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 Acier et Sirop ? Ça colle !

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MessageSujet: Acier et Sirop ? Ça colle !   Dim 25 Oct - 4:10

Je me sens un peu ... perdue ...
Tant de monde ... Je me sens si ... seule, dans cet océan d'inconnus et moins connus ...
L'angoisse, terrible et sibylline sensation, qui monte en moi, vipères silencieuses, lentement mais silencieusement. Envie de partir en courant, retourner sous les draps, fermer les yeux, n'être jamais venue ici tout simplement.
Et pourtant je ne suis agoraphobe ...
Juste que je me sens si ... seule. Quand arriveras-tu, mon amour ? Combien de temps, devrai-je me languir de ton absence ?
Non, je n'ai peur de rien, juste que ... Il y a tant d'inconnus, je n'aurais jamais pensée qu'il y avait tant de personnes à l'Académie, et surtout, autant de personnes intéressées par nos démonstrations ... 'Fin, si on pouvait appeler ça démonstration ... Disons plutôt "essais maladroits d'exécuter une arcane plus que douteuse".
Enfin, pour mon cas en tout ... Étudiants en Ninjutsu, Taijutsu, Genjutsu ou Médecine, qu'importe, tous s'étaient réunis sur ce terrain d'entraînement qui commençait à être un peu trop petit pour nous contenir, afin de nous encadrer pour le Cours d'Aujourd'hui : Complémentarité.
Oui, je sais, ça ne veut pas dire grand chose comme ça ... Pour résumer, en fait, ils veulent nous apprendre à combiner nos capacités entre elle, entre deux personnes différentes ... En pratique, ça donne un enchaînement de techniques qui font qu'à deux, on surpasse des ninjas plus forts ou aguerris, shinobis qui se seraient fait un plaisir de nous empaler, brûler, enterrer, geler, ou tout autre verbe à la signification "tuer" si on se baladait seuls ... Bref, voilà, c'est dit ...
Petit regard aux alentours. Toujours autant de monde. Toujours ce bruit de fond, entremêlements de chuchotements, conversations et rires.
Ils ont dit qu'une équipe de Chuunins et Juunins nous encadreraient, en binômes, et à défaut d'en avoir un, ils les formeraient eux-même ...
Voilà, c'est dit, ça se dessine : Je suis toute seule, là, et si les minutes continuent de couler comme gouttes d'eau lors d'une pluie, je risque de me voir assignée à ... A quelqu'un. Et moi, je refuse qu'on m'assigne à quelqu'un d'autre qu'à ma chérie, qu'à ma douce et tendre, qu'à ma princesse ...
Et ça m'angoisse, de voir que ça va bientôt commencer, et que toujours pas de traces d'elle ...
Et si il lui était arrivé quelque chose ? Comment je le saurai ? Qui me l'apprendrai ? Je ... Pas supporter, pas pouvoir, pas vouloir ...
Je serre les poings.
Je les desserre, resserre, croise les bras, laisse tomber mes bras sur le coté, avant de nouveau les croiser dans mon dos.
Faites qu'elle arrive, vite ...
Une main qui se pose sur le dos : Je me retourne en vitesse, pour finalement lever le regard vers mon ... interlocuteur. Très souriant, il faut le dire, très grand aussi, il faut l'avouer. Et bon, la question, grand classique mais toujours aussi adaptée à pareille situation : "Keskil m'veut c'lui là ?"
Son sourire m'a l'air un peu inquiétant, vu comme il est ... taillé. Si c'était du bois, si ça avait été de la pierre, j'aurais dis sculptée. Un sapin, ou un obélisque, pourrait-on le comparer à ceci. Bref, le genre de personne qu'il vaut mieux pas contrarier, sinon on risque de se faire briser comme un bâton, ou une brindille, ou un truc du genre qui soit fragile et fasse un son cassant quand il se brise. Je me comprend ...


-Tu as une tête à chercher un coéquipier, je me trompe ?
-Heu ... Un peu, oui ...

Il passe son bras autour de mes épaules, je grimace, contact malvenu, je crois qu'il doit être dans son délire, là, il remarque pas mon expression morne, presque hostile ... Enfin, là, j'ai surtout l'air intimidée, et c'est un peu le cas ...

-Tu sais, tu n'as pas avoir honte, moi non plus je ne trouve pas de partenaire, la preuve, je discute tranquillement avec toi, et bon, vu ta frêle constitution, je ne me tromperai pas en affirmant que tu pratiques tout sauf le Taijutsu, non ?

-Heu ... Oui, je pratique pas ...

-C'est bien ce que je disais ! Le monde n'est-il pas merveilleux ? Il l'est, je sais, mais ne nous attardons dessus : Faisons équipe le temps de cet exercice, ça ne pourra que nous être bénéfique, je parie que tu n'as jamais vue quelqu'un d'aussi fort que moi ? Moi non, je te l'avoue, mais ça te sera bénéfique, oui, d'apprendre à combattre avec des personnes pratiquant mon art.

-Heu ... Si vous le dites ... Je ... On m'attend ... Désolée ...

Une échappatoire, vite, je ne veux pas faire équipe avec lui, mais si un surveillant nous voit, il nous assignera ensemble directement ... Je ne veux pas, c'est avec elle que je veux ... Partir, fuir, le semer, juste ça ...

-Fais pas ta timide, ça nous engage à rien !

-Je le saurais si ça nous engageait à quoi que se soit ...

-Haha, et tu es drôle en plus ! On va bien s'entendre j'te le dis.

Misère ...
Je savais que j'aurais dû l'attendre, au lieu d'arriver histoire de "voir comment c'est".
Stupide, stupide, stupide ...
Je fais comment pour me débarrasser de ça, moi ..?

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Dim 25 Oct - 4:56

Y a des jours où je me demande comment j'ai fait pour survivre aussi vieille moi... Nan, franchement, je suis sérieuse. J'ai passée une bonne partie de ma vie à me vendre pour un bout de pain, mais jamais j'ai été autant dominée que récemment moi... Et le pire ? C'est que j'adore ça...
Pas ma faute aussi, dès que Uzu me regarde avec ses deux yeux brillant, je fond comme de la neige au soleil et je peut rien lui refuser, même si je le voulais. et là elle ma demander avec ses grands yeux si ça me dérangeait d'aller chercher son sabre qu'elle a fait réparer chez le forgeron. J'ai soupiré, j'ai sourit, et je suis partit, mais pas sans embrasser le coin des lèvres de ma belle.

Manquerait plus que je parte sans au moins une douceur...

Bref. Tout ça pour dire que ma Uzu me tiens entre ses mains, je suis une peluche obéissante, et qui aime ça en plus... J'ai toujours sue que j'avais un coté maso.
Le trajet jusqu'à la forge à été sans histoire, hormis pour deux gosses qui voulais savoir si c'était un vrai bandeau que j'avais sur l'œil, qu'ils étaient mignons... Heureusement que leurs mères sont arrivés, sinon je sent qu'il y aurait eut du morts...
Cool, Zen... Le meurtre est encore punit par la loi ici.
M'enfin bref, une fois arriver à la forge j'ai du patienter quelques minutes avant de voir le sabre de Uzu arriver, il était ranger dans son fourreau et recouvert d'un fin tissu blanc mais, rien qu'en le tenant, je pouvais dire que ce dernier était une œuvre d'art, ce qui ma fait un peu grimacer, je n'ai plus de sabre, plus d'honneur de samouraï et, ironiquement parlant, je vais confier l'honneur d'un samurai à la femme que j'aime.
Parle moi du karma tiens...

Hum, je part encore dans des pensées que je devrait oublier, bah, l'histoire de ma vie ça... Cependant, même ma vie merdique peut changer, la preuve, j'ai rencontrée Uzu et aussi... Hum, comment dire. Le forgeron, il avait une arme vraiment particulière à vendre, elle était sûrement par unique, mais elle était seule sur son présentoir et vu sa taille, ça me surprend pas... Un zanbato, un sabre géant utiliser par des hommes-montagnes dans les anciens temps pour couper en deux un cavalier et sa monture et, selon ce que j'ai appris sur Kiri, l'arme de prédilection de l'élite des élites de Kiri : les sept épéistes de Kiri...
Peut-être un jour je verrais si je peut en prendre un, mais pour l'heure, je suis à la bourre !

J'ai rapidement remerciée le marchand tout en lui balançant l'argent sur le comptoir avant de taper une course folle à travers les ruelles de Kiri, et merde !
Tellement absorbée par ce zanbato et mes souvenirs que j'en ait oubliée l'heure, Uzu va me tuer ! Je lui ait promis d'arriver vite et me voilà à la bourre, grumbl, je vais devoir trouver un moyen de m'excuser en arrivant.
J'esquive les gens dans la rues avec l'agilité de celle qui a l'habitude de le faire, et c'est pas faux, pas à Kiri, mais j'ai souvent du courir à travers des rues bondées pour réussir à me sauver de divers problèmes donc esquiver ces cloportes ne pose pas de problèmes, même si je préférerais leur marcher dessus plutôt.
Peu importe, voilà l'académie, je m'engouffre dedans, sans regard pour personne et je me jette vers l'arrière cour là on doit avoir un cour "d'équipe", j'ai promit de participer avec Uzu, je vais pas faillir à ma promesse, sûrement pas !

