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 Appartement de Iba Hiyori

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MessageSujet: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMar 10 Jan - 20:20

[passage précédent : Iba Hiyori – Présentation]

Iba rendit sa feuille d’une main tremblante et avec un regard incertain et interrogateur.
Shinobu le prit et se mit à la lire attentivement. Lâchant des petits « hum » de temps en temps, ce que ne manquait pas de faire frémir Iba


*De toute façon, il est trop tard pour faire marche arrière. Ce qui est fait, est fait.*

Iba était comme suspendu aux lèvres du ninja, attendant son salut ou sa déchéance sur un seul mot de sa part.
A bout de quelques minutes, qui parurent une éternité à Iba, Shinubo prit la parole :


[Shinobu] « Bienvenu à Kiri no Kuni, tes cours commencent dès demain alors rentre chez toi, repose toi, la première journée te semblera la plus difficile de ta vie. Rendez vous dans l’académie je pense assurer moi meme tes débuts de formation. »

Le choc fut grand et Iba dû concentrer tout ces efforts pour ne pas laisser exploser sa joie. Il avait réussit là où d’autres avaient échoué. Son destin était en marche.

*Je l’ai fait…*

Il fallut quand même que quelques secondes s’écoulent pour qu’Iba puisse arriver à s’exprimer. Il essaya de prendre une voie neutre et une posture digne.

« Shinobu-sama, c’est un honneur que d’être accepter comme ninja. Je ferai tout ce que je pourrai, et même plus, pour me montrer digne du village de Kiri no Kuni et de vos préceptes. Merci. »

Ces derniers mots se brisèrent dans sa voie. Cette faiblesse laissait encore clairement transparaître son jeune âge.
Shinobu le comprit tout de suite, esquissa un sourire et sans plus de cérémonie, ouvrit une armoire sur sa droite et sortit un bandeau frontal de Kiri et une veste d’aspirant, qu’il remit à Iba. Encore une fois, Iba le remercia, puis il sortit de la salle. Quand il fut sûr que personne ne pouvait le voir, il desserra sa mâchoire, se laissa aller à ces émotions et de la neige liquide se mit à rouler sur ses joues. Dehors, il neigeait encore.


*Aujourd’hui est un bon jour, Père…
car il neige, comme tout les hivers à Kiri.*

____________________________

Iba était rentré chez lui. Il était couvert de neige, dehors, il neigeait fort. Mais cela n’avait guère d’importance.
Ce passage à l’Académie lui avait prit beaucoup plus de temps qu’il ne l’aurait crût. Il était déjà l’heure de déjeuner. Iba posa son bandeau et sa veste d’aspirant religieusement sur la table de la cuisine, puis enleva ses affaires trempées, les mises à sécher et alla en chercher des sèches dans son armoire.


*Une chose est sûr, si je dois sortir encore une fois aujourd’hui je me couvrirai plus.*

Il se mit à faire chauffer de l’eau pour se préparer une infusion et rapidement mit son couvert. Il se prépara un repas léger car même une fois la pression de l’inscription retombée, la faim ne voulait pas le tirailler. Il ne s’en plaignait pas.

*Mes cours commencent dès demain. Je passerai donc cette après-midi chez un marchand d’armes. Il faut que je sois équipé pour l’entraînement.*

Une fois l’eau chaude, il la versa dans un bol puis y ajouta quelques herbes aromatisées. Il s’assit sur une chaise et se remit à penser aux événements de ce matin.

*Quel étrange individu, ce Shinobu.*

Puis son regard se porta sur son bandeau et sa veste. La veste était assez banale, noire et rembourrée par endroit. Elle devait néanmoins offrir une protection non négligeable en combat. Il prit ensuite son bandeau dans ses mains et astiqua un petit peu la partie métallique. Il y distingua les contours de sa figure. Machinalement, il passa ses doigts sur le symbole de Kiri. Un sentiment de vide et une tristesse sans âge l’envahirent. Ses yeux s’embuèrent pour la deuxième fois de la journée.

« J’aurai tellement aimé que vous soyez là… »

Il resta quelques minutes, sans un bruit, sans un geste, les yeux dans le néant….pleurant. Il finit pas sécher ses larmes, se leva et alla dans sa chambre. Il s’arrêta sur la pas de la porte et observa le sol. Au premier abord, on ne distinguait rien d’autres que les lattes du plancher. Mais en s’approchant un peu plus on pouvait voir les marques d’un meuble faites dans le vieux bois à cause de son poids. Les traces semblaient peu anciennes. Iba posa un genou à terre et mit sa main à plat à l’endroit où reposait le meuble disparu.

*Mya, j’y arriverai…*

Là encore il resta quelques minutes silencieux, se recueillant. Puis se leva. Il tenait toujours le bandeau dans sa main. Il l’attacha à son bras gauche, comme l’avait fait son père et son frère.
Son infusion était plus froide que tiède mais il l’a but quand même. Il mangea rapidement son repas. Il débarrassa et nettoya rapidement le peu de vaisselle qu’il avait à faire, enfila sa veste en prenant soin de rattacher son bandeau par dessus pour qu’il reste visible. Il prit ses économies et sorti, direction le marchand d’armes.
Il ferma sa porte à clé, descendit d’un pas posé les escaliers et arriva au hall de l’immeuble. Devant lui se tenait un homme d’un mètre soixante, le teint rougeâtre, un dentition horrible et un ventre gigantesque. Sa tenue vestimentaire laissait elle aussi à désirer, un tablier couvert de tâches de sang, un pantalon en lin miteux et un T-shirt qui puait la transpiration.


[???]« Alors, qu’est-ce que tu foutais, ça fait plusieurs jours que je ne t’ai pas vu au magasin…
Je te préviens ça va barder ! »


Son haleine pestilentielle aurait put décimer un régiment entier de mouches, mais Iba resta de marbre.

[???] «- Alors tu vas répondre où je t’en colle une ! Tu vas revenir bosser au magasin tout de suite !
- Jamais !
- Quoi ? » l’homme, qui était déjà rouge, vira à l’écarlate sous le coup de la colère

*Pire qu’une écrevisse…pathétique.*

L’homme arma sa main pour battre le jeune garçon. Iba recula légèrement son pied droit pour laisser entrevoir son bras gauche. L’homme s’arrêta immédiatement.

[???]«- Comment ?…Où l’as-tu volé ?
- Je n’ai rien volé, et maintenant disparaissez immédiatement de ma vue.
-...
-...
Tu le regretteras un jour, je te le promets ! »

Iba ne fit même pas l’effort de répondre à sa menace, il était bien trop occupé à jouir de la scène. Il exultait intérieurement. L’homme sortit en courant de l’immeuble.

*Adieu, vautour de malheur.*

Iba sourit puis sortit à son tour de l’immeuble pour prendre la direction du marchand d’armes.

[note : La suite : Au marchand d’armes de Kiri
note 2 : shinobu je répondrai plus tard à ton post, j’ai pas le temps.]
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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 11 Jan - 10:17

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MessageSujet: ...   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 11 Jan - 15:56

[précédent : Magasin d’armes de Kiri]
Iba rentrait du marchand d’armes.

*C’est incroyable que la neige continue à tomber. Combien de temps cela va-t-il durer ?*

Il traversa prestement le hall de l’immeuble, grimpa quatre à quatre les escaliers et ouvrit la porte de son appartement. Là, il détacha son bandeau de son bras, le posa sur la table et enleva sa veste, qu’il posa sur un dossier de chaise. Il rangea les affaires qu’ils avaient mises à sécher précédemment. L’après-midi touchait à sa fin.
Iba mit à chauffer de l’eau pour se faire des ramens. Il avait faim.


*Normal, vu que je n’ai presque rien manger ce matin et à midi.*

Il sortit d’un des petits placards, suspendus au-dessus du plan de travail, un bol pour y mettre ses ramens une fois prêts, et des baguettes. Il retira la même action, avec l’autre placard, et en sortit une boîte de ramens et un peu de sel pour donner un peu de goût. Le placard semblait bien vide.

*Il va falloir que j’aille faire les courses très prochainement.*

Il posa la boîte sur la table, mit le sel dans l’eau et attendant que l’eau chauffe, il se dirigea dans sa chambre pour observer à travers la fenêtre ce qu’il se passait dehors. La neige ne s’était toujours pas arrêtée de tomber, et cela n’empêchait nullement Kiri d’être active.

*…*

Il aperçu en bas de son immeuble un groupe d’enfants qui bataillaient gaiement à coup de boule de neige.
Ils semblaient plus nombreux que le groupe de ce matin.


*Décidément, ils nous vraiment rien à faire…Quelle perte de temps.*

Malgré le fait que sa fenêtre soit fermée, Iba pouvait les entendre rire à gorge déployée, crier de joie.
Quittant son poste d’observation, Iba s’assit alors sur le rebord de son lit, et ferma les yeux

___________________________

[Négami]«- Cours Iba ! Où il va te rattraper ! »

Iba, six ans, courait sur un petit chemin enneigé, longé de chaque côté par une forêt de sapins, blanc de neige. Ses pieds s’enfonçant de quelques centimètres à chacun de ses pas et le sourire aux lèvres. La fille qui vient de l’interpeller, c’est sa sœur, Négami. Elle a les cheveux d’un noir profond, comme ces yeux d’ailleurs, et est d’une blancheur qui concurrence celle des nuages. Elle a douze ans, portait une veste d’aspirante de couleur sombre et son bandeau attaché sur son front. D’ici un ou deux jours, on irai chercher sa tenue ninja, puisqu’elle avait brillamment réussi le test pour passer genin.
Iba se retourne, sa sœur a disparut, il s’arrête.


*Où est-elle ?*

Puis il entends un crissement de neige écrasée derrière lui, immédiatement, il refait volte-face. Face à lui se tient un homme d’un quarantaine d’année, les cheveux sombres comme lui, mais grisonnant au niveau des tempes. Portant la tenue de chuunin de Kiri avec le bandeau frontal attaché autour de son bras gauche. Iba recule d’un pas, l’homme sourit et lui envoie une boule de neige en direction de sa figure. Iba tente de l’esquiver mais il n’est pas assez rapide et le projectile fait mouche. Iba passe instinctivement sa main sur son visage puis empoigne un tas de neige. Il resserre son étreinte autour de du petit tas saisis pour qu’il devienne une boule. Puis aussitôt fait, il l’envoie sur l’individu devant lui. Mais au lieu d’atteindre l’homme, la boule de neige atteint un imposant morceau de bois. L’homme réapparaît derrière lui et le pousse, Iba tombe tête la première dans la neige.

«- C’est pas juste, Père…tu as utilisé la permutation.
[Izaki]- Et alors…la neige est trop froide à ton goût, c’est cela ? »

Le ton de son père était enjoué.
Soudain deux boules de neige s’élevèrent dans les airs. Leur cible n’était autre que Izaki Hiyori, le père d’Iba et le lanceur, ou plutôt la lanceuse, Négami qui c’était apparemment servie des arbres comme cachette. Cependant Izaki n’eut guère l’air surpris et para avec aisance les projectiles poudreux qui lui était adressé. Iba, profitant du moment d’inattention de son père, se rua sur lui. Malheureusement sa faible constitution était bien insuffisante pour ébranler un homme tel que Izaki. Néanmoins, prit au jeu il se laissa tomber doucement dans la neige avec son fils.


[Izaki] « -Je te tiens…
- Tu vas voir… »

Iba essaya tant bien que mal de prendre le dessus sur son père, ce qui ne manqua pas de faire rire ce dernier.

[Izaki] « Alors Iba, tu ne peux faire mieux ? »,dit-il en riant.

Négami sortit des bois en courant pour venir prêter main-forte à son frère. Mais à peine eut-elle fait deux pas, qu’elle glissa sur une plaque de verglas masquée par la neige, pour finalement se retrouver les " quatre fers en l’air ". Cette glissade et l’air déconfit de Négami ne manquèrent de faire rire aux éclats Iba et son père.

[Yui] « - A ce que je vois on s’amuse bien ici…
[Aku] - Il semblerait, mère.
[Naru] - C’est pas vrai on peut pas les laisser deux minutes sans qu’il se chamaillent. »


Les trois personnes qui venaient d’arriver n’étaient autre que la mère, le frère et la deuxième sœur d’Iba.
La mère d’Iba, Yui, est une grande femme, aux formes élancées, au visage fin et au sourire angélique. Les cheveux bruns, longs, lisses. Ses yeux d’un noir profond, tel de l’encre. Comme son père, elle portait une tenue de chuunin et arborait un bandeau de Kiri sur son front.
Naru, est le deuxième enfant de la famille, après Aku. Elle a quinze ans, est genin depuis trois ans et vient malheureusement d’échouer son test pour devenir chuunin. Mais elle ne semble cependant pas trop souffrir de cet échec, car comme elle aime à le dire : « tout vient à point à qui sait attendre ». Contrairement au reste de la famille, Naru a les cheveux d’un brun clair, aux reflets presque blonds et des yeux vert émeraude. Elle possède aussi un charme et un physique qui ont laissé plus d’un garçon rêveur.
Enfin Aku, l’aîné de la famille est grand, plus qu’Izuka et de constitution robuste, sans pour autant ressembler à une brute. Il a les même yeux que sa mère et les mêmes traits et cheveux que son père.
Le calme se fit, Izaki repoussa doucement Iba , se releva et s’épousseta rapidement .


[Izaki] « - Alors ?…
[Aku] - J’ai réussit, Père, dit-il en montrant un masque d’anbu représentant un tête de grue.
[Izaki] - Bravo, mon fils, je suis fier de toi. Tu fais là, un grand honneur à notre famille…
T’ont-ils accepté grâce à « lui » ?
[Aku] - Pas uniquement, mais en grande partie.
[Izaki] - Je vois…
[Aku, Négami, Naru, Yui, Izaki, Iba] - …
[Izaki] - Mais cela n’a guère d’importance. Rentrons à la maison, pour fêter cela. »


Puis Izaki se mit à marcher en direction de leur demeure et le reste de la famille lui emboîta le pas. Iba resta un peu en retrait, il n’avait pas tout compris à la discussion, seulement que son frère avait été accepté dans une équipe d’anbu. Aku remarqua vite que quelque chose perturbait Iba. Il s’arrêta alors et lui fit face et le scruteur d’un air inquisiteur. Iba lui sourit, Aku lui rendit. Enfin Iba prit la parole :

« - Félicitations, Nii-sama.
[Aku] - Tu n’as pas besoin de faire autant de cérémonie, tu sais.
- Oui…
[Aku] – Allons bon, je sens que tu ne voulais pas juste me féliciter, qu’est-ce qui ne va pas ?
- Tout à l’heure, Père a parlé de quelqu’un…
[Aku]- De quelqu’un ?
- Oui, il a dit : T’ont-ils accepté grâce à lui ?
[Aku] - Ah ! çà… N’y pense plus, va…ce sont des choses que tu apprendras en grandissant.
- Mais…
[Aku] – Plus tard. Rattrapons vite les autres. »

Ils se mirent à courir et rattrapèrent en peu de temps le reste de leur famille. Ils arrivèrent devant leur maison, une bonne dizaine de minute plus tard. Elle ressemblait à toutes les autres environnantes. Il y avait un petit jardin, dont l’herbe était recouvert par la neige. Izaki ouvrit la porte et toute la petite famille s’engouffra à l’intérieur de la maison.

[Izaki] - Peut-être pourrions-nous inviter ton amie aux festivités ?
[Aku] - Cela me ferai très plaisir, Père.
[Izaki] - Comment s’appelle-t-elle déjà ?
[Aku] - Mya, Père.

___________________________

Iba rouvrit les yeux.

*Le brûlé, ça sent le brûlé…Merde ! L’eau !*

Il courut à la cuisine, l’eau, portée à ébullition avait amplement débordée.

*Ce pas vrai…*

Il nettoya, et remit de l’eau à chauffer, et cette fois, il ne se laissa pas aller à l’inattention.
Il dîna sans autre problème, et comme à l’accoutumer, fit la vaisselle et la rangea.
La nuit venait juste de tomber mais Iba préféra aller ce coucher tôt. Demain il faudrait être en forme pour l’entraînement de Shinobu-senseï. De plus, il devrait sûrement se lever plus tôt pour passer à la banque chercher sa pension. C’est sur ces pensées qu’Iba se coucha, espérant que l’excitation et l’appréhension du lendemain ne l’empêchera pas de dormir…enfin pas trop.


[suite: Banque de kiri]
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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 11 Jan - 16:06

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MessageSujet: ...   Appartement de Iba Hiyori EmptyDim 15 Jan - 20:48

[Précédent: Entraînement d'Iba Hiyori]

Chacun de ses pas était douloureux. On aurait dit qu'on enfonçait des aiguilles dans les pieds d'Iba. Ses jambes se faisaient lourdes. Le jeune homme devait s'accrocher aux murs des habitations et autres bâtiments, qu'il longeait pour ne pas s'effondrer, tête la première dans la neige. Cela lui était déjà arrivé deux fois. La nuit était tombée. Peu de gens restaient encore dehors, les rares individus qui le faisaient, étaient soit extrêmement pressés et occupés, soit très peu recommandables. Dans les deux cas, aucun des ces deux types de personnes n'étaient disposés à l'aider. Iba devrait rentrer chez lui seul. Il passa un coin de rue, ses articulations émirent des protestations. Des courbatures le long de sa nuque et des ses épaules se faisaient sentir.

