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 | CK002 | Plein les poches

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MessageSujet: | CK002 | Plein les poches   Ven 25 Juin - 22:04

[N'hésitez pas à intercaler vos remarques au milieu du discours... Je suis pas à un mot près.]

Elle était allongée dans l'herbe à l'ombre des arbres, loin de la population, de chez elle... de tout. Un calme éternel emplissait comme toujours cet espace confiné au fin fond de la forêt, un endroit où elle se rendait habituellement seule mais que certains proches, si peux nombreux soient-ils, connaissaient. Elle laissait trainer sa main dans le petit ruisseau d'eau fraiche, regardait s'agiter l'eau de la petite marre. De temps à autre, le vent venait délicatement agiter les quelques plantes présentes, ses cheveux, ses vêtements et à l'occasion, il faisait vibrer les quelques feuilles de papier posées au creux de la chemise qui avait élu domicile sur ses cuisses.

Les yeux de la jeune fille parcouraient les quelques lignes du rapport qui se présentait à elle. Elle lisait par ci par là, non sans grand intérêt mais plutôt parce qu'elle affectionnait de moins en moins cette paperasse quasi inutile. Pourquoi « pas totalement » ? Simplement parce qu'elle avait au moins le mérite de lui donner les noms des éléments qu'elle aurait à diriger sur le terrain. Il y avait là trois jeunes personnes qui avait besoin d'un leader le temps d'une mission. Apparemment, il s'agissait d'une équipe déjà formée depuis un moment, le plus intéressant restait quand même... le nom de leur chef habituel.

Taka –
Uchiha... Kenji.

Elle ne savait que trop penser de ces choses là, le hasard ne faisait sans doute pas bien les choses. Y verrait-il une désagréable surprise? Est-ce que Kenji était du genre à l'accuser de lui piquer son travail? Son orgueil l'emporterait-il sur sa pensée tandis qu'il exprimerait une fictive volonté de faire mieux que lui de la part de la jeune fille? Ces questions là n'étaient sans doute que des films qu'elle se faisait, mais elle semblait tout de même ne pas écarter les hypothèses les plus farfelues, simplement parce qu'elle avait longtemps eu tendance à tout remettre en doute. La jeune femme soupira, décollant finalement ses yeux et repassant quelques souvenirs. Il y avait dans son esprit l'image de la falaise du village, une fillette en face d'elle à qui elle enseignait le Henge. Jusqu'à ce jour, elle en avait même oublié l'existence et le prénom, pourtant l'avoir lu sur l'une des fiches avait réveillé d'anciens décors.

Taka demeurait assise, un peu ailleurs, le dos collé à un rocher qui servait à la base de décoration pour le jardin... Elle perdit son regard au loin, le plus loin possible entre les feuilles, oubliant presque la barrière qu'elles représentaient entre elle et le ciel. Les secondes se transformèrent en minutes pour finalement devenir des heures... elle resta là pendant des heures, jusqu'au soir, s'isolant et se concentrant déjà sur son départ que le passage au lendemain annonçait.


****************

Le soleil n'avait pas encore déposé ses rayons sur le village, masqué par les montagnes entourant la zone. Elle était déjà prête depuis quelques minutes. Ses pas la guidèrent jusqu'à son bureau où sa convocation était posée. Ses doigts la saisirent tandis qu'elle portait son autre main à sa ceinture, vérifiant que ses gants soient bien accrochés, puis la jeune femme se tourna vers la sortie. La porte s'ouvrit, laissant la fraîcheur entrer l'espace d'un instant avant de venir masquer la vue du dos de la kunoichi.

Ses premiers pas lui firent quitter le jardin de la maison, puis elle sortit du quartier... Suivant les indication de la petite missive, elle se retrouva rapidement face à un imposant bâtiment d'architecture on ne peut plus classique. Quelque part, elle avait l'impression de voir son propre domicile en plus monumental, avec une sorte d'effet de seigneurie... comme si les lieux avaient appartenu à une noblesse ou une haute bourgeoisie, peut-être même les deux. Elle pénétra dans les jardins où une rivière se dessinait et où des statues faisaient office d'éclairage. Ses pieds bâtirent la terre du petit chemin qu'elle parcourait jusqu'à ce qu'elle arrive à l'entrée. Visiblement, elle était la première. A en croire son courrier, tous les membres mis sur le coup devaient être présents. Ainsi donc, l'on ignorerait le principe de hiérarchie, du moins pour les informations de base. Peut-être n'était-ce pas un mal.

La Chuunin pénétra dans la bâtisse, débarquant immédiatement dans une très grande salle peu meublée dont la taille exagérée à son goût la faisait se sentir bien petite. Seule impression notable... elle était dans un château... en tout cas c'était comme si. Au centre de la pièce, une table basse s'apprêtait à accueillir quatre personnes en plus de la propriétaires des lieux. Vêtue d'un kimono blanc, elle semblait déjà patienter depuis un certain temps. A cet instant, Taka remarqua que la pièce était emplie de l'odeur du thé qu'elle dégustait. Répondant favorablement à l'appel de Kiyoke, elle s'installa, prenant la place qui la mettrait directement en face de son interlocutrice. Les deux femmes se regardèrent, plongeant mutuellement leurs sombres yeux dans ceux de la personne qui leur faisait face. Un long silence servit d'unique discussion tandis que l'on attendait que tous les intéressés soient là. La ponctualité était de mise chez les ninjas, aussi, la patience de chacun n'eut franchement le temps de s'exprimer.

L'introduction fut très brève et l'on rentra rapidement le sujet. Evidemment, pour chaque petite personne s'offrant le rôle de commanditaire, la mission était cruciale... plus importante que la vie de chacun. Taka n'aimait pas franchement ce genre de comportement, particulièrement lorsque cela venait d'une femme de la sorte. La bouge pincée, le chignon bien fait, le kimono d'un blanc éclatant... et une vieille peau amorphe l'habitant, pourtant... elle n'avait que quarante ans (une de plus). Quoi qu'il en fut, il était cette fois-ci compréhensible qu'on la dépêche d'aussi bonne heure. Le temps était un ennemi pour cette mission là et si des complications étaient à venir, c'était principalement à cause de lui. Autre point important... il fallait faire preuve de discrétion... Taka fronça légèrement les sourcils et observa chacun des membres présents. Quatre... ils étaient quatre... Elle aurait préféré une équipe de trois, un binôme voire même être seule. Le transport d'un aussi petit colis ne requérait pas autant de personnes, particulièrement lorsque la discrétion était de mise. Les solutions semblaient limitées.

Après quelques minutes d'entretien, on libéra la petite équipe qui quitta les lieux. Une fois assez loin de la demeure de Kiyoke, Taka se retourna vers les trois Genin. Elle leur destina un petit sourire avant d'entamer les présentations, de sa calme et douce voix.

Taka –
Et bien... D'abord bonjour à tous les trois. Je n'ai pas eu l'occasion de vous saluer avant, d'autant que je n'aimais pas trop cette Kiyoke. Elle afficha une moue. Comme on a du vous le dire, je m'appelle Taka, je suis la Chuunin qui sera chargée de vous accompagner pendant cette mission, en remplacement de votre professeur habituel. Je crois connaître l'une d'entre vous, elle adressa un signe de tête à Ying, bien que ça fasse longtemps que ne l'ai revue. Passons... Elle haussa les épaules tout en faisant un petit tour d'horizon. Le temps nous est pas mal compté, aussi, vous vous présenterez en détail pendant le voyage. J'ai déjà pris connaissance de vos prénoms, mais si je les écorche ou si je me manque, n'hésitez pas à me corriger.

Elle posa les mains sur ses hanches, l'air pensive. Avant de mettre le paquet sous les yeux de la petite équipe.

Taka – Pour ce qui est de la mission en elle même.. Nous nous retrouverons aux portes d'ici une heure, une heure et demie grand maximum. Pour l'instant, je garde le paquet, nous déciderons plus tard de qui aura le vrai en sa possession... Pourquoi le vrai? Observez le bien, pesez le bien... parce que lorsque vous irez chercher vos affaires, il faudra arriver à en confectionner de semblables afin que chacun de nous aient un colis. Sur ce point, je ne vous laisse pas le choix, vous n'aurez qu'à le prendre comme une consigne ou un ordre. Elle marqua un petit temps afin de souligner ses dires. Maintenant, quelqu'un a t-il une idée pour que l'on puisse tromper les éventuels désireux?

Elle fit un nouveau tour du groupe avec les yeux, attendant la participation de chacun.


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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 26 Juin - 1:55

Le soleil brillait déjà à son plein feu. L'heure était matinale, mais cette douce température pouvait faire croire que l'après-midi était commencé. La jeune fille était couchée sur un banc, proche d'une ruelle humide et sombre. L'adolescente attendait impatiemment que l'heure avance, car la veille celle-ci avait reçu une missive d'un faucon. Une mission de rang C avait été attribué à l'équipe neuf et - qui remplacerait Kenji étant absent - Taka Uchiha. Enfin ils auraient l'occasion de sortir du village.

Cette nouvelle avait réjoui la genin. Voir plus loin que les murs du pays du feu, était presque inimaginable. De plus, elle serait avec son équipe et aurait la chance de revoir son ancienne sensei. Aussi cela faisait déjà un bon moment que la team neuf ne s'était pas vue. Ying avait pu revoir sa jeune amie Azumi à la forêt, mais pas Jin'. En y repensant, c'est vrai que ça fait un bon moment qu'ils n'avaient pas eu de rencontre d'entraînement. Kenji devait être bien occupé c'est temps-si.

La Niwa regardait les nuages qui passaient tranquillement au-dessus d'elle. C'était reposant et de cette façon elle serait en pleine forme pour la mission. Durant le voyage elle se montrerait le plus utile que possible. Comme cela, elle pourrait enfin montrer sa vraie valeur à son équipe. L'occasion tant attendu.

Quelques oiseaux s'amusait à faire quelque pirouette ici et là. Il y avait deux merles et un petit oiseau jaune. Chacun jouait leur chant matinal si mélodieux. Leurs sons s'accordaient avec une facilitée incomparable. Ceux-ci mettait déjà de la vie dans Konoha durant que la plupart des gens dormaient. Ils étaient tous les trois adorables, mais ce n'était que des oiseaux sauvages... Et surtout que des races assez banals, que l'on peut retrouver à tous les dix mètres.

Ying finit par se lever. Ça faisait déjà une heure qu'elle attendait et maintenant c'était l'heure. Partir maintenant lui donnait environ dix minutes pour se rendre à destination. Elle avait amplement le temps. Surtout que c'était seulement à quelques rues plus loin. Pour être sûr d'être à l'heure, celle-ci avait décidé d'aller trouver la place un peu plus tôt. La demeure était très grande et très belle. Les gens qui y vivaient devait être très riche. Juste la clôture qui séparait la rue de leur terrain était impressionnante... C'est à peine si on peut imagier l'intérieur, comme il doit être vaste.

L'adolescente avança le long de la rue principale. Il y avait déjà beaucoup d'habitant réveiller. Elle continua, par la suite, son chemin en passant par une rue de boutique et de restauration pour ensuite tomber sur les quartiers riches. La baraque que Ying cherchait n'était pas très difficile à distinguer. Sa grandeur imposante se voyait d'assez loin.

Rendu près des portes un homme d'une trentaine d'année vint l'accueillir. Il était toute habillé en noir, portant des vêtements très chic avec une cravate grise. Un noir juste un peu plus pâle, quoi. Il ressemblait beaucoup à un homme d'affaire important, mais pourtant il ne devait être qu'un simple serviteur.

L'intérieur était immense. C'était bien la première fois que celle-ci voyait l'intérieur d'une demeure aussi grande. Elle avait toujours vaincu dans des maisons bien banals presque engouffrée dans la pauvreté. Alors, une pièce aussi grande ne pu lui faire retenir son visage remplit de stupéfaction.

Au loin, Ying pu voir que Taka était déjà arrivée. Celle-ci était assise à une table base avec une femme d'une quarantaine d'année. Elle semblait gentille cette dame, mais bon la jeune fille n'était pas la pour rester planter devant la porte. Elle remercia l'homme de l'avoir reconduit et celui-ci repartie dehors. Il allait sans doute attendre Azumi et Shinjin.

Durant ce temps Ying alla vers elles. Aucune des deux femmes ne parlaient et cela mit mal à l'aise l'adolescente. Elle fit un signe de tête puis, sourit en guise de salutation. Le lourd silence qui pesait dans la grande pièce fit en sorte que celle-ci n'osa pas parler.

Après une minute seulement Jin' arriva puis, fut le tour d'Azumi presque tout de suite. Ils étaient maintenant tous les cinq. C'est pourquoi la femme prit la parole. La dénommé Kiyoke expliqua brièvement ce qu'il devait faire pour le moment, c'est-à-dire : se rendre en trois jours au port de Tashima. Celui-ci les escorterait jusqu'à Kiri, là où il devait aller porter le message. L'objet semblait lourd.

Après ces quelques phrases, le groupe pu disposer. Ce n'avait pas été très long... Malgré que le temps pressait quand-même. Il avait que deux seulement pour se rendre à une destination assez lointaine. Cela voulait dire qu'ils n'auraient aucune minute à perdre durant le trajet. Puis, si du retard se prenait il devrait sans doute le reprendre durant la nuit.

Une fois sortie de cette espèce de palais Taka mena l'équipe un peu plus loin. La jeune femme se tourna pour parler à ceux-ci. Elle commença par les saluer puis, affirma ne pas trop apprécier la femme de tout à l'heure. Elle se présenta. Elle se souvenait aussi de Ying, qui avait un sourire angélique d'afficher sur la bouche. Elle avait surtout hâte de partir en mission. Pour en venir à ce sujet, La jeune chuunin leur fit quelque précision. Elle termina son discourt avec une question assez difficile. Comment faire un deuxième paquet identique qui pourrait tromper l'ennemi ? Après une courte réflexion Ying se risqua la première.

Ying - Euh... Avec une boîte de la même dimension ? Et pour le poids on pourrait mettre une grosse roche...

L'adolescente avait bien pensé à utiliser la métamorphose sur un objet, mais cela ne durerait qu'un certain temps...

Après cette courte discussion tous les quatre se séparèrent. Ying partie en direction de chez elle. La Niwa ni vivait plus depuis environ deux semaines, mais aujourd'hui elle n'avait pas trop le choix. De toute façon, un peu plutôt elle avait aperçu son père adoptif au loin. Il faisait les course, accompagné de son fil. Les connaissant, Ying savait bien qu'ils ne devaient pas être encore entré. C'est donc pourquoi elle devait se dépêcher... Ce n'était qu'une question de temps.