J'ouvre la porte menant à l'extérieur assez rapidement mais silencieusement, je suis essoufflée mais j'ai pas le temps de me reposer, je cherche du regard Uzu et... Elle... Est... c'est qui ce blaireau ?!
Je serre les dents bien fort, ma mains errant le katana tremble et j'admets avoir envie de le dégainer et de rendre "neutre" ce sale con qui pose ses sales pattes sur MA Uzu !
Mais du calme, je suis à la bourre donc c'est normal... Ouais, même moi j'y crois pas, ce type à plutôt intérêt à lâcher tout de suite ma belle sinon il resteras pas assez de morceau pour l'identifier, et peut importe qu'il fasse un mètre de plus que moi et qu'il soit taillé comme un arbre baobab...
Je grince des dents et m'approche silencieusement d'eux deux, plus je m'approche plus je remarque que Uzu est mal à l'aise, okay, il va souffrir ce type...
Je suis juste derrière lui et je lui tapote doucement l'épaule pour attirer son attention, ce qui ne rate pas.

Let's rock !

??? - Oui ? Ah malheureusement ma petite je peut pas m'occuper de toi, tu vois je suis déjà pris par cette charmante demoiselle mais ne soit pas triste, je sais que ma grandeur veuille que je vous attire toutes vers moi mais tu dois te dire que...

Je le laisse pas finir, d'une, je m'en cogne, de deux il commence à me courir et c'est avec un sourire des plus malsain que je lui enfonce mon genou dans ce qui fait de lui un homme... Quoique vu le bruit que ça a fait, il doit plus rester grand chose de masculin chez lui... Ça va mieux.
Je me tourne vers Uzu, tout sourire, et je lui tend le sabre, sans dire un mot, sans même regarder le type à genoux à coté de moi, des profs ont du remarquer l'altercation mais, à priori, ils disent rien, soit ils cherchent qui va venir nous voir, soit ce type à vu venir cette punition de loin. Dans un cas comme dans l'autre je m'en tape.
Une fois que Uzu à pris le sabre je me pose une question. Des cons, y en a toujours, et je connais qu'un seul moyen, pour qu'ils arrêtent de tourner autour de MA Uzu.
Et c'est avec un sourire un peu malsain que je me penche vers ma Uzu et l'embrasse assez passionnément, devant tout le monde, j'espère qu'elle le prendras pas mal mais j'aime marquer mon territoire.

J'ai pas trop envie de me séparer d'elle mais je viens de me souvenir que l'air n'est pas une quantité négligeable pour vivre et c'est donc avec réticence que je me sépare d'elle, léchant mes lèvres qui portent encore son goût, avant de tourner un regard vers tous les autres qui signifie "Mienne !"

Entrainement ?

J'aime marquer mon territoire, et maintenant qu'ils essayent de s'approcher d'elle pour voir...

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Lun 26 Oct - 3:13

Pourquoi, pourquoi n'ai-je donc pas attendu ma Motoko-chan ? Pourquoi me suis-je sentie obligée de venir ? Je n'en serais pas là, maintenant, avec ce consanguin qui ... Qui ...
Misère, pourquoi ne t'ai-je donc pas attendue, ma douce et tendre, pourquoi ..?
J'en ai marre ...
Je suis noyée sous un flot de paroles inutiles, que je ne prend même pas le temps d'écouter, attendant juste le moment fatidique où un enseignant viendra confirmer le binôme ... Mais, si je n'étais si faible, je pourrais à tout moment le repousser, mais non, non, trois fois non, j'ai bien trop peur ... Que serait-il capable de faire en cas de refus ? Je ... Je suis Kunoichi, je ne devrai ... Pas de lui, j'ai les compétences pour ...
Mais je ne peux pas, mon corps refuse d'obéir, j'en ai presque les larmes aux yeux.
Peur, si peur ...
Et je le sens se retourner, réciter une litanie qui me donne envie de vomir, je ne prend même pas le temps de me retourner, blasée, presque en plein désarroi, avant d'entendre un bruit ... Inquiétant.
En temps normal, en tout cas.
Bruit qui sonne comme carillon de cristal, à mes oreilles.
Gémissement étouffé de douleur, chute qui résonne juste à coté de moi. Je n'ose aucun regard derrière moi, crainte de contempler celui qui a défait ce ... cet individu ...
Regard en biais.
Coeur qui s'arrête de battre.
Je finis par me retourner, un peu trop rapidement, un peu trop lentement, je ne sais pas, et je m'en moque.
La seule chose importante, c'est qu'elle est là, juste derrière moi, et qu'elle est intervenue ...
Pour moi ...
Je retiens mes larmes, pas envie qu'elle me voit plus faible que ce que je l'étais, là, il y a juste un instant ... Si heureuse, qu'elle soit là ...
Je m'approche d'elle, écarlate, timidement, jusqu'à être juste à quelques pas, visages à quelques centimètres.
Sourire malicieux qui me réconforte à un point que je ne saurais dire. Je lui rend, avec plus de retenue, visage un peu tendu, espérant qu'elle ne le prenne mal ... Je me sentirai mal, si mal si elle m'en voulait pour ça ...
Qu'importe, elle est là, tout va bien, tout ne peut qu'aller bien ...
Mon visage se détend, avant de reprendre enfin des traits heureux. J'aime tellement, quand elle est là ...
Et, elle me tend mon ... mon katana ...
Presque un choc, de le voir reforgé, comme si j'avais acceptée que plus jamais il ne serait entier, que plus jamais je ne le tiendrai en main ...
Tremblante, entre mes doigts, je le contemple à travers son fourreau, long moment durant, cuir noir parfaitement entretenu ... Ah ça oui, mes vêtements sont troués en divers endroits, mais la garde et le fourreau de ma lame sont en parfait état ... Ça se voit, à quel point je suis attachée à lui ... Dernier fer qui me lie à Seigneur mon Père, Dame ma Mère ... Fer auquel je m'attache avec force, desespoir, illusion enfantine qu'ils ne m'ont oublié, qu'ils attendent juste mon retour, sans vouloir me forcer ...
C'est si plaisant, de se complaire dans les illusions, pièges de l'âme ...
Soupir imperceptible.
Je regarde Motoko-chan, qui me contemple silencieusement. A quoi peut-elle penser, maintenant, regard fixe et intense ? Interrogation persistante.
Agréable, tel regard, tout ce qu'il signifie, et tout ce que je n'arrive à déchiffrer ...
Je sors un peu la lame du fourreau, à peine quelques centimètres.
Éclat du premier jour, argent en fusion, que j'arrive à peine à contempler tellement il me fait mal aux yeux ...
Et, j'y pense maintenant : Pareille lame ne porte nom. Pourtant, toutes les grandes armes en ont porté un ... Puis-je la considérer comme une grande arme, une arme destinée à de hauts faits ? J'en doute, je n'en suis capable ...
Mais, ai-je réellement besoin de faire de grandes choses, pour pouvoir la nommer ?
Je ... Cette lame, elle sera ... Signe de dévotion, de loyauté, de protection. Un pacte, serment envers elle, ma princesse, ma reine, ma déesse ...
Ma Motoko-chan ...
De biens grands mots pour si petite fille, je le sais, j'en ai conscience, déjà que j'ai du mal à veiller sur moi même ...
Mais, j'aimerai en avoir l'illusion, illusion, piège de l'esprit si attirant ...


-Oathkeeper, Féale, ainsi je te nomme ...

Je glisse la lame, rentrée dans son fourreau, à la ceinture.
Je lève le regard vers ma douce et tendre princesse, m'apprêtant à lui susurrer un "merci" timide, que je trouve son visage un peu trop du mien, que ses lèvres rencontrent les miennes sans même que je m'y attende, exclamation de surprise qui meurt dans la gorge ... Tout qui disparaît autour de moi, sauf elle, sauf moi, sauf nous, sensation délectable, exquise, intense ... Que cela ne finisse jamais, jamais ...
Et voilà qu'elle se sépare de moi, à regret, gémissement plaintif, que je me rend compte que j'ai la tête qui tourne, que je halete, manquant d'air. Regard vague, comme perdu, alors que ma respiration reprend son cours normal.
Écarlate qui me monte aux joues, alors que je surprend les regards qu'on nous jette, panique qui m'envahit, impression de suffoquer, je ...
Elle est là, c'est rien, tout est parfait, rien ne peut m'arriver quand je suis avec elle ...
Mais quand je ne le suis pas ..?
Question terrifiante à laquelle je ne veux répondre. J'aurais tout le temps après, oui ...
Tête penchée sur le coté, je la contemple un long moment, visage d'ange, visage divin, elle à qui je ne peux rien refuser, avant de me permettre de lui prendre la main avec la mienne, entrelaçant ses doigts avec les miens, sourire timide.