*Chacun de mes pas me rapproche de la maison...
J'y serai bientôt...quelle idée de se mettre dans un tel état...
Mya...pourquoi n'es-tu pas là, avec moi?*


Iba avançait péniblement. Un peu plus loin, se dressait un banc. En quelques pas, il y fut, posa son sac dessus et assit. Son regard se porta sur le ciel ; il était d’un bleu foncé, opaque, nul nuage ne venait troubler son unicité. La lune et les étoiles brillaient, on distinguait plus où moins bien certaines constellations, la plus voyante était bien évidemment la Grande Ours. Un spectacle magnifique, comparable à celui du lac qu’il avait vu un peu plus tôt.
Son souffle se fit plus régulier. Ses yeux se détachèrent du ciel étoilé pour se concentrer sur ces jambes endolories, qu’il massa tant bien que mal pour tenter de les décontracter. Bien que cela n’eut pas l’effet escompté, cela soulagea temporairement Iba. Il resta là, à contempler ses astres, merveilleux et inconnus. Le temps passait et le froid se faisait plus mordant, Iba se releva donc, remis son sac sur le dos et repris le chemin de son appartement. La pause lui avait fait un bien fou, de plus l’acide lactique dans ses jambes et pieds commençait à disparaître. Son métabolisme réagissait plutôt bien face à l’entraînement qu’Iba lui avait infligé.


*Demain, j’aurai de sacrées courbatures dans les mollets…*

Il arrivait à marcher en prenant moins appui sur les murs. La douleur semblait moindre, peut-être Iba si était-il accoutumée ?
La porte d’entrée de son immeuble se fit enfin voir. Il y arriva sans trop d’encombres jusque cette porte salvatrice.


*Ouf !…j’y suis enfin…
Le plus dur est derrière, il me reste juste les escaliers…
Pourquoi est-ce que j’habite au troisième étage et pas au premier…*


Il traversa le hall, j’agrippa à la rampe d’escalier et monta. Il arriva devant sa porte, cela avait été moins dur qu’il ne l’avait imaginé.[et là, arg !…j’ai oublié les clés près du lac faut que j’y retourne… Razz ]
Il ouvrit la porte, posa son bandeau sur la table, à côté de son sac, et se dévêtit de sa veste d’aspirant. il alla dans sa salle de bain, une salle au carrelage blanc. Face à lui un lavabo, surplombé d’un placard à la porte-miroir, à sa gauche, une cabine de douche, une serviette approchée sur un reposoir, une tapis de bains au pied de la cabine, et à sa droite, des WC. Il s’avança près du lavabo, ouvrit le placard et en sortit une trousse avec une croix rouge dessus. Il referma la porte du placard et alla s’installer sur une chaise dans la cuisine. Il enleva son pantalon, prit une crème apaisante dans la trousse et massa ses jambes durant une bonne dizaine de minutes. Une fois fait, il prit un autre tube, contre les engelures et se massa les pieds, ce qui ne manqua pas de lui arracher des cris de douleur, à moitié étouffé. Il sortit enfin deux bandes, qu’il s’enroula plutôt maladroitement autour des pieds. Il s’y repris plusieurs fois pour obtenir quelque chose de convenable. Cette trousse était bien fournit, c’était l’un des seuls legs de Mya. Iba lui adressa une prière de remerciements silencieuse.

*…
Merci…*


Iba rangea son sac, le vidant par la même occasion des miettes de pain , jeta l’emballage de son paquet de biscuit et étendit sa serviette sur une chaise. Il n’avait pus la force de se faire à manger. Il était trop fatigué, et ses paupières lourdes. Il mangea l’autre demi-baguette qu’il n’avait pas emporté ce matin, bu deux grandes rasades d’eau qu’il agrémenta d’un cachet anti-douleur tiré de la trousse, qu’il rangea ensuite. Il fit quand même l’effort de se déshabiller complètement pour enfiler son short de nuit. Il s’approcha de sa fenêtre.

*Bonne nuit Kiri no Kuni.*

Il ne vit pas, porté par un courant d’air chaud, les multiples grains de sables, qui virevoltaient au-dessus des toits de Kiri. Il tira ses rideaux, éteignit les lumières et s’étendit dans son lit, pour plonger dans un sommeil profond, sans rêve.
_________________________

Comme chaque matin, Iba fut réveillé par le soleil. Il s’accorda cependant un temps supplémentaire de repos. Son corps lui faisait mal, mais moins qu’hier, la nuit lui avait fait du bien. Une partie de ses forces étaient revenues. Le jeune garçon avait la bouche pâteuse, les paupières collées et les cheveux en bataille. Son ventre le fit se lever. Il avait faim, et un bruit caractéristique, semblable à un hurlement d’outre-tombe le lui fit comprendre. Il se leva, et comme chaque matin, écarta ses rideaux, Kiri, dehors se réveillait aussi, lentement. Il prit une douche, courte mais suffisante pour être propre. Il s’habilla et se fit un petit déjeuner assez consistant. Une fois fait, il nettoya la table, fit la vaisselle de son petit déjeuner et celle d’hier, qu’il n’avait pas voulut faire. Puis la rangea, ainsi que le petit sac et la serviette de la veille. Il enfila sa este d’aspirant, accrocha son bandeau. Un geste qui allait devenir rituel, mais dont Iba ne se lasserait pas. Son bandeau, c’était sa fierté. Il vérifia quel son petit paquetage, chargé d’armes était bien avec lui. Il était là, s’il avait les moyens, prochainement, il irait s’acheter un étui à shurikens.

*Je leur montrerai, moi, à tous, de quel bois sont faits les Hiyori.*

Sur ce, il sortit de chez lui, ferma la porte, descendit les escaliers, traversa le hall d’entrée et se retrouva dehors.

*Direction l’Académie, il est temps de reprendre le cours laissé hier avec Shinobu.*

[suivant : Cours à l’Académie de Iba]
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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyDim 15 Jan - 21:14

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 1 Fév - 16:37

Je respirais un bon coup une fois à l’extérieur de l’hôpital.
Je me sentais bien, on pourrait croire que je venais de sortir d’une prison.
Je voulais aller m’entraîner, je décidais de passer par un autre chemin que d’habitude, je ne le connaissais pas très bien, il y avait généralement des maisons, des maisons de nouveau habitant ou nouvelle recrue pour Kiri.
Je décidais de voir s’il n’y avait pas un nouveau coéquipier avec qui je pourrais faire connaissance.
En me promenant, je trouvais que le blanc de la neige était éclatant, peut-être car je n’avais pas vu de neige pendant longtemps. Mais je ne devais pas y faire attention, je devais faire attention de voir s’il y avait un nom qui me disait quelque chose, l’académie note les noms des nouveaux venus, j’avais vite fait que quelqu’un était avait réussit le test d’entré.
Un certain « Iba Hiyori ».
Il devait normalement faire partit de l’équipe de Darok.
Après avoir bien regarder toutes les maisons, je trouvais enfin celle qui m’intéressait.
Je ne voulais pas tellement le déranger mais je toquais 3 fois.
S’il n’était pas là j’irais m’entraîner de toute façon.

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 1 Fév - 18:11

[précédent : Cours à l’Académie d’Iba]

Iba sortit de la salle de l’Académie, il longea un couloir entier, parsemé de portes. Au travers de chacune d’elles, on pouvait entendre les bruits des entraînement ainsi que, parfois, les cris des enseignants mécontents ou les couinements plaintifs des élèves épuisés. Iba espérait de tout cœur que rien de tel ne puisse lui arriver. Il vit à quelques mètres de lui, la porte de sortie de l’Académie qui donnait sur la cour. Soudain, un pan entier de mur, de côté des salles de cours, explosa derrière lui. Iba fit un bond en avant, groupa ses membres et effectua une roulade, pour amortir sa chute. De multiples gravats volaient, et retombaient lourdement sur le sol. Le trou dans le mur était impressionnant, Iba ne savait pas ce qui avait pu le provoquer, mais il frémissait à l’avance. Lorsque la fumée fut dissipée, Iba examina le couloir pour essayer de comprendre ce qui c’était passé. Ce qu’on pouvait encore appelé couloir, il y a quelques instants ressemblaient maintenant à un champs de batailles miniature. Un homme sortit du trou et regarda aux alentours. Il aperçut Iba.

[??? n°1] « - Vous allez bien ? Vous n’êtes pas blessé ?

- Oui…oui, je vais bien, merci… »dit-il d’un ton peu rassuré.

L’homme parut soulagé et s’en retourna dans la salle, comme si de rien n’était. Iba l’entendit ensuite crier, apparemment ce n’était pas lui le fautif mais son élève. Ce dernier allait sûrement passer un mauvais quart d’heure.

[??? n°1] « - D’accord, tu maîtrise « suiton », mais, bon Dieu, de bon sang, pourquoi l’as-tu lancé avec une telle puissance, tu aurais pu blesser quelqu’un, si ce n’est pire. Où avais-tu la tête ?

[??? n°2] - Dois-je vous rappeler, cher maître, à qui vous vous adressez ?

[ ? ? ?n°1] - Inutile de prendre un tel ton avec moi, Raki Yasuo. Tu devrais faire attention à toi, plutôt que de proférer des menaces dans le vent, ce n’est pas ton nom qui te protégera au combat.

*Raki Yasuo…*

Iba serra les poings et les dents, la haine pouvait se lire dans ses yeux. Il était donc à l'Académie, lui aussi. Il était encore trop tôt. Iba prit la porte et déboucha sur la cour. Elle était grande, spacieuse, peuplée d’arbres et de bancs. Parfaite pour se reposer entre deux cours et accueillir agréablement les nouveaux venus. Iba était de mauvaise humeur, le nom de famille Yasuo, résonnait dans sa tête.

*Bientôt…bientôt.*

Il décida de rentrer rapidement chez lui. Là, il prendrait une bonne douche et changerait ses pansements au pieds, ce qui le soulagerait à coup sûr. Il se déplaçait promptement dans les rues de Kiri. Il n’avait qu’une hâte, c’était de retrouver son chez soi. Il aurait presque courut pour rentrer chez lui si ces pieds ne lui avaient pas intimement fait comprendre que cela était encore impossible. Il déboucha enfin dans sa rue, dépassa lesquelles immeubles qui précédait le sien, poussa la porte d’entrée et déboucha sur le hall. D’un bref coup d’œil, il s’aperçut encore une fois que le supposé gardien, n’était pas à son poste.
Il grimpa quatre à quatre les escaliers, sortit ses clés en les montant, s’apprêtant déjà à ouvrir sa porte. Il fut stopper net dans son action. Quelqu’un se tenait devant la porte de son appartement. Un jeune garçon, peut-être un peu plus âgé que lui. A en jugé par sa tenue et le bandeau frontal qu’il arborait, il était étudiant ninja.


*Que peut-il bien me vouloir ? Sait-il qui je suis ?
Comme je suis nouveau à l'Académie, vient-il me « bizuter » ? J’en doute, il serrait venu à plusieurs dans ce cas.
Que peut-il bien me vouloir alors ?*


Iba monta les dernières marches qui lui restait pour arriver à son palier, rangea ses clés dans sa poches gauche de sa veste et fit face à l’inconnu.

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 1 Fév - 18:28

J’entendais du bruit de loin comme une porte qui venait de s’ouvrir, je me retournais. Je pouvais voir un jeune homme, à peu prés de la même taille que moi.
Je me demandais si c’était lui mais apparemment oui car il venait de s’arrêter juste devant moi et il avait le fameux bandeau de Kiri.
Aucun doute c’était lui, les cheveux un peu en pétard, noirs, les yeux noirs et le visage sans expressions majeures ressortant.
Il ne m’adressa pas de mot, il attendait que je m’explique à vrai dire. Il me regardait comme je le regardais mais je devais rompre ce silence comme j’étais venu devant le seuil de sa porte.
Je m’inclinais.


« Bonjour, je m’appelle Hyrungo »
« Je suis venu ici pour faire connaissance avec toi, comme tu peux t’en douter, je suis dans l’académie de Kiri en formation et si je pense que les dires de certaines personnes, tu va être dans la même équipe que moi »


Il ne voulait toujours pas répondre, il était sûrement dans ses pensées, j’allais continuer encore à parler, je ne voulais pas trop l’embêter mais j’en avais l’impression.
Il était en sueur, avec son rythme de respiration, je pensais qu’il venait de courir dans les escaliers pour arriver chez lui le plus rapidement.

« Tu es bien Iba Hiyori ? »

Je commençais à douter mais j’attendais une réponse positive à cette question. Je n’avais pas envie d’être humilié. Je ne tendis pas ma main, le coup que m’avais fait Hibiki la dernière fois n’était pas très sympa maintenant je mis prenais 2 fois avant de le faire.

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 1 Fév - 20:34

Iba dévisagea pendant quelques instants son interlocuteur, ce dernier semblait faire de même. Pas de doute possible, il s’agissait bien d’un aspirant de Kiri. Iba ne dit pas un mot, après tout, ce n’était pas lui qui se trouvait devant la porte de quelqu’un d’autre. Il était un peu anxieux, et pour cause, il lui restait des souvenirs bien douloureux de ses rencontres avec d’autres enfants, cela depuis qu’il en était un...un des enfants de Réprouvés. Cette pensée le hantait, jour et nuit, mais il y avait trouvé un remède efficace, l’entraînement…et Shinobu. Néanmoins, ces dures années lui avait appris la prudence. Doucement, il descendit sa main, le long de son corps, jusqu’à sa sacoche d’armes. En cas d’altercations, il pourrait réagir dans l’instant.
Au comble de la surprise, le jeune garçon devant lui s’inclina légèrement et déclina son identité.


[Hyrungo] « - Bonjour, je m’appelle Hyrungo.
Je suis venu ici pour faire connaissance avec toi, comme tu peux t’en douter, je suis dans l’académie de Kiri, en formation et si je pense que les dires de certaines personnes, tu vas être dans la même équipe que moi. »


Iba resta un moment dubitatif ; est-ce une feinte, un leurre pour lui faire relâcher son attention. Iba scruta le visage de l’étudiant et y chercha des signes révélateurs d’une quelconque ruse. Le visage et l’attitude de l’aspirant indiquaient franchement qu’il ne mentait pas, ou alors, sa maîtrise de lui-même était remarquable. Si c’était le cas, Iba ne pourrait de toute façon pas faire grand chose face à un adversaire d’un tel niveau. Il se détendit donc. Son homologue ninja épiait lui aussi ses réactions. Il se mit alors à le questionner.

[Hyrungo] « Tu es bien Iba Hiyori ? »

Iba hésita à répondre. S’il répondait par l’affirmatif, c’était purement et simplement se présenter comme étant un enfant de Réprouvés ; les réactions de l’étudiant pouvaient n’être que du mépris, mais pouvait aussi se transformer en haine aveugle. Iba n’était pas sûr de vouloir tenter une expérience, qu’il avait déjà mainte et mainte fois essayé et dont il ne comptait alors que des ratés. Mais s’il répondait par le négatif, Hyrungo, si c’était bien son nom arriverait sûrement à déceler son mensonge, surtout s’il connaissait déjà la réponse.
Encore une fois, par la réflexion, Iba décida de la meilleure attitude à adopter.


« - Oui, c’est bien moi. »

Hyrungo esquissa un sourire, son attitude ne s’était pas dégradé, il semblait toujours autant jovial. Iba ne comprenait pas. Soudain, tout sembla s’éclaircir, il était possible que vu l’apparente jeunesse de son interlocuteur, ce dernier n’est pas entendu parler des Réprouvés. A l’époque, l’histoire avait fait beaucoup de bruits et touché beaucoup de famille, mais si Hyrungo n’était pas de celles-ci, et si personne ne lui en avait parler, il était tout à fait plausible qu’il ne sache rien de cette triste affaire. Confiant dans sa déduction, l’attitude d’Iba se raffermit.

« - On ne m’a pas encore parlé d’une affectation à une équipe de ninjas. Pour l’instant, je suis en apprentissage avec Shinobu-sama à l’Académie. »

Iba laissa planer un léger silence et se souvint des règles élémentaires de politesse.

« - Ah !…oui, j’oubliais, enchanté de te rencontrer Hyrungo. »

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyMer 1 Fév - 21:28

*Mais il met du temps à répondre, est-ce si difficile ?*
*Répondre à une simple question, il doit penser que je veux lui faire quelque chose*
*Je commence à douter vraiment, s’il ne reconnaît pas ce nom, ça ne doit pas être lui*
*Je vais devoir attendre alors que quelqu’un d’autre vienne*

Je regardais discrètement pour voir si sur la porte le nom de ce « Iba » était inscrit sur une petite plaque avec au-dessus une petite sonnette.
Il y avait bien son nom, il y avait écrit exactement « La famille Hiyori » avec comme des rayures dessus, comme-ci on avait eu l’envie de l’enlever. Je ne me préoccupais pas trop de ça. Puis il prit une petite respiration et des mots sortire de sa bouche, j’entendis enfin la voix de mon interlocuteur.

