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 [Lieu] La Feuille Royale

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MessageSujet: [Lieu] La Feuille Royale   Mar 30 Sep - 22:33

Un immense ponton, une grande crevasse, le tout surplombé d'une tonne de matériel. Du grand trou noir qui faisait office de centre de scène, des néons et des projecteurs allumaient le tout pour donné un rendu tout à fait stupéfiant. L'entrée était plutôt sombre et relativement étroite. On pouvait pourtant apparemment loger deux gorilles au torse rempli de poils et à la casquette qui dépassait d'un bon mètre devant leur nez. Mes cuisses, s'étaient à peu près leur petit doigt de pieds, et ma tête, ils jouaient avec comme une balle de baseball, dans leurs gigantesques mains - de gorilles, mais je l'ai déjà dit. Lorsque ces derniers décidaient - enfin - de vous laisser rentré, soit parce que vous avez de l'argent, soit parce que vous êtes relativement mignons, soit parce que vous êtes une femme - oui parfois les critères ne se valent pas forcément - il suffit d'avancer quelques mètres pour que l'odeur de parfum et de déodorant poussées à l'extrême soit remplacée par celle d'une transpiration commune, d'une foule qui ne s'en souciait guère.

Passer d'un tel extrême à un autre était presque nauséabond. Il n'est pas difficile de se faire soulever l'estomac par les petites mains toutes musclées d'un déodorant masculin un peu trop brut. Ce genre d'excès sont tout aussi infâme que ceux du côté inverse.

Alors on débarque sur une balustrade. En bas, une immense salle accueille ces sauvageons de jeunes qui s'envoient en l'air comme des sauterelles, avalant leur jus de chaussette et fumant leur pipe comme des papis de l'époque. Avec un regard plus honorifique, nous dirons que la structure en elle-même du bâtiment est tout à fait incroyable. Les invités arrivent donc à l'étage numéro zéro, ce qu'ils pensent comme la base. Et en fait non, la boite de nuit est totalement immergée dans une cuvette de terre. En son centre, une grande faille la sépare en deux côtés relativement similaires, déposant chacun en leur fond, un grand bar où d'agréables bonhommes servent à boires en dansant la makaréna. Afin de rattacher les deux éléments, divers ponts tous aussi fou artistiquement et architecturalement les uns que les autres avaient été établi, dans des formes des plus folles qui existent. Des pistes de danses se superposaient, devenant de véritables joutes privées, pour ceux qui préféraient s'exiler pour mieux apprendre à se connaître. La musique était toujours la même bien qu'un homme avec un gros casque au style vestimentaire douteux annonçait toutes les trois minutes un nom différent.

*** ***


Les corps se battaient comme des diables et pourtant tout ce que l'on cherchait ici, c'était un petit peu de bonheur. C'était une bien autre conception de la réalité, que jusqu'à maintenant, je n'avais jamais voulu vraiment entreprendre. Pour un shinobi, un genin attribué à un village et qui devait obéir aux ordres en effectuant des missions toujours plus importantes et dangereuses, se battre dans un tel idéal était bien risible. Aussi lorsque d'un accord commun, Kyuza et moi décidâmes de nous retrouver ici ce soir. Finalement, lui et moi on avait bien accroché, et après cet entraînement avec Akogare, nous avions décidé d'un commun accord de sortir un peu de nos trous. Peut-être lui visitait-il déjà en long en large et en hauteur Konoha, mais moi j'avais encore beaucoup de chose à apprendre de ses frasques et de ses couleurs. A quinze ans, et un bandeau de shinobi sur le front, on pouvait passer presque partout. Et comme beaucoup d'autres, nous allions nous divertir dans un lieu publique. En regardant la scène de haut, je pouvais déjà reconnaître des dizaines de visages, sortant tout droit de la mairie, de l'académie, ou d'autres équipes de Konoha.

Bref, ce n'était pas quelque chose de rare et de surnaturelle de voir débarquer des gens aussi jeunes dans la discothèque située en plein centre de Konoha, déversant si peu de bruit à l'extérieur mais ruisselant d'ondes sonores qui me dévoraient les tympans. Un seul filet de lumière qui transperçait le ciel d'un bleu foncé, Konoha endormi sur un paquet de laurier dans une fausse paix.

[Barman] - Eh boy, tu veux un truc à boire ?

Je me retournais. Je n'avais même pas remarqué qu'à force de dévisager tout le monde, tombant nez à nez avec des personnes dont je n'avais jamais pu imaginer le potentiel physique, je m'étais avancé jusqu'au bord du gouffre. Là, le serveur bornée de quelques percings bien placés, d'une coupe blonde fraîche comme mon dentifrice et d'yeux pétillants façon Coca Cola avec un Menthos, sortait un verre et attendait ma réponse, d'un large sourire.

[Sabi] - Un Fanta, please.

Il m'envoya son pouce dans la tronche, un coup à la Nice Guy tout à fait spectaculaire, et se baissa rapidement la tête dans le comptoir pour me sortir une bouteille encore humide de son bassin de glaçons. Il allait extrêmement vite, jonglant parfois avec ses verres et ses bouteilles, souvent même remplies.

[Barman] - Et voila jeune homme ! Eclate-toi bien !

Je le remerciais du regard, comme si je ne pouvais pas rendre gout à ce nouveau monde ? Je me délectais déjà des relâchements de l’esprit, et mon corps commençait à prendre part à la musique intempestive qui régulait le taux hormonal de la pièce. Devant moi, il n’y avait plus d’hommes ou de femmes, il y avait des corps qui bougeaient et qui pour quelques heures peut-être, sa fatiguera pour autre chose que pour se charcuter la main à coup de shuriken. Bref, vider dans le bon sens le corps de sa sueur et regarder les autres comme des égaux, sans que personne n’ose se moquer de l’expérience en terme de drague de certains, des pas de dansent d’autres, ou encore de l’était d’ébriété d’une minorité. Je me trimballais comme je pouvais avec mon verre de soda, un peu imbécile, moi qui ne buvais pas d’alcool. Je disais pas encore. Je préférais ne pas m’engager dans une situation déplorable – bien que je m’en fichais royalement – et profiter des quelques légers plaisirs que je pouvais me permettre rien qu’en traversant de maintes fois la salle. Je ne regardais pas devant moi, mes yeux se baladaient alors que mes jambes commençaient à s’offusquer d’un rythme musical trop soutenu. Un sourire amusé se dessinait sur mes lèvres, et j’essayais de ne pas trop renverser de boisson en bougeant follement dans la salle.