J'acquiesçais rapidement à sa proposition. Bien sûr que je souhaitais m'entraîner, et bien sûr que je souhaitais le faire avec elle ! Je n'étais là que pour ça, pouvoir passer un peu plus de temps avec elle, chaque heures, minutes, secondes loin d'elle semblable à lame me transperçant le cœur ...
N'en ferai-je donc pas trop ..?
Sentiments extrêmes, dévotion totale, et si un jour ils s'estompaient ? Et si un jour, c'est elle qui vient à ne plus m'aimer de la même façon que je l'aime, le supporterai-je ..? Ne devrai-je donc pas me détacher, pour ne pas risquer de souffrir ..?
Sûrement, oui, mais en la contemplant ... Toute envie s'envole vers d'autres cieux, cieux qui ne sont peuplés par ma Motoko-chan.
Il y aurait tellement de temps, pour penser à cela ... Profitons juste du moment présent, à ses cotés, juste ça ...


-Houjuu Motoko, Meloku Uzumi ..?

J'acquiesçais, en entendant nos noms.
Le shinobi qui nous faisait face, regard plongé dans son calepin, semblait plutôt jeune. Du genre Chuunin qui vient d'être promu il y a pas longtemps. Un petit air concentré mais distrait, du genre qu'il préférait être autre part qu'ici, en sachant parfaitement qu'il ne peut pas. Paradoxe qui rend son visage intéressant à regarder.
Il daigna enfin lever le regard vers nous, avant de nous sourire sur un ton d'excuse.


-Désolé, je suis nouveau dans le corps enseignant ... Moi c'est Nedarou Hitô, je vous encadre pour cet après-midi de cours ... Si les registres sont bons, demoiselle Meloku, vous êtes Genin spécialisée dans le Suiton, et vous, demoiselle Houjuu, aspirante spécialisée dans le Ninjutsu de Combat et dans le Genjutsu ?

Je jetais un petit regard en biais à ma tendre et douce, avant d'acquiescer pour nous deux. Même si, en fait, je me rend compte que je ne sais pas du tout si ce qu'il a dit à son sujet est vrai ... Je ne m'y suis jamais penchée, et j'en suis honteuse, maintenant, devant le fait accompli.
Il nous sourit, avec plus d'entrain.


-Bien, donc, comme vous le savez, il vous faut développer des techniques qui vous rendront complémentaires toutes les deux, ce qui en d'autres termes, veut dire approfondir vos affinités de combat afin de dépasser l'ennemi sous des attaques combinées. Demoiselle Houjuu, je vous enseignerai une attaque de contact afin de protéger votre compagne, quant à vous, demoiselle Meloku, je vous enseignerai une technique afin de faciliter sa tâche. Puis-je compter sur vous deux ?

Mon regard se posa sur ma tendre et douce, interrogation.
Je la suivrai quoi qu'elle veuille faire, d'abord.

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Mar 27 Oct - 0:49

Je suis très satisfaite de moi là, Uzu à rapidement acceptée de s'entraîner avec moi et le fait que, désormais, tous les autres me regardent comme si j'étais une sorte de folle furieuse me rend assez joyeuse... C'est assez étrange de ressentir ça, je te l'accorde mais j'ai une très bonne raison pour.
Je suis borgne, pas aveugle et je vois les regards qu'on jettent à ma Uzu, une rousse au visage angélique avec des formes parfaites, elle peut se trouver laide, elle peut croire qu'elle n'a rien d'attirante, les faits sont là, elle est splendide et je suis pas la seule à l'avoir remarquée, vu les regards pervers et jaloux que lui lançaient toutes les autres personnes.
Après, je sais à quoi je ressemble, je suis pas une gravure de mode mais je suis pas laide non plus, je fait juste pas attention à moi. Me suffit de changer un peu ma garde-robe, d'adoucir un peu mon visage de mette une touche de maquillage et je pourrait ressembler à une femme désirable.
Et c'est pour ça que je suis contente e leur regard de peur, de dégout et de surprise, j'ai marquée mon territoire, moi, Motoko Houjuu, et de quelle façon je l'ai fait !
Au moins, comme ça, il sauront qu'ils ont pas intérêt à s'approcher de ma Uzu.

Je jette un dernier regard satisfait à l'assembler avant de porter mon entière attention ers ma Uzu qui semble plus heureuse que jamais. Je sais qu'une partie doit être à cause du sabre enfin retrouvé, mais, une petite partie de moi espère que c'est aussi à cause de ma présence et de mon baiser, surtout à cause du baiser en fait... Aaaaah, ce baiser...
Oula, je me laisse aller là, faut que je me reprenne, je suis sure que le rouge de mes joues seraient nécessaire pour allumer toute une partie de la ville.
Bref, concentrons nous ! J'observe tous les autres autour de nous et je me rend compte que beaucoup ont déjà commencer à s'entraîner : katas simples, séance de respiration, attaque combiné contre les chuunins instructeurs, etc., etc.
Je hausse un sourcil en direction de Uzu, lui posant une question par ce moyen : qu'est-ce qu'on fait toutes les deux donc ? Mais il semblerait qu'elle n'ait pas besoin de répondre vu qu'un chuunin instructeur, qui semblait désirer être ailleurs plutôt qu'ici, s'approche de nous.
J'hausse mon deuxième sourcil à son arrivé, il nous veut quoi le garçon ?

??? - Houjuu Motoko, Meloku Uzumi ..?

J'hoche la tête en guise de salutation, mais je fait pas plus d'effort que ça, il nous veut quoi lui ?

Nedarou Hitô - Désolé, je suis nouveau dans le corps enseignant ... Moi c'est Nedarou Hitô, je vous encadre pour cet après-midi de cours ... Si les registres sont bons, demoiselle Meloku, vous êtes Genin spécialisée dans le Suiton, et vous, demoiselle Houjuu, aspirante spécialisée dans le Ninjutsu de Combat et dans le Genjutsu ?

Je suis surprise, les fichiers de l'académie sont plus à jour que ce que je croyait... Mais après, c'est un peu vrai aussi que mes aptitudes de samouraïs couplés au fait que je n'ai suivit que des cours sur le genjutsu ont du rendre l'analyse plutôt facile.
Bof, pas mon problème, surtout que Uzu viens de répondre à ma place, ce qui fait naître un sourire sur mon visage, mieux vaut faire d'elle le porte-parole de nous deux quand on est ensemble, ça m'arrange, et ça lui forge sa confiance en plus.
Je croise les bras et attends de voir où veut en venir ce chuunin, pour nommer les évidences, il est efficace et maintenant ?

Nedarou Hitô - Bien, donc, comme vous le savez, il vous faut développer des techniques qui vous rendront complémentaires toutes les deux, ce qui en d'autres termes, veut dire approfondir vos affinités de combat afin de dépasser l'ennemi sous des attaques combinées. Demoiselle Houjuu, je vous enseignerai une attaque de contact afin de protéger votre compagne, quant à vous, demoiselle Meloku, je vous enseignerai une technique afin de faciliter sa tâche. Puis-je compter sur vous deux ?

Je laisse échapper un profond soupir avant de regarder Uzu, elle semble attendre mon aval que je donne rapidement d'un hochement de tête. Oui, cela semblait être une bonne idée, deux techniques qui se complètent semble être une bonne idée.
Je lance un sourire affectueux en direction de ma Uzu avant de me concentrer vers le chuunin, qui semble un peu trop regarder Uzu à mon goût, j'aime pas ça, comme le prouve le grognement au fond de ma gorge.

Nedarou Hitô - Euh, oui bien, alors la technique pour vous demoiselle Meloku sera la technique Mizuame Nabara – Champ de Sirop Gluant. C'est une excellente technique afin de ralentir ou d'immobiliser complètement un adversaire, les sceaux de son activation sont les suivants. Il compose plusieurs fois les signes, lentement, dans l'ordre, il y en a pas tant que ça pour une technique aussi utile comme il dis, comme quoi... Une fois fait vous n'aurez qu'à malaxer votre chakra et à bien le condenser. Vous connaissez la technique de création d'eau ? C'est pareil, mais vous devez transformer votre chakra en un liquide plus épais et lui donner une propriété adhésive, compris ?

Technique très utile en effet, avec cette capacité elle pourrait, littéralement, stopper tout combattant venant vers elle, vraiment utile. Mais j'aimerais bien voir la technique qui pourrait servir de complémentaire pour celle là...
Ah tiens, voilà que le chuunin se tourne vers moi et... Il serait pas en train de me reluquer de bas en haut là ?! Je tiens à préciser que ce corps appartient seulement à Uzu ! Chose que je prouve en me collant un plus près d'elle, défiant le chuunin du regard de dire quoi que ce soit. Et je gagne vu qu'il semble un peu nerveux et qu'il rougis, enfoiré...

Nedarou Hitô - Ah, oui, hum hum. Pour vous demoiselle Houjuu, j'avais pensé à la technique Mikazuki no Mai - La Danse Sous La Nouvelle Lune, mais vous ne me semblez pas encore prête pour une technique de ce calibre... Je laisse échapper un grognement féral, il sous-entends quoi là ?! Ah, non, juste que, selon les rapports que j'ai, vous ne possédez pas le Bunshin, et c'est une technique nécessaire pour cette technique... Mais ce n'est pas grave, j'ai une autre attaque tout aussi bien pour complémenter le champ de sirop gluant de demoiselle Meloku : Hien – l'Hirondelle Volante.

