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 Blague à part...

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MessageSujet: Blague à part...   Mar 3 Mai - 12:54

En peu de temps, Kitsuke avait rattrapé son retard sur les autres genins de sa promotion. Il n’était de ceux que l’on nommait « génie » mais il était discipliné, bien plus que ses con-disciples. Légèrement plus âgé que les autres, sa maturité ne s’en faisait que plus ressentir. Habitué à travailler dur et la plupart du temps par lui-même, il avait effacé en quelques mois les années que sa formation exigeait en terme de maîtrise. La discipline martiale que lui avait légué son Maître, Kaoru Kusanagi, celle qui l’avait façonné depuis ses cinq ans, lui avait permis de se hisser au niveau des autres genins en l’espace des quelques mois qu’il vivait au village.

Lors de son arrivée tardive dans la promotion, il avait été accueilli avec condescendance par les plus aimables d’entre eux, et s’était heurté à la froide indifférence des autres. Seul, la majorité du temps, il hantait la bibliothèque de l’académie ainsi que les aires d’entraînements, suant sang et eau pour maîtriser les fondamentaux que les autres perfectionnaient depuis leur admission en tant qu’aspirant. Sans jamais se plaindre une seule fois auprès de qui que se soit, il avait abordé une par une chaque des disciplines qui formaient le panel de techniques du genin : les enchaînements de corps à corps, le lancé de shurikens, le maniement du kunai, la maîtrise du chakra, le clonage, la permutation, le Suiren, et quelques techniques basiques encore.

Aujourd’hui, il n’avait plus rien à leur envier. On pouvait même dire qu’il était l’un des meilleurs éléments de sa promotion. Assidu, calme, réfléchi. Peu à peu sa nature avait fait se briser la glace qui entravait ses rapports avec les autres. Ils commencèrent à lui faire partager leur cercle.

Après des semaines harassants cours théoriques, tous attendaient ce jour avec une impatience non dissimulée. La mise en pratique. Enfin. Et plus qu’une application, cela signifiait l’apprentissage d’une technique, la première du répertoire de la médecine de combat. Bien entendu, des groupes s’était formé selon les aspirations des genins de la promotion. Certains avait choisi la voie de la médecine que l’on appelait « défensive », privilégiant la défense du corps et les techniques de soins. Indispensables dans une unité, ils en seraient le pivot, l’élément assurant la survie des autres.

Au vu de son caractère, c’était la formation qui correspondait le mieux au jeune homme. Mais c’était sans compter qu’il avait été formé au combat. Versé dans la maîtrise du sabre et des arts martiaux depuis qu’il s’était retrouvé orphelin, la médecine offensive lui convenait mieux, car elle lui permettrait d’exploiter au mieux ses talents de combattant. Et pour se montrer honnête, cet aspect des sciences médicales le rongeait de curiosité.

Sur l’aire d’entraînement, il n’y avait aucune pression. Plutôt une impatience grandissante au fil des minutes qui passaient et qui accentuaient l’heure approchante du début de leur cours. Ils était deux. Les autres s’était dirigés vers l’autre voie de l’eisei, autrement dit, la médecine défensive. Cela lui convenait parfaitement. A deux, pas besoin de se soucier du rythme de chacun.

[Cain] – On ne finira pas tôt, ce soir encore…quoique…

Un sourire en coin flottait sur les lèvres du jeune homme, bras croisés, adossé contre l’un des trois piliers présent sur le terrain. Il regardait le ciel avec mélancolie, comme si l’immensité des cieux représentait un foyer qu’il avait depuis longtemps quitté. Il ferma les yeux et inspira l’air fraîchissant du crépuscule, avant de jeter un regard vers son compagnons.

[Cain] – Qu’en penses-tu ?

