion censée rendre la terreur qu’il ressent crédible. Très franchement, je n’ai aucune idée de ce que tu as pu voir, sentir ou entendre : je t’ai juste envoyé une bonne décharge psy …
La fin de sa phrase resta bloquée dans sa gorge, alors qu’il se rendait compte que l’étudiante sanglotait. Gêné, il fit silence, se demandant si elle s’était avérée plus fragile qu’il ne l’avait pensé. Tant pis, il lui laisserait le temps nécessaire pour récupérer ; de toute façon il fallait bien qu’elle apprenne à encaisser ce genre d’assaut…
Zen s’assit dans l’herbe humide, attentif au comportement de son élève. Après tout, il pouvait peut être tirer quelques leçons de tout ça. Le fait qu’il ait maîtrisé la pupille de peur depuis longtemps ne le dispensait pas de chercher à améliorer sa propre technique.
Il l’entendit murmurer quelques paroles inaudibles, hormis le mot « oublier » qu’il crut percevoir entre deux hoquets. C’est à ce moment qu’il comprit vraiment ce qui venait de se produire.
Apparemment, il avait réussi par mégarde à réveiller certains souvenirs enfouis dans la psyché d’Ine, et pas des plus agréables à voir sa réaction. Zen se doutait que les personnes ayant subi certains traumatismes étaient plus vulnérables que d’autres face au genjutsu en général, mais il n’avait jamais eu l’occasion de vérifier cette hypothèse, qui lui semblait quand même légèrement paradoxale : en effet, cela voulait dire que plus un ninja avait d’expérience des combats violents, plus il était sensible aux illusions. Une conclusion surprenante qui, si elle s’avérait exacte, ne jouait pas en sa faveur. Le chuunin se dit qu’il devrait faire quelque chose à propos de ses propres traumatismes …
Et Ine ne se relevait pas. Zen se demanda si quelqu’un d’autre, à sa place, aurait cherché à la réconforter et à comprendre ce qu’elle traversait. Probablement, oui, mais lui ne se sentait pas capable de s’immiscer dans la vie de quelqu’un d’autre. Et même s’il l’avait pu, il ne l’aurait pas voulu. Si elle parvenait à régler ça d’elle même, elle n’en sortirait que plus forte. Mais si elle lui demandait son aide, et bien, …
Le chuunin resta immobile et silencieux pendant tout le temps qu’Ine prit à se ressaisir.
[Ine : 14 exp RP + 3 exp "pupille de peur"]
[Zen : 11 exp RP + 1 exp enseignement]
En revanche, le fait qu’elle maintint sa position aussi longtemps n’était pas normal. Et même s’il était conscient qu’il s’agissait de la première fois que la jeune femme avait à endurer les effets de ce jutsu, le chuunin hésita un moment à tenter de la réveiller. Peut être y était il simplement allé trop fort pour un premier essai, se dit il.
Soudain, le corps d’Ine fut parcouru d’en violent tremblement et elle s’écroula au sol, haletante. Rassuré de la voir reprendre conscience, Zen commenta ce qui venait de se passer sur un ton anodin :
« - C’est ce que je voulais t’expliquer out à l’heure. Tu dois juste fournir l’impulsion et c’est l’esprit de l’adversaire qui se charge de concevoir l’illusion censée rendre la terreur qu’il ressent crédible. Très franchement, je n’ai aucune idée de ce que tu as pu voir, sentir ou entendre : je t’ai juste envoyé une bonne décharge psy …
La fin de sa phrase resta bloquée dans sa gorge, alors qu’il se rendait compte que l’étudiante sanglotait. Gêné, il fit silence, se demandant si elle s’était avérée plus fragile qu’il ne l’avait pensé. Tant pis, il lui laisserait le temps nécessaire pour récupérer ; de toute façon il fallait bien qu’elle apprenne à encaisser ce genre d’assaut…
Zen s’assit dans l’herbe humide, attentif au comportement de son élève. Après tout, il pouvait peut être tirer quelques leçons de tout ça. Le fait qu’il ait maîtrisé la pupille de peur depuis longtemps ne le dispensait pas de chercher à améliorer sa propre technique.
Il l’entendit murmurer quelques paroles inaudibles, hormis le mot « oublier » qu’il crut percevoir entre deux hoquets. C’est à ce moment qu’il comprit vraiment ce qui venait de se produire.