Je penche un peu la tête de coté, j'aime bien le nom, ça commence bien donc.

Nedarou Hitô - Cette technique est encore plus simple, mais elle demande un très grand contrôle de votre chakra, vous devez faire parcourir ce dernier le long de votre lame votre chakra afin d'allonger cette dernière de quelques centimètres. Comme ils sont fait de pur chakra, seul des armures de chakra pur peuvent bloquer cette "amélioration" et comme ces armures sont très difficile à trouver autant dire que tout le monde risque de se prendre votre coup de lame, et comme en plus elle offre une allonge un peu meilleur, vous pouvez attaquer d'un peu plus loin, cela prend du temps de s'habituer à cette nouvelle distance mais on s'y fait vite avec l'entraînement. Cela vous convient il ?

Je suis surprise par ces techniques, elles s'associent bien ensemble en effet, et je hoche lentement la tête en direction du chuunin, regardant ma Uzu pour essayer de jauger son avis, mais une chose est sure, ces techniques, on les apprendras, et si ce n'est aujourd'hui, ce sera plus tard...

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Mer 28 Oct - 14:10

-Euh, oui bien, alors la technique pour vous demoiselle Meloku sera la technique Mizuame Nabara – Champ de Sirop Gluant. C'est une excellente technique afin de ralentir ou d'immobiliser complètement un adversaire, les sceaux de son activation sont les suivants. Il compose plusieurs fois les signes, lentement, dans l'ordre, il y en a pas tant que ça pour une technique aussi utile comme il dis, comme quoi... Une fois fait vous n'aurez qu'à malaxer votre chakra et à bien le condenser. Vous connaissez la technique de création d'eau ? C'est pareil, mais vous devez transformer votre chakra en un liquide plus épais et lui donner une propriété adhésive, compris ?

Je secoue la tête, rougis légèrement.
Mon attention toute entière était concentrée sur ma Motoko-chan ... L'a-t-il remarqué ? Je ne sais pas, je ne sais plus, mais quoi qu'il en soit, j'espère ne pas l'avoir troublé, ni avoir fait preuve de manque de politesse ... Je sais à quel point ça doit être désagréable, que de parler à quelqu'un qui ne vous écoute pas, ou qui semble ne pas vous écouter, enfin, plutôt ça en fait, car je n'ai perdue aucun de ses mots et gestes ...
Sourire qui se dessine sur mes lèvres, réponse à celui que m'adresse ma Motoko-chan, alors qu'elle grogne en direction du Chuunin ... Je me tourne vers lui, tête penchée sur le coté, avant de poser un regard interrogateur sur elle. Pas de réponses, pourtant, qu'il enchaînait sur la technique qu'il souhaitait enseigner à mon coeur.
Présence si réconfortante, chaleur si agréable ...
Je ne peux que me permettre d'enrouler mes bras autour de sa taille, me tenant juste derrière d'elle, la serrant contre moi ...
Soupir de plaisir, rouge qui monte aux joues.
J'espère que ça ne la gênera pas ... Ai-je pris la bonne décision ? Vis à vis d'elle, vis à vis de tous les autres, vis à vis de moi ..? Je ne me leurre pas, je sais très bien qu'une fois qu'elle ne sera plus là ... Je ne sais pas, en fait, je préfère de ne pas y penser, savoir ...
Je suis si bien, là, avec elle ... Pourquoi me tourmenter de telle façon, pour des choses qui ne sont arrivées, et qui pourraient ne jamais arriver ?
C'est dans ma nature, sûrement, je ne vois pas d'autres explications ...
Un grognement féral s'élève à mes oreilles, m'arrachant à mes contemplations, avant de finalement me concentrer de nouveau sur la réalité.
La situation échappe à ma logique ... Le chuunin qui semble de plus en plus nerveux, ma chérie qui semble le regarder hostilement ... Ai-je manquée quelque chose d'important ? Maudites pensées, qui me décalent du moment présent ... Moment présent où elle est dans mes bras, moment présent où je l'aime, où elle m'aime, où on s'aime ...
Je dépose un baiser sur le cou de ma Motoko-chan, doux baiser, appuyé un petit moment, avant d'adresser un sourire d'excuse au Chuunin, mal à l'aise qu'il soit mal à l'aise.
L'Hirondelle volante j'ai cru entendre ... Un beau nom, pour une belle Motoko-chan ça se tient.
Satisfaite de mon raisonnement naïf, je finis par remarquer que, c'est une attaque de contact. Oui, bon, il l'a dit lui même, ce n'était pas difficile à savoir ... Mais il a dit, aussi, que c'était une technique permettant d'allonger la portée de sa lame ...
Et voilà bien le problème, mon amour possède-t-elle une arme ?
A vrai dire, j'en doute ... Je l'aurais vu, depuis le temps qu'on vit ensemble ... Pas tellement un problème en soit, je suis certaine que l'Académie peut fournir des armes d'entraînement ... Juste que ... je ne sais pas pourquoi, mais ça me dérange ... Ça me dérange, qu'elle brandisse une arme que des dizaines d'autres ont brandis avant elle ...
Jalousie qui m'envahit, assez irrationnelle.


-Bon, heu ... Je vous laisse vous entraîner, si besoin je suis là-bas.

Je levais la tête vers le Chuunin, qui nous adressa un petit sourire d'encouragement, avant de s'installer aux cotés des autres enseignants, se joignant à leur conversation avec entrain.
Je tournais de nouveau le regard vers ma Motoko-chan, regard intense.
Bras qui se détachent de sa taille à grand regret, même si mes mains, traîtresses, la caressent une dernière fois, avant qu'elles se posent cette fois-ci d'un geste vif et concis sur Féale.
Seigneur mon Père n'apprécierait pas, pas du tout ... Une arme c'est si sacré pour lui, si personnel, si intime ...
Main qui resserre sa poigne autour de la garde noire, avant d'extraire la lame, soixante et onze centimètres d'acier scintillant à l'éclat du jour, pureté d'argent, plat de la lame exposant un reflet un peu déformé de ma personne.
Je ne m'y attarde pas, je lève la lame à la verticale, l'empoignant à deux mains, bras commençants à fatiguer.

Forte bourrasque qui se lève, emportant feuilles mortes sur son passage, virevoltant autour de nous, de moi, sensation de bataille que je n'ai jamais vécue ...
Je me sens si forte, si imposante, si noble ...
Je laisse tomber ma lame à l'horizontale, avant de la prendre doucement et délicatement, peur de m'entailler les mains, présentant la garde à ma Motoko-chan.

Un petit sourire vient éclairer mon visage.
Je suis toute sienne, alors pourquoi ma lame ne le serait-elle pas aussi ?


Dernière édition par Uzumi Meloku le Sam 14 Nov - 3:58, édité 1 fois

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Mer 28 Oct - 16:47

Ce type est en train de me donner un mal de crâne épouvantable... Il est pas méchant, au contraire, il est gentil, il cherche à nous aider, il nous montre les techniques, avec des parchemins explicatif, il réfléchit bien à ce qui nous aiderait, explique. Bref il joue son rôle de professeur.
Alors pourquoi est-ce qu'il me donne un tel mal de tête ?
Je crois que c'est sa voix en fait, elle est un peu nasillarde, elle me fait grincer des dents. C'est con, c'est pas logique de lui en vouloir pour ça et c'est pour cette raison que je prend mon mal en patience et le laisse finir en silence, hochant parfois la tête quand il faut. Mais je me connais, je sais qu'à un moment donner ou a un autre je vais craquer et l'engueuler à ma manière, ou lui dire de la fermer, voir le chasser, et je sais que j'ai aucun moyen de m'empêcher de faire ça.
Enfin, aucun sauf un...

Ma Uzu... Je sais pas si elle a sentie ma colère ou quoi que ce soit, mais sentir sa main passer autour de ma taille ma considérablement calmer, je dirais même plus, entre ses bras je pourrais tout affronter avec un petit sourire aux lèvres.
Et c'est là ou j'en suis, petit sourire aux lèvres, observant avec une certaine désinvolture le chuunin expliquant les techniques à utiliser, me blottissant contre ma Uzu-chan, dos contre sa poitrine, sourire aux lèvres, petit roses aux joues.
En fait, il est pas si chiant que ça ce chuunin...
Quoique, je retire ce que j'ai dis... Il compte encore parler longtemps comme ça ? je veux dire... On a compris là je pense... Champ de sirop gluant égale technique d'immobilisation et Hien, technique d'attaque de corps à corps qui laisse quand même suffisamment d'espace pour éviter une contre-attaque trop furtive.
Bref, on commence à comprendre donc, si il ne dispose pas du secret ultime qui permet d'apprendre une technique en un seul coup : QU'IL SE BARRE ET NOUS LAISSE NOUS ENTRAINER !
Non mais...