Une jolie brune se rapprocha de moi, bien que cela ne fut pas une action des plus discrètes. Cependant, elle avait au moins le mérite d’avoir de superbes prunelles émeraudes, qui plongeaient dans les miennes et m’attachait, comme un lasso sur sa cible. Elle slalomait entre les danseurs, et s’approchait peu à peu de moi, alors que je faisais semblant de ne pas la remarquer. Elle savait très bien que je l’avais vu, mais c’était pour les autres. Etrangement, je ne sentais aucune peur, tout se faisait comme ça et j’avais l’impression de gérer la chose. D’ailleurs quelle chose ? N’était-ce pas tout à fait humain ? Tout à fait normal ? Elle n’avait aucun attribut qui m’indiquait qu’elle était largement plus vieille que moi, et de toute manière, ces longues mèches brunes qui descendaient chatouiller ses épaules ne pouvaient me laisser partir. Alors poussé par des mouvement humains bien indépendant de ma volonté, nous rapprochions l’un de l’autre. Son corps se moulait très bien au rythme qui s’imposait à nous, et qui d’une manière certaine nous faisait bouger comme de véritables marionnettes. Pourtant tout semblait naturel et nous dansions dans une véritable symbiose, bien que nous n’avions pas du tout les mêmes mouvements. Mais c’était aussi ça la véritable face caché de la musique et de son expression libre.

[Sabi] – Tu veux boire quelque chose ?

Son sourire s’accentua. Technique facile certes, mais polie, discrète, timide presque – mais en y mettant le coup d’œil appuyé et le sourire serein, ça passe très bien – sans être trop lourd ni quoi que se soit d’autre. D’ailleurs j’avais envie de dire ça, et je n’avais aucunement l’intention de jouer un autre personnage que le mien, dons c’était sorti comme un bonjour que je dirais à n’importe quel passant que je croiserais dans la rue. Elle me tendit son poignet, sur lequel roulait une petite chaîne argentée. Ma main toucha doucement la sienne et sa peau blanche d’une douceur extrême me fit trembler. Sur le bracelet, il y avait écrit un nom. Alors, comme une réponse anonyme, je passais ma main dans l’encolure de mon T.Shirt, et je sortais le médaillon qui pendait à mon cou depuis que je vivais dans ce monde.

[Mia] – Sabi ?

Quelques rougeurs affirmèrent qu’effectivement, c’était bien mon prénom, et quelques secondes plus tard nous nous dirigions vers le bar. J’avais momentanément oublié Kyuza, mais c’était mieux ainsi, et j’étais sûr qu’il en ferait de même.

Voire même mieux.

[Barman] – Déjà revenu – hu pas tout seul, tu gères mec ! J’vous sers quoi messieurs dames ?

J’en savais trop rien, tout dépendait de ce qu’elle voulait, mon porte-monnaie était plutôt plein, même si rien que l’entrée m’avait déjà donné un coup dans le ventre. Même en tarif shinobi… On était sensé avoir un tarif réduit, je ne voulais pas imaginer le prix des entrées normales.

[Mia] – Oh, Syioku, t’es trop saoul pour ne pas m’avoir reconnu.

Il se pencha dangereusement en avant pour examiner de plus près la créature, et écarquilla les yeux qu’il avait d’ailleurs quelque peu humides. Puis, dans un immense éclat de surprise, il se frappa le front avec sa main, et fut projeté par le choc à quelques mètres derrière le comptoir. Mia se tordit de rire, et pour éviter de tomber sous l’emprise de l’humour, elle se raccrocha à mon bras.

[Sabi] – Qu’est-ce que… Qu’est-ce qu’il a ?

Elle me regarda, se reconcentrant un peu sur mon regard, et nous nous fixâmes quelques secondes.

[Mia] – Il est saoul !

Il se reprit rapidement et continuait de rire. Il avait du se faire mal mais pourtant il ne pensait rien sentir. Peut-être même était-ce vrai… En attendant qu’il continue de discuter avec la belle, mon regard n’arrivait pas à se décrocher des nombreuses lumières qui jonchaient a salle et qui tournaient en rythme avec la musique. Les gens levaient les bras comme des fous, au même moment où plusieurs notes se répétaient, puis augmentaient, touchant des aigus fous. Une pause. Ils crient. Et la musique repart deux fois plus vite qu’elle s’était arrêté dans un concert de lumière et de cri. Puis je me retournais vers elle, les coudes sur le comptoir. Oui, je la voyais très bien entre ces gens, dansant avec n’importe qui, tant qu’elle dansait. Et puis elle semblait de le connaître, c’était une habituée. Tant mieux. Je souriais et me retournais dans la conversation.

[Mia] – Tu fais quoi ce soir ?

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Jeu 2 Oct - 17:24

Lors de leur entraînement commun avec l’anbu, Kyuza et Sabi avait décidé de se faire une petite sortie en boîte. Ce qui bien évidemment enchanta le genin toujours partant pour s’amuser et puis un peut de détente ne faisait jamais de mal.

Le jeune Kajitori était devant l’entrée du bâtiment, les deux armoires à glace qui servaient de videur étaient placé devant la porte et faisait un genre de filtrage. Si t’es moche, que t’as pas d’argent et qu’en plus t’es seul ce n’est pas la peine de te présenter.
Au moins il avait l’argent après pour le reste…
Une fois rentrer on pouvait remarquer que les gens s’amusaient tous et il y en avait du beau monde. A regarder les gens on voyait plein de choses différentes, enfin chose, c’étaient de humains quand même.

Dans cette foule ce n’était pas la peine de chercher le Uchiha, la seule chose qui lui restait à faire c’était d’attendre qu’ils se croisent.
En attendant il allait se rendre au bar, endroits stratégique dans ce genre de lieu. On y rencontrait tout type de personnes, souvent amochées, mais bien marrante.
Il y avait ici plusieurs bar, lequel choisir ? Le plus proche…

Un jeune barman était présent derrière le comptoir, il n’arrêtait pas de servire des verres ; pas facile ce métier.

[Barman] – Salut ! J’te sers quelque chose mon ami ?!

Hé oui en boîte il faut crier pour se faire entendre, l’employé devait parler fort même dans la vie courante à force de travailler ici.
L’homme était fort sympathique, donc Kyuza ne put s’empêcher de dire oui… dommage.

[Kyuza] – Salut ! Heu tu peux me mettre un whisky s’il te plais ?