[Iba] « - Oui, c’est bien moi. »

*Excellent, enfin, je vais pouvoir faire connaissance avec quelqu’un d’autre dans Kiri*
*Passons à la discutions, il ne doit pas savoir grand chose sur Kiri*
*Quoiqu’on dirait qu’il vit à Kiri depuis sa naissance donc il sait déjà tout*
*Même sur la guerre à laquelle on doit se préparer.*
*Déjà il faut bien engager la situation, bon voyons, on pourrait parler de l’académie, oh et puis on verra*

Je ne pouvais pas m’empêcher d’exprimer ma joie avec un sourire mais je me méfiais un peu, il n’avait pas réagit direct, qui sait peut-être est-ce quelqu’un d’autre qui veut me faire une farce ? Je souriais encore jusqu’à qu’il exprime encore des paroles.

[Iba] « - On ne m’a pas encore parlé d’une affectation à une équipe de ninjas. Pour l’instant, je suis en apprentissage avec Shinobu-sama à l’Académie. »

« Alors ça ne devrait pas tarder, à moins que ce qu’on dit est faux, de toute façon il faut bien que tu sois dans une équipe, enfin je pense »
« Mais voyons, Shinobu ne t’en a pas parlé ? »
« A mais oui, je sais pourquoi, tu ne connais pas Zabuza Momochi ? Le Mizukage de Kiri »
« Depuis le temps qu’il est … Enfin tu ne l’as pas vu »

*On ne sait jamais, il doit me trouvé bizarre, mais je n’ai pas très confiance, mais je pense que s’il me parle mieux de Shinobu je vais prendre vraiment confiance*
*Mais franchement je m’inquiète pour rien, je peux lui dire, il a le bandeau, il a tout l’air d’un ninja de Kiri*
*ça peut-être un Henge, je vais attendre encore un peu*

[Iba]« - Ah !…oui, j’oubliais, enchanté de te rencontrer Hyrungo. »

« Mais tout le plaisir est pour moi »
« Tu habites depuis longtemps ici ? Je veux dire à Kiri ? »

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyJeu 2 Fév - 0:28

Tout observateur extérieur à la scène l’aurait trouvé particulièrement hilare. En effet les deux protagonistes se jugeaient continuellement du regard, mais en plus ils analysaient méthodiquement les paroles de leur interlocuteur. Une vrai bataille d’esprit, à laquelle aucun des deux ne voulaient céder.
Iba remarqua le furtif coup d’œil de Hyrungo sur la sonnerie de sa porte.


*Bien vu…
en effet je m’apprêtais à ouvrir la porte, il n’a eut qu’à vérifier, mais encore fallait-il y penser ?*


La cage d’escalier, constitué de lattes de bois, recouverts d’un vieux tapis mauve, était témoin d’une joute verbale impressionnante. Iba s’amusait intérieurement à ce petit jeu, d’autant plus que son adversaire n’était pas des moindres, et jouer parfaitement avec les mots. Lorsqu’Iba lui confirma son nom, Hyrungo sourit,peut-être pour détendre l’atmosphère, Iba n’en savait rien. Hyrungo avait reprit la parole.

[Hyrungo] « - Alors ça ne devrait pas tarder, à moins que ce qu’on dit est faux, de toute façon il faut bien que tu sois dans une équipe, enfin je pense.
Mais voyons, Shinobu ne t’en a pas parlé ?
A mais oui, je sais pourquoi, tu ne connais pas Zabuza Momochi ? Le Mizukage de Kiri
Depuis le temps qu’il est … Enfin tu ne l’as pas vu ? »


Beaucoup de questions, et un enthousiasme certain. Iba écouta jusqu’au bout Hyrungo, ne l’interrompant pas. Il continuait à l’étudier, tel un spécimen rare, car à prêt tout, s’il ne savait rien sur son passé, Hyrungo pouvait très bien devenir une bonne connaissance, voir un ami.

*Cela fait maintenant bien longtemps que je n’ai pas put appeler quelqu’un par ce terme…*

Doucement, il s’était rapproché de la rampe d’escalier, pour s’y accouder, il n’en gardait pas moins une attitude droite et posée. Il analysa les questions de Hyrungo et y répondit une par une, avec doigté et précision.

- Je pense que si Shinobu-sama ne m’a pas affecté à une équipe, c’est parce qu’il pense que je ne suis pas encore près à aller au combat. Je respecte parfaitement sa position, et je la comprends aussi. J’espère pouvoir bientôt en intégrer une. Peut-être ton équipe. Shinubo-sama le dira en temps voulu.
En ce qui concerne la Mizukage, j’en est entendu parler, mais surtout par rumeurs. Je n’ai jamais eut l’honneur et le privilège de le rencontrer personnellement. De plus lorsque je suis rentrer à l’Académie de Kiri, j’ai appris qu’il était parti. J’ai écouté les potins, d’une oreille distraite, certains disent qu’ils se seraient enfuis, de peur de l’invasion éminente des shinobis du village du sable. D’autres disent qu’il est mort…dans des circonstances plus que mystérieuses.
Certains disent qu’il est parti s’entraîner pour revenir plus fort que jamais à la tête du village. Il y a bien sûr pleins d’autres histoires plus ou moins incroyables, qui ne tiennent généralement pas debout et qu’un enfant en bas âge ne croirait pas…
En résumé, les rumeurs vont de bons trains, et sont sûrement déformées par le bouche à oreille. Je ne sais laquelle croire, j’espère seulement que le Mizukage nous reviendra, lorsque nous aurons besoin de lui. »


Hyrungo semblait plus décontracté, serein et même rassuré. Etrangement, l’attitude du jeune garçon déteint sur Iba, qui à son tour, relâcha sa vigilance.

[Hyrungo] « - Tu habites depuis longtemps ici ? Je veux dire à Kiri ?

Iba hésita une fois de plus à répondre. Jusque là hyrungo n’avait montré aucun signe de méchanceté ou de rancune. Iba espérait que cela continuerai, et décida de se dévoiler un peu.

- Je suis né à Kiri, néanmoins à l’âge de sept ans, j’ai quitté la mère-patrie avec ma famille pour aller dans une des villes frontalières de Kiri. Et je suis revenu à neuf ans, ici. J’habite ici depuis maintenant trois ans.
Et toi, cela fait longtemps que tu vis ici, à Kiri-même ? »

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyJeu 2 Fév - 19:00

Je trouvais que Iba n’étais pas décontracter plutôt crispé, il semblait réfléchir bien les mots qu’il allait utiliser dans sa phrase comme s’il n’avait pas confiance en moi. Tous les deux nous nous regardions, je commençais à me décontracter de plus en plus, il me scrutait, comme si après il voulait faire un dessin, un croquis de moi. Iba se laissa s’accoudé à la rampe juste à coté de l’escalier, mais je ne le trouvais toujours un peu crispé, pas autant relâché que moi, peut-être moi aussi je devrais me méfier ?
Après quelques minutes de silence insoutenable pour moi Iba se mit à parler.


[Iba] - Je pense que si Shinobu-sama ne m’a pas affecté à une équipe, c’est parce qu’il pense que je ne suis pas encore près à aller au combat. Je respecte parfaitement sa position, et je la comprends aussi. J’espère pouvoir bientôt en intégrer une. Peut-être ton équipe. Shinubo-sama le dira en temps voulu.
En ce qui concerne la Mizukage, j’en est entendu parler, mais surtout par rumeurs. Je n’ai jamais eut l’honneur et le privilège de le rencontrer personnellement. De plus lorsque je suis rentrer à l’Académie de Kiri, j’ai appris qu’il était parti. J’ai écouté les potins, d’une oreille distraite, certains disent qu’ils se seraient enfuis, de peur de l’invasion éminente des shinobis du village du sable. D’autres disent qu’il est mort…dans des circonstances plus que mystérieuses.
Certains disent qu’il est parti s’entraîner pour revenir plus fort que jamais à la tête du village. Il y a bien sûr pleins d’autres histoires plus ou moins incroyables, qui ne tiennent généralement pas debout et qu’un enfant en bas âge ne croirait pas…
En résumé, les rumeurs vont de bons trains, et sont sûrement déformées par la bouche à oreille. Je ne sais laquelle croire, j’espère seulement que le Mizukage nous reviendra, lorsque nous aurons besoin de lui. »


C’était impressionnant, il venait de répondre avec précision et très clairement à mes questions, il en savait beaucoup sur le Mizukage, je ne devais plus m’en faire, c’était vraiment lui, je me demande même pourquoi je me suis dis une telle bêtise !


*Comme je pensais, il n’a jamais vu Zabuza, il ne connais pas sa férocité*
*Je ne comprends pas, s’il ne connaît pas le Mizukage, ça veut dire que le chef du village ne c’est pas ce qu’il l’attend au retour de son voyage ? Je croyais aussi qu’on avait fermé les portes à moins que Shinobu les ai réouvertes pour voir s’il y avait quelqu’un et il a vu Iba*
*Ce n’a me concerne pas*


« Oui, il y a beaucoup de rumeur mais j’en ai choisi une, qui est dure à croire, je pense que tu sais que Shinobu est mort, on dit qu’il a mit son esprit dans la Fontaine de Kiri, pour être toujours avec ce village, un jour, Zabuza a du paniquer face à son destin qui allait arriver, il a du demander un moyen à l’esprit de Shinobu de s’occuper de Kiri et de lui donner un entraînement »
« C’est pas très clair car je suis embrouiller comme tous les gens qui veulent savoir ce qui se passe dans ce village »
« Il y a à partir de ce moment 2 rumeurs, je dirais plus des hypothèses :
1- Ou il est partit dans un autre village pour s’entraîner, pas très loin de Kiri »
2- Ou il est allé dans le monde de Shinobu. »
« C’est vrai que c’est bizarre, mais je pense ça de cette histoire »
« Notre Mizukage a du avoir peur de la puissance du Kage de Suna malgré sa grande puissance et son arme légendaire »
« Mais dans le futur guerre qui nous attends, tout le monde à peur »


Après mes quelques phrases, je sentais Iba plus détendu moins crispé, il devait moins se méfier de moi, je ne savais pas exactement, mais je le voyais bien.
Il allait me répondre encore à ma dernière question. Il était un peu étonné que je dise qu’il y allait avoir une guerre comme s’il ne savait rien au sujet de cette guerre.


[Iba] - Je suis né à Kiri, néanmoins à l’âge de sept ans, j’ai quitté la mère-patrie avec ma famille pour aller dans une des villes frontalières de Kiri. Et je suis revenu à neuf ans, ici. J’habite ici depuis maintenant trois ans.
Et toi, cela fait longtemps que tu vis ici, à Kiri-même ? »


*C’est bizarre qu’il est partit, enfin, ce n’est pas trop mes affaires*
*Je ne pense pas que ce voyage à été fait au hasard, pour changer de maison ou d’air*


« Non, je ne vis pas depuis très longtemps, je vis ici depuis 3 mois »
« Ça ne vaut pas 3 ans comme toi, c’est fou, je ne t’avais jamais vu avant que tu deviennes ninja, mais il faut dire que je me souciais guerre des autres ! »
« On va dire que j’habitais aussi dans une des villes frontières de Kiri et je suis parti contre mon gré »


Je ne voulais pas raconter mon passé, sinon j’allais me remettre à pleurer, rien que penser à mon père me rendait très triste, je l’avais un peu oublier et maintenant je venais de le revoir dans mon esprit. Mon sourire que j’avais se transformait, je ne souriais plus, je restais sans expressions.

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyJeu 2 Fév - 20:38

Iba commençait à apprécier la discussion avec l’étudiant de l’Académie. Non pas qu’elle soit particulièrement palpitante, mais simplement parce qu’Iba parlait avec quelqu’un d’autre, de manière dégagé, sans haine, rancune…et maintenant arrière pensée. Il était fermement convaincu que son homologue ninja ne s’avait rien de son passé ; il pouvait donc s’exprimer librement avec lui.

[Hyrungo]« - Oui, il y a beaucoup de rumeur mais j’en ai choisi une, qui est dure à croire, je pense que tu sais que Shinobu est mort… »

Même si la vigilance d’Iba s’était relâché, sa vivacité d’esprit était toujours là, affûtée et aiguisée. Les paroles de Hyrungo ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd, bien au contraire Iba écoutait minutieusement, les informations et les connaissances étaient une des clés de la réussite. Ces renseignements pourrait toujours lui être utile. Cependant la nouvelle de la mort de son senpaï fit l’effet d’une bombe sur Iba.

*Shinobu, mort ! Impossible, je l’ai vu ce matin.*

Mais Hyrungo ne laissa pas à Iba le temps de s’émouvoir et continua à débiter son flot d’informations.

[Hyrungo] « - On dit qu’il a mit son esprit dans la Fontaine de Kiri, pour être toujours avec ce village, un jour, Zabuza a dû paniquer face à son destin qui allait arriver, il a du demander un moyen à l’esprit de Shinobu de s’occuper de Kiri et de lui donner un entraînement. »

Iba ne comprenait pas ce que racontait Hyrungo.

*Il vient de péter un câble…
J’ai un fou en face de moi…un fou !*


Iba cacha ses émotions du mieux qu’il put à Hyrungo, inutile de l’alarmer. Il se concentra et analysa les paroles de ce dernier. Il ne savait pas ce qu’était cette « fontaine »…peut-être un des nombreux monuments que recelait la ville de Kiri. Il avait beau vivre depuis quelques années à Kiri même, aucune fontaine ne lui venait à l’esprit. Il aurait sûrement les réponses plus tard. Ensuite, les explications de hyrungo partaient dans tout les sens, le pauvre garçon ne devait plus avoir tout sa tête. Selon lui, Shinobu aurait été invoqué par Zabuza pour lui demandé conseils et aides.

*De ce que j’en sais, pour être invoqué, il faut faire parti d’un autre plan…
c’est impossible, Shinobu…Shinobu n’est pas…non…il me le confirmera demain, à l’Académie.*


Néanmoins, il s’agissait d’une hypothèse, et ce n’était pas la plus farfelue qu’il ait entendu. Il préféra ne rien répondre à son interlocuteur, et le laisser continuer, peut-être trouverait-il une faille dans son raisonnement, ou des éclaircissements.

[Hyrungo] « - C’est pas très clair car je suis embrouiller comme tous les gens qui veulent savoir ce qui se passe dans ce village.
Il y a à partir de ce moment 2 rumeurs, je dirais plus des hypothèses :
Ou il est partit dans un autre village pour s’entraîner, pas très loin de Kiri.
Ou il est allé dans le monde de Shinobu.
C’est vrai que c’est bizarre, mais je pense ça de cette histoire.
Notre Mizukage a du avoir peur de la puissance du Kage de Suna malgré sa grande puissance et son arme légendaire.
Mais dans le futur guerre qui nous attends, tout le monde à peur. »


Encore une fois, le récit n’était guère clair, Hyrungo l’admettait lui même. Une chose était sûr selon lui, le Mizukage était parti s’entraîner en prévision d’une guerre future, où ? Iba ne le savait pas, mais la nouvelle d’une guerre imminente planait depuis déjà quelque temps en temps que rumeur, la voir se concrétiser, ne réjouissait pas Iba. Il se doutait qu’elle n’enthousiasmait personne .
De plus, les hypothèses avancées par Hyrungo, lui semblait bancales. Cependant, il ne dit rien, il se contentait d’écouter passivement et de mémoriser la discussion. Demain…oui, demain, il aurait les explications de la bouche même de son tuteur, Shinobu…
Iba l’espérait vivement.


Hyrungo finit par homologuer les hypothèses d’Iba à son sujet.

[Hyrungo] « - On va dire que j’habitais aussi dans une des villes frontières de Kiri et je suis parti contre mon gré »

S’il habitait dans un endroit reculé des îles de Kiri, il était plus que normal qu’il n’ait pas eut vent de l’histoire sanglante des Réprouvés. La discussion fut soudainement interrompue, par des bruits de pas dans la cage d’escalier. Une femme montait, en direction des étages supérieurs. En voyant Iba, elle lui afficha un regard noir.

[???] « - Tu habites toujours là, espèce de fils de traînée…
Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri! »


Iba ne dit rien, il avait l’habitude. C’était juste un mauvais moment à passer. La femme acariâtre, poussa Iba volontairement, d’un air hautain et ignora complètement Hyrungo, continuant à monté les escaliers. Hyrungo voulut dire quelque chose mais Iba l’en empêcha.