Je sent que si il la ferme pas je vais faire un malheur, sérieux... Mais il va se... Oh, hey, c'est bon ça...
Je clos mon œil unique et je laisse un sourire séparé mon visage en deux, Uzumi... ses lèvres... ma nuque... Radical pour me calmer en tout cas, et si bon !
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle le fasse en fait, déjà que je m'attendais pas à ce qu'elle me prenne entre ses bras, alors m'embrasser tendrement sur la nuque, c'est encore mieux.
Par contre, cette technique, délicieuse au possible, à une erreur fatale : elle ma carrément coupée de la réalité là... Il n'existe plus qu'une chose en ce moment : Uzumi Meloku, ma Uzu, Uzu-chan... Le chuunin à disparu, les autres élèves ont disparus, le terrain d'entraînement a disparu, il ne reste qu'elle, juste elle, juste nous, rien d'autres, personnes d'autres.
Et j'adore ça.
Je me retourne un peu, passant mon propre bras autour de la taille d'Uzumi. J'ai à moitié envie de déposer ma tête contre sa poitrine, mais je me retiens, il y a tout le temps de faire ça, plus tard, au calme de l'appartement...

Je secoue un peu la tête, oh, il semblerait qu'il a finit de parler et qu'il soit partie, pfff, j'ai même pas écoutée, pas grave, j'ai ma Uzu à coté... Uzu qui retire son bras de ma taille, lentement, je le sent qu'elle a pas envie, et moi aussi j'ai pas envie. Avec un petit sourire malsain, je pince l'arrière-train de ma belle avant de m'écarter un peu, l'observant, les bras croisés, ignorant toutes les personnes autour de moi, nous jetant des regards de travers.
Je retiens leur visage et j'irais "discuter" avec eux plus tard...
Je penche la tête de coté tandis que j'observe ma Uzu, elle semble perdue dans la contemplation de son sabre, une belle lame au passage, le travail est fin et la lame brille vraiment bien à la lumière.
Elle est si belle, lame à la main, lumière se reflétant contre son visage et contre la lame, une valkyrie de beauté sur un champ de bataille pas encore commencer, d'une guerre qu'elle gagnera d'avance. Valkyrie brandissant sa lame de jugement et, pour la première depuis notre rencontre, je me sent vraiment celle dominée par elle.

Je cligne de l'œil et l'illusion disparaît. Mais est-ce que c'était vraiment une illusion, cette image ? Ne serait-ce pas la véritable image de ma Uzumi, celle à qui elle devrait ressembler, celle qu'elle sera, celle que je vais découvrir, celle que j'aimerais, celle qui m'aimeras... Je l'espère.
Je secoue la tête, pas le temps pour ces pensées là maintenant, plus tard peut être.
Je continue de l'observer, déplaçant la lame dans le vent, je me retiens d'avancer. Sa prise est bonne, ses mouvements sont correct, mais sa posture n'est pas terrible pour la samouraï que je suis... Que j'étais.
Il ne me reste plus qu'à récupérer une arme à moi... Un katana ? Sûrement, oui, peut être, on verra... Mais... qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle me tend le sabre, par la lame, garde pointée vers moi. Je comprends ce que cela veut dire, je comprends ce que cela sous-entends, mais pourquoi ? Je jette un rapide regard dans les yeux de Uzu et, lentement, je prend la lame par le manche, tenant fermement l'arme de Uzu.
Le sabre est plus léger que ce que je croyait, il me semblait bien plus lourd dans son fourreau, mai sil se porte bien, il est parfaitement équilibré il est parfait.
Et pourtant je suis mal à l'aise avec ce sabre entre les mains, et je sais pourquoi. Ce n'est pas mon sabre, il n'a pas été forgé pour moi, pour ma main, ce sabre est celui de ma Uzu, l'outil nécessaire pour faire ressortir qui elle est vraiment, l'objet parfait pour la protéger, nous protéger.

Je lui fait faire quelques mouvements dans ma main, je suis mal à l'aise, mais il est vraiment très bon, puis je me tourne vers ma Uzu, lui souriant doucement.

Pourquoi ?

Ma voix est plus douce que d'habitude, plus calme, elle reste rocailleuse et croassant, mais il y a un douceur derrière qui ne peut être manquer.
Ma question est valide, pourquoi me confier cette arme, pourquoi alors que l'académie à des boken, ou des sabres d'entraînement dont je peut me servir, pourquoi me laisser son sabre, pourquoi ?

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Jeu 29 Oct - 22:27

Pourquoi ...
Pourquoi, une question que l'on se pose à tout moment du jour ou de la nuit, en hiver comme en été, à onze ans comme à cent douze ...
Pourquoi, un seul et unique mot, une question pourtant si profonde, si transcendante, qui s'applique à tous et à toutes, à toute chose qui existe ou n'existe pas, question qui s'applique aussi bien pour le sens de notre vie que pour le temps qu'il fera aujourd'hui ...
Pourquoi, pourquoi elle me demande, elle mon amour, elle ma tendre et douce, elle ma Motoko-chan ...
Pourquoi, tout simplement parce qu'elle est qui elle est, pour tout ce qu'elle représente et représentera ...
Parce que je l'aime, et que je ne supporte qu'elle doive se contenter d'une lame souillée et ébréchée, alors qu'elle mérite ce qu'il y a de plus beau, pur et parfait en ce monde ...
Juste pour ça, à la fois si peu et tellement ...
Je répond à son sourire par un des miens, qui essaye d'être le plus doux et sucré que je peux, même si je sens qu'il doit plutôt paraître timide, mal assuré ...
Je me maudis parfois, que mon corps n'exprime ce que mon âme ressent ...
A voix très basse, je susurre :


-Il te faut bien une arme, non, ma Motoko-chan ..?

Je souris de nouveau, avant de me retourner, prenant une grosse respiration ... Je n'avais pas respirée depuis qu'elle m'avait adressée son sourire ...
N'empêche, cette lame lui convient mieux qu'à moi, ça se voit qu'elle sait s'en servir, elle ...
Seigneur mon Père aurait tellement aimé, que je prête plus d'attention à ses enseignements ...
Petit soupir. Peut être que si je l'avais fait, j'aurais pu être source de son admiration, à ma Motoko-chan ... En attendant, allons nous entraîner dans un domaine où je me débrouille à peu près ...
Et encore, il y en a tant d'autres, tant d'autres plus doués que moi ...
Long soupir, si faible ...

Espace dégagé.
Air concentré.
Longue respiration.
Tout est parfait, parfait pour le premier essai de ma technique ...
L'eau qui se concentre dans ma bouche, au point où je sens que je vais tout recracher un peu trop tôt, quelques instants, le temps que je modifie la texture du chakkra, plus épais, adhésif, comme du ... Sirop.
Je respire longuement, avant de recracher un long jet de liquide sur le sol, devant moi, qui s'étend rapidement sur toute la surface, liquide a la consistance plus ... solide, que de l'eau normale, mais moins que de la glace, une couleur moins translucide mais une couleur qui reste celle caractéristique de l'eau ...
Voyons voir, maintenant ...
Je m'accroupis à la bordure de la large flaque, et fait glisser mon doigt sur la surface.
Sourcils froncés.
J'appuie mon doigt contre l'eau, eau qui reste collée à mon doigt, alors qu'il s'élève, longs filaments qui s'élèvent de concert avec lui, avant de finalement se détacher, retomber de façon nonchalante à l'espace auquel ils appartiennent, avant de ne refaire qu'un avec.
Pas très concluant, je crois bien ...
Long soupir ... Je suis nulle, nulle, nulle ...

Main qui se pose sur mon épaule.
Frisson glacial qui parcourt mon corps.
Longues secondes qui passent, avant que mon corps réagissent enfin.
Je me retourne violemment, et, instinctivement, les runes se forment d'elle même, je crache le liquide sur le visage de mon agresseur.
Cri de terreur, satisfaction intense, alors que je sens quelque chose me tirer vers l'avant, pieds glissant du sol, chute inévitable ...
Pourquoi, qu'est-ce que ...
Je sens ma tête posée contre quelque chose de dur.
J'essaye de reculer, mais ... Je n'y arrive pas.
Je suis collée à ce truc dur.
Je me débat violemment, gémis, frappe tout ce que je peux, mais je me retrouve de plus en plus immobilisée, sirop me collant contre la "chose" que je frappe.
Je finis par arrêter, complétement immobilisée, sentant le liquide désagréable sur ma peau, mes vêtements ...

Nulle, nulle, nulle ...

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Ven 30 Oct - 19:49

Je suis conne, mais alors vraiment très conne. La raison pour laquelle je me sert de son sabre c'est parce que j'ai besoin d'un sabre, cette réponse est à la fois parfaite et pleine de sous-entendues précis et magnifique. Cette épée, son sabre, Féale... Elle ma le prête parce que c'est "moi" ? Parce que cette lame est à elle ? Parce que, ainsi, cela deviens "nous" ? C'est possible, c'est ce que je comprends. Une lame, un sabre, Féale... Nous réunissant, montrant l'amour qu'elle a pour moi, la confiance qu'elle m'accorde. Féale, Uzumi, Moi... Nous sommes réunis, nous sommes Une, nous sommes heureuse.
Je peut pas empêcher le sourire doux de s'afficher sur mon visage alors que j'observe le dos de ma Uzu tandis qu'elle s'entraîne. C'est un sourire très rare, un de ces sourires qui adoucit complètement mon visage, mes traits, me rendant plus féminine, plus humaine et si je peut le sortir, c'est grâce à ma Uzu, grâce à son cadeau, grâce à sa confiance. Je vais utiliser Féale, même si elle n'est pas bien dans ma main, parce que c'est la lame à Uzumi, parce que c'est elle qui me la confiée.
Et j'en prendrais le plus grand des soins.
Et c'est pour cela que je vais m'entraîner avec celle lame, avec Féale.