Autant faire les choses bien…

Adossé à au bar, le shinobi regardait la foule cigarette dans une main et le verre dans l’autre.
Tellement plongé dans ces pensées qu’il ne fit pas attention à la fille qui était à côté. Vu le physique de la demoiselle il aurait due la remarquer.
Elle s’approche de lui avec un grand sourire, tout de suite le ninja savait ce qu’elle allait demander. Tout en approchant de ses oreilles la charmante fille lui adressa la parole, on pouvait sentir son parfum ainsi que son souffle qui glissait sur sa peau.

[ ???] – T’aurais pas du feu s’il te plais ?

Évidemment que oui.

[Kyuza] – Ça devrait pouvoir s’arranger (prend son briquet et lui allume sa cigarette).

Elle tira langoureusement sur la tige blanche en le regardant dans les yeux.
Les siens étaient magnifiques, d’un vert …

[ ???] - Alors comme ça tu es un ninja ? Je dois alors te remercier, nous protéger, quel belle vocation.

Kyuza ne s’attendait pas du tout à cette phrase, qu’est-ce qu’il pouvait bien lui répondre. Quelque chose de pas trop bidon ou stupide, il fallait qu’il l’accroche.
Il rigola et dans sa tête c’était impro totale.

[Kyuza] – T’as vue la classe si tu veux je te prête mon bandeau, en plus je t’offre un vers c’est la fête, avec de si beaux yeux on ne peux ne pas t’offrire un verre.

En montrant les bouteilles du bras il lui fit signe de choisir et elle décida de prendre un whisky. Ensuite deux secondes après elle avait le bandeau sur le front, ça lui allait très bien et elle était contente de le porter. Tout ce passait pour le mieux.

Ils restèrent ensembles pendant une bonne demie heure à boire et à se hurler dans les oreilles pour faire connaissance. N’ayant plus de tympans les deux jeunes gens se levèrent pour aller sur la piste de « danse ».

Pour imiter la musique c’était simple : Boum ! Boum !
C’était entraînant et de toutes façon la musique importait peux, ce qui était important c’était eux deux. Leurs corps bougeaient sur le même rythme, collé l’un à l’autre ils ne faisaient plus qu’un. Tout les gens autour ne comptait plus, une bulle c’était formée autour d’eux , l’alcool, la chaleur, le bruit, elle, tout ces facteurs lui avait fait oublier tout le reste.

Depuis son arrivé il n’avait toujours pas croisé Sabi, ce n’était pas faute d’avoir cherché, mais depuis qu’il était dans la foule il ne pensait plus à lui.

Un petit incident le fit sortir de son monde, quelqu’un l’avait bousculé, ce qui eu pour conséquence qu’il repensât à son compagnon et aussi il se fit une petite remarque.

[Kyuza] – Ca te tente un autre verre Hallibel ?

Elle lui fit un sourire, le prit par la main et l’emmena.
Une fois le verre prit, ils se remirent à parler et dans la conversation il vit Sabi lui aussi bien accompagné. A la fin de la phrase de Hallibel, il lui proposa d’aller voir un ami, pas besoin de négocier elle accepta avec le sourire.

[Kyuza] – Hey ! Sabi ! Tu vas bien ?! J’vois que tu es bien accompagné mon gars !

Il pencha la tête en avant à l’attention de Mia qui était elle aussi très charmante, les deux genin avaient le même goût pour les brunes.
D’un enthousiasme énorme le Kajitori leur présenta sa rencontre et proposa un verre à tout le groupe.

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Jeu 2 Oct - 20:42

Kenji se demandait encore comment et pourquoi il avait accepté l’invitation de Yumi à aller dans cette nouvelle boite de nuit de Konoha : La feuille royal. Il n’aimait pas trop les autres, mise à part sa propre personne et Yumi. Après la magnifique journée passée sur les falaises de Konoha, dans un moment d’euphorie il avait dit oui pour cette soirée. Il devait encore se séparer de ses armes de ninja, cela commençait vraiment à l’ennuyer. Il tourna la tête vers la fenêtre de sa chambre pour voir si elle était bien fermée mais elle lui renvoya son reflet. On voyait un jeune garçon de 15 ans, un jean assez serré lui recouvrait les jambes, et un t-shirt noir les épaules. Il avait abandonné ses lunettes de soleil pour une petite chaine en or. Un petit reflet noir dépassé sur sa ceinture, il avait quand même prit ses deux petits shuriken.

*Yumi que m’as-tu fais ?...*

Il eu un petit soupire, suivit de sourire. Il lui avait donné rendez-vous à l’entrée du parc. Enfin il avait surtout était obligé d’y être. Il secoua la tête et passa une main dans ses cheveux. Il sortit enfin dans la rue, la nuit était tombée depuis longtemps et quelques lampadaires éclairaient légèrement la rue commerciale. Kenji marchait tranquillement les mains dans les poches. Ses pas le guidaient calmement vers une douce silhouette. La lumière de la lune coulait sur ses cheveux couleurs prune. Elle portait une robe légère à fleure mauve. Kenji s’approcha en souriant, elle lui sauta dessus et l’embrassa.

Yumi : J’ai failli attendre monsieur !

Son sourire aurait fait fondre la plus dure des bruts.

Kenji : Je me faisais beau pour toi.

Yumi : Tu l’ais déjà.

Tout deux partir en direction du centre ville, Yumi accroché au bras de Kenji. Ils ne croisèrent personne sur le chemin, en cette heure tardive les habitaient été pour la plupart couché. Une grande tour se dressa finalement devant eux. Elle était sombre, mais des lumières clignotaient et indiquaient aux deux jeunes qu’ils étaient arrivés à bonne destination. Il dure passer l’un après l’autre dans l’antichambre de cette boite de nuit. Yumi passa en première, puis Kenji suivit. Il tomba face à deux gardes, exceptionnellement grand et fort pour des êtres humains normaux. L’étudiant bomba le torse et essaya de paraitre fière mais face à ces armoires à glace c’était tout simplement un acte impossible. Il passa alors comme chaque habitant de konoha, sans grande originalité. Il aperçu Yumi qui l’attendait dans un coin. Ils rentrèrent tout les deux dans cette cohues, où l’on ne différencié plus l’homme des bêtes. Kenji aurait aimé partir à la seconde, mais le bras que Yumi tirait vers l’avant l’en empêchait.
Toute cette cacophonie était assez étrange, comment ces individus pouvaient se défouler dans ce genre d’endroit. Pour Kenji, il n’y avait qu’un bon entrainement ou un combat rudement mené pour le défouler vraiment. Il avait du faire ses armes seul et ne comprenait pas le ressentiment des gens de son âge. Pour le moment il voulait éviter la foule, il aperçu au loin un bout de comptoir apparemment libre.

Kenji : Viens on va boire un truc avant.