Apparemment, il avait réussi par mégarde à réveiller certains souvenirs enfouis dans la psyché d’Ine, et pas des plus agréables à voir sa réaction. Zen se doutait que les personnes ayant subi certains traumatismes étaient plus vulnérables que d’autres face au genjutsu en général, mais il n’avait jamais eu l’occasion de vérifier cette hypothèse, qui lui semblait quand même légèrement paradoxale : en effet, cela voulait dire que plus un ninja avait d’expérience des combats violents, plus il était sensible aux illusions. Une conclusion surprenante qui, si elle s’avérait exacte, ne jouait pas en sa faveur. Le chuunin se dit qu’il devrait faire quelque chose à propos de ses propres traumatismes …
Et Ine ne se relevait pas. Zen se demanda si quelqu’un d’autre, à sa place, aurait cherché à la réconforter et à comprendre ce qu’elle traversait. Probablement, oui, mais lui ne se sentait pas capable de s’immiscer dans la vie de quelqu’un d’autre. Et même s’il l’avait pu, il ne l’aurait pas voulu. Si elle parvenait à régler ça d’elle même, elle n’en sortirait que plus forte. Mais si elle lui demandait son aide, et bien, …
Le chuunin resta immobile et silencieux pendant tout le temps qu’Ine prit à se ressaisir.
[Ine : 14 exp RP + 3 exp "pupille de peur"]
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Zen Azechi- Chuunin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
Heureusement, Zen ne tenta rien. Pour une fois, Ine lui en fut plus que reconnaissante. L’expérience avait été douloureuse, mais s’enfoncer dans la douleur n’amenait jamais rien de bon. Elle ne voulait pas de compassion. Le soir-même, elle en parlerait à Ren’ai. Cela serait difficile, mais la jeune femme devait exorciser ce fantôme qui hantait son esprit. Elle avait en elle une faiblesse que Kiri ne pouvait accepter en son sein, elle le savait très bien. De plus, elle avait vu ce que cela donnait. Elle devrait être capable de surmonter la prochaine pupille de Zen. C’était en quelque sorte… vital.
Ine se redressa, et s’assit sur ses talons. Zen la regardait, toujours immobile et silencieux. Il ne dit rien, attendant visiblement qu’elle fasse un premier pas. Elle sourit faiblement et essuya ses larmes d’un revers de la main, avant de se relever.
Courageusement, elle inspira profondément et lança d’un ton badin :
« Pardon. Ma mémoire m’a rappelée à l’ordre. Ca m’apprendra à essayer d’occulter des choses pareilles ^^’.
J’avoue que je ne m’y attendais pas, mais cependant je crois avoir compris la manœuvre. D’après mon analyse, un peu faussée peut-être je l’admets, tu as juste provoqué une émotion en moi, et je me suis enfoncée toute seule dans mes souvenirs. C’était… assez flippant. J’ai vraiment eu l’impression que tu avais ouvert le sol sous mes pieds, sempai !
Je crois être capable de faire mieux que tout à l’heure. Tu me laisses réessayer ? »
Zen acquiesça. Ine se félicita qu’il n’ait pas réagi. Elle se remit en place pour effectuer son jutsu, mais au moment de former les signes incantatoires, elle baissa la tête. Elle murmura :
« Zen, est-il possible de dissiper une pupille, ou est-on obligé de la subir ? Parce que j’imagine que je préfèrerais éviter ce qu’il vient de se passer… »
Alors que le jeune homme ouvrait la bouche pour répondre, Ine entra en action. Le prendre par surprise, quand il ne s’y attendait pas. Effectuer très vite son enchainement. Balancer de suite l’impulsion, l’atmosphère de peur. Stopper, et observer les opportunités d’attaque pendant que l’adversaire lutte contre l’illusion. Ine avait compris la leçon maintenant. Elle n’attendait plus que Zen lui dise si oui ou non c’était mieux, et qu’il réponde à sa question.
Ine se redressa, et s’assit sur ses talons. Zen la regardait, toujours immobile et silencieux. Il ne dit rien, attendant visiblement qu’elle fasse un premier pas. Elle sourit faiblement et essuya ses larmes d’un revers de la main, avant de se relever.
Courageusement, elle inspira profondément et lança d’un ton badin :
« Pardon. Ma mémoire m’a rappelée à l’ordre. Ca m’apprendra à essayer d’occulter des choses pareilles ^^’.