It's going to be fun...

J'adresse un dernier sourire au dos de ma Uzu avant de me tourner à mon tour, durcissant mes traits, durcissant mon visage, fermant mon œil unique et prenant une posture classique de Kendo, les deux mains tenant fermement le manche de Féale, sabre devant moi, la lame légèrement baisser pour être au niveau de ma poitrine, le pied légèrement avancé par rapport au pied droit, la respiration calme, silencieuse, parfaite.
Je me sent bien, cela faisait si longtemps, je me perd dans le calme, mon environnement bloqué autour de moi ne laissant que Féale et moi au milieu du Néant, je ne suis plus dans le présent, je ne suis pas dans le futur, je me suis plongée dans mes souvenir dans mon passé...
Un passé où je savait encore rire comme une véritable fille, ou je souriait réellement, ou je m'amusait comme une folle. Un passé où je m'entraînait avec mon père, avec ses étudiants, désirant devenir la meilleure, désirant rendre mon père fier de moi, un passé où je passait du temps avec les enfants, où je les aidaient, ou j'étais encore moi-même une enfant.
Un passé où "il" se trouvait encore là, Ajira Mibu...
J'ouvre lentement mon œil et mon regard émeraude ne se pose pas dans le terrain d'entraînement de l'académie, il ne vois pas les autres étudiants, il ne remarque pas les professeurs, il ne vois que le sol du dojo de mon père et, juste devant moi, Ajira Mibu... Ou plutôt, son fantôme, son esprit, un fantasque pantin de mon imagination.
Et pourtant, je me surprend à sourire à ce fantôme, il lui ressemble tellement, la même air de nonchalance qui m'irrite au plus haut point, le même style de vêtements que je trouve ridicule, la même pose que toujours, son sabre sur son épaule et surtout, toujours son petit sourire satisfait, moqueur, cynique.
Tout chez lui ma toujours hérissée le poil, énervée. Et pourtant, aujourd'hui, je ne fait que lui sourire en réponse. Je devrait le haïr, je devrais vouloir sa mort après tout ce qu'il a fait mais je me découvre sans la motivation nécessaire pour cela, sans la volonté de le combattre, sans le délice de vouloir sentir sa vie s'éteindre sous mes coups, et, je me surprend une fois encore, en lui rendant son sourire, calmement.

Je secoue un peu la tête avant de me mettre à exécuter l'un des kata du style de mon père. Le style Houjuu du "sabre qui découpe l'esprit"... Un style fluide, ralentis, précis, illusoire. Tout dans ce style de combat était fait pour surpasser la faiblesse physique qu'avait mon père, une faiblesse l'empêchant de s'élever aussi haut qu'il l'aurait voulu et c'est pour cela qu'il a inventé ce style, en adéquation avec son agilité et sa vitesse.
La but des mouvements de sabres fluides et réguliers étaient de créer une fausse image sur la rétine de l'adversaire afin de lui faire croire ce que l'on veut bien qu'il croit pour ensuite frapper d'un angle mort.
Un style redoutable entre d'excellente mains, comme celles de Ajira.
Mes mouvements s'accélèrent, les siens aussi, l'enfoiré, il me nargue, ce qui fait naître un nouveau sourire sur mon visage, avant, je me serait énervée mais aujourd'hui... Bah, j'ai des choses plus importante à protéger...
On arrive au point culminant du kata, le vent commence à danser avec nous...
Bien ! Parfait ! dansez éléments ! Dansez avec moi ! Dansez avec Ajira ! Dansez avec le style de la famille Houjuu du sabre qui découpe l'esprit !
Flammes ! Dévorez le monde, dévorez la vie, dévorez l'esprit ! Indomptables, impardonnables, devenez les conquérants de ce monde nouveau !
Flots ! Inondez le monde, noyez le, recouvrez les terres de vos fluides réduisant à néant la vie sur Terre ! Insurmontables, impardonnables, devenez les conquérants de ce monde nouveau !
Vents ! Recouvrez le monde de votre silence arrivée, mettez à terre toutes les fondations des Hommes et empêchez les de se relever ! Insurpassables, impardonnables, devenez les conquérants de ce monde nouveau.
Que les éléments accompagne mon sabre, qu'ils accompagnent Féale !

Les mouvements s'accélèrent encore pour finalement brusquement s'arrêter, la lame immobile, le corps fixe, la respiration constante et calme. Le kata est terminé et, avec lui, mon voyage dans le passé.
Je peut pas m'empêcher de regarder le fantôme fantasque de Ajira me faire un petit sourire de satisfaction avant de disparaître lentement de ma vue me faisant éclater de rire, seule, au milieu de la zone d'entraînement ce qui fait glisser plusieurs regards vers moi, regards que je répond par l'apparition soudaine de mon troisième doigt devant eux, oh mon dieu, comment diable est-il arrivé là celui-là...
Hé, comme si je ne le savait pas...
Enfin bref, mon petit moment d'extase est passé il est donc temps que je me mette à tester cette technique de l'hirondelle volante et je sent qu'avec un esprit aussi calme cela va être facile.

Je tend verticalement Féale devant moi, la lame pointée vers le ciel et je clos, une fois encore, mon œil afin de concentrer mon chakra. Cette technique en elle-même est d'une simplicité déroutante vu qu'il ne s'agit que d'un simple enveloppement accentué de chakra autour de la lame pour la faire "grandir" cependant cela demande une concentration optimale et un contrôle de son chakra parfait pour y arriver sans surcharger la lame tout en conservant une forme longiligne et droite.
Pas ce que je suis en train de faire quoi.
Si recouvrir la lame de mon chakra ne ma pas pris beaucoup de temps cela n'est, toutefois, pas le cas pour allonger ma lame car, arriver à la pointe de la lame, cette dernière perd de sa consistance et part un peu dans tous les cotés ne me permettant pas de maintenir bien longtemps le chakra autour de Féale.
Grrr, ça m'énerve, j'annule la technique et je me rend compte que halète un peu, saleté... Il est plus dur de maintenir son chakra que de faire un simple kata de kendo on dirait, bonne information à conserver ça...
Je me prend quelques secondes pour récupérer mon souffle avant de recommencer quand j'entends une série de crie qui me fait me retourner tout de suite... Et me donne envie de tuer quelqu'un, ou, plus précisément, me donne envie de tuer le chuunin Nedarou Hitô...
Je sais pas ce qui s'est passer mais ma Uzu est coller à ce type et elle semble un peu paniquée vu les coups qu'elle met et PERSONNE BOUGE SON GROS CUL POUR AIDER UZU !
Des têtes rouleront ce soir...

Je serre férocement Féale dans ma main avant de me jeter vers Uzu, avec comme but bien établis de la libérer de cette masse gluante et collante mais n'arrivant qu'à m'empêtrer dedans avec elle, super... J'étais venue à son aide et c'est moi qui ait besoin d'aide et vu qu'aucun des profs bougent alors je peut dire qu'on est... Comment il a fait pour se libérez de cette colle celui là ?

Nedarou Hitô - Ah, désolé, désolé ! J'aurais du prévenir plus tôt demoiselle Meloku mais je n'y avait pas penser jusqu'à ce qu'elle essaye la première fois cette technique. Je voulais lui expliquer comment se dépêtrer de la colle dans le cas absurde où on se retrouverait soi-même coller, mais à priori je vous ait fait peur demoiselle Meloku, j'en suis désolé, attendez laissez moi vous aider.

Sale con, tu pouvait pas le dire plus tôt... Enfin, il ma décollé, c'est toujours ça de gagner...

Nedarou Hitô - Vous voyez, tout simple pour se libérez, il suffit juste de surcharger la colle de chakra, mais tout le monde n'y pense pas forcément, ce qui vous laisse loisir à attaquer, sans compter que surcharger ne sert à rien si jamais... Un grognement de ma part le remet rapidement sur les routes de "maintenant" et pas "lalaland". Oh pardon, vilaine habitude, enfin, laissez moi vous libérez demoiselle Meloku.

Attend une seconde toi... J'arrête Hitô de mon bras ce qui me fait gagner un regard curieux de sa part que j'ignore, mon œil étant rivé dans les yeux de Uzu avant que je lui offre un sourire, un de ces sourires réservé pour elle.
Je m'agenouille à ses coté, posant mes lèvres près de son oreille et je lui murmure de la voix la plus douce possible ce que j'ai à dire.

Tu peut te libérer Uzu, je sais que tu le peut.

Argh ! Évidement je part dans une tous terrible, ce qui inquiète le chuunin que j'envoie salement chier, pas le temps pour ça, Uzu est plus importante et je sais qu'elle peut y arriver.