Il avait approché sa bouche de son oreille et sentait un doux parfum de rose lui titiller les narines. Il vit un grand sourire se dessiner sur le visage de Yumi. Ils avancèrent et s’assirent sur les grands tabourets qui longeaient le comptoir. L’étudiant voyait à sa droite deux autres jeunes hommes bien accompagné qui avait l’air de discuter. Kenji se tourna alors vers le barman.

Kenji : Excusez-moi ! Deux cocktails s’il vous plait.

Le barman sortit de grandes bouteilles avec classe. Il les faisait voler autour de lui en laissant au passa un peu de leur liquide tomber dans un grand gobelet de fer. Puis il referma le gobelet part un autre en commença à secouer avec une grande conviction. Cela amusa le jeune couple. Le barman se voyant au centre de ce spectacle en profita pour accentuer son show. Au bout de quelques minutes il versa les cocktails dans de grand verre avec des pailles. Kenji en offrit un à Yumi et il buèrent tranquillement. La soirée ne faisait que commencer. Il commençait à apprécier cette ambiance.

Kenji : Je suis content d’être ici avec toi Yumi.
La jeune fille lui prit la main.


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:03, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Sam 4 Oct - 13:05

Dans mon verre le liquide tournait docilement. Le tourbillon me rappelait bien quelque chose, une anecdote, sûrement inutile, mais qui titille l'esprit juste le le temps de trouver à quoi elle correspond. Je n'en avais aucune idée, et je délaissais peu à peu toute mon attention sur l'azur argenté de ses yeux... J'avais tort. La boisson orangée, d'un chimique excécrable ne soulevait pas en moi de haut le coeur, du moins pas autant que Syioku qui versait dans son verre une goutte de chaque boutille. Le marron du liquide ne m'indiquait rien de bon, et les violents spasmes qu'il avait en conséquence ne faisait qu'accroitre mes craintes.

Pourtant, cette forme, cette ondulation, ce système magnifique. Je parlais de son visage, ses cheveux bruns, éclatant, descendent le long de son cou, recouvrant partiellement des oreilles blanches. Quelques mèches viennent bousculer ses cils qui s'allongent avec grâce. Les pomettes en avant, un tantinet de maquillage - histoire de dire - des boucles qiu n'en finissaient pas... Juste les boucles, des points taillées par un maître verrier, comme un crystal qu'on aurait trop peur d'abîmer, et d'admirer même !

Et puis il y avait ce que je ne lâchais pas. Ses yeux, ses lèvres. Et mon Fanta.

[Mia] - Tu fais quoi ce soir ?

J'avais l'impression qu'elle répétait, mais non c'était bien le temps qui me jouait des tours et qui dans son insassiable passion, ralentissait juste assez pour que j'ai le temps de poser mes yeux sur elle et oublier ce qu'elle disait. Paradoxe, le son n'allait pas assez vite pour qu'il puisse suivre, seul mes yeux pouvaient encore ressentir quelque chose.

Je poussais légèrement mon verre sur le comptoir, vide de toute substance, et appuyais mes deux coudes sur la même table de bois qui séparait le serveur des clients. Ma tête tombait entre mes deux épaules, et si j'avais eu des oreilles de chien, on aurait dit qu'on me battait. Reprendre du poil de la bête comme on dit... Je me redressai subitement et lui lançai un léger sourire familier.

[Sabi] - J'en sais rien. Ca dépend...

Mon sourire s'accentuait alors que nous quittions le bar, et nous rapprochions l'un de l'autre, à mesure que la musique pénétrait nos corps, et nos coeurs. Elle était l'arbitre de nos pensées. La musique peut tout faire, elle crée comme détruit, elle emballe les sentiments et les épicent, à sa manière. Chacun la voit différente mais c'est la même pour tous, et c'est sûrement ce qui fait la force de l'homme. Akogare avait dit quoi déjà ? Nous faisons le monde mais nous ne sommes pas maître de se forme. C'est un peu ça. En plus compliqué sûrement. Mais l'Anbu avait l'art de résumer des choses d'une manière si simple qu'on s'y perdait.

Mon sourire complice lui indiquait qu'il y avait quelque chose à faire. Alors ?

Ses yeux ronds me firent vite comprendre qu'elle n'avait voyait pas la similitude, et que je poussais peut-être trop loin le jeu de charme. Pourtant je m'y appliquais avec un certain plaisir. Et puis la chute n'en était que meilleur.

[Mia] - Tu n'as rien de prévu ?

C'était à peu près ça, mais en mieux. Pour moi, pour elle, ça y ressemblait étrangement.

Nous étios alors dans une pleine danse, plus douce, plus sobre aussi. C'était ce genre de morceaux où les esprits échauffés se calment et s'enlassent pour quelques minutes de repos. Avant que la folie ne reprenne, bien évidemment. Ses bras passèrent près de mon visage et se lièrent autour de mon cour, alors que les miens se posèrent sur ses hanches. Je n'éprouvais - étrangement - aucune peur, aucune crainte, je me sentais bien comme si j'avais fait ça des dizaines de fois déjà. Sauf que c'était la première. Et elle devait le sentir pourtant elle n'en disait rien.

Mieux, elle n'en riait pas.

[Sabi] - Hum... Ca dépend... de toi ?

Elle comprit. Son sourire ne fut que succin avant que sa tête ne se calle sur mon épaule. C'était bien rapide, mais qu'importe. Pourquoi ne pas profiter ainsi sans se poser de questions ? Certains avaient bien droit de fumer, de boire, voire plus même, si parfois l'argent leur en laisser la possibilité.

Je n'avais rien de prévu, non. Même pas toi. Comme quoi il était parfois heureux de prendre des soirées *vraiment* libres... Mes pieds bougeaient presque tout seul, et emportaient le siens. Je respirais longuement la douce odeur de clémentine, ou d'orange, qui émanait de ses cheveux, et fermait presque les yeux. Sa respiration buttait contre mon épaule, et ses bras se liaient de plus en plus fort. Les notes continuaient de se suivre avec une sensuelle onctuosité.

J'ouvrais finalement les yeux alors que les spots de lumière annonçaient un morceau d'une toute autre substance. Déjà l'ambiance changeait et la nature animale que l'on renfermait en nous, que chaque homme cache des autres la journée, explose et se délivre. Elle se réveillait aussi et nos sortions de nos torpeur. Je regardais le comptoir, et je reconnaissais enfin un visage plus ou moins familier. Je retrouvais enfin son visage jusqu'alors doucement endormi contre mon épaule, et son sourire me réchauffa encore un peu plus. Mais déjà les corps s'activaient et bougeaient dans tous les sens. Il était impossible de tenir. Les basses emportaient tout sur le passage, et les cliquetis d'une musique endiablée faisaient sauter les moeurs. Nos deux mains se lièrent, chaque doigt en recouvrant un autre, puis peu à peu je la laissais seule dans la foule. Pourtant je dégustais chaque instant, et jusqu'à la dernière phalange je ne cessais de la regarder.