Kitsuke détourna les yeux de son centre d’attention. Levé vers lui, il croisa le regard du genin avec qui il s’était lié d’amitié. Perché sur le poteau central, en tailleur, lui aussi attendait avec impatience l’arrivée de leur sensei. Pour tuer le temps, il avait entreprit de sculpter une flûte dans le bois d’un orme. Lentement, la lame de son kodachi suivait le fil du bois, dessinant de plus en plus précisément la forme de l’instrument.

[Kitsuke] – On verra bien…

Cain souffla le fétu de paille qu’il tenait au coin de la bouche. Il laissa retomber son menton sur sa poitrine et ferma les yeux lui aussi.

[Cain] – En tout cas, elle va avoir une sacrée surprise. Et je tiens la super forme aujourd’hui.

Il entendit l’expiration amusé de son ami au dessus de lui. Il émit un son similaire en retour. Bien sûr qu’il avait la forme. Il l’avait toujours.

Cain était grand. Immense même pour un garçon de son âge. Il avait toujours été plus grand que les enfants de son âge. Du haut de ses quinze ans, il possédait déjà le corps d’un homme. Il rendait facilement une dizaine de centimètres à son acolyte pourtant loin d’être petit. De même que sa croissance avait été rapide, elle ne l’avait pas laissé pour autant dégingandé. Athlétique, véloce, puissant. Il s’était constitué un physique qui approchait la perfection. Le tout au service d’une tête bien faite. C’était lui le meilleur.

Bien qu’à première vue on puisse penser qu’il était le noyau autour duquel gravitaient les autres, il était d’une nature solitaire et taciturne. Il avait été séduit par les efforts que déployait le nouveau. Pour quelqu’un qui n’avait pas grandi dans le milieu, il réalisait des prouesses dignes de louanges. A son avis. Quoi qu’il en soit, il avait approché le jeune homme solitaire et s’était excusé pour l’attitude que le groupe avait à son égard. Ils avaient sympathisé. Très vite. Il partageait tellement de traits communs que cela en était déroutant. Et plus encore, ils connaissaient un passé similaire. Ses parents étaient morts lors d’une mission visant à la capture de dangereux nuke-nin.

Quand était venu le temps de faire le choix de leur formation, les deux amis ne s’étaient pas étonnés de choisir la même discipline. Le combat. En terme de performances physiques ils étaient un cran au-dessus des autres. Et en matière de combat, c’est un monde qui les séparait. Ils n’étaient pas ce que l’on appelait des rivaux. Ils prenaient juste tellement de plaisir à affronter un adversaire qui ne lâchait rien qu’ils ne retenaient pas leurs coups. Cela s’était souvent soldé par de bonnes blessures et les remontrances de leur instructeur fulminant. Mais Kitsuke et Cain n’en avait cure. Ils se sentaient vivant quand ils se battaient l’un contre l’autre. Malgré les coups, rudes, qu’ils se portaient, l’ombre d’un sourire ne les quittait jamais.

Mais aujourd’hui ils se tenaient là en frère. Ensemble. Soudés et prêts à relever n’importe quelle épreuve. Ils se sentaient invincibles. L’étaient-ils ? A deux, ils étaient forts…

Le vent soufflait, ou plutôt il murmurait. Telle une caresse, il effleurait la peau, courant sur elle avec douceur. Le crépuscule commençait son festin des dernières lumières diurnes. C’est cette beauté qu’à la fin du jour de voir la longue toile azure s’étioler sous le gris dévorant.

Le concert de feuilles, qui s’agitaient dans les arbres alentours, revêtait une lente et secrète mélodie ; c’était le chant du vent. Apaisés, Kitsuke et Cain demeuraient dans leurs postures. Aucun ne parlait. Ils étaient plongés dans leurs pensées. Et quelques choses les en tira. Tous deux redressèrent la tête, fixant le vide devant eux. Ils avaient eu la même sensation, celle d’une présence. Une fraction de seconde plus tard, leur professeur de matérialisa, devant eux, dans une petite explosion de fumée dont les furent vite emportées par la brise nocturne.