En moins de cinq minutes celle-ci fut chez elle. La jeune fille prit la clé qui était sous le tapis puis, entra doucement. Elle prit le temps d'écouter, mais il n'y avait aucun bruit. Alors, personne n'était encore arrivé. Ying monta donc, rapidement à sa chambre ramasser son sac.

La genin fouilla un peu partout dans ses tiroirs afin de trouver une veste. Elle la mit ensuite dans son sac. Elle remplit le reste des compartiments par quelques trucs qu'elle crue utile. Donc : un peu de nourriture (six barres tendres et quatre biscuits), une gourde d'eau, une petite boîte de carton qui était de la même grosseur que le colis à Kiyoke et quelques autres gugusse.

Sans attendre plus longtemps, celle-ci partie rapidement. Mais avant d'aller au porte du village elle tenta de trouver une roche qui entrerait dans la boîte et pèserait environ le même poids. Ce qui n'est pas facile. Par contre, ses recherches ne fut pas veine puisqu'après seulement trente minutes de recherche elle finit par trouver la bonne.

* Aller, en route maintenant. *

Elle tourna sur une rue et une autre... Les portes du village n'était qu'à deux kilomètres de chez elle. Alors, vingt minutes lui suffire. Bien sûr elle avait prit son temps. Elle ne voulait pas être trop en avance de toute façon le rendez-vous était pour dans une heure.

Rendu là-bas elle remarqua qu'elle arrivait presqu'au même moment que tout le reste de l'équipe. Bientôt il pourrait partir.


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Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:40, édité 1 fois
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 26 Juin - 19:07

Ma première mission de rang C. Et c'est également la première fois que je vais sortir du village. Je repense au briefing auquel j'ai eu droit. Mon père étant en mission, c'est Haraguoi et ma mère qui m'ont plus ou moins rappelé les dangers qui menacent quelqu'un de notre clan à l'extérieur. Je porterai à nouveau mon bandeau. Pas besoin de signifier qu'un jeune Hyuuga se balade en liberté à tous les passants. Ils m'avaient proposé des lunettes. Je préfère le bandeau, il m'est familier, maintenant. Et les gens porteront leur attention sur un aveugle qui bouge comme un vivant, pas sur un enfant dont on doit cacher les yeux. Au pire, il y a la chuunin. Encore une Uchiha. C'est également ce qui gène de plus en plus le clan. Déjà que Kenji-senseï n'a pas fait l'approbation du clan, et on en rajoute un. Ils devraient peut-être penser à me nominer pour améliorer les relations entre nos deux clans...

La bâtisse qui sert de rendez-vous est assez large, dans le style de la haute bourgeoisie de Konoha. Commun. On me fait rentrer. Taka et Ying sont déjà là, en présence, sans doute, de notre commanditaire. J'adresse une léger signe de tête à Ying après avoir poliment salué la maîtresse de maison, et m'assois contre un des mur, attendant que Azumi vienne. Elle arrive après quelques instants durant lesquels personne n'a pris la parole. La femme ne fait pas dans le détail, tout de suite à l'essentiel. Elle n'a sans doute pas remarqué qu'elle se trouvait en présence d'un noble, ce qui me met assez mal à l'aise. Des ce genre de situation, je préfère jouer profil bas, c'est moins gênant pour ceux qui m'entourent.

Le briefing: un colis, direction Kiri. Nous avons deux jours pour rejoindre le bateau qui nous y conduira. On nous demande d'être discret. Ce qui veut forcément dire qu'il y des personnes qui ont intérêts à ce que la colis n'arrive pas, ou à le subtiliser. Pourquoi ne pas dire les choses tout de suite? Elle nous présente le colis. Commun, banal. La meilleure chose à faire, c'est de le répliquer et d'en doter chacun d'un. Niveau probabilité, les chances que nos éventuels adversaires nous le prennent diminuent avec les chances qu'ils ont de tomber sur le bon. Il faudrait également penser à une formation, en cas d'escarmouche. Mais ça peut attendre qu'on soit sur le voyage, il est peu probable qu'on se fasse attaquer sur le territoire du pays du feu... ou justement, ce serait audacieux de tout de suite frapper au début. C'est une mission de vigilance.

Après les directives, nous sommes congédiés. Dehors, Taka-sama prend la parole. Elle n'aime pas la commanditaire, et nous précise qu'il va falloir répliquer le colis. Dans ses pupilles noires, mes yeux blancs, ternes et sans pupilles se reflètent. Dans une heure, on doit se rejoindre aux portes, assez précipitamment. Ensuite les questions. Si l'heure est comptée, il vaut mieux en parler sur le chemin. J'acquiesce. Ying se concentre sur la conception de la réplique. Ce n'est pas le plus important, à moins que ceux contre qui nous serons amenés à lutter soient spécialement bien informer, et dans ce cas, c'est du côté de notre commanditaire que l'information a filtrer.

Arès dispersion, je file chez moi. La boîte de même dimension est facile à trouver, et est lestée avec des livres. C'est à peu prêt bon. Mon sac de toile, en bandoulière, ressort de son placard. Plusieurs rations, des gants, quelques affaires de rechanges et un peu d'argent. Sur mon kimono noir, je passe un haori ample et vert. Mon reflet me renvoie l'image d'un garçon déguisé en homme. Mes cheveux blancs, et la blancheur de ma peau contraste trop avec la noirceur de mon kimono. Après avoir fait plusieurs fois le tour de la maison, rien ne peut lutter contre ce contraste. Tant pis. Finalement, mon bandeau de genin est accroché à mon sac, entre moi et lui, afin qu'on ne puisse pas le voir de l'extérieur. Un foulard gris pour me bander les yeux, et je suis prêt. Avec une demi-heure d'avance. Aucun problème, je serais en avance. Avec l'anxiété, il est fort probable que ce soit également le cas de Ying et de Azumi.

Il y a une petite place qui fait office d'entrée. Les portes sont grandes ouvertes, et le courant d'air matinal venant de l'extérieur me caresse le visage. Deux homme occupent une petite guérite à l'entrée: normal. En tailleur, j'attends mes coéquipières. Il faut penser à une tactique, une stratégie de combat, au cas ou trois gamins avec une Uchiha se promenant tranquillement dans le pays de feu ne soit pas assez discret. Sourire. Ironie. Si j'étais eux, comment je procéderai? Je séparerai la Uchiha du reste d groupe. L'équipe serait privée de son commandement, et au cas ou la Uchiha devrait être affrontée, il n'y aurait pas d'interférence. Même chose pour les enfants. Une métamorphose en Taka au début du combat devrait pallier à ce genre de tactiques. À voir avec l'équipe.
Pour ce qui est d'une formation un peu plus rudimentaire, resté groupé, sans pour autant privilégié la défense d'une personne en particulier, ce qui pourrait induire que c'est elle qui a le colis. Le problème est don d'établir un système sans qu'une personne ne soit privilégiée, mais sans que personne ne soit délaissé. Un équilibre. La Uchiha doit avoir l'habitude de ce genre choses, je luis poserai la question.

Comme je suis avance, et apparemment trop anxieux pour rester assis, j'entreprends un petit tour à pied. Sous le coup du stress, on raisonne souvent moins bien. Même que je m'arrange pour que ma petite balade printanière se finisse pile à l'heure prévu. Je ne les ai même pas senti arriver, tellement j'étais pris dans mes rêves. Ying et Taka sont déjà là. Pas moins der cinq minutes après, c'est au tour d'Azumi. Au moins, on est ponctuel et bien synchronisé.


Dernière édition par Jin' le Mer 30 Juin - 12:54, édité 1 fois (Raison : concordance rp)

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 26 Juin - 21:06

Tome 2

Chapitre
Première mission - Les préparatifs.

Quelques jours après la rencontre d'Hakai.

Ce qui la réveilla ce matin là était un petit bruit à la fois répétitif et agaçant. Elle était couché sur le fauteuil dans la maison de l’Uchiha qui l’avait accueillit, une petite couverture verte déposée sur son corps bougeait au rythme de sa respiration. La fillette ouvrit les yeux, ce bruit ne cessait de se répété. La pièce était encore sombre, le soleil n’ayant toujours pas chassé les ténèbres. Il n’y avait aucun courant d’air comme il y aurait put en avoir chez la famille Itô… Seulement la chaleur et ce bruit incessant.

Elle se leva et se frotta les yeux. L’orpheline étira son cou pour voir si Hakai dormait toujours. En effet, il ronflait, non loin de là, dans la pièce d’à côté. Azumi se gratta la tête. Si ce n’était pas lui qui faisait ce bruit, alors qui était-ce ? Peut-être que des voleurs tentaient de s’introduire dans la maison en tapant joyeusement dans les vitres – chose qui serait plutôt étrange s’ils voulaient jouer dans la discrétion. Elle marcha sur la pointe des pieds, en sous-vêtements, puis s’arrêta dans l’encadrement d’une porte à moitié ouverte. La fillette poussa la planche de bois et jeta un regard discret dans l’embrasure de la porte. C’était de là que venait ce grabuge. D’un geste qui se voulait nerveux, Azumi l’ouvrit en prenant un air menaçant, s’attendant à voir des Dévoreurs d’Âme ou des zombis. Mais rien de tout cela il n’y avait. Près de la fenêtre, à environ deux mètres, se tenait un grand faucon messager qui tapait avec son bec dans la vitre.

Un soupire de soulagement émana de sa petite gorge, vidant ses poumons de tout son air, puis elle reprit une grande inspiration pour remplir le tout. Elle s’approcha de la fenêtre et l’ouvrit, ce qui fit entrer un petit vent frisquet qui la fit frissonner. Le genin tendit son bras et le volatile vint enrouler ses serres autour de son membre. Elle décrocha le petit parchemin qui y était attaché. Le faucon, satisfait de son travail, s’envola dans le ciel bleuté. Le soleil allait bientôt se lever.

Elle parcouru les petites lignes écrites dans une calligraphies soignée. Ce n’était pas l’écriture de Kenji-Sensei qui se voulait plus pressée et plus brève. On la convoquait immédiatement à une adresse qu’elle prit en note pour une mission de rang C avec le reste de son équipe et une Chuunin nommé Taka… Uchiha.

Mais ils étaient partout, ces Uchiha !

Elle prit d’abord le seul morceau de linge qui lui restait, les autres ayant tous brûlé dans la maison des Itô, et s’apprêta à tournée la poigné de la porte d’entrée. Seulement, elle jugea bon de laisser à son héro un morceau de papier annonçant son départ. La jeune fille fouilla dans un tiroir et en sortit un stylo, puis prit le premier bout de papier qu’elle vit et écrivit, pressée et excitée :

Citation :
Hakai,

Je sui parti pour une durer indeterminer parceque j’é été convonquer pour une mition de rang C.

Azumi.

Bien que l’orthographe laissait à désiré, elle était satisfaite de son mot. Elle le déposa sur la table et s’enfuit dans la rue en sautillant de joie, le village était encore endormi. Seul le calme et ses petits hoquets d’excitation l’accompagnaient dans son trajet.

De fins rayons de soleil commençaient déjà à se montrer le bout du nez alors qu’on voyait le pif de la maison où elle avait été convoqué en entier. Ce ne fut pas sans étonnement qu’elle constata à quel point l’architecture lui rappelait la maison Itô, mais aussi la richesse que possédait Cathi. Elle s’avança, puis tira l’immense grille où un homme l’arrêta. Il lui demanda pourquoi elle était là, puis il la laissa passer en souriant. Azumi lui rendit ce sourire et sautilla dans le jardin plutôt spacieux. Plusieurs statues éclairaient le chemin encore sombre et la porte d’entrer était fait de papier et de bois. Elle l’ouvrit et remarqua qu’elle était la dernière arrivée. Tous les autres étaient assis à une petite table, l’un des rares meubles de cette pièce, et regardaient une femme vieille de plusieurs année, son visage envahit pas les rides.

Toutes les têtes se tournèrent vers elle et un petit sourire espiègle se dessina sur ses lèvres. Elle dansa jusqu’à sa chaise et salua à tour de rôle chaque personne présente. Elle s’assit finalement en regardant avec de grands yeux ébahis la décoration qui régnait dans cette demeure, jetant par moment de petits yeux intéressés à ce que la dame disait.

Leur mission consistait à apporter une petite boîte au village de Kiri en se faisant le plus discret possible. Celle-ci était déposée devant eux et semblait plutôt lourde malgré sa taille. Ensuite, on leur demanda de libérer les sièges. La petite équipe se leva et se dirigea d’un pas silencieux vers la sortie. Une fois à l’extérieur, la Chuunin qui leur avait été attribué fit sa présentation. Elle s’appelait Taka Uchiha. Pourquoi n’était-ce pas Kenji-Sensei qui les accompagnait ? Peut-être était-il déjà bien trop occupé. N’empêche, cette jeune femme semblait exercer une autorité parfaite tout sachant garder son calme. Ils s’amuseraient bien en sa compagnie, Azumi le sentait même si elle savait très bien que les missions n’étaient pas une partie de plaisir. Leur supérieur leur dit ensuite qu’ils disposaient d’une heure et demi maximum pour faire leurs valises ou saluer leur famille. Azumi émit une plainte silencieuse. Personne ne sembla l’avoir remarqué. Seulement, tous ses biens ne lui appartenaient plus. Tout ce qui lui restait était cette chemise blanche, cette cravate verte à pois blanc, cette jupe rouge et ce Kunai. Il lui restait encore beaucoup d’argent, mais avait-elle le temps de faire son shoping ?

Elle prit la fuite et courra jusqu’à un magasin qui venait tout juste d’ouvrir. Azumi alla dans la section dédié aux femmes et acheta le plus de sous-vêtement, de chandails et de jupes possibles. Son porte feuille ne pesait plus beaucoup, mais c’était mieux que de porter les mêmes vêtements durant tout le voyage. Elle passa deux quarts d’heure dans cette boutique. Elle poursuivit sa course jusque chez Hakai. Là, elle ouvrit la porte discrètement, ayant peur de réveiller celui qui l’hébergeait. Seulement, personne ne se trouvait à l’intérieur. L’Uchiha devait être à l’extérieur en train de s’entraîner ou de déambuler dans les rues. La fillette constata qu’il avait lu son mot, puisqu’il n’était plus sur la table. On l’avait remplacé par un sac. Sans doute Hakai lui prêtait-il pour sa mission. Elle soupira de soulagement et mit tout ce qu’elle avait acheté enroulé en boule dans le fond de son sac. C’était tout ce qu’elle avait. Malheureusement, l’orpheline n’avait pas le temps de trouver une boîte qui conviendrait au faux colis, puisque l’heure tournait dangereusement.

Elle alla à grands pas de course jusqu’aux portes du village. Elle était derechef la dernière arrivée. Tout le monde l’attendait, mais elle était à l’heure. La jeune fille sourit et s’approcha de ses coéquipiers. De petites gouttes de sueur perlaient sur son front. Elle l’essuya du revers de la main et fixa la chuunin.