« - C’est inutile d'intervenir. Désolé que tu es entendu cela. Je crois que notre discussion finit ici pour aujourd’hui, j’ai encore pas mal de choses à faire pour être prêt pour mon cours de demain. Nous nous reverrons sûrement à l’Académie. Au revoir et merci encore pour ta visite. »

Iba semblait quelque peu abattu, prit d'une tristesse, une mélancolie sans âge. Hyrungo ne comprenait pas le subite changement d’attitude d’Iba, mais il ne dit rien et se conforma à la demande de l’aspirant. D’un signe de tête, il lui adressa un « en revoir » et descendit l’escalier qui le mènerait à la sortie du bâtiment. Iba, quant à lui, ouvrit la porte de son appartement, s'y engouffra et referma la porte. Peu de temps ensuite, on entendit le cliquetis usuel d'un verrou.

[Hyrungo : je te MP pour t’expliquer en gros l’histoire « Réprouvés » pour la suite du RP]

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyVen 3 Fév - 10:15

[Hyrungo, Iba : +8 EXP RP]

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyVen 3 Fév - 19:36

Iba venait de fermer la porte de son appartement. Frustré, vexé…abattu, il jeta négligeamment sa veste et son bandeau sur la table de sa cuisine et s’affala sur une des chaises qui l’entourait.
Il prenait sur lui, mais c’était dur, si dur. Il n’avait plus personne à qui se confier, sur qui se reposer ; il devait affronter sa vie quotidienne, mais aussi le poids du passé, seul. Il n’en pouvait plus, cette sensation d’être rejeté, considéré comme un moins que rien, voir même une erreur ; il ne le supportait plus.
Il resta un long moment silencieux, ne pensant à rien, fixant sa table d’un air absent. Il aurait aimer se déconnecter de la réalité, la fuir, elle qui était si cruelle.


*Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri!*

Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu’il porte ce fardeau ?
Il n’était pas différent des autres enfants, néanmoins lui devait subir jour après jour, les insultes, les moqueries et les injures ; sans pouvoir y répondre. Il devait accepter le fait d’être rabaisser au rang de moins que rien, de parasite de la société. La colère et la haine d’Iba resurgirent. Sa famille avait donné son sang et sa vie pour Kiri, et voilà comment cette ville, ce peuple les remerciait, en traînant leurs enfants dans la boue, eux qui était déjà privé du strict minimum : l’amour des leurs. Iba enrageait, l’histoire avait joué un bien triste tour à sa famille.
Son esprit se raffermit, ainsi que sa volonté. Il leur montrerait, à tous et toutes, qui était les Hiyori ; il brillerait par ses exploits et rétablirait la vérité. Rassuré par cette pensée, Iba se leva et se prépara à prendre une bonne douche. Il en avait bien besoin, de plus cela lui changerait les idées. Il entra dans sa chambre, ouvrit son armoire pour en extirper des sous-vêtements propres. Il les prit d’un geste maladroit et fit tomber une petite boîte noire à ses pieds. Iba savait parfaitement ce qu’elle contenait, il se baissa pour la ramasser, et la prit dans un mouvement plus qu’incertain. Il hésitait à l’ouvrir, juste pour revoir ce qu’il avait déjà tant de fois contempler et qui lui avait arraché tant de larmes. Résistant à la tentation, il reposa délicatement la boîte à sa place, dans l’armoire et ferma la porte de cette dernière. Un furtif coup d’œil par la fenêtre de sa chambre lui révéla l’approche de nuages gris et le début de l’après-midi, à en juger par les ombres que dessinaient les habitations.


Il entra dans sa salle d’eau. Elle était bien petite, mais amplement suffisante pour ses exigences. Il se déshabilla et disposa ses affaires sur un petit tabouret. Il défit par la suite ses bandages, ses blessures avaient bien cicatrisées et bientôt il n’y paraîtrait plus sauf peut-être pour ses pieds, qui avaient vraiment prit un vilain coup lors de sa première journée d’entraînement. Il s’observa, ensuite dans le miroir qui surplombait l’évier de la salle. Non pas qu’il fut égocentrique, au point de s’admirer dans un miroir, mais plutôt parce qu’il Iba remarquait de légers changements dans sa physionomie. Il se renforçait, ses épaules étaient légèrement plus avancés qu’à l’accoutumer, ses abdominaux commençaient à se former. Apparemment l’effort physique faisait du bien à son corps. Il ouvrit le placard situe en dessous de l’évier et en sortit une serviette de bain de même que des produits de douches. Il commença à faire couler l’eau très doucement. Il devait attendre un certain temps pour avoir de l’eau chaude ; espérant que le ballon qui chauffait l’eau fonctionnerait. Il était usuel que certains aillent le trouer, en sachant qu’un des enfants de Réprouvés vivait dans ce bâtiments. Il passa sa main sous le faible jet d’eau.

*C’est bon, aujourd’hui ça va. Heureusement…*

Il rentra dans la cabine de douche, ferma la porte de cette dernière et tourna le robinet du débit. Il sentit l’eau courir sur son corps, ses muscles se détendre, ses cheveux se mouiller. Ce sentiment de quiétude, il était réellement indescriptible ; Iba était bien. L’eau ruisselante sur son corps lui procurait des sensations de bien fait extraordinaires, même si lorsqu’elle arrivait au niveau des ses engelures aux pieds, elle provoquait une vive douleur. Il ne pouvait cependant se permettre de trop traîner sous la douche, sinon il aurait des problèmes en recevant la facture d’eau. Il coupa l’eau, prit les produits, en mit des petites quantités dans ses mains et se savonna rapidement, puis remit du débit et se rinça. Une fois fait, il coupa l’écoulement et quitta la cabine pour retrouver le tapis de bain sous ses pieds. Il agrippa la serviette et se sécha, il n’était resté que cinq minute sous la douche, pourtant il se sentait revivre. Il refit ses bandages, remettant de la crème au passage. Iba se rhabilla avec ses affaires propres.

Il n’irait pas s’entraîner près du lac aujourd’hui. Il était trop fatigué et puis il avait encore beaucoup à faire. Ses cheveux n’étaient pas encore totalement secs et de fines goulettes dégoulinaient le long de son cou. Il rassembla l’ensemble des ses affaires qui jugeaient sales et les déposa sur l’unique table de l’appartement. Il allait faire une lessive. Il tria les vêtements, les déposant correctement sur la table, en prenant aussi soit de repérer les éventuelles tâches. Il en profita pour ranger sa veste d’aspirant et son bandeau, qu’il avait maltraité il y a quelques instants. Il remplit d’eau l’évier de la cuisine, dénicha un paquet de lessive en poudre dans un des dressoirs en en reversa, suivant les doses indiquées dans l’évier, et y plongea ses vêtements à laver. Il alla chercher une bassine qu’il remplit d’eau propre. Il laissa imbiber ses habits. Il n’allait pas rester inactif, en effet son ventre criait famine, il fallait l’apaiser. Iba entreprit donc de se préparer un repas. Comme à son habitude, ce ne serait nullement recherché, mais il savait par avance que cela lui conviendrait. Il rerangea un petit peu ses achats de la veille, tachant de mettre de l’ordre. Après cela, il prit un boîte de conserve et quelques tranches de pains, voilà son repas.
Une fois son « copieux » repas achevé, il continua son œuvre première. Il déplaça le vêtements dans l’eau moussante, tira les vêtements avec des tâches, frotta pour les faire disparaître, puis lorsque l’habit lui semblait propre, il le plongea dans la bassine d’eau propre. Quand celle-ci devant à son tour trop salle, il allait changer l’eau et étendre le linge nouvellement lavé dans la salle de bains.
Une grosse demi-heure plus tard, Iba avait finit.
Il s’accorda une pause pour souffler. Il repensa alors à la rencontre d’aujourd’hui, cet étudiant…Hyrungo…
Il semblait bien farfelue, et ses révélations l’étaient encore plus. Iba ne savait s’il fallait le croire ou non. Une chose était sûr, demain Shinobu serait là pour lui donner les réponses. Sa pensée bifurqua sur son entraînement.
Tant de chose c’était déroulé aujourd’hui. Il devait mettre tout cela au point et être prêt, demain à affronter une nouvelle journée en tant que ninja de Kiri


[la suite….sûrement après les vacances au ski]

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyVen 3 Fév - 20:47

[Je fais mon rp de départ ^^]

J’étais persuadé que Iba ne me comprenais pas, il ne devait pas admettre que Shinobu n’est pas de ce monde même s ‘il on pouvait le voir et le toucher. Iba ne laissa aucune émotion paraître en dehors de lui-même. Il devait penser à tout ça, je ne me suis mal pris pour lui raconter ça dans une façon claire et courte. Mais maintenant j’avais un peu envie de m’entraîner jusqu’à la fin de la journée et encore aller voir à la bibliothèque les techniques médicales qui m’intéressait étrangement.
Je regardais discrètement les escaliers, je venais d’entendre encore la porte se fermer dans un bruit sourd. Une femme, assez vieille, venait de rentrer, elle avait un ou deux sacs plastiques avec elle. Pas très lourd, juste pour faire à manger pendant 2 jours maximums.
Elle s’approcha de nous et lança un regard noir à Iba puis avec une voix dure adressa quelques paroles à Iba.


[Une Femme] « - Tu habites toujours là, espèce de fils de traînée…
Je ne comprends pas comment on peut encore accepter ta présence dans cet immeuble. Tout ce que devrait avoir un enfant de ton nom, c’est le droit de mourir dehors, dans le froid et la glace de Kiri! »


*Elle n’est pas gonflé elle, un fils de traînée, pourquoi elle dirait ça ? Tout le monde à le droit d’être hébergé, mourir ? Une vie ne doit pas être abandonnée dans les rues de ce village*

Je voulais dire des paroles face à la dureté avec laquelle elle venait de parler à Iba. Je ne comprenais pas pourquoi elle disait ça, je le trouvais sympathique, gentil et très aimable. Traité ses parents n’est pas ce qu’elle devrait faire, elle devrait montrer l’exemple, et ça moi je semblais l’avoir compris. Puis en repartant, elle me regarda avec dégoût, puis remonta, je tendis ma main pour la rattraper mais Iba intervenait.

[Iba] «- C’est inutile d'intervenir. Désolé que tu es entendu cela. Je crois que notre discussion finit ici pour aujourd’hui, j’ai encore pas mal de choses à faire pour être prêt pour mon cours de demain. Nous nous reverrons sûrement à l’Académie. Au revoir et merci encore pour ta visite. »

« Comment ? Pourquoi tu ne fais rien ? Tu ne comprends pas qu’elle vient de … »
« Bon, ce n’est pas grave, tu fais part d’une grande patience avec elle ! »
« Prépare-toi bien, surtout avec Shinobu, moi et l’académie, je ne sais pas si je vais y aller maintenant, je dois reprendre un peu du recul »
« Au revoir, j’ai été ravi de parler avec toi, j’espère que je vais bientôt te revoir »

Je ne regardais pas Iba en partant, je partis directement, une fois dans les rues je réfléchissais où j’en étais et ce que j’allais faire maintenant.
Shinobu
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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyVen 3 Fév - 21:26

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptySam 11 Fév - 12:03

[I'm come back...voilà de quoi rattraper un peu mon absence Very Happy ]

Iba resta un moment dubitatif. Qu’allait-il faire de son après-midi ? La question était en somme stupide, il devait s’entraîner, pour que demain, il maîtrise correctement les techniques que Shinobu lui avait enseignées. La question était plutôt comment si prendre ? Comment s’entraîner ? Quel exercice serait le plus approprié pour le faire progresser ? Pour le trouver, il devait tout d’abord faire le point sur les défauts de ses techniques. Il commencerait par se pencher sur le clonage.
Ce matin, il avait eut du mal à donner un ordre mental à son clone consistant ; de plus il avait des grosses difficultés lorsqu’il s’agissait de garder un contrôle constant sur son clone, généralement son clone explosait au bout de quelques minutes, Iba n’arrivant pas à maintenir son effort de concentration. Enfin, il se devait de perfectionner son malaxage de chakra au moment de lancer le jutsu et effectuer les signes incantatoires plus rapidement.
Iba réfléchit, et finit par dénicher une idée d’entraînement intéressante. Son clone allait devenir lui, c’est-à-dire, qu’il allait faire tout ses faits et gestes, il allait devenir une mimique parfaite de son créateur, et pour le moment, ses faits et gestes serait toutes les corvées ménagères à réaliser. Iba sourit ; c’était vraiment une bonne idée.
Il s’assit sur une des chaises de la cuisine, malaxa son chakra, puis effectua les signes incantatoires. Un clone consistant apparut. Iba s’en sortait convenablement, mais le plus dur restait à faire.


*Ranges la cuisine*

Le clone ne bougea pas d’un centimètre. Comment avait-il fait ce matin avec Shinobu ? Avec le stress, il n’avait pas retenu ce que son senseï lui avait enseigné un peu plus tôt dans la journée. Iba s’en voulait, il aurait dû être plus attentif et ne pas se relâcher. Il serra son poing rageusement.

*Il ne sert à rien de ressasser ses fautes, essayes plutôt de voir comment te rattraper.*

Iba pensait que l’ordre, en lui-même n’était pas mauvais ; l’erreur venait de lui, il ne savait pas comment donner un ordre mental correct et se faire exécuter. Il devait joindre l’esprit de son clone, si ce dernier en possédait un et créer un lien télépathique.

*Oui, c’est cela, créer un lien entre lui et mon clone.*

Iba établit alors une attache entre lui et son clone à l’aide d’un fin fil de chakra. Il recommença alors à donner son ordre.

*Ranges la cuisine.*

Le clone se mit alors en mouvement, rangeant divers ustensiles, paquets et autres objets, à leur place attribuée dans les placards. L’effort pour rester concentré se lisait sur le visage du jeune garçon. Il transmettait à son clone toutes les actions que ce dernier avait à effectuer et maintenait son enveloppe de protection. Malheureusement, lors du rangement d’un placard suspendu, un sac de riz glissa des mains du clone et vint heurter violemment la face de ce dernier. L’enveloppe fut brisée et le clone explosa.

*Qu’elle fin grotesque ! C’est vraiment lamentable…*

L’aspirant ne se découragea pas pour autant, car après tout le chemin de la réussite est long et sans raccourci. Il se reconcentra, puisa dans ses réserves de chakra, réalisa prestement les signes incantatoires. Une fois de plus, un clone consistant, sans défaut majeur, apparut face à Iba. Il installa le petit fil de liaison en chakra entre lui et son clone et lui ordonna de nettoyer la cuisine à l’aide d’un vieux balai se trouvant sous les plaques chauffantes de la cuisinière. Le clone s’exécuta, passant le balai partout où il le put, adoptant même des positions cocasses pour parvenir à ses fins ; mais au bout de peu de temps, Iba perdit sa concentration, le lien se sectionna et le clone partit en fumée. L’exercice s’avérait être vraiment difficile.
Iba se leva de sa chaise, se servit un verre d’eau, épongea d’un revers de la main sa figure quelque peu humide, à cause de l’effort et de la transpiration qu’il entraînait. Il se prit un gâteau aux céréales en guise de goûter et s’en alla retrouver sa chaise et ses exercices.

Les clones se succédèrent ; ils firent toutes les choses possibles et imaginables qu’Iba put trouver, tel que s’asseoir, puis se lever, faire des pompes et des flexions, courir autour de la table de la cuisine, sauter pieds joints, ou encore à cloche pieds…
Son contrôle mental s’était nettement améliorer, il pouvait le maintenir plus longtemps ; mais Iba ressentait très distinctement la fatigue et la douleur le prendre. Même en restant assis, ses jambes le faisait souffrir. Il avait dépensé beaucoup de son énergie. Néanmoins, content de son succès, il se décida à briguer encore plus dur. Il allait créer deux clones. Dans un de ses livres sur le clonage, il avait pu apprendre qu’à son niveau, il ne pouvait prétendre créer que deux clones consistants, la tâche devenait ensuite trop ardue pour un simple étudiant comme lui. Le livre précisait aussi que pour engendrer plus de clones, il suffisait d’augmenter la quantité de chakra en fonction du nombre de clones voulus ; la technique en soi restant la même.
Lentement, il passa en revue toutes les étapes du clonage consistant. Puis il calma sa respiration, la callant correctement sur ses battements de cœurs. Enfin, il se leva, entreprit de malaxer une grosse quantité de son énergie, ensuite il accomplit les signes, et relâcha en deux vagues successives, comme il l’avait apprit. Il sentit son chakra s’échapper de son organisme, ainsi l’éreintement que cela engendrait.
Devant lui, droits, le regard vide, le visage inexpressif, se tenaient deux clones, à n’en pas douter consistants. Légèrement fier de lui, Iba se rassit sur sa chaise et installa des attaches psychiques de chakra entre lui et ses clones. Il leur ordonna, alors, mentalement de se déplacer dans la salle. Mais, au comble de la surprise, les deux clones se foncèrent l’un sur l’autre, se heurtant âprement, disparaissant dans un nuage de fumée. Iba ne saisissait pas ce qui avait put se produire. Il se leva et se dirigea vers son sac, situé dans un des coins de la pièce ; il en extirpa les deux livres qu’il avait empruntés à la bibliothèque. Iba en ouvrit un, et chercha dans la table des matière une quelconque référence, indication sur la manière de gérer plusieurs clones à la fois. Une fois le chapitre repéré, se mit en quête d’une réponse à son échec précédent.
Après une courte lecture, il fut en mesure de rectifier son erreur : il n’avait pas bien séparer ces ordres psychiques. Pour palier à cela le livre préconisait de donner des noms à ses clones, ce qui permettait de mieux les différencier.