J’avoue que je ne m’y attendais pas, mais cependant je crois avoir compris la manœuvre. D’après mon analyse, un peu faussée peut-être je l’admets, tu as juste provoqué une émotion en moi, et je me suis enfoncée toute seule dans mes souvenirs. C’était… assez flippant. J’ai vraiment eu l’impression que tu avais ouvert le sol sous mes pieds, sempai !
Je crois être capable de faire mieux que tout à l’heure. Tu me laisses réessayer ? »
Zen acquiesça. Ine se félicita qu’il n’ait pas réagi. Elle se remit en place pour effectuer son jutsu, mais au moment de former les signes incantatoires, elle baissa la tête. Elle murmura :
« Zen, est-il possible de dissiper une pupille, ou est-on obligé de la subir ? Parce que j’imagine que je préfèrerais éviter ce qu’il vient de se passer… »
Alors que le jeune homme ouvrait la bouche pour répondre, Ine entra en action. Le prendre par surprise, quand il ne s’y attendait pas. Effectuer très vite son enchainement. Balancer de suite l’impulsion, l’atmosphère de peur. Stopper, et observer les opportunités d’attaque pendant que l’adversaire lutte contre l’illusion. Ine avait compris la leçon maintenant. Elle n’attendait plus que Zen lui dise si oui ou non c’était mieux, et qu’il réponde à sa question.

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Re: Entrainement d'Ine
La jeune femme sembla se remettre de ses émotions fortes. L'analyse qu'elle fit de la technique que le chuunin venait d'employer sur elle lui sembla juste, ce qui tendait à montrer qu'elle avait recouvré toutes ses facultés.
« Zen, est-il possible de dissiper une pupille, ou est-on obligé de la subir ? Parce que j’imagine que je préfèrerais éviter ce qu’il vient de se passer… »
Dissiper un genjutsu ? Il avait toujours réussi à s'extirper des illusions qu'on lui infligeait simplement en se calmant et en se raisonnant. Quoique … ce n'était pas tout à fait exact : la plupart du temps, on l'avait intentionnellement laissé s'en sortir, ou bien les jutsus n'étaient pas utilisés à des fins de combat. En vérité, il n'avait jamais eu à contrer d'urgence un genjutsu, il faudrait qu'il se penche sur le sujet sous peu. En attendant, il lui fallait trouver quelque chose à dire à Ine :
"- Vois tu … (!!)
Zen tenta de réagir, mais il était trop tard ! Elle avait déjà composé la plupart des signes et, relevant brusquement la tête, elle déclencha la technique. Le sentiment d'urgence du chuunin se mua instantanément en une terreur sourde d'origine inconnue. Au milieu du chaos que la jeune femme parvint à provoquer dans son esprit, une petite voix continuait de dire *ne pas oublier qu'il ne s'agit que d'une illusion, ne pas oublier … *
Soudain, la présence d'Ine se dissipa, masquée par un voile sombre et fluctuant qui tomba sur la scène autour de lui. Zen sentit ses membres paralysés par la panique alors qu'il tentait de réagir face au grondement sourd qui montait peu à peu de nulle part, accompagnant manifestement la mutation du voile en une forme plus consistante. Ce n'est que lorsque deux yeux rougeoyants apparurent au sein des ténèbres que le jeune homme recouvra l'usage de ses membres. Par réflexe, il s'empara brutalement du kunai qu'il conservait dans sa ceinture et se prépara à le lancer vers la forme.
Heureusement pour Ine, qui se serait trouvée sur la trajectoire de tir, le fait que le chuunin puisse à nouveau se déplacer signait aussi la fin du jutsu, et il parvint à interrompre son geste lorsque l'apparition s'évanouit sans prévenir au profit d'une réalité plus rassurante.
Fort de son expérience, Zen retrouva très rapidement son calme. Avec un petit sourire en coin devant l'expression surprise de l'étudiante, il rangea doucement son arme.
"- Les risques du métier, hein ?
Sa tension nerveuse étant brutalement retombée, il se sentit épuisé et s'assit en tailleur près de la jeune femme.
"- Jouer sur l'effet de surprise était une excellente idée, même si j'aurais honnêtement préféré que tu t'en passes contre moi. Je ne suis pas aussi endurant que mon grade le suggère, vois tu…
"- Quelle était ta question déjà ? demanda t'il sans se départir de son sourire, remettant en place une mèche de cheveux rebelle.