Azumi - Je n’ai pas trouvé de boîte pour le… Elle regarda si personne ne les écoutait, puis poursuivit presqu’aussitôt. Le faux colis. J’étais très pressé et j’habite plutôt loin d’ici, j’espère que ce n’est pas grave.

...


Dernière édition par Azumi le Jeu 15 Juil - 7:46, édité 2 fois

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Dim 27 Juin - 5:39

L'équipe ainsi formée, les préparatifs effectués, les quatre shinobis quittent le village par la porte est. Ils marchèrent pendant des heures sous le soleil tapant sans rencontrer la moindre personne, hormis les quelques guetteurs qui veillent à la bonne sécurité de la route. Finalement, alors que l'astre incandescent déclinait, ils se trouvèrent devant une intersection signalé habilement par un panneau. A gauche, le chemin traversait Testuyama, un petit village, puis menait au port de Tashima en à peine deux jours sans trop se presser. La route était néanmoins très fréquentée. A droite, il s'agissait d'un vieil itinéraire, qui semblait ne plus vraiment être entretenu. Il coupait à travers une forêt qui reprenait peu à peu ses droits. Il se dirigeait également vers village portuaire, mais le temps à mettre était de trois jours, probablement un peu moins en se hâtant. Par chance, chaque direction était relativement bien surveillée, et il y avait peu de risque qu'ils se retrouvent nez à nez à des bandits. Un vent frais se mit à souffler à cet instant, annonçant une averse.

Nos amis avaient ainsi le choix de trouver un toit, de manger sans puiser dans leur provision, et d'arriver à Tashima en un clin d'oeil, ou d'emprunter un chemin plus ou moins hasardeux, sans avoir la garantie d'arriver à temps.


[HRP: Vous pouvez profiter du temps de trajet pour RP, faire connaissance, pourquoi pas affiner votre stratégie pour le transport du colis, etc...Vous devez juste prendre le temps d'indiquer le chemin à prendre, jusqu'à votre arrivée à Tetsuyama (vous y seriez à la fin de la journée) ou jusqu'à ce que vous établissiez un campement. J'interviendrai à ce moment.]


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Le savoir est la clef du pouvoir.
Le savoir est la clef du salut des Hommes.
Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Lun 28 Juin - 22:45

Une heure et demie... le voyage serait donc entamé de jour, certes tôt, mais de jour. Ce laps de temps devait être suffisamment long pour qu'elle se restaure convenablement et qu'elle vérifie une dernière fois ses affaires.

A la maison, la petite famille était déjà levée. Tout le monde était attablé, en train de déguster le petit déjeuner. Saluant comme il se devait chacun des membres, elle prit le temps de rejoindre ce repas, se servant rapidement avant d'entamer ce qu'elle avait devant elle. La finesse de ce repas résidait dans l'alliance d'un rapide temps de dégustation et l'assurance de pouvoir digérer sans avoir mal au ventre. Manger trop vite et trop mal n'aurait eu qu'un seul effet, ralentir leur cadence de marche. La jeune fille posa délicatement ses baguettes une fois sa sustentation terminée, puis elle gagna sa chambre où elle fit un dernier tour d'horizon. Dans son sac dont la fixation se faisait via une sangle à disposer dans des passant prévus à cet effet sur sa tunique, était l'un des sacs les plus pratiques pour les shinobis. Il permettait un gros stockage tout en ayant une forme aplatie et ergonomique. Souvent utilisé comme kit de soins et d'intervention par les médecin, elle avait réussi à le transformer en un sac de voyage tout à fait adapté à son comportement. Dans ce dernier, il y avait de quoi se vêtir, quelques rations que l'armée conseillait pour leur légèreté et leur facilité d'emploi, un bref nécessaire pour faire un feu si jamais le bivouac s'avérait incontournable. Elle farfouilla une dernière fois, veillant à ne pas déranger le tout. Oui, c'était sans doute le plus gros inconvénient... lorsque l'on avait pas de pratique, organiser un tel sac était la plus belle galère avant et pendant un voyage.

La jeune fille accrocha néanmoins le tout à sa tenue puis elle vérifia que ses armes – si rares furent-elles – étaient bien disposées dans son bagage et prêtes à l'emploi. Sa main trifouilla une petite poche latérale où les mêmes denrées énergétiques se trouvaient inévitablement. Enfin, elle vérifia que le bandeau de Konoha qui affirmait son appartenances aux forces ninjas était bien dans ces affaires. Elle se regarda brièvement dans la plaque de métal qui le constituait, toujours aussi éclatante, comme si elle venait d'être fondue. En fait... c'était un peu le cas. Chez Taka, rares étaient les instants où elle affichait tout haut être kunoichi non pas par honte ou modestie réfléchie, mais simplement parce que porter en permanence ce large ruban noir orné de la plaque métallique ne lui convenait tout simplement pas. Et puis, si jamais on lui demandait dans le village de justifier une présence inadéquat, elle disposait toujours de ses papiers qui eux s'avéraient bien plus informateurs qu'une simple étoffe renforcée. Bref, la kunoichi, une fois satisfaite et rassasiée de son image, replongea le tout dans son barda puis se munit d'une sort de cape à capuche dont la coupe rappelait l'habit des rôdeurs de certains contes fantastiques. D'une teinte grise pâle, elle était un atout indéniable contre les intempéries et la chaleur... idéale pour un voyage pareil, idéale pour un rythme de marche soutenu.

La jeune fille pris finalement la direction de la sortie. Un dernier au revoir lointain et elle déboulait déjà dans les rues. Mine de rien le temps était passé assez rapidement, mais loin était encore l'heure limite du rendez vous. Malgré tout, elle préférait être là la première, question d'exemple. Après tout, ils ne la connaissaient pas, et l'heure au doute n'était pas permise.

Ainsi donc, essayant de faire le plus vite possible, Taka se rendit jusqu'à la porte Est, celle là même qui donnait directement sur Kiri, loin loin à l'horizon. Elle s'immobilisa devant le bureau de contrôle où deux pauvres shinobis avaient été affectés à la surveillance. S'en suivit un bref échange taquin durant lequel les trois confrères et consœurs se souhaitèrent mutuellement bonne chance. De toute façon, il semblait prévu par la nature que tout s'arrête ici puisque déjà Ying pointait le bout de son nez. Son arrivée se fit dans le silence. Taka aurait bien accepté de discuter un peu, mais elle semblait plus prise dans sa réflexion, le regard perdu au loin, semblant fixer un point imaginaire. De temps à autres, ses lèvres remuaient légèrement pourtant sa voix se faisait inaudible. L'espace d'un instant, elle fit un brusque geste de la main, la jetant sur son sac afin de vérifier la présence du colis à transporter. Finalement ramenée à la réalité par ce coup de frayeur, elle tourna son regard sur Shinjin puis Azumi qui arrivaient à leur tour. Elle sourit aux trois et détailla la tenue de chacun. Leur faisant signe de la suivre, elle s'écarta du poste de garde et prit la parole.

Taka –
Bien... C'est une mission de discrétion, il nous faut donc de nouvelles identités. Elle parcourut les habits de chacun du regard. Shinjin? Tes vêtements sont biens... En plus je remarque que tu as caché ton bandeau, c'est une judicieuse idée puisque tu ne ressembles plus du tout à un shinobi. Elle plissa légèrement les yeux, relevant son regard quelques instants avant de revenir sur le petit trio. Puisque vous avez l'habitude de travailler ensemble, nous allons en profiter, c'est un avantage crucial. Je voudrais déjà voir les faux colis que vous avez fabriqués... Nous déciderons ensuite de qui est qui et qui fait quoi. Elle s'accroupit et déposa le vrai objet à acheminer au sol, veillant à ce que personne ne puisse le voir – pas même les Chuunin en poste à la porte – puis elle attendit que chacun eut fait de même afin de comparer le tout, comme un ultime contrôle. Malheureusement, il n'y avait pas quatre colis, mais trois. Tant pis, ils feraient avec, il n'y avait pas lieu de réprimander pour ça. Elle releva son regard vers les membres de l'équipe. Apparemment, l'un de nous ne portera rien... Qui prend le vrai, qui êtes vous? Je suis ouverte à toute proposition. Autant que possible, je ferai en sorte de vous faire prendre des décisions, c'est important pour votre formation. Elle balaya l'assemblé des yeux, prête à écouter les requêtes et les idées.


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 29 Juin - 2:49

Le vent soufflait calmement laissant l'air ambiante plus ou moins froide. Une humidité régnait, laissant une odeur de feuille partout dans le village. Un doux parfum peut-être, mais très mauvais signe... Il allait sans doute pleuvoir dans quelques temps. Mais bon, ils auraient certainement le temps d'aller assez loin dans la forêt avant que la température ne change. Puis, sous les arbres, les shinobis se ferait moins trempé.

Tous les quatre étaient arrivés. Ils se tenaient devant la porte Est de Konoha. Deux gardes surveillaient les immense portière qui permettait de sortir du village. À travers ceux-ci, les ninjas pouvaient y voir le paysage impressionnant. Les arbres étaient beaucoup plus grands de l'autre côté, la route de sable se perdait dans l'horizon laissant le regard tomber sur le ciel bleu et quelque peu nuageux. Le mauvais temps était encore plutôt loin du pays du feu, même s'il se faisait sentir jusque là.

D'un signe de la main, Taka invita les trois élèves de l'équipe neuf à la suivre. Ils s'étaient dirigés à l'écart des deux hommes qui surveillaient l'entrée. Même eux ne devait pas connaitre ce qui allait se dire. C'était une mission de discrétion alors, ils devaient se méfier, même des non-ennemies. Malgré que s'éloigner des gardiens était surement un peu trop précoce. Mais peut importe, l'importance c'était que tout fonctionne pour le mieux.

La jeune chuunin pris alors la parole. Expliquant que la mission nécessiterait un changement d'identité. Jin' n'avait déjà plus l'allure d'un shinibi. Celui-ci avait pris soin de cacher son bandeau ninja et de s'habiller en personne normal. Comme d'habitude, à vrai dire. Taka entendit un cour moment avant de continuer son discourt. Elle expliqua l'avantage que tous les trois possédaient, soit : de faire partie de la même équipe. Se fait était qu'il était déjà un peu habitué à travailler ensemble. Même s'ils n'avaient pas vraiment eux l'occasion de se voir encore très souvent. Suite à cela, vint le tour des fausses boîtes. Azumi qui n'en avait pas amené, faisait en sorte qu'une personne de l'équipe ne pouvait pas en transporter. Rien de très grave, l'équipe se débrouillerait très bien sans un. Les colis furent mélanger et seule les shinobis savait qui détenait le vrai.

Sans attendre plus longtemps, les jeunes gens partirent hors du village. C'est en route qu'ils décideraient leurs nouvelles identités. Chacun devaient réfléchir à une formation pour passer inaperçu. Voyant que personne ne commençait à parler, Ying décida de proposer quelque chose.

Ying - Jin' et moi pourrions être frère et sœur. Je l'accompagnais parce qu'il est aveugle et devait se rendre à Konoha pour voir un médecin itinérant qui aurait pu l'aider. Puis, maintenant on rentre chez nous.

Elle tourna son regard vers l'Hyuuga, voir s'il était d'accord avec se début d'idée. En fait, la Niwa ne voyait pas d'autre possibilité. Un aveugle voyageant seul, c'est assez louche.


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 3 Juil - 19:29

On avait tous commencé à emprunter le chemin du port. C'était la première fois qu'il m'est donné de sortir du village, et je ne peux même pas admirer le paysage. Je ne peux que le sentir. Comment ai-je pu garder ce bandeau aussi longtemps sur mes yeux? Le chant des oiseaux et l'ombre indiquaient une forêt aux arbres immenses, mais le temps semble capricieux: impossible de prédire l'allure qu'il prendra.
Taka exige de nous que nous établissions une tactique, puisque nous nous connaissons. La situation est assez complexe. À quatre, nous ne sommes pas discrets, mais on ne peut pas se séparer. C'est notre première mission, ce serait trop risqué. Sans compter que je suis un tantinet trop important. Ma propre personne est un obstacle à la réussite de la mission.

"Ma présence est un obstacle à la mission."

Ces mots raisonnent dans mon esprit. Ils sont non seulement vrais, mais faute de ne nuire qu'à la mission, elle nuit à celle de ceux qui m'accompagnent. Je comprends pourquoi les Uchiha et les Hyuuga se contentent de rester entre eux ou d'être seuls durant leur mission. Pour éviter de blesser des shinobis indirectement. Si, encore, Ying et Azumi étaient un peu plus âgées, je pourrais croire qu'elles sont au courant du risque qu'elles encourent à cause de moi, et qu'en connaissance de cause elles me suivent, mais là, je ne pas dire. La mission n'a pas intérêt à merder, et mon identité ne doit jamais filtrer... même au risque de faire échouer la mission.
Une échelle des priorités est en train de se former, et je passe devant. Ce n'est pas très flatteur, ni honorable, mais c'est comme ça.


[Ying] - Jin' et moi pourrions être frère et sœur. Je l'accompagnais parce qu'il est aveugle et devait se rendre à Konoha pour voir un médecin itinérant qui aurait pu l'aider. Puis, maintenant on rentre chez nous.

L'idée n'est pas mauvaise. Seulement, la perspective de devoir jouer un rôle durant plusieurs jours ne me plaît pas trop. On a trop vite fait de faire une bêtise, ou qu'un détail nous échappe et nous trahisse. Mais si ce doit être fait... Dans la proposition de Ying, Taka et Azumi ne sont pas mentionnées, ni expliquées. Peut-être veut-elle les séparer, sauf que c'est impossible. À cause de moi. Je ne peux me séparer de mon "escorte". L'escorte... On peut la faire passer pour telle. Mouais. C'est pas génial. Moi et ma sœur dans le rôle des protégés, Taka et Azumi dans celui de nos protecteurs, et mes parents dans celui des commanditaires. Mise à part que pour parfaire le tableau, j'intervertirai Ying et Azumi, car d'après ce que j'ai compris, Ying et Taka se sont déjà côtoyées et ont donc plus de chances de passer pour un chuunin et son maître.

[Jin'] - Le frère et la sœur pourraient être escortés par deux ninjas de Konoha.