*Des noms ?! Pourquoi pas…*

Iba se souvint d’une histoire avec des esprits farceurs : Konchi et Ponchi. Ces noms, malgré leur ridicule, rempliraient parfaitement l’office qu’Iba allait leur confier. Il déposa méticuleusement les livres sur sa table, et se rassit sur son siège. Il devait faire de plus en plus d’efforts pour malaxer son chakra et conserver sa concentration, néanmoins le jeune étudiant prenait ces difficultés comme un défi permanent qu’il se devait sans cesse relever, et réussir. Recommençant encore une fois l’exercice tant répété, Iba fit apparaître, face à lui, deux copies. Une idée lui vint soudainement ; il tira d’un des tiroirs de la table un mince livre de cuisine. Il l’ouvrit à une page, découvrant une recette ; elle lui semblait bien appétissante. Il vérifia qu’il possédait bien tous les ingrédients ; la préparation du plat était simple, il ne manquerait rien à notre jeune garçon pour le réussir. Il donna ensuite les instructions à ses clones, les appelant chacun par un nom. Le procédé semblait bien fonctionner et Iba aurait en plus le droit à un succulent dîner ce soir. Tout se déroulait correctement, le dîner serait bientôt près, seulement Iba devait faire de multiples pauses, laissant ses clones à l’arrêt, pour ne pas perdre totalement sa concentration et faire exploser ses copies. Malencontreusement, Iba faillit, et le clone dénommé Ponchi, s’en alla rejoindre ses précédents confrères, fuyant le monde réel dans un nuage blanchâtre sonore, suite à une entaille provoquée par un couteau. Iba n’avait plus la force de recréer un clone ; le repas serait bientôt fini de préparer, cela avait l’air succulent. Quelques minutes plus tard, le dîner était fin prêt. Iba patienterait cependant jusqu’au souper, soit deux petites heures.
Konchi était devenu inactif, sa tâche accomplie. Iba se reposait, il ne savait pas s’il aurait été plus fatigant de faire lui-même son dîner ou de l’ordonner. Enfin, il lui restait encore du temps avant ce dernier, il pensait poursuivre son entraînement, mais pas tout de suite. Pour l’instant, il avait besoin de repos et de calme. Il s’avachit légèrement contre le dossier de sa chaise, laissant errer son esprit dans les brumes de son subconscient. Iba ne s’en rendit pas compte mais son entraînement avait été très profitable, la preuve en était qu’il arrivait maintenant à conserver l’enveloppe de son clone alors qu’il était lui même en train de rêvasser. Il finit par échapper à son songe. Iba observa son clone quelques instants, puis décida qu’il était temps pour Konchi de ranger l’armoire de sa chambre. Il déplaça sa chaise de façon à garder un contact visuel sur son clone. Une injection, sa copie se déplaça, passa le seuil de sa chambre, ouvrit l’armoire, en enleva une pile de vêtements, la déposant sur le lit d’Iba, qu’il se mit ensuite à plier soigneusement. Il répéta l’opération plusieurs fois, cependant, alors qu’il en était à sa quatrième et dernière pile de linges, Konchi fit tomber lourdement la petite boîte que recelait l’armoire. Elle vint s’écraser sur le pieds du pauvre Konchi, qui ne demanda pas son reste, et s’en alla dans un nuage de fumée.


*Ces clones ne sont vraiment pas solides. *

Iba se leva, encore une fois, de son siège, se dirigea vers sa chambre, rangea dans son armoire le tas de linge posé sur sa couche. Il se baissa, puis ramassa la petite boîte et s’assit sur un des bords de son lit. Il la regardait intensément, comme si elle recelait le plus grand de tous les trésors, comme si elle était la clé pour accéder à la connaissance suprême ou même au bonheur ultime. Iba semblait profondément las, prit d’un tourment intérieur indescriptible. Ses doigts tapotèrent doucement sur le couvercle.

Il ouvrit la précieuse boîte.

A l’intérieur se trouvait…
Juste quelques objets sans valeur apparente, ainsi que trois photographies. Iba en tira une hors de son coffret protecteur. Elle était un peu cornée, vieillie par le temps, mais on distinguait encore clairement l’image. Des larmes se mirent à couler le long des joues du jeune aspirant. Ses doigts tremblants dessinèrent des contours imaginaires des personnes présentent sur le cliché. La photo avait été prise un jour d’été, le soleil était à ce moment là haut dans le ciel, au fond, on pouvait distinguer la houle de la mer. Au premier rang, groupé, unis, se tenait son père, Izaki, sa mère, Yui, enserrée dans les bras protecteur de ce dernier ; à leur droite, ses deux sœurs Naru et Négami, à genoux dans le sable fin, et à leur gauche, son frère Aku, et lui, sur ses épaules, les bras levés, les cheveux dans la brise marine, riant aux éclats. Les perles aqueuses ruisselaient à flot sur son visage enfantin, ce temps était bel et bien révolu, et rien ne pourrait le ramener. Iba ferma ses yeux larmoyants.


*Je dois devenir fort, pour eux, pour leur honneur, pour notre nom.*

Il s’allongea sur sa couchette. Il ne gardait pas un souvenir très précis du jour où cette photographie avait été prise, il s’agissait d’un jour heureux, parmi tout les autres qu’il avait vécu. Un jour quelconque, après leur départ de Kiri, pour la mer et ses vagues…elles font d’ailleurs un drôle de bruit les vagues en se brisant sur le rivage. Iba se revoyait fort bien face à la mer, été comme hiver, elle semblait insaisissable, mystérieuse. Il lui revint une autre vision enchanteresse, un jour d’hiver, tel qu’on peut en connaître en vivant à Kiri no Kuni. La neige pleuvait drue sur la plage, le sable blond était recouvert d’une fine couche de poudre blanche et pure. Iba se revoyait, face à cette énorme étendue d’eau, fixant l’horizon. Il pouvait même entendre le bruit des vagues, des mouettes, sentir la neige rentrer en contact avec sa peau. Il venait de quitter sa chambre ; il était ailleurs, à un autre endroit ; loin, très loin…près de la mer.

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptySam 11 Fév - 12:04

[???]« -Te revoilà, tu as fait vite… »

Iba se retourna brusquement, face à lui se tenait le même vieil homme qu’il avait rencontré ce matin, lors de son apprentissage avec Shinobu. La surprise, l’étonnement et pleins d’autres émotions, plus ou moins contradictoires, se lisaient aisément sur le visage d’Iba.

«-…

[???] -Moi aussi je suis content de te revoir…

-…

[???]- Toujours aussi expressif à ce que je vois… »

Des souvenirs brumeux semblèrent refaire surface, il avait la nette impression d’avoir déjà vu cet homme avant ce matin. Des formes, des ombres peuplaient son esprit ; il lui était impossible de définir ce qui immergeait de son inconscient.

«- Je ne vous ai pas déjà vu quelque part, avant aujourd’hui ?

[???]- Peut-être…

- Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Comment suis-je arriver ici ?

[???]- Oulà ! Que de questions…
Aurais-tu soudainement retrouvé l’usage de la parole ?


- Alors ? Répondez moi s’il vous plaît.

[???]- Je ne peux pas satisfaire ta demande…
Tout du moins, pas maintenant. C’est à toi de trouver tes réponses.


- Mais pourquoi ?! Pourquoi ne pouvez-vous donc pas me répondre ?

[???]- Encore une question qui devrait se passer de réponse…
Demandes-toi plutôt pourquoi tu es ici . »


Iba allait reposer une question, pour demander d’autres éclaircissements, mais au dernier moment, il ne put prononcer ses mots. D’abord consterné, il se ressaisie vivement et entreprit alors de découvrir la réponse à la question du vieil homme. Il ne savait pas comment il était venu ici, dans ce lieu étrange, qui semblait être un agglomérat de ses souvenirs, ni pourquoi, pour la simple et bonne réponse qu’il n’avait jamais souhaiter se rendre en un tel endroit. Comme ce matin, il ne comprenait pas…
Ce matin même où, sans explication rationnelle, il avait réussit à créer de l’eau, des quantités d’eau.


«- …
Comment ai-je réussit à maîtriser la technique de création d’eau ce matin ?


[???]- Encore une question, mais tu ne sais donc faire que cela ?...
Néanmoins, pour une fois, je peux t’aider…
Si tu as réussit ce matin, c’est parce que cela est en toi.


- Et ?...

[???]- Ne sois pas si impatient, tout vient en son temps. Prends la rose pour exemple ; si elle éclot trop tôt, le gel et les bourrasques de l’hiver auront raison de ses pétales, toutefois si elle éclot trop tard, elle n’arrivera pas à maturité et son parfum sera d’une médiocrité affligeante. Me comprends-tu, mon jeune ami ?

- Oui…mais…

[???]- Ahhh, la jeunesse, vraiment plus aucune patience…
Bien revenons à cette fameuse technique ; comme ton senpaï Shinobu le disait, tu ne dois faire qu’un avec l’eau, tant en pensée que physiquement, là, ton chakra se chargera en humidité et se transformera. Le plus dur reste bien sûr de maintenir son esprit concentré sur la technique et de ne pas dériver sur une autre pensée. Essayes.»


Iba ne dit rien, et s’exécuta, après tout, il n’avait rien à perdre. Il tenta de mettre en pratique les explications du vieil homme, mais rien n’y fit, il lui était impossible de réaliser cette technique. Les essais infructueux s’enchaînaient sous le regard bienveillant du vieillard.

«- Je…je n’y arrive pas…»

Un sourire amusé apparut sur la face ridée de son interlocuteur. Il leva son bras, la paume tournée vers le ciel.

[???]«- Regardes !»

L’énergie commença à s’accumuler dans sa paume, s’échappant des extrémités de ses doigts. Le chakra se matérialisa en une petite goutte d’eau, maintenue en suspension à quelque centimètre de la peau. Instantanément la bille d’eau se mit à grossir, pour atteindre une quinzaine de centimètres de circonvolution. Son visage se crispa légèrement et l’eau se mit à serpenter autour de son bras. Il y en avait toujours plus. Maintenant des cercles aqueux tournaient autour de l’homme. Iba ne l’avait, jusqu’à présent, pas distingué mais un halo de chakra bleuté entourait l’homme âgé. Le sable, sous les pieds de ce dernier, s’envola dans un puissant tourbillon, rendant le sol complètement nu. La terre se mit ensuite à se craqueler, s’effriter, sous la pression spirituelle que dégageait l’homme. Mais qui pouvait-il bien être ? Le sol se fissura, et des geysers jaillirent par ces failles, pour finalement venir gonfler l’eau entourant l’individu, tel des serpents de mer autour d’une proie.

«- Co…comment faites-vous cela ?»

L’homme semblait ailleurs, prit dans une sorte de transe, il n’entendit même pas la question d’Iba.

[???]- Pardonnez-moi, mais cet enfant a déjà fait ses preuves. Il est venu de son propre chef ici, j’estime qu’il est maintenant temps qu’il se réveille, quoi que vous en disiez…

Le vieil homme tendit son bras en direction d’Iba, de nombreux raies d’eau le prolongèrent, fondant sur le pauvre garçon. Ces lances d’eau le transpercèrent de part en part, coupant net son souffle…
Des giclées de sang, l’obscurité, puis la douleur, infinie et horrible. Iba avait l’impression d’être torturé depuis des heures, son corps n’était plus que souffrance et supplice. Il voulait crier son mal pour l’extérioriser mais il ne put prononcer aucun son. Il avait mal à la tête, il lui semblait qu’elle allait exploser sous l’assaut de tous les messages sensitifs que ses nerfs lui envoyaient.

Il ouvrit les yeux ; Iba se trouvait dans sa chambre, sur le sol, recroquevillé, dans la position du fœtus. Il était en sueur, les mains moites. Sa vue était encore trouble. Il se redressa et resta assis en tailleur. Il s’essuya le front, puis le reste du visage. Un liquide rougeâtre apparut sur sa main, après s’être nettoyé les contours de sa bouche.


*Du sang ?!...*

Iba observa son reflet dans la porte miroir de son armoire. Un fin filet de sang gouttait, il avait le teint pâle, les yeux embués et cernés. Etait-ce seulement un rêve ? Il semblait bien se trouver dans sa chambre. Il se releva ; dehors, il vit par la fenêtre que le jour avait cédé sa place à la nuit. Combien de temps était-il resté inconscient ? Il se dirigea vers sa cuisine. L’horloge qui ornait l’un des murs indiquait vingt-trois heures passées. Cela faisait cinq heures qu’il comatait, c’était incompréhensible, ce matin, son songe n’avait duré qu’une minute. Pour couronner le tout, son souper était froid.

*Bah ! Tant pis, je ferai avec…
Je n’ai pas trop le choix.*


Il alluma la lumière, et la salle s’éclaira. Il se mit son couvert et se servit son repas. La journée avait été éprouvante, il était pressé de se laisser sombrer dans un doux sommeil. La vie de ninja n’était vraiment pas de tout repos. Il n’avait pas le courage de repenser à ce qui venait de lui arriver, il était trop fatigué. Il allait se dépêcher de finir son repas, qui même froid, était franchement meilleur que ce qu’il mangeait habituellement. Il lui était difficile de garder pleinement son attention. Cela se traduit par un revers incontrôlé de son bras droit, reversant son verre plein. L’eau coulait sur la table, s’apprêtant à se répandre sur le sol. Par réflexe, Iba tendit le bras, comme pour rattraper dans sa main le liquide insaisissable.

*Merde!!*

Le liquide s’arrêta dans sa course, stoppé, retenue par une force invisible, alors qu’il chutait vers le parquet de la cuisine d’Iba. Interloqué et, en même temps, émerveillé par ce prodige, Iba resta un long moment, immobile. L’eau ne bougeait toujours pas, comme lors d’un arrêt sur image. Est-ce lui qui avait provoqué ce miracle ? Iba se plu à y croire.

*Viens.*

L’eau se remit en mouvement et vint se loger dans sa paume.

*C’est…c’est incroyable.

Grandis*


Du chakra s’échappa lentement des pores de la main d’Iba et l’eau se mit à croître. Le liquide semblait s’animer d’une vie propre, s’enroulant autour de son bras, grandissant encore et encore. Néanmoins, Iba était trop éreinté pour continuer longtemps cet exploit. Il se relâcha et l’eau vint se fracasser sur le sol. Iba maugréa un juron, ses pieds étaient trempés. Durant la demi-heure qui suivit, il épongea son parquet et fit la vaisselle. Epuisé, il alla se coucher, demain, comme à l’accoutumer, il irait l’Académie, suivre les cours de son senseï, Shinobu. Il en profiterait pour lui demander des explications sur les révélations douteuses de cet autre aspirant : Hyrungo.

*Demain…*

Il n’eut pas le temps d’y penser plus longtemps, qu’il sombra dans un profond sommeil, ô combien réparateur.

[suivant : Banque de Kiri]
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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptySam 11 Fév - 14:45

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyDim 5 Mar - 0:36

Chapitre II (partie 1): Souvenirs des passés


Iba était sortit de l’hôpital, deux jours après son réveil, non pas qu’il fusse totalement rétabli une fois ce délai escompté, mais simplement parce que l’on avait prié le garçon de partir. Il se demandait encore comment il avait fait pour être hospitalisé. Normalement, on l’aurait mit à la porte, mourant ou pas, dès son identité révélée. Shinobu avait dû intervenir en sa faveur.

*Mya n’a pas eut cette chance, elle…*

Le garçon n’avait pas prononcé une parole depuis son éveil. Il n’avait personne à qui parler, et il n’avait pas envie de discuter. Même s’il était encore vivant, son séjour dans le royaume des Morts avait laissé des marques, quoi qu’invisibles, elles n’en restaient pas pour le moins énigmatiques et douloureuses.
Il se trouvait dans sa cuisine, qui pour le moment faisait office de salon. Assis sur une chaise, il contemplait la table en bois devant lui, d’un air las. Il souleva son T-shirt, pour regarder, toucher, pour la énième fois son pectoral gauche, là où Charon avait enfoncé son doigt. Il n’y avait pas de marque, aucun signe de blessures, rien ; c’était à se demander si tout cela n’avait été qu’un rêve. Peut-être…
Il descendit légèrement sa main et effleura sa cicatrice. Une autre marque, différente, toutefois elle n’en était pas pour autant moins douloureuse. Elle était l’empreinte indélébile de son passé, d’une époque révolue.
Iba ne faisait rien, pourquoi il se sentait-il fatigué, vidé de l’intérieur ? Il se leva et se dirigea vers la salle de bain. Une bonne douche lui remettrait les idées en place. Le garçon rentra dans la salle exiguë, se déshabilla, puis s’installa dans la cabine de douche. Il fit pivoter le robinet d’arrivée d’eau ; elle était gelée, et le resterait certainement.