"- Ah oui. La dissipation du genjutsu. Ben, en fait je ne sais pas grand chose à ce sujet. Je me suis toujours reposé sur ma propre capacité à distinguer le vrai du faux. Ceci dit, j'ai entendu parler, et lu pas mal de trucs à propos de méthodes plus ou moins efficaces de s'extirper d'une illusion. Certains prétendent que la douleur d'une automutilation est suffisante pour te permettre de revenir à la dure réalité, mais je n'ai jamais essayé.
Il commence à se faire tard mine de rien. Ce que je te propose : c'est qu'on se renseigne chacun de notre côté à propos de ce problème et qu'on mette tout ça en commun la prochaine fois qu'on se verra, c'est à dire … dans deux jours, si je ne me trompe pas. Pense aussi à t'entraîner un peu aux techniques que tu connais déjà.
Sur ce, ils se quittèrent.
[maintenant que tu m'y fais penser, ce srait prèt pas idiot que je trouve un moyen d'apprendre le kai ^^]
[Zen et Ine : +2 exp RP]
« Zen, est-il possible de dissiper une pupille, ou est-on obligé de la subir ? Parce que j’imagine que je préfèrerais éviter ce qu’il vient de se passer… »
Dissiper un genjutsu ? Il avait toujours réussi à s'extirper des illusions qu'on lui infligeait simplement en se calmant et en se raisonnant. Quoique … ce n'était pas tout à fait exact : la plupart du temps, on l'avait intentionnellement laissé s'en sortir, ou bien les jutsus n'étaient pas utilisés à des fins de combat. En vérité, il n'avait jamais eu à contrer d'urgence un genjutsu, il faudrait qu'il se penche sur le sujet sous peu. En attendant, il lui fallait trouver quelque chose à dire à Ine :
"- Vois tu … (!!)
Zen tenta de réagir, mais il était trop tard ! Elle avait déjà composé la plupart des signes et, relevant brusquement la tête, elle déclencha la technique. Le sentiment d'urgence du chuunin se mua instantanément en une terreur sourde d'origine inconnue. Au milieu du chaos que la jeune femme parvint à provoquer dans son esprit, une petite voix continuait de dire *ne pas oublier qu'il ne s'agit que d'une illusion, ne pas oublier … *
Soudain, la présence d'Ine se dissipa, masquée par un voile sombre et fluctuant qui tomba sur la scène autour de lui. Zen sentit ses membres paralysés par la panique alors qu'il tentait de réagir face au grondement sourd qui montait peu à peu de nulle part, accompagnant manifestement la mutation du voile en une forme plus consistante. Ce n'est que lorsque deux yeux rougeoyants apparurent au sein des ténèbres que le jeune homme recouvra l'usage de ses membres. Par réflexe, il s'empara brutalement du kunai qu'il conservait dans sa ceinture et se prépara à le lancer vers la forme.
Heureusement pour Ine, qui se serait trouvée sur la trajectoire de tir, le fait que le chuunin puisse à nouveau se déplacer signait aussi la fin du jutsu, et il parvint à interrompre son geste lorsque l'apparition s'évanouit sans prévenir au profit d'une réalité plus rassurante.
Fort de son expérience, Zen retrouva très rapidement son calme. Avec un petit sourire en coin devant l'expression surprise de l'étudiante, il rangea doucement son arme.
"- Les risques du métier, hein ?
Sa tension nerveuse étant brutalement retombée, il se sentit épuisé et s'assit en tailleur près de la jeune femme.
"- Jouer sur l'effet de surprise était une excellente idée, même si j'aurais honnêtement préféré que tu t'en passes contre moi. Je ne suis pas aussi endurant que mon grade le suggère, vois tu…
"- Quelle était ta question déjà ? demanda t'il sans se départir de son sourire, remettant en place une mèche de cheveux rebelle.
"- Ah oui. La dissipation du genjutsu. Ben, en fait je ne sais pas grand chose à ce sujet. Je me suis toujours reposé sur ma propre capacité à distinguer le vrai du faux. Ceci dit, j'ai entendu parler, et lu pas mal de trucs à propos de méthodes plus ou moins efficaces de s'extirper d'une illusion. Certains prétendent que la douleur d'une automutilation est suffisante pour te permettre de revenir à la dure réalité, mais je n'ai jamais essayé.
Il commence à se faire tard mine de rien. Ce que je te propose : c'est qu'on se renseigne chacun de notre côté à propos de ce problème et qu'on mette tout ça en commun la prochaine fois qu'on se verra, c'est à dire … dans deux jours, si je ne me trompe pas. Pense aussi à t'entraîner un peu aux techniques que tu connais déjà.