Tout est dit. S'ils demandent des précisions, j'en donnerai, mais pour l'instant, on attend, et on fait avec les idées et les points de vue de chacun. Après seulement, on pose les bases, puis les détails, et on boucle par un plan de secours. C'est comme ça que ça marche. Mais il ne faut pas que j'oublie les paroles d'Haraguoi. La différence entre une mission et une partie de shôgi, c'est qu'au shôgi, un pion prendra toujours de front, tandis que dans une mission, tout peut arriver. Une chose très vraie, et très importante.
C'est selon se principe que certains tacticiens, qui rentrent dans la catégories des violents et des fous, misent tout sur une réaction improbable d'une de leur pièce, et que ça passe, pour pleins de raisons (facteur psychologique, temporel, relationnel, etc...). Même si ce sont des tactiques très imprévisibles, et donc les plus efficaces, elles ont un très faible taux de réussite. Mais quand ça passe, ça fait mal.
La stratégie parfaite n'existe pas. Soit on essaie de trouver un équilibre entre deux extrêmes, entre sécurité, et donc risque d'anticipation, ou insécurité, et coup d'éclat.



MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Dim 4 Juil - 18:49

Tome 2

Chapitre
Première mission – Le plan.

Quelques jours après la rencontre d'Hakai.


Le véritable colis avait été mélanger aux faux. Seuls ceux qui participaient à la mission savaient qui le possédait. Maintenant, ils poursuivaient leur route en direction de Kiri. Le chemin était beau, sans embûche et il n'y avait personne d'autre à l'horizon. Ils avaient croisés quelques voyageurs au cours de leur petit voyage, mais ils étaient encore bien trop près de Konoha pour qu'on les remarque ou qu'on doute de la fausse identité qu'ils créaient peu à peu. Puis, il y avait ce décors si... Nouveau. Jamais Azumi n'avait vu d'aussi grands arbres, bien qu'ils soient quasiment identique qu'à la forêt interne. Leurs feuilles semblaient plus vertes, plus belles et cachait à la fois une histoire qui leur était propre et des secrets dont elles étaient les seules témoins. La terre semblait d'une couleur différente, légèrement plus rougeâtre qu'à l'habitude. Pourtant, ils pouvaient encore apercevoir les immenses portes du village. Sans doute était-ce son anxiété qui lui faisait voir de tels changements, aussi minimes soient-ils.

C'était tout de même la première fois que la jeune Konoichi mettait un pied à l'extérieur des murs du village caché de la feuille depuis qu'elle avait intégrer l'académie. Bien que cela ne faisait qu'un ans, elle n'avait presque aucun souvenir de son ancienne vie. C'était comme si on l'avait forcer à tout oublier.

De toute façon, elle ne voulait pas se rappeler.

Le petit groupe continua à marcher pendant encore une trentaine de minutes. Ils échangèrent quelques mots et en profitèrent pour se présenter pendant ce cours laps de temps. La Konoichi qui les accompagnait semblait très gentille, bien qu'autoritaire. La fillette apprendrait sans doute à la connaître lors de ce long voyage qui s'annonçait emplit de nouvelles découvertes et d'émerveillements. L'océan... L'orpheline ne l'avait encore jamais vu. Était-ce aussi grand qu'on le laissait sous-entendre ? La réponse lui parviendra dans quelques jours à peine, si tout le voyage se faisait tel que prévu. Inutile de préciser qu'un sentiment de crainte et d'excitation parcourait son corps à chaque nouveaux pas qu'elle faisait. La crainte de l'inconnu et l'excitation de voir de nouveaux horizons.

Ils discutèrent également de leur nouvelle identité. Ying proposa que Jin' et elle pourraient être frère et sœur se dirigeant vers Kiri après être passés à Konoha pour visiter un médecin voyageur afin de guérir la maladie imaginaire de l'Hyuuga. Ce dernier ajouta également que les deux enfants pourraient être accompagnés par deux Shinobis pour que leur voyage se passe en toute sécurité. Azumi suivait la discussion, un doigt sur le menton, les yeux rivés sur un nuage qui traversait le ciel à toute allure. Le soleil était radieux en cette merveilleuse matiné. Au loin, par contre, le temps semblait se gâtait. On pouvait en effet distinguer d'immense nuage gris se diriger lentement, mais sûrement, à l'ouest. Ils allaient frapper le petit groupe dans plusieurs heures.

Taka ne disait rien. Sans doute voulait-elle que les jeunes shinobis décident eux-même du plan convenable.

Azumi - Très bonne idée ! Le malade et sa sœur se dirige donc vers Kiri afin de prendre un bateau en direction d'une île dont j'ai entendu parler dans un livre. Yagi, ça s'appelle. Ce qui expliquerait pourquoi nous nous dirigeons tous vers le port. Ying et Jin' marchent donc avec deux shinobis de Konoha, soit Taka-Sensei et moi. Mais, devrions-nous porter de nouveaux noms ?

Ils poursuivirent leur chemin en continuant d'échanger différentes idées qui pourraient faire de leur plan un plan infaillible. Le petit groupe se retrouva rapidement face une pancarte qui indiquait deux endroits différents. À gauche, le chemin semblait plus apte à être emprunté. Il était sans embûche, même s'il semblait beaucoup plus arpenté que celui de droit. Ce dernier semblait emplit de broussailles en tout genre et le chemin était beaucoup plus rocailleux. Ils se fatigueraient inutilement s'ils l'empruntaient, alors que s'ils prenaient l'autre, ils risquaient de se faire repérer rapidement. Un choix ardu s'imposait.

Azumi s'avança vers la pancarte et posa un doigt sur le morceau de bois taillé en forme de flèche qui pointait sur la gauche.

Azumi - « Testuyama ... »

Puis elle lu celui de droit, qui semblait beaucoup plus vieil et pourri, rongée par les insectes depuis une dizaine d'années.

Azumi - « Testuyama... »

La fillette se mordit la lèvre inférieure, puis se tourna vers ses coéquipiers. Elle proposa d'un ton qui ne les obligeait aucunement à suivre son conseil.

Azumi - Le chemin semble plus paisible sur la gauche. Nous devrions l'emprunter. D'autant plus que les deux chemins mènent au même endroit.

Un vent frisquet fouetta son visage, ce qui l'obligea à fermer les yeux. Une légère pluie n'allait pas tarder à s'abatte sur leur tête. Le soleil resplendissant de tout à l'heure avait laisser place à un ciel où on ne voyait qu'un grand et immense nuage grisâtre, sans l'être trop, qui s'étendait à perte de vue. Ses cheveux volèrent quelques secondes, puis se remirent à leur position habituel.

Azumi - Je crois que nos alibis sont suffisamment crédibles pour ne pas se faire interroger trop longtemps, si jamais on se fait interroger. À droite, le chemin est moins beau et nous nous fatiguerons plus rapidement. Vous en pensez quoi ?

...


Dernière édition par Azumi le Sam 15 Jan - 5:48, édité 1 fois

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 6 Juil - 22:54

Une journée de travail déjà abattue. Le quatuor arrivait à un premier point crucial de sa mission. L'équipe s'immobilisa devant une bifurcation, mettant au point les derniers détails d'une stratégie improvisée mais rudement bien pensée d'après ce qu'il en ressortait.

Deux panneaux s'offraient à eux, indiquant la même direction mais par des chemins bien différent. Chacun regarda à gauche puis à droite, tandis qu'Azumi s'approchait pour détailler la signalisation. La chuunin regardait le petit groupe s'en sortir sans son aide depuis le départ. Elle ne comptait intervenir que lorsqu'elle l'estimait inévitable, ou alors pour donner quelques précisions. Elle frissonna, levant les yeux vers les nuages qui recouvraient peu à peu la zone.


- « Je suis de l'avis d'Azumi. Avec ce scénario, c'est illogique d'emprunter une route cahoteuse. En plus, je ne me vois pas l'envie de bivouaquer sous la pluie. ». Elle vérifia l'intérieur de son manteau où son bandeau était toujours soigneusement accroché. « Azumi, tu peux garder ton bandeau en vue si tu le souhaites, mais ça reste une prise de risque inutile à mon sens. Ying, je te propose de correctement dissimuler le tien, comme l'a fait Shinjin. » Elle se tourna vers le chemin de gauche. « Je garderai mon prénom pour cette mission. Libre à vous d'en changer, le tout c'est de prévenir les autres. »

Elle n'ajouta rien de plus, jetant un dernier regard à la route de droite. Elle fit volte face et indiqua aux autres de reprendre la route. Le train de marche repris, elle en profita pour ponctuer le tout d'un peu de dialogue.

- « Ce soir, c'est repas chaud et lit tiède. Ca me semble évident mais je préfère vous rappeler de faire attention à vos affaires. La ville est peut-être un endroit accueillant, mais les vols à la tire existent. Si nous pouvions éviter de perdre nos colis... » Ses yeux parcoururent la zone, un air de méfiance sur le visage. Ses traits reprirent finalement un peu de légèreté. « Nous essaierons de trouver un endroit confortable pour reprendre la marche avant le lever du jour. »

Quelques dizaines de minutes plus tard, talonnés par les nuages, la petite équipe parvint aux portes de Tetsuyama. Tashima n'était qu'à deux jours à partir de ce point. Ils pénétrèrent dans la ville soumise à l'examen minutieux de la chuunin. Le premier objectif était de trouver un coin pour manger, puis une chambre, même commune à tous. Laissant son flair la guider, elle trouva un petit restaurant tranquille, ne payant pas de mine mais dont l'intérieur semblait aussi confortable que simple. Elle demanda une table pour quatre et fit signe aux plus jeunes de passer devant. Une fois chacun installé, elle prit la parole.

- « C'est moi qui régale. Ne vous chargez pas trop quand même sinon vous passerez une mauvaise nuit. » Elle leur adressa un sourire à tous avant de choisir un plat tout à fait classique et de prendre de l'eau comme unique boisson pour elle. Ses yeux firent un tour d'horizon passant en revue les quelques clients du coin avant de revenir sur le trio. « Alors, alors... Racontez moi un peu. J'aimerais savoir qui vous êtes... Ce que vous aimez ou non. » Sa voix était basse et chaleureuse tandis que ses lèvres s'étiraient le long de son visage.


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Jeu 8 Juil - 17:25

Une journée c'était déjà écoulé depuis leur départ. Lorsqu'ils étaient partis du trajet chacun avait dit son idée. Ils avaient donc, une base sur quoi se fier. Pour le moment, tout tenait la route et leur plan arriverait à les éloigner du danger. Temps qu'il n'était pas découvert. Un peu plus tôt, écoutant le conseil de Taka, Ying avait mis son bandeau et sa sacoche ninja au fond de son sac. Malgré qu'ils ne paraissaient déjà pas beaucoup - Son bandeau, habituellement accroché à son sac ninja sur sa jambe droite - Mais valait mieux ne prendre de risque inutile. Puis, maintenant elle n'avait plus du tout l'air d'une kunoichi.

Le petit groupe avait décidé d'emprunter le chemin de gauche. Il était plus paisible et permettrait de pouvoir s'arrêter à un village. Il est vrai que dormir sous une averse n'est pas le mieux... De plus, même si les villages ne sont pas complètement sûr, c'était déjà mieux que la forêt. Là-bas, il y a les animaux sauvages, les insectes, la température désagréable - tout dépendant des jours - et il n'avait rien de tout cela dans une auberge. Donc, c'était plus avantageux s'arrêter là-bas. Même si rien ne prouve que les cafards ne son pas les amis de la place dans la petite localité où ils allaient. Mais bon, ils n'auraient qu'à lancer un katon ou deux ici et là, puis, le problème serait réglé. Certes, l'hôtel aussi prendrait certainement feu, mais ce n'est qu'un simple détaille des plus minimes. Rendu là, c'était le problème au propriétaire. Celui-ci n'aurait qu'à envoyer de l'eau rapidement et voilà ! Le tour est joué. Les cafards sont morts et son auberge n'a que quelques brûlures sans importance.

Quoi qu'il en soit, ils avaient marché pendant plusieurs heures et était maintenant arrivé. Le parcours fut long et fatiguant, mais calmes. Le petit groupe n'avait rencontré personne. La seule visitée qu'ils avaient pu croiser était les moustiques et les oiseaux. Puis, ceux-ci ne faisait que passer. Le petit restaurant où les quatre shinobis c'était arrêté était chaleureux. Il n'y avait pas beaucoup de personnes, mais assez pour dire que se devait être un endroit plus ou moins populaire dans ce quartier. La table qu'ils avaient, était un peu à l'écart. À côté d'eux, il n'avait une table utilisée. C'était un homme et sa femme avec leur petite fille, qui devait avoir environ l'âge d'Azumi. Ceux-ci discutait tout en se régalant de leur brochette de viande accompagner d'asperge et de petits fruits frais. Sinon, la plupart des autres clients étaient à quelques tables plus loin et d'autres était encore au comptoir ou à la porte d'entrer.

Une fois assit confortablement, la femme qui leur avait mené jusqu'à cette table, leur passa le menu. Il avait un très grand choix. Ils vendent presque de tout et à bas prix. Taka avait un instinct l'avait mené à l'endroit idéal. Suite à cela, l'adolescente avait aussi pris un repas bien classique avec de l'eau. En fait, elle se foutait pas mal de ce qu'elle allait avoir dans son assiette... T'en qu'elle a un petit quelque chose, ça marche.

Quelques minutes plus tard, leur supérieur décida d'engendrer une conversation. Elle voulait apprendre à connaitre un peu les gens avec qui elle avait affaire. Ying s'apprêta à parler en premier pour ne pas laisser de silence trop longtemps. Elle se tourna vers ses deux camarades, pour voir s'il en avait pas un qui voulait commencer. Elle avait surtout dans l'idée qu'ils parlent en premier, mais se fut plus fort qu'elle. Après quelques secondes elle dit :

Ying - Hum... J'adore le feu, pas vous ?

Elle leur sourit en les regardant tous l'un après l'autre. Depuis qu'elle avait apprise le Katon, c'était presque devenu une passion.


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Dernière édition par Ying Niwa le Lun 19 Juil - 21:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 10 Juil - 20:39

La question des chemins... Il y a du pour, et il y a du contre. D'un côté, on diminue les chances de rencontrer quelqu'un, ce qui est un plus pour le discrétion. Mais c'est en fait le seul avantage. Et dans les inconvénients du chemin le plus long, le risque de l'embuscade, si on part du principe que nos adversaires sont au courant de notre épopée.
Pour la deuxième direction, on trouve plus d'avantages, mais également plus d'inconvénients. Ça colle plus à nos couvertures, mais les risque de faire une gaffe qui les ferait tomber augmentent tout autant. C'est le chemin le plus rapide et le plus confortable, au détriment de la discrétion, et le risque de l'embuscade n'est pas à proprement écarté. De plus, en ville, il existe aussi la possibilité de se faire voler par un quelconque voleur qui n'en veut pas spécialement à ce colis, mais qui remarquerait qu'on n'est pas ce que l'ont prétends.
Après, la météo joue pour qu'on prenne un chemin, et cela, si nos ennemis avaient prévu quelque chose, il n'ont pas pu prévoir le temps. On ajoute donc une donnée imprévisible à notre choix.
C'est l'avis d'Azumi de Taka. J'acquiesce. Pour moi, les deux choix se valent. L'idée d'obtenir des noms de couvertures est émise... Taka garde le sien. Je peux également garder l'acronyme de Jin', mais il va falloir que je trouve quelque chose de plus Kiréen.