Nous nous séparions. Provisoirement, elle l'avait bien compris. J'avais cru reconnaitre quelqu'un, et elle voulait danser. Soit, son sourire valait toutes les confiances du monde.

[Kyuza] - Hey ! Sabi ! Tu vas bien ?! J’vois que tu es bien accompagné mon gars !

Je savais bien que je l'avais vu arriver. Je me dirigeais avec empressement vers le comptoir et rejoignait mon collègue. Un même entraîneur, une même passion. Hum... Team de ouf aurait dit Ginko non ?

[Sabi] - Oha Kyuza-kun ! Remis des frasques d'hier ? J'ai encore mal au poignet mais le bandage.... C'est la classe !

Je pouffais de rire. A côté de lui, un joli brin de fille également, le mien dansait tranquillement.

[Sabi] - Toi aussi mec... Huhuhu !

Je me tournais vers la jeune fille, et lui adressai un sourire accentué par l'enthousiasme ambiant.

[Sabi] - Fais attention, il est un peu fragile de la main en ce moment...

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Jeu 30 Oct - 21:55

Kenji était dérangé. Deux garçons à ses côtés parlaient fort, trop fort. Dans cette discothèque il était normal d’hausser la voie, mais de la à se crier dessus en étant tout proche. Cela exaspéra l’étudiant. La lumière clignotante lui faisait voir des petites étoiles. Il sentait sa tête pesait lourde sur ses épaules. Kenji n’était pas du tout habitué à l’alcool, pour un bon ninja il fallait une hygiène de vie irréprochable. C’est pour cela que Kenji buvait essentiellement de l’eau, pure de préférence. Il se tourna vers Yumi, elle n’avait aucun signe extérieur de problème lié à l’alcool, toujours aussi rayonnante malgré la demi-obscurité qui régnait en ce lieu. Elle posa son verre vide sur le comptoir et se passa une main dans les cheveux. Kenji était impressionné elle avait l’air si calme. Il se leva de sa chaise de geste bourru qui manqua de le faire tomber. Il se maudit pour se geste qui était en général réservé aux faibles, puis il y avait ces deux mec à côté qui commençait à l’énerver. Il ne savait pas pourquoi mais tout ce qu’il avait refoulé durement grâce au conseil d’Oni commençait à bouillonnait en lui. Il secoua la tête et se ressaisit, il ne pouvait se montrer dans un tel état face à Yumi. Il prit alors doucement sa main et approcha sa bouche à l’oreille de la jeune fille. Il sentait encore le doux parfum de rose qu’elle avait du tendrement appliquer avant le début de la soirée. Ses narines chatouillaient eu l’effet de sortir de sa torpeur alcoolique le jeune étudiant. Il lui souffla à l’oreille.

Kenji : Tu viens …

Il la tira de force par le bras, et tout en rigolant elle le suivit. Son bras gauche poussant et se frayant un chemin, ils se trouvèrent enfin un espace pour danser. La musique faisait vivre les deux amoureux, leur bras valsait au rythme de la musique. Le DJ annonçait des mouvements spéciaux à faire et chacun se prenaient aux jeux. Un diable et une diablesse dansant sur un rythme endiablé. Cela ne dura que quelques minutes, mais elles furent très intenses. Une parfaite symbiose s’installait dans leur mouvement. La musique ne voulait pas s’arrêter, tout comme Yumi, mais Kenji commençait à avoir le souffle court. Il s’approcha de Yumi et haussant un peu la voie.

Kenji : J’suis complètement sec ! On retourne boire quelque chose ?!

Yumi : Okay ! j’te suis !

Après avoir une nouvelle fois joué des coudes Ils retrouvèrent leur place devant le bar. Kenji fit une moue de la tête au barman pour qu’il approche. Il vit au dessus de l’épaule une bouteille orange qui attisa sa curiosité.

Kenji : C’est quoi ça ?

Barman : Hum… c’est assez spécial et fort…

Kenji : Okay j’veux un double !

Il se tourna vers Yumi.

Et pour toi ?

Yumi : La même chose que tout à l’heure.

Le serveur leur tourna le dos et se mit à secouer des bouteilles dans tout les sens. Kenji vacilla légèrement la tête en voyant volé des verres. Il se tourna vers Yumi. Ses cheveux commençaient à être décoiffés et elle avait enlevé sa veste qui laissait apparaitre la douceur de ses formes.

Kenji : Tu es magnifique !

Yumi : La soirée est de même. Je ne regrette pas d’être venue.

Une toux se fit entendre, Kenji se retourna, le barman avait finit. Il donna un cocktail à Yumi et servit un grand verre d’un aspect orangé à l’étudiant. Un bout de citron ornait une grande paille. Kenji approcha ses lèvres et aspira un grand coup. Il crut mourir sur l’instant, sa respiration se coupa et sa tête surchauffait. Il leva chancelant son verre et regarda un peu mieux, il ne trouva rien car il n’y avait rien à chercher. Soudain il rigola, il se rendit compte de se qu’il faisait. Il était sur d’une chose il ne tenait pas à l’alcool. Il reprit une gorgé l’effet fut le même la surprise en moins. Sa tête lui faisait mal, et la voie de ses voisins commençait encore à l’agacer. A ce moment tout l’agacé.

Yumi : T’as une mauvaise tête.

Kenji : Yeah ! J’taime tu sais.

Il l’a prit dans ses bras et lui montra son verre.

Tu devrais essayer !

Yumi : Non.

Elle était pliée en deux par le comportement de Kenji, lui qui savait tant contenir ses émotions. Le spectacle était comique. Il la prit par le bras pour retourner danser.

Kenji : C’est bon, j’ai reprit d’ l’essence, encore mieux qu’un diesel tu vas voir.

Yumi : On va voir ça, essaye de suivre mon rythme.

Elle se défit de son étreinte et partit devant. Kenji ripa sur le sol et bouscula un des garçons qui parlaient fort depuis tout à l’heure. Kenji secoua la tête, il crevait de chaud et bizarrement ses yeux le brûlaient, comme durant certain combat intense. La douleur fut brève mais concentrée. Il releva la tête dignement vers un individu plus grand que lui. Il était accompagné d’un autre aux cheveux blonds et de deux filles. Kenji s’en voulait d’avoir un air aussi misérable et si vulnérable. Son regard changea en quelques secondes, s’ils faisaient partie de ces racailles qui s’énervent pour un rien Kenji serait prêt. Yumi était partie loin elle ne risquait rien.