Sur ce, ils se quittèrent.
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Zen Azechi- Chuunin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
*Oups !*
Zen n’avait pas trop aimé sa petite pupille-surprise, mais il ne l’avait pas mal pris. Tant mieux. Ine n’avait pas pensé à mal.
Zen lui proposa de se renseigner sur les moyens de dissiper un genjutsu et lui donna rendez-vous deux jours plus tard, en lui conseillant de s’entraîner un peu. Sur ce, il s’éloigna prestement, la laissant seule sur l’aire d’entraînement.
La jeune femme regarda ses mains, qui tremblaient un peu. La journée avait été forte en émotions, ce qui devenait assez fréquent depuis qu’elle était à Kiri no Kuni.
Prenant au mot Zen, elle s’essaya à faire quelques bunshin, qui ne lui semblèrent pas trop mal réussi. Elle regretta de ne pouvoir entraîner sur eux sa pupille de peur toute nouvellement acquise. En regardant ces clones qu’elle pouvait créer et dissiper à l’envie, elle se prit à se demander si ces Ine avaient une conscience propre. Elles obéissaient certes à ses ordres mentaux, sans discuter, mais avaient-elles le choix ?
Ine secoua la tête et s’ébroua. La fatigue la rendait philosophe. Elle eut un mince sourire et se frotta les yeux, avant de s’allonger au sol dans une posture propre à la méditation. Elle se mit à faire une rétrospective de sa journée.
Elle s’était énervée après Zen. Elle avait appris le bunshin, et la pupille de peur. Elle en avait subi une qui avait fait remonter à la surface une foule de souvenirs malsains précieusement conservés dans un placard de son esprit. Ca avait fait des dégâts.
Maintenant, la jeune femme savait ce qu’elle devait faire. Elle détestait cela d’avance, mais elle devait se débarrasser de ce poids qu’elle portait en elle depuis plus d’un an. Résolue, elle se releva. Jettant un dernier coup d’œil à son carré gelé, elle mit ses mains dans ses poches, souffla un bon coup et se dirigea vers l’habitation de Ren’ai, fermement décidée à tout lui raconter.
[suite rp avec Darok dans le parc]
Zen n’avait pas trop aimé sa petite pupille-surprise, mais il ne l’avait pas mal pris. Tant mieux. Ine n’avait pas pensé à mal.
Zen lui proposa de se renseigner sur les moyens de dissiper un genjutsu et lui donna rendez-vous deux jours plus tard, en lui conseillant de s’entraîner un peu. Sur ce, il s’éloigna prestement, la laissant seule sur l’aire d’entraînement.
La jeune femme regarda ses mains, qui tremblaient un peu. La journée avait été forte en émotions, ce qui devenait assez fréquent depuis qu’elle était à Kiri no Kuni.
Prenant au mot Zen, elle s’essaya à faire quelques bunshin, qui ne lui semblèrent pas trop mal réussi. Elle regretta de ne pouvoir entraîner sur eux sa pupille de peur toute nouvellement acquise. En regardant ces clones qu’elle pouvait créer et dissiper à l’envie, elle se prit à se demander si ces Ine avaient une conscience propre. Elles obéissaient certes à ses ordres mentaux, sans discuter, mais avaient-elles le choix ?
Ine secoua la tête et s’ébroua. La fatigue la rendait philosophe. Elle eut un mince sourire et se frotta les yeux, avant de s’allonger au sol dans une posture propre à la méditation. Elle se mit à faire une rétrospective de sa journée.
Elle s’était énervée après Zen. Elle avait appris le bunshin, et la pupille de peur. Elle en avait subi une qui avait fait remonter à la surface une foule de souvenirs malsains précieusement conservés dans un placard de son esprit. Ca avait fait des dégâts.
Maintenant, la jeune femme savait ce qu’elle devait faire. Elle détestait cela d’avance, mais elle devait se débarrasser de ce poids qu’elle portait en elle depuis plus d’un an. Résolue, elle se releva. Jettant un dernier coup d’œil à son carré gelé, elle mit ses mains dans ses poches, souffla un bon coup et se dirigea vers l’habitation de Ren’ai, fermement décidée à tout lui raconter.