[Jin'] - Continuez de m'appeler Jin'... sinon, Senjin Boyoha devrait faire l'affaire.

De mon côté, le rôle qui m'a été attribué ne doit pas être pris à la légère. Mon bandeau bien caché, j'agrippai le bras de Ying à l'approche de la civilisation. Un aveugle n'est pas censé se déplacer comme s'il ne l'était pas, et Ying étant ma sœur, elle doit avoir l'habitude de me guider. Pour ce qui est de Taka et d'Azumi, il va falloir que je refroidisse nos relations, comme d'employeurs à employés, tandis qu'au contraire, je dois rendre celle avec Ying très fraternelle. Sauf que je n'ai pas trop d'idées... je suis fils unique, et ai été élevé en marge des autres enfants, à part Fen et Kanzaki. C'est un rôle qu'il va falloir améliorer, découvrir, sans pour autant avoir le droit à l'erreur.

Dans le cas d'un désastre, je m'étais, avant de partir, apposé le sceau Kenshutsu Fuuin. J'ai appris à l'utiliser: les résultats de mon coup de génie du Temple Nord. Si jamais on venait à se séparer, et moi à me cacher pour n'importe quelle raison, je serais introuvable, à la réserve de ma capacité à me camoufler.

Finalement, après une journée de marche, je sens l'agitation et la vigilance de mes coéquipières: Tetsuyama. Taka nous installe dans un restaurant qui a l'air de se respecter, et je ne cesse de me cramponner au bras de Ying, comme un aveugle apeuré, dans un endroit qu'il ne connaît pas. Ce qui est pratiquement le cas, si ce n'est que je tâte les environs, que mes réflexes de ma préiode sans vue reviennent et que mon instinct s'est réveillé.
Installé, vu le bruit que font nos voisins, ils ne peuvent pas nous entendre distinctement, mais je préfère jouer la carte de la prudence.

[Taka]- C'est moi qui régale. Ne vous chargez pas trop quand même sinon vous passerez une mauvaise nuit. Alors, alors... Racontez moi un peu. J'aimerais savoir qui vous êtes... Ce que vous aimez ou non.

C'est un question et une attitude qui amène à réfléchir. Joue-t-elle, ou non? Pour moi, je ne peux que répondre en étant dans mon rôle. C'est assez évasif. Déjà, le fait que ce soit la garde du corps qui régale, ça peut paraître soupçonneux, si ensuite elle se met à agir comme la chef d'un groupe... quoique, c'est peut-être soupçonnable, mais possible. Je reste pensif, mais Ying vient me sortir de mes pensées. Elle aime le feu. Sa réponse peut jouer sur les deux tableaux... sauf qu'une Kiréenne qui aime le feu, c'est pas commun. Pour ma part, je cherche une réponse... erf... qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter?
D'une part, au cas où, il ne vaut mieux pas que ce soit en rapport avec ma vie au village caché, mais tout de même que ça parle de moi...

[Jin'] - J'aime beaucoup les jeux de stratégies, et l'ordre. S'ensuit un petit silence assez gênant. Mais s'il y a un peu de désordre, ça marche aussi, je rectifie.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mer 14 Juil - 18:54

Tome 2

Chapitre
Première mission – Le restaurant.

Taka était d’accord de prendre le chemin de droit. Celui qui était le moins cahoteux et le plus arpenter. Elle lui dit également qu’il valait mieux cacher son bandeau ninja, qui pendouillait, accroché à son sac. Azumi hocha la tête, se pencha et glissa soigneusement le petit bout de tissu dans le fond de son sac sans rechigner. La fillette se releva, puis elle dû avancer rapidement pour rattraper le petit groupe qui s’attaquait maintenant au sentier menant au village Testuyama. C’était en fait le premier village que l’on pouvait rencontrer si on emprunter la porte nord du village caché de la feuille. Bien entendu, l’équipe neuf avait rencontré quelques maisonnées sur leur route, mais pas assez pour qualifier ce regroupement de paysans de « village ». Certains étaient des auberges ou des restaurants qui accueillaient les voyageurs puisque ce chemin était très fréquenté et que l’argent rentrait facilement. D’autres offraient des services d’escortes à bas prix et de basse qualité. C’était d’ailleurs leur incompétence qui poussait les voyageurs à faire appelle aux Shinobi des villages ninja. Ainsi, ils étaient rassurés.

Ils reprirent leur marche et s’enfoncèrent dans les bois pour en ressortir quelques minutes après. Le petit groupe arriva bien vite à Testuyama. L’endroit était accueillant malgré la légère pluie qui s’abattait sur le carrelage des toits. Les arbres, rares mais qui offraient un paysage agréable, tanguait au gré du vent. Leurs feuilles frémissaient sous la brise fraiche, laissant derrière elles un chant mélodieux et qui s’harmonisait avec tous les autres bruits que la nature osait leur offrir. Certains habitants marchaient calmement, un parapluie au dessus de leur tête. Des enfants couraient dans la boue et s’amusait à regarder jusqu’où leurs pieds s’enfonçaient. Azumi les regardait, envieuse. La fillette aurait bien voulu aller jouer avec eux et leur montrer que ses pieds s’enfonçaient bien plus profondément que les leurs. Malheureusement, elle avait une tâche plus importante à faire. Dommage, cela aurait été une merveilleuse occasion de se faire de nouveaux amis.

Taka se dirigea vers un établissement. C’était en fait un petit restaurant, un peu reculer du reste. L’extérieur était simple, mais l’intérieur, par contre, était franchement très bien. Le petit groupe s’assit à une table à quatre chaises, près d’un mur. Une famille mangeait à côté. Azumi ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil curieux sur leurs assiettes. Assez étrange le mélange de viandes, d’asperges et de fruits. Mais, comme le livre « Santé Shinobi » le disait si bien, la nourriture finit toujours par se mélanger une fois dans l’estomac. Alors que ce soit dans l’assiette ou pas, on s’en moque !

Elle rigola silencieusement et regarda le menu qu’on leur avait tendu avec attention. La fillette plissa les yeux pour tenter de déchiffrer ce charabia, puis son visage s’éclaire. Un sourire se dessina sur ses lèvres et ses pieds tremblèrent d’excitation. Ils avaient des courges gratinées ! Gloire à Testuyama !

Azumi - La courge gratinée s’il-vous-plait !

La serveuse hocha la tête et prit la commande des autres Shinobis. Puis, elle les remercia et repartit de là où elle venait.

Taka - C'est moi qui régale. Ne vous chargez pas trop quand même sinon vous passerez une mauvaise nuit. Alors, alors... Racontez-moi un peu. J'aimerais savoir qui vous êtes... Ce que vous aimez ou non.

C’est Ying qui prit la parole la première. Elle dit qu’elle adorait les flammes et Azumi rougit lorsqu’elle se souvint de la manière dont elles avaient tué l’ours qui les avait attaqués lorsqu’elles chassaient les Dévoreurs d’Âme. Sa jeune amie n’avait pas hésité à lui brûler les entrailles et à s’amuser de l’odeur une fois le tout terminé. Elle fut même prise de désespoir lorsque la fillette éteignit le feu qu’elle avait fait pour les réchauffer.

Puis, Jin’ dit qu’il aimait beaucoup les jeux de stratégies. Peu étonnant. Ce Hyuuga était un stratège. Il avait dû s’entraîner de nombreuses années avant d’être aussi intelligent. Elle se souvint de la mission de rang D qu’ils avaient fait ensemble. Il avait été d’un géni admirable. D’ailleurs, sans lui, les deux jeunes filles ne seraient pas allé bien loin, puisque même une fois la stratégie enclenchée, elles avaient réussit à mettre la pagaille dans toute la bijouterie.

C’était son tour.

Azumi - Moi j’adore lire des livres en tout genre. Apprendre de nouvelles choses est ma passion ! Que ce soit des livres de cuisine, de géographie ou de la guerre entre les pingouins et les phoques. J’aime absolument tout ! J’aime aussi le fromage, c’est un peu pour ça que j’ai choisis la courge gratiné, d’ailleurs.

Elle se passa une main dans les cheveux, un peu gêné. Puis, elle poursuivit.

Azumi - Ce que je n’aime pas c’est les dévoreurs d’âme. En fait je crois que c’est la noirceur que je déteste le plus, et non les dévoreurs d’âme. C’est là que ces esprits malfaisants se cachent pour enlever des petites filles la nuit. Je l’ai lu dans une revue d’adultes, dans une page à la toute fin…

Elle allait s’embarquait dans une histoire de nains de jardins rebelles qui avaient attaqué un village il y a plusieurs décennie. Une histoire qu’elle avait lu dans la même revue, mais la serveuse vint l’interrompre. Une odeur de fromage émanait de sa courge et elle ne put que se régaler d’avance. La fillette s’attaqua à son pauvre légume et le dégusta, affamée.

...

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mer 14 Juil - 20:42

Tandis que nos quatre compères discutaient dans l’établissement à l’allure pauvre mais bien entretenu malgré tout, les silhouettes d’un groupe s’élevaient dans l’horizon sous la pluie battante. Au fur et à mesure des secondes, les ombres devinrent plus visibles. Il y avait trois hommes, une femme et deux chevaux portant sur leur échine de gros sacs pleins d’objets. Ils étaient relativement propres sur eux, même si cette averse avait entamé la netteté de leurs tenues. Une fois rentrés dans la ville, ils se séparèrent en deux groupes distincts, l’un se dirigeant vers l’hôtel, l’autre vers le restaurant. Ainsi donc, c’était dans une attitude digne et souriante que deux hommes pénétrèrent dans l’auberge. S’en suivit alors de brefs regards tout autour d’eux, tandis que l’un alla quémander pour une table pour ses compagnons, l’autre adulte fit quelques pas vers nos shinobis en mission. Le parquet grinçait à chacun de ses pas, un bruit caché par l’effervescence qui régnait. Quelques gouttes percutaient le sol, encore mouillé par l’intempérie.

Agé d’une quarantaine d’année, de longs cheveux roux surmontaient un visage plus ou moins marqué par les rides et les cernes. Ses yeux bleus semblaient aussi perçants que ceux des monarques des cieux. De grande taille, souriant au possible, il se mit à interrompre la discussion qu’avaient engagés Azumi, Taka, Ying et Jin’.

[Hikaze] ‘Bonjour ! Bon appétit ! Je vous ai jamais vu dans le coin…Et pourtant j’ai une bonne mémoire ! Dites…Ces messieurs dames n’aurait pas besoin de quelque chose par hasard ?’ L’homme dévisageait franchement Jin’, avant de se retrancher dans un sourire hypnotisant. ‘Je m’appelle Hikaze Tabushita, celui qui vous trouve tout ce dont vous avez besoin dans cette région. Ce monsieur n’a pas l’air dans son assiette…Il ne voudrait pas un médicament miracle ? Ou bien une cane ? Ou autre chose peut-être ? Et ces jeunes filles sont bien ravissantes…’. Il jeta un regard furtif aux deux jeunes filles, puis à la plus âgée. ‘Pour vous, j’ai peut-être quelque chose qui vous intéressera. Voyons…’

Il sortit de son sac un ensemble d’étoffe scintillante et translucide, qui contrastait magnifiquement avec le noir de son kimono. Son chapeau de paille retenu par son cou gracile, il apposa délicatement le tissu sur le corps de Taka. Après quoi, il esquissa un autre sourire, s’exprimant d’un ton séducteur et sûr de lui.

[Hikaze] ‘Ce serait parfait pour vous et ça plaira à votre petit copain, faites-moi confiance. Ca irait aussi à cette belle demoiselle, là…’. Il posa par la suite le morceau d’étoffe bleu poudre sur l’épaule de Ying, dans un clin d’œil charmeur. ‘Ca met impeccablement en valeur vos yeux…’

Il déposa par la suite le tissu sur la table, retirant par la suite toute sorte d’outils de sa sacoche, allant de la dague aux simples projectiles.

[Hikaze] ‘Sinon, j’ai plein d’autres choses qui peuvent être utile à des personnes comme vous. Regardez ! Du premiers choix…Pour des jeunes comme vous, aussi sympathiques, je ferai un prix d’ami.’. Il chuchota à Taka quelques mots, celle-ci étant à ces yeux la plus raisonnable du groupe. ‘Vous savez, avec un infirme avec vous, c’est un peu risqué de vous balader sans de quoi vous defendre…’. Il reprit alors un ton audible pour tous. ‘A propos, qu’est-ce qu’une bande comme vous fait ici ? Ils vont quelque part ?’


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Le savoir est la clef du pouvoir.
Le savoir est la clef du salut des Hommes.
Seul le savoir anéantira les ténèbres dans ce monde.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Jeu 15 Juil - 4:30

Des profils différents, en somme. Taka écoutait chacun en jouant avec l'une des baguettes de la paire qui lui était destinée et posée sur la table. Jusque là, il ne semble y avoir aucune erreur dans leurs comportement. De toute façon, si erreur il devait y avoir, elle serait certainement au début, lorsque chacun se force à prendre des habitudes qui ne lui sont communes.

Ying était toujours elle même. Ses réponses étaient rapides, et elle parlait surement très franchement. Shinjin semblait quelqu'un de plus posé. Quant à Azumi, elle était la plus jeune et la plus avide de savoir, en apparence. Un air grave sur le visage lui donnant l'impression d'être ailleurs, Taka venait de redresser son regard qu'elle avait laissé dans le vague. Un peu plus loin, deux hommes pénétraient les lieux. Sans surprise, dans ce lieu si peu rempli, son regard croisa celui d'un des nouveaux arrivants et pendant que son collègue s'entretenait avec le personnel, ce dernier s'avança de quelques pas pour venir rejoindre la table des quatre Konohéens. Les mots cessèrent tout autant que le mouvement de baguette entre les doigts de la chuunin dont un sourcil s'éleva tandis que le roux prenait la parole.

Les yeux d'un noir profond de Taka parcoururent rapidement la silhouette de Hikaze alors que celui-ci s'intéressait de prêt à Shinjin. Elle fronça les sourcils l'espace d'une seconde avant de retrouver une expression plus naturelle. Elle lui adressa un signe de tête en guise de « enchanté » et un fin sourire plus poli que sincère.