*Cela faisait longtemps…Ils ont crevé, une fois de plus, le ballon d’eau chaude.*

Tant pis, l’étudiant ferait avec, une douche froide n’avait jamais fait de mal à personne. Il ne resta que peu de temps à se laver, la température de l’eau jouant bien sûr un rôle déterminant sur cette décision. Il coupa l’arrivée du liquide incolore, sortit de la cabine, agrippa une serviette et entreprit de se sécher. Il dégoulinait de partout, mouillant complètement le tapis de bain. Il enfila un caleçon, et se tourna vers la glace. Son reflet lui indiquait qu’il n’avait pas beaucoup changé en deux semaines. Il avait peut-être les joues un peu plus creuses qu’avant, mais il s’agissait vraiment d’un détail. Soudain Iba poussait un cri, de surprise, puis d’angoisse. Son image dans la vitre venait de disparaître, pour laisser place au noir total, admettant uniquement deux points rouges lumineux, à la place des yeux. Une voix résonna dans sa tête, comme un écho lointain.

[???]*N’oublies pas…
N’oublies pas…
N’oublies pas…


Le garçon resta plusieurs secondes figé, la respiration retenue. Les yeux et l’ombre disparurent, autorisant Iba à reprendre son souffle. Il lui fallut plusieurs minutes pour se remettre du choc. Il s’approcha de son évier, tourna le robinet, et se passa de l’eau, plusieurs fois sur le visage. Qu’est-ce que c’était ? Charon ? Quelqu’un d’autre ? Un délire de son esprit ? Il ne savait pas. Il rangea vaguement la salle d’eau et alla s’allonger sur son lit. Qu’est-ce que tout cela pouvait bien signifier ? Il y avait une réponse à cette question, Iba en était convaincu. Les paroles du vieux lui revinrent en mémoire…
Il devait se souvenir, de qui ? De quoi ? Encore des interrogations. Le vieux avait raison, à la longue, elles devenaient exaspérantes, ces questions.
Peut-être devait-il tout reprendre depuis le début. Ainsi il trouverait peut-être les réponses dont il avait tant besoin.
Oui, c’est ce qu’il devait faire, il en était dorénavant persuadé.

__________________________

[Peu de temps après la bataille de boule de neige et la nomination d’Aku au poste d’anbu (décrite avant dans le topic). Iba a sept ans]

Iba descendait lentement les marches de l’escalier. Il venait de quitter sa chambre, au premier étage de sa demeure, pour se diriger vers la cuisine, qui se trouvait au rez-de-chaussée. L’escalier ne grinçait pas sous ses pas souples ; il était en bois d’acajou, poli et verni, quoiqu’un peu usagé, ce qui évitait d’ailleurs que les marches soient trop glissantes. Iba ne comptait plus les fois où, en montant trop vite, il était tombé, un pied stoppé par le rebord d’une marche. Il n’avait essayé qu’une fois de descendre les fesses sur la rampe…
Le souvenir douloureux qui lui en restait, le dissuadant de recommencer.

Une fois en bas de l’escalier, un couloir menait jusqu’à la cuisine, en bifurquant sur la gauche. Sur la droite, cela menait au salon, généralement utilisé comme salle de réception. Il prit le chemin menant à la cuisine, éclairé par la lumière du jour, qui provenait de la fenêtre, dans son dos. Dehors, il faisait merveilleusement beau, cette année, l’été à Kiri allait être radieux. On était à la fin de la matinée et l’estomac de notre jeune garçon n’arrivait pas à patienter jusqu’au déjeuner. Il espérait pouvoir chaparder un gâteau dans un des placards, sans être vu ; pour cela il se déplaçait à pas de loup. Il s’approchait doucement de la cuisine, un sourire aux lèvres, accompagné d’une petite montée d’adrénaline, comme n’importe quel voleur, avant de réaliser un gros coup. Sur sa gauche, la porte coulissante qui menait à la cuisine, pas un bruit.


*Bien personne n’est dedans, je peux donc rentrer.*

Sur la droite, une autre porte coulissante qui menait au salon, des gens parlaient à l’intérieur, le ton était dur. Iba, curieux, n’entra pas dans la cuisine et s’approcha de la porte du salon et écouta, l’oreille apposée contre la porte. Il reconnut la voix de son père, Izaki, et celle de son frère, Aku, mais deux autres voix se faisaient aussi entendre et elles lui étaient complètement inconnues.

[Izaki] - …mettre le feux aux poudres que d’agir ainsi !

[Aku] - Je suis totalement d’accord, Kiri ne peut pas se permettre une guerre qui la mettrait en position de faiblesse face aux autres villages cachés. Avez-vous seulement pensé aux conséquences ?

[??? n°1] - Notre politique est trop lente à réagir. Que faites-vous de la récente escarmouche qui a eut lieu dans les marais du Sud.

[Aku] - Un accord a été trouvé, pour éviter que la situation s’envenime.

[??? n°2] - Vous osez appeler cela un accord ! Nous avons passé l’éponge, oui ! Ils auraient dû payer bien plus pour les morts de Kiri no Kuni !

[Izaki] - Je vous prierai de bien vouloir vous contrôler. Ai-je besoin de vous rappeler que vous êtes dans ma demeure ? »

Le ton redescendit d’un cran.

[??? n°2] « - Ce ne sera pas la peine.

[Izaki] - Il est cependant vrai que l’accord ne joue pas vraiment en notre faveur. Néanmoins après que nous ayons refusé de les aider à attraper les deux déserteurs qu’ils poursuivaient, nous avons dû faire des concessions sur le traité.

[??? n°1] - Cher Izaki, dois-je, moi aussi, vous rappeler que cette négligence de notre gouvernement à l’encontre des déserteurs, à entraîner une nette augmentation de leurs taxes pour traverser le pays des nuages, je ne parle même pas des tarifs de douanes exorbitants qu’il nous faut payer pour commercer avec ses rapaces.

[Aku] - Veillez à surveiller votre language.

[??? n°2] - Votre fils serait-il devenu le nouveau maître de maison ? Peut-être parce que lui a « réussit » ? »

A peine avait-il finit sa phrase, qu’Iba entendit des bruits de pas précipités, suivi d’un cri sourd.

[Izaki] « - Aku !

[Aku] -…
Bien, Père.


[??? n°2] - Il a le sang chaud.

[??? n°1] - Suffit, nous ne sommes pas là pour cela. Izaki, Kiri va se faire prendre de vitesse. Si nous n’agissons pas, nous en subiront les conséquences. Notre politique est trop molle, nous devons être plus agressif, craint et ainsi, nous faire respecter. L’actuel Mizukage se fait trop vieux pour diriger. Un homme se dresse dans l’ombre pour le renverser et instaurer un nouvel ordre, où Kiri rayonnera par sa grandeur et sa puissance. Mettriez-vous votre nom et vos pouvoirs sous sa bannière ?

[Izaki] - Un homme ? Tu veux parler de ce fameux démon de Kiri.

[??? n°1] - Oui, c’est lui même. »

Le silence se fit.

[Aku] « - Père ? » la voix de son frère était chargée d’inquiétude.

Izaki ne répondait pas, Iba était littéralement collé à la porte. Il ne connaissait pas ce « fameux démon », qui était-ce ? La plupart de la discussion lui paraissait obscure. Qui était les hommes qui s’entretenaient avec son père et son frère ? Que proposait-il à son père ?
Il avait néanmoins comprit que les hommes avaient évoqué la sanglante altercation entre les troupes de Kiri et celles de Kumo, dans les marais.
Soudain, Izaki s’exprima.


[Izaki] « - Je ne prendrai pas les armes contre mon pays, bien que la situation soit en effet alarmante, en tant que chef de famille, je ne peut risquer la vie de miens.

[??? n°2] - Comment ? ! Vous osez…

[??? n°1] - Il suffit.

[??? n°2] - Mais…

[??? n°1] - Il n’y a pas de « mais »…
Izaki est-ce là votre décision définitive ?


[Izaki] - Oui. » , dit-il d’un ton décidé.

[??? n°1] « - Bien, alors nous n’avons plus rien à faire ici. Partons. Izaki, je te remercie, toi et ta famille, pour ton accueil dans ta demeure. Nous devons maintenant prendre congé de toi et les tiens. Quant à notre proposition, nous savons quelle ne s’ébruitera pas, n’est-ce pas ?

[Izaki] - En effet, je te paye ma dette ainsi. »

Iba comprit que la discussion était terminée et remonta rapidement l’escalier. Il attendit en haut de ce dernier, pour continuer à suivre la fin de conversation. De ce poste d’observation, il entendit les visiteurs échanger des amabilités usuelles et autres politesses avec son père, puis le bruit d’une porte qui s’ouvre, pour ensuite se refermer.

[Aku] « - Père, quelle est cette dette, dont tu as parlé, que tu avais envers cet homme?

[Izaki] - Sans lui vous ne seriez pas de ce monde.

[Aku] - Il t’a donc sauvé la vie.

[Izaki] - Pas exactement...

[Aku] -…

[Izaki] - C’est grâce à cet homme que j’ai rencontré votre mère.

[La suite prochainement…]


Dernière édition par le Mar 18 Avr - 21:37, édité 2 fois

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyDim 5 Mar - 15:46

[note : 1 mois après la discussion entre les deux individus, le père et le frère d’Aku+édit de l'âge du précédent post+suite à venir...]

Iba avait rendez-vous, comme la plupart du temps, avec ses amis au petit square, à côté du grand parc de Kiri. Ce dernier faisait facilement plusieurs hectares. Iba s’y était déjà perdu, lorsqu’il avait quatre ans, on l’avait retrouvé en larmes, mort de peur, près d’un grand chêne. Heureusement son piteux état était plus l’œuvre de son angoisse que de quelconques blessures. Stupidement, Iba avait toujours un peu peur du parc. L’été arrivait à son apogée et bientôt, comme tout les ans, il déclinerait pour laisser sa place à l’automne et son manteau de feuilles ocres et brunes. Il arriverai bientôt au square, l’après-midi commençait à peine. Il avait hâte de voir Okubo, Milly et Nyami.
Okubo était, malgré son jeune âge, un gars fort robuste et d’imposante constitution. Les cheveux châtains très clairs, les yeux couleur noisette, le teint mat. Cependant son physique s’opposait quand même avec sa vivacité d’esprit. Okubo ne brillait guère par ses prouesses intellectuelles, encore moins par ses remarques peu spirituelles, parfois même, vaseuses ; néanmoins il compensait allègrement ce défaut par son allant sportif.
Milly était la plus « vieille » du groupe, elle possédait un fort charisme, qui pouvait facilement être étouffant.
Ses cheveux dorés et ondulés, étincelaient au moindre rayon de soleil. Les yeux amandes, un sourire espiègle et aguicheur, un visage, encore enfantin, mais terriblement attirant.
Nyami était, au contraire de Milly, la plus « jeune » du groupe. Brune, aux cheveux souples et lisses ; elle avait quelque chose d’attendrissant, sûrement grâce à ses grands yeux bleus tels l’azur du ciel, ou peut-être même sa candeur naturel. Comme sa sœur Négami, elle avait la peau très pâle.
Il apercevait le square. Il poussa le portique métallique d’entrée, apparemment il était le premier arrivé. Tant mieux, Iba avait horreur d’être en retard. Il s’assit sur un des multiples banc en bois que proposait le square et observa le parc. En plein centre, se tenait un tourniquet et plusieurs balançoires. L’enceinte du parc était déterminée, soit par des rangées d’arbres, bien droits, ou par quelques futaies, coupées précisément. Il ne faisait aucun doute que le jardinier qui entretenait ce square le faisait à merveille. Le petit parc possédait trois sorties, une, face à lui, une sur sa droite et la dernière, dans la direction sud-est, par rapport à sa position. Le ciel était nuageux et l’air chaud, voir pesant. Iba commençait à se demander ce que faisait ses amis. Il prit son mal en patience, les minutes s’écoulaient doucement. Enfin les contours de Milly et Nyami se dessinèrent au loin., suivi de près par Okubo.
Après de courtes retrouvailles, car après tout, ils ne s’étaient pas vu depuis au moins une bonne journée, ils commencèrent à discuter, telles des personnes âgées ressassant des souvenirs lointains, brumeux, anciens d’une jeunesse perdue. Ils aimaient à se prendre pour des adultes, à se faire plus vieux qu’ils n’avaient l’air et aussi à adopter des postures plus que caricaturales pour imiter des personnages connus. Milly et Nyami adoraient prendre des manières très distinguées, pour ne pas dire racées d’une quelconque baronne. Okubo et Iba leur donnaient la réplique avec un baron tantôt ronchon, parfois triviale, ou même enjoué. Le temps de la moquerie passé, ils rêvaient qu’ils étaient tous de grands shinobis, sans peur, ni reproche, volant au secours de la veuve et de l’orphelin ; dernier, ultime et invincible rempart de Kiri no Kuni, protégeant leur village envers et contre tout à l’aide de leurs techniques dévastatrices, leur acuité et réflexes hors du communs et un travail d’équipe sans faille. Quelque soit l’adversaire, le nombre, leur puissance, aucun n’était de taille face au fin quatuor. Cela finissait toujours par un grand fou rire, preuve d’une jeunesse encore insouciante et inconsciente des dures réalités du monde réel.
Aujourd’hui les jeux furent de plus courte durée. Un sujet important occupait nos jeunes esprits : le prochain tournoi chuunin et la participation de Naru. En effet, elle avait réussit à se qualifier pour la phase finale du tournoi qui devait se dérouler dans un peu moins d’un mois , à Kiri même.


[Milly] « - Alors c’est la deuxième fois que Naru participe ?

- Oui, j’espère que cette fois, elle réussira son examen…mais il ne devrait pas y avoir de problème ; Père l’entraîne et Aku, quand il n’est pas en mission et à un peu de temps libre, le fait aussi.

[Okubo]- Elle a un super entraînement alors ? C’est dément, elle va devenir très forte.

[Nyami]- Cela ne fait aucun doute…mais au fait, c’est pas trop dur pour ton frère, Anbu c’est quand même beaucoup de responsabilités.

[Okubo]- Pour sûr qu’Anbu c’est des responsabilités…Et Iba, est-ce qu’Aku est plus fort que ton père ?

- Je ne sais pas. Je n’ai jamais vu mon frère se battre…
De plus, je crois que ce sujet gêne terriblement Aku, il fait toujours tout pour l’éviter et quant on en parle, il détourne généralement la discussion sur un autre sujet…
Si vous voulez mon avis, je crois que mon frère est plus fort que mon père, mais par respect pour lui, il n’en dit rien.


[Milly]- N’empêche qu’il doit être sacrément fort pour avoir été accepté par l’Anbu. Iba, tu sais comment il a fait ?

[Okubo]- Bah, il a passé le test avec brio, c’est tout. Qu’est-ce que tu crois ?

[Milly]- C’est pas à toi que je posais la question, gros malin. Tout le monde ne peut pas réussir « avec brio » l’examen des Anbu. Aku doit avoir un « truc ».

- Je dirai qu’il est fort et c’est pour cela qu’il a réussit. Que veux-tu que ce soit d’autre ?

[Milly]- …

[Okubo]- …

[Nyami]- …
Je pense que Milly voulait savoir s’il avait une technique particulière pour avoir été choisi…Ou même s’il avait eut une quelconque aide extérieure pour réussir.


- …
Je n’en sais rien…

Attendez je me rappelle que le jour où Aku a réussit son test d’entrée dans l’Anbu, Père lui a demandé quelque chose sur son passage…comme j’avais pas compris de quoi il s’agissait, ça m’avait marqué…

Ah ! ça m’énerve je ne me souviens plus quoi…
Je crois qu’il avait dit un truc comme : « As-tu réussit grâce à lui»


[Okubo]-Et qu’a répondu ton frère ?

- Je ne me souviens plus…

[Nyami]- Peu importe comment il est devenu Anbu, il l’est, et c’est tout, non ?

[Milly]- Tu as parfaitement raison… et puis il y a des choses plus importantes que ce petit détail. Mon père disait, hier soir, à table, qu’il y a avait encore eut des altercations entre Kumo et Kiri. J’ai bien peur que tout cela finisse très mal.

[Okubo]- Moi, mon père dit que la guerre est à nos portes et qu’il faut que nous nous préparions à agir…et surtout à réagir en cas d’invasion.

[Nyami]- Ma famille pense pareil.

- …

[Nyami]- Iba ? ça ne va pas ?

- Non, tout vas bien. Je pensais à autre chose.

[Okubo]- A quoi ?

- …
Je pensais…que l’année prochaine nous allons tous rentrer à l’Académie ninja, ça va être génial ! non ?


[Okubo]- Je ne te le fait pas dire, j’ai hâte d’y être. Je serai le plus fort !