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Watagumo Ine- Genin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
Ine était passée rapidement à la bibliothèque, pour emprunter un bouquin sur la permutation. Elle avait bien cherché deux-trois trucs sur le kaï, comme le lui avait demandé Zen, mais pour le moment il lui semblait plus important d’apprendre cette technique pour pouvoir se consacrer plus en avant dans sa voie de prédilection.
Maintenant penchée sur le manuel à son aire d’entrainement, elle lisait avec attention la description qu’il en donnait. En gros, échanger son corps avec un rondin de bois, ou autre (le bouquin précisait la flaque d’eau comme plus commune à Kiri no Kuni), le but étant d’éviter une attaque. Ca paraissait assez simple, dis comme ça. C’était sûrement beaucoup plus compliqué.
Déjà, les symboles. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour se mettre en tête l’enchainement, plutôt facile, et encore moins de temps pour se le mettre dans ses doigts qui avaient acquis une véritable dextérité. La suite demandait réflexion. Il ne s’agissait pas d’un Henge classique, puisque le Kawarimi impliquait un déplacement instantané dans l’espace. Ine réfléchit aux choses à mettre en avant pour la technique.
Premièrement, aviser un objet dans le décor. Mais ce que ne précisait pas le manuel, c’était si cet objet devait avoir des « paramètres » à respecter pour qu’il puisse y avoir permutation. Elle décida que non, et que l’expérience le dirait.
Deuxièmement, le déplacement demandant sans doute une quantité phénoménale d’énergie, Ine avait beau ne pas être lourde, elle ne pourrait pas aller bien loin. Il existait donc sans doute une limite de distance que l’on pouvait parcourir.
Troisièmement, comme pour le Henge, il était important qu’elle concentre son chakra dans tout son corps, de même qu’elle devait garder un œil sur l’objet de sa convoitise. Forte de son analyse, elle décida donc de s’y essayer.
A la première tentative, elle se concentra tellement sur une souche de bois qui trônait à un mètre de là qu’elle fit l’enchaînement propre à la métamorphose. D’abord étonnée de ne pas avoir s’être déplacée, et de voir la souche toujours en place, elle jeta un œil au miroir qui était toujours contre l’arbre d’en face. Elle éclata de rire. Ine était devenue une personne à la peau couleur chocolat, ronde comme… un rondin (^^) et avec des bras si maigres qu’ils ressemblaient à… des branches. Amusée, elle reprit son apparence première et mit plusieurs minutes à sécher ses larmes.
Enfin elle reprit son calme, et la manœuvre par la même occasion. Cette fois-là, elle composa les bonnes figures. Kawarimi no jutsu ! Il y eut un blanc de quelques secondes, puis elle sentit comme un plop intérieur, et elle se retrouva un mètre plus loin… étalée sur la souche en question.
« Décidemment je suis pas très douée aujourd’hui ! »
De nouveau, elle prit le parti d’en rire, mais ce fut bref. Elle se concentra encore plus pour le troisième essai. Une petite voix lui disait « Jamais deux sans trois », mais elle s’en agaça et, chassant cette superstition ridicule, reprit son enchainement en visant cette fois-là une flaque qui était à dix centimètres de son pied droit. Le plop se fit attendre, comme précédemment, mais cette fois il apparut clairement qu’elle avait bougé ! La flaque se trouvait désormais sur sa gauche.
Excitée comme une puce, elle reprit la souche comme victime, en ouvrant plus généreusement ses centres de chakra, espérant diminuer ainsi le temps de réaction. La permutation fonctionna parfaitement, mais toujours avec ce temps de retard agaçant. Ine prit la résolution de demander l’après-midi même à Zen quelle en était la raison. Elle décida de s’attacher déjà à voir jusqu’à quelle distance.
Elle prit des objets de plus en plus éloignés d’elle, le grand maximum qu’elle put faire étant d’un mètre et quelques. Se sentant soudain très affamée, elle leva la tête. Le soleil indiquait presque midi. Elle sourit.
« Il fait faim ! Et je dois retourner chercher mes affaires avant que Zen n’arrive. Il va falloir que je me dépêche ! »
La jeune femme attrappa vivement ses affaires, avant de partir en courant vers le centre du village.
[suite rp armurerie]
Maintenant penchée sur le manuel à son aire d’entrainement, elle lisait avec attention la description qu’il en donnait. En gros, échanger son corps avec un rondin de bois, ou autre (le bouquin précisait la flaque d’eau comme plus commune à Kiri no Kuni), le but étant d’éviter une attaque. Ca paraissait assez simple, dis comme ça. C’était sûrement beaucoup plus compliqué.