Cet homme était de ceux qui déblatéraient dans le seul et unique but de vous refourguer sa came. Non pas la drogue, mais la marchandise qu'il traînait avec lui. Evidemment, le plus intriguant ici était le Hyuuga. L'homme proposa un ensemble de remèdes – plus de l'ordre des panacées que de réels médicaments – afin de le guérir d'une hypothétique maladie. S'il n'avait pas fallu être aussi sérieux, des sourires se seraient surement dessinés sur les visages... Ainsi donc le déguisement de Shinjin faisait l'effet voulu. Devant ce flot de paroles, Taka laissa l'homme discourir, à la façon d'un journaliste qui laisserait volontairement des blancs en espérant que l'interviewé finisse par dire quelque chose qu'il ne voulait pas dévoiler. Devant ce manque de réaction franche, l'homme se permis de déballer une tenue devant la kunoichi afin de lui proposer, se permettant par la même occasion de ne serait-ce que frôler son corps.

A ce compte, la réaction de la jeune femme ne fut pas aussi timide que précédemment. Sans s'empresser, elle poussa lentement le bras de l'homme sans toutefois le saisir et en lui jetant un regard réprobateur et lui faisant un signe négatif du chef. Elle s'éclaircit la gorge.


- Hum... Encore faudrait-il qu'il y ait un copain à qui plaire. Et de toute façon, ça ne fait pas partie de ma garde robe.

La main de la jeune fille, une fois qu'elle eût écarté celle du marchand, fit mine de balayer les objets d'un mouvement fluide. Après ce, Taka se tourna vers Ying qui à son tour se faisait aborder par ce type. Elle prit uns inspiration un peu plus longue avant de bloquer sa respiration et de retrouver ultérieurement un rythme normal. Elle avait l'air... gavée.

- Sinon, j'ai plein d'autres choses qui peuvent être utiles à des personnes comme vous.

La jeune femme tourna la tête vers ce qu'il avait à proposé, trahissant brièvement l'intérêt soudain qu'elle portait au « comme vous ». Avec sa tenue de voyage, elle ne puait pas le shinobi, pourtant ce mec semblait l'avoir reniflée à une dizaine de mètres. Elle jeta un oeil aux armes qu'il proposait sans grand intérêt mais sans mépris ni dédain. Ses yeux remontèrent ensuite vers le visage de l'homme quand il eût chuchoté à son oreille.

- Les routes sont plutôt bien surveillées... Je ne vois pas de quoi nous devrions avoir peur. Elle ponctua sa phrase d'un geste de refus pour les armes. Quant à nous, nous allons à l'Est... toujours plus loin mais vers l'Est. Elle laissa un sourire filtrer sur son visage. Et vous, monsieur le marchand? Vous revendez des armes à travers tous le pays, ou vous avez des secteurs bien précis? Elle s'était efforcée de parler un peu plus fort qu'à l'accoutumée sans que sa voix ne devienne désagréable, mais de façon suffisamment sonore pour que la maigre poignée de clients puisse entendre ces quelques mots. Ses yeux ne démordaient pas... Son regard sombre avait décidé de prendre pour cible cet intrus et rien ne semblait pouvoir l'en faire se détourner.


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Age: 20ans | Taille: 1m67 | Poids: 60,2kg | Résidence: Konoha | Grade: Chuunin | Matricule: 000Z135R38T | Statut: Célibataire

~ Registre des missions ~
D:0/0 | C:2/0 | B:0/1 | A:0/0

~ Assassinats ~
Aucun

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Dim 18 Juil - 1:00

Jin' semblait rester sur ses gardes. Il était bien entré dans son rôle alors, rien ne démontrait qu'il parlait réellement de ce qu'il aimait ou avait-il dit un truc au hasard. Peut-être que la question de Taka était posée au personnage qu'il incarnait. Si c'était le cas, Ying avait mal répondu. Celle-ci aurait plutôt dû parler d'une passion sur l'eau ou quelque chose du genre... Pour faire plus Kiréhen, quoi. Suite à cela, Azumi commença un long discours sur ce qu'elle aimait. Elle adorait apprendre de nouvelles choses. Sur la vie réelle comme fantaisie. Par contre, une chose déçue grandement la genin. Elle croyait toujours aux dévoreurs d'âmes... L'adolescente regrettait fortement de lui avoir raconté cette histoire avec Loraz. Ça n'avait fait qu'empirer ses croyances. Avec un peu de chance, elle ni croirait plus très longtemps. C'est déjà à imaginer... Une femme de quarante ans, courant dans les bois, à la recherche d'esprit dont elle aurait entendu parler dans un magasine pour adulte lorsqu'elle était gamine. C'est peut-être exagéré de penser qu'à cet âge elle pourrait toujours gober une connerie pareille, mais qui sait, rien n'est impossible.

Azumi parlait beaucoup, un peu trop peut-être même, mais bon, c'était plus tôt intéressant. Mais une voix vint tout briser. C'était un homme avec de longs cheveux roux et aux yeux bleus. Il avait un peu la tête de l'abominable homme des neiges mélanger de celui du bonhomme sept heures. Il dévisagea Jin' ce qui frustra un peu beaucoup la jeune Ying. Et sans doute pas aux autres non plus. À ce moment la genin eu comme réflexe de le dévisager à son tour. La genin avait une énorme envie de lui lancer un katon en plein visage. Malheureusement, c'était une mission de discrétion. De plus, elle n'était pas censée savoir des techniques ninja. Mais pour qui il se prend ? On ne dévisage pas un aveugle et encore moins quand ce non voyant fait partie de l'équipe neuf ! L'homme commença ensuite à dire que la jeune Hyuuga n'avait pas l'air d'avoir la forme. Il énuméra des trucs qu'il pouvait lui vendre et suite à cela Ying lui répondit :

Ying - Laisse mon frère tranquille ! elle baissa le son de sa voix, pour que celle-ci ne soit pas perceptible par les autres clients autour. Sinon j'te bute...

L'adolescente prit alors une cuillère sur la table avant de lui lancer un regard provocateur. Shinjin était son ami et son frère pour la mission alors, elle ne laisserait pas ce gars nommé Hikaze l'embêter. L'ustensile qu'elle tenait entre ses mains était la seule arme qu'elle pouvait utiliser pour avoir l'air d'une sœur voulant protéger son frangin - un peu possessive il faut l'admettre - sans laisser montrer le moindre doute qu'elle est une kunoichi de Konoha.

Le marchant sorti alors un tissu de son sac. Il était d'un bleu magnifique, translucides lançant les autres couleurs faire un mélange incroyable. C'était la plus belle étoffe que Ying n'avait jamais vue. Lorsqu'il l'avait sorti, le temps avait comme ralentit laissant le nylon être le centre de monde. Il avait même une sorte de lumière comme les anges posséder qui illuminait tout autour. C'était tout simplement superbe. La genin le regardait avec envie durant qu'il énervait Taka avec. Celle-ci lui fit comprend qu'elle n'était pas intéressée. Suite à cela, l'homme vint poser le tissu sur l'épaule de la Niwa. Elle pensa à tout ce qu'elle pourrait faire de remarquable avec un tissu pareil. C'est donc pourquoi, elle regarda l'étoffe avec un peu de dédain avant de dire :

Ying - C'est quoi cette horreur ? Vous vous foutez nous là ?

Elle avait balancé ses paroles sèchement faisant clairement comprendre au marchant qu'elle n'était pas intéressée le moindre du monde. En fait, elle avait surtout repensé à ce qu'il avait fait à Jin' et cela, était pour elle, avait la raison valable de tout refuser. Ce n'est peut-être pas très sympathique d'agir comme Ying le faisait, mais être impoli était une manière de remplacer son katon. Elle n'aimait pas ce marchant, un point c'est tout ! Alors, elle n'allait pas l'encourager en plus en achetant de ses trucs.

Hikaze sorti, pour des raisons inconnues, un tas d'armes. Avait-il deviner qu'ils étaient shinobi ? Impossible, aucun d'entre eux ressemblait à cela. Peut-être que ce n'est qu'un simple coïncidence. Il est vrai qu'un voyageur peut posséder une arme sans pour autant faire de l'art ninja. La jeune fille regarda un peu tous les trucs avec un très grand désintérêt. Puis, pour le montrer encore plus elle décida de ne pas écouter ce qu'il dit. Elle prit un shiriken à la place, puis, mit l'index de sa main droite dans le trou du milieu. Par la suite, avec l'index de sa main gauche elle le fit tourner. De cette manière Ying avait l'air d'une fillette qui voyait une arme pour la première fois, c'était un peu son but en fait. Quelques minutes plus tard, à s'amuser avec le shuriken, elle entendit la voix de Taka. Celle-ci avait monté le son pour que les autres clients entendre. Bien fait ! Et avec de la chance, cela ferait partir ce type bizarre. Quelques secondes plus tard Ying leva la tête vers le marchant, elle le dévisageant de la même manière qu'il avait fait a Jin' plutôt puis lui jeta tout en déposant l'arme qu'elle avait prise :

Ying - Vos trucs c'est vraiment de la... Elle se reprit, voyant ça n'avait aucun bon sang de dire cela de cette manière. C'est donc pourquoi elle remplaça sa fin. D'une façon pour que cela veuille dire la même chose, mais en moins directe et plus subtile. Assez spéciale, hein.

Elle s'efforça d'afficher un bref sourire discret, hypocrite et qui semblait forcer. Il l'était d'ailleurs. La Niwa voulait seulement lui montrer un petit signe de politesse, même si elle n'en avait pas envie. Elle faisait surtout cela pour la mission.


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 20 Juil - 20:22

Alors que nous étions en train de parler, tout e n mangeant aux frais de Taka-san, les gens se retournèrent petit à petit sur les nouveaux arrivants. Depuis que j'avais ôté ce bandeau, j'en ai oublié comment l'attitude des personnes qui m'entourent peuvent me renseigner sur ce qu'il se produit, sans rien en voir. Ainsi, en analysant les différents comportements, je peux en déduire que les nouveaux arrivants, aux nombre de 2, (le bruit de leurs pas, qui se décollaient du bruit de la pluie battante), avaient une allure assez patibulaire: les gens se méfient, les observent, sur leur garde. Finalement, ils se dispersent, et bien que la plupart des gens retournent à leurs assiettes, les autres ne baissent pas leur garde pour autant. Taka également, mais peut-être un peu plus discrètement. Quoi qu'on en dise, elle est dans son rôle.

Ceux que les autres ne savent pas, c'est qu'eux même ne sont pas arrivés seuls. D'après ce que j'ai entendu, ils sont quatre, avec deux chevaux, ou mules, d'après le bruit des sabots. Je ne sais où est passé la suite de nos aventuriers, car la pluie rend difficile ma perception auditive. Un des hommes se dirige vers nous, d'entrée de jeux. Une faute, ou une technique commerciale?

[Hikaze] ‘Bonjour ! Bon appétit ! Je vous ai jamais vu dans le coin…Et pourtant j’ai une bonne mémoire ! Dites…Ces messieurs dames n’aurait pas besoin de quelque chose par hasard ? Je m’appelle Hikaze Tabushita, celui qui vous trouve tout ce dont vous avez besoin dans cette région. Ce monsieur n’a pas l’air dans son assiette…Il ne voudrait pas un médicament miracle ? Ou bien une cane ? Ou autre chose peut-être ?

C'est mitigé: c'est un ennemi ou un réel marchand. Dans les deux cas, c'est dangereux. Je baisse la tête, comme le ferait un handicapé, et me resserre un peu plus au côté de Ying, presque craintif, mais en montrant que j'ai l'habitude de cette situation de danger face à un monde dont je ne peux discerner les traits. Ying, elle, réagit plutôt excessivement. Elle a du capter un regard condescendant de la part du marchand quand il a remarqué qu'il y avait un aveugle dans l'équipe; réaction commune à la plupart de gens, mais peu polie. Elle s'excite, et brusque le bonhomme, qui ne se décourage pas pour autant.

Un bruit de frottements, ainsi que l'homme qui ne s'arrête plus de parler, vec un timbre qui sonne faux, sur joué, qui montre qu'il a l'habitude de marchander, m'apprends qu'ils sort des tissus. Je ne m'y connais pas beaucoup en commerce, mais s'il commence à débaler sa marchandise sans qu'on ne lui ai manifester le moindre intérêt, c'est soit qu'elle vaut le coup d'oeil, soit qu'on veut attirer notre attention. Je me concentre sur ce qui se passe autour. Mes quatre sens restant sont monopolisés pour percevoir toute la taverne, et même un peu autour. La pluie, à longue distance, fait obstacle.

Taka-san finit par répondre au marchand, sans pour autant se dévoiler. Finalement, à la fin d'une autre de ses tirades, assermentée de cliquetis métalliques produits par les armes, elle lui lance une petite pique, pour essayer de reprendre le contrôle de la conversation. Ingénieux. De mon côté, je continue de surveiller, sans pour autant relever la tête ou me détacher de Ying. J'ai pris soin, au fur et à mesure de la conversation, de me détendre un petit peu, comme si pour l'aveugle que je suis, ce marchand s'écarterait de la menace au cours du temps qu'il passe à parler. Mon rôle est important.
Je me demande ce que va répondre cet homme face à la répartie de Taka-san. Il n'a, à priori, accordé aucune importance aux violences de Ying, sans doute trop jeune pour être digne d'intérêt, et je me suis tu tout du long, faisant parfaitement confiance à ma soeur, qui sait me protéger.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Ven 23 Juil - 6:00

Tome 2

Chapitre
Première mission – Le marchant

Quelques jours après la rencontre d'Hakai.



Ses papilles gustatives s'exaltèrent à chaque bouchées, savourant chaque aliments et chaque arômes qui avaient la chance de rouler sur sa langue. Elle déglutit, satisfaite, puis termina son assiette en moins d'une bouchée, faisant attention à bien mâcher ce que contenait son plat. Azumi avait effectivement lu dans un livre qu'il fallait prendre le temps de broyer les aliments avant de les avaler, sinon on risquait de souffrir d'une constipation à l'état extrême. Ensuite, au bout d'une semaine sans avoir prit l'initiative de déféquer, on explosait. La fillette avait fait un cauchemar suite à cette lecture. Dans ce dernier on lui retira toutes les dents et on lui fit avaler les boulettes de viandes d'Haruna, son ancienne mère adoptive. La jeune fille grossit à vue d'œil et elle explosa, ne laissant derrière elle qu'un petit bout de peau. Elle se réveilla en sueur, les larmes lui montèrent aux yeux et elle se cacha dans le placard jusqu'au lever du jour.