*Mais qu’est ce que tu dis ?!*

Kenji n’avait plus les idées claires il s’enflammait tout juste pour une légère bousculade. Une excuse suffisait pour repartir avec sa belle. Il leva le menton.

Kenji : Pardon.

En regardant le jeune homme aux cheveux bruns dans les yeux Kenji sentit la douleur dans ses yeux revenir. Il ne comprenait pas, il voulait retourner voir Yumi mais il voulait savoir pourquoi ce garçon lui faisait ça. Il eu soudain un haut le cœur qui le fit vaciller et renverser son verre sur son vis-à-vis. La situation était embarrassante, Kenji ne savait que faire.

Kenji : Oupsss, mais vous inquiétez pas c’est de la bonne ! Ca va ?

[Au début je voulais te vomir dessus, mai bon j'ai un minimum classe :p]


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:16, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Ven 31 Oct - 1:12

Je ne pouvais savoir comment j'allais sortir de cette situation. Que comprendre de leurs mouvements ? Que penser d'un tel retournement de veston. Cela me faisait agréablement penser à tout ce que j'avais fait endurer à mes proches. Mes proches... Façon de parler : ils voyaient plus en moi quelque chose que je ne voulais pas être, qu'une entité tout à fait construite sur elle-même. Le comble de la méditation humaine, celle de vouloir faire plier les âmes humaines. Il ne semblait pas suffire de porter l'acre nom d'Uchicha pour me faire plier. Quel dommage de me croire si faiblard devant les grands défis de la vie...

Alors boy que décides-tu ? Tu causes tu causes mais tu n'en penses pas moins. Quant à agir, cela reste une des grandes questions de la vie ! Oui ! Encore, qu'importe ton raisonnement il n'y a dans ton esprit que des choses encombrantes, de trop grands meubles dans une trop petite chambre, ou des trop petits dans une si grande salle. Une impression de vie, tu la sens ? Une oppression pourtant paradoxale.

NON !

Et si...

ENFLURE

Je sais.

AHAH !

Tais-toi.

Tu t'en remets finalement à mon bon jugement. Toi même tu ne comprends pas ce que je veuxdure et pourtant tu me suis toujours aussi nonchalamment. Alors que t'arrives-tu petit ? Tu craques ? Tu ne peux plus geindre comme avant, cela ne serait plus légitime. Finalement tu es une bonne farce, une blague trop longue pour être véritablement digne du terme d'humour.

Quand la farce se moque de la tomate...

Douze minutes au four, un soupçon d'huile, une chape de fonte, et un palet pour fignoler le tout. Rien que d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche, et tel le bull-dog épileptique de plus son jeune âge je me prends pour César.

*** ***


Trop d'absurdité dans mon for intérieur. J'étais décidément un peu trop confus pour assumer une marche droite et fraîche. Mouais, fraîche... Ce n'était pas le terme tout à fait juste qu'il faudrait employer. Deux rhums orangé, le tout dans un nuage de fine mousse délicieusement amère, et mon estomac commençait à regretter les tomates farcies de mon enfance.

Quelle enfance ? Celle des bars où je partais en payant de mon propre chef sans prendre conscience que je pouvais mille fois perdre le serveur, dans une rage folle. Dix ans, pas toutes ses dents, mais deux jambes qui bravent le vent. Dans les rues, il n'y a que cela qui compte. Je n'étais pas dans la rue. Pas encore du moins. Mais dans l'état où je me trouvais actuellement, et l'oeil bienveillant – tout dépend du point de vue – du videur, je voyais la sentence finale tomber dans peu de temps. Je décidais finalement de me calmer, et une bonne douche de l'eau grise qui coulait dans les toilettes d'une toute beauté me redonnait un peu de force, du moins une présence d'esprit un peu plus remarquable que lors des dix dernières minutes.

Quelques gouttes tombaient sur le sol, ou dégoulinaient le long de mon visage, jonglant de joue en joue, sautant du bout de mon nez, plongeon des mèches qui se voulaient sèches, elles s'écrasaient sur le plancher un peu boueux de la boîte de nuit. J'avais laissé depuis plusieurs dizaines de minutes Kyuza à ses propres occupations, il était bien accompagné, et ne connaissant que peu le bonhomme, je savais assez de choses sur lui pour affirmer qu'il était aussi libéré que Ginko amoureuse des tortues et des scarabées – surtout les grands brins aux yeux verts. Mia restait également distante, j'étais jaloux de la musique. De qui pourrais-je l'être d'autre ? Je n'avais avec cette fille qu'un coup d'oeil un peu ambitieux, rien de plus, et n'ayant à l'esprit que son nom et son magnifique visage, d'elle j'avais tout à découvrir. Une main me plaqua contre le mur, et deux bras m'enlacèrent, tandis qu'une sensation nouvelle m'envahissait. Ses ongles coupés avec précision, son maquillage léger et discret et puis ses lèvres, sans que je n'ai le temps de comprendre ce que nous faisions, les mains en l'air – où pouvais-je donc bien les mettre ? - j'avais l'air d'un imbécile.

[Mia] – Maintenant tu es libre ce soir...

Elle sourit, devinant sans grande difficulté mon embarras. J'avais oublié à quel point j'étais saoul et profitais finalement de cette pas si mauvaise soirée.

[Sabi] – Si tu le dis...

Quinze ans et toutes ses dents, nous retournions danser. Dans ma tête tout se vidait et je buvais son corps comme un bébé le lait qui sortait du sein de sa mère. Elle ne me laissais pas placer un mot, mais finalement il fallait peut-être mieux que je ne dise rien. Cette interlude ne dura que quelques minutes, à peine, mais c'était comme si quelqu'un avait arrêté le temps. Je ne sentais plus les vapeurs d'alcool qui inhibait mon cerveau, ou bien c'était elle qui me procurait cette sensation. Mais je préférais me persuader que non. Mes mains commencèrent à bouger toutes seules, et se posèrent sur ses hanches, comme si nous dansions. Nous dansions. Immobiles, mais nous planions dans d'autres cieux. Illusions ? Sûrement, mais quitte à croire, autant en profiter. Puis, mes mains grimpèrent jusqu'à son cou, caressant le montant de ses formes, pour redescendre le long de ses bras, et saisir ses mains. Nos lèvres se délièrent, ce fut difficile de s'en séparer.