La silhouette élancée de la chunin avançait vers eux. Cain posa un pied sur le bois du poteau contre lequel il était adossé, et poussa. Son corps se redressa et dans l’inertie du mouvement, il fit un pas en avant. Kistuke se releva et sauta de son perchoir. Il atterrit en souplesse aux côtés de son ami. Il fourra d’une main la flûte en confection dans une poche intérieure de sa veste, tandis qu’il rengainait son kodachi de l’autre. L’un à côté de l’autre, le dos droit, ils ne quittaient pas la kunoichi des yeux. Lorsqu’elle se planta devant eux, ils la saluèrent d’une inclinaison du buste et déclarèrent à l’unisson :

[Kitsuke] – Tomoe-sensei !

[Cain] – Tomoe-sensei !

Elle les dévisagea avec une moue résignée, les bras croisés sur sa poitrine. Seulement deux étudiants, mais il fallait que ce soit ces deux là.

[Tomoe] – Cain…Kitsuke…Mais quel hasard…

Les concernés se jetèrent un regard en coin avant d’esquisser un sourire. Il était rare de les voir l’un sans l’autre.

[Tomoe] - …Enfin, j’imagine que cela aurait pu être pire… Au moins, vous deux, vous êtes taillé pour ça.

Le combat.

[Tomoe] – Bien, bien, bien… Nous allons pouvoir éprouver l’attention dont vous avez fait preuve pendant le cours théorique.

En un instant elle se retrouva dans leur dos. Ils ne l’avaient pas vu bouger. Ils sentirent seulement un doigt courir sur leur joue.

[Tomoe] – Ne me décevez pas…

Elle alla s’appuyer contre le pilier qui avait accueilli le dos de Cain quelques instants plus tôt. Avec une synchronisation parfaite, ils se retournèrent vers la chunin qui les détaillait. Deux bons combattants, ça elle le pensait sincèrement. Mais allaient-ils se montrer aussi bon, tout en usant des techniques de combat de l’eisei ? Enfin, s’ils étaient là, c’est qu’ils en étaient capables. Au moins un peu.

[Tomoe] – Pour commencer, nous allons revoir quelques fondamentaux. A quoi est destiné un eisei de combat ?

Les deux camarades prirent une inspiration au même moment. Ils se dévisagèrent en souriant. Tous deux connaissaient la réponse. D’un signe de tête, Kitsuke indiqua à Cain qu’il lui laissait la main. Cette fois ci.

[Cain] – La destruction du corps. Un eisei spécialisé dans le combat a cette capacité d’user du chakra médical non pas régénérer le corps mais pour en détruire les composants. Fibres, organes, os, nerfs… Il provoque des ravages internes chez son adversaire.

[Tomoe] – C’est un bon résumé. Mais le plus important reste et demeure les capacités de combattant de l’eisei. Vous serez en première ligne et au corps à corps. C’est là que réside notre force. La puissance brute et une technique de combat de haute volée. Dans cette discipline, il ne faut pas se consacrer uniquement à la maîtrise de la médecine. Ce serait une erreur que vous constateriez, trop tard.

Elle insista sur ces derniers mots. Combien étaient morts par le passé pour ne s’être consacrer qu’au ninjutsu médical en délaissant l’importance du combat ? Elle ne le savait que trop bien. La liste était longue. Les noms dans les registres en témoignaient.

[Tomoe] – Comprenez moi bien. Des génies du combat, il en existe peu. Mais dans ce monde où la guerre est monnaie courante, les combattants d’exceptions pullulent. Affrontez l’un d’eux mal préparé revient à un suicide. Ils vous écraseraient sans transpirer.

Cain et Kitsuke ne bronchaient pas. Attentifs, ils écoutaient sans dire un mot. Le ciel s’obscurcissait toujours plus mais peu leur importait. Ce cours, presque particulier, les tenait en haleine. Cela pouvait durer des heures qu’ils ne les verraient pas passer.