Déjà, les symboles. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour se mettre en tête l’enchainement, plutôt facile, et encore moins de temps pour se le mettre dans ses doigts qui avaient acquis une véritable dextérité. La suite demandait réflexion. Il ne s’agissait pas d’un Henge classique, puisque le Kawarimi impliquait un déplacement instantané dans l’espace. Ine réfléchit aux choses à mettre en avant pour la technique.
Premièrement, aviser un objet dans le décor. Mais ce que ne précisait pas le manuel, c’était si cet objet devait avoir des « paramètres » à respecter pour qu’il puisse y avoir permutation. Elle décida que non, et que l’expérience le dirait.
Deuxièmement, le déplacement demandant sans doute une quantité phénoménale d’énergie, Ine avait beau ne pas être lourde, elle ne pourrait pas aller bien loin. Il existait donc sans doute une limite de distance que l’on pouvait parcourir.
Troisièmement, comme pour le Henge, il était important qu’elle concentre son chakra dans tout son corps, de même qu’elle devait garder un œil sur l’objet de sa convoitise. Forte de son analyse, elle décida donc de s’y essayer.
A la première tentative, elle se concentra tellement sur une souche de bois qui trônait à un mètre de là qu’elle fit l’enchaînement propre à la métamorphose. D’abord étonnée de ne pas avoir s’être déplacée, et de voir la souche toujours en place, elle jeta un œil au miroir qui était toujours contre l’arbre d’en face. Elle éclata de rire. Ine était devenue une personne à la peau couleur chocolat, ronde comme… un rondin (^^) et avec des bras si maigres qu’ils ressemblaient à… des branches. Amusée, elle reprit son apparence première et mit plusieurs minutes à sécher ses larmes.
Enfin elle reprit son calme, et la manœuvre par la même occasion. Cette fois-là, elle composa les bonnes figures. Kawarimi no jutsu ! Il y eut un blanc de quelques secondes, puis elle sentit comme un plop intérieur, et elle se retrouva un mètre plus loin… étalée sur la souche en question.
« Décidemment je suis pas très douée aujourd’hui ! »
De nouveau, elle prit le parti d’en rire, mais ce fut bref. Elle se concentra encore plus pour le troisième essai. Une petite voix lui disait « Jamais deux sans trois », mais elle s’en agaça et, chassant cette superstition ridicule, reprit son enchainement en visant cette fois-là une flaque qui était à dix centimètres de son pied droit. Le plop se fit attendre, comme précédemment, mais cette fois il apparut clairement qu’elle avait bougé ! La flaque se trouvait désormais sur sa gauche.
Excitée comme une puce, elle reprit la souche comme victime, en ouvrant plus généreusement ses centres de chakra, espérant diminuer ainsi le temps de réaction. La permutation fonctionna parfaitement, mais toujours avec ce temps de retard agaçant. Ine prit la résolution de demander l’après-midi même à Zen quelle en était la raison. Elle décida de s’attacher déjà à voir jusqu’à quelle distance.
Elle prit des objets de plus en plus éloignés d’elle, le grand maximum qu’elle put faire étant d’un mètre et quelques. Se sentant soudain très affamée, elle leva la tête. Le soleil indiquait presque midi. Elle sourit.
« Il fait faim ! Et je dois retourner chercher mes affaires avant que Zen n’arrive. Il va falloir que je me dépêche ! »
La jeune femme attrappa vivement ses affaires, avant de partir en courant vers le centre du village.
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Watagumo Ine- Genin de Kiri

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Re: Entrainement d'Ine
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Re: Entrainement d'Ine
Ine retrouva avec joie son « petit lopin de terre », comme elle l’appelait maintenant en bonne fille de cultivateur. Elle déposa le bouquin sur le kaï qu’elle venait de récupérer, avec le kunai et les aiguilles près du miroir, et se mit à faire quelques tours d’échauffement. Puis elle revint vers ses achats, et décida d’attendre Zen en s’entraînant au tir. Les senbon viendraient plus tard. D’abord le kunai.
Le sympathique vendeur n’avait pas menti. Il était effectivement un peu plus léger, et s’adaptait parfaitement à sa main. Elle le fit jouer dans sa main, avant de le projeter dans un tronc d’arbre à l’opposé. L’arme s’y ficha dans un bruit mat. Ine esquissa un sourire.