[Sabi] – Allons les rejoindre.

Nous bavardions, de tout et de rien. Finalement Kyuza et moi s'entendions bien. Encore l'effet « alcool ». Décidément, dans le genre création de liens sociaux, il n'y avait rien de meilleur, à ce que je connaisse de ma maigre expérience en dehors de la vie de shinobi... La musique recouvrait nos paroles mais étrangement nous nous comprenions. Peut-être crions-nous, mais tous le faisaient. Kyuza semblait attaché à sa copine. Mia ne disait pas grand chose, mais elle gobait chacune de nos paroles. Parfois elle riait. Elle était jolie quand le bout de ses lèvres se soulevaient. Et elle souriait souvent. S'en m'en rendre compte, nous nous serrions l'un contre l'autre, d'une manière assez naturelle. Parfois, elle me délaissait pour papoter, entre filles, avec Hallibel, puis elles revenaient, un verre à la main.

Lorsque le curieux personnage qui nous dévisageait depuis tout à l'heure se pointa, et traversa le petit groupe que nous formions, il fallut évidemment qu'il gaffe. Je ne dirais pas qu'il ait fat exprès, mais parfois l'inconscient révèle bien des surprises. La musique couvrait tout. La musique couvrait tout... La musique couvrait tout. Le son sifflait sur nos silences, sillonnant suintement les siphons de nos sourires effacés... Le liquide se répandit sur le sol et sur ma chemise, cela m'importait peu. Ce qui me dérangeait plus, c'était son attitude. Il y avait quelque chose dans ses yeux, quelque chose de percutant. Cela ressemblait à quelque chose que je connaissais mais je ne trouvais pas quoi. Et puis il dégageait une telle couleur de l'adolescent qui devait avoir mon âge, rempli d'alcool – plus que moi, c'était une certitude – que je ne voulais pas savoir ce qu'il pensait à ce moment-là. Ses lèvres bougèrent, mais aucun son ne sortit. La musique recouvrait tout. Je le regardais, interloqué, Mia prenant ma main. La musique recouvrait tout. Un certain malaise s'était insinuer entre nous deux, ce lien. Mais lequel ? La musique recouvrait tout. Savoir si l'alcool était à la conclusion de son piétinement était peut-être une certitude, mais il était certain qu'il avait ressenti quelque chose de puissant. La musique recouvrait tout. Alors quoi ? Je compris difficilement qu'il me demandait si ça allait, mais je n'avais que faire de ses excuses. Je froncis les sourcils. Mia sentit que quelque chose n'allait pas. La musique recouvrait tout. Ce mec avait foutu un bordel immuable dans mon esprit. C'était quoi ? C'était qui ! Qu'est-ce qu'il voulait !

[Sabi] – Qu'est-ce que tu viens de faire !

Je ne parlais pas de son verre, je m'en fichais. Il ne me faisait pas peur : ce qu'il cachait était horrible.

[Sabi] – Oh ! Réponds ! C'était quoi ?

Je sentais le regard apeuré de Mia, celui interrogatif de Kyuza, et Hallibel qui ne savait pas quoi penser. Moi non plus, je ne savais pas. Je me posais juste quelques questions. Cette sensation...

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Lun 3 Nov - 21:32

Kenji ne pouvait plus regarder son interlocuteur dans les yeux. Le brisement de son verre sur le sol fut étouffé par le rythme endiablé de la musique. L’étudiant se tenait la tête, son sang battait à tout rompre dans sa tête, il se sentait baigné dans la lave en fusion d’un volcan. Son esprit se ferma il n’entendait plus rien, ses mouvements étaient devenue saccadé. Il secoua la tête et attrapa la chemise de son vis-à-vis, il sentait la colère venir en lui, il bouillonnait.

Kenji : T’es qui ?! Que m’as-tu fais ?!

Soudain Kenji lâcha prise et mit ses paumes sur ses yeux. Il allait devenir aveugle il en était sur, il était sur aussi que c’était la faute de ce gars. Il avait souvent des douleurs dans les yeux, mais aujourd’hui, ce soir, c’était beaucoup plus fort. La cécité le guetté, il fallait réagir. L’adrénaline augmentait dans ses veines, il faisait déjà très sombre dans la discothèque et Kenji y voyait de plus en plus flou. Il se maudit d’avoir laissé son Fuuma shuriken chez lui, mais il restait ses deux petits shuriken que Yosuke lui avait offert. Son esprit s’ouvrit à nouveau et la douleur fut de moins en moins forte il sentait quelque chose le piquer… Non plutôt qui le tirait… Kenji posa ses yeux sur son épaule, il y vit une main, puis un bras, la peau était tendre et scintillait sous la lumière. Il reconnut tout d’abord le parfum, une rose… C’était Yumi, elle tirait Kenji pour qu’il la suive pour aller danser. Il la regarda dans les yeux et lui fit signe que non. Elle leva les yeux vers le jeune dont la chemise tournait à l’orange. Elle étouffa un rire en le voyant. Kenji la prit par la main et lui chuchota à l’oreille.

Kenji : Je dois parler avec ce gars…

Yumi : Je comprends… Je suis fatigué de toute façon, je rentre.

Elle partit puis se tourna après quelques pas.

Fais attention à toi…

Kenji la regarda partir avec attention, sa douleur revint au rythme de la distance qui s’agrandissait entre elle et lui.
Kenji se tourna vers le garçon et le fixa dans les yeux. La douleur le piqua au vif, mais il tint bon. Il se sentait en colère, il ne savait pas ce que lui avait fait cette personne, mais il sentait quelque chose de louche. Sa vision redevint floue et le sang afflua de plus belle dans ses tempes. Sa respiration se saccada et mais il tenait toujours le regard de son adversaire.

*A nous deux !*

Kenji : T’es qui ?!