Repue, elle examina ses coéquipiers qui, soudain, regardèrent un homme s'approcher. Ses cheveux roux aux reflet d'or éblouirent l'orpheline qui dû plisser les yeux pour distinguer ses traits. Il devait avoir dans la trentaine ou dans la quarantaine. De petites cernes soulignaient ses yeux. Quelques rides bien visibles étaient éparpillées sur son visage éclairer par un sourire qui le rajeunissait de quelques années. Ses iris étaient bleutées et Azumi se surprit à être intimider par ce regard si perçant, semblant lire dans son âme comme le faisait ses terribles Genjutsu. C'était effectivement un bleu effrayant tout en étant merveilleux, délectable et magnifique. Certes, un couleur que peu de gens possédait. Possédant une carrure généreuse, l'homme était grand. Derrière lui s'étendait de fines gouttelettes de pluie qui vinrent lécher le plancher. Ses souliers crièrent et il s'avança d'un pas rapide, presque hâtif. Ses yeux inquiétant balayèrent la pièce, puis s'arrêtèrent quelques instant sur un deuxième inconnu, appuyer contre le comptoir de la réception. C'était sans doute son ami, puisque l'étranger aux cheveux roux le regardait d'un air complice.

Quoi qu'il en fût, il sembla s'intéresser au groupe de Shinobi et se fût vers eux qu'il s'arrêta, lançant par le fait même un regard sur chacun d'entre eux. Non sans surprise, il ne fit que survoler la fillette, alors qu'il inspecta les autres de la tête au pied. Qui pouvait bien s'intéresser à une jeune fille âgée de neuf ans ? Ce pouvait être un ennemi ou un simple marchant, mais, d'une manière ou d'une autre, Azumi serait écartée de la discussions. Non seulement parce que si c'était un ennemi elle n'aurait aucune chance de se défendre contre un homme de cette taille, alors que s'il était un marchant, ce n'était pas une orpheline de son âge qui serait intéressé par la camelote qu'il trimballait avec tant de fierté. En effet, sur son dos était déposé un petit sac emplit de babiole en tout genre. C'était un marchant. Ou, du moins, il tentait de se faire passer pour un marchant.

Il les salua, présuma se nommé Hikaze, puis lança un regard plus ou moins douteux sur Jin'. Il lui proposa des médicaments à l'effet miracle. Rapidement, son attention se dirigea vers Taka, la plus vieille du groupe. De son sac il sortit une petite étoffe bleue poudre qu'il déposa sur ses épaules. Calmement, l'Uchiha se dégagea de son emprise et remarquablement elle lui fît comprendre que ce tissu ne lui plaisait guère.

Face à cette répartie, Hikaze afficha une moue déçu, comme s'il s'attendait réellement à ce que cette étoffe lui plaise.

Ce fût le tour de Ying de prendre la parole et malheureusement ses mots n'étaient pas des plus respectueux. Son amie lui dit de cesser de dévisager son frère aveugle, puis poursuivit en le menaçant de le buter s'il n'arrêtait pas. Elle jeta un regard dédaigneux sur la marchandise et cracha quelques critiques peu glorifiantes de cette étoffe bleue poudre.

Azumi resta bouche-bée face à sa réaction. Elle venait sans doute d'attiser la colère du marchant, si tel était son véritable métier. Ses commentaire, par ailleurs, était d'une inutilité ridicule. Malgré que la fillette se marrait bien intérieurement, Azumi craignait que son irrespect ne leur attire que des ennuis. Heureusement, ce ne fût pas la cas.

Hikaze se contenta de hausser les épaules face à la seconde intervention de Ying et grimaça en regardant le tissu. Ce ne fût que lorsqu'elle afirma que ses objets étaient « spéciale » qu'il répondit d'un ton enjoué :

Hikaze - On est pas en ville, c'est certain...pourtant tout le monde m'en réclame! Je suis presque en rupture de stock, c'est vous dire!

Sèchement, la jeune adolescente répliqua.

Ying - Ah ? J'en crois pas un mot... T'as aucune preuve qui le prouve.

Elle n'aimait pas, cela ne faisait aucun doute. Heureusement, Taka jugea nécessaire de revenir au sujet initiale. La plus vieille du groupe lui expliqua où le petit groupe allait, sans lui en dire trop. Ainsi, le marchant ne pouvait savoir exactement quelle était leur fausse identité.

Hikaze ignora la dernière question de l'Uchiha et précisa en leva un doigt au ciel pour illustrer ses propos :

Hikaze - Un voyageur avisé est un voyageur qui ne laisse rien au hasard. Et puis, tout le monde à besoin d'armes. Soudain, voyant qu'il s'écartait, il reprit. Vers l'est ? Mais...entre nous...Pourquoi vous allez vers l'est? Le voyage peut-être long, surtout avec un infirme dans votre bande.

Azumi écoutait la conversation sans dire un mot, termina en tendant une oreille intéresser à la discussion son verre d'eau qui traînait sur la table depuis son entrée. Elle ne parlait pas, car elle craignait faire une erreur. Et puis, le marchant ne lui avait que jeter un œil désintéressé. Pourquoi se mêlerait-elle à cette échange qui leur faisait perdre un temps précieux.

...

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 24 Juil - 3:52

Le marchant ne s’attendait visiblement pas à être accueilli de la sorte, même s’il avait l’habitude d’avoir des clients pas vraiment commode. Après tout, n’était-il pas dans un endroit plus ou moins reculé...mais au point de tomber sur de pareilles personnes, c’était vraiment jouer de malchance. Mais en bon vendeur qu’il était, il ne se laissa pas décourager. Il fallait bien qu’il gagne sa vie, le bonhomme ! Il était rare de tomber sur des ‘touristes’, et l’aubaine ne se reproduisait pas très souvent. Aussi, à chaque moment jugé opportun, il répliquait avec la sagacité légendaire du commercial forte-tête, aussi collant que le miel et aussi casse-pieds que le moustique sui vrombissait la nuit, comme par exemple à la dernière intervention de la plus âgée des femmes assises sur cette table.

[Hikaze] ‘Un voyageur avisé ne laisse jamais rien au hasard. Et puis, tout le monde a besoin d’une arme’, fit-il en agitant son index, comme pour illustrer ses propos.

La fureur du ciel s’entendait sur la toiture en bois du négoce, caché il est vrai par le murmure des quelques clients ici présents. Par ailleurs, l’humidité s’engouffrait par de multiples ouvertures que la vieille charpente possédait. De plus, un vent violent sifflait par les embrasures de la grande pièce, ce qui n’augurait en rien un éventuel retour au calme. Les quatre shinobis du village de la feuille étaient donc pour ainsi prisonniers de cette taverne. Hikaze entendait donc bien profiter de la situation pour vendre sa marchandise. Toutefois fort déçu par l’attitude de ses clients potentiels, il escomptait bien briser la glace, notamment à l’égard des deux plus vieilles filles de l’assemblée qui semblaient être les deux personnes les plus réticentes, pour ne pas dire autre chose. Il ponctua ainsi son discours par quelques amabilités de circonstances.

[Hikaze] ‘Vers l'est ? Mais...entre nous...Pourquoi vous allez vers l'est? Le voyage peut-être long, surtout avec un infirme dans votre bande.’

Il semblait réfléchir intensément, une main sur le menton, toujours debout, imperturbable et apparemment infatigable. Têtu aussi…Mais s’il ne l’était pas, cela ferait des années qu’il aurait fermé boutique, ce qui aurait été sans doute une bénédiction pour les konohéens. Puis, son regard d’un bleu profond s’illumina. Oui, il avait sans doute de quoi réitérer une offre, sous la lumière faiblarde que proposaient les multiples bougies présentes dans la salle.

[Hikaze] ‘J’ignore la raison de votre passage ici, mais cela ne peut être qu’un signe des kamis, loués soient-ils. Nous pourrions peut-être vous escorter vers votre destination. Vous y seriez en un rien de temps, et vous ne verriez pas passer le temps, surtout avec des montures. Vous en dites quoi ?’


[HRP : Si oui, vous arriveriez à Tashima en une journée. Si non, comptez une journée de plus.]


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Lun 2 Aoû - 23:33

Elle avait jeté son regard noir sur l'homme, si d'homme il s'agissait. Il avait cette ténacité des mouches trop collantes, des marchands ambitieux et prêts à séduire par n'importe quel moyen – ou presque – sa clientèle. Taka le regardait quasiment sans sourciller. Il avait ignoré Azumi, s'était intéressé à Shinjin de très près – ayany même l'audace d'en toucher deux mots en privé avec la Chuunin – et était passé outre les remarques désobligeantes de Ying. Devant toute cette scène jusque là relativement calme, la jeune femme continuait d'être ce qu'elle avait toujours été... Calme. Sa main bougea légèrement, glissant sur la table, avant de revenir quasi immédiatement à sa place d'un petit geste brusque. Ses doigts se mirent à tapoter sur le bois entre les verres, les assiettes et les couverts.

- Parce que vous êtes capable de dire qui laisse quoi au hasard en parlant depuis quelques dizaines de secondes avec une personne? Elle haussa les sourcils, abaissa simultanément le coin de ses lèvres dans une mimique faussement impressionnée. Puis elle délaissa tout ceci pour hausser les épaules avant de jeter un œil aux trois autres.

- Vers l'Est? Mais... entre nous, pourquoi allez vous vers l'Est? Le voyage peut-être long, surtout avec un infirme dans votre bande.

Elle revint sur ce curieux marchand qui s'insérait dans leur vie.

- N'ont besoin d'arme que ceux qui sont en danger... Nous, nous ne faisons qu'un voyage de « courtoisie », infirme ou non, nous avons notre temps. Quoi qu'il en soit, nos biens n'ont pas de quoi attirer les yeux puisque nous n'avons rien... Elle fit mine de réfléchir. Alors pour les armes ne seront pas nécessaires.

En face, l'homme sembla réfléchir un moment. Ses doigts montèrent jusqu'à son menton tandis qu'il se tenait inlassablement debout. Et puis, il semblait déterminé à maintenir le contact. Ses yeux se mirent à briller, illuminant le bleu de ses iris.

- J’ignore la raison de votre passage ici, mais cela ne peut être qu’un signe des kamis, loués soient-ils. Nous pourrions peut-être vous escorter vers votre destination. Vous y seriez en un rien de temps, et vous ne verriez pas passer le temps, surtout avec des montures. Vous en dites quoi ?

La jeune femme émit un discret et long soupir. Le battement de ses cils se fit plus lent pendant quelques instants puis elle tourna la tête vers ses compagnons de route. Elle regarda chacun attentivement, prenant cependant moins de deux secondes par tête puis elle revint à son interlocuteur. Ses lèvres s'étirèrent légèrement dans un sourire plus poli que sympathique.


- Les Dieux n'ont rien à voir avec ça, je pense. Si jamais c'était le cas, ils ont aussi décidé à l'avance que nous ne vous suivrions pas. Le temps nous importe peu, je vous l'ai dit. Aussi nous reste t-il qu'une chose ... la façon dont nous voulons que notre voyage se passe. Autant en faire un en étant bien dans ses pompes.

Son expression se changea en quelque chose d'avenant mais qui indiquait clairement la porte de sortie. Les doigts de la jeune femme cessèrent de marteler – même avec délicatesse – la table du repas.

- Maintenant, si vous n'y voyez aucun inconvénient, nous souhaiterions finir notre repas aussi tranquillement que lorsque nous l'avons commencé.

Sa voix... Sa voix demeurait intacte. Pourtant, quelque part, il était possible de ressentir une pointe d'un quelque chose indéfinissable. Elle demeurait égale à elle même, douce et polie mais aussi sans la moindre hésitation. Ses yeux ne quittèrent pas sa cible, pas tant qu'il n'était pas beaucoup plus loin. Et de toute façon, elle s'emploierait à observer son collègue lorsqu'elle en aurait le temps.


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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Sam 7 Aoû - 17:27

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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Lun 8 Nov - 22:01

Vous avez décidé de refuser la proposition du marchand et vous pouvez lire la déception sur son visage. Peut-être ne pourra t'il pas nourrir sa famille ce soir ? Qu'importe, il continue de fouiller son sac en espérant trouver la perle rare qui vous fera craquer. Rien à faire, l'homme ne parvient pas à mettre la main sur autre chose que des vêtements ou des armes. Après une minute d'intense réflexion, Hikaze abandonne la partie et s'éloigne de votre table pour retourner s'installer sur le comptoir, mais un simple regard en sa direction vous permet de comprendre qu'il n'a pas totalement lâché l'affaire et qu'il tend une oreille indiscrète au moindre mot que vous sortez.

[HRP : Comme vous avez refusé son offre, il vous faudra encore deux jours pour atteindre le port. Vous pouvez rp comme bon vous sembles jusque là, mais attention, je veille. Si vous avez besoin de quoi que ce soit vous pouvez me mp ou m'avoir par msn. Je réagirais selon ce que vous faites. Bonne soirée et bon rp.]
Shinjin Isatsu
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MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Ven 10 Déc - 23:50

Taka-san avait renvoyé les marchands sèchement quand ils s'étaient montrés trop collant. Qu'est-ce que j'aimerai avoir un peu plus d'expérience. Maintenant, ici, là : je ne pourrais dire s'ils ne pratiquent qu'un art singulier ou s'ils représentent un véritable danger. Et ne rien laisser transparaître s'avère un peu plus complexe que je ne l'imaginais également. On m'a appris à me tenir sur mes gardes, mais pas à le cacher. Et pourtant, je dois faire au mieux, notre couverture en dépend. Quelle va être la suite des choses? On va finir notre repas en silence avant de monter aux chambres. C'est assez glauque comme vision des choses. Ou alors, je peux essayer de pénétrer un peu plus profondément dans les méandres du rôle qui m'a été donné.

[Jin'] - Vous ne pensez pas que vous y êtes allés un peu fort? Ils essaient de gagner leur vie, après tout.

J'ai essayé de répondre à certains critères pour ce début de conversation. Je n'ai pas parlé en maître, mais plutôt comme un frère qui s'adresserait à sa grande sœur, et ai pris soin de ne pas le mentionner assez fort pour ne pas que les marchands refoulés m'entendent, mais assez pour qu'ils comprennent au timbre de ma voix que c'est une question anodine, et non un reproche. Je mêle pitié et innocence : deux choses que, je suppose, un garçon normal et aveugle est censé posséder.
Taka me répond, et Azumi, même, surenchérit sur la conversation. J'ai atteint mon objectif. Je suis un peu plus détendu qu'avant, en essayant de pas en faire pâtir ma garde, et de l'extérieur, nous ressemblons à des voyageurs qui sortent rarement. Pas de quoi attirer l'attention, ou au moins pas sur ce que nous transportons.