[Milly]- En bêtise, c’est sûr que tu ne souffriras d’aucun rival. »

Iba et Nyami esquissèrent un sourire suite à la répartie cinglante de Milly, quant à Okubo, il fit mine de ne rien avoir entendu. L’après-midi touchait lentement à sa fin. La petite troupe décida de se mettre en route pour rentrer doucement, mais sûrement, dans leur habitation respective. Bien qu’ils n’habitent pas exactement au même endroit, en détournait un peu le chemin de chacun, ils pouvaient continuer à discuter ensemble, sans pour cela que le détour les éloigne trop de chez eux. Ils sortirent du petit square, et s’engouffrèrent dans un dédale de ruelles, entouré de part et d’autres d’immeubles, plus ou moins grands. À un croisement de rue, Okubo se heurta à une personne qui venait d’une rue perpendiculaire. Il s’agissait d’un jeune homme, d’une quinzaine d’années, accompagné d’un autre petit garçon, plus jeune qui devait avoir sensiblement le même âge que les membres de la « fine » équipe.

[Okubo] « - Hé ! Regardes où tu vas !

[???n°2]- Nii-san, il te tutoie ? !

[??? n°1]- A qui croîs-tu parler, petit? Je devrais te tuer pour ton affront.

[Okubo]- Je ne suis pas petit ! , dit-il d’une voix rageuse.

[Milly]- Okubo ! Arrêtes !

Mais trop tard, le jeune garçon s’était déjà interposé devant l’homme, lui bloquant le passage.

[???n°1] « - Dégages, kuzo ! »

Aussitôt un dragon d’eau se forma derrière l’individu. L’un comme l’autre était terrifiant. Le dragon semblait immense, s’étirant à l’infini ; ouvrant la gueule comme pour rugir, mais aucun son ne se fit entendre, seul deux rangées de dents monstrueusement acérées se révélèrent. Il semblait luire de mille feux, à cause des reflets du soleil, ce qui renforçait encore plus son aspect terrifiant.

«- Okubo, fuis ! »

Trop tard, le dragon était lancé, s’allongeant gueule ouverte, prête à se refermer sur sa proie. Okubo, tétanisé par la peur, ne réagit pas ; même s’il avait voulut fuir, il n’aurait pas put. L’attaque était trop rapide, trop précise…instantanée. Le monstre aqueux s’abattit sur Okubo, déchirant, lacérant son petit corps de part en part, dans un grondement de cascade. Quand la forme du dragon disparut, il ne restait plus qu’un corps inerte, ensanglanté, allongé sur le parvis de la ruelle. Les deux inconnus enjambèrent le corps du pauvre garçon, sans même un regard. Iba venait à peine de réaliser ce qui venait de se produire sous ses yeux. Prit d’un élan de rage et plein d’inconscience, il fonça sur les deux agresseurs, hurlant comme un dément. Le plus petit des deux le vit arrivé ; Iba s’apprêtait à lui décocher une droite virulente, mais avant qu’il ait put atteindre sa cible, il reçut un violent coup dans le bas ventre. Devant lui, baissé, le jeune garçon, le bras tendu : il avait été plus rapide, bien plus rapide. La douleur s’empara d’Iba, tombant à genoux ; un filet de sang s’échappant de sa bouche. Son cœur, sa haine, sa rage lui dictait de se relever ; sa peur balayée comme un simple fétu de paille par le vent. Mais Milly s’accrocha à son bras.

[Milly] «- Iba, arrêtes-toi ! Tu ne peux rien contre eux. Ils sont de la famille des Yasuo. »

Iba s’immobilisa. Ces adversaires eurent un rictus.

*Le clan Yasuo. Un des plus puissants de Kiri, on dit qu’ils sont toujours à la droite du Mizukage. Je ne peux pas…je ne peux rien contre eux...*

[???n°1] «- Il semblerait que vous aillez enfin comprit à qui vous aviez affaire. Je suis Atsuka Yasuo, et voici mon frère Raki. Votre retour de bon sens vient de vous sauver la vie. Dans ma grande bonté, je vous épargne pour aujourd’hui. Remerciez-moi. »

Les trois jeunes enfants étaient incapables de prononcer un nom, il restaient pétrifiés. Ce qui ne manqua pas de faire exploser de rire les deux ignobles personnages, puis ils reprirent leur route comme si de rien n’était. Il fallut un certain temps pour qu’Iba se mit à réfléchir correctement.

*Okubo !*

Il courut le voir. Il était inconscient et baignait dans une mare de sang. Que faire ?
Il fallait prévenir un adulte, mais qui ? Là où ils étaient, ils étaient tous éloignés de chez eux, le temps qu’ils rentrent chercher du secours, il serait peut-être déjà trop tard.
Un passant, quelqu’un ! Il fallait quelqu’un pour secourir Okubo, pour prévenir les urgences…pour agir. Iba quitta le corps inerte de son ami et fonça dans une ruelle à la recherche d’une aide providentielle, laissant derrière lui ses deux amies désemparées et abattues, près du corps d’Okubo.


[Nyami] «- Où vas-tu ?dit Nyami, les larmes aux yeux.

- Chercher du secours, de l’assistance, enfin n’importe quoi qui puisse aider Okubo. »

Il fallait faire vite, le temps jouait contre lui. Les pensées défilaient dans sa tête, tout avait été si rapide. Il courait à perdre haleine, si vite qu’il avait l’impression que ses poumons allaient exploser ; même trop vite, sa gorge était en feu, mais Iba n’y pensait pas, derrière lui se tenait son ami, trempant dans son propre fluide vital. Il devait faire vite.
Un homme devant lui, retourné, en grand imperméable noir, coiffé d’un chapeau du même teint, grand, mince. Pas très rassurant tout cela, mais il n’avait pas le temps de chipoter, la vie de son ami était en jeu. L’homme se retourna et vit le jeune garçon courir vers lui, s’arrêter brusquement, essayer de parler ; mais il n’y parvient pas, le souffle lui manquait. La panique et l’inquiétude se lisaient clairement sur le visage d’Iba. Il devait se calmer, sinon l’homme le prendrais pour un fou. Il respira un bon coup et tenta de se calmer. Il n’y arrivait pas, mais peu importe, il mit l’homme au courant de la situation, tant bien que mal. Il comprit vite, malgré le fait qu’Iba s’exprimait mal et à moitié par signes et monosyllabe. D’un hochement de tête, il acquiesça et remonta la rue en courant. Iba le suivit.


*Pourvu qu’il ne soit pas trop tard.*

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyJeu 9 Mar - 0:37

Iba attendait dans cette petite salle aux murs blancs depuis maintenant plus d’une heure. Il avait les yeux rougis par le chagrin et le remords, néanmoins il s’efforçait de ne rien laisser paraître des ses émotions. Ce n’était pas le cas de Milly et Nyami qui pleuraient à chaudes larmes ; Iba ne voulait pas passer pour un être sans cœur, seulement les larmes ne venaient pas, le poids de la culpabilité l’accablait trop pour qu’il puisse se permettre de pleurer comme les autres. Il n’avait même pas put réagir, rien, il n’avait rien pu faire. Il se mordit pour la énième fois sa lèvre inférieure, s’il continuait il saignerait bientôt abondamment. Il serrait ses poings pour contenir sa rage intérieure, se maudissant lui-même de sa faiblesse.
Il était assis sur une petit banquette en cuir, devant lui se trouvait une table basse, composée de divers matériaux légers, dont du verre. Elle était recouverte de multiples magazines, posés en vrac. Sur sa gauche, Nyami et Milly, pleurant ensemble, sur une autre banquette. Sur sa droite, une lourde porte blanche, surmonté d’un boîtier avec un voyant rouge, matérialisé par une croix, pour symboliser l’intense activité médicale qui se trouvait à l’intérieur, ainsi que le combat pour rester en vie que son ami était en train de mener.
L’homme qui les avait aidé, était parti prévenir les parents avec d’autres. On leur avait demandé d’attendre sagement devant la porte. Encore une fois Iba se sentit inutile. Son regard dériva sur l’unique tableau accroché au mur de la salle d’attente, l’œuvre était grossièrement réalisée ; elle représentait un bateau voguant sur des flots calmes.
Des bruits de pas le sortirent immédiatement de sa rêverie. Les parents arrivaient-ils ?
Non, ce n’était que l’écho des bruits de pas d’une infirmière. Grande, mince, les cheveux châtains, vêtue d’un uniforme blanc, son visage inexpressif. Elle tenait à la main, plusieurs cahiers. Iba pensait qu’elle se dirigeait vers la salle d’attente, mais il n’en était rien, elle bifurqua sur la gauche avant. Iba n’aimait pas les hôpitaux, l’odeur aseptisé qui y régnait pour masquer celle de la mort, était belle et bien présente. Il chassa cette pensée de son esprit.


*Okubo est fort et résistant, il ne fait aucun doute que, dès demain, il ira mieux .*

Iba essayait de se convaincre fermement de cette pensée, mais rien n’y faisait, l’appréhension, la peur, l’angoisse ne voulaient pas disparaître. D’autres bruits de pas, cette fois, beaucoup plus nombreux, saccadés, plein de précipitation. Iba n’eut même pas à se retourner, il savait que les familles venaient d’arriver. Il vit apparaître devant lui les parents respectifs de Milly, Nyami, Okubo, sa mère et Aku.
Les parents d’Okubo se précipitèrent sur la porte et s’apprêtèrent à l’ouvrir. Ils furent arrêter par un aide-soignant qui venait d’un couloir opposé. Ce dernier avait apparemment été chargé d’expliquer la situation aux familles. Le groupe se scinda alors en deux. Une partie vinrent réconforter les enfants, en état de choc et l’autre se mit à écouter les dires du futur médecin.
Se fut Aku qui vint voir Iba. Il ne lui fallut pas plus d’un regard pour comprendre les sentiments qui assaillaient le cœur de son petit frère. Il s’assit sur la banquette, à côté d’Iba.


«- …
Je n’ai rien fait, je n’ai rien pu faire… »


Un court hoquet, suivi d’un sanglot. Aku ne disait rien, il écoutait son frère, pour le soulager, car c’était la meilleure des choses à faire après un traumatisme psychologique. Malheureusement, Iba ne semblait pas avoir la force d’exprimer les autres troubles qui l’accablaient.

[Aku] «- Et si tu me racontais toute l’histoire depuis le début… »

Un autre sanglot étouffé. Iba n’osait même pas affronté le regard de son frère, de peur d’y lire le reproche, ou tout autre sentiment similaire. Il fixait le dallage de la salle, une alternance de carré noirs et blancs, comme un damier. D’une voix amère et faible, il répondit à son frère.

«- Oui… »

Une dizaine de minutes plus tard, Iba avait fini de raconter sa mésaventure. Aku n’avait pas prononcé un mot, depuis qu’Iba avait commencé son récit. Il écoutait attentivement, calmement. Lorsqu’il eut finit, il émit un hochement de tête.

[Aku] «- Tu as eut le bon réflexe, sans cela ton ami serait sûrement mort à l’heure qu’il est. Tu n’as rien à te reprocher, tu as fait tout ce que tu as pu…

- On va faire quelque chose pour les punir…
Ils vont payer pour ce qu’ils ont fait, n’est-ce pas, Nii-san ?


[Aku]- …
J’en doute, Iba…


- Mais pourquoi, après ce qu’ils ont fait à Okubo, alors qu’il…qu’il n’avait rien fait lui ! Rien !

[Aku]- Inutile de t’énerver, cela ne changera pas la situation actuelle et tu pourrais même l’empirer. La famille Yasuo a été fondé par un homme qui s’est battu avec le premier Mizukage lors de sa première guerre. A l’époque, le pouvoir du Mizukage n’était pas stable, bien établit ; dans l’ombre se tramaient de multiples complots pour prendre le contrôle de Kiri. Le Mizukage a put prendre appui sur cet homme et son clan pour renforcer son pouvoir et son autorité. Suite à cela, il leur a accordé une des plus haute place dans la hiérarchie de Kiri. Grâce à cela ils sont maintenant intouchables. Tu comprends ?

- Mais ils vont bien être réprimandés, on ne peut pas les amener au tribunal ? Pour qu’ils payent ?

[Aku]- Ce serait inutile, même si nous gagnions le procès, ce qui est très incertain au vu des nombreux soutiens dont ils disposent, ils s’arrangeraient pour réduire les indemnités à un minimal ridicule et à annuler les éventuelles emprisonnements.

- Alors on ne peut vraiment rien contre eux ? Même pas toi, qui est Anbu ?

[Aku]- Je comprends ce que tu ressens, je peux te l’assurer. Mais essayer d’en abattre un juste pour te venger, ne changera rien à l’état d’Okubo, de plus les conséquences seraient terribles pour notre famille.

- …

[Aku]- Il y a une justice dans ce monde, et un jour au l’autre, ils payeront pour leurs actes, je peux te l’assurer. Mais pour l’instant, il faut que tu mettes ta rancœur et ta haine de côté. Un jour peut-être tu seras de nouveau confronté à eux, si le destin le veux ainsi ; ce jour là, tu seras prêt, et tu leur montreras qu’on ne peut pas se moquer des Hiyori sans encourir leurs foudres. Cependant, en attendant ce jour, tu dois oublier la vengeance, elle te détruirait et nous aussi. D’accord ?

Aku prit son frère dans les bras, l’enserra, en passant délicatement sa main dans ses cheveux. Il sentit les larmes roulées sur sa panoplie d’Anbu, des larmes trop longtemps retenues, lourdes de sens.

«- …
D’accord… »

__________________________
[souvenir suivant : 1 mois après le passage précédent]

Le grand jour avait fini par arriver. La phase finale du tournoi chuunin allait débuter dans la matinée. Il faisait beau, le ciel était dégagé, la journée s’annonçait radieuse. Toute la petite famille d’Iba, sauf Nyami, qui était déjà sur place, et Aku qui était en mission, se rendait à l’arène de Kiri, célèbrement surnommée le bassin aux Requins. Iba avait rarement vu autant de monde rassemblé à un même endroit, et surtout autant de ninjas de différentes contrées, unis durant ce tournoi. Cette vision lui semblait presque irréelle.

[Izaki] « - Iba, retiens bien ce que tu vas voir aujourd’hui. Tous ces ninjas, assis à une même table, rares sont les occasions de les voir ainsi. Graves ses souvenirs dans ta mémoire. »

Iba émit un signe de tête positive, comme réponse. Les rues étaient bondées, on avançait pas, si ce n’est à reculons. Iba restait bien à côté de Négami, en prenant soin de ne pas se perdre. Ils passaient devant de multiples étales ; bien sûr il fallait que le jour du tournoi tombe en même temps que celui du marché. Cela n’arrangeait rien au problème de déplacements dans la ville. Izaki avait expliqué que c’était une bonne occasion de faire du commerce, et que ce ne pouvait qu’être bénéfique pour Kiri. On avait du mal à se déplacer sur les trottoirs, constamment bousculé, on avait faillit renverser Iba plusieurs fois, si bien que maintenant il était encadré par les membres de sa famille, qui s’étaient positionnés comme pour ériger un cercle de protection autour de sa personne. Iba avait demandé pourquoi on passait par les artères marchandes de la ville, son père lui avait répondu qu’il n’y avait pas d’autres chemins pour se rendre à l’arène, c’est d’ailleurs pour cela que ces routes étaient devenues hautement mercantiles ; il s’agissait tout simplement des meilleurs emplacements pour espérer vendre sa marchandise.
Ils marchaient lentement, ce qui laissait amplement le temps à Iba d’observer les nombreux étalages et les divers produits exposés. A en juger par ce qu’Iba voyait, on pouvait trouver tout ce que l’on souhaitait, à condition que l’on sache où chercher. D’ailleurs, les vendeurs, pour signaler aux clients potentiels, leurs produits, hurlaient à tue-tête. Iba trouvait l’agitation du marché épuisante, la volume sonore était considérable, et tout ces gens qui poussaient, couraient dans tout les sens, cela n’avait ni queue ni tête, aucune organisation, un désordre phénoménale. Iba espérait qu’il sortirait bientôt des rues commerciales.
Toutefois, le bruit et les bousculades n’étaient pas les seules agressions sensitives que l’on pouvait subir lors du marché. Les odeurs jouaient aussi une puissante part. Déjà fort nombreuses, elles se mélangeaient entre elles pour en créer d’autres, augmentant encore d’un cran la cacophonie olfactive qui régnait dans le marché. Aucune odeur ne semblait maîtresse, on pouvait en distingué des dizaines, même un mort aurait pu mettre un nom sur certaines.
Le vent portait les senteurs ; Iba reconnu la fleur d’oranger qui venait d’éclore, le lavande des mois d’été, aussi l’odeur de la viande qui rôtie lentement, le pain blanc sortit du four, encore chaud, avec une mie fondante et bien d’autres encore.
Ils passèrent devant une échoppe de vêtements assez luxueuse, qui semblait vendre des habits d’une singulière beauté ; cousus avec de la soie et d’autres éléments précieux, il s’agissait de tenues d’apparats, pour les soirées mondaines ; parfaitement inutile pour un ninja digne de ce nom. Pourtant sa mère et Négami ne purent s’empêcher de s’arrêter pour les contempler avec des regards plein de convoitise.
Iba commençait à avoir mal à la tête, décidément les vendeurs criaient vraiment trop fort.