Kenji avait crié cette phrase.
Il ne connaissait pas ce jeune homme il y a 5minutes mais celui-ci était devenue l’une des personnes qui l’intriguait le plus depuis. Son regard était féroce, mais lui prenait beaucoup d’énergie il ne savait pas ce qui se passait. La dernière fois qu’il avait ressentit une telle douleur c’était lorsqu’il s’était battu avec un garçon beaucoup plus fort que lui dans son ancien village. Le garçon était un gorille dans son plus simple appareil, il ne lui manqua que les grognements. Alors qu’il allait achever, terme à prendre à la légère sachant que c’était juste une petite bagarre entre gamin, Kenji avait ressentit cette douleur dans ses yeux. Du sang en avait coulé, il pleurait du sang… Cela lui avait fait très peur mais beaucoup moins qu’à son assaillant qui l’avait pointé du doigt et qui était parti en courant. Kenji avait essuyait ses larmes de sang mais n’avait jamais comprit ce qui avait tant fait peur au gorille. Avec ce garçon qui se dressait face à lui, il ressentait la même chose, mais cette fois ci il avait l’impression qu’il n’allait pas fuir. La folie, l’ivresse, le stresse, la colère, tout cela réunit faisait vivre Kenji à cette instant et il s’aperçu qu’il aimait cela. Il baissa la tête, ses cheveux couvrir son visage et il sourit. D’un geste rapide il sortit un de ses petits shuriken et le pointa prêt du ventre du garçon. Cette fois ci il ne le laisserait pas fuir, il voulait des réponses.

Kenji : Parles !


Dernière édition par Kenji Uchiha le Lun 16 Fév - 18:17, édité 1 fois

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Mar 4 Nov - 0:56

Le battement frêle de mon cœur devenait oppressant. C’était comme une armée, une immense foule, une masse insondable, dont on ne pouvait deviner ni la taille, ni la puissance : elle n’en avait pas. Sa force était infinie, et les tambours sonnaient le glas d’une nouvelle marche. Dans mon cœur, oui, je sentais ce combat, qui s’annonçait comme inévitable. Dans ma tête, j’entendais le bruit de leurs pas. Ils étaient des milliers, et chacun de leur mouvement, comme un bourdonnement d’abeille, s’additionnait. Cela devenait un véritable tremblement de terre, un tonnerre de rage. Je croyais qu’elle allait exploser, dans une symbiose avec mon cœur.

J’analysais le peu d’impressions que j’avais de son visage. Inconnu. Pourtant ce qu’il sentait ne me rendait pas insensible. Et puis, la colère dans ses yeux, cette douleur qu’il exprime contre sa volonté. Et cette violence à mon égard. Ni lui ni moi ne nous connaissions, et dans une incompréhension totale, nous nous reprochions les plus grands maux de la terre. Je voyais en lui un danger, un simple danger. Je savais, je devinais, sans m’en rendre compte, et pour cette seule raison, il fallait qu’il m’explique. Le bonhomme était peut-être un peu plus jeune que moi, mais il était tout aussi réactif. Bien plus que moi. Dans ses yeux je lisais bien plus que le danger, je le lisais, et c’était aussi cela qui me faisait peur. Il ressemblait étrangement à quelqu’un que je connaissais, quelqu’un que j’hais plus que tout, et dont un jour, il faudra que je prenne ma revanche.

Dans ses yeux je voyais Oni, encore lui. Il était partout, il s’infiltrait dans ma chaire même.

Ou alors je devenais parano. Sûrement. Je ne pouvais compter sur l’entière matière de la substance qui fait de moi un homme.

Je me sentais énervé, je tremblais. L’alcool devait avoir un rôle dans cet état déluré que je détestais tant. A y repenser, il y a beaucoup de chose dont je ne pouvais pas même voir l’ombre, ni lire ne serait-ce que la première syllabe. Je sombrais peu à peu au-delà des limites, je passais la frontière du réel, et je sentais la fermeté de ses lèvres s’évanouir. Mia, je la perdais. Je me perdais également, c’était comme se mettre la corde autour du cou. Cette chose que je redoutais depuis la nuit des temps.

On appelle ça la folie.

[Sabi] – Mia…

Pendant quelques secondes, alors que nos deux regards se croisaient, pour s’arrêter l’un contre l’autre, je crus revenir à la raison. Mais le processus était lancé, sa simple respiration m’empêchait d’agir dans la plus grande des rationalités que n’importe quel dieu aurait bien voulu m’offrir.

[Sabi] – File…

Je ne voulais pas qu’elle prenne part à se spectacle. Pour beaucoup, avoir un bandeau signifiait être autoriser à tuer, et à en récolter les honneurs. Personne ne pouvait imaginer sur quels actes de bravoure nous étions obligés de le conquérir, l’honneur. C’est ça qu’on appelle la folie. Ou la démence.

Elle ne dit rien. Elle lacéra mon visage de ses yeux aux teintes d’émeraude. Elle ne semblait pas heureuse. Alors : j’étais triste. Un sentiment de plénitude. Entier, pas vraiment convaincant, pour le moment. J’étais un bon militaire, sûrement les quelques années passées au clan, la discipline, je n’étais pas expert, je respectais, et j’obéissais, en prenant sur moi, comme toujours. J’avais un honneur, un faux, bien sûr, j’avais une fierté. Mais qu’importe que ma veste soit tâchée, c’est cette colère qui m’intriguait.

Dans ses vices les plus profonds, l’homme engage sa haine, pour démolir le reste. Je ne connais pas même ton prénom, et cela m’importe peu, pour moi tu n’es qu’un danger qui doit être éliminé. Kyuza restait de marbre, il ne pouvait pas comprendre, ce flux qui passait entre nous deux lui était interdit de communication, pour la simple et bonne raison que lui et moi avions quelque chose en commun que Kyuza ne partageait peut-être pas.

De la même manière que j’évitais à Mia des songes et des cauchemars qui hanteraient quelques unes de ses nuits, il laissait la sienne vagabonder. Lui comme étions sur la même longueur d’onde, celle où les corps luttent.

« T’es qui ? » C’était d’un vulgaire approprié à la situation : celle où les cœurs battent à l’unisson, celle où la conscience se laisse malmener par des sentiments trop profonds, celle où notre sang coulera à flot, alors que nous savons pertinemment que nous pouvons éviter tout cela.

La lame froide qui chatouillait mon nombril ne me faisait pas peur. D’ailleurs, une mince couche de chakra protégeait déjà mon ventre douillet. J’avais envie qu’elle le caresse, qu’il soit intact pour elle, je ne comptais pas me laisser trouer par un minable shuriken. Cependant la froideur de sa lame eut le mérite de me calmer. Aucune provocation, le sourire que je m’amusais à développer dans ce genre de situation où je me sentais supérieur s’effaça de mes pensées. Comme contre Oni, j’avais cru, et pourtant j’ai perdu.

[Sabi] – Moi, c’est Sabi, mais ça change rien au problème…

Suite dans l'arêne.

MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   Mer 26 Nov - 17:07

Sabi : +31 XP
Kyuza : +8 XP
Kenji : +11 XP

[Kenji : ça faisait 10 XP, mais dans mon infinie bonté (etc)... Razz]
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MessageSujet: Re: [Lieu] La Feuille Royale   

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