Je le sais !

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Lun 2 Nov - 20:58

Douleur vive, aigu, intense.
Que je cours, trébuche, tombe, me relève, cours, et trébuche de nouveau, pour me relever encore et encore ...
Cycle sans fin, cycle de souffrance et tourments.
Et pourtant, je cours encore et encore, vers l'avant, sans regarder en arrière ... Ai-je donc si peur, de ce que je pourrais voir ?
Fait-il donc si noir, derrière moi ? Mais, pourtant, devant, je suis aveuglée par lumière que trop intense, chatoyante, qui m'empêcher de contempler ce qui se profile ...
Fuirai-je vers ma fin ?
Pourquoi ne pas s'arrêter, juste pour jeter regard furtif en arrière ?
Hier n'était pas si terrible. Hier n'était terrible que parce que tu le souhaitais, le voyais comme tel.
Et maintenant, demain te semble-t-il si radieux ? Te semble-t-il si apaisant, maintenant que tu ne peux le contempler ?
Hier, était un jour meilleur, plein de certitudes ...
Hier, ou encore l'époque où je pensais que la vie était comme la Nuit : Marcher dans les ténèbres impénétrables, où l'on ne voit que ce qui est juste devant nous, à à peine quelques centimètres, et ce qui reste derrière s'efface dans nos pas.
Et pourtant, je préfère cela à ce que j'ai l'impression de vivre maintenant, l'impression de marcher face au soleil, obligée de détourner, voiler le regard, afin de pouvoir avancer, et, en me retournant, pouvoir contempler ce que j'ai raté, ce qui restera à jamais derrière moi ...

J'ai peur, si peur ...
Hier n'était pas si terrible que je l'imaginais, en fait ...


-Droite comme une lame, Uzumi.


Petit regard agacé, alors que je corrigeais de nouveau ma posture.
Un petit sourire satisfait apparu sur son visage, alors qu'il se mettait en garde, dans une posture détendue, et exposant bien des failles.
Je levais la lame au dessus de mon épaule, la tenant parfaitement horizontale, statue de marbre se découpant à la lumière du midi, regard concentré.
Quelques secondes passèrent. Une goutte de sueur s'écrasa sur le sol, alors qu'une vive estocade fendait l'air.
Acier contre acier, symphonie si douce à mes oreilles, alors que j'enchaînais avec une série de frappes vives et précises.
Esquive, esquive, parade, esquive.
Aucune frappe ne toucha la silhouette vive comme le vent, qui semblait se jouer de moi, sourire malicieux persistant, résistant à mes attaques les plus habiles, risquées, à mes feintes et bottes qui m'avaient arrachées des heures d'entraînement et d'effort.
Rien ne parvenait à se saisir de cette ombre.
Silhouette découpée à la lumière du midi, jouant de concert avec moi douce symphonie de glace et d'acier, heures durant alors que le temps n'avait plus de sens.


-Ma fille, au jour de ta naissance, même les forêts du Pays de l'Eau ont murmurées ton nom : Uzumi. Mon enfant, c'est avec fierté que je t'ai vu grandir et devenir une arme, au service de la vertu. Souviens toi, notre lignée a toujours combattu avec force et sagesse. Et je sais que tu feras preuve de retenue, dans l'usage de ton grand pouvoir. Mais la plus belle des victoire, ma fille, est de faire battre le cœur de ton peuple. Je te confie cela, car, un jour, tu deviendras Reine.

Et je lui avais adressé un large sourire, éreintée, chaque muscle de mon corps chantant une complainte au moindre mouvement, alors que je me tenais contre lui, heureuse même si je n'avais pu ne serait-ce que lui mettre un seul et unique coup ...
Même si maintenant, je sais que telles paroles étaient creuses, si creuses ...


-Maman, j'ai mal ...

Chute alors que je jouais dans la cours, que je courais derrière une libellule qui j'en suis certaine, aurait juste souhaité qu'on l'oublie, plané nonchalamment au-dessus de la petite marre, au fond de notre jardin. A cette époque, je dois avouer que je pensais pas à ce genre de choses. Je pensais plutôt à quoi j'allais jouer demain, si je reverrai telle ou telle amie, des choses de cette importance.
Maintenant que je regarde ces souvenirs d'un œil lointain, je trouvais ça ... futile. Mais, ai-je le droit de les juger ainsi ? A l'époque, c'était bel et bien mes passions. L'on m'aurait dit à cette époque que je ne pouvais plus jouer, que je ne reverrai plus mes amies, que j'aurais réagi exactement de la même façon que si on m'annonçait aujourd'hui que ma Motoko-chan me quittait pour quelqu'un de mieux que moi ...


-Ne t'inquiète pas, ma Uzu-chan, je suis là, avec toi, pour toujours ...

Je me sentais si bien, blottie entre ses bras, protégée du monde entier, certitude puérile à laquelle je croyais si fermement ...
Et je vous ai abandonnée, dame ma Mère, alors que vous vous sentez si mal, là ... Je vous fais tant souffrir, et à quoi bon ..?
Me retrouver sur un terrain d'entraînement, collée au sol à cause de mon incompétence ...
Je serais restée, j'aurais pas eu mes idées bizarres, que serait ma vie, là, maintenant, tout de suite ?
J'aurais sûrement eu une vie normale, j'ai envie de dire ... Je serais Chuunin, là, j'étudierai pour devenir obtenir mon prochain grade, je m'amuserai avec mes copines, je serais sûrement la compagne de quelqu'un de plutôt beau et intelligent ...
... Mais qui ne m'aurait aimée, comme celle que je suis ...

Long soupir, alors que je suis collée au sol, avec pour seule vision le sol terreux ...
Et personne, personne qui vient m'aider, personne ...
Seule, si seule ...
Et je sens quelque chose qui essaye de m'en sortir, mais bon, si moi j'y étais pas arrivé, pourquoi ce quelque chose réussirait, lui ? Et voilà, bien ce que j'imaginais, ce quelque chose collé à moi, un quelque chose doux et qui ...
Ma Motoko-chan ...
Je me débat violemment, essayant de m'échapper de cette masse visqueuse et collante, pour la rejoindre, la retrouver, rester dans la protection de ses bras, m'échapper de la réalité ...
Mais ni elle ni moi, réussissons ...
Je vais pas rester éternellement comme ça, non ..?
Et voilà qu'il m'explique qu'en fait, c'est vraiment stupide de se retrouver comme ça, coller par sa propre arcane et que le moyen pour se libérer c'est surcharger le sirop avec du chakkra ... Donc, redonner sa consistance d'origine à l'eau que j'ai craché ...
Et, il va me décoller, enfin, si j'ai bien entendu.
Incapable, je suis incapable ...
Long frisson, le long de l'échine, alors que je sens de douces, si douces lèvres près de mon oreille, souffle chaud, fragrance envoutante ... Ma Motoko-chan, qui m'encourage, qui croit en moi, qui est là pour moi ... Terrible toux qui résonne, je ... souffrance qui me déchire, les efforts qu'elle a dû faire, pour pouvoir me dire ça ...
Je n'ai pas le droit, de la décevoir, pas le droit, non ...
Longue respiration, sentir l'eau, pure et agréable, mère de toute vie, incarnation de la perfection, malléable, adaptable ... Calme comme la surface d'un lac ou dévastatrice comme les raz-de-marrée ... Soit comme l'eau, soit l'eau, fait qu'une avec elle, comme tu souhaites faire qu'une avec Elle.
Je me sens ...
Trempée, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit.
Et pourtant, je m'accroupis, et me jette dans les bras de ma Motoko-chan, me moquant éperdument de tous le reste. Juste être avec elle, contre elle, entre ses bras protecteurs, coupée du reste du monde ...
Même si je dois avouer, que là, je dois la mouiller aussi.
Je me détache, un peu trop rapidement à mon goût, avant de retourner dans ses bras tout aussi vite.
Qu'importe, tant qu'elle ne m'aura dit que je la dérange ... Égoïste que je suis, mais je me complais tant, d'être entre ses bras ...
Je finis par lever timidement la tête vers elle, rouge aux joues, regard brûlant, avant de déposer un baiser entre ses lèvres, pour la remercier, ne trouvant d'autre moyen plus adapté pour le faire ...
Des mots, je peux les sortir, si facilement ... Contrairement à elle ... Ce n'est que juste retour des choses.
Je prend ses mains dans les miennes, la relevant en même temps que moi, pour une fois debout passer mes bras autour de sa taille, câlin d'un long moment, si plaisant ...
Je l'aime, mais j'aurais tant de temps pour lui dire, une, dix, cent fois ... Une fois seules, sans personne pour nous juger ou nous regarder avec dégoût, seules, dans notre monde, notre réalité ...
Nouveau baiser entre ses lèvres, m'attardant dessus, avant de desserrer mon étreinte, reculer doucement, regard toujours aussi intense, avant de lui adresser un sourire radieux.
Vivement finir, pour plus vite se retrouver ...