Tomoe Yabuki les regardait tous les deux assimiler chacun de ses mots. Ils ne montraient aucun signe d’empressement. Ils étaient impassibles mais dans leurs yeux elle lisait la sérénité. Ils étaient sûr d’eux, sur de leurs capacités. Ils pouvaient l’être. Elle les avaient déjà vu s’affronter. C’était impressionnant. Une telle aisance à leur niveau l’avait rendu songeuse. Avec un entraînement adapté et son enseignement des techniques médicales, ils deviendraient redoutables.

[Tomoe] – Maintenant que cela est dit, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet.

Enfin.

Elle composa ses mudras à une telle vitesse qu’ils en devinrent indiscernables. Lorsqu’elle écarta les mains, on pouvait voir la concentration de chakra qui s’y accumulait. Elles brillaient d’une émanation qui les nimbait d’une aura verte lumineuse. Le chakra médical.

[Tomoe] – C’est ainsi que le chakra médical se distingue du chakra…disons fondamentale. Il en diffère par sa teinte pâle. C’est un chakra de vie. Ou de mort.

Ces derniers mots…des mots durs. Des mots qui enferment un pouvoir quasi-divin. Des mots qui font vaciller. Tomoe les avait prononcés d’un ton égale. Le ton de ceux qui sont habitués à détenir un tel pouvoir. La vie, la mort, le cycle infini…Le savoir de l’eisei est ainsi fait. Les connaissances qu’amènent l’étude de la vie pour devenir un expert dans la mort. La face caché des choses. Le côté obscur de la médecine. Le talent de l’eisei. Elle serra les poings et le flux de chakra dans ses mains disparut.

[Tomoe] – Maintenant, exercez vous. Si vous parvenez à le produire de vous même d’ici prochaine heure, vous recevrez les félicitions qui s’imposent. Vous connaissez les signes, si vous avez été attentifs en cours. Alors je vous laisse. Je reviendrai après dîner.

Elle tourna les talons et s’apprêta à partir. Prête à disparaître comme elle était arrivée, elle fut stoppée nette par le son qu’elle entendit dans son dos. Simultanément les deux jeunes hommes avaient claqué des mains. Mais ce n’était pas ça qui l’avait retenue. Non. Elle pivota face aux genins et constata ce qu’elle ne pouvait croire. Bras repliés et paumes tendues devant eux, Cain et Kitsuke la regardaient avec un sourire. Leurs mains exsudaient de cette énergie, du chakra médical.

[Cain] – Plutôt facile, hein ?

Kitsuke fixa le regard amusé de son ami et lutta pour ne pas rire ouvertement.

[Kitsuke] – C’en est presque vexant qu’on ne nous en est pas cru capable plus tôt…

Tomoe demeurait interdite. Impossible. Irréel. Inconcevable. Le seul homme à avoir maîtrisé cette technique aussi vite était Haita, le plus doué des Immortels, le plus talentueux des eiseis qui ait jamais existé. Un génie parmi les génies. Elle ne doutait pas des capacités des deux genins, loin de là. Mais cela dépassait son entendement.

Un rictus sur le visage, ils la fixaient de leurs yeux moqueurs. Un déclic se fit dans son esprit. Les petits scélérats.

[Tomoe] – Je vois…

Bien sûr qu’ils n’avaient pas maîtrisé cette technique aussi simplement. Ils avaient dû s’entraîner dur pour lui jouer cette comédie.

[Tomoe] – Maintenant que vous vous êtes bien amusé, j’espère que vous êtes prêts à en assumer les conséquences !

Elle adopta une pause de combat et s’élança au contact. Cain et Kitsuke se jetèrent un coup d’œil inquiet. Non, ils n’avaient pas prévu ça.

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MessageSujet: Re: Blague à part...   Ven 17 Juin - 13:12


    Kitsuke ( Niveau 6 )
    : +0% Bonus Inclus
    : + 17 XP - Technique Validée

    : Simple et efficace =) excellent quoi !
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