Le reste du repas se passe dans le calme, sans incident du genre de ce nous avons pu observer. Je ne voyais toujours pas ce qui se passait, et m'accrochait comme je le pouvais au bras de Ying, qui avait l'air assez fier de se découvrir un frère handicapé. Taka nous guida vite dans une autre bâtisse, et demanda une chambre, pour nous quatre. C'est vrai qu'en temps normal, cela aurait pu être gênant : un garçon avec trois filles. Seulement il s'avère que la garçon est aveugle ; ça pose tout de suite moins de problème, et il n'y a pas de petites économies, comme on dirait si nous étions ce que nous sommes.
Pour arriver à la chambre, il y a un escalier, et on s'applique bien à ce que je ne loupe aucune marche... m'indiquer le nombre de marche et la forme de l'escalier aurait suffit, mais je me retrouve avec une main sur la rampe, et l'autre agrippée par Ying, et on monte doucement... lentement. Heureusement que les shinobis ont trouvé des "trucs" pour palier à ce genre de handicap, et moi en particulier, sinon je n'aurais pas suivi Fen très longtemps.

Arrivé dans la chambre, j'identifie quatre paillasses. La meilleure formation possible est que je dorme au milieu avec Taka, et Ying et Azumi sur les côtés. Les nuits ne sont pas très froides en cette période, ce n'est pas très galant, mais c'est comme ça. Et comme je n'ai pas confiance envers mes hôtes, je ne dis rien, et me dirige tout de suite vers une des places du milieu. Les murs ont des oreilles, et j'ai beau chercher, je ne trouve aucun connecteur logique ni aucune raison valable qui me ferait aller sur l'un des côtés avec le véritable paquet. Le centre m'apportera la protection de ceux qui sont à la périphérie.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mer 29 Déc - 3:04

C’était sans doute l’obscurité que les nuages faisaient subir au petit village qui rendait les gens si mornes et si ennuyants qu’ils en étaient presque endormants. Seul le marchant faisait régner sur son petit visage mesquin un sourire indélébile. Un sourire qui ne s’effacerait pas même si le pied d’Azumi, chaussé d’un talon aiguille très effilé vers le bas, dérapait légèrement jusque dans ses noisettes. Toutefois, aujourd’hui, elle ne portait pas ces chaussures – et, de toute façon, elle n’en porta jamais.

Taka répondit directement au voyageur que sa marchandise ne leur intéressait pas et qu’ils refusaient son offre. Voyager en compagnie d’un inconnu, alors que les shinobis transportaient un précieux paquet anonyme, était très risqué. Et la perspective que l’Uchiha pourrait accepter n’effleura nullement l’esprit d’Azumi lorsque le clown qui se disait honnête leur offrit des montures. C’est dans le calme plat qu’ils poursuivirent leur repas tout en sachant parfaitement que le marchant les observait depuis le comptoir du restaurant. Sans doute n’appréciait-il pas le ton qu’avait emprunté le chef de l’équipe neuf, mais tout valait mieux ainsi.

Ils quittèrent l’établissement lorsqu’ils furent rassasiés et se dirigèrent sans se presser vers une auberge potable qui se dressait face à la rue principale. Sans toquer, l’équipe entra et prit une chambre à l’étage supérieure. Ying aida le malade à escalader les escaliers et Azumi fit mine de se désintéresser de ce geste. Une fois là haut, ils empruntèrent un dédale de couloirs pour enfin trouver la porte qui leur avait été attribuée.

L’intérieur de la chambre était vaste. Toutefois, les lits étaient tous collés les uns sur les autres. Azumi ne fut nullement timide et se dévêtit. Taka ne lui jeta pas un regard. Ying, de son côté, remarqua sa prestation, mais elle y était habituée puisqu’elle l’avait fait le jour où elles s’étaient égarées dans la forêt danse du village caché. Puis, Jin’, de son côté, portait un bandeau. Et dans le cas contraire, elle ne se serait pas gênée. Elle avait seulement neuf ans. Le souci des garçons ne vint que plus tard.

Elle s’installa à côté de Ying et s’endormit presque aussitôt. La journée avait été épuisante puisqu’ils s’étaient levés très tôt et s’étaient mis en route rapidement. Ils avaient passé la journée sous la pluie. Ils méritaient donc amplement ce doux instant de répits. Sous le rythme du ronflement d’un d’entre eux, Azumi entra dans l’un de ces songes que les enfants font après avoir visionné Alice au Pays des Merveilles. Elle rêva qu’elle fêtait avec des petits lapins roses lorsque tout à coup, Hikaze arriva en refermant une porte en bois derrière lui.

« Oh! doux Jésus, s’exclama-t-il, qu’avez-vous au bras ? »

« Un sac de raisins secs, répondit Azumi en continuant de sauter avec les lapins. »

« Vous faites de l’eczéma ! »

« Euh… »

« Je vais devoir vous enlever les chaussures. »

« Bon d’accord, mais faites vite. »

Elle s’installa sur un rondin en bois qui traînait au milieu d’une caverne tendis que la lumière d’une source inconnue éclairait les lieux. Hikaze se pencha et s’affaira à défaire les nœuds de ses lacets. Mais il y en avait tellement qu’il jura et dit :

« Si tu veux jouer avec moi, alors je m’en fiche. Je vais le couper. »

Il prit une scie qu’il trouva dans l’une de ses poches et l’approcha doucement de la cheville gauche d’Azumi.

« Attendez, c’est bon, dit-elle, ma mère m’a donner un truc pour défaire les lacets facilement. »

« Vous êtes sûr, milady ? »

« Absolument, absolument… »

Il hocha la tête et commença à grignoter une réglisse qui traînait dans un coin. De son côté, Azumi prit une paire de ciseaux et coupa les lacets d’un seul coup.

« Voilà ! » dit-elle enfin en lança les lames sur un lapin qui trébucha. « Vous pouvez continuer »

Il s’approcha et lui enleva la chaussure gauche, puis la droite. Tout à coup, la jeune fille sentit une odeur désagréable, comme si on avait laissé fermenter un vieux fromage. Elle se rendit compte bien vite que c’était ses pieds qui dégageaient une odeur aussi forte.

« Bon, je commence à ne pas aimer ce que vous faites », dit-elle à Hikaze qui s’attardait maintenant à lui enlever les bas.

Elle se réveilla lorsqu’elle sentit de doux rayons de soleil effleurer son visage, un sourire aux lèvres, se rendant compte de l’absurdité de son rêve. Elle mit un pied sur le sol frais du matin sans se rendre compte qu’elle avait déjà oublié la moitié de ses songes. Quelques minutes plus tard, elle ne se rappellerait de rien dû tout. Elle vit qu’elle était l’une des premières à se lever à l’exception de Ying qui regardait par la fenêtre, caressant le verre dont elle était faite de ses doigts fins. Azumi alla la rejoindre et lui demanda :

Azumi - Qu’est-ce que tu regardes ?

Elles discutèrent un moment sous la lumière de l’aurore jusqu’à ce que Taka et Jin’ se réveillent. Le chef de l’équipe leur proposa d’aller prendre le petit-déjeuner qu’ils avaient bien mérité au même restaurant que la veille.

Une fois douchés et habillés, les quatre shinobis sortirent de l’auberge et allèrent manger. Ils échangèrent quelques paroles lors du repas, craignant sans doute se tromper dans le rôle qu’ils s’étaient attribués. Puis, lorsque tous les ventres furent bien remplis, ils reprirent la route. Lorsqu’ils se furent suffisamment éloignés de Testuyama, Azumi s’approcha discrètement de jin’ et lui demanda d’une voix basse :

Azumi - Alors, tu ne nous as toujours pas dis si tu étais réellement aveugle. Vois-tu en dessous de ton bandeau ou non ?

Il avait laissé sous-entendre que oui, mais la jeune fille n’en était pas certaine.

MessageSujet: Re: | CK002 | Plein les poches   Mar 11 Jan - 21:04

[Pardon pour le non rythme, j'ai beaucoup beaucoup de choses à faire]

Les yeux de la jeune fille suivirent le dos du marchand, ce jusqu'à ce qu'il retrouve la compagnie de ses camarades. Un ou deux regards s'échangèrent, empreints d'une certaine animosité pour eux, d'une froideur presque palpable pour la kunoichi. Ses doigts laissaient virevolter l'une de ses baguettes, passant entre chacun avec une fluidité remarquable. Du moindre pore de sa peau exsudait une aura effrayante. Ce n’était pas l’envie de meurtre que chacun expose librement face à un adversaire, mais il semblait qu’elle n’en soit pas loin.

Finalement, la baguette s’immobilisa entre son pouce et son index et elle saisit, de son autre main, son bol qui se tenait juste devant elle.


Vous ne pensez pas que vous y êtes allés un peu fort ? Ils essaient de gagner leur vie, après tout.

Ses yeux se posèrent sur le jeune Hyuuga. Elle prit le temps de déglutir ce qu’elle avait ingéré puis inspira discrètement.

On se bat tous comme on le peut. Il faut savoir perdre.

Comme un réflexe, les coins de ses lèvres s’étirèrent, à l’attention de Shinjin, mais aussi à celle de toute l’équipe. Elle poursuivit un instant son repas puis reprit la parole.

Les routes ne sont pas forcément sûres, les endroits fréquentés encore moins. Je ne sais pas vraiment si vous avez des ennemis, Boyoha-san, mais les envies de chacun des habitants de cette terre sont insondable. Qui sait à quoi aspire un inconnu ? Dans le doute, je préfère vous ramener chez vous en vie.

Elle saisit son verre, but une gorgée puis le reposa avec délicatesse.

Finissons ce repas et allons nous reposer. La route est encore longue.

Sur ces quelques mots, elle reprit et termina son repas. Au terme de celui-ci, elle tint parole et régla la totalité de la note. Sans plus de cérémonie, elle se dirigea vers la sortie, vérifiant une dernière fois ses affaires et jetant un œil au groupe de marchands, trop occupés à converser et déguster leur plat pour prêter attention à la petite équipe.

Leur pas les guidèrent jusqu’à un bâtiment, juste en face. Un édifice de qualité moyenne, pas trop cher, pas trop inconfortable. C’était le strict nécessaire, ce qu’il fallait pour rester discret et se ressourcer.

Les quatre compères parcoururent les couloirs pour arriver à leur chambre, unique… Ils dormiraient tous ici. Il fallait faire fi des convenances, la mission passait avant. Qui plus était, ils étaient un peu jeunes et si jamais Shinjin se sentait l’envie de jeter un œil à la plastique de la Chuunin, elle aurait vite fait de lui bruler les yeux.

La jeune femme ouvrit la porte et entra la première. Dans un petit cliquetis, l’interrupteur bascula, découvrant un espace remarquablement agencé où quatre sommiers les attendaient. Elle choisit le plus proche de la fenêtre, de préférence celui qui donnait sur toute la pièce. En effet, le petit renfoncement de l’entrée masquait certaines choses selon l’endroit où l’on se trouvait. La Chuunin posa ses affaires sur son lit et attendit que chacun fasse à son tour un tour des lieux.
L’air se stabilisa après les mouvements de chacun… puis se vrilla subitement.

La main de la jeune fille saisit l’épaule de Ying avec vigueur puis elle la poussa jusqu’à l’amener dos au mur. Son regard noir se jeta dans les pupilles de la fillette et sa voix glaciale s’éleva dans la pièce.

La prochaine fois que tu fais un truc pareil, je te coupe la langue. Je ne te reprocherai pas d’être dans ton rôle, mais maîtrise tes paroles si tu ne veux pas qu’on nous coupe la tête. Ces abrutis étaient des marchands… Trop collants, oui, mais des marchands. S’il avait sur se servir du douzième des objets qu’il nous a montrés, tu giserais par terre en baignant dans ton sang.

Sa prise se desserra et sa main quitta le corps de l’apprentie.

Ça vaut pour chacun de nous. Maîtrisez-vous et vous resterez en vie longtemps. Apprendre à jouer un rôle vous servira dans beaucoup de missions, c’est une compétence à avoir.

Elle s’en retourna à son lit puis saisit une ou deux étoffes avant de s’isoler dans la salle de bain. La porte se verrouilla derrière elle tandis que, juste en face, une jeune femme brune la regardait droit dans les yeux.
Ses mains se posèrent sur le plan de toilette puis elle resta là, à regarder son reflet. Elle finit par ôter ses gants puis se rinça le visage.

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit et, tandis qu’elle s’en allait vers sa couche, les vapeurs emplirent la chambre, chauffant son atmosphère.


...

Il faisait encore sombre.

Par la fenêtre - déjà assailli par l'un des occupants - le ciel dénué de nuage quittait peu à peu sa robe de nuit, effaçant les étoiles de son étoffe d'encre et se teintant d'un bleu bien moins profond. De ci de là subsistaient encore d'irréductibles astres tandis qu'un liseré orangé apparaissait au loin derrière les bâtiments.

Tiraillé par une douleur qui saillait son dos de haut en bas, Taka se retourna dans son lit pour jeter un oeil au reste de ses voisins. Ils dormaient encore à poing fermés, d'ailleurs les paupières de la petite Azumi vibraient en tout sens accompagnées, à l'occasion, d'un spasme musculaire. La Chuunin esquissa un sourire; elle n'avait plus rêvé depuis longtemps.

Discrètement, elle s'extirpa de ses draps pour s'asseoir sur le bord du matelas. Avec quelques gestes empreints d'une habitude bien marqué, elle passa ses doigts dans ses cheveux, remettant un peu d'ordre dans cette coiffure digne du petit matin. La jeune femme se leva ensuite, posant l'un devant l'autre, et avec une habileté surprenante, chacun de ses pieds jusqu'à arriver dans le dos de la Genin. Taka posa doucement ses mains sur ses épaules, s'attachant à ne pas la faire sursauter, puis comme une grande soeur l'aurait fait, elle demeura là à regarder par la fenêtre avec son ancienne élève.

Un sourire se dessina sur son visage et, sur un ton chaleureux, elle laissa émaner une voix douce, loin de celle de la veille.


- Tu n'as pas beaucoup changé, Ying. Cela fait... Trois ans? Peut-être quatre? Tu as gardé ta fraîcheur... Son sourire s'élargit d'avantage. Et ton inconscience.

La Chuunin se décala d'un pas sur le côté afin de jeter un oeil au profil de la Genin.

- Rappelle-toi simplement que dans d'autres circonstances, ces paroles auraient pu couter cher à tes équipiers.

Les coins de ses lèvres retombèrent.

- Ce serait dommage... Il y a tant de chose à faire.

Ses deux pupilles noires quittèrent le visage de sa jeune homologue pour s'en aller flirter avec la dernière étoile.

Tant de choses....

Sans plus de paroles, elle se retira quelques minutes pour ressortir de la salle de bain changée et prête à voyager. Dans un bref tour de la pièce elle rassembla ses affaires avant de faire son lit au carré. Son sac fut posé là, juste sur la couverture, prêt à être emporté. Elle salua rapidement Ying, précisant qu'elle allait juste réserver une table en face afin que le petit déjeuner leur soit servi dès leur arrivée.

Après ce, il n'y aurait que la route a prendre; direction Tashima.



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