Accroupie à coté d'une flaque de liquide à la consistance douteuse, après plusieurs essais infructueux, le doigt que j'essaye de détacher du liquide s'entête à ne vouloir s'en séparer qu'après de gros efforts. Plusieurs essais, me permettant de tracer plus vite et mieux les runes de l'arcane, me permettant de doser les quantités d'eau optimales, de gérer la viscosité, me permettant, en somme, de me fatiguer le moins possible pour une meilleure efficacité.


-Qu'en penses-tu, Motoko-chan ?

Je me retourne, pour mieux entendre son avis.
Rouge qui me monte aux joues, alors que je me rend compte qu'elle est concentrée dans ses entraînements, quelques mètres plus loin.
Petit sourire, en la contemplant.
Qu'elle est belle, une lame à la main ...

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Mar 3 Nov - 22:43

Je me redresse après avoir prononcé les paroles que je juge nécessaire à Uzu, je sais qu'elle peut le faire, je le sent, quelque part en elle se trouve la force, la volonté, la capacité de dompter ces techniques. Elle en est capable et cela ne tiens pas à quelques arguments fumeux sur ses "dons" ou alors son "talent", ni même ne viens d'un quelconque génie enfouie au plus profond d'elle même ou alors d'un simple potentiel pas encore trouvé, non, rien de tout cela, c'est tellement mieux, tellement parfait, tellement elle, cette raison...
Elle le peut, car je l'ai vue... cette image que j'avais aperçue, quand elle avait sortie son sabre, n'était pas une simple illusion créer à partir de mon œil, ni même un de mes fantasmes les plus inavoués... Car j'en ait plusieurs... un jour je les lui ferrait tester d'ailleurs, mais je part en peu en vrille là.
Ce que je veux dire c'est que je sais que, la Uzu que j'ai vue, est la véritable Uzumi Meloku, celle qui fut enterrer sous des années de doutes, de peurs, de refus, de solitude, la véritable Uzumi Meloku, la véritable guerrière se cachant sous les traits de la princesse.
Et j'espère qu'un jour, elle sortira de son long sommeil.

Et ce jour là je serait là pour l'accueillir, sourire aux lèvres et on va rire.

Mais pour l'heure, je vais me contenter de surveiller Uzu, les bras croisés, ignorant le chuunin à mes cotés, ignorant le fait qu'on est devenus le spectacle de la journée pour tous les autres étudiants, je m'en tape, qu'ils matent, ça les rendras peut être moins con.
Elle seule est importante actuellement.
Allez Uzu, tu peut y arriver, je le vois, tu te calme rapidement, tu comprend comment faire, j'en suis persuadée, je sais que tu sais comment te libérer de cette mélasse, fait le, montre moi que tu est parfaitement capable de surmonter cette épreuve, seule, sans avoir besoin qu'on te relève, montre moi que tu va y arriver, prouve moi que j'ai raison, deviens indépendante, deviens forte, allez ! Prouve le ! Allez !
Debout !

Félicitation, ma Uzu, mais, hey, qu'est-ce que tu fiche ?!

Raah, je devrait être en colère là, mais je peut qu'éclater de rire en fait, un bon gros rire bien douloureux pour ma gorge qui me rend encore plus cinglée pour toutes les personnes présentes autour de moi, personnes que j'hésite absolument pas à complètement ignorer, comme d'habitude.
La raison ? Très simple. Quand ma Uzu a enfin réussit à comprendre comment sa technique fonctionnait, elle a réussit à la faire retourner à l'état liquide pur, ce qui la recouverte d'eau, la mouillant, mais, sa première réaction, une fois libre, fut de s'accroupir avant de se jeter sur moi pour me prendre dans ses bras, me faisant tomber par terre avec elle et me mouillant aussi.
Normalement, je devrait ne pas être contente d'une telle réaction, après tout, c'est pas vraiment l'état indépendant que j'attendais, mais je trouve cela vraiment trop adorable, ce qui me fait éclater de rire. On est donc au sol, toute les deux, Uzu serrant fort ma taille, nous mouillant toute les deux, et j'en suis content.
Elle refait ça deux fois, la seconde fois se mettant bien mieux contre moi, agrandissant mon sourire et faisant passer mes bras autour d'elle, avant d'écarquiller les yeux de surprise en sentant ses lèvres contre les miennes, si douces, si charmante, si délicieusement désirable...
Et voilà, maintenant j'en veux plus, mais, on a pas le temps, plus tard, à la maison...

Je lui sourit doucement tandis qu'elle me tend la main pour me relever, je la prend avec plaisir et me relève tranquillement, grognant à toute les personnes regardant d'un peu trop près les vêtements mouillés de ma Uzu... Seul moi ait le droit de la regarder, les autres n'ont que le droit de se crever les yeux !
Oui je suis jalouse et je t'emmerde !
Je lui retourne son baiser, restant plus longtemps que nécessaire dessus qu'il ne l'aurais fallut mais je m'en moque, je marque un message là : elle est à moi, essayez seulement de lui faire du mal et vous me supplierez de vous tuer, lentement, avec les techniques les plus douloureuses que je connais. C'est une promesse.
Mais je m'emporte un peu, et, après un dernier rapide câlin, la voilà repartie s'entraîner sur son problème. Parfait, elle est sérieuse, elle est déterminée, vraiment parfait...
Je lui sourit une dernière fois, avant de tranquillement, me tourner vers mon propre entraînement, faisant siffler féale dans l'air, sentiment de puissance.
On va y arriver.

Je tiens Féale dans ma main droite, lame en position horizontale, yeux clos, chakra virevoltant doucement autour de moi que je concentre lentement vers la garde de Féale, le faisant doucement courir le long de la lame, cherchant le point de stabilité, cherchant à agrandir ma lame, cherchant à atteindre les cieux, cherchant à transformer Féale en Hirondelle.
J'arrive à la pointe de la lame, je la dépasse et... je lâche un juron.
Bordel !
Encore raté... Je sais pas comment ni pourquoi, mais à chaque fois que je dépasse la pointe de la lame, mon chakra se disperse sans que je puisse faire quoi que ce soit pour le maintenir, ça m'énerve...

Nedarou Hitô - Heurm ?

Je lance un regard noir au chuunin qui signifie clairement "quoi ?!"... Je pourrais être plus calme, plus douce, mais là, ce serait pas moi.

Nedarou Hitô - Heu, je veux pas vous dérangez mais... Vous arriverez mieux à créer la lame de chakra si vous ne prenez pas autant de temps à la créer.

Hein ? Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Je pose Féale sur mon épaule, penchant la tête de coté, attendant de pouvoir écouter la suite.

Nedarou Hitô - En fait, vous devez imaginez la lame dans votre tête et ensuite la déposer d'un seul coup sur la lame pour l'agrandir, ce doit être intuitif, et non pas, euh, comme vous faites en réalité... Vous prenez tellement de temps pour condenser votre chakra, en un mouvement, votre lame doit être là, est-ce que vous comprenez ?

J'hoche la tête lentement. Oui, effectivement, ça m'aide, je comprend mieux, je prend trop de temps, je me laisse aller dans le désir de rendre ça parfait alors que tout ce qu'il faut, c'est rendre ça rapide et utilisable, oui, je comprend.
Je le remercie d'un mouvement de tête avant de me tourner de nouveau vers Féale, lui jetant un regard amusée. Toi et moi, ma vieille, on va réaliser quelque chose.
Je place Féale devant moi, la lame à la verticale, mon œil clos, mon chakra au repos, en une fois alors, hein ?
Féale... Chante pour moi !
Je commence par une frappe verticale devant moi, avant d'enchaîner sur une coupe à l'horizontale... Un nouveau kata de chez moi, un plus souple, plus dansant, un qui accompagne le vent...

Je continue de danser, me moquant des regards, me moquant du temps, me moquant de tout, visualisant dans mon esprit la lame de chakra, sa forme, sa longueur, sa résistance, sa force, sa faiblesse, elle, ma lame de chakra et, j'ouvre les yeux !
En ouvrant les yeux je lance le chakra dans ma lame qui le recouvre complètement, agrandissant cette dernière, me permettant d'enchaîner la suite de mon kata avec cette lame renforcée, avec cette lame allongée, avec Féale.
J'achève mon kata, et cesse de contrôler mon chakra, faisant disparaître la lame, je suis contente et satisfaite, j'ai réussit.
Merci d'avoir chanter pour moi Féale.
Maintenant, voir ce que fait Uzu.

Oh, elle a finit, et elle me demande ce que je pense de sa technique. Je lui sourit doucement avant de m'approcher de sa mélasse et y trempe un pied... Y laissant ma chaussure quand je tente de la retirer. Pas cool ça, mais au moins, ça marche.
Je me tourne vers elle, sourire aux lèvres, avant d'hocher la tête pour la féliciter, tout en rengainant Féale, lui redonnant, très satisfaite de cette lame, mon sourire toujours aux lèvres.

MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   Dim 15 Nov - 0:49

Uzumi : +40xp (bonus Genin inclus) Avez-vous payez cette lame jeune fille ? Mr. Green
Motoko : +38xp Mais, arrêtez d'apprendre les seules techniques je suis apte à vous apprendre !
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MessageSujet: Re: Acier et Sirop ? Ça colle !   

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