*Merci, Ren’ !*
Elle retourna au petit trot chercher le projectile qu’elle délogea, puis se pencha pour attraper une pierre aigüe avec laquelle elle mordit l’écorce pour dessiner une cible, avec ses différents cercles de précision. Elle s’éloigna de quelques mètres, et s’entraîna. Le kunai n’allait pas dans la cible à tous les coups au début, mais avec un peu de concentration elle arriva à quelque chose comme neuf lancers sur dix qui n’échouaient pas. Elle recommença en s’éloignant un peu, puis encore un peu, jusqu’à une limite à laquelle elle n’avait plus de précision.
Alors elle revint à sa position première et s’essaya à faire des tirs plus précis, plus proches du centre de la cible. Elle reprit la même méthode, jusqu’à être satisfaite d’elle-même, en obtenant au moins sept lancers justes sur dix. Alors elle passa son bras sur son front et sollicitant son chakra elle lança un bunshin no jutsu. Les deux clones apparurent comme par enchantement. Mentalement, elle leur demanda de courir entre les deux arbres. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus idéal, car ils ne faisaient qu’obéir à ses ordres, mais comme cible mouvante c’était ce qu’elle avait de mieux.
Elle se mit à viser le premier clone, en essayant d’anticiper sa position future, mais elle le rata. Elle courut ramasser l’arme, et recommença, toujours sans succès. La jeune femme fit une grimace, mais ne se laissa pas aller. Elle lança le kunai une troisième fois, qui cette fois-ci passa tout prêt du clone. Essuyant la fine sueur qui apparaissait sur ses tempes, elle recommença encore… et poussa un cri de joie quand elle vit le clone s’évanouir. Et comme une joie ne vient jamais seule, elle atteint le deuxième clone du premier coup.
Ine se pencha pour ramasser le kunai. Elle leva la tête, le soleil indiquait que Zen ne tarderait pas. Elle refit quelques séries de clones-lancers de kunai, puis s’assit contre l’arbre à la cible et ferma les yeux tout en reprenant son souffle.
Le sympathique vendeur n’avait pas menti. Il était effectivement un peu plus léger, et s’adaptait parfaitement à sa main. Elle le fit jouer dans sa main, avant de le projeter dans un tronc d’arbre à l’opposé. L’arme s’y ficha dans un bruit mat. Ine esquissa un sourire.
*Merci, Ren’ !*
Elle retourna au petit trot chercher le projectile qu’elle délogea, puis se pencha pour attraper une pierre aigüe avec laquelle elle mordit l’écorce pour dessiner une cible, avec ses différents cercles de précision. Elle s’éloigna de quelques mètres, et s’entraîna. Le kunai n’allait pas dans la cible à tous les coups au début, mais avec un peu de concentration elle arriva à quelque chose comme neuf lancers sur dix qui n’échouaient pas. Elle recommença en s’éloignant un peu, puis encore un peu, jusqu’à une limite à laquelle elle n’avait plus de précision.
Alors elle revint à sa position première et s’essaya à faire des tirs plus précis, plus proches du centre de la cible. Elle reprit la même méthode, jusqu’à être satisfaite d’elle-même, en obtenant au moins sept lancers justes sur dix. Alors elle passa son bras sur son front et sollicitant son chakra elle lança un bunshin no jutsu. Les deux clones apparurent comme par enchantement. Mentalement, elle leur demanda de courir entre les deux arbres. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus idéal, car ils ne faisaient qu’obéir à ses ordres, mais comme cible mouvante c’était ce qu’elle avait de mieux.
Elle se mit à viser le premier clone, en essayant d’anticiper sa position future, mais elle le rata. Elle courut ramasser l’arme, et recommença, toujours sans succès. La jeune femme fit une grimace, mais ne se laissa pas aller. Elle lança le kunai une troisième fois, qui cette fois-ci passa tout prêt du clone. Essuyant la fine sueur qui apparaissait sur ses tempes, elle recommença encore… et poussa un cri de joie quand elle vit le clone s’évanouir. Et comme une joie ne vient jamais seule, elle atteint le deuxième clone du premier coup.
Ine se pencha pour ramasser le kunai. Elle leva la tête, le soleil indiquait que Zen ne tarderait pas. Elle refit quelques séries de clones-lancers de kunai, puis s’assit contre l’arbre à la cible et ferma les yeux tout en reprenant son souffle.

Watagumo Ine- Genin de Kiri

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