*Comment font-ils pour ne pas encore être aphones ?*

Iba se rendit compte que dans une telle agitation, il pourrait se passer n’importe quoi, sans que personne ne s’en rendent compte. Quelqu’un aurait pu mourir, on n’en aurait rien su. C’était le moment rêvé pour tendre une embuscade, et assassiner. Tout de suite, Iba pensa à son frère.

« - Père, Aku pourra-t-il venir et assister aux combats de Naru?

[Izaki] - Tu sais bien que ton frère est en mission, il doit nous protéger durant la période du tournoi.

- Ah !…
Oui c’est vrai, je l’avais presque oublier.
dit Iba d’un ton ampli de déception.

[Yui]- Rassures-toi, les autorités ont bien compris notre situation, Aku a été affecté à la protection des civils dans les gradins.

- C’est vrai, alors Aku pourra regarder le tournoi avec nous ?

[Yui]- Oui et non, mon chéri. Tu sais, il fait quelque chose de difficile. Hier, il m’a dit qu’il se mettrait avec nous dans les gradins, s’il le pouvait, mais la sécurité du public passe avant tout. Même à côté de nous, je doute qu’il suive totalement le déroulement des combats.

Iba fit une mine quelque peu boudeuse, mais retrouva bien vite le sourire lorsque son père lui annonça que l’on s’approchait de l’arène. Effectivement, le petit groupe s’extirpait, quelque peu difficilement, de la masse agglomérée près des stands de ventes, et continuaient en direction de l’arène. Ils passèrent devant l’Académie ninja. Un bâtiment de pierres blanches, et aux tuiles bleues, dont l’uniformité lui donnait des allures de rigidités et d’austérités extrêmes, mais aussi une aura qui le différenciait automatiquement des autres constructions alentours. Iba s’arrêta devant la porte d’entrée, qui donnait sur une cour encadrée de multiples arbres fleuris et verdoyants. Il regardait la structure s’élevant devant lui, comme on regarde un fauve en cage, avec curiosité, appréhension et respect. Izaki dévisagea son fils, lui ébouriffa les cheveux en passant sa main dedans et sourit. Il était content de l’attitude de son fils ; il en ferait un ninja fort et respecté.

[Izaki] « - Alors Iba, qu’en penses-tu ? Dans six mois, tu pourras prétendre y rentrer.

- Il faudra que j’attende d’avoir huit ans pour y rentrer, je ne peux pas avant, tu es sûr ?

[Izaki]- Ne sois pas si pressé, certains n’auront pas la même chance que toi et n’y rentrerons pas, tu sais… »

Le visage d’Iba perdit ses couleurs, il devint morose et ses yeux trahissaient une profonde tristesse. Son père avait raison, tout le monde n’avait pas sa chance, tout le monde ne pourrait pas rentrer à l’Académie. Son ami Okubo faisait parti de ce groupe. Iba se souvenait des minutes d’angoisses, l’attente interminable devant la salle des urgences et la peur qui broyait ses entrailles, ruinait son moral. Il ne pouvait oublier, il ne le pourrait jamais. Le médecin avait finit par sortir de la salle, tous les regards s’étaient tournés vers lui, le silence le plus complet et religieux qui soit s’était installé. Les paroles de cet homme resterai à jamais graver dans l’esprit d’Iba.

*Il vivra…les blessures ont put être refermées et l’hémorragie a été stoppée…
Il est solide et se repose pour le moment…

Cependant, même si physiquement, nous avons put le soigner, les dégâts cérébraux qu’a subit ce jeune garçon sont irréversibles. Il restera à jamais avec des capacités intellectuelles quasi-nulles…
Je suis désolé…nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir.
*


Un mois après, Iba accusait encore le choc, d’autant plus qu’il culpabilisait. Okubo était depuis longtemps son ami ; il n’avait pas put supporter le fait de le voir dans son nouvel état. Le soir, Iba n’arrivait pas à trouver le sommeil, le visage de son ami hantait ses nuits. Une profonde tristesse s’était installée en lui et malgré les efforts de sa famille, rien n’améliorait le moral du garçon. En voyant le souci qu’il causait à ses proches, Iba s’était résolu à masquer son abattement, et aujourd’hui, plus que n’importe quel autre jour, il essayait d’avoir le moral, et la tête haute. Mais ce brusque rappel, lui avait porté un violent coup au cœur, Iba serra les dents, et se força à penser à autre chose. Son père vit immédiatement le conflit intérieur de son fils. Il l’enserra avec ses bras puissants, le souleva et le posa sur ses épaules.

[Izaki] « - Dépêchons-nous, il ne faudrait pas être en retard, quand même ! »

Un murmure d’approbation de la part d’Iba, suivi d’un sourire forcé. Un dernier coup d’œil à l’Académie, une dernière pensée pour Okubo…

[la suite en cours de construction...]

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MessageSujet: Re: Appartement de Iba Hiyori   Appartement de Iba Hiyori EmptyDim 12 Mar - 0:41

L’arène était un gigantesque colisé, témoin de la toute puissance de Kiri. Faite entièrement en marbre blanc, pur comme la couleur des nuages, lisse comme l’eau, froid comme la glace ; nul autre monument ne représentait mieux le village du brouillard.
Ce marbre était très difficile à extraire et donc extrêmement coûteux. Sa difficulté d’extraction venait du fait que les seules carrières qui fournissait ce matériaux étaient sous-marines. Quand on arrivait à extirper plus de cinquante kilos de marbre par jour, soit l’équivalent de deux blocs, on pouvait estimer que la journée avait été très fructueuse. Le colisé était constitué de plus d’un million de blocs de marbre, peu étonnant qu’il soit une des fierté de Kiri. Tous disait que l’édifice pouvait prétendre au titre de merveille du monde.
Le petit groupe s’approcha d’une des multiples entrés que recelait le stade. Il y avait une importante file d’attente. Iba trépignait d’impatience, il fallut que toute la famille s’unisse pour le tenir en place. Venant des alentours, de plus en plus de personnes aux formes hétéroclites s’attroupaient près de l’immense construction. Le temps semblait s’arrêter juste pour faire enrager le petit garçon.


[Yui]«- Iba, inutile de sautiller ainsi, les choses n’avanceront pas plus vite…

- Mère, il n’y a vraiment rien à faire pour que ça passe plus vite ?

[Yui]- Non, Iba, il n’y a rien à faire, même les plus grand des shinobis sont soumis au temps et à l’attente. »

Soudain, un groupe d’individus, vêtus d’habits luxueux, d’allure hautaine, forcèrent le passage, et passèrent devant eux, comme s’ils n’existaient pas. Il y eut des murmures de protestations, mais rien de plus.

- «Maman, pourquoi est-ce qu’ils nous doublent ? Pourquoi ils ne font pas la queue comme tout le monde ?

[Yui]- Parce qu’ils sont issues de la noblesse, leur famille est réputée, puissante et connue.

- Mais c’est quand même injuste !

[Izaki]- La vie n’est pas toujours juste, Iba. Je suis d’accord avec toi, ils ne devraient pas nous passer devant, néanmoins cela fait partie des privilèges dont ils disposent…
Nous devons l’accepter, et c’est tout…


- Mère disait que même les plus grand shinobis étaient contraints de respecter le temps et l’attente, alors pourquoi pas eux ? Et pourquoi, nous on ne peut pas faire pareil ?

[Izaki]- Tu comprendras quand tu seras plus grand…, dit son père d’un air quelque peu dépité.

Regardes c’est notre tour, viens, allons poinçonner nos billets.


[guichetier]«- Bonjour, Monsieur. Que puis-je faire pour vous ?

[Izaki]- Vu l’endroit, je vous commanderai bien le menu du jour, une grande bouteille d’eau, et une petite de sake… », dit-il ironiquement.

Le guichetier émit un « euh » dubitatif et penaud. Yui, Négami et Iba avaient le sourire jusqu’aux oreilles. Izaki possédait, parmi toutes ses qualités, un bon sens de l’humour. Ce dernier finit par tendre au guichetier, les tickets pour qu’il les poinçonne. Une fois fait, ils entrèrent dans la place. Leurs sièges se situaient dans l’aile Est du stade.
Ils trouvèrent facilement leurs places dans les gradins, il y avait des numéros indiqués au dos des dossiers. En bas, se trouvait l’arène à proprement dite. Il y avait deux petits bassins remplis d’eau translucide, chacun, situé aux extrémités du terrain de combat, le reste était composé de terre sablonneuse. Leur positionnement leur donnait une vue assez panoramique, ce qui était très appréciable. Face à eux, se tenait la loge officielle, dans laquelle les divers représentants des villages cachés s’installaient, entourés de leurs gardes personnels.


[Izaki] «- Iba, Négami, regardez. Au centre de la loge, l’homme en blanc et bleu, avec un chapeau triangulaire, c’est notre Mizukage…

- Il a l’air vraiment fort…
Mais qui sont les autres personnes à côté de lui ?


[Izaki]- Le premier homme sur sa droite est l’Hokage, le chef du village de Konoha. L’homme que tu vois derrière lui est son garde personnel. Je ne sais pas si tu peux le voir d’ici, mais il a les yeux blancs. Et sais-tu pourquoi ?…
Je me doute que non. Il s’agit d’un pouvoir héréditaire.


- Un pouvoir héréditaire ? Qu’est-ce que c’est, Père ?

[Izaki]- Un pouvoir héréditaire est un don qui se transmet de génération en génération. Généralement il s’agit d’un pouvoir pour le combat, néanmoins, il y a des familles qui ont des pouvoirs héréditaires qui ne sont pas fait pour l’affrontement…
L’homme aux yeux blanc comme la neige est issue d’une puissante famille de Konoha : le clan Hyûga. Il utilise un dôjutsu héréditaire appelé Byukugan. De ce que j’en ai apprit à l’Académie et des champs de batailles, les Hyûga sont des spécialistes du taijutsu, appelé « junken » ou « poing souple ». Leur byakugan leur permet de voir les méridiens et de les frapper pour infliger de lourds dégâts internes…


- Que sont les méridiens ?

Il y eut un léger bruissement d’air, et une forme apparue. Elle était grande, enveloppée dans une cape noire, et masquée. Elle s’assit sur un siège libre, et retira son masque pour pouvoir s’exprimer avec plus d’aisance.

[Aku]- Les méridiens sont reliés aux organes vitaux, ce sont eux qui transmettent le chakra à toutes les extrémités de notre corps.

- Aku ! Com…

Iba ne put pas prononcer de paroles supplémentaires, son frère avait posé son doigt sur la bouche de ce dernier, l’empêchant de proférer des sons supplémentaires. Lorsqu’Iba eut comprit que son frère lui intimait de se taire, il retira la main de sur sa bouche et s’assit à côté de la famille. Puis il parla, à voix basse.

[Aku] «- Je suis susceptible de m’en aller à tout moment. Si vous le remarquez, faites comme si de rien n’était, compris ? »

Toute la famille acquiesça d’un signe de tête. Aku parut se détendre légèrement. Le Bassin aux requins se remplissaient toujours plus, de nombreux spectateurs affluaient encore et encore. Un air grave se peint sur le visage du père d’Iba.

[Izaki] «- Aku, je vois bien le Tsuchikage, l’Hokage et son Hyûga, le Kazekage, mais le Raikage n’est pas présent…où est-il ?
Sais-tu aussi qui est l’homme au katana qui accompagne le Kazekage ?


[Aku]- En ce qui concerne l’homme au katana, il s’agit de son kagemusha[guerrier de l’ombre], on dit qu’il est passé maître dans l’art de tuer avec son katana. Je ne sais pas grand chose sur lui, si ce n’est qu’il est sûrement très fort…
On raconte qu’avec une arme brisée, il a quand même réussit à tuer deux jounins du village des Roses Abyssales. La rumeur veut que personne ne soit capable de voir la lame de son sabre, tant il est prompt à ôter la vie avec. Personnellement j’ai du mal à y croire, je penche plutôt pour un genjutsu efficace, plus qu’une quelconque vitesse surhumaine.
. Il marqua une courte pause, comme si les mots avaient du mal à s’échapper de sa bouche.
- Le Raikage ne viendra pas…et son absence ne laisse rien présager de bon.

[Izaki]- Mais…cette absence, surtout pour un événement aussi important. C’est une terrible insulte, cela revient presque à une déclaration de guerre.

[Aku]- En effet. Il ne nous reste plus qu’à espérer que cette absence soit dû à un impondérable, sinon, c’est sûr, se sera l’affrontement.

[Yui]- L’avenir me semble bien noir mais oublions ces questions, aujourd’hui, Naru passe son test pour devenir chuunin, c’est un grand jour.

[Aku]- Cela le deviendra une fois la guerre déclarée. On en parlera comme la journée qui à mit le feu aux poudres, dit-il d’un ton pessimiste.

[Yui]- Aku, voyons ! S’il te plaît ne parles pas de malheurs.

[Aku]- Pardon, mère.

[Izaki]- Ça commence…

Les concurrents apparurent dans l’arène. Ils étaient au nombre de sept, encadrés par un ninja supérieur. Iba reconnu sa sœur dans le lot et s’apprêta à l’encourager, mais son père l’en empêcha, le silence s’était fait dans les gradins, dorénavant, remplis à leur maximum. Le Mizukage s’était levé de son siège. Il s’approcha de la rembarre qui délimitait la loge des autorités. D’un ton fort et amical, il déclara le début du tournoi.

[Mizukage] « - Merci à tous d’être venu à Kiri, pour assister à l’examen de sélection des ninjas de « classe moyenne ». Voici les sept concurrents qui ont triomphé des étapes précédentes. J’ai l’honneur d’annoncer l’ouverture de l’épreuve principale. En espérant que le spectacle sera à la hauteur de vos attentes, ce dont je ne doute pas le moins du monde. »

Les genins saluèrent la foule, sous les bravos et les vivats. Puis le jounin vint se mettre face à eux. Il leur parla, toutefois avec la distance et la bruit qui régnait dans les gradins, il état impossible d’entendre ce qu’il disait. Le ninja désigna deux concurrents en les pointant du doigt, puis les autres remontèrent dans la partie des gradins qui leur étaient réservés. Naru ne passerait pas au premier tour. Deux genins étaient restés sur la surface de combat. Physiquement, ils étaient diamétralement opposés. L’un semblait imposant, grand, et enveloppé, l’autre était fin, de petite taille. Le jounin s’avança alors au centre du terrain, agitant les mains pour demander au public le silence, et annonça.

[Arbitre jounin] «- Première rencontre : Teshiro Azaki, d’Iwa no Kuni contre Shô Akimichi, de Konoha no Kuni. »

Les deux genins se mirent face à face. Le combat allait bientôt débuter.
__________________________

Iba émergea de son songe. Le monde autour de lui semblait brumeux. Il était effondré sur le sol de sa cuisine, grelottant de froid, plein de sueur, sa joue droite trempait allègrement dans sa bave. Que s’était-il passé ?
Il avait mal à la tête, une migraine passagère, sans doute. Il n’arrivait pas à se relever, ses muscles refusaient d’obéir à ses injonctions. Toutefois, ses sens et ses habilités lui revinrent au bout de quelques minutes. Il se releva alors tant bien que mal. Il avait encore mal à la tête, et fut prit de vertiges, il venait de se lever trop vite. Il contint difficilement une envie de vomir, et s’affala sur une chaise. Il posa ses coudes sur la table en vieux bois, passa ses mains dans ses cheveux, étirant un peu la peau de son visage. Il était fiévreux.


*Et ce mal de crâne qui n’en finit pas.*

L’étudiant ne comprenait pas, comment pouvait-il se souvenir avec tant de précision…avec une telle clarté d’événements qui s’étaient produit il y a plus de cinq ans auparavant. C’était tout bonnement impossible, inconcevable.
La douleur qui semblait s’être atténuée, s’intensifia de plus belle, Iba poussait un gémissement rauque, en s’agrippant la tête avec ses avant bras. Il avait l’impression que l’on essayait de faire des trous dans son esprit. Elle devenait vraiment insupportable, il se leva en direction de sa salle de bains pour y trouver des anti-douleurs Sa vue redevint floue, il lui semblait voir des yeux rouges face à lui.


*C’est…juste…une hallucination….parce que j’ai de la…fièvre*

Des voix stridentes et cacophoniques résonnèrent soudain dans son esprit.

*N’oublies pas…
Souviens toi…

Ne m’oublies pas…*


«- La ferme ! Tais-toi…tu m’entends…ça suffit…
Taisez-vous, je ne veux plus vous entendre ! »


La souffrance augmenta encore d’un cran. S’en était trop pour le pauvre garçon, qui s’écroula encore une fois contre le plancher de sa cuisine, sombrant dans l’inconscient de ses songes.

[Comme dab…je bosse sur la suite^^…]


Dernière édition par le Lun 20 Mar - 11:16, édité 1 fois
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